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mardi, 06 juin 2017 01:00

La plénière appelée à trancher

Après un long laps de temps qui a vu tout de même les partis politiques désigner leurs chefs de groupes parlementaires, le président de l’APN a pu réunir hier ces mêmes chefs de groupes. Objet de la réunion : mise en place du bureau de l’assemblée, un organe vital pour le fonctionnement de l’institution. Ce bureau est constitué du président de l’APN, lui-même et de neuf vice-présidents, qui sont chargés de l’aider dans sa tâche. Selon un des députés présents, cette « réunion s’est déroulée dans une ambiance conviviale » pendant deux heures, sous la présidence de Saïd Lakhdari, chef du groupe FLN le règlement intérieur est pris comme base de travail pour trancher la question. Au passage, il faut signaler que le FFS et le PT, par choix politique, ont décidé de ne pas participer aux futures structures de l’APN. On se souvient même que le parti du défunt Hocine Aït Ahmed avait boycotté la cérémonie officielle d’installation de l’APN. Selon notre source, les chefs des groupes parlementaires avaient à choisir entre trois options prévues dans le règlement intérieur : le consensus à la proportionnelle, au nombre de sièges de chaque parti,  la  liste présentée par chaque groupe parlementaire et enfin, la présentation individuelle des candidats  devant la plénière pour le poste de vice –président. Faute de consensus donc décision est prise par le président, conformément au règlement intérieur de s’en remettre à la plénière qui aura à se prononcer sur les listes que présenteront les dix groupes concernés par cette opération  qui n’est que technique, car les heureux élus auront droit à des privilèges supplémentaires. Ce qui explique les manœuvres de coulisses, notamment au FLN. L’élection du bureau, qui est une urgence doit être suivie après par une opération similaire, à savoir l’élection des responsables (président, vice-président et rapporteur) des douze commissions permanentes. (Affaires juridiques et administratives, Affaires étrangères, Défense nationale, Finance et Budget, Développement industriel et Commerce, Planification, Education et Enseignement supérieur, Affaires religieuses, Agriculture et Pêche, Culture et communication, Affaires sociales et Travail, Habitat et Equipement, Transport, Jeunesse et Sport) .Les députés auront également à relifter le règlement intérieur actuellement en vigueur pour l’adapter à l’esprit de la nouvelle constitution de 2016 avec des nouvelles dispositions qui élargissent notamment les droits des partis d’opposition. Mais ce travail sera fait certainement après l’ouverture de la nouvelle session parlementaire qui doit intervenir au deuxième jour ouvrable du mois de septembre. Dans l’immédiat une seule date à l’agenda : le dimanche 18 juin, date à laquelle le nouveau Premier ministre présentera sa déclaration de politique générale devant les députés qui auront à en débattre. Auparavant, cette déclaration, en vertu de la Constitution, doit recevoir le quitus du Conseil d’Etat avant d’être discutée en Conseil des ministres. L’occasion de revoir enfin ,le président Bouteflika.

H.Khélifi. 

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mardi, 06 juin 2017 01:00

Ali Benhadj appelle à la sédition

Ali Benhadj, l’ancien gourou de la nébuleuse salafiste et l’inspirateur en chef des terroristes, persiste dans la même voie qu’il s’est tracée à la fin des années 80. La tragédie des années 90 ne semble pas avoir eu de prise sur lui, ni d’ailleurs les années de prison qu’il a apparemment oubliées. Se présentant comme un homme persécuté par le régime, il continue à distiller le même discours qui a endoctriné des milliers de jeunes, à l’époque où il paradait à la tête des groupes les plus radicaux de l’ex-FIS. Profitant des soirées de Ramadhan, celui qui avait souhaité un jour être un simple « combattant » sous les ordres de Djaâfar Al Afghani, un des vétérans d’Afghanistan et un des chefs les plus sanguinaires du GIA, tente aujourd’hui de se faire passer pour un homme qui lutte pour recouvrer sa liberté, en se déplaçant dans les quartiers où s’est développée la confrérie islamiste. Marchant à l’aide d’une béquille, Ali Benhadj qui fait tout pour donner de lui une image d’un opposant subissant l’injustice et le harcèlement, a opté cette fois-ci pour une tactique plus ou moins modérée afin de capter le maximum d’attention. Multipliant ses sorties nocturnes, il appelle les jeunes particulièrement à se révolter, en essayant d’exploiter leur sentiment religieux. «Vous savez, cela fait 14 ans que j’ai quitté la prison. Et je suis toujours sous surveillance, poursuivi et pourchassé», s’est-il plaint avant de reprendre sa litanie en clamant que «tout le monde parle librement dans ce pays, sauf ceux qui veulent dire la vérité. Ceux-là sont interdits de parole et même réprimés. Même la route leur a été fermée». Ali Benhadj qui avait été interdit de quitter le territoire de la wilaya d’Alger, a trouvé dans la chaîne de télévision Al Magharibia, une véritable tribune qui n’hésite pas à le solliciter régulièrement et à lui demander de donner son avis sur les principaux sujets d’actualité. Cette opportunité qui lui a été offerte par un média connu pour ses liens avec certains anciens dirigeants du FIS dissous, lui a permis d’intervenir à tous les débats et à revendiquer le droit de parler et de dire le fond de sa pensée. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, c’est ce même Ali Benhadj qui n’avait pas hésité par le passé à décréter la démocratie comme une apostasie et une hérésie contraire aux principes de l’Islam. Alors qu’il était à la prison de Blida, il avait été sollicité par les autorités du pays et à leur tête Liamine Zeroual afin de condamner le terrorisme et les massacres collectifs commis par les sanguinaires du GIA, mais il a refusé de le faire, préférant garder le silence dans une posture qui en dit long sur ses véritables motivations. C’est cet homme qui a refusé de dénoncer le terrorisme et qui s’était confiné dans un silence criminel durant les années 90, qui revendique aujourd’hui le droit de parler. En dix ans, et alors que les Algériens tombaient par dizaines et par centaines sous les balles et les bombes, cet homme qui évoque aujourd’hui la liberté d’expression n’a jamais osé faire un geste de compassion ou fait la moindre déclaration en guise de soutien au peuple meurtri. En dix ans, il a toujours refusé de se démarquer du terrorisme et des actes terroristes, malgré les nombreuses sollicitations dont il a fait l’objet de la part des pouvoirs publics. Il a gardé un silence criminel.

Mohamed Mebarki

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Après le FFS et le PT qui avaient annoncé leur non participation aux instances de l’Assemblée populaire nationale, ne voila-t-il pas que le triumvirat islamiste les rejoint, malgré lui, en n’y figurant pas Si pour les deux premiers partis, cela relève d’un choix délibéré, ce n’est pas le cas pour l’alliance islamiste qui renonce à la participation à ces instances faute d’avoir pu. Car, la réunion, hier mardi, entre les 10 groupes parlementaires issus des élections législatives du 4 mai dernier, à savoir ceux du FLN RND, TAJ, MPA, MSP, FFS, PT. Front el Mostaqbal, du triumvirat Nahda-Addala-Binaa et celui des indépendants a débouché sur le recours au second alinéa de l’article 13 de la loi organique fixant l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée populaire nationale et du Conseil de la Nation ainsi que les relations fonctionnelles entre les chambres du Parlement   et le Gouvernement, et ce faute d’avoir pu s’entendre sur une liste commune comme le stipule le premier alinéa dudit article. Le second alinéa concède aux groupes parlementaires majoritaires le droit d’établir la liste des vice-présidents. C’est ainsi qu’en plus de ceux du FLN, du RND, du TAJ, du MPA, du front el Moustaqbal et des indépendants, le groupe parlementaire du MSP s’est joint à ce «partage» pour peu que le duo FLN-RND qui a la majorité lui concède tout au plus un poste de vice-président sur les 9 et une commission  sur les 12 de l’Assemblée. Car, le FFS et le PT ont fait part depuis longtemps de leur décision de ne pas prendre part aux instances de l’Assemblée, rejoints par le trio Nahda-Addala-Binaa qui, pourtant, avait tout fait pour y figurer, mais en vain.

A.K.

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La polémique s’installe après les propos du grand chanteur kabyle Lounis Ait Menguellet accusant la direction de la culture de Béjaïa de le boycotter. S’exprimant en marge de l’un des galas qu’il a animés ce week-end à la maison de la Culture Mouloud Mameri de Tizi Ouzou, Lounis Ait Menguellet avait fait état son étonnement quant à son absence du champ artistique de Béjaïa. « C’est un phénomène qui est là et dont je n’ai pas d’explications », avait déclaré Ait Menguellet selon lequel il est victime d’un boycott qui ne dit pas son nom qui serait orchestré par le nouveau directeur de la Culture, Djamel Ben Ahmed. Ait Menguellet a précisé que par le passé, il animait régulièrement des galas à l’invitation de la direction de la culture de Béjaïa. Mais ces derniers temps, on l’invite plus. Ait Menguellet dit regretter cette situation car il veut aller à la rencontre de son public de Béjaïa. Des artistes de la région lui ont apporté soutien. C’est le cas de Boudjamaâ Agraw qui a dénoncé sur son compte Facebook l’attitude de la direction de la culture de Béjaïa. Dans une vidéo, Boudjamâa Agraw a affirmé que lui-même était victime de la direction de la culture de Béjaïa. « Moi qui habite à 200 mètres de la maison de la culture de Bejaia, ses responsables ne m’ont pas contacté, alors que pas loin qu’hier, j’ai animé un beau spectacle à Azazga », a-t-il affirmé, lançant ainsi un appel aux responsables de la wilaya pour intervenir afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de Hogra et humiliation des artistes Kabyles. Des hommes politiques de la région ont également réagi. Certains soutiennent Ait Menguellet d’autres le critiquent. Atmane Mazouz, député et cadre au RCD apporte clairement son soutien franc et directeur à Ait Menguellet. Pour lui, ce qui arrive à un monument comme Ait Menguellet est tout simplement inacceptable. Atmane Mazouz, pour rappel, est député de la wilaya de Béjaïa. Boubkeur Derguini, un ancien cadre au RCD, a en revanche défendu sur sa page Facebook le nouveau directeur de la Culture en le qualifiant d’intègre, de compétent et d’irréprochable. De son côté, le député de Béjaïa Braham Bennadji qualifie les déclarations d’Ait Menguellet d’«attaques gratuites », prenant pour sa part la défense du directeur de la Culture. « C’est la première fois que Bejaia a un vrai directeur de wilaya de la culture, compétent, intègre, très porté sur la culture et quelqu’un qui connaît bien le secteur. Il est fraîchement installé et je suis sûr que Lounis ne l’a jamais connu », a-t-il affirmé, regrettant ces attaques dans la presse contre quelqu’un qu’on n’a jamais connu.

Yanis Belmadi 

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Un dangereux malfaiteur, âgé de vingt ans, repris de justice, auteur de plusieurs agressions contre des personnes étrangères à la ville de Bouhadjar qu'il délestait de ce qu'elles possèdent sous la menace d'une arme blanche, a été arrêté, hier par la police de Bouhadjar.  Le mis en cause, guétait ses victimes, au moment de stationner leur véhicule, des gens de passage par cette ville frontalière, puis les suivait pour les agresser le moment propice.  Objet, de plusieurs plaintes, avec toujours le même signalement, la police, après d'intenses investigations a fini par mettre le grappin sur ce délinquant qui agit sous l'effet des psychotropes, dans une bâtisse désaffectée et sur lequel 26 comprimés de psychotropes et une arme blanche ont été saisis. Présenté par devant près le Tribunal de Bouhadjar, ce malfaiteur a été placé sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur. Abdelhak.H

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Agissant sur renseignements parvenus à leurs services, les éléments de la police judiciaire de Souk-Ahras ont mis fin aux activités illicites d'un " raqui " (exorciseur) qui se livrait à des pratiques répréhensibles de sorcellerie dans son propre appartement sis dans un des quartiers populaires de la ville en se faisant rémunérer ses services. Munis d'un ordre de perquisition délivré par le procureur, les policiers se sont introduits à l'improviste dans l'antre du sorcier composée d'une salle d'attente et d'une antichambre. Trois femmes âgées entre 30 et 40 ans et deux hommes du même âge attendaient leur tour dans la salle d'attente pendant qu'une quatrième femme qui était entre les mains du sorcier dans l'antichambre, émettait des cris étranges. La fouille des lieux a permis de découvrir des pots de " potion magique ", des pseudo- médicaments et une somme évaluée à 82 000 DA. Conduites au commissariat, les sept personnes ont été auditionnées avant d'être présentées devant le procureur qui les a envoyées devant le magistrat instructeur qui a ordonné leur mise en détention provisoire dans l'attente d'être jugées.

Hamid Fraga

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mardi, 06 juin 2017 01:00

Trois trafiquants d’armes arrêtés

Trois trafiquants d’armes ont été arrêtés et cinq fusils de chasse ainsi qu’une grenade défensive ont été saisies, avant hier lundi, dans la région de Aîn Beida (W Oum El Bouaghi), par la Gendarmerie nationale. C’est ce qu’indique hier le ministère de la Défense dans un communiqué. « Des éléments de la Gendarmerie Nationale ont arrêté, le 05 juin 2017 à Aîn Beida, wilaya de Oum El Bouaghi/5°RM, trois trafiquants d’armes et saisi cinq fusils de chasse et une grenade défensive » lit-on dans le communiqué qui ajoute qu’un détachement de l’Armée Nationale Populaire « a saisi trois kilogrammes de kif traité à El Oued/4°RM. » La même source ajoute, par ailleurs, qu’à In Amenas et Bordj Badji Mokhtar, des détachements de l’ANP « ont intercepté huit contrebandiers et saisi un camion, 5,7 tonnes de denrées alimentaires, 1200 litres d’huile de table et divers outils d’orpaillage.» En outre, des Gardes-côtes « ont déjoué une tentative d’émigration clandestine de 18 personnes à bord d’une embarcation de construction artisanale au large de Ténès, wilaya de Chlef/1°RM », lit-on encore dans le même communiqué. Enfin, « 21 immigrants clandestins de différentes nationalités ont été appréhendés à Tlemcen, Adrar et Béchar », conclut la même source.  

Abdelaziz Tibet

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« La Qatar va avoir du mal à respirer, mais il ne va pas finir asphyxié »,  estime un analyste occidental très au fait de la situation qui prévaut en péninsule arabique. Mis au ban des accusés par ses voisins qui lui reprochent notamment son rapprochement avec l’Iran, Doha risque de subir une grande pression économique et militaire de la part de l’Arabie saoudite principalement, mais il est peu probable que ses « frères-ennemis » arrivent à lui imposer un embargo total comme ils le souhaitent. Ni les Etats-Unis, ni les pays européens ne vont tolérer une escalade pareille dans une région qui pourrait s’embraser d’un moment à l’autre, si des tentatives de médiation sérieuses ne sont pas entamées. Grandement préoccupée par le caractère brusque et brutal de la réaction saoudienne, l’Algérie n’a pas tardé à se manifester diplomatiquement en appelant «l’ensemble des pays concernés à adopter le dialogue comme seul moyen de régler leurs différends et de transcender les divergences qui peuvent naturellement surgir dans les relations entre Etats ». L’Arabie Saoudite qui n’a pas hésité à envoyer ses chars au Bahreïn pour porter secours au régime, n’hésitera pas à faire de même pour asseoir sa suprématie sur le Golfe et imposer un remplaçant à Tamim Ben Hamad Al-Thani, au cas où elle recevra la caution américaine. Et c’est ce qui inquiète davantage l’Algérie qui a entamé depuis quelque temps déjà de grands efforts pour améliorer ses relations économiques avec le Qatar, car elle a estimé qu’elle a plus à gagner avec Doha qu’avec Ryad. En désaccord avec l’Arabie saoudite au sujet de la crise syrienne et le problème yéménite, l’Algérie aurait pu choisir son camp en apportant son soutien au Qatar, un pays avec lequel elle partage d’énormes intérêts liés au marché international du gaz. Mais elle s’est retenue de le faire, en privilégiant la voie de la sagesse en direction de toutes les parties impliquées dans cette crise dont les véritables causes sont d’ordre économique. Qatar est le troisième producteur de gaz au monde. Ce statut lui a permis de peser sur le cours du marché mondial, ce qui n’est pas pour rassurer l’Arabie saoudite. L’Egypte qui aurait découvert d’importants gisements gaziers, entretient depuis 2011 des relations exécrables avec le Qatar et n’arrête pas d’accuser l’émirat de soutien au mouvement des Frères musulmans, et de chercher à déstabiliser le régime du Caire. Inquiète au plus haut niveau par la multiplication des facteurs de crise, l’Algérie craint pour l’avenir de l’accord de réduction de la production de pétrole signé à Alger. Sur le plan politique et économique, elle est consciente qu’elle n’a aucun intérêt à choisir son camp au moment où Ankara notamment tente par tous les moyens d’intervenir avec tous les risques d’aggravation de la situation. A voir de près, et au regard des enjeux exceptionnels dans une région que certaines parties veulent transformer en poudrière, l’Algérie est bien seule dans sa démarche équilibriste. Entretenant des relations privilégiées avec les Emirats arabes unis, Alger va certainement mettre tout son poids dans la balance afin d’amener Dubaï à modérer sa politique. Pour l’Algérie, tout n’est pas perdu. L’espoir d’une solution négociée est encore d’actualité.

Mohamed Mebarki

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Les pays voisins de la Libye n’ont pas tourné longtemps autour du pot. Réunis dans la nuit de lundi à mardi à Alger, les trois ministres des Affaires Etrangères des pays voisins immédiats de la Libye se sont entendus, dans une déclaration politique, sur le soutien à la recherche d’une solution politique à la crise que vit ce pays depuis la chute de Kadhafi en 2011. Dans cette déclaration les trois voisins de la Libye ont souligné   « l’impératif de rejeter le recours à la violence » et l’interdiction « de prendre toute mesure de nature à entraver le processus de règlement politique en Libye qui prolongerait la souffrance du peuple libyen, particulièrement au niveau économique et humanitaire ». Les trois pays ont réitéré leur « rejet de l’ingérence et de l’option militaire » et leur attachement à « la solution politique comme seul moyen pour résoudre la crise (en Libye) à travers un dialogue inclusif ». Ils ont également mis en garde contre les « retombées de la dégradation de   la situation sur la sécurité et la stabilité de la Libye et de toute la région, une situation qui sert les intérêts des groupes terroristes et leur ouvre la voie pour élargir leur activités criminelles », ajoute le document, repris par les agences de presse. Avant cette réunion, l’armée égyptienne a bombardé des positions de « terroristes » dans l’Est de la Libye. C’était en représailles aux attentats terroristes enregistrés dans ce pays ces derniers jours. C’est notamment le cas de l’attentat qui avait visé, il y a quelques semaines, un convoi de Coptes. Selon des sources diplomatiques, le ministre algérien des Affaires Etrangères, Abdelkader Messahel, aurait demandé à son homologue égyptien, Samah Chokri, de cesser les attaques militaires contre la Libye. Car, l’Algérie considère toujours que la solution militaire ne mènera à rien. Ceci au moment où des mouvements de frères musulmans ont exprimé leur accord quant aux démarches effectuées par l’Algérie pour un règlement pacifique de la crise en Libye. Une position qui semble avoir le consentement de beaucoup de parties concernées par la crise dans ce pays voisin. Sur le terrain, les combats n’ont pas cessé. Les forces loyalistes au maréchal Haftar progressent dans le Sud du pays avec un appui politique de Fayez Essaraj, le chef du gouvernement de transition. Mais dans les régions du Nord, les troubles militaires sont de plus en plus fréquents et les groupes armés se livrent de batailles acharnées. En attendant, la diplomatie semble avoir pris sa place. Aura-t-elle plus de chances que le retentissement des armes ?

Akli Ouali

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Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a indiqué lundi passé à Alger que la coordination entre les pays voisins de la Libye, notamment l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte, était «permanente» pour accompagner les Libyens en vue du règlement de la crise que traverse leur pays loin de toute intervention étrangère. Dans une déclaration à la presse à l’issue de ses entretiens avec son homologue égyptien, Sameh Chokri, M. Messahel a précisé avoir abordé la situation en Libye, mettant en avant la coordination «permanente» entre les pays voisins de la Libye, notamment l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte, «pour accompagner les Libyens afin qu’ils puissent régler eux-mêmes leurs problèmes, loin de toute intervention étrangère et dans le cadre de l’intégrité territoriale de la Libye». Il a, à cet égard, rappelé la dernière réunion des pays voisins de la Libye tenue à Alger le 8 mai. Le ministre a également indiqué avoir abordé avec son homologue la situation dans la région qui est, a-t-il dit, «menacée par le terrorisme, le crime organisé et la migration clandestine», mettant l’accent sur l’importance de la coordination «permanente et continue» entre l’Algérie et l’Egypte pour faire face à ces défis. Après avoir rappelé les sacrifices consentis par les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, le chef de la diplomatie a insisté sur l’importance de la coordination bilatérale et au niveau de l’Organisation des Nations unies et des autres organisations internationales. Les entretiens ont aussi porté sur la question de la réforme de la Ligue arabe, a fait savoir M. Messahel, précisant que l’Algérie plaidait pour une réforme «en profondeur» de l’organisation afin de l’adapter aux mutations géostratégiques en cours dans le monde et la mettre au service des peuples et des Etats arabes. Le ministre s’est également félicité de la «coordination permanente» entre l’Algérie et l’Egypte au niveau de l’Union africaine. Concernant les relations algéro-égyptiennes, M. Messahel les a qualifiées d’«exceptionnelles» dans différents domaines, faisant part de la volonté des deux pays de renforcer leur coopération économique. Le ministre a précisé que les deux parties avaient évoqué les préparatifs de la réunion de la Grande commission mixte et de la réunion du Comité de suivi qui la précèdera pour évaluer la mise en œuvre des décisions prises lors de la précédente session tenue au Caire. M. Chokri a, pour sa part, précisé que sa visite «participe du souci de poursuivre la coordination entre les deux pays», soulignant que cette coordination procédait de la volonté des dirigeants des deux pays, Abdelaziz Bouteflika et Abdel Fattah Al-Sissi, de faire face aux défis qui se posent à l’Algérie et à l’Egypte et de renforcer la coopération au mieux des intérêts des deux peuples et pour protéger la sécurité nationale arabe contre les dangers qui la menacent.

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