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mercredi, 03 janvier 2018 00:00

N°5421 du 04-01-2018

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Nouveau cran dans le bras de fer qui oppose les médecins résidents au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière. La rencontre de mercredi dernier entre le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière et des représentants des médecins résidents a tout l’air d’avoir été un échec, et latent. Et pour cause, le sit-in que les médecins résidents ont tenté de tenir, hier matin, dans l’enceinte de l’hôpital Mustapha à Alger, a été violemment réprimé par les forces de l’ordre. dont les éléments, déployés en grand nombre, ont procédé à plusieurs d’arrestations parmi les grévistes et auraient été, selon Dr Mohamed Taileb, du comité autonomes des médecins résidents algériens (CAMRA), «auteurs de graves dépassements» en recourant à des «violences inouïes à l’encontre des grévistes pacifistes». Des scènes à «huis clos», dénonce notre interlocuteur, contacté par téléphone, puisque les représentants des divers médias venus en grand nombre ont été empêchés d’accéder à l’enceinte hospitalière. Ce qui ne fera que radicaliser ce mouvement de contestation qui semble se prolonger indéfiniment. Pourtant, l’on a cru à l’amorce d’un apaisement après l’entrevue de la semaine dernière du  premier responsable du secteur avec des membres du CAMRA. Une rencontre, en tout point de vue positive puisque, selon le chargé de la communication du ministère,  Mokhtar Hasbellaoui a eu à accéder à l’essentiel des doléances émises par ses hôtes, du moins, celles relevant de ses compétences. Sauf que, du côté du CAMRA, on estime avoir fait l’objet d’une opération marketing au seul profit du ministère dont le premier responsable, selon Taileb, s’est limité à «parler sans donner la possibilité à ses hôtes d’émettre un quelconque avis. Une sorte de monologue tenu loin des médias». Pour notre interlocuteur, l’ensemble des points inscrits dans la plateforme de revendications, du CAMRA demeurent toujours en suspend malgré le discours rassurant prononcé à plusieurs reprises par le ministre devant la presse. Dans l’incapacité de répondre aux revendications, M. Hasbellaoui « n’a fait que dégager sa responsabilité», selon ces médecins résidents pour lesquels le ministre a versé dans « l’art de l’évitement» en affirmant qu’il n’était pas «responsable» ou que «cela ne relève pas de mes prérogatives ».

Akli Ouali

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mercredi, 03 janvier 2018 00:00

Ould Abbès se dégonfle !

Un échange d’amabilités, des discours de langue de bois et puis…rien. La tripartite organisée, hier, à Alger par le FLN n’a été finalement qu’une kermesse inutile. Comme attendu, le rendez-vous a permis, seulement, au secrétaire général de l’ex-parti unique, Djamel Ould Abbès de se dégonfler comme une baudruche. En effet, voulant jouer au leadership sur la scène nationale, le patron du FLN, rappelé certainement à l’ordre, s’est gardé d’afficher, tout au long de cette rencontre, toute animosité à l’égard du gouvernement et de son premier responsable, Ahmed Ouyahia. « Cette rencontre n’est pas dirigée contre le gouvernement et le Premier ministre », lance-t-il, à l’ouverture des travaux de « sa tripartite ». Une déclaration qui tranche complètement avec sa récente déclaration à Souk Ahras où il avait assuré que le FLN présidera « une tripartite pour défendre les entreprises publiques », puisque, à ses yeux, la charte signée par le gouvernement, l’UGTA, le patronat, « devait ouvrir la voie à la privatisation des entreprises publiques ». Etant une rencontre sans ordre du jour, la tripartite de Ould Abbès s’est transformée en un rendez-vous pour un échange d’amabilités et d’accolades entre les participants. Heureux d’avoir réunis le FCE et l’UGTA chez lui, Djamel Ould Abbès adresse des messages d’abord à Sidi Saïd. « Sidi Saïd est toujours fidèle au président Bouteflika », déclare-t-il. Le patron de l’UGTA, réaffirme, de sa part, son amitié avec le président du FCE. « Avec Ali Haddad, nous sommes amis et ça ne regarde personne », lance-t-il. Selon Sidi Saïd, l’UGTA « préfère un partenariat avec le privé algérien que les étrangers ». « Le mariage entre le secteur public et le secteur privé est plus qu’une nécessité », ajoute-t-il. Pour sa part, Ali Haddad tient à préciser l’objet de cette réunion qui, selon lui, n’a d’autre objectif que « de donner plus d’éclaircissements sur le partenariat public et privé ».  « Ce rendez-vous intervient pour mettre un terme à toutes les supputations concernant l’objet de la charte du partenariat public-privé », soutient-t-il. Dans la foulée, le SG de l’UGTA FLN a remis à Ould Abbès un document explicatif du contenu de la charte du partenariat public-privé. «La charte de partenariat public-privé porte l’âme du programme du président de la République», assure Sidi Saïd. Et d’ajouter : «la charte est une décision souveraine qui n’a rien à voir avec les instructions venues de l’étranger comme le laissent supposer certains». Ali Haddad s’emmêle à nouveau. «Les lignes rouges c’est l’accaparement des entreprises stratégiques par des étrangers», dit-il. Ce qui a plu au patron du FLN qui félicite, à son tour, le président du FCE. «Ali Haddad est une fierté nationale !», lance-t-il. La réunion a pris fin avec la lecture d’une lettre de remerciements adressée au chef de l’Etat par les participants.  

Samir Rabah

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mercredi, 03 janvier 2018 00:00

Idir de retour sur scène à Alger

Le public algérien a rendez-vous aujourd’hui et demain à Alger avec Idir, l’icône de la chanson algérienne d’expression kabyle, de retour sur la scène artistique algérienne après une absence de près de 40 ans, dans un concert-évènement placé sous le signe des retrouvailles. Trente musiciens et un groupe de choristes, encore en répétition, accompagneront Idir, qui devra partager la scène de la Coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf avec des chanteurs français, à l’instar de Gérard Lenorman et Maxime Le Forestier qui avaient participé à son dernier album sorti en 2017. Après ces deux concerts à Alger, le chanteur prévoit une grande tournée qui devrait le conduire à Annaba, Béjaïa, Batna, Constantine et Tlemcen, entre autres, à partir de mai prochain.  Absent de la scène algérienne depuis 1979, année de sa dernière apparition, Idir revient à la rencontre de son public, alors que l’identité amazighe, une cause pour laquelle il n’a cessé de militer par son art, remporte par petites touches victoire sur victoire. Après l’officialisation de tamazight en 2016, c’est au tour de Yennayer, premier jour de l’année berbère, d’être réhabilité fin 2017 et consacré fête nationale pour être célébrée officiellement pour la première fois en Algérie, le 12 janvier prochain. Depuis son départ d’Algérie, Idir a donné de nombreux concerts à travers le monde, en France en particulier, où il s’est établi à partir de 1975. Dans ce dernier pays, il se produit régulièrement depuis 1991 sur les scènes les plus prestigieuses. Comptant à son actif une dizaine d’albums, Idir, Hamid Chériet de son vrai nom, a été très vite propulsé sous les projecteurs de la célébrité dans les années 1970 avec A Vava Inouva, désormais tube planétaire diffusé dans pas moins de 77 pays et traduit dans une vingtaine de langues. L’artiste, quoique réservé, aime partager avec d’autres chanteurs son espace d’expression. Zwits Rwits avec Khaled, devenue El harba win dans une reprise par le roi du raï, Azwaw, un autre de ses succès chanté avec Cheb Mami, et Lefhama ou Ttighri bwegdud (l’appel du peuple), une chanson engagée – sans doute celle qui traduit le mieux l’espérance citoyenne de l’artiste – qu’Idir exécutera dans un beau trio avec Amazigh Kateb et l’étoile montante de la chanson kabyle, Rezki Ouali. En près de 50 ans de carrière, Idir aura réussi le pari d’un parcours artistique régulier, au service du patrimoine culturel algérien, faisant vivre une fois de plus sa langue maternelle dans Ici et Ailleurs réalisé avec de grands noms de la chanson française, comme Charles Aznavour, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier, Bernard Lavilliers, parmi tant d’autres.

Une identité ancrée dans l’algérianité
«Je suis avant tout un artiste porteur d’une identité, m’inviter uniquement pour les belles mélodies que je compose sans tenir compte de la culture dont je suis issu relèverait de l’inacceptable», une posture qui se veut claire et qu’Idir avancera comme seule raison de sa longue absence de la scène en Algérie. Tout aussi clair, il affirmera qu’il n’avait jamais éprouvé ni exprimé le «non désir» de chanter en Algérie. De son combat pour tamazight, il dira que celui-ci ne relevait d’«aucune velléité politique», se refusant de placer son engagement sous une quelconque chapelle politique. Celui qui a de tout temps revendiqué son identité culturelle en même temps que son appartenance à l’Algérie, dit assumer son pays dans toute sa richesse et sa pluralité. Idir n’a eu de cesse de répéter, comme il l’a encore souligné récemment devant la presse à Alger, que son engagement pour l’identité et la culture amazighes n’altérait en rien son «algérianité», une appartenance qu’il a de tout temps revendiquée.

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mercredi, 03 janvier 2018 00:00

Casse spectaculaire à Azzaba !

Le cambriolage perpétré en fin de semaine écoulée dans la ville d’Azzaba  ressemble à quelques dans les détails  prêts à celui de Skikda sauf que celui-ci, les auteurs ont agi en plein jour dans le lotissement Dalia à l’extrême Sud-Est d’Azzaba ; c’est le frère de la victime qui s’est présenté au commissariat de police pour signaler le cambriolage. Sitôt alertés, les éléments de la PJ appuyés par ceux de la police scientifique s’étaient rendus sur les lieux du délit  pour procéder à l’enquête préliminaire. Celle-ci  révéla l’implication de trois individus suite aux prélèvements des empreintes digitales, indices qui ont conduit les enquêteurs directement à l’identification des mis en cause et à les interpeller l’un après l’autre en un temps record, selon le communiqué de la SW. Les cambrioleurs ayant remarqué l’absence prolongée de la victime de sa résidence avaient concocté un stratagème et ont opéré aux environs de 16 heures : l’auteur principal a escaladé le balcon pour pénétrer à l’intérieur de la villa ;  l’un de ses complices avait fait de même pour prêter main forte à son ami parti en éclaireur, puisque le coffre-fort  qui se trouvait dans le salon, était trop lourd à porter, les deux voleurs ont dû le balancé par le balcon pour pouvoir le transporter à bord d’un véhicule touristique vers le Mont Bissi. C’est un véritable trésor que les trois voleurs ont réussi à transporter dans un endroit boisé. Agissant en voleurs professionnels, les cambrioleurs ont pris également des documents personnels de la victime et un fusil de chasse. Se mettant à l’abri des regards, les voleurs ont ouvert le coffre dans lequel ils  ont trouvé, une importante somme d’argent, en DA et même en devises ; ainsi que des bijoux ceinture ornée de louis d’or, 02 colliers avec des motifs précieux, 02 gourmettes et 08 bracelets. Leur vol s’acheva en queue de poisson puisque la possession illégale de ce butin fait de courte durée. En effet tous les biens dérobés ont été remis à leur propriétaire. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal d’Azzaba le 31/12 pour constitution d’association de malfaiteurs et vol par effraction à la faveur de la nuit et utilisation de véhicule pour faciliter leur forfait, qui les a écroués.

Djamel-Dib   

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Plusieurs sièges d’entreprises et pas des moindres occupant les blocs de l’ancien siège de la wilaya comme celle de l’Emploi, la DJS, la DCP, les œuvres universitaires, la Fonction publique; l’Inspection du Travail et celle de la PME et PMI sont sans électricité depuis plus d’une semaine. Dans ces bâtiments en ces périodes de mauvais temps, les couloirs d’entrée sont plongés dans le noir tout autant que les bureaux avec des employés présents mais là se rouler les pouces. Du coup, c’est une piètre image qui est reflétée de notre administration et ceux qui font les frais de cette situation navrante à plus d’un titre, ce sont bien sur les administrés. Des citoyens qui viennent des quatre coins de la wilaya pour une raison ou une autre pour retourner finalement bredouille. Enfin, selon le un responsable dont les services ont échappé à ce calvaire, car disposant d’un groupe électrogène, il faudra attendre la réparation du transformateur par les services de la Sonelgaz.

Abdelhak.H

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L’Etat envisage de changer les billets de banques avant la fin de l’année en cours. L’annonce faite par le quotidien arabophone Ennahar ne constitue pas un scoop, dans la mesure où d’anciens hauts responsables dont certains ont occupé le poste de ministre des Finances ainsi que des économistes avaient déjà évoqué l’éventualité d’une telle opération de régularisation, après l’échec de l’emprunt obligataire de 2016. Pour le moment, le gouvernement n’a pas encore donné de détails à ce sujet, mais il s’agit selon toute vraisemblance d’une tentative de bancarisation de la masse monétaire, ou du moins une partie d’elle  existante sur le marché. En un mot, il s’agit d’une opération de récupération des actifs de l’informel estimés en septembre 2017 par Ahmed Ouyahia à 1700 milliards de dinars. Quoi qu’il en soit, c’est forcément l’un des objectifs du gouvernement. Mais est-ce réalisable ? Selon des économistes, l’opération comporte des risques, mais le gouvernement a les moyens de les éviter, s’il permet aux tenants de l’économie souterraine de déposer leur argent dans des comptes bancaires, à condition de payer une contrepartie fiscale à l’Etat, en sollicitant le concours d’experts comptables. C’est ce qu’on appelle une régularisation fiscale dont l’un des avantages est l’injection de milliards de dinars dans le circuit bancaire. Ainsi, les banques auront plus de liquidités à leur disposition et la situation économique en général pourrait s’améliorer. Selon Amar Tou, cadre dirigeant du FLN et ancien ministre, « les liquidités du marché informel et contrairement à ce qui est faussement répandu, ne sont pas oisives. Elles sont plutôt utilisées de manière efficiente, selon la logique de leurs détenteurs. Elles financent des activités économiques, commerciales et de services de l’économie non déclarée, y compris les salaires y attenant, pour des emplois au noir qui seraient de l’ordre de trois millions ou quelque 32% de la population occupée, selon l’affirmation de l’ancien ministre du secteur, le 21 septembre 2015 ». Dans une contribution publiée par TSA en septembre dernier, Amar Tou avait estimé que « l’idée de changer des billets de banque est séduisante ; ses effets immédiats verront toutes les liquidités de l’informel rentrer dans les banques, mais l’effet peut être éphémère. Car rien n’empêche les détenteurs de retirer leur argent en nouveaux billets, même si pour des raisons impérieuses, l’Etat peut réguler le rythme des retraits ». Dans la même contribution, l’ancien ministre souligne que l’opération « dès l’apparition des moindres signes ou rumeurs sur cette opération, la ruée vers le change des dinars en monnaies ou en valeurs refuges sur le marché parallèle de change et/ou en or et ou en immobilier, s’ensuivra à n’en point douter. Si, malgré tout et pour un impératif jugé majeur, l’opération de changement des billets de banque est retenue, il en faudrait circonscrire, auparavant, tous les effets pervers de manière à les contenir, au mieux ». En plus bien évidemment des motifs techniques liés à la qualité actuelle du billet algérien, les nouveaux billets seront apparemment fabriqués à partir du papier issu des fibres de coton, comme c’est le cas pour l’euro par exemple, donc de meilleure qualité. Mais dans un environnement où l’informel prime, les billets se détériorent rapidement quelle que soit l’origine du papier utilisé. Si en Europe, l’euro ne s’abime pas facilement, c’est parce qu’en plus de la bonne qualité du papier utilisé, le plus gros des transactions commerciales sont électroniques ou bancaires. Le “cash” n’est que peu utilisé, donc les billets ne circulent pas beaucoup sur le marché. En Suède à titre d’exemple, 80% des transactions commerciales sont réalisées sans espèces. Selon des experts, dans moins d’une décennie, le cash n’existera plus dans au moins cinq pays dont la Suède, le Danemark. L’informatisation réduira certainement la fraude et l’argent sale, mais pourrait aggraver le phénomène de la cybercriminalité. Pour revenir à l’Algérie, et selon la même source, la Banque d’Algérie voudrait remédier à une « lacune » qui a caractérisé les anciens billets, à savoir la présence de diverses représentations d’animaux. Ces derniers disparaitront des nouveaux billets. En tout cas, la Banque d’Algérie n’envisage pas de changer tous les billets d’un seul coup. L’opération débutera dans un premier temps avec les billets de 200, 500 et 1000 dinars. Après, comme seconde étape, les autorités vont s’attaquer aux billets de 2000 dinars.

Mohamed Mebarki

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«Nous avons eu un contretemps, mais la distribution des permis biométriques devrait avoir lieu dès la fin janvier en cours, alors que l’entrée en vigueur du système du permis à points interviendra à partir de juillet prochain», a affirmé le responsable sur les ondes de la Radio nationale, rapporte l’agence officielle de presse APS. Pour rappel, la confection du permis de conduire biométrique a été entamée en avril dernier alors que la mise en œuvre de la nouvelle loi relative au permis de conduire à points devait entrer en vigueur fin 2017. Soulignant que le prototype du permis de conduire biométrique «est fin prêt» et que l’opération est en phase d’essais techniques, M. Naït El-Hocine a considéré que vu «l’ampleur de ce projet et sa complexité technique», ce «petit retard» dans sa mise en oeuvre est «insignifiant». Selon lui, les raisons du retard dans l’édition du permis de conduire biométrique sont essentiellement liées à l’importation des matières premières pour sa fabrication, à l’installation de la chaîne de production au niveau de l’imprimerie officielle ainsi qu’au développement des logiciels pour les puces installées sur ces supports électroniques. «Il fallait s’assurer du bon fonctionnement de ces permis avant de les distribuer», a-t-il fait valoir. Evoquant l’impact attendu de l’introduction du permis à points sur le quotidien des automobilistes, notamment le retrait immédiat du permis de conduire pour certaines infractions, le même responsable a avancé que «tout le système de sanction sera revu» avec la mise place de ce type de permis, laissant place au retrait des points en cas infractions ou délits routiers. La mise en œuvre de la nouvelle loi relative au permis de conduire aura également des «incidences positives» sur la circulation et la sécurité routières, selon M. Naït El-Hocine, dont la réduction du nombre des accidents et donc des décès, ainsi que la baisse des pertes dues à l’insécurité routière, estimées à 100 milliards de dinars annuellement. Concernant les accidents de la route qui se sont produits au cours des 11 premiers mois de 2017, il a observé qu’ils font ressortir un net recul des indicateurs de la sécurité routière avec 23 532 accidents qui ont fait 3 372 morts, contre 32 921 accidents et 4 267 morts pour la même période de 2015, soit une baisse de près de 30% en deux ans, mais «ces résultats sont positifs mais insuffisants». A ce propos, il a souligné qu’avec l’entrée en vigueur du nouveau permis de conduire, la mise en place du permis à points et l’installation prochaine de la Délégation nationale à la sécurité routière, «l’année 2018 sera celle de la sécurité routière». La Délégation nationale à la sécurité routière, prévue par la nouvelle loi, dont le décret de création sera publié «très prochainement», sera chargée essentiellement de la gestion du fichier national du permis de conduire, de la formation, de la surveillance et du contrôle de tous les projets qui seront lancés dans le domaine de la sécurité routière, a précisé M. Naït El-Hocine. L’organisation et les moyens de financement de cette Délégation, dans la conjoncture économique actuelle, «ont ajourné sa création», a-t-il expliqué. Avec la rationalisation des dépenses publiques, il a été décidé de financer une partie du budget de cette structure et ses chantiers par 25% du produit des amendes forfaitaires des contrevenants routiers, a-t-il détaillé. S’agissant de la formation des conducteurs, le responsable a affirmé que la nouvelle loi prévoit «une refonte du système de formation actuel» qui relèvera de la Délégation nationale à la sécurité routière, permettant de mieux préparer et former les conducteurs, ce qui réduira les accidents de la route, surtout que le facteur humain est responsable de 95% des accidents. A propos de certains cas de passe-droits permettant la restitution de permis de conduire après retrait pour infraction, M. Naït El-Hocine a assuré que le passage au permis à points réduira l’intervention humaine grâce à l’automatisation qui mettra fin à ce genre de pratiques.

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mercredi, 03 janvier 2018 00:00

De profonds déséquilibres structurels

Les services des douanes ont commencé à appliquer, mardi 2 janvier, une taxe de 1% sur chaque opération d’importation. « Il est institué une contribution de solidarité au taux de 1% applicable aux opérations d’importations de marchandises mises à la consommation en Algérie », indique l’article 105 de la Loi de finances, en précisant que « le produit de cette contribution est perçu au profit de la Caisse Nationale des Retraites » (CNR). Cette décision est un signal dépourvu d’ambiguïtés. La viabilité financière du système de retraite algérien est clairement menacée à terme par de profonds déséquilibres structurels qui trouvent leur origine dans le fait que les ressources de la CNR ne se développent pas de façon proportionnelle à l’activité économique ; principalement en raison du poids croissant de l’activité informelle. En substance, face à la croissance rapide des prestations, les cotisations ne rentrent pas suffisamment.

Le nombre des retraités en croissance rapide
En 2017,  le système national de retraites concernait près de 3 millions de retraités dont 2,7 millions bénéficient d’une pension tandis qu’environ 300.000 perçoivent seulement une allocation de retraite d’un montant beaucoup plus modeste. Les pensions directes concernent 1,5 million de retraités tandis que 650.000 touchent des pensions de reversion. L’évolution rapide du nombre de retraités est une caractéristique majeure des dernières années. Ils étaient seulement un peu plus de 1,2 million en l’an 2000. Leur effectif s’accroissait  ces dernières années au rythme de près de 150.000 nouveaux retraités par an.

Des prestations proches de 1.000 milliards de dinars par an
Suivant des chiffres communiqués récemment par le directeur de cette caisse, la CNR verse mensuellement plus de 86 milliards de dinars de pensions. On s’attend donc à ce que le montant des prestations franchisse la barre des 1.000 milliards de dinars (près de 9 milliards de dollars) en 2017. Ces versements ont également été en très forte croissance au cours de la décennie écoulée puisque qu’ils étaient seulement de 200 milliards de dinars en 2005, et d’environ 400 milliards de dinars en 2010. Les équilibres financiers de la CNR ont connu une première alerte en 2006 et en 2007 avec l’apparition, au cours de ces deux années, des premiers déficits de son histoire. Ces derniers ont été rapidement éliminés grâce à l’augmentation du taux des cotisations porté à cette occasion de 16 à 17%.

Le budget de l’État à la rescousse depuis 2007
Ces premiers déficits ont servi de révélateurs de la fragilité des équilibres financiers du système de retraite algérien et ont conduit, dans le but affirmé d’« assurer sa pérennité à long terme », à la création, par la loi de finances complémentaire 2006, du Fonds national de réserves des retraites (FNRR). Ce dernier est alimenté par une fraction de la fiscalité pétrolière (2%) ainsi que par une fraction des excédents de trésorerie des caisses de sécurité sociale. On estime, au cours des dernières années et depuis la mise en œuvre effective du FNRR, que la viabilité financière du système national de retraite est assurée à hauteur d’environ 20% par la contribution financière du budget de l’État.

Pas assez de cotisants
Les responsables du secteur ne manquent aucune occasion de souligner que le principal défi à moyen terme consiste pour le système national de retraite à « maintenir l’équilibre entre le nombre de retraités et le nombre de cotisants ». Face à des prestations en croissance rapide, le nombre de cotisants, estimé actuellement à près de 7 millions, n’augmente pas au même rythme. En cause, essentiellement, le poids croissant de l’informel qui concerne, suivant les sources, entre trois et quatre millions de travailleurs non déclarés. C’est dans ce contexte que les partenaires sociaux ont été invités, de façon de plus en plus pressante au cours des dernières années, à réfléchir à une stratégie destinée à renforcer les bases du système national de retraite. « Il faut penser à moyen terme à maintenir ces équilibres financiers. Mais il ne faut surtout pas attendre d’éventuels déséquilibres comme cela se produit dans beaucoup de pays. Il faut être préventif en prenant des décisions en concertation avec les partenaires sociaux », déclarait de façon significative le DG de la CNR.

En 2018, le gouvernement évite les solutions impopulaires
Le souci d’assurer un « bon fonctionnement du système de retraite » s’est ainsi traduit de nouveau par la récente hausse du taux de cotisations des salariés, qui a franchi un nouveau palier en passant de 17% à 18%. Ce n’est cependant encore qu’une première étape. De nombreuses propositions sont désormais sur la table en vue de réviser le dispositif en vigueur. La décision, approuvée par la Tripartite, de supprimer le départ à la retraite sans condition d’âge avait donné le ton. On s’oriente donc désormais clairement, dans les années qui viennent, à l’instar des décisions prises récemment dans de nombreux pays voisins de l’Algérie, vers des « adaptations progressives sur l’âge de départ à la retraite et sur les durées de cotisations ». Pour l’instant, le gouvernement Ouyahia, qui a certainement tiré les leçons des très vives protestations provoquées par la décision de la Tripartite de 2016, préfère, prudemment, éviter des solutions aussi impopulaires et se tourne plutôt vers ce que les responsables du secteur appellent par euphémisme « la recherche de financements complémentaires ». Ce sont donc les importations, en passe d’être érigées en véritable « vache à lait », qui sont mises à contribution de façon apparemment indolore dans le but de consolider provisoirement les équilibres financiers de la CNR. Appliquée à une assiette d’environ 45 milliards de dollars, la mesure adoptée par la loi de finances devrait rapporter logiquement près de 450 millions de dollars. Une décision et un montant de ressources supplémentaires qui ne permettront cependant pas de régler durablement ce que Abdellatif Benachenhou, dans son dernier ouvrage, qualifie de « problème social majeur pour les années 2020, alors même que la perspective des financements budgétaires est aléatoire ».

In TSA

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mercredi, 03 janvier 2018 00:00

L’ANP va recruter 25 000 civils en 2018

L’Armée algérienne (ANP) va recruter 25 000 civils pour ses différentes structures industrielles durant l’année 2018. C’est ce qu’a affirmé, aujourd’hui, dans un entretien publié par le quotidien arabophone «Echourouk», le général major, Rachid Chouaki, directeur des fabrications militaires au ministère de la défense nationale. Celui-ci dira que les jeunes qui vont être recrutés se compteront parmi les universitaires et les diplômés de la formation professionnelle. «Ils travailleront là où ils résident», dira l’officier supérieur de l’armée. Si l’ANP va procéder à ce recrutement massif c’est parce qu’il y aura de plus en plus de projet notamment pour ce qui est de la construction automobile.  Le général major, Rachid Chouaki a rappelé, à cet effet, que l’industrie militaire dispose actuellement de dix sociétés à travers le territoire national exerçant dans diverses branches telles que la mécanique, le textile, l’électricité ou les industries chimiques, pour ne citer que celles-là. Pour ce qui est de la Société algérienne pour la fabrication des véhicules Mercedes Benz (SAFAV-MB) d’Aïn Bouchekif, de Tiaret, son usine atteindra en 2019, indique-t-il, la capacité de 25 000 unités, ce qui, de l’avis du général major, couvrira la demande nationale pour ce type de véhicules. «Nous allons atteindre un taux d’intégration de 30% en 2019. Nous travaillons avec notre partenaire technologique, Daimler, pour la mise en place d’une plateforme pour la construction de 15 000 camions et 1500 bus de transport urbain de marque Mercedes Benz, en plus de 6000 véhicules utilitaires de différents types. Nous allons également produire 25 000 moteurs, au niveau de l’usine de Oued Hmimine de Constantine, dont 17 000 à destination de l’usine des véhicules de poids lourd de Rouiba», a-t-il déclaré. Il faut rappeler, en dernier lieu, que l’armée compte récupérer aussi la SNVI (Société nationale des véhicules industriels) de Rouiba. C’est tous ces projets qui vont créer des milliers de postes d’emploi.

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