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« Au Maroc, il y a une démocratie. C’est pour cela que les gens dans le Rif s’expriment chaque jour, librement, sans qu’ils ne soient ni attaqués, ni emprisonnés contrairement à l’Algérie où il y a des morts et des disparus en Kabylie et à Ghardaïa ».  Venant de la bouche de n’importe quel citoyen marocain abruti par la propagande officielle entretenue par les serviteurs du monarque absolu, ces propos n’auraient pas étonné. Ils nous auraient plutôt poussés à la compassion envers un sujet du roi ignorant la réalité des choses en Algérie. Mais ce n’est nullement le cas, car leur auteur est un laquais du Makhzen dont la fonction supérieure ne l’autorise guère à bénéficier des circonstances atténuantes. Il s’agit du représentant du Maroc à l’ONU qui doit être sûrement rémunéré à chaque saute d’humeur anti-algérienne, pour qu’il se lâche aussi facilement à la moindre occasion. Le ton haineux et accusateur de ce diplomate qui se la coule douce à New-York ne surprend pas. Il traduit et renforce une image de l’avilissement à des niveaux jamais atteints, même sous les dictatures les plus sanguinaires. Bien sûr qu’il n’a même pas eu besoin d’être secoué par le Palais pour qu’il agite avec un vilain empressement, le fantôme de la main de l’étranger, c’est-à-dire l’Algérie. Des fois qu’à travers ce discours, Mohamed VI aurait peut-être une chance, minime soit-elle, pour semer le doute sur un mouvement de contestation populaire qui commence à l’inquiéter sérieusement. Omar Hilal devrait se rappeler de l’année 1958, lorsque Hassan II alors chef d’état-major des forces armées écrasa dans le sang un soulèvement au Rif, faisant selon les témoignages d’historiens plus de 3000 morts. Il ne devrait pas non plus ignorer que c’est suite à ce soulèvement que Hassan II devenu roi exclut définitivement cette région de tout effort d’épanouissement politique et économique. Comme il ne pourrait pas évacuer de la mémoire collective amazigh et non amazigh l’horrible répression de 1984 qui s’abattit sur la région du Rif. Soutenir, comme il le fait, sournoisement et cyniquement, que le Maroc est une démocratie, est une grossière manipulation à laquelle Omar Hilal ne croit pas. Il sait que la monarchie est ébranlée et que l’excès de zèle lui commande de réagir dans la direction que lui imposent ses propres intérêts et ceux de la famille royale. Mais, au-delà des apparences, il est conscient du danger qui le menace, lui et tous les courtisans du roi. La colère qui gronde au Rif se répand dans toute la région et l’effigie d’Abdelkrim Al Khattabi, le saint d’Adjdir, vient de retrouver sa place dans les cœurs et les esprits comme un symbole de lutte et de résistance. A El Hoceima, et après l’arrestation de Nacer Zefzafi, le mouvement de contestation n’est pas resté trop longtemps sans leader. Cette fois, c’est une femme âgée de 36 ans qui a pris le commandement. Nawal Ben Aïssa est en train de devenir la nouvelle figure de proue du « Hirak » rifain. Chaque soir, elle harangue la foule toujours compacte. « Je m’adresse à tous les Marocains. Le Rif saigne ! L’Etat nous opprime. Tous les droits des Rifains sont bafoués, mais nous allons continuer à lutter contre cette injustice. Ils peuvent arrêter autant de militants, de jeunes et de femmes qu’ils veulent, nous n’allons pas baisser les bras », acclame-t-elle lors d’un des rassemblements nocturnes. Omar Hilal pourrait toujours prétendre que cette femme est une création algérienne. Seulement, il ne pourra pas nier le fait que le Maroc a lamentablement échoué à entraîner l’Algérie sur la voie de la provocation. L’affaire des réfugiés syriens bloqués par le Maroc près de la localité de Figuig a été reprise en mains par les Algériens. En effet, l’Algérie a pris la décision d’accueillir les réfugiés syriens sur son sol, en leur assurant toutes les facilités de séjour, de circulation, de scolarisation, de soin et d’activités commerciales. En effet et dans un communiqué rendu public, le porte-parole du ministère de Affaires, Abdelaziz Benali Chérif fait part de l’audience accordée au représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, Hamdi Boukhari, jeudi au ministère où il a été reçu. Boukhari a été informé de la décision des plus hautes autorités algériennes d’accueillir, à titre humanitaire, sur son territoire le groupe des ressortissants syriens. Le porte-parole du MAE souligne, par ailleurs, que ce geste «humanitaire exceptionnel que l’Algérie consent tient compte de la situation particulièrement difficile dans laquelle se trouve ce groupe et procède de la volonté de l’Algérie d’y mettre un terme en ce mois sacré du Ramadhan». Et à Ben Ali Chérif de faire observer qu’en accueillant sur son territoire les membres de ce groupe de migrants syriens, l’Algérie s’engage à «assurer leur hébergement, de leur prodiguer les soins nécessaires et de leur permettre, si tel est leur souhait, de rejoindre d’autres membres de leurs familles, dans le cadre d’un regroupement familial dans d’autres pays» précise-t-il. Le porte-parole du MAE conclut en mettant en avant que «l’Algérie consent ce geste par devoir de solidarité avec le peuple frère de Syrie dans l’épreuve qu’il traverse ». Il est utile de rappeler que le Maroc a depuis le début de cette affaire, tenté d’exploiter de façon éhontée une telle détresse humaine pour mordre dans l’image de marque de l’Algérie. Peine perdue, encore une fois, et la diplomatie algérienne coupe ainsi l’herbe sous les pieds du Makhzen.

Mohamed Mebarki

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C’est aujourd’hui, en soirée, que le président du RCD entame un long planning de rencontres avec l’encadrement de son parti mais aussi les acteurs de la société civile au niveau d’un certain nombre de wilayas du centre du pays. Un planning qui commencera donc à partir de la ville côtière de Tigzirt avec une première rencontre qui verra la présence, outre des cadres, militants et sympathisants du parti, celle des membres des comités de villages, les membres des associations de divers statuts et les opérateurs économiques. Il sera poursuivi par d’autres conclaves du genre à Boghni, Azazga, Tizi-Ouzou et enfin Ain El Hemmam. Ce programme de sorties sur le terrain qui concernera également les wilayas de Béjaia, Bouira et Médéa, dans une première phase, permettra, selon le nouveau chargé de l’organique et de la communication du RCD, permettra d’engager le débat avec les acteurs locaux sur des questions qui intéressent nos concitoyens et d’échanger ensemble sur les solutions à apporter pour améliorer la situation de notre wilaya. Le jeune député Yacine Aissiouène a, dans l’optique de rapprochement de l’encadrement du RCD du peuple, décidé d’ouvrir tout prochainement des permanences parlementaires. A noter que parallèlement à ce programme de sorties du président du parti, la jeunesse libre du RCD a également entamé un planning de rencontres locales avec les jeunes militants et sympathisants du parti. Un menu qui s’étale sur plusieurs semaines en préparation du prochain camp d’été du parti mais également du 5e congrès du parti. Un congrès initialement prévu pour la fin du mois courant mais reporté, vraisemblablement pour la prochaine rentrée sociale ou au début de l’année 2018, soit juste après les élections locales (APC-APW) prévues en novembre prochain.

A.K.

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vendredi, 02 juin 2017 01:00

 Les chiffres inquiétants de l’Unicef

Des millions d’enfants subissent diverses formes de violences au sein même du foyer familial. Selon une étude de l’Unicef, réalisée en collaboration avec le ministère de la Santé et celui de la Solidarité, « 86% des enfants algériens sont victimes de violences multiformes ». C’est le président de la Fondation nationale pour la promotion, la santé et le développement de la Recherche (Forem), le professeur Mustapha Khiati, qui, en cette journée internationale de l’enfance, a fait  état de cette étude sur la violence contre l’enfance. Les chiffres donnent le tournis en ce sens qu’ils parlent de la violence subie par l’enfant au sein de sa famille. C’est presque donc tous les parents qui battent leurs enfants. Le Pr Khiati, qui a fait état des conclusions de cette étude jeudi sur les ondes de la chaîne III de la radio algérienne, reconnaît que cette violence enfouie dans le foyer familial reste difficile à détecter. Le professeur Khiati poursuit en plaidant pour le réaménagement du cadre juridique afin de lutter plus efficacement contre toutes les formes de violence à l’égard des enfants. Il s’agit, insiste-t-il, d’une violence qui se déroule« entre quatre murs » qu’il faut combattre. Le Pr Khiat, qui cite des sources policières, affirme qu’en 2016, plus de 6100 cas de violences contre des enfants. Parmi elles, il y a 1.695 cas de violences sexuelles. Des chiffres qu’il considère significatifs même s’ils sont loin de la réalité beaucoup plus tragique que cela. « Ces chiffres n’illustrent pas la réalité, tout comme les 50.000 cas de maltraitance, un chiffre très bas, bien en deçà de la réalité », soutient M.Khiati qui considère que les efforts de sensibilisations des parents restent peu suffisants pour juguler ce phénomène déstabilisateur de l’enfant. Mustapha Khiati souligne dans ce sillage l’absence de modalités pratiques de prise en charge des cas de violence une fois détectés. « La police et la gendarmerie ont mis des numéros verts. Mais la loi sur la protection de l’enfance, telle que promulguée en 2015, ne permet pas d’agir au sein de la cellule familiale afin d’extraire l’enfant du milieu violent », relève-t-il, soulignant ainsi la nécessité de compléter cette loi et d’intégrer des mécanismes  définissant de manière précise la maltraitance de l’enfant et les modalités particulières pour assurer la prise en charge des victimes ». Pour lui, il y a « urgence » d’activer des dispositifs d’écoute et de sensibilisation envers les familles afin d’éradiquer cette pratique décriée par les spécialistes. Mustapha Khiati avertit dans ce sillage contre l’utilisation non contrôlée de l’Internet et des réseaux sociaux qui constituent une source non négligeable de violence. Le professeur Khiati est très alarmant sur la situation de l'enfance en Algérie, la Déléguée nationale à la protection de  l'enfance et présidente de l'Organe national de la protection et de la  promotion de l'enfance, Meriem Chorfi, a quant à elle assuré que les nouveaux textes de loi protègent contre toutes les formes de violence, de sévices et d'exploitation. Des textes de loi qui restent difficiles à mettre en application.

Yanis Belmadi

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vendredi, 02 juin 2017 01:00

566.221 candidats à l’épreuve

Plus de 566.000 candidats sont attendus demain pour passer l'examen du Brevet d'enseignement moyen (BEM) à travers le pays, dont les résultats devront être annoncés le 27 juin. Ainsi, 566.221 candidats au total, dont 51,58% de filles, passeront durant trois jours cet examen de passage au niveau secondaire à travers les 2.234 centres d'examen. Les élèves qui auront obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10/20 accèderont automatiquement en classe de première année secondaire sur la base de la moyenne décrochée à l`examen national et celle de l`évaluation continue de l`année. A cet effet, le ministère de l'Education nationale s'est engagé à assurer le bon déroulement des examens, à travers des mesures strictes consistant à permettre aux élèves de passer l'épreuve dans la sérénité et le respect de l'éthique. La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, qui procédera au lancement officiel des épreuves à partir de Mascara pour la session du matin et de Saïda pour celle de l'après-midi, a invité les candidats à se présenter aux centres d'examen au moins une demi-heure avant le début des épreuves (9h00), en prévenant que tout retard privera l'élève de passer l'examen. La ministre avait affirmé que "toutes les mesures étaient prises pour garantir la crédibilité des examens scolaires nationaux, avec la contribution des secteurs concernés et les responsables locaux", précisant que ces mesures prévoient notamment la sécurisation des examens dans le but d'assurer leur crédibilité et de garantir l'égalité des chances entre les élèves. Parmi ces mesures, figurent notamment l'interdiction de l'usage de téléphones mobiles et autres moyens de communication électroniques dans les salles d'examen. Dans le même cadre, le direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a mis en place un dispositif de sécurité à l'occasion des examens de fin d'année scolaire 2016/2017, tous paliers confondus, et dont la mise en exécution sera confiée à des brigades de police au niveau des sûretés des 48 wilayas du pays. Ce dispositif repose sur la mobilisation des services de la police pour sécuriser les centres d'examen pour les trois paliers (primaire, moyen et secondaire) dans les régions urbaines à travers l'ensemble du territoire national, et comporte des mesures sécuritaires pragmatiques visant à garantir la fluidité routière et faciliter le trafic au niveau des grands axes menant vers les centres d'examen, outre les équipes de sécurité spécialisées chargées de l'escorte et la sécurisation des sujets et les copies vers les centres de correction. La DGSN invite, à cet égard, les usagers de la route à éviter le stationnement anarchique devant les centres, en vue de permettre aux candidats de se rendre aisément vers les centres d'examen, rappelant aux citoyens l'existence du numéro vert 1548 et le 17 pour le signalement de tout imprévu ou prêter aide. Il en est de même pour la Gendarmerie nationale qui a élaboré un plan de sécurité spécial pour ces examens en mobilisant les moyens humains et matériels pour le bon déroulement des épreuves. Les centres d'impression des sujets des épreuves seront ainsi sécurisés et les brigades de la sécurité routière de la Gendarmerie nationale renforcées au niveau des différentes routes nationales, communales et de wilayas, notamment celles débouchant sur les zones urbaines avant et pendant le déroulement des examens.

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Violence, harcèlement, misogynie, brouhaha général…l’audiovisuel algérien s’est transformé, depuis le début du mois de Ramadhan, en une véritable jungle où tout est permis. Des chaînes de télévision privées diffusent des programmes qui, sous couvert de distraction, portent atteinte à l’homme et à sa dignité. Dès l’appel du muezzin, synonyme d’El Iftar pour les jeûneurs, les écrans des télévisions sont bombardés de programmes qui n’ont rien de culturel et d’innovant. Les multiples caméras « hachées » diffusées sur certaines chaînes suscitent l’indignation. Et la goute qui fait déborder le vase est cette ignoble émission de la chaîne Ennahar TV, intitulée « Rana h’kemnek (Tu es pris au piège) »,dont le numéro de mercredi dernier de la caméra cachée a choqué plus d’un. Ayant invité le célèbre écrivain et romancier, Rachid Boudjedra, les animateurs de l’émission sont allés jusqu’à s’immiscer dans sa vie privée et sa liberté individuelle. « Si Rachid, vous êtes un athée, alors dites ‘La ilaha ila Allah’ (Il n’y a de Dieu qu’Allah)», lance un journaliste en pointant le doigt. Un jeune homme qui passe pour un inspecteur de police lui dit de le répéter trois fois. « C’est la sunna qui l’ordonne», insiste-il. L’écrivain prononce alors la chahada quelque peu déconcentré. Pis encore, le « journaliste » poursuit ses attaques contre l’homme en lui affirmant que « vous êtes poursuivis pour athéisme et intelligence avec des pays européens ». Poursuivant leur « terrorisme» contre Boudjedra les deux animateurs de l’émission lui demandent de faire « une daâwa ». « Levez vos mains avec nous », lui intiment-ils l’ordre. L’écrivain s’exécute. Mais vers la fin, agacé, Rachid Boudjedra a fini par craquer. Ce genre de caméras « crachées » où se mêlent, cris, vociférations, coups de poings et de pieds, des chaises jetées, bagarres, gifles, insultes, gros mots et bousculades sont nombreuses et pratiquement sur toutes les chaînes privées. L’humiliation qu’a subie Boudjedra a suscité une réaction des intellectuels rendue publique et dénonçant les agissements de cette chaîne de télévision en appelant les autorités à agir. Dans leur communiqué, les auteurs de ce document qui fait office également de pétition annoncent l’organisation, dès ce matin, d’un sit-in devant le siège de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV). Cette dernière, dont les missions visent à lutter contre la violence, les atteintes à la vie privée des gens et l’exploitation de la religion n’a toujours pas branché, malgré la répétition des scènes de violence sur le petit écran. Pour rappel, le 19 mai l’ARAV avait mis en garde les chaînes de télévision contre « les caméras cachées » qui « doivent faire l’objet d’un examen attentif». « Il arrive souvent, en effet, que ce genre d’émissions livre, sous couvert de divertissement, des séquences dont la brutalité et la vulgarité sont une insulte à la dignité humaine », avait précisé l’organisme que préside Zouaoui Benhamadi. Mais l’autorité n’a pas été entendue visiblement.

Samir Rabah

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vendredi, 02 juin 2017 01:00

A quoi sert l’ARAV ?

A quoi sert l’ARAV ? La question peut sembler intrigante voire brutale, tant cette institution a été l’aboutissement d’un long combat contre le gouvernement qui n’entendait pas lever la main sur le secteur de l’audiovisuel. Mais quand on observe son manque de réactivité par rapport à une succession de faits qui relèvent pourtant de son périmètre, cette question se pose à tout le moins. Un ministre, nommé puis relevé de ses fonctions au bout de 48 heures a été jeté en pâture à la vindicte publique par une télévision privée, l’accablant de toutes sortes d’accusations infamantes. Le chef de son parti est accusé de « trahison » envers le président de la République, pour avoir proposé sur une liste de cinq personnes ce ministre éphémère. La justice aussi a été pointée du doigt   pour avoir délivré un casier judiciaire vierge à ce ministre « coupable ». A aucun moment, ce ministre ni son parti n’ont eu la possibilité de donner leur point de vue, comme l’exige la loi. Au-delà de l’affaire de ce ministre, ces télévisions privées continuent de franchir outrancièrement les lignes rouges de l’éthique et du professionnalisme. La quête effrénée de l’audimat a poussé ces télévisons à rivaliser dans la manière de faire monter l’adrénaline du téléspectateur à travers des caméras cachées, chefs d’œuvre de voyeurisme, d’inquisition et surtout de violence. Le grand écrivain Rachid Boudjedra vient d’en faire les frais. Devant sa décision de porter l’affaire devant les tribunaux, le directeur de cette chaine a dû demander des excuses et admettre que cette vidéo manquait de professionnalisme. Sauf que le mal est fait. Des caméras cachées où sont simulées des attaques terroristes, des attaques contre des établissements publics ou des prises d’otages, sont diffusées en toute impunité su ces chaînes privées. Peu importe pour les réalisateurs de voir les personnes piégées faire un malaise, avoir une réaction violente. Et cela dure depuis le début du mois de Ramadhan. Pourtant l’ARAV, au début du mois de Ramadhan, s’est fendue d’un communiqué pour mettre en garde contre ces dépassements, appelant les responsables de ces chaines au respect des usages de la société algérienne. Mais ce communiqué semble avoir le même effet qu’un prêche dans le désert. Personne ne semble en avoir tenu compte. Et pendant ce temps, l’ARAV joue au spectateur distrait. Face à ces débordements répétés, Zouaoui Benhamadi aurait dû hausser le ton, monter au créneau, brandir des cartons rouges, pourquoi pas ordonner des fermetures. C’est bien cela le rôle de l’ARAV. Mais elle donne plutôt l’impression de subir les choses, se contentant d’exister dans le décor médiatique come institution alibi. A moins que Zouaoui Benhamadi, dont l’élection à la tête de cette institution était saluée, ait les mains liées par ceux-là qui assurent protection et immunité à certaines chaînes lesquelles ne se sentent nullement concernées par les impératifs d’éthique et de professionnalisme.

H.Khélifi.

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vendredi, 02 juin 2017 01:00

Le FMI salue les efforts de l’Algérie

Le Fonds monétaire international (FMI) a salué jeudi les efforts déployés par l’Algérie pour s’adapter au choc pétrolier en soulignant l’importance des mesures prises en matière d’assainissement des finances publiques et d’amélioration du climat des affaires. ‘‘Les administrateurs saluent les efforts que les autorités déploient pour s’adapter au choc pétrolier’’, note le FMI dans son rapport annuel sur l’économie algérienne, publié jeudi à Washington. Le Fonds constate que l’activité économique en Algérie a « été globalement résiliente « en dépit des défis importants posés par la baisse des cours de pétrole. La croissance économique est restée soutenue en 2016 s’établissant à 3,5%, selon ce rapport d’évaluation de l’économie algérienne, établi au titre de l’article IV des statuts du FMI. Le Fonds a légèrement modifié ses prévisions de croissance pour 2017 en tablant désormais sur un taux de 1,3% contre 1,4% anticipé en avril dernier. Pour 2018, l’économie algérienne devrait enregistrer une croissance de 0,7 % contre 0,6% prévu auparavant. L’institution de Bretton Woods précise que la croissance s’est ralentie dans le secteur hors hydrocarbures en partie sous l’effet de la réduction des dépenses et est estimée à 2,9 % pour 2016.Le taux d’inflation est passé de 4,8 % en 2015 à 6,4 % en 2016 et se chiffrait à 7,7 %, en glissement annuel, en février 2017.Le taux de chômage s’est établi à 10,5 % en septembre 2016, selon les mêmes chiffres. La dette extérieure « reste très faible « et devrait représenter 2,5% du Pib en 2017 et 2,7% en 2018, alors que le déficit budgétaire s’établirait cette année à -3% contre - 14% en 2016.Pour rehausser la croissance potentielle, le FMI relève qu’il est important de mettre en œuvre « un dosage équilibré des mesures de politique économique, ainsi que des réformes structurelles ambitieuses pour assurer la viabilité des finances publiques, réduire les déséquilibres extérieurs et diminuer la dépendance à l’égard des hydrocarbures «.Saluant « la détermination des autorités à poursuivre un assainissement soutenu des finances publiques «, à moyen terme, le Fonds a exprimé son soutien aux mesures prises par le gouvernement pour réduire le déficit budgétaire. Ces mesures, rappelle-t-il, visent à augmenter les recettes hors hydrocarbures, maîtriser les dépenses courantes, poursuivre la réforme des subventions tout en protégeant les plus démunis, et accroître l’efficience de l’investissement public et en réduire le coût. Une gamme plus large d’options de financement pour faire face à la baisse des recettes pétrolières, l’institution de Bretton Woods recommande de recourir à « un éventail plus large de possibilités de financement « de l’économie, y compris «un recours prudent à l’endettement extérieur et la cession d’actifs publics « tout en optant pour un taux de change plus flexible. Des mesures pareilles pourraient « fournir une marge de manœuvre budgétaire pour opérer un ajustement plus progressif et plus propice à la croissance que celui prévu actuellement», relève le FMI, estimant «nécessaire» de poursuivre les réformes pour diversifier l’économie. Le Fonds a salué, à ce titre, les mesures prises pour améliorer le climat des affaires, ainsi que les travaux en cours sur une stratégie à long terme qui permettrait de refaçonner le modèle de croissance du pays. Le FMI note, par ailleurs, que les réserves internationales nettes de l’Algérie restent à «un niveau confortable», considérant qu’une plus grande flexibilité du taux de change, accompagnant l’assainissement des finances publiques et les réformes, contribueraient à réduire les déséquilibres extérieurs et à favoriser le développement du secteur privé. Les réserves brutes de l’Algérie ont représenté 22,5 mois d’importation en 2016 et devraient baisser à 19,5 mois cette année, selon les mêmes projections. Au plan monétaire, le Fonds s’est félicité de l’introduction par la Banque d’Algérie des opérations d’open market pour gérer la liquidité, suggérant d’éliminer les opérations de réescompte afin d’encourager les banques à gérer leurs liquidités de manière plus efficace. Etant donné les tensions inflationnistes, le FMI encourage les autorités algériennes à être prêtes à relever leur taux directeur. Le secteur bancaire dans son ensemble est bien capitalisé et rentable, relève le prêteur international en dernier ressort. Cependant il convient de continuer de renforcer la politique du secteur financier et à accroître le rôle de la politique macro prudentielle, estime-t-il.

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L’Italie continuera d’acheter du gaz à l’Algérie. L’ambassadeur d’Italie en Algérie, Pasquale Ferrara, l’a affirmé à notre confrère arabophone Ech Chourouk. Il a fait savoir que les contrats gaziers à long terme entre ENI et Sonatrach, qui prendront fin en 2019, seront renégociés. Il n’y a pas de raison, selon lui, pour que ce partenariat ne se poursuive pas. Il cite comme références symboliques de la position clé de l’Algérie dans les relations avec l’Italie, le fait que la société italienne ENI a tenu son conseil d’administration à Hassi Messaoud. Il a ajouté que l’intérêt d’ENI ne se limite pas aux secteurs pétrolier et gazier, mais s’étend également à l’énergie solaire, au secteur de la pétrochimie et à l’exploration pétrolière offshore sur la côte algérienne. Quant au projet de gazoduc Galsi, il est en stand-by, selon lui. L’ambassadeur minimise l’impact de l’affaire Saipem ; c’est la seule affaire de corruption, dit-il. Il ne veut pas en dire plus pour ne pas interférer avec le travail de la justice. Il affirme que cette affaire n’a pas d’impact sur les activités des autres sociétés italiennes en Algérie. Les relations entre les deux pays sont au beau fixe. C’est le constat de l’ambassadeur qui signale que l’Italie est devenue le premier partenaire économique de l’Algérie : premier importateur et troisième fournisseur. Il fait remarquer que le volume des échanges au cours de l’année 2016 a dépassé 9 milliards de dollars. Il note que le partenariat, traditionnellement dans le secteur du gaz, s’est maintenant étendu aux secteurs des grandes installations industrielles et de l’équipement. L’Italie s’adapte au nouveau modèle économique adopté par l’Algérie. Le partenariat ne sera pas seulement commercial mais va prendre une dimension industrielle à travers l’investissement dans la production locale. Pasquale Ferrara cite les opportunités multiples qui existent dans les énergies renouvelables, les industries alimentaires et le tourisme. A propos de la place de l’Italie dans l’industrie automobile, il fait savoir que Fiat Chrysler est venue en mission exploratoire pour identifier les secteurs qui peuvent établir un partenariat avec elle. Il rappelle, pour montrer que l’Italie n’est pas totalement absente de ce créneau, qu’il y a une entreprise dans la production de tracteurs à Boumerdès et une pour les camions à Bouira. La coopération militaire algéro-italienne a également été évoquée par l’ambassadeur dans un son entretien accordé à Ech Chourouk. Il a rappelé qu’un accord de partenariat industriel et commercial a été conclu par le ministère de la Défense nationale avec le groupe italien Leonardo-Finmeccanica (SPA-Italie) pour la création d’une société commune versée dans la production d’hélicoptères à Sétif. Il ne s’agit pas, précise l’ambassadeur, d’exportation à partir de l’Italie, mais de production locale d’une centaine d’hélicoptères, qui serviront notamment à la surveillance des frontières et du territoire. L’ambassadeur a également cité un accord-cadre pour des activités communes périodiques et un protocole d’accord dans le domaine de la formation destinée aux forces armées. A propos de la coopération en matière de lutte antiterroriste, il signale qu’elle est excellente notamment dans le domaine de la prévention, surtout dans le contexte complexe en Méditerranée et au Sahel. Sur la situation en Libye, il se dit admiratif du rôle joué par l’Algérie, en particulier les étapes successives franchies par le ministre Messahel pour communiquer avec toutes les parties libyennes (allusion à la réunion des pays voisins). L’Italie, dit-il, partage avec l’Algérie le principe de base selon lequel il n’y a pas de solution militaire, mais il y a une solution politique qui passe par le dialogue entre les parties libyennes sous les auspices des Nations unies, et non imposée de l’extérieur. Il reconnaît implicitement qu’il y a eu des erreurs commises dans l’intervention de l’Otan en Libye, mais estime qu’il ne sert à rien de s’appesantir sur le passé. Sur l’immigration clandestine en provenance de notre pays, il pense que l’axe Annaba-Sardaigne est négligeable. Un peu plus de 1 200 Algériens, note-t-il, sont arrivés en Italie en 2016 par cet axe, à comparer aux 180 000 depuis la Libye. C’est la preuve, dit-il, que la surveillance des eaux territoriales algériennes est très efficace. Toujours dans le chapitre humain, il fait savoir que la communauté algérienne enregistrée en Italie, estimée à 28 000 personnes, est bien intégrée. A propos des visas, enfin, il affirme qu’il y a un désir d’introduire plus de transparence dans le traitement des dossiers, tout en respectant les lois en vigueur. Par ailleurs, il note avec satisfaction la progression de l’enseignement de la langue italienne en Algérie.

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La Cité de Sidi Salem a encore été ébranlée par la nouvelle d’un homicide avec préméditation commis par un jeune de 20 ans. La victime n’avait que 29 ans. La cause parait très futile pour ne pas dire bête malgré les circonstances dramatiques. Le jeune criminel avait demandé quelques instants avant la rupture du jeûne à la victime d’aller lui ramener un gobelet de café. Chose que n’avait pas acceptée ce dernier. Des mots sont échangés et la menace de reprendre la discussion après l’Adhan avait été proférée. Après le ftour l’auteur du crime s’était présenté au domicile de la victime pour régler le problème survenu entre eux quelques instants plus tôt. Dès sa sortie de la maison la victime reçoit deux coups profonds de couteau l’un à la gorge et l’autre en plein thorax. Quittant sa victime qui nageait dans une mare de sang, le criminel s’était aussitôt enfui pour aller se réfugier dans la wilaya d’El Tarf, exactement d’après nos renseignements à Asfour. C’est là qu’il sera interpellé et ramené à Annaba dans le courant de la nuit du crime. Pourtant le mois sacré avait débuté dans la quiétude et la tranquillité sans incident majeur. Voilà que ce jeune voyou connu à Sidi Salem pour être un empêcheur de tourner en rond, d’après les voisins que nous avons contacté, vienne salir le tableau de ce calme que vivait la ville sous les arômes de plats mijotés par les femmes affairées devant leurs fourneaux. L’enquête en cours va sûrement déterminer le pourquoi réel de ce crime purement gratuit.

Ahmed Chabi

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Branle-bas de combat, en plein centre ville de Annaba, ou hier vers 14h15 un jeune âgé de 23 ans, que les uns et les autres appelaient par son prénom Salah, après s’être débarrassé de ses vêtements pour rester avec son maillot, a escaladé le mur du Marché Francis, menaçant de mettre fin à ses jours. Le spectacle, pour le moins affligeant a attiré une grande foule en cette heure de grande animation et la fébrilité ramadhanesque. Le jeune, en question qui était dans tous ses états commença à hurler, évoquant sa précarité et sa condition sociale dénonçant la « hogra » dont il a été victime quand des policiers, en charge de la lutte contre le commerce informel, lui avaient confisqué sa corbeille de pain. Puis, d’un geste désespéré, il s’est mis à se larder le corps. D’abord le visage, puis le torse et enfin les pieds sous les yeux ébahis de cette foule compacte qui le suppliait d’arrêter de se faire du mal. Les secours s’étaient vite déployés avec l’arrivée des pompiers et les policiers présents sans oublier les connaissances de ce jeune qui l’ont supplié de se calmer et descendre du toit du marché haut de cinq mètres. Vers 15h10 tout ensanglante ce jeune rassuré que rien ne lui arrivera est descendu au moyen de l’échelle déployée par les éléments de la Protection civile qui l’ont évacué dans l’ambulance vers les urgences du CHU Ibn Rochd.

Abdelhak H.

Publié dans Annaba
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