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Les éléments de la Gendarmerie, d’El Kala relevant du groupement d’El Tarf, en patrouille, hier vers 03 h du matin, sur la RN 44,en allant vers la commune frontalière d’El Ayoun, ont intercepté un véhicule se dirigeant vers la frontière et dont la fouille a permis de mettre la main sur 06 kg de corail. Parmi les occupants de la voiture il s’est avéré que l’un d’eux est forestier, travaillant dans le District des Forets d’El Kala. Les mis en cause seront présentés devant les juridictions compétentes.            

Abdelhak.H

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Les gardes-côtes de la Marine d’El Kala ont avorté dans la nuit de Dimanche à Lundi vers 02 heures du matin, une tentative d’immigration clandestine vers les cotes italiennes de dix sept jeunes, parmi lesquels se trouvait une jeune femme. La barque à bord de laquelle se trouvait ces candidats à l’immigration clandestine, a été interceptée entre l’ancien port d’El Kala et la plage de la vieille Calle, quelques temps après avoir pris le large où un bateau de guerre de la Marine Nationale visible à partir du port d’El Kala mouille toujours. Ces jeunes, originaires des Wilayas d’El Tarf, Annaba et Guelma ont été présentés hier matin devant la Justice et condamnés à une amende de deux millions de cts puis remis en liberté.  Enfin, il est utile de rappeler que les côtes d’El Tarf sont nettement moins utilisées pour la Harga contrairement à celles de Annaba, ou il y a seulement quatre jours vingt, sept Harragas ont été interceptés du coté de Sidi Akacha dans la commune de Chétaibi.  Quant au moyen le plus efficace, pour empêcher ces jeunes qui risquent leur vie en mer c’est selon un officier de la Marine, le contrôle strict des moteurs, leur destruction en cas de saisie et ne plus les revendre par le biais des Domaines.

Abdelhak.H

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L’information a fait l’effet d’une bombe. Sky News Arabia, une déclinaison de la chaîne britannique Sky News basée à Dubaï, affirme que l’homme politique et avocat Chokri Belaid avait été assassiné parce qu’il détenait des documents prouvant l’implication du Qatar dans le soutien du terrorisme. La même chaîne ajoute que les mêmes documents révélaient l’implication du régime de Doha dans l’attaque terroriste de Tiguentourine en janvier 2013. Sky News Arabia se réfère à la fois à certaines sources tunisiennes mais aussi à des documents émanant des services de renseignements américains. Pour cette chaîne de télévision, Chokri Belaïd avait été assassiné quelque temps après qu’il eut annoncé des documents en sa possession impliquant le Qatar dans le financement de l’opération terroriste d’In Amenas. Sky News Arabia souligne que, selon ces documents de renseignement, c’est à travers le Libyen Abdelkrim Belhadj, qui contrôlait plusieurs groupes terroristes de la région, que le Qatar aurait préparé le terrain pour l’attaque contre le site gazier de Tiguentourine. Selon cette chaîne, le Libyen Belhadj avait été chargé de sécuriser la ville de Ghedames, transformée en arrière-base des éléments d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, prête à exécuter des opérations servant les agendas de Doha dans la région. Ce qui n’est pas à écarter lorsqu’on se souvient de la virulence des propos des dirigeants qataris de l’époque, précurseurs des révoltes arabes ouvertement soutenues par leur chaîne Al-Jazeera, à l’égard des responsables algériens, notamment lors des rendez-vous régionaux. Cette chaîne de télévision fait état également des révélations faites par le terroriste Abou Anas Al-Liby, arrêté en Libye par le FBI, selon lesquelles «les assassinats politiques en Tunisie, notamment celui de Chokri Belaïd, impliquaient Abdelhakim Belhaj qui collaborait directement avec le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi». Une collaboration, toujours selon le même média, aurait eu l’«approbation des Qataris». Sky News Arabia cite dans ce sillage les propos d’un député Laurent Louis devant le Parlement belge qui formulait les mêmes accusations envers le président d’Ennahdha et le Qatar. Le but recherché par le Qatar, selon cette chaîne, est de «provoquer le chaos en Algérie et régner sur le Maghreb arabe».

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L’auteur présumé du triple crime survenu dimanche avant la rupture du jeûne à Taourirt, relevant de la commune de Taghzout (Est de Bouira), est toujours en fuite et des recherches en vue de son arrestation sont lancées, a appris l’APS auprès des services de la Gendarmerie nationale. «L’individu répondant aux initiales (B.A) est toujours en fuite et des recherches en vue de son arrestation ont été lancées», a expliqué le chef du groupement de la Gendarmerie nationale de Bouira, le lieutenant colonel Mahdjoub Areibi Kamel, précisant que les services de la Gendarmerie poursuivent leurs recherches pour arrêter le sexagénaire qui avait abattu sa belle-sœur âgée d’une soixantaine d’années, sa nièce de 22 ans et son neveu de 32 ans. Un vieux litige familial remontant à des années entre lui et la famille de son frère serait à l’origine de cet acte ignoble, a encore précisé le lieutenant-colonel Mahdjoub. Une dispute avait opposé les deux parties dans la matinée lorsque la famille de son frère l’avait empêché de traverser une piste mitoyenne à leur maison et qui mène à son domicile, a rappelé la même source. Après un échange de menaces de mort entre les deux parties, le présumé auteur du crime est revenu le soir avant le f’tour avec un fusil de chasse à la main et a tiré à bout portant sur sa belle sœur, sa nièce ainsi que sur son neveu, ont témoigné des membres de la famille des trois victimes. Sitôt son forfait accompli, il a pris la fuite vers la forêt environnante, ont-ils dit à l’APS.

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L’ancien journaliste, Mohamed Houadef, est décédé hier matin à l’âge de 67 ans à l’hôpital de la ville d’Aïn Touta (Batna) suite à un malaise cardiaque, a-t-on appris auprès de ses proches. Le regretté était un cadre du secteur des forêts et un des anciens journalistes correspondants à la wilaya de Batna. Avait entamé sa carrière journalistique en tant que correspondant à l’hebdomadaire «El Hadef, avant de prendre la direction du bureau du quotidien «Le Soir d’Algérie» dans la capitale des Aurès, et ensuite celle du quotidien «Liberté» pendant plusieurs années. Le défunt, père de 6 enfants, était connu et apprécié dans les milieux sportifs, où il a eu à assurer plusieurs couvertures médiatiques dans diverses compétitions. Membre actif au Croissant rouge algérien (CRA), Mohamed Houadef a également présidé la fédération nationale des sports mécaniques ainsi que  d’autres associations, dont celle des correspondants journalistes à Batna. Mohamed Houadef sera inhumé aujourd’hui après la prière d’Al Dohr au cimetière Bouzourane à Batna.

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Une enveloppe de 15 milliards de dinars est prévue pour la réalisation du projet algéro-espagnol destiné à la régulation de la circulation routière et de l`éclairage public à Alger, a indiqué le directeur des Transports de la wilaya d'Alger, Rachid Ouazene, dans un entretien accordé à l'APS. Ce projet sera réalisé par une société algéro-espagnole dénomée "Mobilité, éclairage d`Alger", créée suite à la signature d'un pacte d'actionnaires en juillet 2016 par l'Entreprise de gestion de la circulation et du transport urbain (Egctu) et l'Etablissement de réalisation et de maintenance de l`éclairage public d`Alger (Erma), relevant de la wilaya d`Alger, et deux sociétés espagnoles Indra et Sice, spécialisées dans les systèmes de régulation de la circulation. Cette société mixte, dont le marché a été attribué sous forme de gré à gré simple, a été installée en décembre 2016 et a présenté, en mai dernier, son contrat-programme à la commission sectorielle d'attribution des marchés publics dont l'avis devra être donné dans les tout prochains jours, explique M. Ouazene. Ce contrat-programme définit les différentes étapes de réalisation qui sétaleront sur trois phases pour une durée globale de plus de quatre années, tout en précisant les délais de leur mise en œuvre, explique M.Ouazene qui fait savoir que l'enveloppe financière sera dépensée au fur et à mesure de l'exécution de ce dispositif. Le projet sera financé par le budget de l'Etat et la wilaya d'Alger a indiqué le directeur des Transports de la wilaya d'Alger qui précise que la partie espagnole ne participera pas au financement mais sera chargée uniquement de la réalisation et la gestion de ce projet. Le contrat programme du projet tel que proposé par cette société mixte se compose de trois (3) tranches qui seront réalisées en 55 mois, mais son entrée en fonction sera enclenchée après le onzième mois du lancement de la première phase du projet. En somme, la première tranche sera réalisée en 28 mois avec une enveloppe financière de 6,9 milliards de dinars, servant essentiellement à l'instauration d'un centre de régulation de la circulation routière et à la mise en place de 200 carrefours avec feux tricolores. Quant à la deuxième, dont la réalisation commencera avant même le parachèvement de la première phase, elle sera réalisée en 25 mois avec l'installation de 304 autres carrefours à feux tricolores. Pour la troisième tranche, elle sera réalisée en 18 mois et sera également lancée avant la fin de réalisation de la tranche précédente. Cette dernière tranche portera notamment sur la gestion des parkings, des trémies, des tunnels et la détection des véhicules à travers des caméras et des puces magnétiques. Une fois ce dispositif installé, la société mixte se chargera d’exploiter et de maintenir le système de régulation pour une durée de cinq années renouvelables, avance le même responsable. Pour ce qui est du centre de régulation sis à Kouba, les travaux de construction ont déjà été lancés et sera mis en service onze (11) mois après le lancement de la première phase du projet. De surcroît, M. Ouazene explique qu'un système de gestion de l'éclairage public sera relié au centre de commandement de Kouba qui en assurera la gestion pour détecter, entre autres, les pannes des carrefours à feux tricolores. Les premières localités qui bénéficieront de ce système de régulation de la sécurité routière seront El Biar et Bouzareah, souligne M. Ouazene selon lequel un carrefour pilote "intelligent" a été réalisé depuis quatre (4) mois au niveau de l’avenue Bougara (El Biar). En outre, il est prévu que des projets similaires soient réalisés dans d'autres grandes villes du pays. Pour M. Ouazene, il s'agit d'un projet ambitieux qui va permettre de connaître l'état du trafic routier en temps réel, d'améliorer les conditions de déplacement et la réduction des temps de parcours, et d'informer les usagers de la route par le biais de la 3G ou de la radio. 

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Le potentiel de partenariat entre la Russie et l’Algérie est prometteur pour la création de projets mixtes dans les secteurs de l'industrie mécanique et des énergies renouvelables, a affirmé le vice-ministre russe de l’Industrie et du Commerce M. Alexandre Morozov, dans un entretien accordé à l’APS. "Actuellement, on doit penser à des projets industriels concrets et de haute technologie allant dans le sens de la promotion du partenariat bilatéral dans le domaine de l’investissement. Les gouvernements algérien et russe jugent nécessaire de commencer à diversifier davantage les relations économiques et commerciales entre les deux pays", soutient M. Morozov dont le pays avait été l'invité d'honneur de la Foire internationale d'Alger en mai dernier. Citant la branche de l'industrie ferroviaire, il a fait savoir que trois (3) sociétés russes sont prêtes à investir en Algérie à travers un partenariat à long terme, qui sont en l'occurence Ouralvagonzavod, PAO NPK OVK et ZAO Transmachholding. "Ces entreprises sont intéressées à réaliser des projets avec des partenaires algériens à travers des usines mixtes d’assemblage de matériel roulant et la création de centres de services dans le secteur ferroviaire", précise-t-il. En outre, la société russe PAO KAMAZ, qu'il présente comme le plus grand producteur de véhicules poids lourds en Russie, "est prête à faire des propositions en matière de partenariat dans le domaine de l’industrie des véhicules". Par ailleurs, M. Morozov évoque aussi un projet de partenariat avec la société russe Rostselmach pour la production de moissonneuses-batteuses en Algérie: "ce projet est actuellement en phase d’examen". Dans ce sens, il considère que tous ces projets sont à même d’assurer, dans un avenir proche, les conditions préalables pour renforcer la coopération bilatérale et la cadence des investissements communs entre l'Algérie et la Russie. Selon lui, des entreprises russes sont également intéressées par la coopération avec l’Algérie dans des domaines tels que l’énergie verte, le traitement des déchets industriels et ménagers et la gestion des ressources en eau. Concernant la coopération dans les énergies renouvelables, le ministre russe met en exergue l’intérêt que porte son pays au vaste programme d’énergies renouvelables lancé par l’Algérie pour arriver à une capacité de 4.500 mégawatts jusqu’à l’année 2030.

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lundi, 12 juin 2017 01:00

Hocine Rizou bientôt réhabilité

Hocine Rizou, l’ancien PDG de Naftal, accablé par une odieuse affaire de chantage dont les tenants et les aboutissants n’ont pas encore été dévoilés, pourrait reprendre ses fonctions, après avoir été limogé, suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo supposée le montrer dans des positions indécentes. La source qui a rapporté l’information précise qu’il est toujours en poste et qu’il est juste en congé de maladie, mais évite soigneusement d’aborder la question de son limogeage expéditif. Hocine Rizou avait été congédié le 31 mai dernier, c’est-à-dire 3 jours après l’éclatement du scandale de la vidéo. Et un de ses proches collaborateurs a été désigné à sa place. Evoquant la vidéo contenant des images choquantes et révulsives, la même source est revenue sur la piste du complot orchestré par certaines parties dont les intérêts ont été menacés par le plan de modernisation initié par Hocine Rizou. Qui sont ces parties et sont-elles donc assez puissantes pour défier l’Etat et la justice en toute impunité. Pour l’instant, rien n’a encore filtré au sujet de ces parties que le projet de modernisation de Naftal dérange tant. Mais d’ores et déjà, si l’on croit le quotidien Echorouk, la procédure d’authentification de la vidéo scandaleuse par l’institut de criminologie de la gendarmerie nationale a révélé la fausseté du document qui a fait l’objet de montage. La réhabilitation de Hocine Rizou est en voie d’être appliquée, et c’est tant mieux pour lui et sa famille qui a été très touchée par cette scabreuse affaire, mais en ce qui concerne l’entreprise, rien n’a encore commencé. « Naftal, c’est 375 milliards de dinars de chiffre d’affaires et 100 milliards d’investissements annuels. Il y’a donc des convoitises car le système était basé sur la rente. Avec la fin des bons d’essence et l’entrée en service de la carte de paiement électronique de carburant, il n’y aura plus de trafic », souligne la même source. Mais qui sont ces parties que le plan de modernisation conçu par Hocine Rizou dérangeait au point de monter contre lui une cabale aussi indigne que celle colportée par la vidéo ? Qui sont ces gens dont les intérêts sont incompatibles avec la modernisation de l’entreprise ? « Quand un projet de transformation et de modernisation est en voie d’exécution,  il est clair que des intérêts soient touchés comme pour la remise à plat de la procédure du marché pour garantir une transparence totale avec la création d’une nouvelle structure neutre pour le contrôle et la validation des cahiers des charges, contrairement à ce qui se passait avant où chaque structure mettait au point son propre cahier des charges. Outre la transparence dans l’attribution des marchés, l’entreprise achète ses produits 30 à 40% moins chers qu’en 2013. Pareil pour la réalisation des projets, ces derniers sont, non seulement, réalisés dans des délais plus courts, mais à des coûts moins chers de 30 à 40% », explique la même source. Au regard de tous ces éléments, la réhabilitation de Hocine Rizou revêt une importance capitale, mais la mise à nue des commanditaires du scandale et des maitres-chanteurs est désormais une exigence stratégique.

Mohamed Mebarki

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L’état d’indisponibilité chronique d’un certain nombre de soins que le secteur de la santé, qu’il soit public ou privé, ne peut plus assurer qu’aléatoirement s’aggrave de plus en plus. Le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens tire la sonnette d’alarme et lance un appel urgent aux pouvoirs publics afin qu’ils interviennent en prenant des mesures pouvant pallier les  insuffisances. Intervenant lors de l’émission « L’invité de la rédaction » de la chaîne III de la radio nationale, le professeur Lotfi Benbahmed a mis en cause les instruments de régulation utilisés et a dénoncé une situation qui, selon lui, pénalise l’ensemble de la profession de pharmacie et constitue un véritable calvaire pour les malades. L’invité de l’émission n’est pas allé par trente six chemins pour critiquer, sans les citer nommément, les responsables de cette pénurie causée par l’absence de maitrise de la gestion des médicaments, notamment ceux traitant les maladies lourdes. Selon lui, la liste des traitements s’élargit et se rétrécit en fonction des arrivages, imputant cette situation à la politique de restriction quantitative des quotas décidée d’une manière arbitraire et contreproductive. D’après ce professionnel de la santé, il existe beaucoup d’incompétence dans le secteur, et cela a fini par avoir des conséquences désastreuses et un impact très négatif sur les stocks de sécurité. Le président de l’organisation des pharmaciens n’a pas manqué de souligner les effets néfastes engendrés par cette mesure de restriction qui, selon lui, a affecté sérieusement l’industrie pharmaceutique nationale. Il est à rappeler que 55% des produits en circulation étant fabriqués localement, ce qui signifie en termes de croissance que cette industrie qui, au lieu de bénéficier de tout le soutien lui permettant d’augmenter sa part du marché, se retrouve pénalisée par ces restrictions non justifiées. Il existe des médicaments touchés par la mesure de restriction dont les prescripteurs auraient pu se passer, a reconnu le professeur, mais il a toutefois tenu à ajouter qu’il existe plus d’une centaine de médicaments qui sont essentiels et dont la disponibilité varie selon les arrivages et les quotas distribués. Parmi les produits manquant ou en «insuffisance d’approvisionnement chronique», l’intervenant a cité ceux utilisés, par exemple, pour des examens ophtalmologiques, les corticoïdes injectables de même que les médicaments destinés aux traitements en oncologie et en diabétologie, une situation qu’il considère inquiétante. Le professeur Benbahmed a mis en garde contre la résurgence de phénomènes spéculatifs entourant les produits de traitement qui existaient auparavant, telle l’importation illégale de dérivés contrefaits dangereux et préjudiciables à la santé publique. Sa voix sera-t-elle entendue, ou la situation continuera d’évoluer selon les états d’âme des uns, l’incompétence des autres, et le tout dans une conjoncture dominée par l’esprit des affaires ?

Mohamed Mebarki

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L’Algérie va vers d’inévitables tensions budgétaires, si le cours du baril de pétrole demeure au-dessous de la barre de 50 dollars. Hier, le Brent (référence pour le pétrole algérien) était en légère hausse, mais sans atteindre le seuil « psychologique » des 50 dollars. Première manifestation de cette contraction financière : les actifs du fonds de régulation des recettes ont chuté de 85%, soit de 42,4 milliards de dollars, en raison de sa mise à contribution afin d’assurer les équilibres budgétaires de l’Algérie. Et la situation ne devrait pas s’améliorer au regard de l’évolution des cours du pétrole qui ont enregistré une perte de 15% depuis le début de l’année. Créé en 2000 dans le but de gérer les excédents budgétaires générés par l’exportation des hydrocarbures, le fonds de régulation des recettes a été fortement sollicité en 2017 pour combler le déficit budgétaire. « Nous avons continué à financer le déficit en puisant sur le FRR ; l’année prochaine (NDLR 2017), on va puiser les 740 milliards de dinars qui restent dans ce fonds », avait déjà annoncé Hadji Baba Ammi lorsqu’il occupait le poste de ministre des Finances. Ces mêmes disponibilités du FRR ont été estimées à hauteur de 840 milliards de dinars à la fin décembre 2016 ; avant de poursuivre leur chute vertigineuse. Pour cette année, la situation s’annonce alarmante pour ce Fonds souverain algérien. Elle a été d’autant plus aggravée, suite à la suppression du seuil lié au solde minimal obligatoire du Fonds, fixé à 740 milliards de dinars. Le recul conséquent du surplus dégagé par la fiscalité pétrolière a eu un impact négatif sur le reliquat du FRR. Ce même reliquat avait connu une forte baisse en 2014. Les tendances des six premiers mois de 2017 ont été les mêmes que celles de 2016, c’est-à-dire négatives. Les exportations ont continué leur chute, les importations dont certaines sont jugées incompressibles ont baissé et le déficit commercial de l’Algérie a dépassé 15 milliards de dollars. Raclé à fond, le FRR est désormais à sec, et il ne servira plus à rien, si les pouvoirs publics ne trouvent pas en toute urgence des alternatives de secours dont la mise en œuvre ne porterait aucune menace à la stabilité du pays et à la paix sociale. L’année dernière, le déficit du Trésor à fin juin 2016 a été couvert par des financements bancaires (21 milliards de dinars) et non bancaires (98 milliards de dinars) par l’emprunt obligataire. L’emprunt obligataire a eu un impact mitigé et n’a pas réussi à drainer l’argent circulant dans la sphère informelle. La situation est bien morose, mais elle paraît moins critique que celle de 1986. Bien qu’en baisse, le niveau des réserves de change est relativement élevé, en même temps la dette extérieure est à son niveau le plus bas. Ces deux facteurs devront être exploités rationnellement dans le cadre d’une nouvelle orientation socio-économique consensuelle pour éviter l’épuisement des ressources en devises et la sollicitation des institutions financières internationales.

M M.

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