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lundi, 03 juillet 2017 01:00

N°5266 du 04-07-2017

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lundi, 03 juillet 2017 01:00

L’argumentaire du RCD

Le RCD a rendu public, hier lundi, le texte de la demande formulée par ses députés portant création d’une commission d’enquête sur le Club des pins. Dans leur argumentaire, les parlementaires du RCD mettent en avant plusieurs raisons, la crise financière du pays, nécessitant une rationalisation de choix budgétaires, la nature et le poids des efforts demandés aux couches sociales les moins nanties pour supporter les déficits budgétaires, le rôle essentiel des pouvoirs publics pour servir d’exemple dans la rationalisation des dépenses publiques relatives aux structures de l’Etat, le fait que l’établissement public de la résidence d’Etat du Sahel a été créé en 1997 sous la forme d’établissement public à caractère industriel et commercial – EPIC – pour « assurer, dans les meilleurs conditions, l’hébergement des personnalités de l’Etat et de leur fournir les prestations induites par cet hébergement » et l’importance des dépenses publiques engagées chaque année, par le biais du budget de l’EPIC résidence d’Etat du Sahel, au profit de l’Entreprise de gestion du centre du Club des pins, de l’Entreprise touristique Sahel, de la Société d’investissements hôteliers Sheraton, de logements à Staouéli et Chéraga et du Palais des nations. Suffisants pour les députés du RCD de solliciter la constitution d’une commission d’enquête parlementaire pour éclairer l’Assemblée Populaire Nationale sur la nécessité, en cette période d’austérité, de modifier le statut de l’EPIC résidence d’Etat du Sahel, en vue de supprimer ses subventions. Cette commission aura pour objet de faire un Etat des lieux des occupants de chacune des infrastructures de l’EPIC résidence d’Etat du Sahel, de préciser les conditions et les modalités d’accès à une résidence permanente et celles d’accès aux infrastructures et lieux de plaisance, comme les plages, de porter à la connaissance de la représentation nationale le montant du budget annuel affecté à chacune des infrastructures de l’EPIC résidence d’Etat du Sahel et les éventuelles rentrées financières générées et les observations de la Cour des comptes et du commissaire aux comptes sur la gestion et la régularité des opérations de l’EPIC résidence d’Etat du Sahel.Seulement, et comme une demande de commission d’enquête parlementaire nécessite un minimum de 20 signatures de députés et qu’ils ne sont que neuf, les députés du RCD ont pris contact avec des députés de plusieurs formations politiques représentées à l’Assemblée nationale en leur présentant ce texte portant demande de commission d’enquête afin de collecter le maximum de signatures.

A.K.

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Le Fonds de garantie des crédits aux Petites et moyennes entreprises (Fgar) va soumettre au ministère de l'Industrie une demande pour augmenter son capital de trois (3) milliards de DA, a indiqué hier à l'APS son directeur général, Abderraouf Khalef. "Je pense qu'une augmentation de trois (3) milliards de dinars serait suffisante pour accompagner un maximum du PME et contribuer à la création de nouveaux postes d'emplois", a-t-il estimé en marge d'une conférence-débat qu'il a animée au forum d'El Moudjahid. Le Fgar compte défendre sa demande auprès du gouvernement par le bilan de ses réalisations depuis son entrée en fonction en 2004 notamment l'accompagnement de près de 2.000 entreprises et la création de prés de 62.000 emplois. En fait, ce fonds avait été doté d'un (1) milliard de dinars lors de sa création et bénéficié d'une recapitalisation de 1,3 milliard de dinars en 2009, a rappelé M. Khalef lors de son intervention à la Conférence-débat, précisant que la demande pour les garanties du Fonds a augmenté de 20%, nécessitant, donc, une augmentation de son capital. Pour rappel, le Fgar a pour objectif principal de faciliter aux PME l'accès aux financements bancaires à moyen terme afin de soutenir leur démarrage et leur expansion en garantissant leur financement auprès des banques. Pour renforcer sa capacité de couverture financière, ce fonds a signé des conventions avec 19 banques et établissements financiers. Par ailleurs, il a fait savoir que l'accompagnement des entreprises exportatrices est une autre mission attribuée à ce fonds dans le cadre de son nouveau statut qui sera promulgué à la fin de l'année 2017 et qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle loi sur la PME. En outre, ce futur statut prévoit l'intégration dans le conseil administration du Fgar de nouveaux membres, à savoir l'ABEF, l'ANDI et l'agence de développement des PME qui verra le jour au début 2018, a-t-il avancé. Une fois son nouveau statut mis en oeuvre, ce fonds mettra aussi à la disposition des entreprises exportatrices des prestations spécifiques, a-t-il avancé. Abordant le bilan de réalisation du Fgar depuis 2004, il a fait savoir que ce dernier avait accompagné près de 2.000 PME à travers 776 créations et 1.161 extensions d'activités, ayant généré près de 62.000 emplois. Ces 2.000 PME ont investi une somme globale de 165 milliards de DA, avec un montant des garanties accordées par le Fgar de 53,4 milliards de DA, selon le même responsable. Par catégorie d'activités, le montant global des garanties servies a été ventilé à hauteur de 50% pour les PME du secteur industriel, de 27% pour le BTPH et de 22% pour les prestations de services dont essentiellement le tourisme, a précisé M. Khalef, alors que celui destiné à l'agriculture et la pêche a été de seulement 1%.Pour les PME du BTPH, il a constaté qu'elles avaient été touchées par la situation financière du pays avec la diminution des projets. Quant à la répartition par région, il a été enregistré 44% des garanties accordées aux PME au niveau du centre, 29% à l'est, 14% à l'ouest et 12% au sud du pays. S'agissant de la mortalité des PME accompagnées par le Fgar, elle a atteint entre 60 et 70 entreprises depuis 2004. Il a aussi précisé que sur la période du 1er semestre 2017, les garanties ont été octroyées à 153 PME pour la création de 3.000 emplois alors que pour toute l'année 2016, 235 PME ont bénéficié de garanties avec la création de 3.900 emplois. Selon lui, le Fgar peut assurer la garantie entre 10% et 80% du montant du crédit demandé par une PME pour des sommes allant de 4 millions DA à 100 millions DA, et ce, en prenant en considération les critères du risque de l`entreprise et le nombre des postes d`emploi créés. L'autre critère pris en considération est celui de la contribution au désenclavement régional afin d`encourager la création des PME dans les zones isolées du pays. Actuellement, le Fgar compte quatre (4) antennes régionales à Alger (région centre), Annaba (Est), Oran (ouest) et Ouargla (Sud).

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Une enquête nationale, lancée par le ministère du Commerce visant à vérifier la conformité des appareils à gaz à usage domestique, révèle l’ampleur du danger auquel sont soumis les Algériens. Ainsi, 93% des échantillons de détendeurs à gaz testés « ne répondent pas aux exigences normatives de sécurité et celles liées à l’information du consommateur, exception faite pour les produits Naftal », indique le ministère dans un communiqué publié hier. Les tests et essais ont été effectués au niveau du Laboratoire de la répression des fraudes et ont concerné les quatre types d’appareils à gaz, les plus utilisés par le consommateur, et pouvant constituer un risque potentiel pour sa sécurité : les chauffages à gaz, les réchauds de lessiveuse (tabounas), les détendeurs à gaz et les chauffe-bains. Conséquence du taux de non-conformité extrêmement élevé, le ministère du Commerce a décidé de prendre une série de mesures notamment le maintien du dispositif de contrôle systématique des chauffages à gaz, des chauffe-bains et des tabounas. Parmi ces mesures figurent également la mise en place d’un « contrôle systématique de tout conteneur renfermant des produits de quincaillerie, en veillant à ce qu’il n y est [sic] pas de détendeurs à gaz dissimulés dans ces cargaisons », ou encore «  engager des opérations de contrôle au niveau du marché, notamment auprès des commerces de gros et de détail de la droguerie et de la quincaillerie, pour procéder au retrait définitif des détendeurs à gaz ne comportant pas sur leur étiquetage l’identité de l’importateur ». Par-dessus tout, le ministère du Commerce recommande aux consommateurs de prêter une attention particulière lors de l’achat du détendeur à gaz, en s’assurant notamment « de l’existence de l’étiquetage du produit qui doit porter les mentions se rapportant à l’identification de l’importateur, en l’occurrence son nom et son adresse de l’importateur ».

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Le général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah a présidé hier matin, au nom du président de la République et ministre de la Défense, Abdelaziz Bouteflika, la cérémonie de sortie de promotions à l’Académie Militaire de Cherchel. C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué qui vient d’être rendu public. Il s’agit, selon la même source, de « la 10e promotion de formation militaire commune de base, la 48e promotion de formation fondamentale et la première promotion d’officiers du cycle Master. » Le vice-ministre de la Défense « a été accueilli à l’entrée principale de l’Académie par le Général-Major Ahcen Tafer, Commandant des Forces Terrestres, le Général-Major Habib Chentouf, Commandant de la 1ère Région Miliaire et le Général-Major Ali Sidane, Commandant de l’Académie Militaire de Cherchell », lit-on dans le même communiqué. Dans son allocution, le Commandant de l’Académie s’est adressé aux promus en les exhortant à faire preuve d’exemplarité dans leurs conduites et comportement, tout en les félicitant. « Vous promus, vous prêtez aujourd’hui un si cher serment, dont vous jurez d’être dévoués à la Patrie et à son peuple, après quatre laborieuses années de formation et de discipline (…) Mes félicitations pour la promotion dans des grades qui vous permettront d’entamer vos carrières militaires, en tant que chefs et responsables pour de diriger vos subordonnés, avec savoir-faire et dévouement dans l’accomplissement des missions, et d’être exemplaires par vos qualités et vos œuvres.» On apprendra également à la lecture du communiqué qu’après la prestation de serment par les promotions sortantes, Ahmed Gaïd Salah a procédé à la remise des grades et des diplômes aux majors de promotions avant de remettre le grade de sous-lieutenant et l’épée de l’Académie au major de promotion de la formation Fondamentale, pour permettre ensuite à la délégation qui l’accompagne de remettre les diplômes et les grades aux autres lauréats. Enfin, à l’issue de la cérémonie poursuit le même communiqué, le Général de Corps d’Armée a remis le diplôme au major de la promotion de Formation Militaire Commune de Base.

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Soixante-trois terroristes ont été abattus et 22 autres arrêtés, alors que dix terroristes se sont rendus durant le premier semestre 2017, selon un bilan de l’ANP publié ce dimanche 2 juillet via l’agence officielle. Les opérations de l’ANP ont également permis la découverte de cinq cadavres de terroristes, l’arrestation de 100 éléments de soutien aux groupes terroristes, 4 trafiquants d’armes ainsi que la découverte et la destruction de 241 abris pour terroristes contenant des armes durant la même période. Ainsi, une importante quantité d’armes et de munitions a été aussi saisie dont 167 Kalachnikov, 2 canons type SPG9, trois  lance-roquettes type RPG2, trois RPG7, quatre fusils lourds, douze fusils-mitrailleurs de type FMPK, 46 fusils de chasse et trois fusils de fabrication artisanale, 26 fusils Siminov, 15 fusils à pompes, 15 pistolets automatiques, 94 obus et 23.542 balles de différents calibres. Les opérations de l’ANP ont également permis la découverte et la destruction d’un atelier de fabrication d’explosifs et de bombes ainsi que de 11,4 quintaux de produits chimiques destinés à leur fabrication, tel que 1 quintal de poudre, la saisie de deux kg d’explosifs et de 150 litres d’acide nitrique. Les éléments de l’ANP ont en outre découvert et détruit durant la même période 272 bombes, 121 mines et 12 canons de fabrication artisanale. Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, les éléments de l’ANP ont arrêté 251 narcotrafiquants et ont abattu 4 autres. Ils ont saisi 28 tonnes de kif traité, 263.343 de comprimés psychotropes et plus de 3 kg de cocaïne. Les éléments de l’ANP ont également arrêté 908 contrebandiers et 5.449 immigrants clandestins et saisi 552.225 litres de carburant et plus de 1.000 tonnes de denrées alimentaires. Au cours de ces opérations, 408 générateurs électriques, 323 marteaux-piqueurs, 267 appareils de détection de métaux et 474 véhicules de différentes catégories ont été récupérés ainsi que 274.820 unités de feux d’artifice et 37 paires de jumelles. La même source précise que durant la même période, l’ANP a mené des opérations de sauvetage de 32 personnes au large de la mer et le repêchage de deux cadavres.

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lundi, 03 juillet 2017 01:00

300.000 diplômés en 2016-2017

Le ministre de la Formation et de l’Enseignements professionnels Mohamed Mébarki a indiqué dimanche passé à Alger que son secteur a enregistré plus de 300.000 diplômés (élèves et stagiaires) pour l’année scolaire 2016-2017. Dans une allocution prononcée lors d’une cérémonie de remise de diplômes aux lauréats du secteur, en présence de membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie, M. Mébarki a fait savoir que les 300.000 diplômés, ont suivi une formation sanctionnée par le diplôme de qualification professionnelle. Ces diplômés ont suivi une formation parmi les 440 spécialités que compte la nomenclature et qui couvrent l’activité socio-économique à l’image de la construction, la plomberie, l’électricité ainsi que de nouvelles spécialités dans les technologies numériques et les énergies renouvelables, a ajouté le ministre. Les spécialités qu’offre le secteur répondent aux exigences du marché du travail, a-t-il souligné, avant de relever que les statistiques fournies par l’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM) font ressortir que plus de 80% des détenteurs de l’Attestation de formation professionnelle, une fois diplômés, trouvent un emploi et que plus de 60% des porteurs de projets au niveau de l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes (ANSEJ) sont des diplômés du secteur de la formation professionnelle. M. Mébarki a souligné que plus de 1200 entreprises économiques ont été créées, dans le cadre de l’ANSEJ par des jeunes diplômés du secteur de la formation professionnelle. Dans le même contexte, le ministre a mis en relief la démarche du secteur visant à contribuer à la concrétisation du nouveau modèle économique notamment à travers la diversification et l’amélioration des offres de formation outre le développement de partenariats avec les entreprises économiques, en vue de développer le mode de formation par apprentissage. Il a également abordé les principaux axes stratégiques visant à valoriser les ressources humaines et hisser le niveau de qualification, ce dernier figurant -selon M. Mébarki- parmi les priorités du plan d’action du secteur. Par ailleurs, le premier responsable du secteur de la formation professionnelle a mis en avant l’importance d’adapter les méthodes de formation et d’enseignement professionnels aux nouveautés survenant à l’échelle internationale, relevant ainsi l’impératif de diversifier les types de formation. Après avoir mis en relief la nécessité d’améliorer et de renforcer la nomenclature des filières et spécialités de la formation et de l’enseignement professionnels et l’importance d’élargir du réseau de centre d’excellence, M. Mébarki a fait état d’une éventuelle ouverture, courant 2017 de deux nouveaux centres, avec l’ouverture à Oran d’un centre d’excellence pour la formation dans le domaine du tissu, de l’énergie solaire et de la maintenance des voitures. Le secteur de l’enseignement et de la formation professionnels accueille chaque année (entrées de septembre et de janvier) près de 700.000 inscrits pour suivre une formation dans les 1255 centres de formation que compte le pays. A noter que la cérémonie a vu la distinction de 66 diplômés, parmi lesquels figurent des diplômés de plusieurs pays, notamment le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Cameroun et Madagascar.

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Si pour de nombreux secteurs les débouchés sont obturés, le bâtiment lui ne trouve pas de main d’œuvre. La meilleure illustration nous vient de l’Agence de wilaya de l’emploi (AWEM) de Tizi-Ouzou. En effet, selon le directeur de cette agence, Yazid Tizrarine « le secteur du bâtiment peine à trouver de la main d’œuvre. Nous avons plus de 2.000 offres d’emplois qu’on arrive pas à satisfaire ». Cette déclaration a été faite en marge d’une rencontre autour du dispositif de l’emploi via l’ANEM tenue à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou à laquelle ont pris part plus d’une vingtaine d’entreprises locales activant essentiellement dans le secteur des services. Une telle offre non satisfaite corrobore pour ainsi dire les griefs des entrepreneurs du secteur dans les retards mis pour l’achèvement des projets en partie à cause de l’absence de main d’œuvre notamment la main d’œuvre qualifiée. Par ailleurs il a indiqué que depuis le début de l’année l’AWEM a réussi à placer 10.505 jeunes à travers les différents dispositifs soit 8.256 dans le dispositif classique, 1125 en Contrat du travail aidé (CTA) et 1.124 dans celui du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP). Soit une hausse de plus de 22%qu’en 2016 pour la même période. En termes de projection pour le second semestre l’AWEM de Tizi-Ouzou ambitionne selon son 1er responsable de placer 13.000 autres emplois.

Fawzi Ali

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En deux jours, le nouveau ministre de l’Industrie a dit haut ce que des millions d’Algériens pensent tout bas. En l’espace de 24 heures,  Mahdjoub Bedda a démenti, de manière cinglante, ce que l’ancien premier ministre Abdelmalek Sellal et son ministre de l’Industrie de l’époque, Abdesselam Bouchouareb, avaient présenté comme un « miracle » qui devait sortir l’Algérie de sa crise. Alors qu’il avait affirmé dimanche dernier, au Conseil de la Nation, que l’activité de montage de véhicule est « une importation déguisée », le ministre de l’Industrie y est revenu hier, en allant plus loin dans ces déclarations. Pour Mahdjoub Bedda, cette activité provoque une véritable « hémorragie » à l’économie nationale. « Il faut encourager ce secteur mais pas de cette manière. Car de cette manière, c’est de l’importation déguisée. Il faut redresser la situation », a estimé le ministre de l’Industrie sur la chaîne Ennahar TV. Un véritable camouflet adressé à l’ancien premier ministre et son ministre de l’industrie qui criaient sur tous les toits que les professionnels de l’assemblage, à commencer par Mahieddine Tahkout dont l’atelier de Tiaret avait suscité une polémique, « ont rempli le cahier des charges ». Mais Mahdjoub Bedda ne s’arrête pas là. Il s’insurge également contre les prix excessifs des véhicules « assemblés localement», et qui bénéficient d’avantage fiscaux considérables. « Quand vous allez acheter une voiture, vous ne la trouvez pas. Et quand vous trouvez la voiture, son prix est plus élevé qu’à l’étranger. Les voitures sont plus chères et les exonérations sont importantes », indique-t-il. Cela constitue, selon lui, une «hémorragie » des devises. Pour remédier à cette situation, le ministère de l’Industrie prépare un nouveau cahier des charges. Cette nouvelle loi obligera notamment les constructeurs à se lancer dans l’activité de sous-traitance. « Il est nécessaire de mettre un terme au mode actuel de production dans ce secteur, étant donné que la majorité des entreprises de montage de véhicules n’ont pas atteint les objectifs assignés notamment en matière d’intégration nationale », estime, Bedda, radical. « Ce constat ne signifie aucunement l’abandon de la filière de l’automobile, qui demeure essentielle pour le secteur. Cependant, nous devons revoir la règlementation de cette filière de façon à lui assurer la pérennité et ouvrir la voie aux équipementiers, aux fabricants de pièces détachées et aux entreprises de sous-traitance », a-t-il ajouté. En attendant, le ministre de l’Industrie a indiqué que son département va lancer, « dans les prochaines semaines », des licences d’importations de 25000 véhicules. Une solution d’urgence qui vise notamment à freiner la spéculation qui ronge le secteur et tenter de faire baisser les prix. Le ministre ne s’est cependant pas prononcé sur le devenir des projets en cours. Il a juste précisé que de grands groupes automobiles veulent investir en Algérie. Il a cité notamment Nissan, Kia, Opel et d’autres groupes.

Akli Ouali

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L’Association des constructeurs et concessionnaires automobiles en Algérie (AC2A) applaudit les propos du ministre de l’Industrie et des Mines, Bedda Mahdjoub, sur l’industrie automobile. Dans un communiqué publié hier, l’AC2A affirme que « suite aux déclarations reprises récemment dans la presse nationale relatives à l’activité de montage de véhicules », elle « tient à confirmer son support le plus actif aux orientations de développement structurel de l’industrie automobile en Algérie ». L’AC2A soutient que l’industrie automobile « ne pourra s’ancrer durablement que par la densification d’un véritable réseau de sous-traitance industrielle, accompagné d’un transfert de technologie et d’une politique de formation continue » « L’implication de l’ensemble des parties, le Gouvernement et les pouvoirs publics, les investisseurs et les fabricants, est fondamentalement nécessaire pour assurer un développement maîtrisé de cette industrie », plaide-t-elle. L’AC2A rappelle que « le développement industriel de la pièce de rechange et des composants automobiles est une étape prioritaire dans le développement de l’industrie automobile ». « Cette industrie fortement structurelle offre par ailleurs des opportunités d’exportation solides pour notre pays », argumente-t-elle, convaincue que « l’implication des PME-PMI est une approche nécessaire pour s’assurer du succès durable de notre industrie ».

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