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Un adolescent a été retrouvé pendu dans la salle de bain du domicile familial situé dans la cité des frères Abbas plus connue sous le nom de Oued El-Had à l’est de la ville des Ponts. Le jeune Haithem M. était âgé de treize ans. Le malheureux, scolarisé en première année moyenne au CEM El-Mekki Benyahia, a été découvert par sa tante suspendu par une écharpe à la porte de la salle de bain, apprend-on auprès d’une source proche de sa famille. La même source a, en outre, confirmé avoir vu sur le bras gauche du défunt un dessin fait au stylo bleu représentant un poisson, ce qui a laissé penser que l’enfant avait participé au jeu fatal de la « baleine bleue ». Haïthem était l’ainé d’une famille de quatre enfants, trois garçons et une fille. Son enterrement a eu lieu hier après la prière du Asr au cimetière de Zouaghi sur les hauteurs de la ville en présence d’une foule nombreuse dont plusieurs de ses camarades. Cependant, un autre cas  a été enregistré dans la localité de Lioua à une quarantaine de kilomètres à l’Ouest de la wilaya de Biskra. Une fillette de quatorze ans a été retrouvée inerte presque dans les mêmes conditions au domicile familial. La malheureuse se serait également donné la mort après avoir eu recours au meurtrier « clic» via son mobil.  Son corps avait été déposé à la morgue de l’hôpital de Tolga, apprend-on de sources proches des services sanitaires de la région. C’est le second cas enregistré dans la capitale de Zibans. Le corps d’une jeune fille presque du même âge avait été retrouvé inerte dans des conditions similaires. Des indiscrétions avaient alors laissé entendre qu’elle avait été victime du « Blue Whale Chalenge ».

M. A.

Publié dans Constantine
vendredi, 05 janvier 2018 00:00

Salah Bourayoua nous a quittés

Salah Bourayoua a tiré sa révérence.  Il est parti sans faire de bruit. Il a rendu l’âme aux Lieux Saints de l’Islam. Reporter photographe de talent, Aâmi Salah  a immortalisé grand nombre d’événements. Il a été le témoin d’un grand pan de l’histoire indépendante de l’Algérie, pour avoir voué une carrière pleine à son métier. Ses confrères lui  reconnaissent, au-delà du talent avéré, une passion singulière pour la photo de presse.  Aâmi Salah  doué d’un sens de professionnalisme élevé a immortalisé les ultimes moments de Mohamed Boudiaf, assassiné à la maison de la culture d’Annaba.  Il avait d’ailleurs signé une exposition au théâtre régional d’Annaba  retraçant les péripéties d’une mort en direct d’un Président. Le photographe talentueux qui a couvert également  les activités des présidents de la République et nombre de ministres de leurs gouvernements respectifs a foulé toutes les pelouses des stades algériens et bien d’autres à l’étranger. En cette douloureuse circonstance M Merad Lazhar, Aggabou Mohamed, Lamari Saïd et tout le collectif de l’Est Républicain, présentent leurs sincères condoléances à son épouse, ses enfants et à toute la famille et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie.  Repose en paix.

S.L

Publié dans Annaba

Les entreprises industrielles nationales, publiques et privées, doivent saisir les opportunités ngendrées par les mesures mises en place récemment par l’Etat dans le cadre de l’encadrement des importations, a indiqué jeudi à Alger l’économiste et ex. ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa. Intervenant lors des débats de la Journée d’information sur la Loi de finances 2018 et son impact sur l’entreprise, organisée par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), M. Benkhalfa a souligné que l’Etat, à travers cette loi, a introduit deux instruments devant permettre de réduire les importations et, par ricochet, d’encourager la production locale, auxquels s’ajoute l’arrêté du ministère du Commerce suspendant provisoirement l’importation de 851 produits. Les deux mesures de la LF 2018 portent sur l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC), au taux de 30%, à  10 familles de produits finis, ainsi que le relèvement des droits de douanes, pouvant atteindre 60%, pour 32 familles de produits finis, a-t-il poursuivi. A ce propos, a-t-il avancé, ces trois mesures devront permettre de booster leur production nationale. Selon ses propres estimations, ce dispositif est susceptible de «libérer un marché de 15 à 20 milliards de dollars en faveur de l’entreprise locale».»C’est le moment d’occuper ce marché», a-t-il insisté en préconisant la substitution de ces importations par la production locale dans les deux années à venir. Présent à cette rencontre, le Directeur de la législation et de la réglementation fiscales à la Direction générale des impôts (DGI), Kamel Touati, a expliqué les principales dispositions fiscales de la LF 2018. Il a ainsi souligné que ces dispositions fiscales sont scindées en cinq (5) volets: les mesures d’harmonisation et de simplification, celles d’amélioration des recettes fiscales, de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, des mesures diverses et celles en faveur des entreprises.

Relance de la Commission des finances locales
Interrogé lors des débats sur la fiscalité locale, M. Touati a fait savoir que les ministères respectivement des Finances et de l’Intérieur et des collectivités locales vont se réunir prochainement à l’effet de relancer la Commission des finances locales. Le rôle de cette commission est d’optimiser les ressources fiscales des collectivités locales, a-t-il fait valoir. Il a indiqué, en outre, qu’au titre de la LF 2018, des taxes communales et environnementales sont prévues et qui doivent générer davantage de recettes aux collectivités locales.   Pour rappel, les collectivités locales demeurent essentiellement dépendantes des dotations de l’Etat alors que les revenus générés par la fiscalité locale restent insignifiants. La structure de la fiscalité locale se base sur quatre impôts, la taxe sur l’activité professionnelle (TAP), la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la vignette automobile et l’impôt forfaitaire unique (IFU). La taxe sur l`enlèvement des ordures ménagères (taxe d’assainissement) et l’impôt foncier sont destinées exclusivement aux communes.

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Les perspectives économiques restent «positives» pour l’Algérie malgré les défis liés notamment à la chute des recettes de l’Etat provoquée par le déclin du cours du pétrole depuis 2014, affirme le groupe britannique d’experts économiques, Oxford Business Group (OBG). Dans une rétrospective économique de l’année 2017 sur l’Algérie publiée cette semaine, OBG souligne qu’une étude récente qu’il a menée auprès de chefs d’entreprises, a montré que 61 % de ces derniers avaient des attentes «positives ou très positives» quant au climat algérien des affaires pour les 12 mois à venir. 70 % des chefs d’entreprises sondés ont déclaré qu’il était «probable ou très probable» que leur entreprise consacre des investissements en capitaux significatifs en 2018. Il est par contre souligné qu’une majorité des personnes interrogées sur les changements récents du régime fiscal algérien, a estimé que l’environnement fiscal était «désavantageux ou très désavantageux». «Si ces mesures devraient permettre de renflouer les caisses de l’Etat, d’aucuns craignent que ces taxes et impôts récemment mis en œuvre ne constituent un frein à la consommation du secteur privé dans certains segments, notamment avec la hausse des taxes et des prix prévue en 2018», rapportent les experts d’OBG. Le groupe souligne par ailleurs, que la «solidité» de l’économie algérienne s’est renforcée en 2017 grâce à la hausse des recettes issues du secteur énergétique, aux mesures de contingentement des importations et à l’augmentation des recettes fiscales. Il note que l’Algérie vise à réduire la valeur des importations en 2018 en misant sur une plus grande autonomie et en augmentant le nombre de produits restreints à l’importation, ajoutant que cet objectif devrait également être appuyé par un meilleur rendement de l’énergie. OBG souligne à ce propos, que la reprise du secteur de l’énergie a continué à porter la croissance cette année mais avise que la dépendance continue du pays aux recettes issues de la vente d’hydrocarbures laisse le pays «exposé aux chocs extérieurs». Il précise que si la performance du secteur énergétique, qui finance une grande partie du budget de l’Etat et représente la grande part des exportations, devrait porter la croissance économique globale du pays à l’avenir, la baisse des recettes enregistrée depuis le déclin du cours du pétrole en 2014 «continue de peser sur l’économie». Les experts britanniques rappellent à cet égard, les efforts du gouvernement algérien pour faire face à la baisse des revenus et des réserves de liquidités, enregistrée ces dernières années, dont les mesures visant à élargir la base de l’économie et la révision à la hausse des taxes et des impôts pour les biens et les services. La baisse de la rente pétrolière, note encore OBG, n’empêchera pas de relever les dépenses du gouvernement de 25 % l’année prochaine, dont une grande partie sera consacrée à la relance des projets d’infrastructures.

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vendredi, 05 janvier 2018 00:00

L’Algérie exprime officiellement la demande

L’Algérie a demandé officiellement à la France la restitution des crânes de ses résistants, conservés depuis près de deux siècles au musée de l’Homme de Paris, et la récupération des archives de 1830 à 1962, a-t-on appris hier auprès de l’ambassade d’Algérie en France. A cet effet, l’ambassadeur Abdelkader Mesdoua a été chargé par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, d’effectuer des démarches auprès des autorités françaises au sujet de ces deux dossiers liés à la question mémorielle. Ces démarches, rappelle-t-on, font suite à l’entretien à Alger, le 6 décembre dernier, du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avec son homologue français Emmanuel Macron qui effectuait une visite de travail et d’amitié en Algérie. La question de la mémoire entre les deux pays a été ainsi un des points de l’entretien des deux chefs d’Etat au cours duquel le président Macron avait annoncé que la France était prête à restituer à l’Algérie les crânes de ses résistants et lui livrer des copies des archives concernant l’Algérie de 1830 à 1962.Ainsi, deux demandes ont été adressées mercredi dernier au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a-t-on indiqué de même source, précisant que la demande sur la restitution des crânes a été cosignée par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, et le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, alors que celle concernant les archives elle a été signée par M. Messahel. Lors de sa visite en France dans le cadre de la tenue à Paris du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait salué, le 7 décembre, cette «percée» dans ce dossier sensible de la mémoire franco-algérienne, indiquant, dans une conférence de presse que les deux pays vont continuer à discuter à propos de la restitution graduelle des archives. Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, que, dans le cadre de la coopération bilatérale, trois sous-commissions ont été mises sur pied pour le traitement de la question mémorielle. Des discussions sont engagées depuis plus d’une année autour de la restitution des archives, l’indemnisation des victimes algériennes des essais nucléaires et les disparus algériens durant la guerre de libération nationale.

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vendredi, 05 janvier 2018 00:00

Bouhadja rencontre les présidents de groupes

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Saïd Bouhadja, a tenu mercredi une rencontre de concertation avec les présidents des groupes parlementaires sur plusieurs questions, dont le renouvellement partiel des membres du Conseil constitutionnel, a indiqué un communiqué de l’institution parlementaire. La réunion a notamment porté sur la question du renouvellement partiel des membres du Conseil constitutionnel dans son volet relatif aux conditions de candidature en vertu des articles 183 et 184 de la Constitution, a précisé le communiqué, ajoutant que l’élection se tiendra en janvier à huis clos et que la date exacte sera fixée lors d’une autre rencontre de concertation. La rencontre a également porté sur la question des missions d’information au titre de l’article 134 de la Constitution, lesquelles élargissent les missions des deux chambres du Parlement en vue d’améliorer le processus d’élaboration des lois et le contrôle de l’action gouvernementale, indique la même source, précisant que l’accent a été mis sur la nécessité pour ces missions d’information d’être mises sur pied dans un but bien précis, à savoir s’informer sur un sujet précis ou sur une situation donnée en vue d’améliorer le contrôle de l’action gouvernementale. Concernant les journées parlementaires, le communiqué a précisé que les commissions juridiques, qui sont composées de membres issus de tous les groupes parlementaires, restaient le cadre idoine pour proposer la tenue de telles journées parlementaires. S’agissant du règlement intérieur, le président de l’APN a affirmé que «ce dernier tient compte de l’intérêt suprême de l’assemblée, dans sa gestion et dans ses relations avec les autres institutions. Ses articles seront conformes à la Constitution et aux dispositions de la loi organique régissant les relations». L’installation des 54 comités d’amitié a également été évoquée lors de cette réunion de concertation. M. Bouhadja a, en outre, informé les présidents des groupes parlementaires du travail effectué pour l’élaboration du cadre organisationnel des services administratifs de l’APN.

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vendredi, 05 janvier 2018 00:00

2 974 étudiants ont soutenu leurs thèses

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar, a indiqué jeudi que 2.974 étudiants ont soutenu leurs thèses de doctorat depuis l’introduction du système LMD en 2009. Entre 2012 et 2017, soit après l’introduction du système LMD, 2.974 étudiants sur 5.463 inscrits en doctorat ont  soutenu leurs thèses de doctorat, a précisé M. Hadjar lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales au Conseil de la Nation. Le doctorat au titre du système LMD a été introduit dans une première étape au niveau de dix (10) établissements universitaires. Ce cursus est actuellement dispensé dans 70 établissements universitaires avec 25.560 étudiants inscrits, a fait savoir le ministre. M. Hadjar a présenté un exposé détaillé sur les raisons qui ne permettent pas aux étudiants de soutenir leurs thèses de doctorat en trois (3) ans, évoquant la difficulté de publication des articles scientifiques dans des revues spécialisées, notamment étrangères qui exigent plusieurs critères, et des difficultés liées à l’encadrement en raison du nombre croissant d’étudiants. Le ministre a évoqué les mesures prises pour dépasser ces difficultés, notamment l’élaboration de la charte du doctorant qui vise à déterminer les responsabilités des parties intervenant dans la gestion du doctorat et l’organisation de journées pour accompagner et orienter cette catégorie d’étudiants et examiner les problèmes qui entravent leur cursus. Selon lui, l’application de la mesure relative à la soutenance de la thèse de doctorat en trois (3) ans est «impossible en pratique». La plupart des étudiants le font en cinq ans, voire plus, a-t-il dit. La séance plénière s’est tenue sous la présidence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, en présence du ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, et des membres du Gouvernement concernés par des questions orales.

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Emboitant le pas à Abdelmadjid Sidi Saïd, Ali Haddad monte à son tour au créneau et défend la Charte sur le partenariat public-privé, signée récemment par le gouvernement, l’UGTA et le patronat. Le chef de file du FCE a affirmé, mercredi dernier, que le document adopté par les trois partenaires « vise à asseoir un partenariat fructueux pour appuyer et renforcer l’économie nationale et ne signifie nullement la privatisation des entreprises publiques ».Intervenant lors de la réunion initiée par le FLN, il a indiqué que cette charte ne vise nullement la privatisation des entreprises publiques. « L’enjeu principal est la relance de l’économie nationale », a-t-il souligné, avant d’exprimer le « rejet catégorique » du FCE des accusations « irresponsables », selon lui, véhiculées par certains milieux à travers, a-t-il dit, des « procès d’intention » et le rappel des « des lignes rouges » à ne pas franchir quand il s’agit de l’avenir du secteur public. « Nous ne permettrons à personne de nous donner des leçons de nationalisme économique, car nous sommes les plus au fait de la situation de nos entreprises, de notre économie et des défis qui attendent le pays », a-t-il affirmé. Selon le Patron du FCE, les lignes rouges, ce sont celles qui empêchent le  développement de l’économie nationale et vont anticiper sa chute. « Les ligne rouges sont le risque de compromettre la souveraineté nationale et rester les bras croisés face à la dépendance extérieure, aux obstacles auxquels est confrontée au quotidien l’Entreprise algérienne ainsi qu’au monopole  d’entreprises étrangères sur des secteurs stratégiques », a-t-il déclaré. Bien évidemment, Ali Haddad n’a pas tout dévoilé et n’a donné aucun détail sur ce « partenariat économique efficace ». Mais son attitude de grand patron soucieux de la préservation d’un secteur public fort et performant ne va certainement pas faire de lui un défenseur acharné d’un acquis sérieusement menacé par les tendances néolibérales qui se manifestent de plus en plus en Algérie. Pour rappel, après la mise en place de la Tripartite en 1991, le gouvernement, l’UGTA et le Patronat avaient signé en février 2014 le Pacte  national économique et social de croissance avec comme objectifs l’accélération du processus des réformes économiques, le développement industriel, l’amélioration du climat des affaires, la protection sociale et l’amélioration du pouvoir d’achat.

M.M

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«Les services des Douanes algériennes décident de concentrer leurs efforts en ce début d’année sur le transfert illicite de devises et l’importation frauduleuse des produits suspendus à l’importation. Selon le directeur général par intérim des Douanes, Noureddine Allag, repris par le quotidien Echourouk, les Douanes mettent en place une stratégie pour faire face aux «pratiques diaboliques» des importateurs qui recourent souvent à des moyens détournés pour tromper la vigilance des agents de douanes et faire passer leurs marchandises. Le DG des Douanes par intérim, qui a assuré que l’année 2018 sera celle de la lutte sans merci contre les transferts illicites de devises, a affirmé que cette stratégie repose en premier lieu sur la qualité du personnel mobilisé. Il a annoncé dans ce sillage le changement de tous les directeurs régionaux qui ont fait plus de cinq années au poste. «J’ai entamé ma mission à la tête des Douanes par un vaste mouvement dans le corps en remplaçant les responsables des services de contrôle régionaux qui sont restés en poste plus de cinq ans, et ce, afin de réduire les infractions à la loi sur la monnaie et le crédit et le transfert illicite de devises», a assuré M. Allag, pour lequel la plus grande bataille des Douanes algériennes cette année est de contrer toute tentative visant à faire sortir illégalement des devises, mais aussi toute opération visant à faire entrer des produits touchés par la suspension à l’importation. Le DG des Douanes estime «inquiétante» l’ampleur des transferts illicites de devises à l’étranger. M. Allag qualifie de «préoccupant» ce fléau qui fait saigner l’économie nationale et qui menace ses ressources et la solvabilité de l’Algérie sur le marché international. Cette stratégie des Douanes vient, en effet, accompagner la nouvelle politique du gouvernement visant à rationaliser l’utilisation des réserves de change. Des restrictions ont été appliquées aux opérations d’importation des produits finis. Une liste de 851 produits interdits à l’importation a été établie. Elle est applicable depuis le 1er janvier de l’année en cours. A cela s’ajoute une série de taxes protectionnistes de la production nationale imposées aux produits encore autorisés à l’importation.

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Le gouvernement s’achemine t-il vers la suppression des subventions ? Difficile de trancher par un oui ou par un non, du moins en cette période cruciale marquée par la montée des revendications de toutes sortes. Mais lorsque le ministre des Finances lance un « c’est trop », estimant que les dépenses consacrées aux transferts sociaux demeurent lourds, forcément, tout porte à croire qu’il existe une volonté de changement au sein du gouvernement dont le but serait de restructurer la politique sociale de l’Etat, conformément aux nouvelles données économiques et financières de l’Algérie. S’exprimant à la radio nationale, Abderrahmane Raouya a déclaré que la question de la révision de la politique des subventions sera une priorité pour l’Etat en 2018. Il a souligné dans le même contexte que cette politique sera ciblée pour mettre fin « au tout subventionné ». Quels seront les nouveaux mécanismes ? Ce n’est pas encore défini, mais une chose est sûre : même s’il n’a plus les moyens de sa politique d’assistance, l’Etat ne lâchera pas de sitôt les produits de large consommation. Dans la loi de Finances 2018, le budget des transferts sociaux a été fixé à 1760 milliards de dinars, enregistrant une augmentation de 7,9% par rapport à 2017 et atteignant un taux de plus de 8% du Produit intérieur brut. Dans le détail, l’Etat a consacré 64% des transferts sociaux pour les soutiens directs et indirects aux familles (produits de base et santé). Dans la pratique, ce n’est pour le moment qu’un projet en gestation, en attendant le ciblage dont parle le gouvernement. Il est à rappeler que de nombreux experts économiques d’obédience libérale ont toujours appelé à la révision de la politique de subvention menée par l’Algérie qui profite aux nécessiteux et aux nantis en même temps. Chakib Khelil en avait fait son cheval de bataille, lors des conférences qu’il a animées récemment. Pour l’ancien ministre de l’Energie, la révision du système des subventions est une priorité. « Les aides doivent être ciblées. L’Etat pourrait même opter pour le cash », a-t-il préconisé, en considérant que l’actuelle forme des subventions constitue « un réel blocage face à l’investissement notamment dans des secteurs stratégiques tels que la production d’énergie solaire ou le dessalement de l’eau de mer ». La question de la révision du système des subventions avait été évoquée du temps de Tebboune. Celui-ci a mis sur pied une commission technique chargée d’identifier les couches méritant l’aide sociale, mais en l’absence de données fiables, comment le gouvernement pourra-t-il déterminer les catégories sociales éligibles ? Même si dans tous les cas de figure la réforme sera graduelle, son application pourrait poser de sérieux problèmes aux pouvoirs publics. A l’approche de l’échéance présidentielle de 2019, le gouvernement ne va pas risquer d’enflammer le front social, rien que pour satisfaire les institutions financières internationales.

Mohamed Mebarki   

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