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dimanche, 09 avril 2017 01:00

N°5196 du 10-04-2017

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dimanche, 09 avril 2017 01:00

“Un nouveau départ est possible”

Un véritable pavé dans la marre que le président du RCD vient de lancer au sujet de la fraude organisée ayant prévalu lors des élections législatives d’il y a cinq ans. Mohcine Belabbas, qui s’exprimait hier dimanche dans une rencontre avec la presse, au premier jour de la campagne électorale pour les élections législatives du 4 mai, a en effet, fait part de la réponse, enfin, du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales à la missive du parti ,pour mettre à sa disposition et a celle de tous les partis, les résultats des législatives du 10 mai 2012. Une démarche motivée, expliquera-t-il, par la nouvelle loi électorale qui stipule que tous les partis qui n’ont pas obtenu au moins 4% des suffrages exprimés lors de ce scrutin ou ne disposent pas de 10 élus locaux dans une circonscription électorale, sont soumis à la collecte de 200 signatures d’électeurs pour chaque siège parlementaire à pourvoir. Et après une analyse de ces résultats, ce que le président du RCD dira avoir découvert « l’insondable mystère » : des partis qui, sans atteindre les 4% des suffrages des électeurs sont non seulement exempts de la collecte des fameux paraphes des électeurs mais ont été gratifiés de sièges de parlementaires en 2012. Et à Belabbas de considérer que c’est là «la première fois depuis l’indépendance que le ministère de l’Intérieur publie les preuves écrites de la fraude organisée par son administration». Ceci avant de s’interroger «s’il faut interpréter ce coming-out comme un mea culpa ou un défi cynique assumant l’outrage du viol de la volonté populaire». Pour le président du RCD, on ne peut prétendre rassembler les énergie nécessaires pour réunir les conditions du redressement national, faire face à la crise financière et à une situation régionale et internationale marquée par l’instabilité et les sérieuses incertitudes, en reproduisant un tel mépris à l’endroit de la souveraineté populaire». De même, poursuivra-t-il, qu’on ne peut prétendre vouloir une participation massive des citoyens au scrutin du 4 mai prochain quand on ferme les médias publics à tout débat, rappelant que la dernière apparition d’un responsable du parti remonte à novembre 2007. Il accusera, dans la foulée, l’ENTV d’être «vulgairement  privatisée et instrumentalisée au profit d’intérêts particuliers et d’être définitivement sortie du registre du service public».  D’où la décision prise de «ne pas participer à ce qu’il qualifie de « folklore qu’elle est en passe de renouveler à l’occasion de ce scrutin et de ne pas répondre à ses invitations et de lui interdire de se présenter aux activités du parti». Par ailleurs, le président du RCD  a indiqué qu'un  «nouveau départ» était «possible» à la faveur des élections législatives  du 4 mai, optant notamment pour une campagne de proximité afin d'informer,  sensibiliser et mobiliser les citoyens autour de données «objectives» et  avec un «argumentaire crédible». Belabbas a, en effet, considéré que les «solutions aux problèmes des  Algériens sont possibles», précisant que ces préoccupations sont contenues  dans le programme électoral de son parti. «Il n'est pas vrai que l'on ne peut pas soulager les problèmes moraux et  matériels que vit une partie de la population pour restituer l'espoir et  partant, susciter le désir de tous pour s'impliquer et combattre le  pessimisme et la perte d'espoir ambiants», a-t-il clamé.

A.K

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dimanche, 09 avril 2017 01:00

Quand le civisme vient à manquer

L’absurde a marqué hier le premier jour de la campagne pour les législatives du 4 mai prochain .En effet, dès l’affichage des listes des candidats des partis et indépendants, certains individus, heureusement peu nombreux et agissant dans l’ombre, se sont illustrés par un comportement exécrable. Ils se sont attaqués aux portraits des candidats, soit en les barrant aux traits et par des croix rouges, soit en les arrachant carrément, exprimant, ainsi, une animosité arbitraire vis-à-vis de ces candidats. Le majestueux cours de la révolution, place emblématique de la Coquette, pour ne citer que cet endroit, a été témoin de ce genre de comportement qui n’honore pas ses auteurs. Cette attitude regrettable qu’on peut expliquer par l’absence de civisme et de formation politique, a suscité la désapprobation de badauds, y compris ceux qui ne sont pas forcément avec le gouvernement. Au lieu de s’attaquer aux portraits des candidats en les déchirant ou en les barrant, ils auraient à attendre le 4 mai prochain le jour du vote pour se prononcer avec conscience et civilité, soit en sanctionnant, soit en accordant la confiance aux candidats de tel ou tel parti ou aux indépendants. Par ailleurs, certains panneaux publicitaires réservés aux listes des candidats aux législatives du 4 mai prochain, sont restés jusqu’à hier fin de l’après- midi, totalement vierges ; tandis que des meetings annoncés un peu partout à travers la wilaya  , ont été tenus en retard ou carrément annulés .

Hocine Akli 

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dimanche, 09 avril 2017 01:00

On courtise l’Algérie profonde !

La campagne électorale est entrée depuis hier dans le vif du sujet. Tous les responsables des partis politiques ont quitté leurs bureaux capitonnés pour des séances de corps à corps avec le peuple qui redécouvre pour le coup sa fonction d’arbitre suprême. Beaucoup de symbolique dans le choix des premiers meetings animés par les leaders politiques. Ainsi, le FLN, qui se veut la conscience de la révolution, a opté pour la wilaya de Khenchela, une wilaya où il ne compte aucun député, mais qu’il cherche à reconquérir. Son alter égo, le RND a choisi le sud du pays pour le top départ de sa campagne. Même région pour Louisa Hanoune, alors que le FFS a pris le parti de faire partir sa campagne à partir de Ghardaïa, un de ses bastions. On aura donc constaté que les grands partis ont privilégié courtiser l’Algérie profonde. Il est vrai que c’est elle qui se rend massivement aux urnes pour voter. Une exception pour deux partis, le MSP et le RCD qui ont commencé par la capitale, le premier par un bain de foule dans les rues et l’autre par une conférence de presse pour expliquer encore le sens de sa participation. Au-delà des symboles, à travers le choix des premiers meetings, il y a également les premiers discours. Premier constat à faire d’emblée : des appels à une large participation. Cette consigne a été dans la bouche de tous les leaders des partis. Pas forcément pour les mêmes objectifs. Car pour l’opposition une grande participation empêcherait le détournement des voix des non votants en faveur des partis du gouvernement. Ces derniers, en revanche se font les avocats d’une ruée aux urnes qui seraient alors significative du soutien aux institutions et à la stabilité du pays. Les partis politiques ont devant eux trois semaines pour faire toucher du doigt aux Algériens le besoin d’aller voter le 4 mai prochain. Mission difficile s’il en est pourtant, car les citoyens, autrement plus intelligents, savant que ces législatives participent d’une forme de mise en scène, en ce sens que le parlement en Algérie n’est là que pour donner un vernis de légitimité aux décisions qui se prennent ailleurs. Mais au de-là de la méfiance traditionnelle à l’égard d’un parlement sans pouvoir ni puissance, il y a aussi l’intrusion de l’argent sale pendant la phase de confection des listes. C’est de nature à cristalliser davantage cette défiance. A cela, il faut ajouter un contexte économique morose. Les citoyens au moment de prendre leurs décisions de voter ou de rester chez eux, ils auront certainement à l’esprit les lois antisociales votées par le parlement sortant. Celui qui sortira des urnes est appelé à faire pire, car pour les cinq années à venir la crise, dont on en est qu’aux préliminaires, risque de prendre des tours dramatiques, selon les prévisions des experts. C’est dire en définitive que cette campagne électorale revêt un caractère bien particulier, des lors qu’il s’agit pour les candidats aux suffrages des Algériens d’être en face d’un défi immense. Sauront-ils trouver les bons mots, les mots justes ? Réponse dans trois semaines.

H.Khélifi  

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Tous les indices plaident pour un remake des élections législatives du 10 mai 2012, avec une prédominance indiscutable du FLN, nonobstant le mouvement de contestation qui a secoué les structures de ce parti à l’issue de la confection des listes de candidats. Avec un nombre de listes plus élevé et une meilleure organisation, il faut donc s’attendre à une mobilisation largement dominante dans le pays lors de cette campagne, et à un triomphe peut-être sans précédent du FLN. Il s’agit pour le parti de confirmer sa suprématie quasi absolue sur la scène politique nationale et de mériter ainsi sa place de première force politique et, pour son patron, de se refaire une virginité pour éviter le sort qu’ont connu ses prédécesseurs, à l’orée de chaque consultation électorale. Son alter ego, le RND, qui a fait bonne presse aux dernières législatives, risque cette fois-ci de perdre sa position de deuxième force politique. Avec la mobilisation de tout son staff de direction, conduit par son secrétaire général qui ambitionne de sillonner les 48 wilayas pendant cette campagne, il peine à se trouver un mot d’ordre mobilisateur qui puisse le distinguer du parti majoritaire, lequel a monopolisé jusqu’à la paternité du programme du président de la République. Mais, en même temps, c’est une chance pour le parti d’Ahmed Ouyahia de circonscrire le mouvement de «redressement» qui le cible depuis quelques mois. Mais attention à la surprise que peuvent créer les différentes coalitions islamistes qui tentent de se remettre de leur débâcle des élections de 2012. Leur chance d’arriver en deuxième position est pour la première fois posée comme très probable. Anticipant les résultats, les dirigeants du MSP font miroiter leur disponibilité à participer au prochain gouvernement, tout en minimisant les risques de fraude. Pour le reste, ces élections seront aussi un test pour la nuée de formations politiques nouvellement agréées, qui cherchent à avoir de l’ancrage et, pour certaines d’entre elles, avoir un pied dans les rouages de l’administration. Par ailleurs, des partis qui avaient émergé aux élections de 2012, comme le MPA d’Amara Benyounès ou le PT de LouizaHanoune, peinent à retrouver leurs marques et risquent de céder leurs places à d’autres formations du courant dit nationaliste, comme le Front El-Moustakbel d’Abdelaziz Belaïd. Il faut aussi s’attendre au retour en force du FFS en Kabylie, où il a perdu du terrain à cause, notamment, de sa politique de démission et où il aura à affronter de nouveau son rival traditionnel, le RCD, qui, lui aussi, a abandonné la politique de la chaise vide après avoir tenté le boycott des dernières législatives. Ce sera aussi la première épreuve d’envergure pour son chef, Mohcine Bellabas, même s’il n’est présent que dans une dizaine de wilayas. Ces deux partis auront surtout affaire à une forte tendance à l’abstention dans cette région, aggravée par les troubles qu’ont connus certaines villes qui constituent leurs fiefs traditionnels. Au-delà des luttes partisanes et des résultats qui détermineront l’issue de ce scrutin, l’enjeu principal reste, en effet, comme pour toute échéance électorale, le taux de participation. C’est la hantise de la plupart des états-majors des partis mais, aussi, du gouvernement qui redoutent, comme à la dernière consultation, une forte désaffection des citoyens. Avec le spectre de la hausse généralisée des prix, d’aucuns prédisent un taux encore plus faible que celui enregistrés aux dernières législatives, lesquelles on s’en souvient, ont été sauvées par l’appel pressant du chef de l’Etat qui avait assimilé ces élections au 1er Novembre 1954, date du déclenchement de la Révolution. La référence était claire : il s’agissait de défendre la souveraineté du pays face aux visées néo-colonialistes qui guettaient la région, à travers la vague d’insurrections qui avaient ébranlé nombre de pays maghrébins et arabes. Pour ces élections de 2017, le taux de participation doit être supérieur à 2012 pour démentir les pronostics de ceux qui appellent au boycott.

R.C 

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“Nous avons convenu de mettre en place un mécanisme de dialogue, de sécurité et de lutte anti-terroriste entre l’Algérie et l’UE à l'image de   ce que nous avons avec nos partenaires à travers le monde », affirme le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes, Abdelkader Messahel à l’issue de l’audience qu’il a accordée hier à la responsable de l’UE. Pour les deux partenaires « la mise en place de ce mécanisme, atteste de l’élargissement de la coopération entre les deux parties ». Selon Abdelkader Messahel, il y a un dialogue qui s’élargit, chaque jour, davantage. Louant le modèle algérien de la lutte antiterroriste, Federica Mogherini précise que « l’UE le suit avec beaucoup d’attention pour gérer la situation sécuritaire ». « Nous avons eu des discussions très approfondies notamment concernant les   crises régionales sur lesquelles nous travaillons ensemble. L'UE travaille très bien avec l'Algérie surtout sur les éléments qui nous inquiètent le plus à savoir la sécurité, la stabilité de la région ainsi que la dé-radicalisation et la lutte anti-terroriste », indique la Cheffe de   la diplomatie européenne. Préoccupée par la crise migratoire, l’UE cherche aussi à coordonner avec ses partenaires la gestion de cette problématique. Elle compte aussi sur l’Algérie dans ce domaine, selon Federica Mogherini.« Le phénomène migratoire est global et ne touche pas seulement l'Europe mais aussi toute la région. On va continuer à travailler ensemble dans un esprit de plan de partenariat et de coopération bilatérale », souligne-t-elle. La question Libyenne a été aussi au cœur de cette visite. Les responsables des deux parties réaffirment leur vision commune pour le règlement de ce conflit. « L’UE partage la même approche de l'Algérie, celle de trouver une solution sur la base de l'accord politique avec la participation de tous les Libyens. Il y a aussi une large convergence de vues entre les deux parties sur la question du Mali et du Sahel », relève aussi la cheffe de la diplomatie européenne. Durant la journée d’hier, Federica Mogherini a eu des entretiens avec le premier ministre, Abdelmalek Sellal et le ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Elle a également rencontré dans la journée des représentants de la société civile algérienne.

 Samir Rabah  

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Le commissaire européen chargé de l'action pour le climat et de l'énergie, Miguel Arias Canete, a salué hier la qualité et la densité du partenariat stratégique algéro-européen dans le domaine de l'énergie, affirmant que l'Algérie, un fournisseur "fiable" et "majeur" de l'Europe, est aussi "un partenaire clé" de l'Union européenne (UE) tant au niveau bilatéral qu'au niveau régional. "L'énergie est un domaine prioritaire du partenariat euro-méditerranéen, car c'est un élément indispensable pour la construction d'une zone de prospérité et stabilité partagée. Dans ce cadre, l'Algérie est un partenaire clé pour l'UE, tant au niveau bilatéral qu'au niveau régional", a-t-il déclaré à l'APS. Troisième fournisseur de l’Europe en gaz, derrière la Russie et la Norvège, "l'Algérie est un fournisseur majeur de l'Europe, un fournisseur qui a toujours été fiable, même dans les périodes difficiles", a reconnu le commissaire Canete qui a dit "apprécier" cette fiabilité. Pour le commissaire européen à l'énergie, le gaz naturel est "un enjeu stratégique pour les deux parties", assurant, à ce titre, que "l'Europe est, et a vocation à rester le principal client de l'Algérie". Selon ce commissaire, l'UE et l'Algérie sont dans une relation d' "interdépendance". "L'Europe s'appuie sur le gaz algérien pour sa sécurité d'approvisionnement et l'Algérie s'appuie sur le marché européen pour la sécurité de la demande", a-t-il expliqué, exprimant la volonté de l'UE de voir "ce commerce mutuellement bénéfique du gaz se poursuivre et se développer davantage". La porte-parole du commissaire Canete, Anna-KaisaItkonen, affirmait, il y a une année, que les estimations de la consommation européenne de gaz, quel que soit le scénario, montrent que l'UE continuera à être un grand marché pour le gaz. Après cinq années consécutives de baisse, la consommation d’énergie au sein de l’UE a légèrement rebondi en 2015, montrent des données publiées récemment par l’office statistique de l’UE, Eurostat, qui a précisé que cette consommation s’est élevée à 1.626 millions de tonnes équivalent pétrole en 2015 contre 1.607 millions un an auparavant. Eurostat a souligné, à ce titre, qu’au cours de cette période, la dépendance de l’UE vis-à-vis des importations de combustible fossiles a augmenté, 73% étant importés en 2015 contre à peine plus de la moitié (53%) en 1990. La nouvelle stratégie de l’Union de l’énergie adoptée, il y a plus de deux ans, par la Commission européenne mise sur le développement du GNL et met l’accent sur la construction de nouveaux terminaux et leur raccordement au réseau européen de gazoducs.

Partenariat stratégique Algérie-UE : un bilan positif

Près de deux ans après la tenue de la première réunion du dialogue politique sur l'Energie entre l'UE et l'Algérie, le commissaire Canete juge le bilan du partenariat "positif". "Le dialogue est opérationnel. Le groupe de travail sectoriel et les groupes d'experts sur le gaz et les énergies renouvelables/efficacité énergétique se sont réunis à plusieurs reprises, ce qui a permis d'établir un rapport de confiance réciproque avec les interlocuteurs algériens", a-t- il affirmé.Le partenariat stratégique euro-algérien sur l'énergie lancé, il y a deux ans, lors de la première visite à Alger du commissaire européen à l'énergie est, aujourd'hui, "une composante permanente et structurelle" des relations euro-algériennes.La réunion annuelle de haut niveau Algérie-UE, prévue mardi à Bruxelles, sera l'occasion de "faire le point sur la mise en oeuvre du partenariat algéro-européen", a indiqué le commissaire Canete qui compte décider avec le ministre de l'Energie, Noureddine Bouterfa, "des nouvelles initiatives à mettre en oeuvre dans les mois à venir". "Le lancement du dialogue politique a marqué un saut qualitatif dans le partenariat énergétique UE-Algérie", a-t-il soutenu, relevant que le partenariat poursuit l'objectif prioritaire de faciliter et encourager les investissements européens dans le domaine du gaz et des renouvelables. D'ailleurs, le forum d'Affaires algéro-européen organisé le 24 mai 2016 à Alger, "a été un succès du point de vue de la participation et de la manifestation d'intérêt des entreprises européennes", a commenté le Commissaire Canete. Néanmoins, il a estimé qu'"il est important que le cadre réglementaire des investissements soit amélioré afin que l'Algérie devienne une destination plus attrayante pour les investissements européens". Relevant le "grand potentiel" de l'Algérie pour les énergies renouvelables et pour les gains d'efficacité énergétique, le commissaire européen à l'énergie a affirmé que l'UE souhaite "promouvoir les investissements européens dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique en facilitant les contacts entre les entreprises européennes et les autorités et entreprises algériennes". "L'UE est fortement engagée à soutenir l'Algérie dans ces domaines", a-t-il ajouté, rappelant que l'Algérie et la Commission européenne ont signé le 13 mars, lors du Conseil d'association Algérie-UE, la convention de financement du programme de coopération "Appui au secteur des énergies renouvelables, principalement électriques, et de l'efficacité énergétique" financé par l'UE avec un budget de 10 millions d'euros.

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Les six médias publics (El moudjahid, Echaab, El massa, Horizons, El-djoumhouria et Ennasr) seront rassemblés dans un même groupe de presse à terme, a-t-on appris hier auprès du ministère de la Communication. Ce groupe sera dirigé par un Président-directeur général unique, et des directeurs exécutifs des quotidiens publics. Ceux-ci pourraient être regroupés par langue, comme il n’est pas exclu que des quotidiens soient transformés en hebdomadaires, à l’image de leurs illustres prédécesseurs Algérie Actualités et Révolution africaine. Deux autres groupes seront également créés dans la même foulée et suivant le même encadrement organique (PD-G et directeurs exécutifs). Il s’agit du groupe communication comprenant notamment l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) et le groupe Imprimeries qui réunira les imprimeries localisées dans les différentes régions du pays. En discussion depuis plus d’un an, ce projet de réaménagement des entreprises publiques économiques (EPE) du secteur de la communication, soumises à ce titre aux lois du marché, vise à viabiliser et développer ces entreprises, sans toucher aux salaires des personnels et aux effectifs. Cette reconfiguration des journaux publics, actée par le Conseil des participations de l’Etat (CPE), vise à faire face aux difficultés économiques de ces entreprises ainsi qu’au déclin des médias publics qui souffrent d’une «désaffection du public». Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a assuré hier les responsables de ces médias publics au cours d’une réunion tenue au siège de son ministère, qu’il n’est pas envisagé de réduire les effectifs ou les salaires, comme l’ont laissé entendre certaines sources.Mais, a-t-il soutenu, nous ne pouvons pas ignorer «la désaffection» qui frappe les médias publics et les difficultés économiques qui s’en sont suivies, à l’exception relative des médias qui assument encore une fonction utilitaire et symbolique. Le projet de réorganisation a été approuvé au cours d’une réunion du Conseil des participations de l’Etat, présidé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, tenue au début du mois d’avril.

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Les travaux du Séminaire national sur le contrôle économique ont été sanctionnés, jeudi à Alger, par l’adoption de plusieurs recommandations, portant pour la plupart, sur la nécessité de mettre à jour et d’adapter les mécanismes de contrôle en accord avec les exigences des règles de protection du consommateur et avec la transparence des activités commerciales, tout en réaffirmant l’importance de la formation et de la numérisation en matière de gestion du système de contrôle. Lors de deux ateliers de travail, dont le premier porte sur les mesures proposées en vue de consolider le contrôle économique, et le 2e sur la relance de l’activité des brigades mixtes, les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la promulgation des textes d’application relatifs aux documents officiels utilisés dans le contrôle économique, ainsi qu’à leur numérisation.Le 1er atelier a rappelé qu’en dépit des efforts en matière de contrôle économique, le marché connait toujours beaucoup de dysfonctionnements, dont la prolifération des pratiques frauduleuses et de la spéculation et le non-respect des conditions de l’exercice des activités commerciales et des produits non conformes.Les recommandations de l’atelier ont incité à la nécessité de consolider, d’adapter les mécanismes de contrôle conformément aux règles de protection du consommateur, et d’assurer la coordination entre divers secteurs en lien avec le secteur du commerce. Le rapporteur de l’atelier a appelé, à la clôture du séminaire en présence du ministre du Commerce par intérim M. Abdelmadjid Tebboune- à accélérer la généralisation de l’utilisation du registre de commerce électronique, affirmant à ce propos la nécessité d’unifier, de numériser ce registre et permettre à l’ensemble des intervenants dans l’opération de contrôle d’ y accéder.Le même atelier a mis en exergue l’unification de l’utilisation de la facture entre les services du ministère du Commerce et des Finances, outre l’accélération de la promulgation du cadre juridique du commerce électronique et la révision de la loi organique relative aux corps des agents de contrôle.Pour ce qui est des procédures d’application , l’atelier a recommandé la réactivation du rôle du Conseil national de protection du consommateur et la formation d’un groupe de travail comprenant les secteurs ministériels concernés en coordination avec les instances professionnelles en vue d’éradiquer le phénomène du marché parallèle. Les participants ont en outre salué le rôle des campagnes de sensibilisation en direction des opérateurs économiques et des consommateurs dans le renforcement du rendement des systèmes de contrôle. Le deuxième atelier qui s’est penché sur la relance des brigades mixtes a recommandé de revoir les dispositions du décret exécutif 97/290 portant institution de brigades mixtes de contrôle en coordination avec les ministères de la Santé, des Finances, de l’Agriculture, de l’Industrie et des Mines en vue de relancer ces brigades en veillant à définir leurs missions avec précision. Les participants à cet atelier ont insisté sur l’élargissement du champ d’intervention de ces brigades mixtes au contrôle de certaines activités en cas de fraude de grande ampleur, notamment la surfacturation à l’importation et le transfert illicite de capitaux vers l’étranger. Ils ont aussi appelé à établir une cartographie des opérateurs économiques via GPS qui permette de suivre la traçabilité des produits. Les participants ont également mis l’accent sur l’importance de doter les brigades chargées du contrôle sur le terrain de tous les moyens matériels et humains qui leur permettent de mener à bien leurs missions. Au terme des travaux du séminaire, les intervenants ont appelé à moderniser les méthodes de gestion des brigades de contrôle en les reliant à une base de données numériques. Le représentant des Douanes algériennes, Djamel Brika, a, pour sa part, souligné que le nouveau code des Douanes avait consacré le contrôle économique dans toutes ses dimensions, ajoutant que le plan stratégique de la Direction générale des Douane pour la période 2016-2019 prévoyait de nouveaux mécanismes de contrôle basés sur les technologies de l’information et de la communication. Il a, par ailleurs, mis en avant la coordination existante entre les Douanes et les unités de l’Armée nationale populaire (ANP) et de la Sûreté nationale dans le cadre de la lutte contre le crime économique, notamment au niveau des frontières.

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Désormais le théâtre régional de Constantine portera le nom de Mohamed Tahar Fergani et ce n’est que justice tant il est vrai que le regretté cheikh a porté haut et loin les accents d’une musique menacée de déperdition, voire de dégénérescence. Il serait prétentieux de résumer en quelques pages la vie et l’œuvre de ce prodigieux artiste, mais l’occasion nous est donnée de rappeler brièvement quelques vérités bonnes à dire quelques mois seulement après le décès de Mohamed Tahar Fergani et surtout après la clôture du tant décrié « Constantine capitale de la culture arabe ». Les pouvoirs publics ont fait leur devoir. L’intérêt que portent les pouvoirs publics à la culture en général n’est jamais démenti en toute occasion. Cet intérêt s’est manifesté justement à l’occasion des funérailles de Mohamed Tahar Fergani auxquelles ont assisté les plus hauts dignitaires de l’Etat. Le Président Bouteflika, à chacune de ses visites à Constantine, avait à sa droite le chantre du Malouf, estime qui ne s’est jamais démentie. Mais qu’en est-il des divers membres de la société civile, qu’en est-il des milliers de nécessiteux, d’artistes en tout genre qui ont à notre avis, trop vite tourné, une page au placard des oubliettes, un homme, une carrière à jamais égalée au plan culturel. M.T Fergani n’a jamais été un grand pédagogue ni même un véritable passeur de témoin au sens ou l’entendent certains. Mais l’’homme a inspiré, guidé des milliers de jeunes et de moins jeunes adeptes du Malouf et de la musique arabo andalouse en général.Certains tentent d’imiter ses accidents inimitables, d’autres ne possèdent ni ses capacités vocales, ni ses performances musicales. C’est qu’en effet il s’agit d’un monstre sacré d’un météore comme il s’en trouve un dans le siècle et qui ne se retrouverait pas un autre dans le siècle à moins d’un miracle. L’Egypte, dit-on, est un don du Nil et le Nil un don de Dieu. MT Fergani qui n’a jamais côtoyé les chouyoukh du début du siècle a bénéficié d’un don qui lui est venu de Dieu et de Lui seul.

Un manque de reconnaissance

Mozart est mort à 35 ans et toute proportion gardée, Raymond à 49 ans, MT Fergani que Dieu a préservé plus de 80 ans a eu assez de temps pour imprimer son époque. Sans lui, toute une partie du patrimoine musical aurait peut -être disparu, déformée adultérée. Mais le maître du Malouf qui a imprimé plus de 500 titres sous forme de 33 tours, 45 tours, 78 tours, CD a laissé une œuvre inégalée, diversifiée, inimitable qui continue de bercer des milliers d’adeptes. Pourquoi dans ces conditions une majorité de musiciens manifestent à son égard tant de désinvolture, oubliant à peine quelques mois après son décès ce qu’il a été et l’influence qu’il continue d’exercer même après sa mort sur toute une société en manque de repères. Pourquoi des festivités ont été organisées à Mila, Annaba, en hommage à sa mémoire et à son œuvre et pas à Constantine ? Si l’on écarte les anciennes gloires écrites et réécrites forces est de constater que le milieu artistique constantinois fait preuve d’ingratitude à l’égard de ses plus prestigieux enfants.En vérité, tous ces artistes morts ont perdu leur âme, avec un manque d’enthousiasme flagrant montrant ainsi qu’au moment ou se pose avec acuité la relève, le Malouf ne recèle pas beaucoup d’artistes capables de reprendre le flambeau.Jalousie, justesse, fausse susceptibilité de primadonna, voire ce que recèle le milieu artistique n’a pas plus rien à offrir pour redorer un art qui a survécu, à des siècles chahutés afin que la culture arabo andalouse ne disparaisse à jamais.

L’espoir est auprès de la jeunesse

Bien que l’année de la culture arabe à Constantine ait été un grand fiasco malgré les milliards dépensés, des centaines de jeunes ici et ailleurs font leur apprentissage du Malouf, du Hawzi et du Zadjel. Un bilan moral mérite d’être dressé par ceux- là qui regrettent que peu de chose ne subsiste d’une manifestation qui promettait tant et n’a finalement débouché sur rien. Quant à MT Fergani sa voix continuera de bercer les générations de décideurs qui ont eu à gérer la culture à Constantine et au-delà des frontières du pays.

A Benkartoussa

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