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La ministre de l’Education nationale, Mme Nouria  Benghebrit rencontrera aujourd’hui les partenaires sociaux du secteur, syndicats et associations de parents d’élèves, en vue d’examiner plusieurs dossiers, a-t-on appris hier auprès d’une source du ministère. Il s’agit de la deuxième rencontre tenue par la ministre de l’Education nationale à la veille de la rentrée scolaire, après celle organisée la semaine dernière avec les directeurs de l’Education. Mme Benghabrit avait affirmé mardi au Forum du journal Echaâb que plusieurs points seront abordés lors de sa réunion avec les syndicats du secteur, notamment «les derniers développements relatifs à la rentrée scolaire et la surcharge des classes particulièrement dans les écoles primaires»  Selon la ministre, la solution au problème de la surcharge des classes est «d’ordre pédagogique». Un enseignant compétent «est en mesure de maîtriser sa classe même lorsqu’elle est surchargée», a-t-elle estimé. Les syndicats du secteur vont se pencher sur des dossiers jugés «prioritaires», notamment «le traitement des dysfonctionnements enregistrés dans le statut des fonctionnaires relevant du corps de l’éducation nationale, la réforme du baccalauréat, les examens professionnels, la promotion, les concours de recrutement externe, le déficit enregistré dans certaines wilayas en matière d’encadrement administratif et pédagogique, en sus de la question de la réforme du système éducatif et le dossier de gestion des œuvres sociales».

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dimanche, 03 septembre 2017 01:00

Les députés font leur rentrée

Les parlementaires feront aujourd’hui leur rentrée en retrouvant le chemin de l’hémicycle. En effet, c’est ce matin que la session va s’ouvrir. D’abord à l’APN, puis au Conseil de la nation. Cette session revêt un caractère spécial, dans la mesure où elle ne sera pas comme les autres, lors de la précédente législature. C’est une des nouveautés de la constitution de mars 2016 qui stipule dans son article 135 que   « Le Parlement siège en une session ordinaire par an, d'une durée minimale de dix (10) mois. Celle-ci commence le deuxième jour ouvrable du mois de septembre. » Ce changement de périodicité se traduira-t-il par de meilleures performances ? La question reste posée pour le moment. Surtout qu’une grande proportion des députés sont des blancs becs sans expérience, étant élus à l’occasion des législatives du mois de mai dernier. Ce sera donc pour eux l’occasion de mettre le pied à l’étrier, après la séance d’installation du mois de mai .
Quid du programme de cette session ? On en sait pas grand chose, mais une certitude néanmoins : la présentation du programme du gouvernement qui marque cette rentrée parlementaire. Sauf que ce programme doit d’abord être adoubé par un Conseil des ministres. Et pour le coup, les Algériens auront l’occasion de voir enfin le président Bouteflika dont la dernière apparition remonte justement au dernier Conseil des ministres avec Tebboune. Outre donc le programme du gouvernement, l’APN aura à examiner la loi de fiance 2018 dans laquelle seront traduites les nouvelles orientations économiques du Gouvernement. Au menu, il y aura aussi la fameuse loi sur la santé laissée en héritage par l’APN sortante. Le ministre de l’Intérieur, au cours de ces sorties sur le terrain cet été, a laissé entendre que son département soumettrait au Parlement plusieurs projets de loi concernant les compétences des élus locaux, et une loi organique sur le régime électoral, à la lumière des observations de la HIISE. Probablement d’autres ministres saisiront le bureau de l’APN pour proposer d’autres projets de loi. Cette nouvelle session a aussi une particularité, à travers le nouveau rôle de l’opposition à laquelle la nouvelle constitution a conféré de nouvelles prérogatives .
En effet, l’article 114 de la constitution lui permet « une participation effective aux travaux parlementaire et à la vie politique. »  Cet article, outre de lui conférer une liberté d’opinion, d’expression et de réunion, une possibilité de saisir le Conseil constitutionnel, fait obligation du bureau de l’assemblée de « consacrer une séance mensuelle pour débattre d’un ordre du jouir présenté par un ou des groupes parlementaires de l’opposition »  Pour le moment cet article ne saurait être mis en œuvre, pour la simple raison qu’il faut le  traduire en disposition dans le cadre de l’adaptation du règlement intérieur de l’APN aux dispositions de la constitution de 2016.  Il y a enfin le contexte politique dans lequel intervient cette ouverture de cession. D’abord après un été chaud marqué par le psychodrame Tebboune. Des observateurs y ont vu les prémices de la guerre des clans pour la succession. Puis toutes ces rumeurs qui rendent encore plus opaque la scène politique en lui conférant plus d’illisibilité. Question : Les discours de Bensalah et Bouhadja contiendront-ils des messages politiques subliminaux qui permettront de décoder ce qui se passe au sommet de la pyramide étatique ?

H.Khelifi.

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dimanche, 03 septembre 2017 01:00

Bouchouareb écarté du RND ?

L’ancien ministre de l’Industrie et des mines est-il tombé dans les disgrâces du cercle présidentiel dont on dit, pourtant, qu’il était un des plus proches ? Des rumeurs persistantes soutiennent, en effet, que l’homme n’en finit pas de manger son pain noir. Après son renvoi du gouvernement dans le sillage de la nomination de Abdelmadjid Tebboune au poste de Premier ministre, fin mai dernier à la place de Abdelmalek Sellal, Abdeslam Bouchouareb serait sur le point d’être éjecté du bureau national du RND.  Et le tout premier pas dans cette perspective a été franchi avec le gel par le secrétaire général du parti, des activités du concerné en tant que secrétaire national en charge des relations internationales dont il a hérité en juin dernier dans un geste de Ouyahia que plus d’un a interprété comme l’entame d’une opération de réhabilitation. Une opération qui semble tourner court puisque certainement sur injonction du cercle présidentiel, l’homme fort du RND a procédé tout récemment au gel des activités partisanes de Bouchouareb. Certaines voix parlent d’un premier pas en vue de son éviction tout simplement du secrétariat national du RND qui doit, selon Seddik Chihab, se réunir vendredi prochain. Le chargé de la communication au sein du parti avoue à demi-mot cette information liée au gel des activités de Bouchouareb au sein du RND, affirmant «ne pas en être au courant». Une «incongruité» pour un personnage de ce rang, puisque censé que rien ne lui échappe. Sauf que l’on ignore les raisons de cette disgrâce même si certaines sources la lient aux présidentielles de 2019 dont la trame et le casting sont en cours. On ne voudrait pas, affirme-t-on de même source, s’encombrer du compagnonnage d’un personnage aussi déconseillé que celui de l’ancien ministre de l’Industrie et des mines impliqué qu’il est, notamment dans le dossier de l’évasion fiscale puisque cité dans l’affaire des Panama Papers. A cette époque, le concerné s’était contenté de répliquer en soutenant ne s’en remettre qu’au président de la République auquel il affirmait s’adresser via un courrier où il s’expliquera. On ignore si Bouchouareb a honoré ou pas cet engagement public, ou si cette disgrâce est liée à cette affaire.

A.K.

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dimanche, 03 septembre 2017 01:00

Agenda chargé

Après plus de deux mois de farniente, les députés et sénateurs vont reprendre, ce matin, le chemin des deux hémicycles. Ils vont ouvrir, pour la première fois, une session qui durera jusqu’au mois de juin prochain. L’agenda des parlementaires s’avère être beaucoup plus chargé qu’ils ne s’y attendaient. Alors qu’ils se préparaient notamment à étudier la Loi de finances 2018 et d’autres lois aussi importantes que celle liée au système de santé, les parlementaires ont été surpris, en pleines vacances, par un limogeage sans précédent de l’ancien Premier ministre. Pourtant, Abdelmadjid Tebboune venait à peine de présenter son plan d’action. Cela tombe à l’eau. Rebelote. La nomination de Ahmed Ouyahia a donc tout chamboulé. Le nouveau Premier ministre devra se plier à la nouvelle règle édictée par la constitution remaniée en 2016. Il va donc présenter, le 18 septembre prochain devant les députés d’abord avant d’aller au conseil de la Nation, les grands axes de ce que sera le « plan d’action » de son gouvernement dans l’année qui vient. Il s’agit entre autres d’expliquer aux représentants du peuple comment est-ce que les autorités du pays comptent trouver de nouvelles formes de financement susceptibles de faire face à la chute des prix du pétrole. Ahmed Ouyahia devra également annoncer des mesures audacieuses concernant le recadrage des subventions aux produits de large consommation. Le Premier ministre aura également la tâche de « rassurer » les Algériens et les opérateurs économiques sur les intentions de son gouvernement. Il s’agit notamment de montrer de « bonnes intentions » après la polémique qui a opposé l’ancien Premier ministre aux hommes d’affaires, dont le très puissant président du FCE, Ali Haddad. D’autres projets de lois seront également sur les tablettes des parlementaires. Il s’agit notamment de la Loi sanitaire qui a été ajournée à plusieurs reprises lors de la précédente législature. Présenté à l’époque par l’ancien ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, le projet de loi a finalement été retiré pour différentes raisons. A commencer par l’implication du ministre dans certains scandales dont l’affaire du complément alimentaire RHB. La révision du code communal et de wilaya figure également dans l’agenda du parlement. La loi qui régit les collectivités locales devra être revue de fond en comble et ne devra contenir qu’un seul texte. Cela se fera, en principe, avant les élections locales qui auront lieu le 23 novembre prochain. La loi permettra notamment aux collectivités locales, notamment les APC, d’avoir une plus grande marge de manœuvres pour l’exécution de leurs programmes de développement. Les maires devront également avoir plus de prérogatives. Il faut préciser que contrairement aux précédentes législatures où les parlementaires avaient droits à deux sessions dans l’année, les membres de l’APN et du Conseil de la nation devront siéger, dorénavant, en une seule session. Cette dernière s’ouvre en septembre et n’est close qu’en juin, selon les termes de la constitution revue en mars 2016.

Akli Ouali

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dimanche, 03 septembre 2017 01:00

Les paris sont ouverts

L’élection présidentielle 2019, c’est dans vingt mois environ. Mais elle est déjà présente dans le débat, et à bien des égards, elle cristallise l’attention de l’opinion plus que les élections locales du 23 novembre, qui restent un enjeu local, limité. Ce qu’on pourrait qualifier de « feuilleton Tebboune », qui a agité le microcosme politico-médiatique pendant cet été, en ce qu’il est entendu comme le signe de l’ouverture des hostilités entre les différents prétendants pour la succession, a projeté hic et nunc cette échéance de 2019. Pour autant, le coefficient de lisibilité qu’elle offre est infime, tant il est difficile pour les observateurs, comme pour les différentes chapelles du pouvoir, de dire de quoi sera fait 2019, mais surtout de qui, car 2019, c’est l’affaire d’un homme. L’homme qui présidera aux destinées de l’Algérie. Qui sera donc cet homme ? Abdelaziz Bouteflika ?  En théorie, oui, il pourrait bien prétendre à un cinquième mandat. En tout cas, la constitution le lui permet. Mais pas son état de santé. Une raison pour laquelle sa candidature pour succéder à lui-même parait objectivement peu probable. Mais on ne sait jamais, la politique est l’art de tous les possibles. En dehors de Bouteflika, qui dans le théâtre politique algérien se glisserait en 2019 dans le costume du futur président algérien ? Entre probables, potentiels et virtuels, les candidats sont nombreux.  Revue des effectifs par ordre alphabétique.

Abdelaziz Belkhadem 
L’homme est revenu ces derniers jours à la Une de l’actualité. Les rumeurs le donnent comme successeur d’Ahmed Ouyahia comme directeur de cabinet du Président.  Un poste qui lui permet d’être en embuscade pour être une des cartes possible du système. Visiblement Belkhadem a fini son purgatoire, après avoir été brutalement évincé par le président Bouteflika. Député plusieurs fois au temps du parti unique, président de l’APN, ministre, chef du gouvernement, secrétaire général du FLN, ministre d’Etat conseiller du président de la République, le natif d’Aflou, dans la wilaya de Laghouat, a la surface politique et une connaissance des institutions qui le créditent d’une candidature potentielle. Il a aussi cet avantage sociologique de compter des partisans aussi bien chez les islamistes que les conservateurs du FLN. Petit bémol néanmoins, son « analphabétisme » en matière économique. En la matière, il ne pige pas grand-chose, avancent les gens qui le connaissent plutôt pour sa propension aux envolées poétiques. Il se trouve qu’en cette période l’Algérie a besoin d’un manager qui doit jongler avec les chiffres et pas les lettres.

Ali Benflis   
C’est un pur produit du système en rupture de banc, depuis 2004. C’est le Brutus algérien, celui qui a trahi son mentor qui lui a ouvert toutes les portes. Ancien ministre de la Justice, il se verra ouvrir les cieux par le président Bouteflika qui le désignera comme directeur de la campagne électorale, puis secrétaire général de la présidence de la République, ensuite Directeur de cabinet du président et enfin Chef du gouvernement et secrétaire général du FLN. Ses ambitions démesurées et mégalomaniaques le pousseront à se présenter pour la magistrature suprême où il échouera à deux reprises en 2004 et 2014. En septembre 2015, son parti, Talai Houriat Al Djoumhouria, sera agréé par le ministère de l’Intérieur. Depuis qu’il a quitté le giron du pouvoir, Benflis a radicalisé son discours : «Paralysie des institutions de l’Etat», «Prise de décisions par des forces extraconstitutionnelles» font partie des éléments de langage qui ponctuent ses diatribes récurrentes contre les tenants du pouvoir en place.

Said Bouteflika 
Dans tous les scénarios de la succession, il est présenté comme le dauphin de son frère de président dont il est officiellement le conseiller. Saïd Bouteflika a une connaissance parfaite des arcanes du système qu’il pratique depuis 1999. Une connaissance aussi des grands dossiers. Autant de prérequis qui lui donnent incontestablement un avantage par rapport aux autres postulants. Saïd Bouteflika, est ancien membre du CNES à l’université de Bab Ezzouar où ses interventions dans les assemblées générales étaient remarquables. Mais une candidature à la présidence lui exige de quitter l’ombre protectrice des coulisses du pouvoir pour la lumière du débat public contradictoire. Lors de la manifestation de soutien à l’écrivain Rachid Boudjedra, Saïd Bouteflika avait fait son baptême de feu. C’est un premier jalon qui doit être suivi par d’autres sur la voie de la conquête de la société pour y trouver ses relais. Reste maintenant une hypothèse hautement probable : S’il est désigné dauphin avant le départ en 2019 du président Bouteflika ou si ce dernier provoque des élections présidentielles anticipées, et que son jeune frère est candidat, le système en entier lui sera acquis et rien ne s’opposera à succéder à son âiné.

Mouloud Hamrouche 
A chaque élection présidentielle, son nom revient systématiquement, comme dans un jeu de martingale. Mais sans jamais franchir le pas, sauf pour les élections de 1999, avant de se retirer comme les autres candidats en constatant que les dés étaient pipés. Connaissant parfaitement le système pour en être issu, avant de prendre ses distances, Hamrouche sait bien qu’une candidature sans l’onction de qui de droit est vouée à servir de garniture dans le décor. Après avoir sillonné le pays pour animer des conférences, l’ex-chef de gouvernement de Chadli Bendjeddid s’est imposé à nouveau une diète médiatique. A-t-il compris que ses messages subliminaux envoyés à la grande muette faiseuse de rois n’ont pas fait mouche ? A-t-il définitivement mis une croix sur son ambition présidentielle ?

Louisa Hanoune 
Elle est le visage féminin de la politique en Algérie, par excellence. C’est une incontournable du paysage politique depuis l’instauration du pluralisme politique en Algérie.  A la tête du PT depuis sa création, tout en enchaînant quatre mandats successifs de députée, Louisa Hanoune a été quasiment de tous les rendez-vous de la présidentielle. Candidate en 2004, 2009 et 2014, elle a toujours inscrit sa participation comme le prolongement de l’action politique de son parti tendant soutenir l’Etat et ses institutions. Celle que l’on décrit comme la pasionaria du jeu politique algérien sera-t-elle candidate pour la quatrième fois ?

Abderazak Makri
Il vient de céder provisoirement son fauteuil de numéro Un du MSP à Abdelmadjid Menasra, après le congrès extraordinaire de la fusion entre leurs deux formations. Mais en bête médiatique, Makri est très présent sur les réseaux sociaux pour faire part régulièrement de ses analyses et ses points de vue sur l’écume politique en Algérie. Depuis qu’il a pris démocratiquement les rênes du parti, succédant à Abou Djara Soltani, le député de M’Sila a ancré le MSP dans l’opposition. Non sans reconquête de la base du parti. Revenu définitivement de la politique « participationniste », Abderazak Makri a rejeté l’offre de participation de son parti au gouvernement. La fusion entre le MSP et le parti de Menasra se veut comme un premier jalon dans la voie de la fédération du courant islamiste. Makri ne cache plus son ambition d’être le leader de ce courant. Ce qui donne du coup plus de probabilité à sa candidature dans le cadre de la présidentielle de 2019. A moins d’une action de boycott de l’opposition.

Ahmed Ouyahia
 Il s’est engagé publiquement à ne jamais se présenter contre le président Bouteflika. Certainement par égards pour l’aîné qui fait partie de ces figures épiques qui ont écrit le roman national. Si donc le président Bouteflika est non partant, un boulevard très large s’ouvrira devant Ahmed Ouyahia. C’est que le fils  du chauffeur  de la RSTA, un détail qu’il met toujours  un point d’honneur à rappeler par gratitude à son père, est incontournable. De tous les candidats, c’est  celui dont le nom revient le plus. Il est vrai que Ahmed Ouyahia a les épaules et la carrure d’un homme d’Etat. De l’avis même de ses adversaires politiques, comme Djamel Ould Abbès, Abou Djara Soltani ou encore l’’ex-président de l’APN, Abdelaziz  Ziari qui a salué son retour à la tête de l’exécutif. Etudes brillantes à l’ENA, diplomate, secrétaire d’Etat, ministre de la Justice et surtout quatre fois à la tête de l’exécutif, en plus d’être à la tête d’un parti qui représente la seconde force politique du pays même si la force réelle du RND reste un grand mystère. Un parcours sans égal dans les annales de la politique nationale. Une expérience, une connaissance du fonctionnement des institutions et des coulisses  ténébreuses du système tout au long de ces années pour ce commis de l’Etat dont la compétence est reconnue de tous. Autant d’atouts qui font de lui théoriquement le candidat le plus apte à diriger l’Algérie. Sauf que toutes ces qualités risquent de s’avérer insuffisantes pour faire du fils de Bouadnane le candidat du consensus. Les considérations claniques, régionalistes restent un critère majeur, in fine.  Au sein même du système, il compte autant d’amis que d’adversaires. De plus il porte comme une croix cette histoire des emprisonnements abusifs de centaines  de cadres. Ouyahia dont le nom reste lié ad vitam aeternam  à celui des cadres jetés dans les prisons,  porte également une seconde croix, celle des « ponctions » qui collent à son personnage depuis des années, même  si pour la vérité il faut rappeler que les travailleurs ponctionnés ont été remboursés avec intérêt et principal. Malgré sa compétence  avérée  et son art consommé  de jongler avec les chiffres qui font de lui une redoutable bête politique, Ahmed Ouyahia, l’homme, irrite en revanche  par une certaine suffisance, cet air du  premier de la classe qui sait tout, sa façon aussi  de se revendiquer d’un patriotisme de matamore et son regard fixé au rétroviseur des années 70. Sa propension aussi à tourner en bourrique l’opposition en cherchant à la puériliser. Son passage prochainement devant les députés pourrait être pour lui l’occasion de soigner un peu plus son image  pour se placer en position idéale, si jamais….

Abdelmalek Sellal
Au moment de quitter le palais du gouvernement pour passer les commandes à son éphémère successeur, Abdelmadjid Tebboune, Abdelmalek Sellal a eu des mots de gratitude pour le président Bouteflika.  Dans sa bouche cela ne devait pas être que de la coquetterie  de circonstance, car Abdelmalek Sellal doit une fière chandelle au président Bouteflika. C’est lui qui a donné une dimension supérieure à sa carrière politique en le nommant, un peu à la surprise générale, comme Premier ministre pour succéder à Ahmed Ouyaha. Cinq ans comme chef du gouvernement pour soigner sa stature, travailler son personnage. Propulsé au devant de la scène nationale et internationale, en l’absence du président de la République, Abdelmalek Sellal a pris de la bouteille. Au fil des années et des voyages, le ministre techno qu’il était a appris à se politiser, malgré une communication désastreuse  et des boutades  souvent malheureuses qui ont fait le miel des facebookers. Mais le personnage est très sympathique, le plus avenant de tous les Premiers ministres. La confiance du président Bouteflika, conjuguée à l’acquisition du métier de personnage politique, ont probablement fait croire à Sellal un destin présidentiel, même s’il s’en est toujours défendu.  Son nom a fini par s’imposer parmi celui des présidentiables et la fin de sa mission comme Premier ministre aura été une grande surprise pour lui-même d’abord et pour l’opinion publique qui l’avait adoptée. Au jour d’aujourd’hui la question est de savoir si Sellal a encore un avenir politique. Lui, comme les autres produits du système, reste un des choix possibles.

Dr Saïd Sadi 
C’est une figure majeure du paysage politique algérien, depuis l’instauration du pluralisme politique. Bientôt trois décennies de combat politique et intellectuel pour faire avancer les idées de démocratie, de modernité et de citoyenneté en Algérie. Au fil de ces années, le Dr Saïd Sadi a acquis une stature, un charisme beaucoup plus grand que son parti le RCD où il paraissait corseté. Le Dr Saïd Sadi a déja participé à deux élections présidentielles, en 1994 et en 2004. Incontestablement sa participation éventuelle donnera du muscle et de la crédibilité à la présidentielle de 2019. Reste à savoir si le cœur y est toujours. Rencontré dernièrement lors d’une cérémonie, il a déclaré aux journalistes qu’il travaillait actuellement à la rédaction de ses mémoires. Pour, explique -t-il, apporter des réponses aux citoyens qui l’interrogeaient régulièrement sur des événements dont il était acteur ou témoin. En général quelqu’un qui rédige ses mémoires renonce à l’action pour se consacrer au bilan.  

Les autres  
Aux côtés de ces candidats qui sont en réelle capacité de postuler à un mandat présidentiel, il y aura certainement  pour 2019, les éternels  sanafirs (shtroumphs) qui vont concourir qui pour l’histoire, qui pour avoir une autre ligne sur leur CV, qui pour amuser la galerie... C’est le cas des Rebaine, Mohamed Saïd, Sassi Mebrouk, Chérif Taleb, Dr Hadef et tutti quanti. Cela étant dit, le véritable candidat que le pouvoir va nous sortir de son chapeau est peut-être hors de cette liste, qui reste de la pure spéculation de journaliste.

Par Khidr Ali
In Algérie1

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dimanche, 03 septembre 2017 01:00

L’économie algérienne en ‘‘berne’’

L’économie algérienne est à bout de souffle. Trainant depuis des lustres une hyper-dépendance envers les recettes générées par l’exportation brute des hydrocarbures, elle subit aujourd’hui de plein fouet les retombées drastiques de la chute vertigineuse des prix du pétrole, réduisant gravement les marges de manœuvre d’un gouvernement dont la stabilité a été grandement perturbée à cause de la vive polémique qui a opposé Tebboune, alors chef de l’Exécutif, aux puissants milieux d’affaires. Rappelé dans un contexte politique opaque qui n’offre aucune lisibilité aux experts en économie, Ahmed Ouyahia semble complètement désarmé face à une situation extrêmement difficile : ralentissement de la croissance, augmentation du chômage, érosion des réserves de change, extension de la pauvreté et fuite des capitaux vers l’étranger. Tous les indicateurs sont au rouge, et rien, absolument rien n’indique que la situation va s’améliorer à moyen terme. Même l’instauration du régime des licences, appliqué comme une mesure d’urgence dans le but de réduire les importations et préserver l’indépendance financière du pays, a vite atteint ses limites en l’absence d’une vision claire de la part de ceux qui ont eu à gérer cette procédure. En un mot, l’été 2017 n’a pas été seulement caniculaire et « incendiaire » pour l’Algérie. Il a charrié aussi toutes les mauvaises nouvelles face auxquelles n’importe quel Etat pourrait sombrer dans le chaos, en l’absence d’un véritable sursaut conçu conformément à une stratégie globale impliquant l’ensemble des partenaires. Le 12 août dernier, l’Office national des statistiques annonçait un taux de chômage en forte hausse, à 12,3% en avril 2017 contre 10,5% en septembre 2016. Même si les chiffres de l’ONS ont souvent fait l’objet de critiques et ont été jugés peu fiables par de nombreux économistes, le taux de chômage annoncé par l’organisme étatique demeure inquiétant et préoccupant à plus d’un titre. Selon l’ONS, la population occupée était estimée à 10,769 millions de personnes en avril 2017 contre 10,845 millions de personnes en septembre 2016. Le nombre d’Algériens qui travaillent a donc diminué de plus de 70.000 personnes en un peu plus de 6 mois. Les causes de cette baisse trouvent leur origine dans la diminution des commandes publiques, estiment les statisticiens de l’ONS qui soulignent que le secteur du BTP a enregistré un solde négatif de 91 000 personnes. Selon l’ONS, les jeunes de 16 à 24 ans sont les plus touchés. Ils constituent aujourd’hui 30% des sans-emploi. Ayant prévu cette dégradation depuis une année, le FMI et la Banque mondiale n’ont pas manqué de conseiller à l’Algérie d’appliquer leur thérapie : dévaluation du dinar, recours à l’endettement extérieur et privatisation des entreprises publiques. Un retour à la case départ du début des années 1990. Si la dévaluation de la monnaie nationale a été appliquée dans l’opacité la plus totale, le recours à l’endettement extérieur a été temporairement écarté, mais cela ne veut pas dire qu’il le sera pour longtemps.Si les prix du pétrole continuent leur tendance baissière, dans trois ans, l’Algérie aura consommé la totalité de ses réserves en devises. Elle ne pourra dès lors éviter de tomber entre les griffes des institutions financières internationales. Et c’est le but évident d’éviter un recours, même limité, à l’endettement extérieur, et suite aux orientations très claires du chef de l’État dans ce domaine, que les gouvernements Sellal et Tebboune ont fait le pari de réduire très sensiblement les importations du pays. Cette politique a tout d’abord donné quelques résultats en 2015 et durant la première partie de l’année 2016. Mais comme toutes les solutions temporaires et exceptionnelles, elle a vite atteint ses limites. Les importations ne diminuent plus, en effet, depuis un an (à peine 1% de baisse sur les 7 premiers mois de l’année 2017 par rapport à la même période de 2016). Que faire pour sortir de l’impasse ? 

Mohamed Mebarki

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dimanche, 03 septembre 2017 01:00

Encore des carcasses putréfiées

L’histoire des carcasses putréfiées qui a défrayé la chronique l’année passée a refait surface cet Aïd si l’on croit quelques cas signalés ici et là. Ainsi, l’on apprend auprès d’un citoyen qui a acheté un mouton au prix de 30000 DA à un revendeur dans un des quartiers populaires de la ville des Jujubes a vécu le même cauchemar que celui de ses compatriotes lors du précédent Aïd El Kébir, où des moutons entiers ont été jetés à la poubelle. En effet, ce citoyen qui, après avoir fait égorger son bélier, a emmené la carcasse de son mouton chez le boucher pour que celui-ci procède au dépècement de l’animal. Puis, il a ramené chez lui tard dans la soirée son mouton entièrement dépecé avant de le déposer dans le réfrigérateur.  «C’est vers deux heures du matin que j’ai senti depuis ma chambre à coucher des odeurs pestilentielles qui gagnaient tout l’appartement. Je me suis tout de suite levé et j’ai commencé à vérifier d’où venait cette puanteur. Plus je m’approchais de la cuisine, plus l’odeur infecte montait en puissance. Et grande fut ma surprise quand j’ai ouvert la porte du frigo, que la puanteur me suffoquait. J’ai trouvé toute la viande de mon mouton complètement putréfiée », nous a raconté ce citoyen avec désolation. Dans la foulée il nous a fait savoir qu’au lendemain, il a jeté tout le mouton dépecé et putréfié à la poubelle. Un jeune nous dira à ce propos qu’il a jeté 30000 DA par la fenêtre. Autre cas signalé dans le quartier  de la Colonne où une veuve d’un certain âge a, elle aussi, jeté la moitié de son mouton qui a pris une couleur bleuâtre avant de commencer à exhaler des odeurs nauséabondes qui ont rendu les lieux infréquentables.  A la question de savoir si son mouton a été vacciné, il nous a répondu qu’il ignorait ça et qu’il n’a pas cherché à comprendre pour ne pas incriminer le revendeur. Histoire de dire que c’est une connaissance. Par ailleurs, une fois les moutons sacrifiés, certains d’entre eux ont fait encore l’objet de putréfaction bien que la plupart des montons soient vaccinés pour éviter le triste scénario de l’Aïd El Adha de l’année dernière qui a fait que beaucoup d’Algériens ont égorgé leurs moutons qui leur ont coûté les yeux de la tête sans pouvoir les consommer à cause de leur putréfaction et de l’émanation d’odeurs fétides. 

Nejmedine Zéroug

Publié dans Annaba
dimanche, 03 septembre 2017 01:00

Le wali installe une cellule de crise

Le problème du manque d’AEP, point noir de la wilaya depuis pratiquement le début de la saison estivale, continue encore de faire la peau dure aux autorités de la wilaya d’Annaba. Hier, 3eme jour de la fête de l’Aïd El-Adha, peu après la cérémonie de réception organisée au siège de la wilaya, le chef de l’exécutif a réuni ses proches collaborateurs, les chefs de dairas et les présidents des assemblées populaires communales, pour trouver un tant soit peu, une solution à la crise d’alimentation en eau potable, qui a frappé de plein fouet, notamment les grandes cités urbaines, entre autres, le chef-lieu de la commune d’Annaba, El-Bouni et Sidi-Amar. Nous apprenons qu’une cellule de crise a été installée, à l’issue de cette rencontre, où dans chaque commune de la wilaya, un directeur de l’exécutif, a été placé, dans le but de diriger les opérations d’alimentation équitable des quartiers. Ceci est intervenu après une journée de samedi très mouvementée et où de nombreuses artères ont été fermées à la circulation par les populations en signe de mécontentement devant une situation, il faut le reconnaître, à la limite du supportable. 

Les raisons d’une pénurie
La wilaya de Annaba connaît une pénurie d’eau depuis près d’une semaine et la situation est loin de s’arranger malgré les assurances des autorités.  La raison est que le problème hydrique auquel est confrontée cette wilaya est beaucoup trop complexe pour être rapidement réglé. Selon des sources bien informées, il ne s’agirait pas d’une simple panne de la conduite des deux principaux barrages alimentant cette wilaya, mais de l’indisponibilité d’eau. Les deux barrages en question – Cheffia et Bougous – ont connu une forte baisse de leur niveau de stockage au point qu’ils ne sont plus exploitables. Ces deux barrages – d’une capacité de 160 millions de mètres cubes pour le premier et de 45 millions de mètres cubes pour le second – sont tout simplement à sec. Un troisième barrage, également destiné à alimenter la wilaya de Annaba, à savoir Mexa dans la wilaya d’El Tarf, n’est pas en meilleur état. Ce barrage, d’une capacité de 42 millions de mètres cubes, n’a été rempli durant les fortes pluies d’hiver qu’à 75%. A cela s’ajoute le niveau élevé d’envasement. D’ailleurs, les trois barrages cités connaissent de sérieux problèmes de vase qui remontent à une dizaine d’années. Des problèmes que les responsables en charge du secteur semblent avoir minimisés ou tout simplement éludés. Aujourd’hui, le curage de ces barrages coûterait une fortune et l’Algérie, qui est en difficulté financière, ne pourrait pas le prendre en charge. Selon nos sources, le fort taux d’envasement de ces barrages limite drastiquement leurs capacités de stockage et donc leurs durées d’exploitation. Ce n’est donc pas seulement un problème de pluviométrie insuffisante. Les autorités locales cherchent des solutions pour pallier l’urgence et permettre à l’eau de couler à nouveau dans les robinets.

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dimanche, 03 septembre 2017 01:00

De l’eau un jour sur quatre !

En marge de la réception offerte aux cadres de la wilaya, des membres de la société civile, des membres de la famille révolutionnaire et de la presse, M. Salamani Mohamed, wali de Annaba, a tenu à faire une déclaration afin de rassurer les habitants de la ville qui souffrent ces jours du manque d’eau potable. Plusieurs quartiers ont déjà commencé à la revoir couler dans leurs robinets, suscitant la joie des ménages après avoir assisté à une colère mal contenue. En matière d’alimentation d’eau potable de la ville de Annaba, M. Salamani Mohamed promet une nette amélioration après les décisions qu’il vient de prendre, car pour lui, le déficit est purement structurel. Il s’agit de prendre des décisions d’urgences afin de permettre aux citoyens une alimentation en eau potable régulière et de régler le problème définitivement. Un programme d’investissement d’urgence a été adopté à court terme à Annaba pour faire face à la pénurie d’eau potable liée à une baisse du niveau d’eau des deux barrages d’Echaffia et Meksa, principales sources d’approvisionnement en AEP de la population locale, a annoncé hier le wali Mohamed Salamani. Ce programme porte sur la requalification de 32 forages du champ de Boutheldja (wilaya d’El Tarf) pour la mobilisation, à court terme, de 35.000 m3/jour d’eau potable et le doublement sur 22 km de la canalisation Meksa-Lehnichet pour éliminer le problème des fuites qui dilapident 60 % du volume d’eau destinée à l’alimentation de la population, a précisé le chef de l'exécutif local dans une déclaration de presse. Le programme porte également sur la réhabilitation des deux stations de pompage de Meksa et Chaïba, le fonçage de nouveaux forages à travers la wilaya, la résolution d’urgence du problème des fuites et la mobilisation de citernes pour renforcer l’alimentation en AEP des habitants des (zones) "points noirs", a ajouté M. Salamani, affirmant que la première priorité dans la wilaya est désormais l’approvisionnement de la population en cette ressource vitale. Concernant l’alimentation  du complexe d’El-Hadjar et afin de mettre fin aux spéculations, elle se fait à partir de la récupération des eaux de stations de levage qui se perdaient dans les rivières, l’opération est achevée et concrétisée. Ainsi 300 à 500 m3 d’eau brute est livrée à El- Hadjar sans qu’on touche à l’eau potable. Voilà de quoi remettre les pendules à l’heure dirons –nous.  Deux ou trois forages seront réalisés par le complexe pour son alimentation propre. Les projets sont finalisés. La troisième décision concerne la réhabilitation des stations  de traitement des eaux de Mexna et Chaïba. La quatrième, quant à elle, concerne la réalisation de forages au niveau de plusieurs communes telles que Tréat, Oued El Aneb, Annaba, etc… Les délais de livraison sont connus, mais le wali préfère ne pas les dévoiler car il ne fait pas confiance aux dates avancées, étant donné qu’il faut une mobilisation de tout le monde, un suivi sévère des opérations. Sachant que seuls les barrages alimentent la ville de Annaba en eau potable, la sécheresse  a fait qu’un déficit s’est installé en attendant les prochaines pluies, comme cela  se passe d’ailleurs  dans les régions  de l’Est et du Centre du pays. En attendant, les points noirs recensés seront alimentés par citernes et cela permettra de mettre fin à  cette crise qui a causé beaucoup de désagréments aux citoyens. Leur ras le bol se comprend et M. le wali a  instruit les administrations, les élus et les membres de la société civile de prendre  chacun ses responsabilités. "Cette phase critique exige, pour être surmontée, la conjugaison des efforts de tous et un haut sens de responsabilité de la part des responsables, des élus, de la société civile et des citoyens", a-t-il soutenu. La priorité extrême sera réservée à ce programme d’urgence promet M. Salamani qui est sensible aux problèmes de ses administrés et a tenu à le dire. La population doit donc faire preuve de solidarité. Ce programme d’urgence, de court terme, est déjà activé et le système d’approvisionnement adopté en cette période prévoit, en fonction des quantités d’eaux mobilisées, une alimentation à raison d’une journée sur quatre dans tous les réseaux de distribution, a indiqué le wali. Les besoins d’alimentation en eau potable de la population de la wilaya d’Annaba sont estimés à 160.000 m3/jour et 60 % de ces besoins ne sont plus satisfaits après la baisse critique du niveau d’eau du barrage Echafia (160 millions m3) l’ayant rendu inexploitable, selon les données de l’Algérienne des eaux. Ce barrage avec celui de Meksa (60 millions m3) fournissent l’essentiel d’eau potable de la wilaya, est-il indiqué.

Ahmed Chabi

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dimanche, 03 septembre 2017 01:00

1000 agriculteurs demandent le rééchelonnement

Plus de 1000 fellahs dans la wilaya de Constantine ont été incapables de rembourser leurs dettes contractées auprès de la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) pour financer leur saison agricole précédente dans le cadre du crédit appelé « Rfigh ». Parmi 1800 agriculteurs qui activent dans la production des céréales d’hiver, 1000 fellahs n’ont pas pu rembourser  leurs dettes envers la banque « BADR » qui a financé la saison agricole précédente sur une enveloppe de 180 milliards de centimes. Le tiers de ces fellahs concernés par ce problème sont issus de la commune d’Ain Abid, tandis que des agriculteurs affirment que les deux communes d’Ouled Rahmoun et Ain Abid sont les plus touchées, essentiellement à cause de la faible pluviométrie enregistrée, d’où leur revendication de  rééchelonner leurs dettes entre 3 et 5 ans en ne tenant pas compte des intérêts. Les préoccupations des fellahs de la wilaya ont été soumises aux responsables concernés à différents niveaux, et ce à la suite de l’assemblée générale organisée à l’Institut agricole d’El Baârouia fin juillet dernier. Les responsables locaux de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) ont déjà mis au courant depuis quelques jours le nouveau wali, en présence du directeur des services agricoles, en lui expliquant  la situation des agriculteurs concernés.L’écho a été favorable du wali qui s’est engagé par ailleurs, à tout faire pour satisfaire leurs revendications. En parallèle à ces développements,  la direction des services agricoles a lancé un appel aux agriculteurs en faillite pour se rapprocher de la Banque de l’agriculture et du développement rural pour déposer des demandes individuelles de financement de la saison agricole prochaine, en attendant la satisfaction de la revendication du rééchelonnement des dettes de la saison précédente.    

SAMI B 

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