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31 cas d’intoxication alimentaire et 71 victimes d’agression, notamment à l’arme blanche, tel est le bilan enregistré durant la première quinzaine du mois sacré de Ramadhan 2017 par les services des urgences du CHU. Un bilan qui risque, malheureusement, de s’alourdir si des mesures plus fermes ne sont pas prises, s'accordent à dire des urgentistes de l'hôpital. Toutes les preuves sont, en effet, réunies pour que d’autres victimes soient enregistrées dans les jours à venir.  Il suffit de faire une virée du côté de nos quartiers et de nos marchés pour se rendre compte de ce constat. Tout le monde s’accorde à dire que nos marchés et nos quartiers ne sont plus « sécurisés ». En dépit des mises en garde à la fois des services concernés et des associations du consommateur, la liste des produits alimentaires périssables vendus sur la voie publique ne cesse de s’allonger. Tout, ou presque, se vend sur nos trottoirs. Une situation qui est à l’origine d’une bonne partie de ces intoxications alimentaires enregistrées notamment durant ces périodes caniculaires.  Et sur ce plan, il faut reconnaitre que la responsabilité du citoyen n’est plus à démontrer. Ce dernier continue à s’approvisionner dans ces espaces squattés par des commerçants peu scrupuleux qui ne se soucient guère de sa santé. Quant aux victimes des agressions, il faudrait également reconnaitre que nombreux sont les jeunes qui portent aujourd’hui une arme blanche, voire plusieurs. Il s’agit là d’un triste constat dressé par des spécialistes. Et le problème n’est certainement pas spécifique à ce mois de carême, puisque les agressions à l’arme blanche sont enregistrées à longueur d’année. Aucun quartier de la ville n’est épargné, à dire vrai, par ce phénomène de violence en milieu urbain. Triste est de constater aussi que  Constantine est bien classée en matière de criminalité.  Un constat  que les services de la police partagent également. Quoique l’on puisse dire, à ce propos, une chose est sûre : des mesures plus sévères s’imposent  pour sécuriser à la fois nos marchés et nos quartiers.      

M.K     

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Mme Fafa Benzerrouki, présidente du Conseil national des droits de l’homme, a effectuée hier pour la première fois une visite inopinée au service de pédiatrie, à l’aile des malades du cancer, au CHU Benbadis à Constantine pour s’enquérir sur les conditions de la prise en charge effective des enfants atteints de cette maladie. La responsable a dialogué, avec les médecins et quelques parents d’enfants malades de la situation du service où elle et la délégation qui l’accompagne ont enregistré plusieurs remarques et observations qui seront consignées dans un rapport devant être soumis à l’autorité de tutelle. D’autre part, Mme Fafa a déclaré que d’autres visites inopinées seront également effectuées durant les prochains jours aux différents établissements hospitaliers sur le territoire national, pour dresser le constat sur la prise en charge des malades. En ce qui concerne la mission de cette institution rattachée à la présidence de la République, Mme Benzerrouki a indiqué que la constitution l’a consacrée comme un organisme qui contrôle et évalue tout ce qui est en relation avec les droits de l’homme. Le bureau permanent du conseil va étudier dit-elle toutes les observations relevées sur les activités de ce service avant leur transmission vers l’autorité de tutelle, puisque le conseil n’a pas vocation à faire dans l’évaluation. A une question sur la situation des réfugiés étrangers en Algérie, la présidente du conseil a annoncé l’organisation dès demain d’une journée d’étude consacrée à ce sujet à l’Ecole national d’administration, et ce en présence du représentant du haut conseil des réfugiés le HCR en Algérie.

Sami.B  

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Un effroyable accident de la circulation s’est produit à 23h42 dans la soirée du 17 juin 2017 sur la route nationale N° 27 au lieu dit El Menia à la cité Boudraa Salah Constantine. Selon le communiqué de la Protection civile, le sinistre s’est produit à 23h42 le 17 juin 2017 lorsqu’un camion de collecte de déchets ménagers qui aurait, selon toute vraisemblance, suite à une défaillance du système de freinage, percuté dans sa course folle pas moins de 07 véhicules légers et deux camions. Ce terrible carambolage qui s’est produit rappelons-le sur la tristement « célèbre descente de la mort » qui vient, encore une nouvelle fois, faire des victimes en ce mois sacré de Ramadhan, provoquant le décès sur les lieux d’un homme âgé de 38 ans (LH) et 11 blessés. Pour cette opération de secours, la Protection civile a fait appel aux éléments des unités Sissaoui Slimane, Boumaza Abdelmadjid et celle de Hamma Bouziane ». une forte mobilisation de moyens humains et matériels était rendue nécessaire pour l’évacuation des victimes, en fonction du degré des blessures, vers les hôpitaux de la cité El Bir et du CHU Benbadis où la dépouille mortelle a été déposée à la morgue. Tout comme il a été procédé, par les pompiers, au nettoiement à grande eau de la chaussée, suite au déversement de carburant. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité territorialement compétents pour déterminer les causes de ce terrible accident.  

M A

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dimanche, 18 juin 2017 00:00

N°5254 du 18-06-2017

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dimanche, 18 juin 2017 00:00

Tebboune s’attaque à la bureaucratie

C’est demain que débutera l’examen oral de Tebboune. Il aura trois jours pour convaincre une Assemblée fraichement élue de la justesse des choix surtout économiques contenus dans le plan d’action de son gouvernement.  En théorie, tout indique qu’il n’aura aucune peine pour faire passer son programme, avec le soutien de la majorité constituée par les députés FLN et RND. Il aura en face de lui, un grand nombre de députés qui ont adopté, durant la précédente mandature, la fameuse loi de finances 2017. Il est improbable qu’il soit inquiété outre-mesure. Mais c’est en pratique, qu’il devrait se faire du souci, car la réalité du terrain est autrement plus compliquée. Elle est porteuse de défis que seule une volonté politique majeure est en mesure de relever. Il ne suffit pas seulement au gouvernement de manifester sa volonté d’assainir et d’améliorer le climat des affaires, de renforcer les investissements et de poursuivre la réforme du système bancaire, pour que toutes les difficultés rencontrées par les gouvernements précédents s’aplatissent comme par miracle. « Le gouvernement s’attachera à poursuivre l’assainissement substantiel du climat des affaires afin de libérer l’investissement et les entreprises des contraintes auxquelles elles sont confrontées, et à créer les conditions d’attractivité des investissements directs étrangers notamment ceux participant au transfert de technologie, à l’exploitation des ressources naturelles du pays et à la création d’emplois, dans le cadre du respect de la règle 51/49% (du capital) », note le gouvernement dans son plan d’action. Tous les Premiers ministres qui ont précédé Abdelmadjid Tebboune ont exprimé de tels projets, mais chacun d’eux a fini par s’avouer vaincu face aux entraves et aux blocages de toutes sortes. D’ambitieux programmes de développement ont été bloqués dans l’opacité la plus totale et en toute impunité. L’actuel Premier ministre en est conscient. Et c’est pour cela, qu’il semble déterminé à s’attaquer en premier à tous les problèmes liés au foncier destiné aux projets économiques. L’allègement des procédures administratives à l’endroit des porteurs de projets d’investissement devra être accompagné par une lutte optimale contre toutes les formes de spéculations pratiquées dans ce domaine. Dans ce contexte, le gouvernement doit concrétiser dans les meilleurs délais l’établissement du cadastre général et la modernisation des services des Domaines. Quant à la modernisation de l’administration des douanes à travers la consolidation du dispositif de l’opérateur économique agréé et son élargissement à d’autres catégories d’opérateurs, elle devra être consolidée par la facilitation des procédures de dédouanement au profit des investisseurs et des exportateurs. Tous les gouvernements qui se succédé ont essayé d’attirer le maximum d’investissement étrangers directs, mais les résultats ont été en-deçà des attentes. Abdelmadjid Tebboune sera-t-il mieux inspiré ou beaucoup plus aidé par les circonstances pour réussir à accélérer un processus jugé timide et insuffisant ? L’Algérie se trouve à la croisée des chemins et le Premier ministre sait pertinemment que la notion de confiance est primordiale. Et pour que l’ensemble des partenaires puissent s’engager, le gouvernement est tenu plus que par le passé à leur garantir un environnement transparent. 

Mohamed Mebarki

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Les images informelles continuent de faire des ravages au sein des familles et ce, dans l’impunité totale. Les chaînes TV qui ne daignent pas se conformer à la loi sont légion. Les timides mises en gardes formulées dernièrement par l’ARAV n’ont rien changé à la situation. La quête du sensationnel pour augmenter l’audimat continue au mépris des règles élémentaires de l’éthique professionnelle. A qui la faute ? Comment en est-on arrivé là ? La question demeure ouverte d’autant que l’institution que dirige Zouaoui Benhamadi semble totalement désarmée. L’ARAV en appelle au gouvernement pour ne pas dire revendique les moyens de sa politique. C’est en tous cas un gros dossier sur le bureau du Premier ministre Abdelmadjid Tebboune et c’est à l’exécutif, et à lui seul, de trancher cette question d’atteinte grave à la réglementation et à la déontologie. Zouaoui Benhamadi fonde d’ailleurs beaucoup d’espoirs sur le gouvernement pour acheminer le secteur de l’audiovisuel à se conformer à la loi. Dans un entretien accordé au quotidien El-Khabar, il a réitéré son aveu d’incapacité de remettre à l’ordre les chaînes TV qui diffusent du tout-venant, voire cultivent et promovent la violence : "nous sommes impuissants, nos mains sont vides et dépourvues de moyens suffisants pour accomplir nos missions. Néanmoins nous espérons mieux dans les jours à venir après mon entrevue avec le nouveau ministre de la communication. Il faut dire que le champ audiovisuel est complètement miné et l’appel de détresse de l’ARAV en donne la mesure des dangers que produit une situation d’anarchie aussi flagrante que durable. M.Benhamadi tire opportunément la sonnette d’alarme : Il faut mettre un terme à cette anarchie, qui peut être interprétée comme une faiblesse de l’Etat qui a certainement abusé des largesses pour ne pas freiner la dynamique d’ouverture du champ audiovisuel revendiquée par des partis d’opposition, mais induite surtout par les nouveaux besoins de la société qui connaît de multiples et rapides mutations. Benhamadi attend donc un geste de l’exécutif et se plaint qu’ « À ce jour, nous n’avons pas vu d’annonce par le gouvernement décidant de la configuration de l’espace audiovisuel national. Sur la base de quoi l’ARAV peut-elle alors travailler ? », s’interroge-t-il . Avant de poursuivre : « Ce n’est pas l’ARAV qui a ouvert ces chaînes. Il n’appartient pas à l’ARAV de réagir à quoi que ce soit dans le domaine audiovisuel privé si le cadre adéquat ne lui est pas tracé (…) Pour qu’elle puisse réagir ou intervenir, l’ARAV doit cependant disposer d’un cahier des charges dûment signé avec chacune d’elles », ce qui n’est pas le cas, explique-t-il. Zouaoui Benhamadi dénonce aussi le statut de chaînes qu’il estime n’être « ni algériennes ni légales ». « 5 sur les 55 existantes, ont été juste autorisées à ouvrir des bureaux de représentation », déclare-t-il avant de dénoncer des structures qui ne se conforment pas à la loi. « Tout le monde sait que ce ne sont pas de simples bureaux de représentation qui ont été ouverts mais de véritables rédactions parfois très fournies, importantes de par le nombre de leurs employés qui est entre 200 et 500 personnes. Ces chaînes ont ouvert de véritables studios parfois extrêmement performants et modernes ». Avant d’ajouter : « La définition d’un bureau de représentation de presse est claire, il ne faut pas qu’il dépasse 9 employés ». Tebboune entendra-t-il le cri de détresse de Benhamadi ?

Saïd Lamari

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dimanche, 18 juin 2017 00:00

Chantage à la marocaine

Déclenché en réaction à la mort tragique d’un vendeur de poissons, broyé par une benne à ordures, la contestation populaire du Rif ne cesse de prendre de l’ampleur. Le mouvement né, il y a environ 7 mois, ne s’est pas essoufflé comme le souhaitait le régime, et la mobilisation n’a pas diminué d’un iota. Malgré toutes les tentatives déployées par Rabat dans le but de corrompre la protestation, en semant le doute sur le patriotisme de ses leaders et en les accusant d’être des séparatistes à la solde de puissances étrangères, le mouvement a non seulement démontré qu’il était enraciné dans une région certes frondeuse et qui ne connaît pas la sédition, mais a gagné en soutien et en sympathie parmi les populations des autres régions du royaume. En dépit de la répression qui s’est abattue sur eux, les militants du Rif ont fait preuve d’une grande résistance. La persistance du mouvement et sa cristallisation autour d’une plate-forme de revendications claires a fini par effrayer le Makhzen qui a essayé d’activer ses relais afin de récupérer ce qui était récupérable, mais en vain. Trop tard ! Car même si les revendications brandies par la population du Rif sont d’ordre socio-économique et sont présentées en tant que telles, l’esprit de la contestation plonge ses racines dans l’histoire d’une région traumatisée. Al Hoceima et toute sa région se mobilisent aujourd’hui pour dire ça suffit à la marginalisation et à la ghettoïsation dont elles sont victimes depuis des décennies et rappeler aux tenants de la monarchie, qu’elles demeurent fidèles à l’héritage d’Abdelkrim Al Khattabi. Et cela fait vraiment peur au roi et à sa cour. Pris de panique, ces derniers auraient anticipé une approche en direction de l’Algérie soupçonnée de soutenir et d’aider la contestation. L’émissaire du roi Mohamed VI à Alger est venu avec des « propositions » concrètes traduisant l’implication directe du Makhzen dans les évènements de Ghardaïa et dans la manipulation du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie dirigé par Ferhat Mehenni. Touché au cœur et craignant une propagation du mouvement de contestation à travers l’ensemble du territoire marocain qui pourrait emporter la monarchie, le Makhzen reconnait enfin son rôle dans la tragédie de Ghardaïa et le soutien qu’il a apporté au MAK, et promet de lâcher définitivement le mouvement séparatiste kabyle, en espérant que les services algériens ne soient pas tentés de rendre la pareille à un voisin qui a tout fait pour déstabiliser l’Algérie. Le MAK de Ferhat Mehenni ainsi qu’un certain nombre d’agitateurs sur les réseaux sociaux, bénéficient du soutien direct des services d’espionnage marocains, dont les responsables semblent avoir saisi la gravité de leurs agissements qui risquent de se retourner contre leur propre roi, fragilisé par une fronde sociale interminable et une situation économique désastreuse en dépit des camouflages que lui garantissent les médias français notamment. A force de multiplier les provocations contre l’Algérie et à s’ingérer dans les affaires intérieures de ce pays, le Maroc a fini par oublier ses propres problèmes. La question du Rif a été posée par Abdelkrim Al Khattabi, il y’a plus de 60 ans. Le Makhzen est sûrement conscient du fait que ce n’est nullement la rôle de l’Algérie qui va changer quoi que ce soit à une révolte populaire dirigée contre un régime spoliateur.

Mohamed Mebarki

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Pour honorer un engagement pris lors de la campagne électorale pour les élections législatives du 4 mai dernier, le RCD a engagé une série de rencontres avec la société civile dans ses divers segments. Une série dont le président du parti a bouclé avant-hier samedi, sa première étape, celle ayant concerné la wilaya de Tizi-Ouzou où pas moins de cinq séries de rencontres régionales avec la société civile ont été animées. C’est ainsi que Mohcine Belabbas était avant-hier en soirée au niveau de l’auberge de jeunes de Ain-el-Hemmam, pour une cinquième rencontre d’avec la société civile dans toute sa diversité (acteurs économiques et sociaux, syndicats et autres organisations (comité de villages, associations sociales et culturelles,…). Une rencontre qui vient après celles organisées à Tigzirt, Azazaga, Boghni et  Tizi-Ouzou lors desquelles le président du RCD n’a eu de cesse d’avertir sur la difficulté de la conjoncture que traverse le pays et les dangers qui guettent la société, appelant dans ce sillage, à « agir dans un combat solidaire avec tous les acteurs de la société civile et politique pour faire face aux nombreux problèmes qui minent le destin de la Nation». Pour Belabbas, «en tant que citoyens, on est tous interpellés par la gravité de la situation et on doit construire des passerelles et des solidarités pour endiguer la fatalité de cette réalité», invitant à chacune de ses sorties, l’assistance à « oser le débat sur toutes les questions qu’elle juge utiles d’aborder». Ce périple du président du RCD au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou a été, ceci dit, émaillé dans son ultime halte par la démission annoncée par le bureau de la section du chef-lieu de wilaya et d’une élue à l’APW et néanmoins membre du conseil national du parti. Une défection attendue après celle d’il y a vingt jours du président de l’APC de Tizi-Ouzou.Un périple que le président du RCD poursuivra dès après-demain dans la wilaya de Béjaïa et qui concernera après l’Aïd d’autres wilayas du pays, dans la perspective des élections locales de l’automne prochain auxquelles le parti se prépare activement.

A.K.

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Une nouvelle polémique. Celle-ci concerne la mise en place des licences d’importation des aliments de bétail. Impatients, des importateurs crient à la pénurie et l’Office national des aliments de bétail (ONAB) dément. Réagissant à des articles de la presse évoquant une prochaine pénurie des aliments de bétail, le PDG de l’ONAB, Salah Meddour rassure. Selon lui, « à travers l’octroi récent des licences d’importation, c’est tout le secteur qui s’écarte de   l’informel parce que contraint d’opérer dans la transparence ». Dans le cadre des travaux du secrétariat technique de la commission interministérielle chargée de l’examen des demandes de licences d’importation de fourrages, d’aliments de bétail et de volaille, le groupe ONAB a bénéficié d'un quota équivalent à 25% du besoin national lequel est estimé à 5,2 millions de tonnes à raison de 4 millions de tonnes de maïs et de 1,2 million de tonnes de tourteau de soja, précise le même responsable. « Conscient des enjeux et de l’urgence d’assurer la régularité des approvisionnements du marché en ces produits vitaux pour le cheptel, l’ONAB a aussitôt lancé son programme d’importation ambitieux où le premier   arrivage sera réceptionné dans les prochains jours », explique-t-il. Selon le même responsable, le groupe ONAB, qui capitalise un savoir-faire de près de 50 ans dans le domaine et doté de plus de 7.500 travailleurs, de 25 unités de fabrication d’aliments de bétail, de ses propres unités portuaires au nombre de quatre (4) et d’une capacité de stockage de plus de 240.000 tonnes, « tient à rassurer l’ensemble des éleveurs algériens de la disponibilité de l’aliment de bétail ». Dans ce sens, Salah Meddour précise que les stocks d’aliments existants aux niveaux des unités régionales de l’ONAB sont instamment mis à la disposition des éleveurs qui en expriment des besoins urgents, en soulignant que des instructions ont été données en ce sens, et ce, en attendant la concrétisation des programmes ambitieux lancés par les pouvoirs publics en la forme de licences d’importations accordées aux opérateurs publics et privés. «Nous n’avons pas perdu une seule journée pour mettre en place notre programme d’importation et nous lancer dans les achats conformément à nos procédures qui garantissent la qualité du produit, le meilleur prix et préservent au mieux nos intérêts », soutient-il. Le programme de l’ONAB, ajoute la même source, a pris en considération les besoins nationaux et n’a pas été diminué. « C’est conformément aux capacités de production de l’ONAB se situant entre 1,2 million et 1,5 million de tonnes que le quota des licences accordées à l’ONAB a été arrêté », estime-t-il. Il est à rappeler que la commission interministérielle chargée de l’examen des demandes de licences d’importation de fourrage et d’aliments de bétail a accordé 167 licences d’importation sur les 228 demandes exprimées.

Samir Rabah   

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Le renforcement du rôle et de la place de l'Algérie sur la scène internationale demeure "un objectif constant" de sa politique extérieure, selon un des axes du plan d'action du gouvernement qui sera présenté demain devant l'Assemblé nationale populaire. L'Algérie indépendante et souveraine est "déterminée à tenir son rang" dans le concert des Nations grâce à sa cohésion nationale confortée par la réconciliation et la démocratie ainsi que par la valorisation de ses potentialités humaines et économiques. L'Algérie, dans le prolongement de l'action menée ces deux dernières décennies dans son environnement régional, poursuivra ses efforts de promotion de la paix, de la stabilité et de la coopération dans la région du Maghreb, de la Méditerranée, la zone sahélo-saharienne, en Afrique et dans le monde arabe. Elle s'attachera à œuvrer à "l'approfondissement de ses relations amicales" et de coopération avec l'ensemble de ses partenaires dans les autres régions du monde. Dans son environnement immédiat et bien au-delà, la diplomatie algérienne continuera à privilégier la recherche du règlement "pacifique" aux crises et conflits, qui mettent en "péril" la paix et la sécurité régionale et internationale, à travers le dialogue "inclusif et la réconciliation" entre les enfants du même pays, à l'exclusion de ceux qui se sont "inscrits dans la logique du terrorisme tournant ainsi définitivement le dos à leurs peuples et ce loin de toute ingérence étrangère". C'est ainsi que l'Algérie poursuivra son action pour le renforcement de la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme, l'extrémisme violent et le crime organisé. De même qu'elle poursuivra ses efforts pour l'avènement d'un "monde juste, stable et solidaire". Poursuite du soutien à la Palestine et au Sahara occidental Fidèle à son histoire et à ses engagements, elle continuera à se tenir aux côtés des peuples encore opprimés dans leur lutte pour la satisfaction de leurs droits nationaux. A cet égard, elle poursuivra son soutien à la lutte du peuple palestinien pour l'édification de son Etat indépendant dans les frontières de 1967 avec pour capitale El Qods Echarif. De même qu'elle continuera à soutenir la "juste cause" du peuple du Sahara occidental pour l'exercice de son droit inaliénable à l'autodétermination conformément à la charte et aux résolutions pertinentes des Nations unies.

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