« Avril 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
Filtrer les éléments par date : mardi, 11 avril 2017

Comme chaque année à pareille époque, correspondant avec la célébration de la journée mondiale de l’environnement, l’Association pour la protection de la nature et de l’environnement de Constantine (APNE), en collaboration  avec le secteur urbain d’El Guemas, organise  les journées de sensibilisation sur l’environnement. Une opération à laquelle prennent part la direction de l’éducation et celle des affaires éducatives, sportives et culturelles de la mairie de Constantine, ainsi que les comités de quartiers et les entreprises de nettoiement. Du beau monde convié pour une mise à contribution dans l’éducation du grand public en y intégrant des éléments économiques, sociaux, environnementaux. En effet, la médiatisation des actions de défense de l’environnement constitue en elle-même une forme de message envers le grand public, ce que à quoi s’efforce l’APNE en plaçant ces journées sous le thème « pour un meilleur environnement ». Car l’éducation, la sensibilisation du public et la formation sont des préalables indispensables à la construction d’un développement durable. Le programme des journées, prévues les 13, 14 et 15 avril 2017, comprend des exposés relatifs à la sensibilisation des concours des actions de reboisement et de nettoiement. A travers l’organisation de ces journées, l’on mesure donc, toute l’importance accordée à la sensibilisation à l’environnement qui doit être concertée, relayée et développée sur le terrain pour mobiliser le plus grand nombre d’acteurs afin d’ atteindre les objectifs assignés.

M.A

Publié dans Constantine

L’enseignement professionnel, un itinéraire très intéressant mais qui continue d’être boudé par de nombreux lycéens et collégiens. La problématique est sérieusement posée. Où réside réellement le problème ? Une question que les acteurs du secteur de la formation et de l’enseignement professionnels, en particulier, les conseillers à l’orientation, se posent toujours. Cet itinéraire a été au cœur des débats de la journée d’étude organisée, hier, à l’IEP Ali Mendjeli. Rappelons tout de même, que ce nouvel itinéraire figure parmi les choix offerts aux élèves « admis » de la 4e année moyenne. Il est également offert aux élèves de la 1ère année secondaire, souhaitant une réorientation vers l’un des quatre instituts nationaux spécialisés dans l’enseignement professionnel. A noter que trois de ces établissements sont implantés dans la région Est du pays et un au centre, à Beni Merad dans la wilaya de Blida plus précisément. Quant aux filières dispensées dans ces établissements, elles sont de l’ordre de cinq : la maintenance des systèmes informatiques, l’installation et la maintenance des systèmes énergétiques option : froid et climatisation, la productique mécanique, la maintenance des équipements industriels et enfin les techniques de l’électricité. Des spécialités qui sont sanctionnées par un diplôme d’enseignement professionnel du 2ème degré. Le titulaire du DEP 2 aura, ainsi, la possibilité de préparer en 18 mois seulement, un autre diplôme de technicien supérieur, comme il peut se contenter de son DEP 1 ou 2, synonyme d’une qualification professionnelle. C’est dans cet aspect que réside, sans doute, l’autre particularité de ce nouvel itinéraire. Un cursus qui est loin des objectifs escomptés, et ce, en dépit des avantages offerts aux jeunes, en matière d’insertion professionnelle plus particulièrement. Avec un DEP Suivi, ou pas, par un BTS, le jeune formé dans un IEP a plus de chances, qu’un universitaire, d’avoir un poste de travail et de se faire une carrière dans l’une des spécialités précitées. L’université algérienne, faut-il le reconnaître, ne donne plus de qualification à ces milliers d’étudiants. Un constat que tout le monde partage. Chose que beaucoup de jeunes semblent ignorer. Un travail d’accompagnement, en ce sens, s’impose, a tenu à marteler, sous couvert d’anonymat, un conseiller à l’orientation et à l’insertion professionnelle. La mission est aussi celle, a-t-il ajouté, de nos collègues de l’éducation nationale, appelés à jouer pleinement leur rôle. Les élèves concernés par cet itinéraire doivent être suffisamment informés des débouchés qu’offre l’enseignement professionnel, conclut-il. Toujours selon notre interlocuteur, s’il y a une défaillance quelcon que, c’est dans le volet information qu’il faudra travailler davantage. Et l’on revient à dire, pour conclure, qu’un bon enseignement professionnel se traduit par une insertion plus rapide dans le monde du travail.

M.K

Publié dans Constantine

La direction de l’Education a révélé les détails de l’exploitation des listes de réserve parmi les candidats admis au concours de recrutement des enseignants, qui s’est déroulé l’année écoulée, en décidant de désigner 538 nouveaux, la plupart dans le cycle primaire, tandis que le cycle secondaire enregistre un déficit avec l’épuisement de la totalité de la liste de réserve.  Ainsi la direction de l’Education a indiqué, dans l’annonce qu’elle a publié dernièrement,  l’existence de 455 postes vacants dans le cycle primaire, qui ont tous été pourvus des listes de réserve et ce, du N°553 avec une moyenne de 12.22 jusqu’au N°1007 avec une moyenne de 11.72. Par contre, ceux qui restent des listes de réserve de la langue française, n’ont pas pu trouver de postes vacants de cette discipline dans le cycle primaire. Dans le cycle de l’enseignement moyen, le nombre des admis aux listes de réserve, qui ont été invités à pourvoir les postes vacants ont atteint 87 parmi 460 postes disponibles, où tous les réservistes des matières de langue arabe et des sciences naturelles ont été désignés dans 52 postes, avec un déficit signalé de 84 postes dans ces deux matières. D’autre part, on a signalé la désignation de 33 réservistes comme enseignants en langue anglaise et deux autres en éducation physique. Pour les autres matières, à l’instar des mathématiques, les sciences physiques, histoire-géo, la langue française et le dessin, aucune affectation n’a pu être effectuée, à cause d’un côté l’épuisement des listes de réserves et d’autre part l’absence de candidats admis dans ces matières. En ce qui concerne le cycle secondaire, la plupart des inscrits dans la liste n’ont pu être désignés, soit à cause de l’épuisement de la liste de réserve, de l’absence de candidats admis où de postes vacants. Parmi les postes vacants dans ce cycle, on signale 06 en sciences islamiques, dont deux seulement ont été affectés. 

Lakhdar D.

Publié dans Constantine

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) dont fait partie le journaliste algérien, Lyes Hallas, du Soir d’Algérie, ayant participé à l’enquête sur les « Panama Papers », a été récompensé lundi du prestigieux prix Pulitzer. Aux côtés du New York Times, du Washington Post, du Wall Street Journal, du New York Daily News ou de ProPublica, (ICIJ), McClatchy et le Miami Herald ont remporté le prix Pulitzer du « reportage explicatif » pour l’enquête dite des « Panama Papers », rapporte le quotidien Français Le Monde. Le 3 avril 2016, l’ICIJ et un consortium de plus de 100 rédactions, dans 76 pays, révélaient l’existence de 212.000 sociétés-écrans, immatriculées dans différents paradis fiscaux, par Mossack Fonseca, un cabinet d’avocats panaméen. Lyes Hallas, qui a révélé certains noms dont le ministre de l’Indudustrie, Abdeslam Bouchouareb, a publié son enquête sur Mediapart.

Publié dans Actualité

La douane française a émis hier une alerte aux voyageurs transportant des denrées alimentaires en provenance d’Algérie, dans le cadre de la lutte contre la fièvre aphteuse. « Des foyers de fièvre aphteuse sont apparus au nord de l’Algérie », indique la douane française sur son site internet. « Il est rappelé aux voyageurs que l’importation de viande, de lait et de produits à base de viande ou de lait dans les bagages et les envois personnels est strictement prohibée quelle que soit la quantité transportée, ces produits étant des vecteurs potentiels de la fièvre aphteuse », avertit la douane française. « Non transmissible à l’homme, cette maladie animale affecte les bovins, les ovins, les caprins et les porcins ainsi que les sangliers et les cervidés. Très contagieuse, la maladie risque de se diffuser et constituer une menace sérieuse pour l’Union européenne », explique la douane, tout en appelant à « la plus grande vigilance des voyageurs se rendant dans les territoires affectés et alentours ou revenant de ce pays » afin de « prévenir l’introduction de la fièvre aphteuse dans l’Union européenne ».

Publié dans Actualité
mardi, 11 avril 2017 00:00

L'Algérie vise à consolider sa place

L'Algérie a intensifié son effort d'exploration pour répondre aux besoins énergétiques du marché intérieur et, également, pour "consolider" sa position d'acteur "fiable" sur le marché international, a affirmé hier à Bruxelles le ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa. "Nous intensifions les efforts d'exploration pour augmenter nos réserves afin non seulement de répondre aux besoins croissants de notre marché intérieur mais aussi de consolider notre position comme acteur actif et fiable dans les marchés régionaux et internationaux", a déclaré le ministre à l'ouverture des travaux de la deuxième réunion annuelle de dialogue politique de haut niveau sur l'énergie entre l'Algérie et l'UE. M. Boutarfa, qui a co-présidé avec le Commissaire européen en charge de l'action pour le climat et de l'énergie, Miguel Arias Canete, cette réunion de dialogue politique de haut niveau, la deuxième après celle tenue en 2015, a assuré que "l’Algérie continue à investir pour satisfaire ses partenaires" et "continuera à promouvoir la coopération et être à l’écoute de ses partenaires". Plus grand producteur de gaz naturel en Afrique et 3ème fournisseur de gaz naturel de l’Europe après la Russie et la Norvège, l'Algérie vise à "maintenir la place" qu'elle détient dans le marché européen du gaz naturel, a-t-il ajouté, relevant que l’Europe est "le marché le plus important pour le gaz algérien". Le secteur algérien de l’énergie a engagé un plan de développement des ressources hydrocarbures, qui a permis pour la première fois depuis près d’une décennie d’accroître la production en 2016, avec une forte augmentation des exportations, notamment de gaz naturel, a rappelé le ministre. "Cette croissance de la production notamment gazière va se poursuivre de manière soutenue sur le moyen terme et au-delà, avec une hausse du potentiel d’exportation de gaz naturel", a-t-il promis, faisant remarquer que cette hausse de la production vient "conforter la sécurité d’approvisionnement de l’UE en gaz naturel". Il a exprimé, à ce titre, son souhait de voir le marché renouer avec la croissance, pour "permettre d’assurer la demande et une valorisation adéquate du potentiel d’exportation de gaz algérien".

Un potentiel sous exploré

Selon le ministre, le potentiel de l'Algérie en termes de réserves d'hydrocarbures est "important", mais reste "relativement sous exploré". Il a précisé, à ce titre, que le pays est constitué de 1,5 million de km2 de bassins sédimentaires dont les deux tiers n'ont encore été soumis à aucune des campagnes d’exploration, notamment dans le Sud-Ouest et le Nord de l'Algérie et dans la zone off-shore d’une superficie de 100.000 km2 aujourd’hui totalement inexplorée. "L'intensification des efforts d'exploration est au cœur de notre stratégie et les opportunités d'investissement sont ouvertes pour nos partenaires", a-t-il indiqué, assurant que l'Algérie dispose "d'infrastructures de bonne qualité, des conditions d'exploitation avantageuses et des ressources humaines qualifiées". Le ministre de l'Energie a exprimé, en outre, le souhait de l'Algérie d'étendre son partenariat avec l'Europe pour créer "une zone de prospérité partagée". "Notre partenariat avec l’Europe, nous l’envisageons dans un espace qui s’étend encore plus loin que l’espace méditerranéen. Nous souhaitons l’étendre encore plus vers la rive Sud et vers l’Afrique. Cette ambition peut se concrétiser si nous saurons créer une zone de prospérité partagée", a-t-il souligné. Il a considéré, à ce titre, les énergies renouvelables comme "une opportunité" donnée à la méditerranée et à l’Afrique pour réduire la précarité, le chômage, les injustices sociales, économiques et technologiques entre pays. L’Algérie, a-t-il poursuivi, a même l’ambition de devenir un acteur majeur en matière de solaire photovoltaïque, appelant dans ce sens les investisseurs, industriels et énergéticiens à répondre à l'appel à investisseurs pour la réalisation d’un méga projet de 4.050 MW en solaire photovoltaïque. "Le projet est conditionné par la remise d’une offre de partenariat pour la réalisation d’un Projet Industriel", a-t-il précisé. La coopération en matière de financement est également "primordiale", a jugé M. Boutarfa, plaidant pour la nécessité de "trouver des mécanismes qui permettraient aux Etats, aux banques, aux institutions financières et aux entreprises d’agir pour que le poids des financements et des risques soit supportable et partagé". La crise qui a ébranlé l’économie mondiale a également affecté la situation macroéconomique de l’Algérie, en particulier suite à la chute drastique des prix des hydrocarbures, a rappelé le ministre, soulignant, toutefois, que le gouvernement algérien, sous l'impulsion du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait entamé, il y a quelques années, des réformes structurelles visant à diversifier l'économie, à sortir de la dépendance vis-à-vis des revenus des hydrocarbures et à intensifier les efforts pour plus d’intégration nationale et d’industrialisation.

Publié dans Actualité

L’inventaire national des zones d’expansion touristique (ZET) sera passé au crible en vue d’assainir le foncier, aplanir toutes les difficultés et de développer le secteur d’une manière harmonieuse et selon des normes urbanistiques nécessaires, a souligné hier à Bouira le ministre de l’Aménagement du territoire, du tourisme et de l’artisanat, Abdelouahab Nouri. Pour les ZET, "nous devons faire le bilan d’abord. Le ministère a élaboré un inventaire qui sera passé au crible afin d’assainir le foncier touristique à travers le pays et de développer le secteur de façon harmonieuse et selon les normes techniques et urbanistiques nécessaires", a déclaré M. Nouri lors d’un point de presse tenu au terme de sa visite à Bouira, où il a inspecté quelques projets de son secteur. Le ministre a ajouté, en outre, que son département avait établi un fichier national des poches foncières à travers le territoire national dans le but d’assainir le foncier touristique, avant d’engager des projets pour développer davantage le secteur qui a connu un saut qualitatif ces dernières années et ce, après une période de crise et d’insécurité, a-t-il dit. L’Algérie a pu retrouver sa place en matière de tourisme, grâce à la politique et aux programmes engagés par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, a-t-il ajouté. Dans le même contexte, M. Nouri a relevé que son département veille à soutenir et accompagner les investisseurs désirant réaliser le projet dans ce secteur. Selon les chiffres fournis par le ministre, 548 projets sont en cours de réalisation à travers le pays et plus de 100 autres seront livrés durant l’année en cours (2017), dont le but est de rattraper le retard accusé dans ce domaine. Outre les infrastructures, le développement du secteur du tourisme nécessite aussi une ressource humaine spécialisée capable de relever le défi et de promouvoir les différents services touristiques (tourisme d’affaires, tourisme de montagne, écotourisme, tourisme de thermalisme). "La ressource humaine constitue un véritable problème et les mentalités doivent changer pour que nous puissions être au diapason des progrès que connaissent les autres pays et pour donner un nouveau souffle au tourisme dans notre pays" , a souligné le ministre qui a inauguré un nouveau hôtel dans la ville de Bouira d’une capacité de 170 lits dont le montant financier alloué est de plus de 65 millions de dinars. Inaugurant, à Bouira, le nouveau siège de la direction locale du tourisme, M. Nouri a saisi l’occasion pour souligner l’impératif de vulgariser et de faire connaître, au niveau local et surtout international, les diverses potentialités touristiques dont recèle l’Algérie.  "La publicité et la vulgarisation internationale de la destination touristique de notre pays est très importante pour le secteur, a insisté le ministre, estimant que le tourisme est "un secteur à part entière et constitue une alternative pour notre économie". Il a souligné, à ce propos, le grand nombre de touristes (soit 1 milliard et 200 millions de touristes) qui sillonnent le monde chaque année et dont les revenus obtenus sont estimés à 1500 milliards de dollars. Le ministre s'est rendu à Tikjda (Est de Bouira), où il a visité le Centre national des sports et de loisirs (CNSLT) et le musée du Parc national du Djurdjura (PND). Considérée comme la porte de la capitale et du sud du pays, Bouira renferme d’importantes potentialités et richesses touristiques devant être exploitées pour faire de cette wilaya-carrefour un véritable pôle touristique. Il y a beaucoup d’effort à mener en matière de tourisme dans cette wilaya du centre du pays qui jouit de toutes les potentialités nécessaires, a observé le ministre. Pour ce faire, M. Nouri a appelé les responsables locaux et ceux de son département à œuvrer de façon à identifier les poches foncières existantes à l’image de Tikjda, Tighzert, Tala Rana, Aswel et autres sites d’attraction touristique.

Publié dans Actualité

Le Centre Sidi Abdellah Cancérologie (CSAC) est le premier centre sur le continent africain à traiter les patients atteints d’un cancer avec la technologie de tomothérapie (ou “radiothérapie guidée par l’image”) a annoncé, hier mardi 11 avril, l’entreprise américaine AccurayIncorporated, qui a fourni la technologie à l’Algérie. Le premier traitement a été effectué pour la première fois avec succès en février dernier sur une patiente atteinte d’un cancer du sein, précise l’entreprise américaine. Cette dernière indique que le système de tomothérapie est reconnu dans le monde entier pour sa capacité à fournir des traitements hautement précis pour des cas de cancer très variés, simples ou complexes. Outre le système de tomothérapie actuellement en service dans le Centre, le CSAC a également acquis le système CyberKnife M6, qui doit être livré vers la fin de l’année 2018. Selon Accuray, la présence des deux systèmes dans le même centre offrira au Centre « la flexibilité pour traiter efficacement et de manière effective théoriquement tous les patients, qui pourront bénéficier de cette forme très précise de thérapie par radiation ». « Je suis très heureux et fier d’offrir, au Centre Sidi Abdellah Cancérologie, une gamme complète d’options de traitement : de la chimiothérapie à la curiethérapie et maintenant, le traitement avec le système de tomothérapie »  a déclaré le professeur Mustapha Yaker, directeur du CSAC, cité par Accuray. « Maintenir la qualité de vie du patient durant et après le traitement est une priorité et je crois que le système de tomothérapie nous aidera à accomplir cet objectif », a-t-il ajouté. Accuray précise que la tomothérapie est capable de traiter toutes les thérapies par radiation standard, y compris les cancers du sein, de la prostate, du poumon ainsi que le cancer de la tête et du cou, en plus de traitements complexes tels que l’irradiation totale de la moelle.

Publié dans Actualité

La cour des comptes charge les gestionnaires d’Algérie télécom. Il est reproché à l’opérateur historique, une organisation administrative «coûteuse pour l’entreprise», dont la masse salariale absorbait à elle seule, en 2015, « presque 39% du chiffre d’affaires ». Par ailleurs, plusieurs directions, dont celle de la « stratégie, programmation et performance (…) constitue en réalité une coquille vide ». Cette situation se conjugue également avec une « insuffisance des procédures », notamment pour la gestion des projets. Le contrôle interne des marchés fait également défaut. À tel point que la Direction générale est dans l’incapacité de « maîtriser les flux physiques et financiers liés au patrimoine de l’entreprise ». La Cour des comptes s’inquiète notamment des « écarts importants entre la situation comptable et les résultats des inventaires (…) enregistrés chaque fin d’année depuis la création d’AT ». « L’importance de ces écarts a été [en 2011], à l’origine du refus de certification des états financiers d’AT par ses commissaires aux comptes », renchérit le rapport. Il ne s’agit d’ailleurs pas de petites sommes : 7,96 milliards de dinars en 2015 ! Ce n’est pas tout : « le système de facturation n’est pas maîtrisé, poursuit la même source, car l’analyse des créances sur clients a révélé qu’un écart important qui s’élève à 6,83 milliards de dinars entre les données du commercial et les données de la comptabilité » en 2015. Dans le même temps, pour tout contrat important ce sont normalement les cadres dirigeants d’AT qui signent. Or, la Cour des comptes a trouvé que la « procédure donne pouvoir de signer les contrats au directeur des achats (…) et au délégué régional (…) sans fixer de seuil ». Enfin, en conclusion de ce volet, la Cour des comptes note que jusqu’en 2015, « Algérie Télécom a continué à fonctionner (…) suivant les méthodes et usages hérités en 2003 ». La Cour des comptes s’inquiète également de l’instabilité à la tête d’AT, qui a consommé 8 PDG entre 2003 et 2016, « soit en moyenne un PDG pour moins de 2 ans, avec tout ce que cela peut avoir comme conséquences sur (…) [les stratégies et objectifs de l’entreprise et sur le climat social] » qui y règne.

Bonne santé financière, mais fragile

Algérie Télécom et l’État ont signé un contrat de performance, notamment pour l’amélioration et l’extension des services de l’opérateur dans le pays. Portant sur la période 2009-2013 (5 ans), ce contrat est accompagné d’un financement et d’un soutien de l’État à hauteur de 247 milliards de dinars.Pourtant, cet accord souffre de nombreux maux. Par exemple, tous les objectifs fixés « n’ont pas été quantifiés ». Il n’est pas non plus « assis préalablement sur un diagnostic commercial, technique et financier », pour déterminer le niveau de compétence et les engagements d’AT ou de l’État. En somme, à en croire le rapport de la Cour des comptes, AT a bénéficié d’un chèque « en blanc », de 247 milliards de dinars, alors que l’opérateur n’a fait que répercuter et décaler des objectifs antérieurs. En parallèle, Algérie Télécom a conclu « un contrat de conseil et d’accompagnement stratégique et opérationnel, en avril 2013, avec un cabinet étranger pour un montant de 1,613 million de d’euros », relève le rapport. Ce contrat, lui aussi, « n’a pas eu les effets escomptés sur la gouvernance », déplore la Cour de comptes. Dans le même temps, la Cour des comptes estime qu’il n’a pas été respecté. L’essentiel des objectifs fixés dans ce “contrat de performance” provenait d’ailleurs du programme gouvernemental précédent, baptisé « e-Algérie ». Un simple recyclage d’un projet antérieur, qui n’a donc toujours pas été réalisé. En effet, à en croire le rapport, AT est loin du compte : les objectifs de modernisation des équipements pour les abonnées n’ont été atteints qu’à 37,3%. Un des objectifs consistait au redéploiement du réseau WLL vers les zones rurales. Pour un coût de 238 millions de dollars pour 1 million d’accès, cette tentative s’est soldée par un échec total, ayant entraîné l’abandon pur et simple en cours de route : 0%. seul point positif au tableau, la situation financière de l’entreprise jugée « très positive » par la Cour des comptes. En effet, le chiffre d’affaires d’AT est passé de 60,59 milliards de dinars en 2010, à 93,65 milliards en 2015, selon le rapport, soit une hausse de 54%, tirée principalement par les revenus de l’internet de 30 milliards (en hausse de 22 milliards). Les disponibilités de trésorerie représentent le tiers du chiffre d’affaires, soit 33,56 milliards de dinars, conférant ainsi une bonne « capacité d’autofinancement qui dépasse 10% des immobilisations nettes », souligne la Cour des comptes.

Publié dans Actualité
Page 1 sur 4

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85