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Filtrer les éléments par date : lundi, 08 janvier 2018

Quarante-sept (47) cas d’hépatite A ont été enregistrés par les services de la santé de la wilaya de Jijel en 48 heures, a indiqué le chef de service de prévention à la direction de la santé et de la population, Bilal Daâs. Les 47 personnes atteintes, 15 originaires de la commune de Texenna et 32 autres des communes de Jijel et de Kaous, ont été admises à l’hôpital Mohamed Seddik Benyahia de Jijel, a précisé le même responsable, soulignant que 41 personnes ont déjà quitté l’hôpital après avoir reçu les soins nécessaires, alors que les six autres sont toujours sous observation médicale. La commission de lutte contre les maladies à transmission hydrique (MTH) a, par ailleurs, décidé la fermeture provisoire des sources de Hanecha et de Boujoujou Youcef et du réservoir de Boujoujou Salaheddine, suspectés d’être à l’origine de cette épidémie, et ce à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue, lundi passé, au siège de la wilaya, a indiqué ce même responsable. De son côté, la gendarmerie nationale est chargée de veiller à la suspension provisoire de l’activité des camions citernes qui s’approvisionnent en eau à partir de ces sources, a affirmé, pour sa part, le président de l’assemblée populaire communale (P/APC) de Texenna, Rachid Rouibeh. Une commission regroupant des représentants de la Direction des ressources en eau, de l’Algérienne des eaux, du Bureau d’hygiène de la commune de Texenna, de la Direction de la santé et de la population et d’un représentant de la wilaya a été dépêchée, hier, sur les lieux, sur instruction du wali, pour prendre les mesures nécessaires «en vue de contrecarrer la propagation de cette épidémie», a ajouté le maire de cette commune. A noter que le maire de la commune de Kaous a annoncé, dans un communiqué rendu public, que l’eau des sources de Hanecha dans localité d’El Gherienna (Texenna ), Boujoujou Youcef, du réservoir de Boujoujou Salaheddine dans la commune de Texenna, est impropre à la consommation sur la base des analyses biologiques effectuées par les services de la direction de la santé et de la population sur des échantillons d’eau en provenance des sources et du réservoir concernés.

RC/Ag

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Un véritable coup de maitre a été réussi, avant-hier lundi, par le service de la police judiciaire relevant de la sûreté de daïra de Collo. Agissant sur informations parvenues au service, les professionnels de la police judiciaire notamment ceux de la PJ mobile avaient intensifié leurs recherches pour parvenir en fin de compte à mettre hors d’état de nuire un réseau de trafiquants de drogue qui sillonnait le territoire du massif colliote à bord d’une camionnette ; les quatre mis en cause dont l’âge oscille entre 30 et 40 ans, opéraient à l’Ahraich dans la commune de Béni Zid et Khraif dans celle de Ouled Attia. Ce réseau qui s’était spécialisé dans la commercialisation du kif traité était en possession de 6,5 kg que les policiers ont pu récupérer le 08/01/2018. Après la clôture du dossier de l’instruction, les mis en cause ont comparu devant le procureur de la République près le tribunal de Collo pour constitution d’association, commercialisation de drogue ; trois d’entre eux ont été écroués alors que le quatrième a été placé sous contrôle judiciaire.

Djamel-Dib  

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Ben Madour Mohamed Racim, 15 ans, est porté disparu depuis plus de 10 jours à Constantine. Connu plutôt pour sa gentillesse cet adolescent, aimé de tous, n’a jamais causé de problème à ses parents. Le signalement de sa disparition à été lancé le 20 décembre dernier. L’enquête des services de sécurité n’a pas encore abouti. Sa famille craint le pire. Sa disparition reste mystérieuse. La piste d’un enlèvement n’est pas écartée par les enquêteurs. Il a été vu pour la dernière fois à la cité le « Bosquet » à Sidi Mabrouk, lieu de résidence de ses parents. Au départ, ces derniers ont cru à une fugue suite à ses mauvais résultats scolaires. Le plan « alerte enlèvement et disparition d’enfants » a été déclenché par les enquêteurs.

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mardi, 09 janvier 2018 00:00

Les inscriptions au niveau des communes

Les inscriptions à la formule Logement promotionnel aidé (LPA) se feront désormais au niveau des communes. C’est le ministre de l’Habitat qui vient de l’annoncer, lors d’un exposé qu’il a présenté, hier, devant les membres de la Commission Finances et budget de l’APN. ‘‘Les inscriptions à la formule LPA se feront au niveau local. Le président de l’Assemblée populaire communale étant le mieux placé pour connaitre la situation de ses administrés’’, a argumenté Abdelwahid Temmar en réponse aux préoccupations des députés. Il a tenu à souligner par la même occasion que cette formule est le résultat d’une révision de plusieurs programmes éparpillés depuis des années, qui ont été, a-t-il dit, recyclés et regroupés en un programme comprenant 70.000 unités. Une instruction sera adressée, en ce sens, aux wilayas au cours de cette semaine, a-t-il indiqué tout en rappelant, que les wilayas avaient transmis au ministère de tutelle les plans cadastraux, exception faite de la wilaya de Tizi- Ouzou qui connait des problèmes avec les propriétaires privés. Dans le même contexte, le ministre a rassuré les députés que les terrains à vocation agricole ne seront pas touchés.  « Le secteur ne va pas recourir aux terrains agricoles pour couvrir le foncier nécessaire à la réalisation de cette formule », a tenu à préciser Abdelwahid Temmar. Concernant, les projets d’habitat conçus pour le grand sud, le ministre a ajouté que « des agglomérations de logements individuels seront réalisées suivant la nature de chaque région, en laissant le choix au responsable local pour l’aspect externe et au bénéficiaire pour l’aménagement interne ». Pour ce qui est de la formule logement locatif promotionnel, il a fait état du lancement, dans les prochaines semaines, de l’opération-pilote.  « Cette opération est désormais devenue une exigence pour la gestion du dossier de logement, au vu du changement dans la situation financière du pays », a-t-il insisté. Pour ce qui est du loyer mensuel, « il sera abordable et adapté en fonction des capacités de chaque citoyen, de même qu’il sera pris en considération la nature de chaque région », a-t-il affirmé. « Il n’existe pas de solution à la crise du logement en 2018, nous devons œuvrer à la gestion du dossier en vue de rattraper le retard et satisfaire, dans une large mesure, la demande », a-t-il poursuivi, tout en soulignant que « le secteur œuvrait à éradiquer 80% des problèmes avant le lancement des projets ». Selon le ministre, « cette  formule permettra aux citoyens de changer de wilaya, en toute liberté, de changer le type de logements en passant de 2 pièces jusqu’à 5 pièces, et ce, en fonction du nombre des membres de la famille ».  Lors de son argumentaire, le ministre a évoqué le marché locatif, en soulignant que la démarche prévue va créer une nouvelle situation concurrentielle et positive. 

M.M

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Les médecins résidents ne décolèrent décidément pas. Et la répression féroce dont ils ont été victimes mercredi dernier dans l’enceinte du CHU Mustapha Pacha, à Alger, semble titiller davantage leur détermination à aller au bout de leur mouvement. C’est ainsi qu’hier mardi, ils étaient encore nombreux, des centaines, à manifester dans le calme à l’intérieur de la même enceinte hospitalière  du CHU  Mustapha. Et pas que des médecins internes puisqu’on pouvait aisément remarquer la présence à cette action, des professeurs en médecine. Les manifestants qui n’ont pas tenté de sortir dans la rue, même si cette éventualité aurait été vaine au vu de la présence d’un impressionnant dispositif sécuritaire obstruant toute sortie de l’hôpital, ont scandé, deux heures durant, des mots d’ordre comme « Nous n’avons pas peur « et « Résidents solidaires » ont pu être entendus. Au même moment, à Oran, les médecins résidents se sont donné rendez-vous pour une autre démonstration de force comme fut le cas la veille aux de Constantine, Annaba  Batna, Béjaïa et Tizi-Ouzou. Des actions, synonymes de réponse au  ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière qui, la veille, est sorti de son mutisme pour essayer de convaincre les médecins résidents. Dans une courte intervention sur la chaîne de télévision A3,  Mokhtar Hasbellaoui a notamment insisté sur l’utilité du service civil dont les médecins résidents réclament la suppression. «Selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé, il faut qu’il y ait une couverture sanitaire totale du territoire du pays. C’est ce qu’on appelle la couverture médicale universelle et c’est pour cette raison que je considère que le service civil est un grand acquis pour le malade et le citoyen algérien mais aussi pour le système de santé et pour le médecin algérien». Il a reconnu, néanmoins,  « quelques défaillances» dans la prise en charge des médecins qui sont affectés en dehors de leurs wilayas.
Et de faire part «d’instructions à tous les directeurs de la Santé pour que chaque poste de travail soit accompagné d’un logement et d’autres moyens  et avantages. Comme  la possibilité pour les médecins résidents affectés dans le sud et dans les hauts-plateaux d’exercer une activité complémentaire dans des structures de santé privées en complément de leur activité dans le public.

A.K.

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Le secrétariat du bureau politique du Parti des travailleurs se dit «outré par la répression violente contre les médecins résidents en manifestation pacifique le 03 janvier 2018 dans l’enceinte même du CHU Mustapha Pacha, censée être inviolable. Le SBP condamne fermement cette répression, exhorte les pouvoirs publics à ouvrir un «dialogue sérieux et à prendre les mesures hardies qui s’imposent pour satisfaire les revendications des résidents, car au-delà de celles-ci ce sont les problèmes du secteur de la santé qui sont posés». Pour le SBP, il est plus qu’avéré que le «désengagement de l’Etat ainsi que la politique d’austérité aggravent dangereusement l’état de délabrement du secteur de la santé rendant la situation insupportable autant pour les patients pour que les soignants. Quant au service civil tel qu’appliqué aux spécialistes nouvellement diplômés –reconduit d’ailleurs dans sa forme actuelle le projet de loi de la santé en discussion à l’APN, il ne garantit ni une véritable couverture médicale spécialisée répondant aux normes requises (absence de plateaux technique, affectation individuelle au lieu d’équipes pluridisciplinaires…) ni assure la satisfaction professionnelle et sociale des médecins. Il a montré ses limites voire son échec car les causes à l’origine des déserts médicaux ne sont pas traitées. Parce qu’il s’agit de rendre effectif le droit et l’accès aux soins pour les citoyens sur tout le territoire national ; le SBP appelle le gouvernement à l’ouverture du dialogue et de la négociation afin d’assurer la couverture médicale spécialisée effective partout sur le territoire national. Par ailleurs, le SBP du PT considère que le projet de loi de la santé proposé par le gouvernement remet en cause le droit constitutionnel à la santé pour tout citoyen, car il consacre le désengagement total de l’Etat du secteur public de santé et menace directement le système de sécurité sociale dans sa pérennité. C’est pourquoi le PT joint sa voix à tous ceux qui appellent au retrait du projet de loi de l’APN et appelle à l’ouverture d’un véritable débat sur le secteur de la santé. Concernant la situation d’impasse qui prévaut dans le secteur de l’Education nationale dans la wilaya de Tizi-Ouzou, le SBP appelle le ministère de tutelle à œuvre pour l’apaisement par-delà la nature du conflit. Revenant sur le climat social actuel, marqué par des arrêts de travail, des appels à la grève dans plusieurs secteurs (université, santé, collectivités locales, éducation nationale…), et des protestations de citoyens contre les mesures d’austérité, coïncidant avec la mise en œuvre des dispositions antisociales de la loi de finances 2018, le SBP, qui renouvelle son soutien aux luttes légitimes de la population laborieuse, appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures positives à commencer par l’annulation des mesures d’austérité qui ont provoqué le désarroi des citoyens dans tout le pays.En effet, l’augmentation du prix du carburant, le gel des recrutements dans la fonction publique, le maintien du gel de projets structurants, le gel des salaires, le non remplacement des départs en retraite… sont un ensemble d’ingrédients qui ont mis les citoyens en position de légitime défense face à ces attaques d’une violence inouïe. Par ailleurs, devant la multiplication des dangers menaçant l’avenir du système de sécurité sociale, gravement déstabilisé par le départ précipité en retraite de dizaines de milliers de travailleurs, et la faillite de la politique de l’emploi (emplois précaires, non remplacement des départs en retraite, travail au noir le ratio 2 actif pour 1 retraité, loin du minimum de 5/1 requis en la matière…), le SBP appelle le gouvernement à arrêter la politique suicidaire actuelle et à mettre en place un plan national de sauvegarde de ce système. Pour le SBP, le combat contre la fraude sociale (5 millions de travailleurs non déclarés à la sécurité sociale-, la sous déclaration à la sécurité sociale…), et l’augmentation des salaires des travailleurs deviennent une question de vie ou de mort pour le système de sécurité sociale dont celui de la retraite.

A.K.

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mardi, 09 janvier 2018 00:00

Les enseignants grévistes mis en demeure

La direction de l’Education de la wilaya de Tizi-Ouzou a commencé, hier, à adresser des mises en demeures aux enseignants grévistes après l’annonce de la poursuite de la grève par le bureau de wilaya du CNAPESTE à l’issue d’une réunion marathonienne tenue hier. En effet, des enseignants grévistes ont été invités par l’administration de leurs établissements respectifs à récupérer leurs mises en demeure en application de la menace d’appliquer la réglementation brandie par le directeur de l’Education après l’échec des négociations entamées depuis hier matin avec les représentants du CNAPESTE. Les négociations sous une médiation des parents d’élèves avaient porté sur la mise en retraite du chef de bureau  et la mutation interne du chef de service dont le départ est devenu l’unique revendication des grévistes. Les membres du bureau de wilaya du CNAPESTE ont, après plusieurs heures de discussions, refusé une partie de l’offre de la direction de l’Education pour une sortie de crise en réitérant leur attachement au départ du chef de service de l’académie la direction de l’Education refusant sa mutation interne. L’espoir d’une reprise des cours s’est alors évaporé en fin de la journée d’hier après l’intransigeance de la direction de l’Education face à la condition non négociable du CNAPESTE. Contacté hier matin, un responsable  du CNAPESTE a indiqué à Algérie 1 que  «rien n’est encore clair» tout en précisant que les travaux du bureau de wilaya restent ouverts pour des suites à donner à leur mouvement de protestation. Même si des informations ont circulé hier sur l’éventuel recours du CNAPESTE à sa base pour une décision finale. Ces informations ont fait état de la convocation des  assemblées générales au sein des établissements concernés par la grève pour   se prononcer sur l’offre de l’administration. Un statu quo qui a exacerbé la colère des élèves et de leurs parents pour lesquels la poursuite de la grève fait planer sérieusement le spectre d’une année blanche.

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Après avoir consacré contre toute attente, Yannayer, qui fait désormais partie des fêtes nationales légales, le gouvernement fait un nouveau pas vers la promotion de la langue amazighe. Il a tenu une rencontre interministérielle consacrée à la promotion de l’enseignement de la langue amazighe, et installé un comité intersectoriel chargé d’élaborer les textes juridiques qui serviront de base à la création de l’académie de la langue amazighe. Dans un communiqué émis lundi dernier en fin de journée par les services du Premier ministre, on apprend que lors d’une réunion, à laquelle ont notamment assisté la ministre de l’Education nationale et le ministre de l’Enseignement supérieur, il a été arrêté une série de mesures, notamment « l’allocation de postes budgétaires supplémentaires pour renforcer l’enseignement de tamazight dans le secteur de l’Education nationale, et pour élargir la formation et la recherche en tamazight au niveau des universités ». Dans le second volet, le gouvernement annonce qu’il a été convenu de la mise en place d’un groupe de travail interministériel auprès des services du Premier ministre, pour « s’atteler à la préparation d’un avant-projet de loi portant création de l’Académie de langue amazighe ». Le texte de loi va naturellement suivre son cheminement habituel, en passant de la réunion du gouvernement au Conseil des ministres, avant d’atterrir dans les bureaux des deux chambres du parlement.  Ces décisions font suite aux recommandations du dernier conseil des ministres, tenu le 27 décembre. Une rencontre durant laquelle le chef de l’Etat a décidé de faire de Yannayer une fête légale. Il a également demandé au gouvernement d’accélérer la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe.  Actuellement facultatif, l’enseignement de tamazight est présent dans 38 wilayate.Il est suivi par près de 350 000 élèves encadrés par plus de 2500 enseignants. Mais en réalité, plus de 2400 enseignants activent dans trois wilayas de Kabylie (Tizi-Ouzou, Béjaïa et Bouira). Dans certaines régions, il n’existe qu’une petite poignée d’élèves qui suivent les cours de cette langue. Plus que cela, vu que les parents d’élèves refusent souvent que leurs enfants n’apprennent tamazight, les responsables s’abstiennent de dégager des postes budgétaires adéquats. Dans les universités, quatre instituts forment actuellement des étudiants en langue et littérature amazighes. Ils sont implantés à Béjaïa, Tizi-Ouzou, Bouira et Batna. Depuis deux ans, une section de formation des enseignants en tamazight a été ouverte à l’Ecole supérieure de formation des enseignants de Bouzaréah, à Alger. Dans le domaine de la communication, une chaîne de la télévision publique émet exclusivement en tamazight. Des radios locales se sont jointes également à la chaîne 2 de la radio nationale, pour doter leurs grilles des programmes en tamazight. Cette langue est également présente, même de manière symbolique, dans les stations de radio des régions à majorité arabophone.

Akli Ouali

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Le mouvement de protestation mené des jours, voire des semaines durant en novembre dernier, par les étudiants, les collégiens et les lycéens à travers nombre de wilayas du pays réclamant la généralisation de l’enseignement de la langue tamazight à l’ensemble du pays, semble porter ses fruits.  C’est ainsi que pas moins de 300 postes budgétaires d’enseignants de tamazight seront ouverts dès la prochaine rentrée scolaire. C’est ce que la ministre de l’Education a annoncé, hier mardi.  Invitée de la rédaction matinale de la chaîne III de la radio nationale, Nouria  Benghebrit a  fait part d’une opération de recrutement de 300  enseignants de tamazight pour la rentrée scolaire 2018/2019 entre juin et  juillet. Ceci, a-t-elle expliqué, à la faveur du feu vert du  conseil interministériel réuni lundi dernier, quant aux  premiers besoins en matière de renforcement de l’enseignement de tamazight  pour la prochaine rentrée scolaire. Indiquant que le recrutement de ces 300 nouveaux enseignants se fera à partir de  la fin de l’année scolaire en cours, soit entre juin et juillet, la ministre de l’éducation nationale a dit tabler  sur «l‘élargissement de l’enseignement de  tamazight à travers le territoire national à l’occasion de la prochaine  rentrée scolaire». «Tamazight est actuellement enseigné dans 38 wilayas. Notre objectif est d’en rajouter une dizaine pour la prochaine rentrée scolaire», a-t-elle affirmé, indiquant  que le ministère se penche actuellement sur la  sensibilisation. «Nous avons déjà mené au préalable le travail de sensibilisation mais nous  allons, aujourd’hui, le renforcer auprès des directeurs de l’Education et  des chefs d’établissements afin de les encourager à ouvrir des classes»,  a-t-elle expliqué. Autre objectif fixé par Benghabrit, dans le sens de la promotion de tamazight, l’intégration dans les critères d’évaluation de la performance du directeur de l’Education, du  nombre de classes ouvertes dans chaque wilaya. Elle a également énuméré, entre autres actions menées à ce jour par le ministère de  l’Education nationale dans ce sens, la publication d’un nouveau manuel d’enseignement de tamazight, disponible dans les 38  wilayas dans les trois graphies, notamment celui du 4e primaire, qui est,  a-t-elle dit, en tifinagh, en graphie arabe et en graphie latine. «Il est très important de répondre à la variété et à la multiplicité de  l’usage linguistique de tamazight», a-t-elle soutenu, notant l’introduction  de textes en tamazight algérien dans les manuels et l’intégration dans  tous les établissements, d’un cours sur Yennayer, le nouvel an amazigh qui vient d’être proclamée fête nationale officielle. Pour rappel,  un conseil  interministériel consacré à la dynamisation de l’enseignement de tamazight  et à la préparation du projet de loi organique portant création d’une  Académie algérienne de la langue Amazighe, en application des directives du  président de la République, Abdelaziz Bouteflika, devant le Conseil des  ministres, le 27 décembre dernier, s’est tenu avant-hier lundi. . Ce Conseil  a débouché sur une série de mesures, notamment  l’allocation de postes budgétaires supplémentaires pour renforcer  l’enseignement de Tamazight dans le secteur de l’Education nationale, dans le but d’élargir la formation et la recherche en tamazight au niveau des  universités. Dans le même esprit de promotion de la langue amazighe, il a été convenu  de la mise en place d’un groupe de travail interministériel auprès des services du Premier ministre, pour «s’atteler à la préparation d’un avant-projet de loi portant création de l’Académie de langue amazighe».

A.K. 

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La ministre de l’Éducation nationale, Mme Nouria Benghebrit, a l’intention de proposer les grands remèdes pour les grands maux. Elle songe tout simplement à proposer un projet de loi interdisant la grève dans les établissements scolaires. « La chose se fait dans des pays développés comme l’Allemagne », a-t-elle soutenu, soulignant que les grèves répétitives perturbent la scolarité des enfants.« Il faut aujourd’hui placer le savoir qui est l’objet de l’école au-dessus des pressions politiques. Or, on a bien compris que certains surfent sur un contexte particulier et c’est là le danger », a-t-elle déploré la ministre lors de son passage sur les ondes de la radio nationale hier. Inaugurés par les fameuses et non moins énigmatiques fuites du bac, au début des années 90, les problèmes de l’école ont toujours fait l’objet de manipulations politiciennes flagrantes liées à des agendas définies par des cercles occultes dont l’objectif stratégique est de maintenir l’Algérie dans une crise perpétuelle. Et Mme Benghebrit en connait un bout ; elle qui dès sa nomination, a été ciblée de façon abjecte par les courants islamistes et conservateurs. Alors, pour arriver à proposer une telle mesure radicale, c’est que la situation est devenue vraiment intolérable sur tous les plans.  Abordant la question des grèves qui paralysent l’école notamment à Tizi-Ouzou et à Blida, la responsable a avancé que « le moment est peut-être venu pour introduire un texte de loi pour demander que la grève soit interdite au niveau de l’Education nationale ».« L’élève a un calendrier et pour se mobiliser il lui faut du temps. Il rentre en septembre pour qu’en juin il passe ses examens.
C’est pour cela que nous avons l’obligation de respecter ce calendrier et d’avoir l’éthique de la responsabilité », a-t-elle ajouté tout en soulignant la nécessité d’une telle mesure. Selon elle, des pays comme l’Allemagne ont interdit les grèves dans les écoles. Mais une telle loi pourrait-il passer ? N’est-elle pas  contraire aux dispositions de la Constitution ? Pour Mme Benghebrit, « le droit de grève est actuellement consacré et exercé, mais que ce droit ne doit pas offrir aux manipulateurs l’opportunité de jouer avec l’avenir des générations futurs ».  « Le droit de grève est totalement exercé comme vous le constatez. Ce que je dis est une proposition pour l’avenir. Nous avons des députés qui nous interpellent et moi je leur renvoie la balle en leur expliquant qu’il y a des pays comme l’Allemagne qui ont interdit la grève dans les écoles», a-t-elle estimé.

Mohamed M

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