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Les candidats de l’alliance Mouvement pour la Société de la Paix et Front du Changement à Constantine ne reculent devant aucun subterfuge pour pousser les citoyens à aller voter le 4 mai prochain. Au chapitre de la propagande électoraliste, ils sont arrivés à dépasser l’ensemble des autres formations politiques engagées dans la course au Parlement. Parmi les promesses électorales exprimées par Mokri et Menasra à propos de la création de 2 millions de petites entreprises, les sections féminines de cette alliance sont entrées en jeu pour promettre aux femmes, un congé de maternité de 24 semaines. A Constantine où la base militante islamiste est très active depuis des années, les candidates du MSP et du FC n’hésitent pas à employer un discours démagogique, en touchant les cordes les plus sensibles d’une société paralysée par le pessimisme et le désarroi. Leur terrain de prédilection demeure bien sûr les mosquées où elles activent sans qu’aucune autorité ne leur rappelle les règles du jeu. Plusieurs mosquées sont devenues leurs chasses gardées. Les autorités le savent, mais ont tendance à laisser faire, puisque ces deux partis, qui ont adopté l’entrisme comme tactique et stratégie politique, ratissent large dans la campagne de sensibilisation pour une forte participation aux élections. Si au sommet de ces deux formations, leurs leaders n’ont pas peur du ridicule en promettant de faire de l’Algérie, dans les cinq prochaines années, la première destination touristique à l’échelle arabe, au niveau local et à Constantine plus précisément où les islamistes comptent des appuis solides, c’est le sujet de la famille et la promotion de la femme qui est utilisé afin de convaincre un électorat féminin convoité par l’ensemble des concurrents. Une des candidates de l’alliance MSP-FC a même promis la création d’une nouvelle filière universitaire relative à l’éducation et au bien-être familial ! En un mot, tous les moyens sont bons pour tenter de gagner le cœur d’un électorat réticent, quitte à s’engager dans des voies surréalistes. De tout temps, les islamistes se sont enorgueillis d’avoir procédé à l’ouverture de permanences locales destinées à leurs députés, mais aucun candidat de ce courant n’a eu le courage d’expliquer aux citoyens pourquoi ces permanences sont restées fermées 11 mois sur 12. 

M.M

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Pour les observateurs, incontestablement il s’agit d’un premier évènement du genre depuis que l’avènement du multipartisme en Algérie. En effet deux des plus importants et privilégiés Ârouchs du pays, en l’occurrence « Ouled-Nail », installée dans la région englobant El-Oued, Ghardaïa, jusqu’au centre de l’Algérie au Sud d’Alger (Djelfa, Boussaâda, Djebel Amour, etc.), et l’autre grande tribu Chaoui Ouled Derradj, installée dans les wilayate de Batna, M’sila, Khenchela, Tebessa et Souk Ahras, s’impliquent directement dans les prochaines élections législatives. Mieux encore, il soutient publiquement un candidat du vieux parti, en lice à Annaba, en l’occurrence le très puissant homme d’affaires Baha-Eddine Tliba, de député, et vice-président de l’APN sortante.  Très actif d’ailleurs depuis le lancement de cette campagne, Tliba a opté pour le contact direct avec les populations notamment rurales et démunies, ou à chaque fois, il s’est montré surtout convaincant en matière de questions terre à terre pour un lendemain meilleur. Ainsi, la campagne électorale du parti FLN à Annaba a pris à partir d’hier sa vitesse de croisière. A la veille de la venue du secrétaire général Ould Abbas à Annaba, ils sont deux Arouchs -Ouled Nail et Ouled Derradj- qui sont venus depuis la wilaya de Biskra, leur quartier général, apporter un soutien total aux candidats du FLN dont la liste est conduite par le ministre Talaï Boudemaâ et Bahaedine Tliba. Pour ce faire, une immense Kheima a été érigée à El-Gantra en guise de point de chute pour tous les habitants, originaires de ces deux Arouchs. Et ils sont, des milliers qui, depuis plusieurs années, sont installés à Annaba. Une assiette électorale considérable pour le FLN, dont le chef de la secte El Hadj Mohamed Ziani a donné le mot d’ordre de voter FLN. Tous les Intervenants à cette occasion, ont invité la peuple algérien à faire du 4 mai, un autre 5 juillet. Pour sa part Talai, qui a tenu à féliciter les dignitaires d’Ouled Nail pour cette rencontre historique, a indiqué que le vieux Parti est mesure de rafler les sièges à Annaba, en appelant les citoyens pour un vote massif le jour ‘’J’’ `.

B. Salah-Eddine

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Le FNA, par le biais de son Président Moussa Touati a animé un Metting, hier après-midi au complexe de proximité de Sidi Kassi, commune de Ben M’Hidi, Wilaya d’El Tarf, invitant au passage les jeunes à aller voter en masse même en mettant dans l’urne un bulletin blanc. Aux jeunes toujours, il dira qu’il faut se garder de quitter son pays, allusion à la « Harga », qu’ils doivent rester chez eux, veiller à la stabilité de leur Nation tout en combattant ceux qui cherchent à lui nuire. Moussa Touati s’en est pris aussi à l’instance indépendante de surveillance des élections qu’il accuse de faire dans l’amalgame et qui se fait dicter ce qu’elle doit faire par le système. Ce dernier, a estimé le Président du FNA, une semaine après le lancement de la campagne électorale chercherait  à inciter les électeurs à boycotter les prochaines élections afin de mettre en place une instance provisoire   post présidentielle non sans faire part des craintes de ce même système des instances internationales dont l’UE qui aurait selon Moussa Touati refusé par le passé de cautionner des élections, sans toutefois les préciser. Enfin, après avoir présenté les candidats de son Parti, il a évoqué le cas des femmes qui ne sont pas obligées de mettre leurs photos sur les affiches.

Abdelhak.H

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En effet, l’institution que préside la Française, Christine Lagarde, prédit d’abord une hausse de plus 1 point du taux du chômage au courant de l’année en cours. Celui-ci, estime le FMI, s’établira à 11,7%, alors qu’il était de 10,5% en 2016. Le chômage, ajoute la même source, connaîtra un bond important en 2018 en atteignant la barre de 13,2%. Faite sur la base de données économiques fournies par les institutions nationales, cette prévision fait peur. Elle rappelle le triste souvenir des années 1990 où le chômage était endémique en raison de la rareté de ressources financières et l’absence d’opportunité d’emploi dans le pays. L’autre mauvaise nouvelle qui vient se greffer à la première est l’éventuel ralentissement de la croissance économique établie en 2016 à 4,2%. Le fonds a baissé sa prévision pour 2017 en tablant désormais sur un tassement de la croissance à 1,4% contre 2,9% prévu en janvier. Cette tendance baissière, selon la même source, se maintiendra en 2018 à 0,6%. Pour rappel, la Banque mondiale avait expliqué lundi que la baisse prévue   de la croissance en Algérie serait le résultat du rééquilibrage des   finances publiques dans un contexte baissier des cours de pétrole qui exige   une réduction et une rationalisation des dépenses publiques. « Cet assainissement va aider à réduire davantage les déficits budgétaires et compte courant de l’Algérie mais va s’accompagner d’une baisse de la   croissance qui a été longtemps tirée par la dépense publique », indique la même source. Le FMI a ajusté à la hausse ses prévisions de l’inflation à 6,4% en 2016 contre 5,9% prévu auparavant et prévoit un taux de 4,8% en 2017 et 4,3% en 2018.  Le solde du compte courant a représenté -16,4% du Pib en 2016, un peu plus   que ce qu’a projeté le FMI dans ses prévisions actualisées de janvier à   -15,1%.  Le déficit du compte courant devrait ensuite se réduire davantage à -12,3% en 2017 et à -10,2% en 2018.  Le FMI s’attend, par ailleurs, à une hausse du chômage en Algérie en 2017   à 11,7% contre 10,5% en 2016. Ce taux devrait progresser en 2018 à 13,2%. Il est à rappeler que le rapport détaillé du FMI sur la situation économique du pays devra être publié au mois de mai prochain. Une mission de cette institution avait séjourné, en mars dernier en Algérie, et elle a présenté sa vision de surmonter le choc pétrolier. Le FMI a préconisé, à cette occasion, un « redressement graduel de l’économie algérienne qui préserve  les acquis sociaux ». 

Samir Rabah  

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Après la wilaya de Djelfa, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, va se rendre aujourd’hui à Oran pour une visite de travail. La deuxième du genre depuis le lancement de la campagne électorale. «Au cours de cette visite, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre et du suivi du programme de Son Excellence le président de la République, le Premier ministre devra s’enquérir de l’état d’exécution du programme de développement de cette wilaya et procédera à l’inauguration et au lancement de plusieurs projets relevant notamment des secteurs de l’agriculture, de l’industrie, de la pétrochimie, de l’habitat, des travaux publics et des sports», ont précisé les services du Premier ministre dans un communiqué. Il est attendu durant cette deuxième sortie que le Premier ministre fasse des annonces notamment sur la dynamisation du secteur économique. Comme à Djelfa, Abdelmalek Sellal aura à rassurer les populations de la région sur leurs acquis sociaux de plus en plus menacés par la crise financière qui secoue le pays. Il parlera du développement national qui ne pourrait se réaliser sans une réelle économie productive. «On ne peut envisager un développement national sans une économie productive et une recherche permanente de la valeur ajoutée dans nos richesses naturelles dont nous avons entamé le processus de mise en valeur avant leur exportation», a-t-il assuré. M. Sellal aura à expliquer le nouveau modèle économique que son gouvernement est chargé de mettre en œuvre en axant sur des filières interdépendantes englobant la production, la transformation, la commercialisation et l’exportation. Lors de cette visite, le Premier ministre va bien évidemment aller à la rencontre des citoyens et écouter leurs préoccupations liées aux aspects socioéconomiques, comme le manque d’infrastructures de santé, de logements et de projets d’investissement créateurs d’emploi.

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Moins d’un mois après son installation, le Bureau fédéral est déjà traversé par une forte turbulence. Il y a quelques jours, Nouredine Korichi avait claqué la porte et s’en est allé, après avoir occupé le poste de directeur technique national par intérim pendant deux ans. Korichi n’aurait pas apprécié le rappel surprenant de Fodil Tikanouine, alors qu’au début, Zetchi lui avait fait comprendre qu’il allait le confirmer dans le poste de DTN. Dans les coulisses, on raconte que Nouredine Korichi n’a pas beaucoup aimé que Fodil Tikanouine fraîchement installé enregistre leur entrevue avec son téléphone portable. Agacé par ces méthodes policières d’un autre temps, il a préféré partir, en promettant de tout révéler le moment venu. Hier, ce fut au tour de Messaoud Koussa de démissionner de son poste de président de la Commission fédérale d’arbitrage, à la suite d’un grave incident qui l’a opposé à Mokhtar Amalou, chargé de la désignation des arbitres. Messaoud Koussa reproche notamment à Amalou d’avoir procédé récemment à la désignation de deux arbitres sans le consulter conformément aux règles hiérarchiques. Profondément dépité par le fait qu’un simple employé ose lui tenir tête, Messaoud Koussa a quitté ses fonctions, sans que Zetchi ou l’un de ses deux adjoints présents à la réunion, Haddad et Ould Z’mirli, ne lèvent le petit doigt pour défendre la primauté d’un élu sur un simple fonctionnaire de la FAF. Les raisons du clash sont liées aux choix porté par Messaoud Koussa sur Bichari afin que ce dernier prenne en charge la commission de formation des arbitres. Ne se fiant qu’à ses deux adjoints, Haddad et Ould Z’mirli, qui le suivent comme son ombre depuis son élection à la tête de l’instance fédérale, Zetchi est en train de perdre le contrôle des événements. Même son choix du nouveau sélectionneur national semble ne pas être apprécié par le ministre de la Jeunesse et des sports qui a déclaré hier à propos de l’entraineur espagnol « qu’il soit grand ou petit ; avec ou sans CV, il est dans l’obligation de faire des résultats ». Une critique à peine voilée adressée à Zetchi. Tout auréolé de son nouveau statut, le nouveau président de la FAF n’avait même jugé utile de consulter le ministre, avant de jeter son dévolu sur un entraineur ne possédant aucune expérience internationale. Ould Ali avait réagi la veille de la désignation de l’entraineur espagnol, en regrettant amèrement le fait qu’on ne l’a pas sollicité même à titre consultatif. Les prochaines semaines vont certainement nous édifier sur la teneur du malaise qui couve à l’intérieur de la maison fédérale.

M M

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Après avoir appelé de tous ses vœux à un printemps arabe en Algérie, il y a de cela six ans, Bernard Henri Lévy récidive et annonce dans sa revue son soutien indéfectible aux partisans de la partition de l’Algérie. Après un silence qui a duré quelques années, BHL reprend ses prophéties de malheur et braque son infernal attirail médiatique sur un pays qui a toujours dérangé les desseins des maitres agrégés qui manipulent ce philosophe imposteur comme une marionnette.  Certes, il aura fallu une autre guerre civile aussi meurtrière que chaotique en Libye, après celle qui avait mis l’avenir de l’Algérie entre guillemets pour que le voile tombe et la véritable identité de Bernard Henri Lévy apparaisse au grand jour. Mais les Algériens n’ont jamais été floués, ni hier, ni aujourd’hui, par les idées destructrices de ce mauvais génie. Il a fallu que le sang des Libyens coule pour que l’opinion publique algérienne découvre qui est réellement mister Levy et qui est réellement docteur Bernard Henri ! Mais les Algériens se sont toujours méfiés du charlatan au service des faiseurs de guerres qui n’est en réalité qu’un philosophe agrégé en imposture n’arrivant même pas à maitriser ses extravagances intellectuelles et un obscur et sinistre personnage suscitant une très grande méfiance. On se rappelle de son parachutage sur Benghazi et son infiltration au cœur de la « rébellion » et qui continuent encore de susciter beaucoup d’interrogations au sein des élites intellectuelles occidentales et arabes, et les questions pleuvent au sujet de son implication directe aux côtés d’une révolte dominée par les jihadistes. B.H.L qui prétend faire de la philosophie un « instrument de lucidité » laisse apparaitre une indifférence royale devant ce questionnement. Il est insensible aux cris irrités qui lui parviennent du reste du monde. Il n’entend rien car il est à l’écoute de sa propre voix. Mais des fois, quand un intellectuel agacé par les filouteries «béachèliennes» sort son calepin et énumère noir sur blanc les égarements du philosophe, ce dernier descend de son piédestal en or massif qui nous renvoie curieusement au veau adoré par les enfants d’Israël, en consentant un regret visqueux pour amadouer le concerné ou en actionnant ses relais qui seront chargés d’asphyxier médiatiquement l’adversaire trop coriace. Sur ce chapitre, il n’a rien à envier aux théoriciens du nazisme, ni d’ailleurs aux membres du sérail pharaonique, pour rester dans l’ambiance monothéiste que B.H.L évoque dans de nombreux de ses livres. Ses entrées dans le milieu des médias et de l’édition ont fait de lui l’actionnaire principal d’une pensée française réduite à un vulgaire commerce monopolisé par une caste de mauvais génies et de génocidaires qui ont miniaturisé la France, le pays des libertés et des droits de l’Homme, en une immense scène où seul B.H.L a le droit d’y accéder. Ceux qui l’ont mis sur orbite ont décrété le « béhachélisme » comme une nouvelle religion et autorisé son porte-voix à jouer le rôle d’un prophète. Il a son poids aux éditions Grasset. Il a son mot à dire au Nouvel Observateur. Quand il parle au sein de la commission de surveillance de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, ses mots sont paroles de Talmud.  C’est pratiquement le même état d’esprit qui règne dans les rédactions des hebdomadaires Le Point et L’Express ainsi que les quotidiens Le Monde et Libération. Un véritable empire à la tête duquel se trouve un B.H.L tourmenté par l’idée de la rédemption dans son acceptation la plus religieuse, mais chez qui on découvre miraculeusement toutes les vertus de l’esprit laïc. C’est tout simplement hallucinant ! Faudrait-il interpréter ce tableau comme une ascension fulgurante du rabbin des temps modernes ou une régression vertigineuse de l’idée française ? Parmi ceux qui ont essayé d’apporter des éléments de réponse à cette question, figure en bonne place Pascal Boniface, directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’université de Paris III. Ils sont nombreux à réagir, mais c’est Pascal Boniface qui détient la première place. Son livre intitulé Les intellectuels faussaires; le triomphe médiatique des experts en mensonge contient une masse de vérités sur « B.H.L, le seigneur et maitre des faussaires ». Des faits et des preuves qui démolissent la pyramide d’affabulations construite par et autour de B.H.L comme un château de cartes. 

Mohamed Mebarki

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Les habitants de certains villages de la commune de Naciria, à l’extrême Est de la wilaya de Boumerdès veulent aller jusqu’au bout. Ils ont bloqué, hier mardi, la route nationale 12, qui relie Alger à Tizi-Ouzou. Ils réclament leur « part du développement » et exigent notamment le parachèvement du raccordement au gaz naturel. Ce n’est pas la première fois que ces habitants sortent dans la rue. Mais à la différence des fois précédentes, les protestataires ne veulent même pas dialoguer cette fois-ci. Ils estiment qu’ils ont eu suffisamment de « patience ». Signe de la radicalité du mouvement de protestation : même un convoi de l’armée a été empêché de traverser la route, une des plus stratégiques du centre du pays. Il y a une quinzaine de jours, les habitants ont déjà bloqué cet axe routier. Et l’intervention personnelle du wali de Boumerdès, qui a promis de régler leurs problèmes, a fini par les pousser à rentrer chez eux. Mais ses promesses ne semblent pas être tenues. D’où cette nouvelle expression de colère. « Couper les routes » semble être une nouvelle recette trouvée par les citoyens pour faire entendre leurs doléances. Il est vrai que dans le cas de Naciria, la situation sociale des villages montagneux est souvent lamentable. Les villages manquent de tout, y compris des services essentiels comme l’eau et l’électricité. Mais cette méthode de protestation est souvent critiquée parce que d’autres citoyens, notamment les usagers de la route, sont pénalisés. Pis, ce genre de mouvements de protestations peut même provoquer des pénuries de certaines denrées alimentaires. La wilaya de Béjaïa détient le haut du pavé en matière de « coupure » de route. Des projets d’utilité publique ont même été retardés à cause de ces manifestations !

Akli Ouali

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mardi, 18 avril 2017 01:00

Nouri pour de grands complexes

Le ministre de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelouahab Nouri, a appelé lundi à Guelma les investisseurs à opter pour la réalisation de grands complexes touristiques et se mettre au diapason de l’excellente dynamique que connaît le secteur touristique dans le pays. Lors de l’inspection du projet privé d’un village touristique à Hammam Debagh, M. Nouri a estimé nécessaire de se diriger vers la réalisation de grands complexes de haut niveau de service afin de "développer des produits touristiques conformes aux critères internationaux et de satisfaire la demande des touristes domestiques et étrangers". Il a exhorté les investisseurs dans le tourisme à coordonner entre eux et échanger leurs expériences, soulignant que le secteur a enregistré l’engagement de certains projets réussis dans nombre de wilayas, dont Skikda, Biskra, El Oued, Ain Témouchent et Mostaganem. Manifestant son mécontentement quant à l’opération en cours pour la protection du site de la cascade de Hammam Debagh, Abdelouahab Nouri a ordonné la tenue, dans les prochains jours, d’une réunion au siège du ministère pour l’installation d’une commission plurisectorielle qui établira un rapport et fera des propositions pour rattraper les insuffisances. Dans une déclaration à la presse sur ce même site, le ministre a estimé que la décennie noire des années 1990 a nui considérablement au secteur dont les retards doivent être rattrapés par des projets ambitieux. Il a également noté que les grands complexes touristiques réalisés au lendemain de l’indépendance avaient besoin aujourd’hui d’être modernisés. Plus de 70 milliards de DA ont été ainsi mobilisés par le gouvernement pour l’entretien et la modernisation des infrastructures anciennes, a ajouté le ministre, assurant que sur 1.600 projets avalisés par les services de son département, 584 se trouvent actuellement en chantier à travers le pays. Le ministre a inspecté au début de sa visite le projet d’une station thermale au village Hammam Belhachani dans la commune d’Ain El Arbi, avant de visiter des structures touristiques à Hammam Debagh, Guelma et Hammam Ouled Ali (commune de Héliopolis)

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Après dix jours de campagne électorale, la Haute instance   indépendante de surveillance des élections (HIISE) assure que tout va bien et qu’il n’y a rien à signaler. C’est du moins ce qu’a affirmé hier le vice-président de cette Haute instance,  Ibrahim Boudoukha, selon lequel aucun dépassement grave n’a été enregistré depuis le lancement de la campagne électorale. Pas de plaintes ni déclenchement d’actions publiques. S’exprimant sur les ondes de la Chaîne I de la radio algérienne, M. Boudoukha a souligné que la campagne électorale s’est déroulée dans un climat empreint de respect et de rigueur politique. Les candidats ont tous évolué dans de bonnes conditions, a-t-il poursuivi, assurant qu’à ce jour, « aucun cas de dépassement criminalisé par la loi n’a été enregistré ». Il admet que de petits incidents sans impact sur le déroulement de la campagne ont été signalés notamment en ce qui concerne l’affichage anarchique des listes. Cette haute instance dirigée par Abdelweheb Derbal n’a donc « relevé   aucun cas de menaces ou violences à l’encontre des candidats ». Pour M.Boudoukha, la campagne électorale « n’a connu, à ce jour, aucun   dépassement de ce genre, soulignant que « la HIISE a donné des instructions aux têtes de liste les enjoignant de s’en tenir aux espaces réservés à l’affichage ». Pour M. Boudoukha, « certains candidats ont respecté cette   instruction, tandis que d’autres ne s’y sont pas conformés, ce qui nous autorise, en vertu de la loi, à saisir les autorités de wilaya, en vue de recourir à la force publique ». Cette instance assure que l’ensemble des détails ayant trait au travail de   l’administration, ont été réglés et, de ce fait, aucun problème n’en a été  signalé ». Le président de la HIISE s’était récemment plaint d’un manque de moyens pour assurer une surveillance accrue des élections à travers le territoire national. Actuellement, M.Derbal effectue des  visites d’inspection improvisées aux permanences relevant de la même   instance. L’instance veille également sur la campagne sur les réseaux sociaux. S’agissant de la couverture médiatique de la campagne électorale,   l’Instance a relevé « un respect total du cahier de charges relatif à cet   effet sans aucun dépassement à signaler ». M. Boudoukha a fait état, en outre d’un «plan de déploiement en cours d’élaboration pour couvrir les bureaux de vote  tant au niveau national qu’à l’étranger », assurant que «des conventions sont actuellement contractées avec les huissiers de justice et les notaires, en leur qualité d’auxiliaires de justice, pour assister les membres de l’Instance dans les centres et  bureaux de vote ».     

Yanis Belmadi 

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