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Dans un communiqué, dont une copie a été remise à notre rédaction, les travailleurs du CHU affiliés à plusieurs syndicats, UGTA, SNAPAP et le Syndicat algérien des paramédicaux, entre autres, dénoncent ce qu’ils appellent la campagne de déstabilisation qui vise et l’hôpital et sa direction générale. Véhiculée via les réseaux sociaux, cette campagne est animée par des intérêts personnels, lit-on dans ledit document. Tout en déplorant  cette machination aux objectifs restreints, les syndicats signataires ont tenu à afficher à la fois leur solidarité et leur soutien au directeur général de l’hôpital. Un soutien auquel a tenu à adhérer le bureau de Constantine du Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires. Présidé par le Dr Imen Bencharif, le bureau de Constantine du SNECHU remercie le D.G du CHU qui a fait preuve, jusqu’alors, d’abnégation  afin d’améliorer, dans un contexte difficile, la prise en charge des malades.

M.K

Publié dans Constantine
mardi, 04 juillet 2017 00:00

Lancement officiel du projet

Le wali de Constantine Kamel Abbes supervisera aujourd’hui, mercredi 5 juillet, le lancement officiel du projet de l’abattoir moderne dans la localité d’El –Fantaria (Oued Hamimime), nouvel emplacement du marché à bestiaux du Khroub. En cette circonstance, un appel sera lancé aux opérateurs économiques privés pour investir dans cette infrastructure, que ce soit sous une forme de partenariat avec l’APC où de prise en charge par eux-mêmes des travaux de réalisation. Ceci dans la mesure qu’il est attendu que cette infrastructure, première du genre au niveau national, devrait permettre à la commune du Khroub d’engranger des revenus substantiels lors de son exploitation. D’après des informations recueillies auprès de l’APC du Khroub, cet important projet sera lancé officiellement aujourd’hui, coïncidant ainsi avec la commémoration des fêtes de l’indépendance et de la jeunesse, sous la supervision du chef de l’exécutif qui va prendre connaissance de la fiche technique du projet, lequel entre dans le cadre du transfert de l’ancien marché à bestiaux du Khroub vers la localité d’El Fantaria, se situant de près de 3 km du centre-ville. Les opérateurs privés sont invités à s’investir pour la réalisation de cet abattoir moderne qui s’étend sur une superficie de 5 mille mètres carrés, que ce soit sous la forme d’un acte de partenariat entre l’opérateur privé et la commune et la wilaya, ou que cet investissement soit réalisé exclusivement par l’opérateur privé. Des responsables de l’APC du Khroub ont indiqué que les autorités locales œuvrent pour que ce projet soit un pionnier au niveau régional et national, notamment en le construisant selon les normes modernes les plus adaptées et doté d’un équipement de dernière génération.

Sami B.

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Au total, 163 nouveaux enseignants universitaires, toutes filières confondues, issus de 8 établissements de l’enseignement supérieur de la région Est, ont bénéficié d’une formation pédagogique durant l’exercice 2016-2017, au sein de l’école Normale Supérieure (ENS) Assia Djebar de Constantine, a indiqué hier son directeur, Mahmoud Boushaba. Initiée dans le cadre de l’application de l’arrêté 932 du 28 juillet 2016 du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, fixant les modalités de formation des enseignants chercheurs nouvellement recrutés, cette formation vise, selon M. Boushaba, à leur accorder «une approche pédagogique nécessaire à l’apprentissage du métier d’enseignant chercheur», précisant que leur ‘’titularisation est tributaire de cette formation». Selon ce même responsable, cette formation a ciblé 36 enseignants de l’université de Batna 1 et 36 autres de l’université Batna 2, sept (7) enseignants du centre universitaire de Mila, 34 recrues affectées à l’université de Tébessa et 12 provenant de l’école normale supérieure de Sétif. S’agissant de la wilaya de Constantine, la formation a concerné six (6) nouvelles recrues issues de l’école nationale polytechnique, 16 enseignants affectés au sein de l’ENS Assia Djebar et 16 enseignants issus de l’université des sciences islamiques Emir Abdelkader, a ajouté M. Boushaba. Cette formation, dispensée en cinq phases de trois à quatre jours, s’étalant entre les mois de décembre 2016 et mars 2017, a pris en charge plusieurs aspects portant sur l’apprentissage de la pédagogie, la psychopédagogie, les techniques de recherches bibliographiques, l’élaboration de corpus adaptés au parcours de formation ainsi que des cours de langues étrangères, a souligné cette même source. Selon M. Boushaba, les deux premières sessions, de trois jours chacune, ont été organisées en décembre 2016 et ont abordé des thématiques liées à la formation pédagogique et à l’éthique et déontologie universitaire entre autres, deux autres sessions ont eu lieu entre fin janvier et février 2017, et la cinquième et dernière session a été programmée au mois de mars 2017.Outre le volet relatif à la pédagogie, les enseignants nouvellement recrutés ciblés par cette formation ont abordé plusieurs autres aspects dont celui de la moralisation et la professionnalisation de l’université, l’apprentissage des techniques d’expressions écrites et les modèles de rapports scientifiques ainsi que les techniques d’animation des équipes de formation, a encore indiqué le directeur de l’ENS. Il a, par ailleurs, affirmé qu’une évaluation, élément essentiel dans l’axe de la formation, a fait l’objet d’une attention particulière par la commission d’organisation de la formation de l’ENS Assia Djebar. M. Boushaba a révélé, à ce titre, qu’une cérémonie de remise d’attestations aux enseignants ayant bénéficié de cette formation sera organisée le 9 juillet prochain, à l’ENS, en présence des responsables des huit (8) établissements universitaires, dont ils sont issus, et des autorités locales. Cette cérémonie sera également l’occasion, a-t-il ajouté, d’élaborer des conventions bilatérales entre l’ENS de Constantine et tous les établissements universitaires souhaitant faire bénéficier leurs nouvelles recrues d’une formation pédagogique.

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mardi, 04 juillet 2017 00:00

N°5267 du 05-07-2017

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Les moudjahidate d’origine européenne, ayant milité durant la Révolution de novembre 1954 en faveur de l’indépendance de l'Algérie, étaient des Algériennes à part entière, ont plaidé hier à Alger des témoins, relevant le sacrifice, parfois en vie, consenti par ces dernières.Intervenant au forum d’El-Moudjahid consacré à ces moudjahidate de confessions chrétienne ou juive, à la veille de la célébration du 55éme anniversaire du recouvrement de l’indépendance, l’ancien moudjahid Tahar El-Hocine a insisté pour que soient considérées ces Françaises et autres Européennes comme étant des Algériennes à part entière, car ayant consenti un sacrifice tout aussi grand que celui du peuple algérien. Pour les faire sortir de l’oubli, il a tenu à citer quelques noms de ces militantes convaincues par la justesse de la cause de libération nationale. Outre celles plus ou moins médiatisées comme Claudine Chaulet, Jacqueline Guerroudj, Danielle Mine, Evelyne Safir Lavalette, il a évoqué Reine Raffini, Denise Duvallet, Jocelyne Chatain, etc. Le moudjahid Abdelmadjid Azzi a tenu, quant à lui, à souligner le même rôle joué par les Européennes que par les Algériennes durant la guerre de libération nationale ainsi que leur engagement sans faille pour cette noble cause. Il a cité, entre autres combattantes, Raymonde Peschard (dite Taoues) qui soignait les blessés algériens dans les maquis aux côtés de Nafissa Hamoud ainsi que Danielle Mine (Mme Djamila Amrane), lesquelles, a-t-il poursuivi, "se réclamaient de leur algérianité à part entière". "Elles combattaient le système colonial français alors qu’elles n’étaient pas concernées par le code de l’indigénat qui offrait des privilèges aux seuls Européens", a-t-il observé, avant de rappeler que la première a été froidement abattue par l’armée française lorsqu’elle s’est opposée à la suite de l’assassinat par ces derniers d’un médecin algérien dans le maquis. Il a poursuivi en s’interrogeant en ces termes: "Comment peut-on aujourd’hui faire la différence entre le sacrifie des hommes et des femmes d’une part, et ceux des Algériens de souche et des Européens d’autre part, sachant qu’il ne s’est pas agi d’une guerre entre religions", avant de conclure par dire sa conviction que la femme a endossé davantage que l’homme durant la révolution, et à tous les niveaux. Moudjahida de la wilaya 7 au sein de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN), Akila Ouared a insisté, elle aussi, pour que soient considérées comme des Algériennes à part entière "celles qui ont adhéré à la cause nationale et pour qu’elles ne soient plus désignées sous l’appellation d’amies de l’Algérie, l’amitié ne conduisant pas forcément à prendre les armes", a-t-elle argué. "Y’a –t-il un sacrifice plus grand que celui de donner sa vie, au moment où ces martyres étaient qualifiées par les tribunaux militaires français de traîtres et qu’elles avaient milité sans rien demander en retour", s’est-elle indignée, appelant le ministère des Moudjahidine à se pencher sur cette question. Fils d’un moudjahid d’origine italienne et frère de la martyre Molinari Oum Elkhir, tombée au champ d’honneur les armes à la main à l'âge de 22 ans, Kaddour explique comment en 1969 son père a voulu être Algérien et a demandé auprès de l’état-civil à substituer son nom de famille par celui de Soukhal, du nom de son épouse.L’avocate Fatma-Zohra Benbraham est revenue, quant à elle, sur le rôle de ses collègues françaises durant la révolution à travers le pont aérien qui consistait à défendre les prisonnières algériennes, citant notamment Nicole Dreyfus, avocate au barreau de Paris.Pour sa part, le président de l’association Maillot-Yveton, Merzouk Chertouk a plaidé pour que soient baptisés des rues et boulevards au nom de ces militantes et militants de confession non musulmane, lesquels ont plus de mérite que les autres et qui ont été condamnés et torturés doublement, en raison précisément de leur origine.

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mardi, 04 juillet 2017 00:00

Impressionnant défilé à El-Tarf

Un impressionnant défilé de jeunes, de troupes folkloriques et de représentants de différents secteurs d’activités a marqué, hier à El Tarf, les festivités commémoratives du double anniversaire de l’indépendance et de la jeunesse, a-t-on constaté .Drapés de l’emblème national, les participants, dont près de 3.000 relevant du seul secteur de la jeunesse et des sports (DJS) et plus de 200 autres du secteur de la culture, ont fasciné par leurs multiples exhibitions le public présent au niveau de la placette de l’indépendance sise le long de la RN 44, reliant El Kala à Annaba. Des cavaliers de la fantasia tirant des coups de feu étaient suivis de calèches sur lesquelles des jeunes, fières d’arborer les couleurs nationales, interprétaient des chants en hommage aux martyrs de la glorieuse guerre d’indépendance qui se sont sacrifiés pour le recouvrement de la liberté. Le passage de femmes habillées de la traditionnelle Melaya ou du Hayek (costumes traditionnels portés par les femmes) a suscité de la curiosité et des youyous stridents. Le développement enregistré à différents échelles et secteurs (corps de sécurité, protection civile, forêts, environnement, travaux publics, culture, éducation, affaires religieuses, et formation professionnelle) de cette wilaya frontalière a également été mis en exergue à travers les participants qui ont défilé sous les applaudissements de la foule, nombreuse et joyeuse de constater les progrès enregistrés depuis l’indépendance. Ahmed, accompagné de ses deux enfants, une fillette et un adolescent, a confié que cette parade multiforme révèle on ne peut mieux les efforts déployés par les différents secteurs, à l’image de ceux de la SDE (société de distribution de l’Est) qui a su mettre en valeur le travail fourni notamment par la gent féminine. L’aéro-club de Skikda et de Sétif ont tenu la foule en haleine lors de ce défilé auquel ont participé, aux côtés de la wilaya d’El Tarf, les wilayas de Tébessa et d’Oued Souf entre autres. Les festivités commémoratives de ce double anniversaire, qui a permis de découvrir les nombreuses potentialités touristiques (lacs, plages, forêts) existantes dans cette wilaya, se sont déroulées en présence des autorités locales, militaires et civiles, ainsi que les directeurs de l’exécutif et des représentants locaux de 24 communes.

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Le Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire a présidé, hier au siège du ministère de la Défense nationale au nom du Président de la République, Chef suprême des Forces Armées, Ministre de la défense nationale, la cérémonie de remise de grades et de médailles à des officiers supérieurs et des cadres du ministère de la Défense nationale. Au cours de cette cérémonie, il a été procédé à la promotion de Généraux au grade de Général-Major et de Colonels au grade de Général, ainsi qu’à la remise de médailles à des cadres militaires et civils assimilés. Boudouani Fatma, première femme Général-Major Il convient de noter que lors de cette cérémonie, et pour la première fois au sein de l’Armée Nationale Populaire, une femme Général soit promue au grade de Général-Major. Il s'agit de Boudouani Fatma qui avait été promue au rang de Général en 2012. A cette occasion M. Gaïd Salah a prononcé une allocution, à cette occasion, à travers laquelle il a félicité, au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République et en son nom personnel, l’ensemble des officiers promus et des cadres civils assimilés honorés par des médailles, affirmant que ces promotions et ces distinctions par des médailles, "viennent en reconnaissance de leurs efforts laborieux et leur persévérance dans l’édification et le raffermissement de nos Forces Armées". "J’ai l’honneur de présider officiellement aujourd’hui, au siège du ministère de la Défense nationale au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Forces Armées, ministre de la Défense nationale, la cérémonie de remise de grades et de médailles. Une aimable occasion devenue une tradition ancrée au sein de notre institution militaire, à travers laquelle nous avons veillé à ce que les cadres et personnels de l’Armée Nationale Populaire reçoivent ce qu’ils méritent en promotions dans les grades et en distinctions par des médailles, en reconnaissance de leurs travaux amplement accomplis et de leurs efforts et persévérance au service de leur Armée et de leur Patrie", a-t-il indiqué. M. Gaïd Salah a dit saisir également cette occasion pour "transmettre les félicitations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, tout en vous exhortant de persévérer sur le chemin du travail laborieux et dévoué, en veillant fidèlement à accomplir vos missions et à assumer amplement vos responsabilités, par loyauté au serment de nos valeureux Chouhada".

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mardi, 04 juillet 2017 00:00

Renault se dit ‘‘non concerné’’

Le sévère diagnostic à propos de la situation du secteur de l’assemblage de véhicules tel qu’il fonctionne actuellement, établi par le ministre de l’Industrie et des mines, a fini par faire réagir un des deux constructeurs automobile étrangers impliqués directement dans le processus de montage de voitures en Algérie. Sollicité par le journal en ligne TSA, le constructeur français, engagé depuis novembre 2014 dans l’usine de montage installée à Oran, s’est dit non concerné par le réquisitoire formulé par Bedda Mahdjoub. « Renault ne se sent aucunement mis en cause et n’a aucun commentaire à faire », a répondu le constructeur français. A qui s’adressent alors les critiques et les reproches du ministre ? Bedda Mahdjoub n’a cité aucun des deux constructeurs présents en Algérie et n’a fait allusion à aucune marque. Bien au-delà de sa mise au point, il a tenu à souligner que son diagnostic sévère n’était pas destiné à son prédécesseur, qu’il n’a pas nommé d’ailleurs. Qui est donc concerné par ce mauvais démarrage de la construction automobile en Algérie que le ministre de l’Industrie et des mines n’a pas hésité à dénoncer, en estimant que l’opération a tout l’air d’une importation déguisée ? En octobre 2016, Renault avait annoncé un taux d’intégration de 30%, mais en mars dernier, mois d’un moins avant son limogeage à la lumière du remaniement gouvernemental qui a suivi les élections législatives, Abdeslam Bouchouareb a annoncé un taux de 20%. « L’usine Renault a dépassé un taux d’intégration de 20%, alors qu’elle a démarré à moins de 10% », avait déclaré l’ancien ministre de l’Industrie. Face à ces contradictions, Bedda Mahdjoub n’a pas essayé de dissimuler son scepticisme. « Nous sommes en phase d’évaluation qui nous permettra de vérifier les différents taux avancés par ces constructeurs », a-t-il déclaré dans un entretien à TSA. Les propos du nouveau ministre de l’Industrie n’ont nullement besoin d’être éclaircis. Cela saute aux yeux ; il ne croit ni aux chiffres de Renault, ni aux taux avancés par son prédécesseur. Pour rappel, le projet Renault en Algérie a connu de nombreuses péripéties avant sa concrétisation qui, à l’heure actuelle ne semble pas satisfaire la majorité des Algériens. Il a même failli être annulé, à cause de l’intransigeance affichée par le constructeur français qui voulait imposer ses règles. Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français, avait été mis à contribution pour enlever toutes les entraves, en effectuant plusieurs voyages en Algérie. Et finalement, trois ans après la mise en service de l’usine de Oued Tlelat, les résultats semblent encore mitigés et loin des attentes en termes d’intégration, de sous-traitance, de prix et de choix de gamme. En avril dernier, les responsables de Renault avaient annoncé la fabrication, dès octobre prochain, d’un troisième modèle haut de gamme qui va sortir de l’usine d’Oran. Depuis son lancement, l’usine Renault Algérie a fabriqué plus de 80 000 voitures. En 2016, la moyenne de production est passée de 25 000 à 42 000 voitures par an, alors qu’on prévoit 60 000 voitures vers la fin de l’année en cours.

MM

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Moins de deux semaines après l’adoption du plan d’action du gouvernement par les deux chambres du Parlement, les ministères peinent encore à déclencher la dynamique tant attendue. Il y’a certes le ministère de l’Industrie et des mines qui vient d’annoncer par la voix de son premier responsable tout un programme visant à réviser le fonctionnement du secteur automobile, assemblage et importation, ainsi que les procédures régissant l’octroi du foncier industriel.  Il y’a aussi le ministère de l’Education nationale qui a été instruit par le président de la République pour organiser une session spéciale du bac destinée aux candidats ayant été exclus de la session de juin pour cause de retard. Mais il y’a encore le ministère de la Santé qui passe son temps à démentir les informations jugées infondées. Le dernier démenti en date émanant de ce ministère a été rendu public, hier. Ainsi, après la polémique et les rumeurs folles ayant entouré l’affaire du complément alimentaire connu sous l’appellation « Rahmet Rabbi », et le vent de panique qui a soufflé sur la dernière campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole, le département dirigé par le professeur Hazbellaoui, successeur de Boudiaf se trouve encore une fois au centre d’une controverse concernant le planning des congés annuels des personnels de son secteur. Réagissant à une information répercutée par des médias et largement partagée sur les réseaux sociaux selon laquelle les congés auraient été gelés, le MSPRH a diffusé sur son site officiel un démenti catégorique, et a rappelé que « le tableau des congés annuels est établi au niveau de chaque établissement de santé conformément à la règlementation en vigueur en veillant à la continuité des activités au niveau de tous les services concernés ». Le communiqué repris par l’agence officielle APS ne donne aucun détail sur la teneur d’une information jugée sans fondement. Le démenti est laconique, et comme souvent c’est le cas, il a donné lieu aux interprétations les plus diverses. Se conformant à l’adage « il n’y a pas de fumée sans feu », une partie du personnel de la Santé pense que le bruit qui a couru à propos du gel des congés n’est pas le fruit d’une rumeur savamment distillée, mais le résultat d’une fuite qui aurait pris de court les hauts responsables du secteur. Ça ne ressemble pas à la campagne, anti-réfugiés subsahariens, dont l’origine reste encore inconnue, mais ça rentre dans le même contexte marqué par la multiplication des sources non identifiées qui continuent de défier de façon osée la communication officielle. Il y’a moins d’un mois, le ministère de la Santé a été obligé de réagir après que le syndicat des pharmaciens eût dénoncé le dysfonctionnement du système de distribution de médicaments, en lançant une sérieuse mise en garde contre le prolongement de la pénurie qui a touché des produits essentiels, selon certains praticiens. Mais sa réaction n’a pas changé grand-chose à la réalité du terrain. Son dernier communiqué concernant le maintien du programme des congés a eu le même effet. Il a semé le doute.

Mohamed Mebarki

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 Le Premier ministre est-il définitivement convaincu de l’incapacité actuelle des banques commerciales à financer les programmes de logements publics ? Il y’a lieu de le penser sérieusement si l’on prête attention à ses dernières déclarations. Les 130 milliards de dinars dégagés pour régler la « crise des impayés » aussi bien que les 329 milliards de dinars mobilisés dernièrement pour financer la poursuite du programme AADL sont entièrement fournis par la CNL, bras financier de l’État dans le domaine du logement et réceptacle unique des ressources budgétaires affectées au secteur de l’habitat. Il ne s’agit aucunement d’un constat banal, mais d’un cumul de dysfonctionnements qui ont mis à nu les défaillances d’un système bancaire décrié par la majorité des opérateurs économiques. « Les banques publiques, en l’état actuel, fonctionnent comme des guichets de gestion des comptes. Elles ont besoin, de façon indispensable et urgente, d’une réforme de leurs modes de gestion, afin qu’elles deviennent des instruments efficaces au service de l’économie nationale », a récemment déclaré Abdelmadjid Tebboune qui semble avoir enfin saisi la complexité de la situation. Par le passé, l’ancien ministre de l’Habitat louait avec beaucoup de conviction le rôle des banques publiques dans le financement du logement. En 2013, et alors qu’il occupait le poste de ministre de l’Habitat, son commentaire à propos du financement par concours bancaire de la relance des programmes AADL et logements promotionnels a laissé apparaitre une satisfaction certaine chez lui. 1.200 milliards de dinars (près de 11 milliards de dollars) devaient être versés par l’ensemble des banques publiques pour mener à bien ces projets immobiliers qui concernent au total la réalisation de plus de 400.000 logements. « L’Algérie venait, grâce à ces conventions, de franchir une étape extrêmement importante dans la reconversion de l’économie nationale grâce à la nouvelle stratégie du secteur de l’habitat qui vise à alléger les charges sur le Trésor en impliquant les banques publiques dans la réalisation de ses projets», avait-il dit. Quatre ans plus tard, en mai dernier, il a changé de ton et a accusé publiquement le CPA et sa tutelle, le ministère des Finances, d’être à l’origine de l’accumulation des créances impayées dans le BTP. Toujours en mai dernier, un bilan, cette fois très officiel, dressé par le ministère de l’Habitat faisait un point précis de la situation. Selon un communiqué du ministère, « le manque de financements des travaux d’aménagement extérieur et de voirie entrave la livraison de 164.000 logements de différentes formules (location-vente, LPP, etc.) à travers le territoire national. En juin dernier, et quelques jour après sa désignation au poste de Premier ministre, une convention fut signée entre le ministère de l’Habitat, le Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la Caisse nationale du logement (CNL). Au terme de cette convention, la CNL s’engage à effectuer un décaissement de 329 milliards de dinars (près de 3 milliards de dollars ) dans le cadre de financements destinés à la réalisation des 120.000 derniers logements du programme AADL non encore couverts par une convention de financement. C’est dans ce contexte qu’Abdelmadjid Tebboune a annoncé dans la foulée que des « études sont en cours pour la création d’une nouvelle banque qui portera le nom de Banque de l’Habitat, en commun entre la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP-Banque) et la Caisse nationale du logement (CNL) et qui prendra en charge tous les dossiers en relation avec le financement de l’habitat et de l’immobilier ». Est-on arrivé au seuil du divorce entre le Trésor public et les banques commerciales d’État dans le domaine du financement du logement ? Même si les « études sont encore en cours », le Premier ministre a déjà donné des indications sur le nouveau schéma d’organisation du secteur qui semble avoir sa préférence. Les banques commerciales publiques ou privées en situation de concurrence seront cantonnées au rôle classique de fournisseurs de crédits immobiliers hypothécaires moyennant sans doute la poursuite de la politique de bonification des taux qui a permis au crédit immobilier de franchir la barre du milliard de dollars au cours des dernières années. Les financements fournis par la CNL (hors bonifications) entreront dans un circuit plus court impliquant une seule « banque de l’habitat ».

Synthèse M.M/TSA

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