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dimanche, 07 janvier 2018 00:00

N°5424 du 08-01-2018

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dimanche, 07 janvier 2018 00:00

Badou Zaki nouveau coach

Après le retrait de Ait Djoudi de la barre technique en choisissant de rester au niveau du directoire, ce dernier vient d’engager le marocain Badou Zaki pour 18 mois.  L’ex portier international des lions de l’atlas est attendu ce jeudi à Tizi Ouzou. Il est à rappeler que Badou Zaki a déjà drivé la saison dernière le CRB avec lequel il avait remporté la coupe d’Algérie.

Fawzi Ali

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Ce sont des parents excédés qui ont quitté la réunion qu’ils avaient tenue avec le bureau de la wilaya de Tizi-Ouzou du  « Conseil National autonome du personnel  enseignant du secondaire et tertiaire de l’’éducation » (CNAPESTE ). En effet après avoir tenu dans la matinée une séance avec le directeur de l’éducation, les parents sont allés à la rencontre des adhérents de ce syndicat. Si la réunion de la matinée avec le directeur s’était tenue dans la sérénité où les parents ont exprimé leur inquiétude quant au spectre d’une année blanche en interpellant le directeur de l’éducation d’user de ses prérogatives pour que soit mis un terme à ce conflit mais tout en refusant le chantage des enseignants.
Dans l’après midi, la rencontre des parents avec le syndicat précité en son siège  s’est mal terminée puisque des échauffourées ont éclaté  entre les  deux parties nécessitant même une intervention musclée des forces de l ‘ordre pour les séparer. Ainsi le CNAPESTE a décidé de maintenir sa grève alors que les parents ont décidé de revoir le Directeur de l’éducation pour que ce dernier mette à exécution ses décisions de mise en demeure de reprise du travail. Inquiets quant à la scolarité de leurs enfants, des représentants d’associations de parents d’élèves se sont réunis dans la matinée à la direction de l’Education pour tenter de trouver une issue à ce conflit. Lors de cette réunion qui s’est déroulée en présence du directeur local de  l’Education, Ahmed Lalaoui, les parents d’élèves ont exprimé leur inquiétude quant à l’avenir de leurs enfants qui risquent de perdre l’année scolaire à cause de cette grève. Ils ont donc décidé, à l’issue de cette rencontre, de tenter encore une fois de convaincre le CNAPESTE, qui réclame le départ de deux responsables de la Direction de l’éducation suite à «l’agression d’une enseignante par un agent de police dans les locaux de la Direction de l’éducation en  présence de ces deux responsables», selon ce syndicat, de cesser cette grève afin d’éviter de «prendre en otage les élèves». Cette Fédération qui s’est engagée dans une démarche de médiation entre le CNAPESTE et la direction de l’Education, dans le but de faire cesser cette  grève et éviter de nuire à la scolarité des enfants, a déjà organisé des actions dans ce sens dont la marche du 25 décembre dernier qui a mobilisée parents d’élève et élèves, qui ont exprimé leur crainte d’aller vers une année blanche. Lors de cette réunion, le directeur de l’Education a réaffirmé sa disponibilité à discuter avec les grévistes autour de «propositions constructives» allant dans le sens du règlement de ce conflit et de la reprise des cours, prévenant que d’autres mesures réglementaires, en plus de celles déjà appliquées dont le non versement du salaire du mois de décembre, seront prises à l’encontre des grévistes s’ils persistent dans leur position car, selon lui, «on ne peut payer quelqu’un qui ne travaille pas».

Fawzi Ali

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Quatre ministres du gouvernement Ouyahia sont envoyés au charbon. Il s’agit des ministres de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de l’Education nationale et des Transports, qui font face aux premières secousses «sociales» en ce début de l’année 2018 qui s’annonce mouvementée. Ces ministres sont chargés d’œuvrer à travers le dialogue à désamorcer toutes les crises que connaissent leur secteur. Le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, qui fait face depuis plusieurs mois à la grogne des médecins-résidents représentés par le collectif autonome Camra appelle au dialogue, après avoir ignoré, des mois durant, les revendications des médecins-résidents, maintes fois exprimées. Le ministre de la Santé affiche également sa disposition à ouvrir le dialogue avec les représentants de tous les corps de la médecine, anticipant ainsi tout autre conflit, surtout que les praticiens de la santé publique ont déjà brandi la menace de recourir à une grève pour faire valoir leurs revendications.  Le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, fait lui aussi face à un conflit avec les organisations estudiantines qui annoncent des grèves pour protester contre les conditions sociopédagogiques dans lesquelles évoluent les étudiants. Depuis quelques jours, Tahar Hadjar est au front pour tenter de maintenir le calme à l’université en usant de tous les procédés. Hier encore, le ministre de l’Enseignement supérieur a averti les collectifs et les organisations estudiantines contre toute tentative d’entraver le fonctionnement normal des campus universitaires. Tahar Hadjar a menacé de poursuivre en justice toute personne qui tentera d’interdire l’accès à l’université. Il exprime en même temps sa disposition à ouvrir les canaux du dialogue pour le règlement dans le calme et la sérénité de tous les problèmes qui peuvent surgir à l’université. Au sein de l’Education nationale, le département de Nouria Benghebrit met en place la commission de médiation pour prévenir et traiter les conflits au sein des établissements scolaires. La ministre de l’Education poursuit dans le même sens sa concertation avec les différents représentants des enseignants et autres travailleurs du secteur. Le département de Nouria Benghebrit fait face à un mouvement de colère du Cnapeste à Tizi-Ouzou à cause des ponctions sur salaires des enseignants ayant suivi une grève avant les vacances d’hiver. Dans le secteur des Transports, la tension est à son summum. La première entreprise qui risque de connaître de graves turbulences dans les prochains mois est la compagnie aérienne Air Algérie. Le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaâlane appelle au calme, en demandant aux syndicats de privilégier le dialogue. Pour mieux contenir cette colère et prévenir un mouvement de grève qui pénalisera la compagnie déjà en difficulté financière, le ministre a même tenu une réunion avec la direction d’Air Algérie. Ainsi ces quatre ministres sont instruits d’œuvrer à éviter les vastes mouvements de grève et à tenter de désamorcer tous les conflits socioprofessionnels afin d’apaiser le front social en prévision assurément de la prochaine présidentielle. Pour le gouvernement, il faut maintenir par tous les moyens la paix sociale et éviter d’attiser la colère des travailleurs en cette période de vaches maigres.

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La reconnaissance officielle de Yennayer, par le président de la République M. Abdellaziz Bouteflika, est «un moment solennel de la plus haute importance dans le fondement de la nation», a jugé hier à Tizi-Ouzou, le directeur du Centre national des recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH). «Cette reconnaissance correspond à davantage de symbiose entre l’Etat et la nation, qui (cette dernière) est définie par la volonté de vivre et de construire ensemble», a observé M. Slimane Hachi, lors d’un séminaire national sur Yennayer, organisé par la direction locale de la Culture dans le cadre des festivités de célébrations du nouvel an amazigh et qui ont  débuté dans la journée. Et de relever : «Cette volonté de vivre et de construire ensemble est fondée sur la reconnaissance permanente et mutuelle des uns et des autres. Quand l’Etat reconnait cela en la Nation et cette dernière se reconnait en cet Etat, la paix sociale s’établit». Pour M. Hachi, la décision du Président de la République d’intégrer Yennayer dans le calendrier officiel des fêtes nationales est «fondatrice du resserrement du lien social». «Elle renforce l’expression du vivre ensemble dans la construction, l’apaisement et la paix. Aussi elle est importante car elle répond à une demande sociale exprimée depuis des années de voir reconnaitre ce repère historique, fondateur et identitaire», a-t-il dit. Fêter l’avènement du nouvel an amazigh revêt à ce titre un cachet exceptionnel cette année, c’est «un moment fondateur et solennel plein d’émotion», a déclaré le directeur du CNRPAH, qui rappelant la dimension historique de ce premier jour du calendrier agraire qui était utilisé dans toute l’Afrique du nord, a souligné que «célébrer Yennayer c’est tenir à sa civilisation, sa culture et son identité».

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dimanche, 07 janvier 2018 00:00

L’aveu d’impuissance de Hasbellaoui

Les images montrant des médecins, le visage en sang suite à l’intervention musclée et disproportionnée des policiers antiémeutes, ont non seulement choqué l’opinion publique qui ne comprend pas encore les raisons d’une telle violence pour réprimer un mouvement de contestation pacifiste, mais ont suscité une vague de sympathie de la part des citoyens envers les futurs médecins spécialistes. Même si concernant la grève et ses motivations, les avis demeurent partagés, la violence avec laquelle la police a chargé des grévistes qui voulaient sortir dans la rue, mercredi dernier aux abords de l’hôpital Mustapha Pacha à Alger, a fini par secouer le corps médical en entier.  Ainsi, le syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (SNECHU), et en signe de solidarité avec les médecins résidents, est passé hier à l’action, en boycottant l’examen pour l’obtention du diplôme d’études médicales spécialisées de la spécialité pédiatrie. Enregistrant avec une grande satisfaction ce mouvement de soutien effectif, le Collectif des médecins résidents a réagi en soulignant que « le boycott a eu l’unanimité des candidats ». « C’est avec une immense fierté que nous confirmons la réussite du boycott et ce à l’unanimité par l’ensemble des candidats au DEMS de pédiatrie qui ont honoré leurs engagements », déclare le Collectif des médecins résidents dans un communiqué rendu public hier.  Ainsi, tous les signes d’un durcissement du mouvement de contestation sont désormais apparents ; à commencer par l’annulation pure et simple du calendrier des examens de DEMS programmés en janvier. Et selon certains médecins résidents qui ont manifesté hier à Constantine, « c’est désormais l’ensemble du secteur de la santé qui menace de bouger ». Ce que l’on constate, c’est que malgré les appels au dialogue émanant du ministère de la Santé, les grévistes ne sont pas prêts de lâcher prise. Pour le Collectif qui encadre le mouvement de protestation depuis déjà dix semaines, c’est le point de non-retour.  «Nous n’avons pas besoin de promesses. Les accords doivent être mentionnés sur le papier et signés par les responsables du secteur de la santé et de l’enseignement supérieur», s’accordent à dire de nombreux grévistes qui viennent d’arrêter toute activité. «Le résident n’est nullement responsable de la garde et des urgences, puisqu’il n’est pas diplômé et considéré comme étudiant, selon la tutelle», soulignent-ils à l’unanimité. Ayant débuté avec l’organisation de deux jours de contestation par semaine, le mouvement s’est radicalisé par la suite en se transformant en une grève illimitée. En plus des conditions de travail qualifiées d’effroyables par les médecins résidents, ces derniers soulèvent aussi le manque de moyens techniques et le mépris affiché par l’administration. En aucun cas, les grévistes n’ont pas demandé la suppression du service civil, souligne leur syndicat ; mais sa révision en profondeur, en créant des conditions favorables à un exercice volontaire. « Il n’est plus question que l’on accepte des affectations d’office dans des structures qui manquent de tout, et qui ont l’air d’une mesure disciplinaire ». C’est en deux mots, le leitmotiv et le slogan d’un mouvement qui risque de faire tâche d’huile.

Mohamed Mebarki  

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dimanche, 07 janvier 2018 00:00

Le démenti évasif du ministère

Pris déjà dans l’engrenage provoqué par la radicalisation du mouvement de protestation des médecins résidents, le ministère de la Santé est entré dans un état de fébrilité qui n’augure rien de bon. Le département dirigé par Mokhtar Hasbellaoui qui semble avoir perdu totalement la confiance des grévistes, n’est pas loin de perdre celle des malades souffrant du cancer. La cause est liée aux bruits incessants qui courent concernant une pénurie de médicaments. Cette situation a poussé le ministère à réagir par la voix du directeur de la pharmacie centrale des hôpitaux qui a tenu à souligner qu’il n’y a pas de pénurie de médicaments pour cancéreux. Hamou Hafed, a déclaré que « contrairement à ce qui se dit ici et là, la question liée aux médicaments de traitement du cancer est prise en charge très sérieusement et de manière régulière». Le même responsable, qui s’est exprimé hier sur les ondes de la radio chaîne III, a rappelé  que le ministère de la Santé avait diffusé récemment un communiqué, destiné «à rassurer» les malades. Il soutient ainsi que les sept traitements du cancer étaient disponibles.Pour autant, il semblait un peu vague en évoquant des causes « exogènes» des ruptures de médicaments fabriqués par des laboratoires étrangers, assurant que le ministère fait en sorte que «le marché soit rétabli tôt».Pour rappel, l’association Amal d’aide aux malades cancéreux avait lancé récemment un «cri d’alarme», pointant la pénurie des médicaments anticancéreux dans les hôpitaux et les officines.L’invité de la chaîne 3 soutient mordicus que ces médicaments existent bel et bien au niveau de la Pharmacie centrale des hôpitaux et que s’il y a des tensions, c’est en raison de «problèmes de gestion» au niveau de cet organisme. Pour y remédier, Hamou Hafed annonce l’installation, mercredi prochain d’une cellule de veille chargée d’assurer le suivi de la disponibilité des médicaments. Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que le « problème de gestion » est évoqué pour expliquer ce genre de perturbations. Déjà du temps de Boudiaf, on avait relevé la même contrainte. Mais depuis qu’Abdelmalek Boudiaf est parti, le temps est passé, mais sans que le ministère de la Santé n’arrive à trouver une solution durable à cet épineux problème. Dur est le calvaire des malades souffrant du cancer, qui en plus des angoisses liées à leur état, doivent subir les tergiversations et les faux-fuyants de certains responsables.

M.M

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dimanche, 07 janvier 2018 00:00

Le RCD interpelle Ouyahia

Le RCD interpelle le Premier ministre au sujet de la série d’atteintes aux droits et libertés qui viennent de distinguer l’entame de la nouvelle année. C’est ainsi que par le biais de son député d’Alger,  Ouamar Saoudi, le parti que préside Mohcine Belabbas a déposé, hier dimanche, à l’APN (Assemblée populaire nationale), une question écrite, adressée au Premier ministre, sur ces violations récurrentes des droits et libertés garantis par la Constitution. Dans sa lettre, le parlementaire du RCD tient de prime abord à relever que des institutions de la république ont inauguré la nouvelle année 2018 par deux dénis de droit en violation des dispositions de la Constitution en vigueur depuis mars 2016. Le premier déni, écrit-il, concerne la poursuite en justice du citoyen Mourad Bouzidi puis sa condamnation pour le seul motif d’avoir déclaré que « les agissements » du Directeur général du port de Béjaia dans le conflit qui oppose cette entreprise au Groupe Cevital outrepassent ses prérogatives». Et de faire remarquer au Premier ministre que «si la justice donne suite ou s’autosaisit à chaque fois qu’un citoyen, dans un débat à la télévision, déclare à un vis-à-vis qu’il « se prend pour un wali, un ministre ou pour le président de la République», les citoyens que nous sommes n’ont plus qu’à se cloitrer et s’éloigner de la vie publique à défaut de se rebeller». La deuxième entorse «intolérable», selon ledit député, est la «répression sauvage qui s’est abattue sur les médecins-résidents au niveau du CHU Mustapha Pacha au seul motif d’empêcher les protestataires d’Alger d’être rejoints par leurs camarades ou collègues des villes de l’intérieur du pays». Pour lui, «ces pratiques récurrentes et injustifiables sont à qualifier pour ce qu’ils sont : des violations de la Constitution». Car, tiendra à rappeler Saoudi à Ahmed Ouyahia, le chef de l’Etat a plaidé sa volonté de réviser la Constitution pour promulguer une autre en 2016 par l’introduction de dispositions qui vont dans le sens de l’élargissement des libertés, de nouveaux droits et d’un meilleur équilibre entre les pouvoirs». Et d’interroger le Premier ministre : «Ne devriez-vous pas instruire vos ministres sur la nécessité d’une gouvernance qui n’éloigne pas davantage les citoyens de la vie publique et des institutions de la République ? N’est-il pas urgent d’instruire toutes les institutions de l’Etat afin de se conformer à la Constitution avant d’engager une quelconque procédure ? De telles décisions qui, selon le député du RCD, «auront un impact considérable sur la vie nationale si elles allaient à être rendues publiques».

A.K.

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dimanche, 07 janvier 2018 00:00

La règle 51/49 ne sera pas reconsidérée

Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni a réitéré, jeudi passé à Alger, l’attachement des pouvoirs publics au maintien de la règle 51/49 régissant les investissements étrangers en Algérie dans le projet de loi sur les hydrocarbures, qui est en cours d’élaboration, assurant que l’objectif de ce texte de loi était de lever les obstacles entravant l’investissement local et étranger et de capter davantage d’investisseurs.  «La règle 51/49 ne sera pas reconsidérée dans le projet de loi sur les hydrocarbures, en cours d’élaboration au niveau du ministère, particulièrement en ce qui concerne les champs et les grands projets à caractère de souveraineté nationale», a précisé M. Guitouni en réponse aux préoccupations des membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une réunion consacrée à l’examen du projet de loi portant règlement budgétaire de 2015, présidée par Toufik Torech en présence du ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua.
 La révision de la loi en vigueur a pour objectif de lever les obstacles administratifs à l’investissement local et étranger et capter des investisseurs et des capitaux dans ce domaine afin de garantir une production suffisante à la demande locale et à l’exportation, a -t-il soutenu, soulignant que «l’investissement dans les grands champs demeurera soumis à la règle 51/49 mais des mesures incitatives seront offertes à d’autres niveaux pour attirer des partenaires». Répondant à la question d’un membre de la Commission sur un éventuel investissement de Sonatrach dans des raffineries à l’étranger, le ministre a indiqué que «rien ne s’oppose à cela si le projet est rentable pour l’économie nationale», ajoutant que les projets de la Sonatrach à l’extérieur ne se limitent pas au raffinage du pétrole mais englobent l’exploration et la production, faisant état par la même occasion de plusieurs projets du groupe, notamment en Irak, au Pérou et en Bolivie. S’agissant des raffineries devant être réalisé réalisées à Tiaret et à Hassi Messaoud, M. Guitouni a assuré que ces projets seront réalisés dans les délais impartis et permettront au pays de cesser l’importation et de s’orienter vers l’exportation du carburant, relevant que l’Algérie avait reçu plusieurs offres de pays africains souhaitant d’ores et déjà importer le carburant algérien.  
Dans ce contexte, le ministre a fait état de négociation avec la Libye via la Sonelgaz pour l’exportation du surplus de production d’électricité. Concernant la consommation locale du carburant, M. Guitouni a indiqué que l’objectif tracé par le ministère était la reconversion de 500.000 véhicules au gaz de pétrole liquéfié (GPL) à l’horizon 2021, avant d’annoncer le lancement prochain d’un projet en direction des petites et moyennes entreprises algériennes pour la réalisation de kits GPL et généraliser son installation au niveau des stations de services Naftal.  Concernant l’exploitation du gaz de schiste, le ministre a affirmé que tout ce qui a été fait à ce jour entrait dans le cadre de l’évaluation des réserves nationales et qu’aucun projet d’exploitation n’a été lancé, précisant que l’exploitation ne pourrait pas commencé avant une dizaine d’années. M. Guitouni a souligné que les techniques utilisées en matière d’exploitation du gaz de schiste avaient fait leurs preuves à travers le monde sans présenter de danger pour la nature ou les eaux souterraines. Répondant aux préoccupations liées à la nécessité d’intensifier le raccordement des ménages dans les régions isolées au réseau de gaz naturel, le ministre a fait état d’un projet global d’évaluation des projets nécessaires dans ce cadre avant la mise en application d’un programme national de raccordement des régions concernées au réseau de gaz naturel. S’agissant du programme des énergies renouvelables, M. Guitouni a affirmé que le projet de transition énergétique allait de l’avant, précisant qu’un projet prévoyant la réalisation de 200 mégawatts d’énergies renouvelables sera bientôt soumis au Gouvernement. Pour ce qui est de l’augmentation des prix de l’électricité, le ministre a souligné qu’il était impératif d’aller vers les prix réels de cette énergie sans affecter les classes moyennes, précisant que l’augmentation des prix touchera les grands consommateurs, ce qui permettra de généraliser la culture de l’économie d’énergie, a-t-il dit. Les prix de l’électricité dans le secteur agricole continueront à être subventionnés, a-t-il assuré. Concernant le projet de loi portant règlement budgétaire pour l’exercice 2015, M. Guitouni a rappelé que la fiscalité pétrolière en 2015 était de près 1.723 milliards DA sur la base d’un prix de référence de 37 dollars le baril alors que le total des recettes de la fiscalité pétrolière s’élevait à 2.293 milliards DA contre 3.324 milliards DA en 2014, soit un recul de 31%. Le volume de production des hydrocarbures commercialisés s’est stabilisé en 2015 autour de 155 millions de tonnes d’équivalent pétrole (tep). Quant au budget de fonctionnement, il a indiqué qu’il était de 47 milliards DA, précisant qu’il s’agissait notamment de crédits pour le subventionnement du prix de dessalement d’eau de mer (près de 37,6 milliards DA), dont 42,4 milliards avaient été consommés (90%). Lors de la présentation des activités du secteur en 2015 et leur évolution par rapport à 2014, M. Guitouni a indiqué que les exportations s’étaient élevées à 33.1 milliards de dollars en 2015 contre 59.2 milliards de dollars en 2014 soit une baisse de 43%, imputant ce recul à la chute  des prix du pétrole qui ont atteint une moyenne de 53 USD/baril en 2015 contre 99USD/baril en 2014 soit une baisse de 47%, a-t-il dit. Pour répondre aux besoins du pays en produits pétroliers et énergétiques, M. Guitouni a fait savoir que le secteur a investit plus de 1.468 milliard DA en 2015 contre 1.347 milliards DA en 2014. L’année 2015 a enregistré, l’exploration de 23 puits, dont 22 par Sonatrach, a rappelé le ministre soulignant l’entrée en production de nouveaux gisements pétroliers et gaziers à Bir Sebaâ, Touggourt et Bir El Msana dans la wilaya de M’sila, outre la réception de centrales électriques avec une capacité de plus de 1.700 Mégawatt dont 4 centrales électriques solaires à Adrar, Ghardaïa, Tamanrasset et Illizi avec une capacité de 39 Mégawatt. Le ministre à fait état, pour la même année, de la réception de plusieurs projets de pipeline et d’installations de stockage et de distribution de carburant, ainsi que le renforcement du réseau de transport et distribution d’électricité et de gaz avec la réalisation de 14.000 Km de réseau électrique et 8500 Km de réseau de gaz. A cela s’ajoute, une station de dessalement d’eau de mer à Ténès (Wilaya de Chlef) d’une capacité de 200.000 m3/jour, a ajouté M. Guitouni. Selon les chiffres avancés par le ministre, l’année 2015 a vu le raccordement de 360.000 foyers au réseau électrique, augmentant à 99% le taux de couverture national, et de 333.000 foyers au gaz de ville, avec un taux de 55%, mais aussi la reconversion de 85.000 véhicules au GPL.

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dimanche, 07 janvier 2018 00:00

Eradication de 1.050 marchés informels

Le nombre de marchés informels éradiqués jusqu’à fin novembre 2017 a atteint 1.050 sur les 1.453 recensés en 2012, a-t-on appris l’APS auprès de la Direction de la régulation et de l’organisation des activités auprès du ministère du Commerce. Cependant, il a été constaté l’apparition de 85 nouveaux marchés informels alors que 216 ont fait leur réapparition après leur éradication, relève la même source.  Les opérations de lutte contre les marchés informels se sont soldées par l’insertion dans le tissu commercial légal de 21.239 intervenants qui exerçaient à l`intérieur de ces marchés, et ce, sur les 50.677 intervenants informels recensés en 2012. Le nombre de marchés informels qui restent encore à éradiquer s’élève à 403, précise la Direction de la régulation. Pour lutter contre ce phénomène, l`Etat a engagé plusieurs actions comme le démantèlement des marchés informels et le renforcement des infrastructures commerciales (marchés de proximité, marchés couverts...).  Le ministère de l`Intérieur et des collectivités locales avait lancé en août 2012, en collaboration avec le ministère du Commerce, une large opération d`éradication des marchés informels.  En parallèle, de nombreuses mesures destinées à la résorption de ce commerce illégal ont été prises dont la réalisation de marchés de proximité et de marchés couverts. Ainsi, une enveloppe de 12 milliards de DA a été dédiée à la réalisation de 784 marchés de proximité relevant du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales. Concernant le projet de réalisation de marchés couverts par le ministère du Commerce, il prévoyait initialement la réalisation de 291 de ce type de marchés pour une enveloppe financière de 10 milliards de DA. Jusqu’à fin novembre 2017, il a ainsi été réceptionné 670 marchés de proximité sur les 784 prévus dans le programme du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales. Il reste ainsi 94 marchés de proximité à réceptionner alors que 20 projets de ce type de marchés ont été annulés.  Pour ce qui est des marchés couverts, 24 ont été réceptionnés sur les 291 prévus dans le programme lancé par le ministère du Commerce. En outre, 44 marchés couverts sont en cours de réalisation tandis que 208 ont été gelés, huit (8) sont à l’arrêt et sept (7) autres ont été annulés. Pour rappel, le ministère du Commerce avait lancé en mars 2017 une étude sur l’économie informelle en Algérie en partenariat avec le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Cread) avec l`appui du Programme des Nations-unies pour le développement (Pnud). Intitulée «Economie informelle: concepts, modes opératoires et impacts», cette étude permettra de mieux connaître l’économie informelle dans ses différentes dimensions (financement, production, commercialisation, emploi), de cerner et de quantifier son impact sur l’économie nationale afin d’élaborer une stratégie adéquate pour lutter contre ce phénomène. La mise en œuvre de cette étude s`effectue en deux phases: la première consiste à l`élaboration d`une enquête dans la wilaya de Tlemcen en 2017, choisie comme wilaya pilote, dont la réalisation et le financement seront assurés par le Cread.  La seconde phase est  quant à elle, consacrée à l`élaboration d`une enquête nationale en 2018 dont les aspects liés au financement et à l`expertise seront à la charge du Pnud. L`économie informelle en Algérie représenterait 45% du Produit national brut (PNB), selon une enquête réalisée par l`ONS en 2012.

Quasi-absence du marché de la grande distribution
En Algérie, la grande distribution compte seulement douze (12) hypermarchés et 244 supermarchés, un nombre insuffisant pour une population de 40 millions d`habitants, selon la Direction de la régulation et de l’organisation des activités auprès du ministère du Commerce. Ainsi, à l’effet d’encourager l’investissement dans ce domaine, des directives ont été données aux Directions régionales du commerce (DRC) ainsi qu’aux Directions de wilayas du commerce (DCW). Outre la sensibilisation des opérateurs économiques à se lancer dans l`investissement dans ce créneau, il s’agit aussi pour le ministère du Commerce de se concerter avec les collectivités locales pour dégager des assiettes foncières susceptibles d`accueillir les projets d`hypermarchés au niveau des wilayas. C`est dans ce sens que des directives ont été données aux walis par le ministère de l`Intérieur et des collectivités locales.

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