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vendredi, 07 avril 2017 01:00

N°5194 du 08-04-2017

Publié dans PDF

L’US Biskra, dirigée par le nouvel entraîneur Nadir Leknaoui, a réalisé un joli coup  en tête  du  classement de la  Ligue 2 en dominant quoique difficilement le WA Boufarik (1-0), lors de la 27e journée du championnat, disputée hier soir. Un but de Belgherbi (77e) a suffit aux Zibans de reprendre la troisième marche du podium  devant la JSM Béjaia (1-0), battue en déplacement contre le CRB Aïn Fakroun (1-0), suite à un but  signé Boukaroum (25e) sur penalty.  Dans le même temps, le MC El Eulma a fait la bonne opération du week-end dans l’optique du maintien en remportant le derby face au CA Bordj Bou Arréridj  (3-0), grâce à  Belhamri (54e), Hamadache (87e) et Djabali, qui a transformé un pénalty dans les arrêts de jeu.  Au classement, les hommes de Aziz Abbes passent de la 14e à la 11e place qu’ils partagent avec le CRB Aïn Fakroun, avec cinq points d’avance sur le WA Boufarik,  premier club relégable, qui compte 28 unités au compteur.  Alors que l’AS Khroub, qui s’est présentée  à Blida avec une équipe composée en grande  majorité de joueurs  espoirs,   a connu la défaite face à l’USMB (2-0), et reste à  l’avant dernière place, avec 7 points de retard sur le premier non relégable, le GC Mascara, qui s’est fait accrocher à domicile par l’ASM Oran (1-1). Pour son deuxième déplacement consécutif,  la JSM Skikda, coachée par Didier Gomez, n’a pu faire mieux qu’un match nul sur la pelouse du MC Saïda (1-1)  et demeure à la cinquième position avec 39 points, à trois longueurs du podium. En revanche, l’A Bou Saâda a essuyé une défaite chez le RC Arbaâ (2-1), qui ferme toujours la marche. Par contre, l’ASO Chlef est allée s’imposer à Dar El-Beïda face au leader,  le Paradou AC (1-0), et remonte à la 10e place en compagnie de l’A Bou Saada (34 points chacun).   Cinq  victoires à domicile, une à l’extérieur, deux  résultats nuls, voilà ce qu’on note au final de cette 27e journée, où quinze buts ont été inscrits dont trois à El-Eulma. 

B. Mechati

Résultats

MCEE - CABBA  3-0
CRBAF - JSMB   1-0
MCS - JSMS       1-1
PAC - ASO         0-1
USMB - ASK       2-0
RCA - ABS         2-1
GCM – ASMO     1-1
USB – WAB        1-0

Publié dans Sport

Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, l’ambassade des États-Unis a annoncé l’organisation, le 24 avril de 14h00 à 19h00 au Palais de la Culture à Alger, d’un salon pour encourager les lycéens et les étudiants universitaires algériens à envisager de faire des études aux États-Unis. Les représentants d’admission de 20 universités publiques et privées américaines rencontreront les étudiants intéressés, fourniront des informations sur leurs programmes d’études et leurs exigences d’inscription et répondront aux questions. En outre, trois ateliers seront organisés pour donner des conseils sur le processus d’inscription aux institutions américaines, la réussite aux tests TOEFL et IELTS et le financement des études. Les établissements Arkansas Tech University, DePaulUniversity, Georgetown University in Qatar, Kansas State University, Kent State University, New York University a Abu Dhabi, Northern Illinois University, SavanahCollege of Art and Design (SCAD), SienaCollege, ShorelineCommunityCollege, St. Cloud State University, State University of New York (SUNY) Plattsburgh, Suffolk University, Temple University, University of Colorado Boulder, University of Wisconsin – Stevens Point, University of Wisconsin-Madison, Valencia College et Virginia Tech participeront au salon. Le salon sera ouvert au public et les organisateurs ont invité “les jeunes algériens et leurs parents à y prendre part”. “Visitez notre site web pour vous inscrire à cet événement gratuit. Les personnes désirant y assister sont invités à s’inscrire au lien suivant: https://dz.usembassy.gov/ et à imprimer la page de confirmation afin de la présenter au salon”, souligne enfin l’ambassade américaine. Pour de plus amples informations sur les études aux États-Unis, visitez le site : https://educationusa.state.gov/

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Des poissons d’eau douce comme les barbots , des carpes et une vache ont été retrouvés morts à Oued Seybouse, dans la commune de Chihani, relevant de la daïra de Dréan dans la wilaya d’El Tarf. Ce phénomène a inquiété au plus haut point les riverains, notamment les éleveurs qui ont préféré mettre à l’abri leurs cheptels en les acheminant vers les montagnes environnantes comme Trelli et Bouneffa. Contacté, le directeur de l’environnement de la wilaya d’El Tarf dira à ce sujet que les services concernés se sont déplacés sur les lieux et ont procédé à des prélèvement d’eau dans l’oued Seybouse pour effectuer des analyses de DBO5 dont les résultats seront connus dans cinq jours, et ce pour connaitre le taux d’oxygène de l‘eau qui demeure le seul critère plausible ,selon notre interlocuteur M. Féraoun Kouider qui a précisé qu’en l’absence d’eau pendant plus d’un mois , l’oxygène diminue et peut avoir des incidences sur sa qualité. Et s’il s’agit d’une autre cause due aux pesticides ou un autre agent ,il faut voir en amont, allusion faite à une usine située distante de 25 km de Chihani, dans une wilaya limitrophe qui s’est distinguée par un fort taux de pollution des eaux de cet Oued par le passé.  En attendant les résultats des analyses, la direction de l’environnement a entamé une vaste campagne de sensibilisation auprès des riverains de cet Oued afin de s’abstenir de pêcher du poisson ou d’utiliser ses eaux .

Abdelhak H. 

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Rien ne semble dissuader les malfrats de tous genres toujours à l’affût pour mettre à exécution leurs sombres desseins. Après les cambriolages dans les villages, loin de toute surveillance policière, qui avaient défrayé la chronique il y a quelques mois, c’est la ville de Bouraoui Belhadef a l’Est de Jijel qui est à nouveau ciblée, après une accalmie qui aura duré plus d’une année. Cette fois, les voleurs ont jeté leur dévolu sur les étables d’où ils ont subtilisé dans la nuit de jeudi à vendredi sept bœufs. C’est, selon nos sources, vers trois heures du matin qu’un homme qui accompagnait les bêtes est croisé par plusieurs individus à l’entrée de la ville. Sentant que la situation était anormale, un passant avisa les propriétaires des étables où étaient parqués plusieurs taureaux qui devaient être dirigés vers l’abattoir. L’alerte fut donnée et plusieurs personnes entreprirent de sillonner les routes menant de Bouraoui Belhadef vers les communes voisines, en vain. Quatre bêtes seront tout de même retrouvées abandonnées à l’entrée Ouest de Bouraoui belhadef, alors que les sept autres ont disparu, cela fait déjà plusieurs jours. Une enquête est ouverte par la sûreté de daïra auprès de laquelle une plainte a été déposée. Rappelons que des cambrioleurs se sont manifestés, ces derniers temps, dans les villages où ils ont délesté des auto-constructeurs de matériaux de construction. Dans un autre hameau, c’est un groupe électrogène qui a disparu sans que personne n’ait aperçu les voleurs. Dans les deux cas, l’aide d’un camion est indispensable pour transporter le butin. Ce qui n’a, semble-t-il, pas attiré l’attention des riverains. Seules les enquêtes ouvertes par les services concernés pourront redonner au citoyen le sentiment de sécurité qui les animait auparavant. 

M.Bouchama

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Dans un contexte marqué par les scandales économiques et financiers, touchant aussi bien les initiatives privé que le secteur public, c’est au tour de l’opérateur historique Algérie Telecom d’être entraîné par une  mauvaise pub, sous la forme d’un rapport accablant émanant de la Cour des comptes. Les anomalies détectées dans les contrats conclus entre 2011 et 2013 par AT et des fournisseurs étrangers, des entreprises chinoises, laissent apparaitre des écarts inquiétants entre les montants initiaux et les montants payés réellement par l’entreprise algérienne. Cette dernière a, selon le rapport, procédé à la signature d’un contrat de gré à gré, contrairement aux règles et procédures édictées au nom de la discipline budgétaire et financière, à l’issue duquel, elle dut « allonger » sur la table plus de 51 millions de dollars au lieu des 48 millions contractualisés. Il s’agit d’un contrat signé avec un fournisseur chinois et établi le 24 août 2013. Sa mise à jour, trois ans et demi après les faits, suscite de nombreuses questions. Il est impensable que l’enquête ait pris tout ce temps. Les responsables d’AT, qui ont piloté ce contrat condamnant l’entreprise à une dépendance quasi-totale à Huawei qui a livré auparavant à l’Algérie un équipement opérationnel exclusivement selon le système de gestion fourni par deux autres fournisseurs chinois, sont connus. Le préjudice financier causé à AT qui a été poussée vers une situation de dépendance technologique est évalué à plus de 16 millions de dollars à travers tous les marchés conclus entre l’opérateur historique et ses partenaires chinois qui n’ont trouvé aucun obstacle pour multiplier par dix le prix de leurs prestations. L’ancien PDG limogé en juin 2016 est directement mis en cause et sa responsabilité est entièrement engagée dans ce marché de « dupes » en fonction de laquelle, les Chinois offriraient 800 mille accès gratuits au cas où la demande algérienne dépasse les deux millions. Le rapport affirme que la dernière étape des négociations et les clauses contractuelles définitives a échappé au contrôle interne de la commission centrale des marchés. Une accusation lourde de conséquences, si les pouvoirs publics vont lui réserver des suites. L’entreprise publique a été victime en plus de surfacturation. Certains surcoûts ont atteint plus de 26 millions de DA. Et ce n’est pas fini, puisque le rapport mentionne un autre contrat de 300 millions de dinars signé avec une entreprise libano-algérienne de droit algérien pour la fourniture de fibre optique. Ce marché qui, relève le rapport, a été signé de gré à gré, et exécuté de manière ambiguë offrant toute la latitude à la société d’intervenir irrégulièrement, alors que le contrat portait sur une année. En vertu de la « préférence nationale », cette société algéro-libanaise a bénéficié d’une augmentation de 15%, en plus de 21% pour les frais d’approche, soit un total de 39,15%, indique la Cour des comptes. « Or, la préférence nationale ne doit être appliquée normalement que lors de l’évaluation commerciale, en d’autres termes après consultation y compris de l’opérateur national et après acceptation de son offre technique », poursuit la même source. Une étape manifestement sautée par Algérie Télécom, commente le journal électronique TSA qui, on ne sait par quel miracle, il est entré en possession du rapport de la Cour des comptes. La divulgation du contenu de ce rapport intervient à un moment où le marché de téléphonie mobile et d’Internet est traversé de part et d’autre par les effets de la crise économique à laquelle fait face l’Algérie. Sa médiatisation est tout sauf banale lorsque l’on sait que le marché de la téléphonie mobile représente à lui seul plus de 50 millions de consommateurs. Certes, AT demeure toujours en pôle position, mai rien ne garantit que les données restent inchangées. Toute cette mauvaise publicité qui lui est collée, n’est apparemment pas fausse, mais elle est surtout suspecte. 

Mohamed Mebarki 

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L’Algérie est «un partenaire clé» des Etats-Unis dans le domaine sécuritaire, a déclaré jeudi à Washington le coordonnateur pour la lutte antiterroriste au département d’Etat, Justin Siberell, évoquant une nouvelle ère de coopération entre les deux pays. S’exprimant à l’issue de la 4ème session du dialogue algéro-américain sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme, tenue jeudi à Washington, Siberell a précisé que les discussions avec la délégation algérienne, conduite par le ministre des Affaires Maghrebines, de l’Union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes, M. Abdelkader Messahel, étaient fructueuses et ont constitué l’occasion d’échanger sur les questions liées à la sécurité et à la lutte contre la menace terroriste. « Nous avons achevé une journée de discussions productives, notamment sur les objectifs partagés en matière de sécurité et de lutte antiterroriste», a souligné le responsable américain dans une déclaration à la presse. Le coordonnateur pour la lutte antiterroriste a précisé que cette quatrième session a porté sur les relations bilatérales, mais aussi sur les questions internationales, car «l’Algérie est un partenaire clé des Etats-Unis et nous apprécions les partenaires clé pour faire face aux défis transnationaux». Evoquant le phénomène de la propagation du terrorisme qui constitue de plus en plus un défi grandissant pour les gouvernements, Siberell a précisé que «son pays se tourne vers des partenaires comme l’Algérie qui a une profonde expérience en matière de lutte effective contre la menace terroriste, comparée à la plupart sinon tous les pays». Le responsable américain a dit «apprécier», à chaque fois, l’opportunité d’échanger sur ces questions avec «les collègues algériens et le ministre Messahel qui, en particulier, a été un véritable leader dans le renforcement du partenariat entre l’Algérie et les Etats-Unis dans ce domaine». Siberell a ajouté que «ça été un plaisir d’accueillir le ministre Messahel et sa délégation à Washington au commencement de la nouvelle administration américaine». Il a relevé que l’échange avec la partie algérienne est «très important» au moment ou la nouvelle administration prend ses fonctions et travaille pour faire face aux défis du terrorisme et pour aligner ses efforts avec ceux de ses partenaires au Sahel. Le coordonnateur américain a indiqué que la participation des représentants des départements américains de la Défense, de la Justice, de la sécurité intérieure et du gouvernement américain à cette réunion «est également une indication» qui témoigne d’une «nouvelle ère dans la coopération» algéro-américaine. Dans une déclaration publiée jeudi par les services du porte-parole du département d’Etat, les Etats-Unis ont précisé que cette quatrième session du dialogue sécuritaire était «destinée à renforcer le partenariat algéro-américain et consiste à servir de multiplicateur de force pour contrer le terrorisme dans la région». «Les Etats-Unis considèrent l’Algérie comme un partenaire important et capable dans cet effort», a affirmé le département de Rex Tillerson et d’ajouter, « les Etats-Unis se réjouissent de poursuivre l’échange sur la lutte contre le terrorisme avec l’Algérie afin d’élargir et d’approfondir davantage notre coopération ».

APS

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vendredi, 07 avril 2017 01:00

«Nous n’allons pas nous endetter»

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, persiste et signe : « L’Algérie ne s’endettera pas et elle tiendra face à la crise économique ». Intervenant, jeudi dernier à l’occasion d’un point de presse animé conjointement avec son homologue français, Bernard Cazeneuve, il assure que l’Algérie résiste, depuis trois ans déjà, au choc pétrolier. « Nous avons résisté pendant trois ans maintenant au choc pétrolier. Depuis juillet 2014, les cours du pétrole se sont effondrés et nous avons perdu 70% de nos recettes pétrolières », rappelle-t-il. Mais malgré cela, le Premier ministre se dit confiant pour l’avenir et loue la gestion de la situation par son gouvernement. « On a tenu, on tient et on tiendra. Tous nos indicateurs macroéconomiques sont au vert, de l’avis du FMI. Nous avons fait preuve d’une gestion assez rigoureuse de nos moyens financiers. Ça nous permet de diversifier de plus en plus notre économie et nous comptons sur la France dans ce secteur », assure-t-il. Selon lui, le salut du pays réside dans la diversification de son économie. Cette stratégie est déjà mise en branle, selon lui. Il cite dans ce sens, un certain nombre de produits dont la production est excédentaire, à l’image du ciment. « On était un grand importateur de ciment, aujourd’hui nous pouvons même prétendre à l’exportation de ce produit », illustre-t-il. Dans sa réponse à une question relative aux licences d’importation et la volonté de l’Algérie de les réduire au maximum, Abdelmalek Sellal justifie. « L’objectif de cette mesure, qui est conforme à nos engagements internationaux, n’est pas d’arrêter les importations. Le but est de restreindre certaines importations, mais aucune ne sera interdite », ajoute-t-il. Dans la foulée, il affirme que l’Algérie ne recourra pas à l’endettement extérieur, dont les conséquences seront dramatiques sur le pays. « Nous restons, depuis trois ans, totalement désendettés. Le peu de dette qui existe, c’est le fait du secteur privé. Et nous n’allons pas nous endetter. Nous avons vécu la mauvaise expérience des années 1990 en faisant appel au FMI. Ça a créé du chômage et a donné suite à la résurrection de l’intégrisme islamiste. On ne retombera jamais dans cette situation. Nous avons introduit les licences pour certains produits. 25 produits sur 50 000 sont seulement concernés par la mesure. La facture était de 60 milliards de dollars, nous sommes tenus de la ramener à 35 ou 40 milliards de dollars », souligne-t-il, appelant ainsi le partenaire français à comprendre cette situation et à aider le pays par des investissements directs.

Cazeneuve défend les opérateurs français  

La réponse est vite venue de la part de son homologue français. « Nous comprenons parfaitement la préoccupation de l’Algérie de limiter ses sorties de devise et de maitriser ses importations. C’est là une préoccupation normale. Bien entendu, nous sommes aussi soucieux que les opérateurs économiques, puissent, en contrepartie disposer des éléments de prévisibilité et de transparence par rapport aux règles qui sont susceptibles d’être définies souverainement et normalement par nos amis algériens dans le respect de l’accord d’association avec l’UE », précise-t-il, en insistant sur le fait que la France reste le premier investisseurs hors hydrocarbures en Algérie avec près de 500 entreprises installées dans le pays. A l’occasion de cette visite du Premier ministre français, les responsables des deux gouvernements ont annoncé la résolution, par le dialogue, des contentieux existants, dont celui opposant la Sonatrach à Renault.    

Samir Rabah

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vendredi, 07 avril 2017 01:00

L’axe Alger-Paris se fluidifie

L’Algérie et la France semblent avoir oublié le très controversé épisode du Tweet de Manuel Valls, qui, il y a une année a plongé les relations politiques bilatérales dans le coma. Son successeur Bernard Cazeneuve, qui va certes quitter son poste dans deux mois, a plutôt réussi son passage à Alger. Le ton était jeudi, à la détente et aux superlatifs s’agissant des relations entre l’Algérie et la France. Bernard Cazeneuve et Abdelmalek Sellal  ont réussi à faire oublier le «coups de poignard» de Manuel Valls quand il avait montré le président Bouteflika souffrant dans une photo accompagnant son fameux Tweet. Cazeneuve qui a déjà exprimé son soutien au candidat Emmanuel Macron, voulait visiblement  éviter tous les sujets qui fâchent, en mettant l’accent sur «l’excellence» des rapports entre Paris et Alger. Ceci d’autant plus que l’Algérie elle aussi, semble avoir jeté son dévolu sur le même Macron qui a eu des déclarations très progressistes à l’égard du colonialisme français qu’il a qualifié de «crime contre l’Humanité». Jeudi, il n y avait pas l’ombre d’une brouille ou d’une mésentente entre Sellal et Cazeneuve.«Jamais autant que pendant ce quinquennat qui s’achève les relations franco-algériennes n’ont été aussi fortes, aussi denses, aussi confiantes, et c’est donc pour moi, au nom du président de la République et du gouvernement français, une manière ici de dire l’attachement de notre pays à cette relation amicale et extrêmement fructueuse». Bernard Cazeneuve  s’est fait fort de souligner cette «belle relation» sous Hollande, même si le tweet de Valls  est tombé comme un cheveu dans la soupe. Sans doute que l’actuel locataire du palais de Matignon investit pour l’avenir ; c’est-à-dire pour l’après présidentielle histoire de préparer le terrain à son favori Emmanuelle Macron. «Les relations entre la France et l’Algérie se sont considérablement renforcées depuis la visite du président Hollande en décembre 2012, et après sa deuxième visite en 2015, ainsi qu’après la tenue de trois comités intergouvernementaux de haut niveau permettant, sur de multiples sujets, à nos gouvernements d’affirmer leur volonté de coopérer», a rappelé Bernard  Cazeneuve lors de la conférence de presse qu’il à animée conjointement avec Abdelmalek Sellal. Ce dernier était certes moins euphorique en qualifiant la coopération algéro-française de  «satisfaisante», mais il ne s’est pas empêché d’exprimer son accord avec son hôte du jour. «Permettez-moi d’exprimer ma satisfaction quant à la qualité de notre coopération sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, dont celles ayant trait à la paix et la sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent», a assuré Abdelmalek Sellal. Il a réitéré «avec force» la volonté de l’Algérie de «conjuguer les efforts des deux pays pour affronter les multiples défis sécuritaires auxquels ils font face». De la même manière Sellal a loué la qualité du dialogue politique entre les responsables des deux pays, qui, selon lui, «a atteint une densité qui permet la coordination des positions sur certaines questions internationales, notamment les menaces qui pèsent lourdement sur notre région». Signe de cette volonté de remettre les pendules à l’heure et remettre en marche le «couple» franco-algérien, Sellal a plaidé en faveur d’une nécessaire synergie. «Nous devons plus que jamais accentuer notre vigilance et notre mobilisation au plan national et au plan régional pour faire face à tous ces défis qui déstabilisent tant de pays de notre région, et constituent une menace sérieuse pour la sécurité de nos pays et notre région, y compris sa partie euro-méditerranéenne».

Imane B

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vendredi, 07 avril 2017 01:00

Les mises au point de Sellal

Abdelmalek Sellal a profité de la présence de la presse française qui accompagnait dans sa visite, le premier ministre Bernard Caseneuve, pour délivrer des messages politiques. Au sujet des processus de prise de décision politique, sur fond des récurrentes supputations des média français, quant à l’incapacité du président Bouteflika, Sellal fait observer que l’Algérie est bien dirigée par le président Abdelaziz Bouteflika. «Je ne fais rien et je ne décide rien sans le lui demander», a-t-il affirmé. M. Sellal a également précisé que le pays a ses institutions avec un Parlement qui fonctionne, rappelant que le 4 mai prochain auront lieu les élections législatives pour le renouvellement de la composante de l’Assemblée. A travers cette mise au point, le premier ministre met en évidence la stabilité du pays, dans un environnement régional en pleine turbulence politico-sécuritaire, conséquence d’un « Printemps arabe dévastateur » Cette stabilité est en relation avec l’institution militaire. «Nous avons une Armée qui est debout, garante de la sécurité du pays, et qui combattra le terrorisme jusqu’à son éradication définitive», a poursuivi le premier ministre qui envoie ainsi un signal fort quant à la puissance de l’Algérie à avoir un partenariat de qualité au plan sécuritaire avec l’Europe. Toujours sur le registre de la stabilité, Sellal s’est permis d’ironiser sur les think tank qui prédisaient une explosion sociale de l’Algérie, conséquence de la contagion de ce fameux printemps arabe et de la crise économique. «Nous sommes un pays stable qui avance correctement et nous avons réussi à préserver la stabilité, du pays, alors que nous avons plusieurs frontières au rouge», a-t-il fait remarquer. Interrogé par un journaliste français pour lui demander quel est  le candidat préféré de l’Algérie pour l’élection présidentielle en France.  L’Algérie «conformément à ses principes, ne s’interfère jamais dans les affaires internes des autres pays, dit-il, ça été toujours notre politique. On n’aime pas nous immiscer dans les affaires des autres pays», a-t-il dit, ajoutant, concernant l’élection présidentielle française, que l’Algérie «a toujours travaillé avec celui que le peuple français désigne» comme étant son président. «L’essentiel est d’améliorer les relations entre les deux pays quel que soit le président élu même si on souhaite celui qui est le plus proche de nous», a-t-il poursuivi. Cela dit, Sellal admet que les élections présidentielles en France suscitent l’intérêt des Algériens, en raison explique-t-il « de la densité des relations entre les deux pays, de la présence en France d’une forte communauté d’Algériens qui représentent un enjeu électoral ». La question de la mémoire, éternelle pomme de discorde, s’est encore invitée. Sauf que pour le coup, le Premier ministre a déclaré : «Des gestes symboliques de part et d’autre ont permis une décrispation certaine» et «ouvert la voie à la mise en place de mécanismes de travail adéquats susceptibles de prendre en charge efficacement les questions sensibles»  Cette visite du PM français, qui quitte Alger sans voir le président Bouteflika,  aura encore été une étape sur la voie de ce fameux « partenariat d’exception»

 H. Khélifi

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