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mardi, 11 avril 2017 01:00

Le niet du RCD

Le RCD a décidé de ne pas donner une suite favorable à une demande d’audience d’une mission d’experts mandatés par l’Union européenne pour évaluer les élections législatives du 04 mai prochain. A l’appui de sa décision, le parti explique dans un communiqué rendu public, hier mardi, avoir sollicité depuis huit mois vainement le Parlement et la Commission de l’Union européenne et ce, après analyse et documentation, pour l’envoi en Algérie d’équipes répondant aux mêmes standards que ceux appliqués dans les pays d’Europe centrale dans le sillage de l’effondrement du mur de Berlin, en Amérique latine après les chutes des dictatures militaires et, plus tard, dans des pays de l’Afrique sub-saharienne puis d’Afrique du nord quand ils ont engagé des transitions démocratiques crédibles. Et au RCD de se référer aux procès-verbaux de ces rencontres qui, selon lui, «attestent que les parlementaires et les fonctionnaires européens ont appréhendé à sa juste mesure le risque, que font peser sur les luttes démocratiques, des initiatives dictées par la complaisance ou imposées par le chantage du pouvoir algérien qui exige des mesures spécifiques pour bénéficier de surveillances au rabais». Le RCD accusera l’Union européenne de «s’accommoder du refus des autorités de mettre à la disposition de ses équipes le fichier électoral national, chose qu’elle rejette sur tous les autres terrains de ses interventions», non sans lui faire part de la publication toute récente par le ministère de l’Intérieur des documents démontrant qu’en 2012, des partis n’ayant pas dépassé le seuil des 4% se sont vus attribués des sièges de députés». Des dépassements qui, pourtant, ont été portés en leur temps auprès de plusieurs membres de la commission d’observation de l’UE et qui ne figurent même pas dans son rapport final», rappellera encore le RCD. Le parti que préside Mohcine Belabbas dira «comprendre que les experts de l’Union européenne adaptent leurs travaux en fonction des intérêts économiques, diplomatiques et sécuritaires de leur organisation», rappelant à l’UE «qu’elle n’ignore pas que  des dizaines de militants du parti sont tombés pour que le libre choix des citoyens arbitre le destin national» et que le RCD est «né du combat historique mené contre la violence politique dont le détournement de la volonté populaire représente la manifestation la plus pernicieuse». Et au RCD de conclure que l’UE comprendra, en conséquence, qu’il «s’interdise de servir d’alibi à de prétendues évaluations ou surveillances qui sont, au mieux des cautions au pire des formes de complicité, couvrant et, perpétuant donc des fraudes qui sont à l’origine du drame qui endeuille notre peuple», estimant que «les Algériens ont arraché l’indépendance de leur pays contre la coalition coupable des démocraties occidentales, ont affronté dans l’indifférence et le cynisme d’une grande partie de l’opinion internationale la décennie noire et savent que le devoir de tous les patriotes, aujourd’hui, est de conquérir envers et contre tout leur droit de désigner librement leurs représentants».

A.K.

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Le Premier ministre Abdelmalek Sellal s'est recueilli hier au siège du Palais du Gouvernement (Alger) à la mémoire des victimes de l'attentat à l'explosif ayant ciblé l'édifice du Palais du Gouvernement le 11 avril 2007. La cérémonie de recueillement commémorant le 10e anniversaire de l'attentat terroriste contre le Palais du Gouvernement s'est déroulée en présence du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, de l'ancien ministre de l'Intérieur et des Collectives locales, Noureddine Yazid Zerhouni, du directeur général de la Protection civile, Mustapha Lahbiri, ainsi que des familles des victimes. Une gerbe de fleurs a été déposée à l'entrée de l'édifice avant la lecture de la Fatiha et l'observation d'une minute de silence à la mémoire des victimes. Dans une allocution à cette occasion, M. Sellal a réitéré la solidarité du gouvernement avec les familles des victimes, soulignant que l'Algérie "vit aujourd'hui dans un climat empreint de sécurité, de paix et de stabilité grâce aux sacrifices de ces hommes qui resteront dans les mémoires à tout jamais".A la fin de la cérémonie, M. Bedoui a reçu les familles des victimes et écouté leurs préoccupations portant sur la régularisation de leur situation sociale. Ces derniers ont exprimé leur "satisfaction quant à la solidarité du gouvernement depuis l'attentat à ce jour". L'attentat avait fait 20 morts et plus de 200 blessés, rappelle-t-on.

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Prévu à 15 heures 30, le meeting animé hier par Louisa Hanoune, au centre culturel Mohamed Laïd Al Khalifa de Constantine, a débuté avec 30 minutes de retard. Un décalage horaire somme toute attendu et compréhensible, dans la mesure où en de pareilles circonstances, les chefs de partis sont souvent soumis aux aléas de la route ; car la plupart d’entre eux sont obligés de tenir deux à trois réunions électorales par jour. Et c’est le cas de la Secrétaire général du Parti des travailleurs qui a animé le jour même un autre meeting à Grarem. Accueillie par une assistance nombreuse composée équitablement de femmes, de jeunes et d’hommes d’un certain âge, elle est vite entrée dans le vif du sujet, en dressant un réquisitoire en bonne et due forme contre la politique gouvernementale qui, selon elle, a mené le pays vers une impasse porteuse de tous les dangers. Fidèle à la logique contestataire qu’elle a toujours défendue, elle a gratifié l’assistance d’un discours tonitruant et argumenté par des chiffres qui donnent froid au dos. « L’évasion fiscale a atteint des sommets inimaginables », a-t-elle martelé en haussant le ton. Selon elle, 12 000 milliards de dinars ont échappé au fisc, à la fin de l’année 2015 ». « La surfacturation a saigné le trésor public de 20 milliards de dinars », a-t-elle affirmé. « L’accord d’association avec l’Union européenne a fait perdre à l’Algérie, 700 milliards de dinars », a-t-elle « cogné », avant de réserver quelques critiques acerbes au ministre de la Santé et celui du Travail. « La nouvelle loi de la santé est une mesure injuste qui vise à supprimer définitivement la gratuité des soins. Et le code du travail est barbare et anticonstitutionnel », a-t-elle dénoncé, non sans avoir, au passage, frappé fort sur la table pour tirer à boulets rouges sur ce qu’elle a appelé la « minorité oligarchique » qui s’est tout accaparé, hypothéquant gravement la souveraineté de l’Etat et mettant en péril la République. Très à l’aise dans le registre socio-économique, Louisa Hanoune a vertement tancé le RND et le FLN sans les nommer, en les accusant d’avoir cautionné délibérément une politique antipopulaire, et d’avoir contribué à imposer au « petit » peuple une austérité « infernale et criminelle ». Pour la Secrétaire générale du PT, « il aura suffi de revoir trois ou quatre lois financières et économiques pour que l’Algérie soit épargnée des terribles contraintes engendrées par des accords fortement pénalisants ». Tout au long de son discours qui a duré une quarantaine de minutes, elle n’a en aucun moment donné l’impression de solliciter le vote massif. A l’inverse des autres formations politiques, le PT a, par la voix de sa première dirigeante, trouvé des justifications objectives au boycott et à l’abstention. « L’abstention est une expression politique et une attitude de rejet causée par « ceux qui ont neutralisé la Justice et violé la Constitution », a-t-elle souligné, très sûre d’elle-même. Chahutée par une dizaine de femmes faisant partie d’un collectif des familles de disparus, elle n’a perdu toutefois, ni son sang froid, ni le sens d’une allocution pleine. « Oui pour la récupération par l’Etat du monopole du commerce extérieur », « non à la privatisation des terres agricoles », « oui au droit inaliénable à une retraite anticipée et sans condition d’âge », « oui à Tamazight, langue nationale et obligatoire dans les écoles des 48 wilayas, « oui à l’impôt sur la fortune » et « oui à la libération de la culture et de l’information  des hégémonies sectaires ». Ce sont là, quelques éléments d’un programme qui tire son essence fondamentale d’une idéologie de gauche revisitée à la lumière des enjeux actuels, que Louisa Hanoune a énumérés méthodiquement comme une étudiante studieuse qui a bien appris sa leçon. « La politique est l’art du possible », a-t-elle conclu pour ajouter que « tout pourrait basculer à l’avantage de la majorité silencieuse, si cette dernière se décide à peser sur le rapport de forces, le 4 mai prochain ». 

Mohamed Mebarki

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La réhabilitation de l’écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri passe par l’école. A l’occasion de la célébration du centenaire de la naissance de l’écrivain, le ministère de l’Education nationale projette de dispenser un cours inaugural dans toutes les écoles du pays dès la rentrée prochaine. C’est ce qu’a annoncé, hier à Alger, le secrétaire général du haut commissariat à l’amazighité, Si El Hachemi Assad, au forum du journal arabophone El-Mihwar. «Mme la ministre de l’Education nationale a fait un engagement écrit que le cours inaugural de la rentrée scolaire sera consacré à Mouloud Mammeri dans toutes les écoles des trois paliers de l’Education nationale », a en effet indiqué le responsable devant les journalistes. En plus de ce cours inaugural, synonyme de la vulgarisation de l’œuvre de l’homme qui était derrière les événements du Printemps berbère de 1980, le HCA a concocté tout un programme dédié à l’œuvre et au parcours de Mouloud Mammeri. Ainsi, un portail web sera dédié à l’écrivain et il sera lancé lors de la date symbolique du 20 avril. « Le fonds d’aide au développement des technologies de l’information et de la communication aidera au lancement de 3 grands projets. Il s’agit d’un portail de l’enseignement de tamazight, d’une classe virtuelle et d’un site web dédié au centenaire de Mouloud Mammeri. A partir de l’année prochaine, ce site sera élargi à tout ce qui a une relation avec le développement et la promotion de la langue amazighe », a indiqué le secrétaire général du HCA. Placées sous le patronage du président de la République, les festivités commémorant la naissance de l’écrivain seront célébrées dans plusieurs régions du pays. Ainsi, l’université de Médéa abritera une conférence dédiée à l’œuvre de Mammeri. Le Palais des Congrès d’Oran sera le théâtre d’une journée sur le doublage du cinéma. Une bonne partie de cette activité sera consacrée au doublage du film l’Opium et le bâton, tiré du roman éponyme de Mammeri et réalisé par Ahmed Rachedi.  «Nous avons choisi un jeune cinéaste, Samir Aït-Belkacem, pour le doublage. Le film évoque une histoire qui se passe dans un village de Kabylie, mais on y parle une autre langue. Cette injustice va bientôt être corrigée », a précisé Si-El Hachemi Assad. La célébration du centenaire de Mouloud-Mammeri, entamée en février dernier par le ministre de la Culture, Azedine Mihoubi, s’étalera tout au long de l’année en cours. La tenue d’un colloque international sur l’œuvre de l’écrivain lors du Salon international du livre (SILA) sera un des évènements phares de cette manifestation. En plus de cette rencontre, un stand entier sera consacré à l’auteur de la Colline Oubliée, a précisé encore le secrétaire général du HCA qui s’attend à une participation de qualité de personnalités venues des quatre coins du monde.      

Akli Ouali

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L’ancien président et actuel membre du conseil consultatif du parti islamiste, Mouvement de la société pour la paix (MSP), Aboudjerra Soltani, rêve de voir son parti présider l’APN. De préférence par sa propre personne, même s’il ne le dit pas ouvertement. Sur sa page Facebook, Aboudjerra Soltani affirme qu’une telle option avait été envisagée en 2004, par le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. M. Soltani, qui a présidé le MSP pendant dix ans (2003 – 2013), après le décès de son fondateur, Mahfoud Nahnah, n’écarte pas l’éventualité que l’Alliance présidentielle (FLN, RND et MSP) soit reconstituée après les législatives, notamment en prévision de l’élection présidentielle de 2019. Il indique que Bouteflika, avec lequel, il s’est entretenu en novembre 2004, durant plusieurs heures, voulait octroyer la présidence de l’APN au MSP afin de «consacrer le principe d’équilibre de la représentativité entre les partis de l’alliance». Mais les choses ont pris, d’après lui, une autre tournure et c’est le FLN qui a hérité de ce poste pour «des raisons organisationnelles». L’ancien ministre affirme que celui qui fut désigné, à l’époque, président de la chambre basse du parlement, Amar Saidani, a déclaré à des membres de la direction du MSP que «ce siège devait revenir au MSP» mais la position du FLN fait qu’il «l’occupe momentanément». «Les décideurs vont-ils rectifier une injustice qui date de 14 ans ?», s’est demandé Aboudjerra Soltani, avant de répondre : «La politique est l’art du possible»

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mardi, 11 avril 2017 01:00

L’Algérie respecte son moratoire

La justice algérienne a prononcé 50 condamnations à mort en 2016. C’est ce qu’a relevé l’ONG Amnesty International dans son rapport 2016, cette peine infamante dans le monde. Selon l’organisation, le nombre de condamnations a enregistré une baisse par rapport à 2015 où 62 peines capitales ont été prononcées. « Ces condamnations à mort ont été prononcées par les tribunaux pour des infractions liées au terrorisme, pour meurtre et viol. Amnesty International n’a recensé aucune exécution en 2016, l’Algérie ayant institué un moratoire sur les exécutions en 1993 », explique Amnesty International dans son document. En saluant le respect de ce moratoire par les autorités algériennes, l’ONG regrette encore les réticences concernant le passage définitif à l’abolition de cette sentence dans la législation nationale. « Sur le plan national, nous regrettons fortement que la dernière révision de la constitution n’ait pas consacré l’abolition de la peine de mort alors que plus de la moitié des pays du monde ont désormais aboli ce châtiment cruel et inhumain», souligne Hassina Oussedik, Directrice d’Amnesty International Algérie, citée dans le communiqué de l’organisation. Cette dernière enregistre, toutefois, une avancée dans la position officielle du pays sur la question. « L’Algérie continue de jouer un rôle important sur le plan international en vue d’inciter les pays à cesser de recourir à la peine de mort. En effet, elle a toujours parrainé et voté en faveur des résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU appelant à un moratoire sur l’application de la peine de mort. En 2016, l’Algérie a parrainé et voté en faveur de la résolution 71/187 adoptée par 117 Etats lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies le 19 décembre 2016 », rappelle l’organisation. Même au sein de l’Union Africaine où le débat sur l’abolition de la peine de mort a beaucoup avancé, le rôle de l’Algérie est épié par ses paires, tant la position du pays est très importante dans l’échiquier continental. Le débat sur la peine de mort, rappelons-le, n’est toujours pas clos. Les organisations de défense de droits de l’homme demandent toujours le passage à l’abolition de la peine de mort. En revanche, les conservateurs et les islamistes s’opposent toujours à cette éventualité. Au niveau mondial, Amnesty International a recensé 1 032 exécutions en 2016, si l’on n’inclut pas la Chine, contre 1 634 en 2015. « L’Iran, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Pakistan et la Chine sont les cinq pays qui ont exécuté le plus grand nombre de condamnés. Les États-Unis ne figurent pas dans ce quintet de tête pour la première fois depuis 2006, et le nombre d’exécutions recensées dans ce pays est le plus bas depuis 1991 », rappelle l’ONG.  

 Samir Rabah 

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La cour des comptes charge les gestionnaires d’Algérie télécom. Il est reproché à l’opérateur historique, une organisation administrative «coûteuse pour l’entreprise», dont la masse salariale absorbait à elle seule, en 2015, « presque 39% du chiffre d’affaires ». Par ailleurs, plusieurs directions, dont celle de la « stratégie, programmation et performance (…) constitue en réalité une coquille vide ». Cette situation se conjugue également avec une « insuffisance des procédures », notamment pour la gestion des projets. Le contrôle interne des marchés fait également défaut. À tel point que la Direction générale est dans l’incapacité de « maîtriser les flux physiques et financiers liés au patrimoine de l’entreprise ». La Cour des comptes s’inquiète notamment des « écarts importants entre la situation comptable et les résultats des inventaires (…) enregistrés chaque fin d’année depuis la création d’AT ». « L’importance de ces écarts a été [en 2011], à l’origine du refus de certification des états financiers d’AT par ses commissaires aux comptes », renchérit le rapport. Il ne s’agit d’ailleurs pas de petites sommes : 7,96 milliards de dinars en 2015 ! Ce n’est pas tout : « le système de facturation n’est pas maîtrisé, poursuit la même source, car l’analyse des créances sur clients a révélé qu’un écart important qui s’élève à 6,83 milliards de dinars entre les données du commercial et les données de la comptabilité » en 2015. Dans le même temps, pour tout contrat important ce sont normalement les cadres dirigeants d’AT qui signent. Or, la Cour des comptes a trouvé que la « procédure donne pouvoir de signer les contrats au directeur des achats (…) et au délégué régional (…) sans fixer de seuil ». Enfin, en conclusion de ce volet, la Cour des comptes note que jusqu’en 2015, « Algérie Télécom a continué à fonctionner (…) suivant les méthodes et usages hérités en 2003 ». La Cour des comptes s’inquiète également de l’instabilité à la tête d’AT, qui a consommé 8 PDG entre 2003 et 2016, « soit en moyenne un PDG pour moins de 2 ans, avec tout ce que cela peut avoir comme conséquences sur (…) [les stratégies et objectifs de l’entreprise et sur le climat social] » qui y règne.

Bonne santé financière, mais fragile

Algérie Télécom et l’État ont signé un contrat de performance, notamment pour l’amélioration et l’extension des services de l’opérateur dans le pays. Portant sur la période 2009-2013 (5 ans), ce contrat est accompagné d’un financement et d’un soutien de l’État à hauteur de 247 milliards de dinars.Pourtant, cet accord souffre de nombreux maux. Par exemple, tous les objectifs fixés « n’ont pas été quantifiés ». Il n’est pas non plus « assis préalablement sur un diagnostic commercial, technique et financier », pour déterminer le niveau de compétence et les engagements d’AT ou de l’État. En somme, à en croire le rapport de la Cour des comptes, AT a bénéficié d’un chèque « en blanc », de 247 milliards de dinars, alors que l’opérateur n’a fait que répercuter et décaler des objectifs antérieurs. En parallèle, Algérie Télécom a conclu « un contrat de conseil et d’accompagnement stratégique et opérationnel, en avril 2013, avec un cabinet étranger pour un montant de 1,613 million de d’euros », relève le rapport. Ce contrat, lui aussi, « n’a pas eu les effets escomptés sur la gouvernance », déplore la Cour de comptes. Dans le même temps, la Cour des comptes estime qu’il n’a pas été respecté. L’essentiel des objectifs fixés dans ce “contrat de performance” provenait d’ailleurs du programme gouvernemental précédent, baptisé « e-Algérie ». Un simple recyclage d’un projet antérieur, qui n’a donc toujours pas été réalisé. En effet, à en croire le rapport, AT est loin du compte : les objectifs de modernisation des équipements pour les abonnées n’ont été atteints qu’à 37,3%. Un des objectifs consistait au redéploiement du réseau WLL vers les zones rurales. Pour un coût de 238 millions de dollars pour 1 million d’accès, cette tentative s’est soldée par un échec total, ayant entraîné l’abandon pur et simple en cours de route : 0%. seul point positif au tableau, la situation financière de l’entreprise jugée « très positive » par la Cour des comptes. En effet, le chiffre d’affaires d’AT est passé de 60,59 milliards de dinars en 2010, à 93,65 milliards en 2015, selon le rapport, soit une hausse de 54%, tirée principalement par les revenus de l’internet de 30 milliards (en hausse de 22 milliards). Les disponibilités de trésorerie représentent le tiers du chiffre d’affaires, soit 33,56 milliards de dinars, conférant ainsi une bonne « capacité d’autofinancement qui dépasse 10% des immobilisations nettes », souligne la Cour des comptes.

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Le Centre Sidi Abdellah Cancérologie (CSAC) est le premier centre sur le continent africain à traiter les patients atteints d’un cancer avec la technologie de tomothérapie (ou “radiothérapie guidée par l’image”) a annoncé, hier mardi 11 avril, l’entreprise américaine AccurayIncorporated, qui a fourni la technologie à l’Algérie. Le premier traitement a été effectué pour la première fois avec succès en février dernier sur une patiente atteinte d’un cancer du sein, précise l’entreprise américaine. Cette dernière indique que le système de tomothérapie est reconnu dans le monde entier pour sa capacité à fournir des traitements hautement précis pour des cas de cancer très variés, simples ou complexes. Outre le système de tomothérapie actuellement en service dans le Centre, le CSAC a également acquis le système CyberKnife M6, qui doit être livré vers la fin de l’année 2018. Selon Accuray, la présence des deux systèmes dans le même centre offrira au Centre « la flexibilité pour traiter efficacement et de manière effective théoriquement tous les patients, qui pourront bénéficier de cette forme très précise de thérapie par radiation ». « Je suis très heureux et fier d’offrir, au Centre Sidi Abdellah Cancérologie, une gamme complète d’options de traitement : de la chimiothérapie à la curiethérapie et maintenant, le traitement avec le système de tomothérapie »  a déclaré le professeur Mustapha Yaker, directeur du CSAC, cité par Accuray. « Maintenir la qualité de vie du patient durant et après le traitement est une priorité et je crois que le système de tomothérapie nous aidera à accomplir cet objectif », a-t-il ajouté. Accuray précise que la tomothérapie est capable de traiter toutes les thérapies par radiation standard, y compris les cancers du sein, de la prostate, du poumon ainsi que le cancer de la tête et du cou, en plus de traitements complexes tels que l’irradiation totale de la moelle.

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L’inventaire national des zones d’expansion touristique (ZET) sera passé au crible en vue d’assainir le foncier, aplanir toutes les difficultés et de développer le secteur d’une manière harmonieuse et selon des normes urbanistiques nécessaires, a souligné hier à Bouira le ministre de l’Aménagement du territoire, du tourisme et de l’artisanat, Abdelouahab Nouri. Pour les ZET, "nous devons faire le bilan d’abord. Le ministère a élaboré un inventaire qui sera passé au crible afin d’assainir le foncier touristique à travers le pays et de développer le secteur de façon harmonieuse et selon les normes techniques et urbanistiques nécessaires", a déclaré M. Nouri lors d’un point de presse tenu au terme de sa visite à Bouira, où il a inspecté quelques projets de son secteur. Le ministre a ajouté, en outre, que son département avait établi un fichier national des poches foncières à travers le territoire national dans le but d’assainir le foncier touristique, avant d’engager des projets pour développer davantage le secteur qui a connu un saut qualitatif ces dernières années et ce, après une période de crise et d’insécurité, a-t-il dit. L’Algérie a pu retrouver sa place en matière de tourisme, grâce à la politique et aux programmes engagés par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, a-t-il ajouté. Dans le même contexte, M. Nouri a relevé que son département veille à soutenir et accompagner les investisseurs désirant réaliser le projet dans ce secteur. Selon les chiffres fournis par le ministre, 548 projets sont en cours de réalisation à travers le pays et plus de 100 autres seront livrés durant l’année en cours (2017), dont le but est de rattraper le retard accusé dans ce domaine. Outre les infrastructures, le développement du secteur du tourisme nécessite aussi une ressource humaine spécialisée capable de relever le défi et de promouvoir les différents services touristiques (tourisme d’affaires, tourisme de montagne, écotourisme, tourisme de thermalisme). "La ressource humaine constitue un véritable problème et les mentalités doivent changer pour que nous puissions être au diapason des progrès que connaissent les autres pays et pour donner un nouveau souffle au tourisme dans notre pays" , a souligné le ministre qui a inauguré un nouveau hôtel dans la ville de Bouira d’une capacité de 170 lits dont le montant financier alloué est de plus de 65 millions de dinars. Inaugurant, à Bouira, le nouveau siège de la direction locale du tourisme, M. Nouri a saisi l’occasion pour souligner l’impératif de vulgariser et de faire connaître, au niveau local et surtout international, les diverses potentialités touristiques dont recèle l’Algérie.  "La publicité et la vulgarisation internationale de la destination touristique de notre pays est très importante pour le secteur, a insisté le ministre, estimant que le tourisme est "un secteur à part entière et constitue une alternative pour notre économie". Il a souligné, à ce propos, le grand nombre de touristes (soit 1 milliard et 200 millions de touristes) qui sillonnent le monde chaque année et dont les revenus obtenus sont estimés à 1500 milliards de dollars. Le ministre s'est rendu à Tikjda (Est de Bouira), où il a visité le Centre national des sports et de loisirs (CNSLT) et le musée du Parc national du Djurdjura (PND). Considérée comme la porte de la capitale et du sud du pays, Bouira renferme d’importantes potentialités et richesses touristiques devant être exploitées pour faire de cette wilaya-carrefour un véritable pôle touristique. Il y a beaucoup d’effort à mener en matière de tourisme dans cette wilaya du centre du pays qui jouit de toutes les potentialités nécessaires, a observé le ministre. Pour ce faire, M. Nouri a appelé les responsables locaux et ceux de son département à œuvrer de façon à identifier les poches foncières existantes à l’image de Tikjda, Tighzert, Tala Rana, Aswel et autres sites d’attraction touristique.

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