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Non au dialogue avec la bande

Des actes mon général !

01 Jui 2019
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Le 15e vendredi, hier, du mouvement populaire du 22 février écoulé qui boucle, ce samedi, ses 100 jours, a été l’occasion pour des millions d’Algériens de répondre au chef d’Etat-major et vice-ministre de la Défense Nationale, récusant tout dialogue avec la Issaba et réclamant une transition démocratique. Mardi dernier à partir de Tamanrrasset, le Général-Major Ahmed Gaid-Salah appelait à un «dialogue qui mène à un consensus et un compromis sur l’impératif de l’organisation de l’élection présidentielle le plus tôt possible». Hier donc, ils étaient des millions à braver un temps chaud et le jeûne pour battre le pavé et signifier leur détermination à imposer le changement de système. A Alger,   et comme le veut la tradition, tôt le matin, des centaines de manifestants occupaient déjà les principales artères, notamment la Place Maurice Audin, à quelques dizaines de mètres de la Grande Poste… Et vers midi, les deux places étaient noires de monde, encerclées par les forces de l’ordre pour empêcher les manifestants d’occuper les escaliers de cette place emblématique, qui est considérée centre du « Hirak ». Officiellement, il s’agit d’une mesure de sécurité prise par la Wilaya suite au constat de fissures au niveau de la structure. Pour ce 15e vendredi de manifestations, une nouvelle figure fait son entrée parmi les contestataires qui sont nombreux à brandir des photos et slogans en hommage au militant des droits de l’homme, le Docteur Kamel Eddine Fekhar. Le défunt avait été arrêté le 31 mars. Il est décédé, mercredi dernier suite à une grève de la faim qui aura duré prés de 2 mois pour dénoncer les conditions de sa détention. D’ailleurs, une minute de silence a été observée en sa mémoire en milieu d’après-midi, vers 15h. et juste après la fin de la prière hebdomadaire, des milliers de citoyens, drapeaux amazigh et algérien en bandoulières et pancartes à la main, ont rejoint ceux qui étaient déjà sur place. Et la rue Hassba Benbouali était noire de monde et les diverses ruelles de la capitale ne cessaient de déverser des milliers de manifestants dont nombreux ont opté de rejoindre l’autre place emblématique, la Place des Martyrs avec une halte symbolique devant les sièges de l’Assemblée Populaire Nationale et du Conseil de la Nation.    Il faut préciser que depuis avant-hier jeudi dans l’après-midi, la gendarmerie s’est déployée en grand nombre en prévision de la fermeture des portes de la capitale aux manifestants. D’après des témoignages partagés sur Facebook, les passages ont commencé à se rétrécir au niveau de plusieurs barrages dressés sur tous les axes routiers qui mènent à Alger. Les routes qui lient la capitale à l’Est du pays sont les plus surveillées, selon les mêmes sources. La mise en place de barrages filtrants à la veille de chaque vendredi en vue de réduire le nombre de manifestants à Alger a fait l’objet de plusieurs dénonciations de la part de la classe politique, les organisations des droits de l’homme nationale et internationale. Les activistes y voient une atteinte à la liberté de circulation des personnes garantie par la constitution. Certains vont encore plus loin en qualifiant cette mesure de forme d’Apartheid. Par ailleurs, plusieurs Mozabites venus de Ghardaïa à Alger pour participer à la marche du 15e vendredi et assister ultérieurement à l’enterrement de Kameleddine Fekhar mort en prison, ont été arrêtés par les services de sécurité, annonce le frère du détenu décédé. Le frère de Kameleddine Fekhar, qui s’exprimait  sur une chaîne de télévision, a révélé que des centaines de Mozabites venus de Ghardaïa ont été empêchés d’accéder à Alger, leurs pancartes ont été confisquées et plusieurs d’entre eux ont été arrêtés et conduits vers une destination inconnue. «Pourquoi ce racisme envers les Mozabites ? Ne sommes-nous pas tous Algériens ?», s’offusque le frère de Kameleddine Fekhar. Il faut noter que des marches à travers l’ensemble des wilayas du pays ont eu lieu avec la même mobilisation et les mêmes mots d’ordre. Avec cette fois-ci, un tout nouveau slogan non au dialogue avec les symboles du régime, réitérant, dans ce sillage, la doléance de dégager le FLN et ses pairs de l’allégeance. En somme, les manifestants veulent des actes.

A.K

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