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Pour améliorer le cadre de vie des citoyens,  le wali de Constantine M Abdessamie Saidoune  a visité hier les deux communes de Beni H'midène, et  celle de Zighoud  Youcef  pour inspecter  des projets importants relevant  du secteur des ressources en eau et des programmes de logement ainsi que ceux relatifs aux zones d’activité de la région de Zighoud Youcef.  En premier lieu, le wali a inspecté   les projets d’alimentation en eau potable  des mechtas éloignées de la commune  de Beni H'midène. Le projet  de raccordement en eau potable des zones  de « chebechoub »  et «Setara » a atteint un taux de réalisation de 45% qui  devra  alimenter une population de 500 habitants. A ce sujet, le wali  a souligné l’importance  d’améliorer  la situation  de raccordement  des régions éloignées. Dans la perspective de renforcer la mobilisation en eau potable  des régions éloignées pour un coût avoisinant les 60 millions de DA. Un autre projet de raccordement  au réseau   d’alimentation en eau potable sera réalisé     au niveau de  3 mechtas à savoir Ain Hamma 1, Ain Hamma 2  et Fedj Fouraga  et ce, depuis  la commune de Hamma Bouziane. Au niveau de la localité rurale dite « setara » (Beni H’midène), le wali s’est engagé a ce que cette localité soir raccordée au réseau  de gaz et électricité, une   décision qui  intervient suite aux doléances des citoyens de  «Setara » qui  ont demandé  ce raccordement   pour mettre fin aux affres de la rigueur de l’hiver et de la corvée de recherche et de transport de la bonbonne de gaz butane. Concernant  les secteurs d’investissement,  le wali a inspecté la zone d’activité de Zighoud Youcef  qui englobe   des usines et des terrains destinées aux activités industrielles.  Sur les lieux, le wali  s’est  engagé  à faciliter  les démarches de raccordement  en gaz et électricité  aux  producteurs en activité. Et concernant les terrains fonciers non exploités au niveau de la zone industrielle Zigoud Youcef, le chef de l’exécutif a adressé un avertissement à ceux qui n’ont pas encore exploité les terrains acquis,    indiquant que des mises en demeure seront adressées  aux bénéficiaires  de terrains s’ils  ne commencent  pas  leurs activités. Le wali a inspecté durant cette visite le projet des 200 logements LPA dans la localité de  « kaaoula » à Zighoud Youcef, pour en-suite inspecter le projet de réalisation d’une annexe de la maison de la culture  à la commune mère de Zighoud Youcef.  Pour rappel, ce projet  a été inscrit au titre de la manifestation Constantine capitale de la culture arabe 2015. Le wali  a démarré la mise en service de  la salle de soins  à Kaser «  naadja »comme il a donné le coup d’envoi d’un projet d’alimentation en eau potable de 4 zones éloignées à la commune de Zighoud Youcef.   

Chahinez D   

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Dans un communiqué de presse, la Société de l’eau et de l’assainissement « SEACO » de Constantine a fait état,  à l’intention des riverains de la cité des frères Abbès (ex Oued El Had),  de l’interruption  de l’alimentation en eau  potable  qu’ils connaissent en ce moment, due principalement à l’infiltration d’eaux usées a l’intérieur d’une conduite d’alimentation en eau potable. Cette infiltration est la conséquence des nombreux branchements illicites localisés par les agents de la SEACO, anarchiquement installés. Ces derniers ont sérieusement endommagé la conduite d’alimentation en eau potable de ladite cité.  Actuellement, les équipes d’intervention de la SEACO procèdent au nettoyage de la conduite en question ainsi qu’à la suppression des branchements illicites, principale cause des retards enregistrés dans des travaux.   Par ailleurs, des agents du département de la qualité de l’eau sur place ont effectué des prélèvements afin de s’assurer de la conformité de l’eau. Au départ, 07 abonnés ont été concernés par cette crosse-connexion, mais aujourd’hui, il n’en reste que 03. Les efforts des équipes d’intervention de la SEACO se poursuivent toujours malgré les difficultés rencontrées notamment pour la localisation des branchements illicites et l’accès aux points des fuites, sans oublier le curage et le débouchage des égouts et avaloirs.  La SEACO s'excuse des désagréments générés par ces travaux de réparation et  promet de mettre tous ses moyens humains et matériels à l'œuvre afin de garantir à ses clients un service public de l’eau fiable et de qualité.

RC - AG

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mercredi, 04 octobre 2017 00:00

L’aventurisme de RAJ

5 octobre 1988- 5 octobre 2017. Vingt neuf ans sont passés depuis ces douloureuses journées d’automne qui avaient ébranlé l’Algérie et laissé des séquelles sur toute une génération qui en garde encore les stigmates. Les jeunes d’aujourd’hui en ont entendu parler. Mais Internet ne leur dit pas tout sur des événements qui ont précipité la chute du pouvoir des mains du parti unique et annoncé l’ouverture pluraliste. Chaque année, ces événements sont exploités politiquement et « politiciennement », sans que les initiateurs des différentes commémorations n’arrivent à en tirer l’essence d’un « séisme » dont les répliques sont encore ressenties aujourd’hui, et à différentes échelles. aujourd’hui, nous somme le 5 octobre, et cette fois, c’est l’association RAJ, une association qui n’arrive pas ou qui ne veut pas sortir de son cadre algérois, qui a annoncé qu’elle va commémorer l’événement, en appelant à un rassemblement pacifique au niveau de la Grande-poste à Alger.  « Par cette action de rue », le RAJ veut « tirer la sonnette d’alarme et mettre en garde les pouvoirs publics contre la politique d’entêtement et de sourde oreille opposée aux revendications légitimes des Algériens ». Le RAJ considère que «seule la restitution de la parole au peuple algérien et la construction d’un Etat de droit et de justice sociale constituent les vrais leviers pour faire face à la crise». Nonobstant les risques majeurs et les dérapages que pourrait engendrer une action de rue, une telle initiative n’est-elle pas aventureuse dans le contexte actuel ? En tant qu’organisation dédiée à la jeunesse, RAJ est habilitée à prendre position par rapport à tous les problèmes que rencontre cette frange. Elle a le droit d’exposer son point de vue et de défendre les acquis sociaux, le secteur public et la liberté d’initiative. Mais ce n’est certainement pas par le biais d’un regroupement sur la voie publique que ces revendications seront mieux défendues. RAJ est une association très ancienne, mais qui ne possède pas encore un ancrage populaire en dehors de la capitale. En décidant de faire sortir les jeunes dans la rue, cette association pèse-t-elle le risque que cela pourrait engendrer ? Son président reconnaît pourtant que « le pays traverse une conjoncture pleine d’incertitudes », une conjoncture où les manifestations de rue mèneraient directement au chaos au vu des intentions des uns et des autres. Au lieu de prendre des initiatives pareilles, le président de RAJ aurait mieux exprimé son engagement en sillonnant l’Algérie profonde, et en essayant de mobiliser le maximum de jeunes autour du programme de son association. Mais sa voix sera-telle entendue ? 

Mohamed Mebarki  

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Dans sa partie législative, le projet de Loi de finances pour 2018 introduit plusieurs nouvelles mesures de modernisation de la législation fiscale et d’adaptation de son contenu aux réalités financières du pays, parmi lesquelles l’instauration d’un impôt sur la fortune. En outre, le projet contient plusieurs dispositions en faveur des citoyens parmi lesquelles la bonification intégrale par l’Etat des crédits bancaires levés par l’AADL pour financer la réalisation de 120.000 logements de location-vente, ainsi que le rétablissement de la subvention aux prix de  l’orge fournie aux éleveurs pour l’alimentation du bétail. Intervenant à l’issue de l’examen de ce projet de loi, le président de la République a relevé que ce texte apporterait les moyens nécessaires à la mise en œuvre du Plan d’action adopté par le Parlement. Dans ce sens, M. Bouteflika a insisté sur le dynamisme dont devra faire preuve le Gouvernement pour traduire son Plan d’action en résultats concrets continus autant pour répondre aux attentes sociales que pour accroitre la croissance, la création d’emplois et la diversification de l’économie nationale. Se référant à l’augmentation substantielle du budget d’équipement pour 2018, le chef de l’Etat a relevé que cette situation dictée par des circonstances objectives «devra être une exception», et que l’acheminement graduel vers l’équilibre des Finances publiques devra être reflété dès l’année prochaine, à travers une baisse du budget de l’Etat qui sera inscrit dans le projet de Loi de finances pour 2019.  Il a également demandé au Gouvernement de diligenter l’élaboration du texte réglementaire par lequel sera institué un mécanisme indépendant de suivi des emprunts du Trésor auprès de la Banque d’Algérie dans le cadre du financement non conventionnel, ainsi que du suivi de la mise en œuvre des réformes structurelles économiques et financières devant permettre un retour rapide à l’équilibre des comptes publics et de la balance des paiements extérieurs.

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Traité comme une vulgaire marchandise, le livre scolaire n’a pas échappé, cette année encore, à l’avidité et la gloutonnerie de nombreux opérateurs privés qui n’ont pas hésité à privilégier leurs propres intérêts aux dépens de l’intérêt collectif. Plusieurs distributeurs privés se sont adonnés à cette pratique odieuse, en faisant de la rétention dans le but de provoquer des pénuries qui ont touché de nombreuses wilayas. Le manque de livres scolaires a été signalé à Batna, à Constantine, à Sétif, à Alger et dans d’autres wilayas. Soumis à une féroce spéculation, certains livres de mathématiques, de physique et de français ont été cédés à des prix dépassant tout entendement. Cette situation a fait réagir, il y a moins de dix jours, la ministre de l’Education nationale, avant que le président de l’Association nationale des parents d’élèves ne se voit obligé de monter au créneau pour dénoncer la mascarade. Intervenant au forum d’El Moudjahid, Khaled Ahmed a affirmé que « certains distributeurs privés recourent à la spéculation, en stockant des livres scolaires dans des entrepôts, afin de relever leur prix réel de 15%, sachant que les distributeurs privés accrédités ont une marge bénéficiaire de 15 % à l’acquisition du manuel au niveau des centres de l’ONSP, ce qui augmente sa marge bénéficiaire effective à 30 %, et le livre arrive à l’élève à un prix exorbitant ». Que faire devant une telle situation qui a déjà pénalisé des milliers de familles et leurs enfants, particulièrement celles dont le revenu leur permet juste de se nourrir ? Que compte faire le ministère pour que des perturbations pareilles n’aient pas lieu dans le futur ? Pour le moment, le département de Benghebrit a pris la décision de retirer l’agrément aux distributeurs qui n’ont pas respecté le cahier de charges, mais cette mesure peut-elle décourager tous les affairistes qui voient dans le livre scolaire une opportunité d’enrichissement et une occasion en « or » pour s’assurer des marges bénéficiaires sur le dos des parents d’élèves ? Quelle mesure adoptera le ministère pour mettre fin à ces phénomènes prébendiers devant lesquelles les parents d’élèves sont impuissants ? Lorsque l’on sait que certains directeurs d’établissements n’ont pas pris la peine  d’acquérir les livres auprès de l’Office national du livre scolaire, en dépit de leur disponibilité à 90% depuis avril dernier, l’on ne peut que rester du bitatif devant une telle situation qui frise l’absurd. Le président de l’Association nationale des parents d’élèves a bien souligné que le ministère s’est vu obligé de rappeler ces responsables à l’ordre ; qu’à cela ne tienne, il faut se rendre à l’évidence et reconnaitre, la mort dans l’âme qu’il y’a quelque chose de « pourri » dans le royaume des affairistes. Au vu de cette situation, certaines voix se sont élevées pour demander au ministère de publier les livres scolaires sous format PDF sur son site officiel, afin de contrarier tous ceux qui s’obstinent à en faire un marché juteux. A méditer.

Mohamed Mebarki

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mercredi, 04 octobre 2017 00:00

L’Algérie vit au dessus de ses moyens

Le Centre national des statistiques vient de livrer une information peu réjouissante. Elle concerne la hausse de la facture d’importation alimentaire qui a atteint six milliards de dollars au cours des huit premiers mois de l’année en cours alors qu’elle s’élevait à 5,4 milliards durant la même période de 2016. Le poste des sucres et sucreries a augmenté de 26,71%.Au moment où le ministre du Commerce anime une conférence pour dénoncer la surconsommation du sucre en Algérie, ce même ministère laisse importer des quantités de plus en plus grandes de sucre en sachant pertinemment que cet article est consommé en Algérie quatre fois plus qu'il ne l'est ailleurs. Par delà le fait que cela prête à rire, cela dénote une gestion calamiteuse des importations. Il est incompréhensible qu’en pleine crise financière toutes les lignes d’importation alimentaire soient en hausse comme par exemple les huiles en hausse de 21,62%, les céréales en hausse de 3,44%, le café et le thé en hausse de 7%, les légumes secs en hausse de 24,1%. Est-il raisonnable d’importer pour plus de 50 milliards de dollars lorsque les recettes nationales s’élèvent à seulement 33 milliards de dollars ? N’importe quelle personne de bon sens dira que c’est suicidaire. Peu de temps après sa prise de fonction, le ministre du Commerce a cru bon de déclarer que les importations sont incompressibles. Cela est faux, car il y a énormément de produits ni essentiels, ni vitaux qui sont importés. Face au gaspillage insensé, il y a des économies à réaliser sans perturber la machine économique. Beaucoup d’Algériens disent qu’ils sont prêts à serrer un peu la ceinture plutôt que d’importer sans discernement au-delà de nos capacités financières. Cela permettra à notre pays d’équilibrer la balance commerciale et d’éviter les aventures périlleuses. Des cadres honnêtes du ministère du Commerce dénoncent le laxisme en matière de contrôle des prix et reprouvent le parti pris affiché par le ministre du commerce en faveur des lobbys de l'import-import au point qu’ils jugent qu’il vaudrait mieux appeler leur département ministère des importations plutôt que ministère du Commerce. On reproche au Premier Ministre de privilégier la production du pétrole et du gaz de schiste pour faire face aux besoins financiers du pays. Mais, que font les ministres qui sont censés promouvoir les exportations et desserrer l'étau financier qui menace d'étrangler notre pays ? Il y a des ministres, notamment celui du Commerce et celui de l'Industrie et des mines, qui ne semblent pas décidés de faire l'effort nécessaire pour promouvoir les exportations. Ils n’ont rien annoncé de convaincant pour booster les exportations. Est-ce à dire qu'ils sont de ceux qui disent que l'Algérie n'a rien à exporter ? Cet argument est fallacieux, car nous disposons de nombreux produits exportables. En effet, nous pouvons exporter avantageusement nos dattes, nos minerais très demandés à l'étranger, nos agrumes, nos produits manufacturés, nos truffes qui se vendent très cher, nos vins, nos crustacés, notre liège, les médicaments produits chez nous, nos tapis, nos plantes aromatiques et médicinales, nos escargots très prisés, nos gibiers, de l'électroménager, du corail etc... Les ministres concernés par les exportations sont en devoir de remplir leur rôle en développant des programmes efficaces, énergiques et porteurs et qu'ils ne se contentent pas seulement d'une figuration stérile au sein du gouvernement.

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mercredi, 04 octobre 2017 00:00

Bras de fer avec la multinationale Vale

 Le scepticisme quant au déploiement du Groupe algérien Cevital dans Marabá dans l’Etat de Para au Brésil, gagne de plus en plus de terrain.  Si riche avec son meilleur minerai de fer au monde, et si pauvre avec une exploitation qui est très loin d’être judicieuse, cette région recevrait une douche froide si les Algériens se retiraient et revenaient sur leur décision d’y implanter un Mégaprojet sidérurgique estimé à plus de 4,5 milliards de red.Tout le monde était déjà au courant de l’existence de différends commerciaux avec la société minière Multinationale Vale, de laquelle Cevital a hérité le foncier du projet. Les informations  suggéraient que le groupe  Cevital est à un pas de se désister, mais la presse locale vient d’annoncer  récemment que le passage à un plan C est très envisageable.

Un projet, une aubaine pour la population de la région
Cevital, prévoyait de faire de Marabá le plus grand fournisseur de rails pour chemin de fer en Amérique latine. Cette région aurait  à mettre aux oubliettes cette perspective de création de pas moins de 20.000 emplois dans cette région défavorisée de Pará, si le Groupe algérien revenait sur sa décision. Les emplois en question seront créés dans la phase de mise en œuvre, en plus de 2.500 emplois pendant la phase d’exploitation et jusqu’à 8000 opportunités d’emplois indirects. Le projet fournira la matière première aux unités du groupe en Italie et en Algérie, d’où des produits dérivés en acier devraient être expédiés aux marchés européen et africain.

Vale et Cevital et les Noces d’acier
Avant l’arrivée des algériens, Vale envisageait d’ériger un projet: Aciers Laminés de Pará (Alpa), mais ce dernier n’a pas été  matérialisé. Elle s’était donc  engagée à fournir le soutien nécessaire à Cevital et a même fait don du foncier destiné initialement au projet en question. Le 4 mars de l’année dernière, on annonçait en grande pompe, la signature par le gouvernement de Pará, Vale et Cevital d’une lettre d’intention de soutenir l’implantation du projet sidérurgique, « seulement une couverture », dira la presse locale prévoyante. Vale a mis à la disposition de Cevital, en plus de la coopération technique, toutes les études et les projets développés à ce jour là, les permis d’environnement, le transfert de la propriété du foncier d’Alpa et, « la cerise sur le gâteau », ironise la presse brésilienne: l’approvisionnement en minerai de fer et des services logistiques pour donner vie au projet. Bref, Vale a officiellement tout cédé à Cevital sans aucune charge. La presse à un moment a réédité in extenso un discours du président de Vale, Murilo Ferreira, selon lequel la multinationale donnerait tout  gratuitement à Cevital. « La société minière est heureuse de maintenir cette compréhension mutuelle avec le gouvernement de l’Etat et veut continuer à apporter sa contribution à cette grande entreprise », une collaboration importante pour la région qui permettrait selon le président de Vale de devenir pérenne et réduire les disparités sociales. La cerise a été trop lourde pour le gâteau et finira par le renverser…

La confusion s’installe
C’était trop beau pour…pouvoir durer. Selon la presse locale, « cela n’a pas été suffisant pour les ambitions de Cevital, qui aurait voulu profiter de l’abondance du meilleur minerai de fer dans le monde, et a souhaité produire annuellement 3,5 millions de tonnes de bobines d’acier, fonte, « Billettes » et « Bloom », et  faire ainsi, de Marabá le plus grand fournisseur de rails pour chemin de fer en Amérique latine », sauf que le fournisseur du minerai de fer n’est autre que…Vale.  Dans les coulisses, les rapports entre Vale et Cevital ne sont pas au beau fixe, et déjà on désire la rupture avant même que l’engagement ne se soit concrétisé.

Main de fer dans un gant de velours
Dans un premier temps, Cevital parlait d’une production annuelle d’acier de 2,7 Mt, mais les Algériens, selon la presse brésilienne, auraient eu beaucoup d’appétit face à l’abondance  de la mine de Carajás, la plus grande mine de fer à ciel ouvert au monde.  Pour les 2,7 Mt d’acier de Cevital, Vale  aurait à fournir  4,5 Mt  de minerai de fer par an.  La société minière a promis de « donner » le minerai au coût d‘usine. Important de préciser que les mines de fer qui fourniraient Cevital ont le coût le plus faible au monde: les chaînes de montagnes du Nord (Parauapebas) et celles de l’Est (Curionópolis) produisent une tonne de minerai de fer pour 13,20 usd et à Serra Sul (Canaa dos Carajás), la production devrait atteindre 7,70 usd. Changement de programme donc, et Cevital voudrait produire 3,5 Mt d’acier au lieu des 2.7 Mt, ainsi pas moins de 7Mt de minerai, fournis par Vale, seront nécessaires. La mine Serra Leste devrait travailler toute l’année pour répondre aux seules demandes de Cevital, qui achète l’hématite, meilleur produit dans le monde, avec 67% de réduction. Selon la presse locale, la tonne lui a été cédée à 13.20 usd, alors que dans d’autres relations d’affaires, Vale la vend à 82,01 usd (prix de la tonne le 28 Mars) et obtient encore un bonus d’au moins 10 dollars dans les contrats futurs. Dans la pratique, pour répondre aux demandes de Cevital, Vale perdrait environ 200 millions usd. Mais les dés sont jetés, les parties s’étant déjà mises d’accord pour un prix d’usine…et maintenant aucune des sociétés n’accepte de jeter du lest.

Vale, Cevital et la guerre des intérêts
Vale s’est dite prête à donner toute la structure d’Alpa au prix de « Banane », ironise la presse, « non pas parce qu’elle est « Boazinha », (bonne), mais plutôt en raison de la pression de la société civile de Marabá et du gouvernement de l’Etat », précise t-on. A cela s’ajoute le fait que l’exploitation minière plaide d’incitations fiscales pour rester la reine de Pará, détenir une part écrasante du PIB de l’État et le monopole sur le marché transocéanique du meilleur minerai de fer au monde, souligne O Correiro. De son côté, Cevital s’associant au Groupe sud-coréen Posco, le troisième plus grand producteur d’acier au monde, il est possible qu’il soit « téléguidé », suggère la presse locale. Le groupe algérien dévoile ses cartes sur la table et demande des faveurs à Marabá  dans l’approvisionnement et la logistique, notamment en réduisant de 5 dollars, le transport de l’acier via le chemin de fer de Carajás, offert par Vale à 45 dollars,  contre le coût normal de 55 dollars. Par la suite, l’ingénierie de Posco engagée par Cevital a élaboré une conception de base à partir de celle qui avait été produite par Vale en apportant des ajustements. Posco a constaté que pour avoir un bon équilibre, Cevital aurait besoin d’élargir sa gamme de produits et d’augmenter la consommation de minerai, passant à 5,7 Mt, « c’est dans cette augmentation que réside l’impasse entre les deux entreprises », selon le secrétaire d’Etat du développement économique, des mines et de l’énergie, Adnan Demachki, lequel fait des navettes entre  Rio de Janeiro, pour tenter de sensibiliser les patrons de la Vale et Brasilia pour demander de l’aide des ministres pour éviter que tout le projet ne tombe à l’eau. La municipalité de Marabá recevant une délégation de la compagnie minière Vale a soulevé la question de Cevital, John Coral le directeur général de Vale à Pará a affirmé que  « Vale a fait tout son possible pour cette entreprise. Il y a des accords de confidentialité qui ne nous permettent pas de faire des commentaires sur les prix négociés. Cet accord a été limité à un groupe de personnes. Les négociations ont des hauts et des bas, mais ont eu lieu ». Murilo Ferreira, le président de la multinationale, a pour sa part, fait valoir que si Cevital  veut au-delà de l’engagement pris par la société, il devra acheter au prix de marché, soit sept fois plus que le coût de l’usine, et accepter le prix de l’expédition, chose jugée irréalisable par le  groupe algérien.

Le dilemme du port, et le passage au plan B
Dans une interview accordée à la presse locale, le Secrétaire d’Etat pour le développement économique, des mines et de l’énergie, Adnan Demachki,  a déclaré que  dans l’une des réunions du groupe de travail, Vale a accepté de vendre à des prix compétitifs 4,5 millions de tonnes de minerai de fer, et a abordé  la question du transport par le chemin de fer de Carajás, indiquant dans ce sillage que  les différends ont été pacifiés entre Vale et la société algérienne, mais sans révéler le prix convenu. La proposition étant de mettre par Cevital de nouveaux wagons de chemin de fer pour répondre à sa propre demande. « Le problème réside dans le port  à Saint-Louis, Vale fait le chargement et le déchargement, mais elle est incapable de répondre aux demandes de la société algérienne », expliquera-t-il. De ce fait, selon Adnan, Cevital a envisagé un plan B, il faudrait beaucoup plus que la production de wagons de chemin de fer de Carajas. L’idée serait d’attendre la livraison de  (Pará chemin de fer), après trois ans (dans un scénario très positif).
Le dit chemin relierait le port de Vila do Conde à Barcarena, Santana do Araguaia, dans le sud du Pará, par Maraba.

Vale passe au  «Plan C» pour sauver le projet Alpa, mais avec des dimensions beaucoup plus petites que les précédentes
« Tchau (au revoir) Cevital! L’État et la Vale donnent un ultimatum à la société », ainsi a titré dernièrement la presse locale. Adnan  Demachki,  a déclaré que les  négociations ont fané et explique déjà publiquement que les chances que l’entreprise algérienne retourne sur sa décision sont grandes. En effet, l’Algérien Cevital, indiquera- t-il, insiste maintenant pour investir plutôt  à Barcarena, où il y a le port, donc un investissement  plus rentable, et non à Marabá. Le 18 Août dernier, au cours d’une audience publique à Marabá, Demachki  a déclaré  mélancoliquement, selon la presse,  que les arguments de Cevital sont justifiés de point de vue économique. Et que le gouvernement de Pará retirerait les incitations fiscales qu’il a promises.  Vale de son côté a affirmé qu’il  ne vendrait plus de minerai de fer à un prix inférieur à celui de marché. Cette  prise de position ferme de la part de l’un comme de l’autre ne serait selon la presse locale, qu’une manière de maquiller son désengagement envers cette région déshéritée du sud-est de Para. Le gouvernement de l’État  parce qu’il n’investit pas plus de 5% du budget de l’Etat dans cette région et la compagnie minière parce qu’elle a abandonné le déploiement d’Alpa. Tous les deux maintenant cherchent à trouver une issue pour atténuer  la désillusion de la population de Marabá et de la région. Demachki a dit qu’il a accepté la suggestion du conseiller Irismar Melo de Marabá, qui avait proposé que l’Etat cherche d’autres investisseurs alternatifs pour l’industrie sidérurgique et occuper l’assiette de l’ancien Alpa. « À ce moment-là, j’ai répondu que je ne pouvais pas piétiner la négociation qui avait lieu et que nous avions besoin d’attendre sa décision (Cevital)…. Comme les Algériens ont dit qu’ils veulent aller à Barcarena, nous ne  faisons plus  des réserves pour eux «, a-t-il dit.

En l’absence de Cevital Vale se  redéploie  
Selon Adnan, une fois que les négociations avec Cevital ont « refroidi », Vale travaille avec assez de dévouement à la recherche d’un partenaire qui voudrait ériger une usine sidérurgique à Marabá pouvant produire environ 1 million de tonnes d’acier par an. L’appétit des Brésiliens s’amenuise donc,  étant donné que Cevital avait prévu de produire 3 millions de tonnes d’acier destinés à l’exportation, alors que la nouvelle production serait d’approvisionner le seul marché intérieur. « Je veux dire que Cevital est encore en train d’analyser le projet qui n’a pas été rejeté. Mais maintenant, nous avons cette autre possibilité», a-t-il dit. Les réunions ont donc commencé dans cette direction pendant environ trois semaines, selon le secrétaire d’Etat, avec la participation d’Italo Ipojucan Coast, président de l’ACIM (Association commerciale et industrielle de Marabá). Il a dit que Vale a gardé la conception originale de l’ALPA et a engagé une entreprise pour faire d’autres études avec au moins 700000 tonnes par an, qui peuvent atteindre 1 million de tonnes. « Nous sommes en train de convaincre Vale pour être un partenaire dans ce projet. Dans un premier temps, c’était le gouvernement qui cherchait des entrepreneurs, maintenant  c’est Vale qui  se charge de cette mission. A partir du  moment où Vale permet de faire renaitre  le projet sidérurgiste à Marabá, elle reprendra à recevoir des incitations fiscales, soutient Adnan. Le secrétaire d’Etat a dit qu’il espère dans quelques mois réunir les représentants de Vale  dans Marabá  pour déterrer le projet

La société civile entre le marteau et l’enclume de Vale
Le maire Tião Miranda s’était dit sceptique quant à la venue de Cevital à Marabá. Il a dit que chaque entrepreneur voudrait tout pour faire des investissements, et que son projet sidérurgique soit à proximité du port,  facilitant l’import et l’export. « J’étais  plus enthousiasmé avec  Cevital, et aujourd’hui, je ne le suis plus«. En poursuivant qu’il est  temps de s‘unir pour recouvrer les créances auprès de Vale. Affirmant que cette dernière n’a pas une expérience en sidérurgie et ne s’est  jamais intéressée à développer Pará .Et que Vale bénéficie de la Loi  Kandir, qui l’exempte d’impôts dans les produits destinés à l’exportation (produits primaires  et les produits industrialisés semi-transformés). Mais en même temps, dira le maire, elle  peut être un partenaire dans un investissement dans d’autres projets sidérurgiques  à Maraba,  observe le maire comme pris entre le marteau et l’enclume de cette multinationale en l’absence très probable  de cette autre  perspective qu’a représentée  Cevital, au cours de ces dernières années. Pour l’heure  aucune ombre de Cevital ne se présente à l’horizon de Marabá, mais il faut le dire, que même si le projet ne se concrétise pas, la seule perspective de la réalisation du projet aurait au moins servi à quelque chose, chambouler l’équilibre initial étant donné que la société civile de Marabá est maintenant décidée à recouvrer ses impôts et c’est déjà une chose de gagné pour les habitants locaux.

DNCP à Brazilia
Rekibi Chikhi

Publié dans Actualité
mercredi, 04 octobre 2017 00:00

Baisse du budget de fonctionnement

Légère baisse du budget de fonctionnement, augmentation des dépenses d’équipement, définition du montant des créances à payer et maintient des transferts sociaux… Ce sont  les grands axes du projet de loi de finances 2018, adopté hier par le Conseil des ministres. Comme annoncé déjà par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, à l’occasion de son passage au Parlement, le texte prévoit effectivement une réduction du budget de fonctionnement en vue, lit-on dans ce texte, « d’entamer le retour à l’équilibre budgétaire dans moins de cinq années ». Ainsi, le budget de fonctionnement pour l’exercice prochain s’élèvera à 4.584 milliards DA contre 4.591,8 milliards DA en 2017, soit une baisse de 7 milliards DA. Dans sa partie budgétaire, le projet affiche 6.521 milliards DA de recettes et près de 8.628 milliards DA de dépenses. Le projet évalue, de ce fait, le déficit global du Trésor à près de 9% du PIB, contre  plus de 14% pour l’exercice 2016. « Ce déficit budgétaire doit être appréhendé dans le cadre d’une double réalité. En premier lieu, il s’agit de la volonté des pouvoirs publics d’entamer le   retour à l’équilibre budgétaire dans moins de cinq années, une volonté qui se reflète notamment au niveau du budget de fonctionnement qui s’élèvera à 4.584 milliards de DA, en baisse de 7 milliards DA par rapport à l’exercice en cours, précise le communiqué du Conseil des ministres. En second lieu, il s’agit de la nécessité de lever le gel sur des   réalisations socio-éducatives mises à l’arrêt du fait de difficultés de   trésorerie, note la même source », lit-on également dans le communiqué du conseil des ministres. La même source, relève également la nécessité pour l’Etat de procéder au règlement des dettes qu’il a accumulées, pour les mêmes motifs, envers les entreprises contractantes pour des réalisations ou des fournitures de biens et de services. « Ces réalités ont pour conséquence une hausse exceptionnelle du budget d’équipement proposé pour 2018.  Ainsi, les autorisations de programme retenues pour l’année prochaine s’élèvent à 2.270 milliards DA (contre 1.397 milliards DA en 2017), tandis que les crédits de paiements inscrits pour 2018 s’élèvent à 4.043 milliards DA (contre 2.291 milliards DA en 2017) », souligne la même source. Le budget d’équipement est dopé, selon la même source, par l’ampleur des remboursements dus aux entreprises locales et étrangères qui s’élèvent à 400 milliards de DA.

17 milliards de dollars pour les transferts sociaux
Malgré les difficultés financières annoncées, le gouvernement prévoit de dégager encore l’équivalent de 17 milliards de dollars pour les transferts sociaux. « Dans le cadre du maintien de la politique sociale de l’Etat, le budget   proposé pour l’année prochaine comprend 1.760 milliards de DA alloués aux   transferts sociaux, en hausse de près de 8% par rapport à 2017.  Les dépenses de ces transferts sociaux sont destinées notamment aux soutiens aux familles, à l’habitat, à la santé, ainsi qu’aux subventions des prix des produits de première nécessité, à savoir les céréales, le lait, le sucre, et les huiles alimentaires », précise le même communiqué. Pour tenir ses engagements en matière de logement, l’exécutif introduit plusieurs nouvelles mesures de modernisation de la législation fiscale et d’adaptation de son contenu aux réalités financières du pays. Parmi ses mesures, il y a l’instauration d’un impôt sur la fortune. En outre, le projet contient plusieurs dispositions en faveur des citoyens parmi lesquelles la bonification intégrale par l’Etat des crédits bancaires levés par l’AADL pour financer la réalisation de 120.000 logements de location-vente, ainsi que le rétablissement de la subvention aux prix de l’orge fourni aux éleveurs pour l’alimentation du bétail.

 Samir Rabah

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Furieux devant le comportement des mouhafadhs d’Annaba et surtout d’El-Hadjar, le maire de Berrahal, Nacer Benali, a tenté, mardi, de s’immoler par le feu.
La scène s’est passée, au grand jour, au niveau du siège de la wilaya d’Annaba, sous le regard impuissant des travailleurs de la DRAG qui s’est avérée véritable bunker dressé devant les journalistes. Tout en dénonçant la magouille des mouhafadhs qui ont, selon lui, « privilégié « les fils de harkis et adeptes d’Ali Benflis au détriment des descendants de la famille révolutionnaire », le P/APC de Berrahal, s’est aspergé, contre toute attente, d’un liquide inflammable avant de sortir son briquet. Fort heureusement, le drame a été évité de justesse grâce à l’intervention efficace d’un policier en faction, qui a réussi, avec l’assistance de ses collègues, à le maitriser. Président également de l’Association locale des enfants de moudjahidine, cet élu FLN, connu pour sa bravoure, a décidé de retirer son dossier de candidature de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Annaba pour les prochaines élections locales. Nacer Benali n’a pas arrêté de réclamer son dossier pour rejoindre la formation politique FND. En dépit des sollicitations des uns et des autres à l’image de Tliba Baha-Eddine et du P/APW Djaraia Farouk, l’administration, a refusé, contrairement à d’autres candidats, d’accéder à sa demande. Approché à ce sujet, à sa sortie des locaux de la Sûreté de wilaya où il était entendu sur son geste de désespoir, Nacer Benali, affirme qu’il ne baissera pas les bras et qu’il compte animer prochainement une conférence de presse ou « le linge sale sera lavé en public ! »

B. Salah-Eddine

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