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samedi, 03 février 2018 00:00

Un secret lourd à porter

Ils sont comme les autres enfants. Ils jouent, rient, pleurent, suivent des études. Rien ne les différencie des autres enfants de leur âge, sauf ce secret qu’ils portent, souvent depuis leur  naissance : ils sont atteints du sida. Ces enfants, rencontrés au service des maladies infectieuses du CHU d’Oran, ne semblent pas malades. Rien d’extraordinaire. Les traitements actuels permettent d’assurer une qualité de vie optimale aux séropositifs, souligne le Pr. Najet Mouffok, chef de ce service, considéré comme le centre de référence régional prenant en charge des patients de 14 wilayas dans l’Ouest et le Sud-est du pays. Ils ne sont pas moins de 250 enfants de différentes régions à être suivis gratuitement au niveau du service. L’Algérie est l’un des rares pays arabes et africains qui prend totalement en charge les porteurs du virus du sida. L’objectif étant d’éradiquer la maladie à l’horizon 2030. Un des premiers enfants traités au niveau du service à la fin des années 1990 est âgé aujourd’hui d’une vingtaine d’années, rappelle le Pr Mouffok. Elle précise que ses jeunes patients appartiennent à différentes tranches d’âge. En général, la maladie leur a été transmise par la mère. Dans l’une des salles de consultations chez le Dr. Benzoubara, spécialisée dans la prise en charge des enfants séropositifs, un papa, accompagné de sa fille âgée de quatre ans, accepte de se confier à la journaliste. Venu d’une ville d’une wilaya voisine à Oran, Youcef, père de deux enfants, Lina (4 ans) et Nidal (7 ans), tous deux porteurs de la maladie, a ramené sa fille qui souffre d’un ganglion au niveau du cou. Même pour les petits bobos, le père préfère ramener sa fille au centre pour consultation. Ce père, la trentaine, est le seul à ne pas porter le virus. Sa femme et ses deux enfants ont été diagnostiqués séropositifs, il y à trois ans. Ce cas est une «véritable énigme» pour le Dr Benzoubara qui n’arrive pas à expliquer que dans ce couple ayant une vie sexuelle normale, l’un est séropositif et l’autre pas.  Actuellement, le Sida est devenu une maladie comme toutes les autres maladies chroniques», avoue-t-il. Pour sa femme, à aucun moment, il n’a douté de son honneur. «Elle a pu contracter la maladie suite à une transfusion sanguine», explique-t-il, rappelant que les rapports sexuels ne sont pas le seul vecteur de transmission de la maladie.  Dans le milieu médical qu’il côtoie en permanence, l’attitude de Youcef, qui n’a pas pourtant reçu une instruction très poussée, force le respect. Il est déterminé à soutenir les siens jusqu’au bout. La vie continue. La maladie n’a pas pu voler les moments de bonheur qu’il partage avec ses enfants qu’il adore. Le spectre de la maladie n’atteint pas certains moments magiques, comme son premier portrait dessiné par Nidal ou les premières déclarations d’amour papa nebghik (je t’aime papa) de Lina. Quand il parle de ses enfants, les yeux de Youcef s’illuminent. Mais son expression change subitement lorsque la question sur l’impact de la maladie dans sa vie sociale est abordée.

La peur du jugement de l’autre
Youcef vit sous le toit de la grande maison familiale, avec ses parents et ses deux frères également mariés. Il partage tout avec eux, sauf son secret. S’il cache la maladie de sa femme et ses enfants, même aux plus proches, c’est parce qu’il craint leur jugement. Voir ses enfants exclus et boudés le hante. Et sa femme ? Si lui fait preuve de cette confiance inébranlable en elle, les autres ne la ménageront pas. «Quand ma fille a eu une des maladies opportunistes du sida, la tuberculose, j’ai vu le comportement des gens vis-à-vis d’elle. Ses propres cousins et cousines la mettaient à l’écart refusant d’avoir un contact avec elle. Comment vont-ils réagir s’ils sauront qu’elle a le sida?», s’exclame-t-il. Devant l’entrée de la pharmacie du service, là où les patients viennent chaque trimestre s’approvisionner en médicaments, on remarque de dizaines de boites vides entassées dans de grands cartons. Les patients préfèrent ne pas emporter les emballages de peur que quelqu’un lise les notices ou reconnaisse la marque, explique le Pr Mouffok. Cette jeune maman de 29 ans a vécu un véritable drame. Mariée à l’âge de 19 ans à un homme qui semblait avoir tout d’un bon parti, le conte de fée qu’elle vivait s’est subitement transformé en cauchemar après la découverte de la maladie chez sa première fillette de 2 ans. Alors enceinte du second enfant, elle a été également diagnostiquée séropositive tout comme son mari. Les drames se sont enchaînés. Sa petite fille ne survit pas à la maladie. Son père, pris de remords d’avoir lui-même choisi son gendre, décède quelques mois après. «Et le regard de ma famille a été très lourd à porter pendant des années», témoigne-t-elle. Le Pr. Mouffok suit le couple depuis des années. Elle a tenu à relever que le mari «n’est pas le monstre qu’on imagine. C’est un homme intègre et plein de valeurs», dit-elle, ajoutant qu’il reconnaît avoir fait des erreurs avant son mariage et qu’il a transmis le VIH à sa femme sans même le savoir. Depuis, les choses sont plus ou moins rentrées dans l’ordre dans la vie de Soumia, prise en charge avec son mari au niveau du centre. Son deuxième bébé, est venu au monde, sain, grâce à une prise en charge spécifique qui empêche la transmission mère-enfant. Elle eu après lui, trois autres enfants, tous sains. Malgré les cicatrices de cette période houleuse, Soumia a repris confiance. Elle a beaucoup de projets d’avenir, pour elle et pour ses enfants, fort heureusement nés sains.

Quel avenir ?
Youcef se pose, quant à lui, mille et une questions sur l’avenir de ses deux enfants malades. Qu’adviendra-t-il si on apprenait leur maladie à l’école ? Vont-ils faire leurs vies, se marier, avoir des enfants ? Seront-ils condamnés à vivre seuls ? Difficile de trouver des réponses à toutes ses questions. Le Pr. Mouffok se veut toutefois rassurante. Dans son service, elle refait souvent les carnets de santé des enfants sur lesquels leur séropositivité ou celle de leur maman est mentionnée. Comme tous les malades, ils ont le droit de préserver leur vie privée, dit-elle, rappelant que le sida n’est pas une maladie contagieuse mais transmissible. «Les enfants que nous suivons sont pour beaucoup brillants à l’école. Les traitements médicaux de plus en plus allégés - un à deux comprimés à prendre quotidiennement - permettent de leur assurer une qualité de vie proche de la normale.
De plus, une fois que le virus est maîtrisé dans le corps, les sujets deviennent non contaminants», explique cette spécialiste. Au niveau du service, les praticiens interviennent souvent sur des aspects sociaux et psychologiques, jouant les rôles de conseillers, de médiateurs et psychologues. Leurs efforts ont permis, au cours de ces dernières années, d’unir pour le meilleur et pour le pire, 35 couples porteurs de HIV. Ces malades peuvent espérer à une vie normale. Faire des projets et avancer dans la vie, précise le Pr. Mouffok.

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Le président de l’Association algérienne de Protection et Orientation du Consommateur et son environnement (APOCE), Mustapha Zebdi a formulé dix propositions pratiques à la loi relative à la protection du consommateur en vue de dynamiser et élargir le champ d’intervention des associations de protection du consommateur. Le rôle des associations de protection du consommateur est complémentaire à celui de l’administration, a estimé M. Zebdi devant les membres de la Commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre de l’examen de la loi 09-03 du 25 février 2009 . Affirmant que les propositions de l’APOCE sont argumentées, M. Zebdi a commencé par l’article 03 qui définit le consommateur comme étant «toute personne physique ou morale qui acquiert à titre onéreux ou gratuit», expliquant que l’amendement propose sa formulation en ajoutant les termes «acquiert ou utilise», le terme «acquiert», a-t-il précisé, n’étant pas exhaustif et écarte l’utilisation. S’agissant de l’article 13 relatif au bénéfice de plein droit de la garantie qui stipule que «lorsque le produit présente un défaut, l’intervenant doit au cours de la période de garantie fixée, le remplacer ou rembourser son prix», M. Zebdi a fait savoir que l’amendement propose l’introduction «au choix du client, de remplacer le produit, rembourser le prix ou réparer le produit»,  soulignant que la méthode actuelle d’application de la garantie laisse le choix au vendeur alors que celui-ci doit être laissé en priorité au consommateur.  Concernant l’article 19 relatif aux intérêts des consommateurs et qui stipule «tout service offert au consommateur ne doit pas nuire à son intérêt matériel et ne doit pas lui causer de préjudice moral», il a été proposé la modification de l’article par l’explication du concept du produit qui englobe la marchandise et le service. S’agissant de l’article 23 relatif aux associations de protection des consommateurs, qui stipule «lorsqu’un ou plusieurs consommateurs ont subi des préjudices, les associations de protection des consommateurs peuvent se constituer partie civile», M. Zebdi a proposé d’ajouter l’expression «l’association de protection des consommateurs peut ester en leurs noms et à leur demande ou se constituer partie civile». L’APOCE propose également de compléter l’article en prévoyant le droit au détachement pour deux membres de toute association de protection des consommateurs, locale ou nationale, travaillant dans la fonction publique. Dans le même contexte, le même responsable a souligné que l’article 21 de la même loi prévoit que les associations de protection des consommateurs sont reconnues d’utilité publique, proposant d’ajouter dans le même article l’alinéa «après constatation de l’activité effective pour une durée non inférieure à deux ans et une base militante de pas moins de 10.000 adhérents à part entière. Il a également proposé d’ajouter un nouveau alinéa au même article qui stipule que les membres activant d’une manière régulière bénéficient de la même protection prévue aux agents de contrôle dans les articles 27 et 28 de la même loi.  En ce qui concerne l‘article 24 relatif au Conseil national pour la protection du consommateur, il a été proposé la création d’un dispositif administrativement autonome pour la protection du consommateur, lequel dispositif prendra les mesures et décisions et étudiera les doléances relatives à la consommation dans divers secteurs. S’agissant de l’article 30 relatif aux mesures de contrôle, il a été proposé l’insertion d’un alinéa prévoyant la prise en compte  des rapports et requêtes des associations de protection du consommateur agrées. Par ailleurs et s’agissant de la loi 04-08 du 14 aout 2004, modifiée et complétée, l’APOCE a présenté une série d’amendements concernant notamment l’article 07 relatif au champ d’application et dans lequel il a été demandé d’inclure les associations à but non lucratif, étant donné que le texte «initial» exclut du champ d’application de la dite loi les sociétés civiles et les coopératives à but non lucratif ainsi que les professions civiles libérales». La proposition est argumentée par le fait que certaines associations à but non lucratif recourent à des activités pour le financement de leurs besoins conformément aux dispositions de la loi sur les associations. En ce qui concerne l’article 2, il a été proposé des sanctions adéquates à la violation des articles 27 et 28 étant donné que la plupart des marchés de proximité sont actuellement anarchiques et il n’existe pas de sanctions prévues dans cette loi en cas d’activité sans autorisation.  Quant à l’article 20 définissant l’activité non sédentaire, il a été proposé de le remplacer par les articles 02 et 07 du décret exécutif 13-140 du 10 avril 2013 portant conditions d’exercice des activités non sédentaires. S’agissant de l’article 22 sur l’obligation d’assurer la permanence, il a été proposé d’inclure les associations de protection des consommateurs dans le texte initial en stipulant «sans préjudice des dispositions de l’article 38 de la nouvelle loi, le wali fixe par arrêté après consultation des association professionnelles (associations de protection des consommateurs)», précisant que la permanence vise en soi à répondre aux besoins des consommateurs, et que de ce fait leurs représentants devraient être consultés.Concernant les activités règlementées prévues dans l’article 25 de la loi, il a été proposé le maintien de la condition de l’autorisation préalable ou de l’accréditation et le remplacement du registre de commerce par un autre qui soit provisoire et différent du registre de commerce ordinaire tant dans le contenu que dans la forme.

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Les services de la sûreté de la wilaya de Constantine ont entamé des actions de recherches, pour trouver l’adolescent nommé « Zaki Neghza », en compagnie de son ami connu sous le sobriquet « Samsoume », tous les deux habitant au quartier de « la Casbah » au centre ville de Constantine et qui n’ont donné aucun signe de vie.  D’après la mère de l’enfant Zaki, qui va fêter prochainement son 14ème anniversaire, son fils est sorti du domicile familial à 7h30m le matin, pour regagner le CEM « El Kettania », où il suit des études en 3ème année moyenne, mais il n’est pas rentré à la fin des cours, comme à son habitude. Au début, la mère n’a pas prêté attention à ce retard, en pensant que le CEM a programmé une séance de rattrapage des cours, mais son absence pendant de longues heures a semé le doute chez les membres de la famille Neghza, sachant que l’enfant disparu a un lien de parenté avec la femme d’affaires Saida Neghza, la présidente de la confédération du patronat. A la suite de cela, les membres de la famille Neghza ont procédé à des actions de recherches pour essayer de trouver Zaki, en commençant par le CEM « El Kettania », où on les a informés que Zaki n’est pas venu au CEM toute la journée, avant que la famille ne se rende  au siège de la sûreté urbaine au centre ville pour signaliser sa disparition. Le périple de la recherche a révélé la disparition d’un second enfant appelé sous le sobriquet« Semsoume », qui habite lui aussi au quartier de la Casbah, qui a disparu précédemment et retrouvé à la cité « El Hattabia » où il a l’habitude d’aller pour fréquenter une salle de jeux. Les membres de la famille se sont rendus à la cité « El Hattabia », où quelques enfants leur ont affirmé qu’ils ont aperçu l’enfant « Semsoume » dans la même salle, sans évoquer la présence de Zaki. Mais en trouvant le cartable de Zaki dans la salle de jeux, les recherches et les investigations ont été orientées vers la cité « El Hattabia », où le père de Zaki s’est déplacé en compagnie des éléments de la police sur les lieux pour les besoins de l’enquête.    

MA

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La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit a entamé  hier  samedi une visite de travail de deux jours  dans la wilaya de Tizi-Ouzou.  Une visite entamée par  une rencontre avec les cadres du secteur puis avec les partenaires sociaux.  Une rencontre qui  a permis à la ministre de développer de nombreux axes de la politique prônée par son département et de revenir sur les derniers développements et de la situation qui prévaut dans son secteur notamment la grève du CNAPESTE. Ainsi, dans son allocution, la ministre a mis l’accent sur la place prépondérante de l’Education dans le programme de son excellence le président de la République « le secteur de l’Education a de tout temps bénéficié d’une attention particulière de la part de l’Etat qui lui a alloué et continue d’allouer d’importants investissements. Et ce, même dans la conjoncture actuelle. Son excellence le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a maintes fois rappelé la place stratégique de l’Education en maintenant le recrutement dans ce secteur et en levant le gel sur tous les projets de réalisation» lancera-t-elle d’emblée. Non sans indiquer  que  « cet investissement de l’Etat exige de nous tous de la recevabilité qui doit s’exprimer par l’engagement et la mobilisation de tous les membres de la communauté éducative». S’adressant aux cadres de son secteur, Benghebrit les exhorte à être cette passerelle entre la société civile, les apprenants, les enseignants et la direction mais aussi  à faire des établissements « un espace propice aux apprentissages et un espace vivant dans le cadre du projet de l’établissement». Intervenant  donc dans un contexte particulier marqué par  les mouvements de grève dans son secteur, la ministre a indiqué que tous les efforts par la mise en place d’importants moyens matériels et humains peuvent « être anéantis par la suspension quasi régulière de la scolarité des élèves quelle que soit la légitimité ou non des raisons invoquées nous met hors normes internationales en termes de nombre de semaines d’enseignements et prive les apprenants de compétences nécessaires  à la poursuite de leur cursus scolaire». Tant  pour elle ces interruptions de  cours «sont génératrices d’inégalités que nous combattons. Elles portent préjudice aux principes d’équité qui est l’un des fondements  de notre système scolaire. Mais aussi génèrent  des  inégalités entre  ceux qui ont les moyens et qui ont recours aux cours payants dont les tarifs en période de perturbation de la scolarité connaissent une hausse importante  et ceux qui n’ont pas les moyens et accumulent les retards». Et de mettre à profit sa présence à Tizi-Ouzou  pour appeler à «un sursaut  de conscience et de mobilisation positive pour que nous puissions travailler d’abord à la régularité de la scolarité «sans laquelle il y aura de  l»’indécence à attendre de bons résultats  des élèves et un meilleur positionnement de l’école algérienne dans les classements internationaux» ajoutera-t-elle. La ministre a aussi indiqué que les perturbations enregistrées dans le secteur ne peuvent permettre  «la mise en place  de cet ambitieux projet qu’est de la réforme initiée par  Son excellence le président  la République, Abdelaziz Bouteflika  qui est pourtant porteuse de grands espoirs pour l’éducation de nos enfants».  La  ministre  tout en rappelant que la situation vécue aujourd’hui par le secteur « due à des tensions relatives à des différends qui se transforment en crise dont l’origine est, en premier lieu, un problème relationnel  et non professionnel»  a  tenu à remercier les partenaires sociaux (syndicats et associations de parents d’élèves « qui ont fait preuve d’un sens élevé  de responsabilité  en signant le 31.01.2018 la déclaration commune dans laquelle ils réitèrent leur volonté de construire un climat social serein dans le secteur dénonçant toute perturbation de la scolarité en ce moment charnière  de l’année scolaire». Enfin elle a tenu à rappeler que «dans un contexte géopolitique empreint de menaces multiples, un seul mot d’ordre doit nous animer à savoir, vigilance et engagement». Et à ce titre, Benghebrit a aussi rappelé que l’éducation est un service public  et qu’il  y a lieu d’insister sur l’éthique de  la responsabilité. Pour ce faire, elle a réitéré la disponibilité de son département à  continuer à prôner le dialogue avec les partenaires sociaux, à oeuvrer pour la résolution des problèmes socioprofessionnels en suspens au niveau local, et à oeuvrer pour   améliorer les performances de l’école.  

Fawzi Ali

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samedi, 03 février 2018 00:00

Les paramédicaux gèlent leur grève

Le Syndicat algérien des paramédicaux a annoncé hier qu’il vient de procéder au gel du mouvement de grève qu’il s’apprêtait à déclencher dès le 5 février. Cette décision ne constitue guère une surprise, dans la mesure où elle était devenue prévisible, après la rencontre de mercredi dernier, qui avait réuni des responsables du ministère de la Santé à des représentants du SAP. La déclaration faite par le secrétaire général du ministère de la Santé, au lendemain de cette réunion, était déjà un signe clair annonçant l’accalmie. Le responsable du ministère avait qualifié la rencontre de positive. Selon lui, « elle a permis de mettre en évidence et de régler toutes les situations de conflit social, à l’origine du mot d’ordre de grève ». Le même responsable avait affirmé alors que « lors de cette réunion, il a été décidé de la mise en place d’un groupe de travail pour suivre le dossier du personnel paramédical ». Il s’agit de toute évidence, d’un problème de moins pour une tutelle qui n’a pas encore fini de « manger son pain noir », avec des médecins résidents qui ne décolèrent pas. Mais, il est utile de rappeler que le SAP avait déclaré son mot d’ordre de grève, la semaine dernière, à l’issue d’une réunion de son Conseil national. Le communiqué rendu public, à l’issue de ce conclave était d’un ton exacerbé et agressif. Selon les termes de ce communiqué, « et estimant avoir toutes les raisons de croire que le chemin de la protestation est le seul et unique moyen de dénouement de la situation », le SAP  « regrette  le manque de sincérité et l’absence de prise de décision à même de conforter la corporation paramédicale dans ses revendications ». L’opinion publique a craint le pire, mais c’était sans compter avec la volonté de la tutelle d’éviter à ouvrir un autre front en plus de celui ouvert par les médecins résidents. Aujourd’hui, on assiste à un autre son de cloche. Pour le SAP, la tutelle a réagi de « manière positive » notamment à travers l’annulation de la décision de suspension des syndicalistes et la promesse de les réintégrer immédiatement dans leurs postes de travail. Le ministère s’est également engagé à revoir les conditions de nomination des paramédicaux aux postes supérieurs structurels et postes supérieurs fonctionnels, la progression dans la carrière des aides soignants et l’augmenter du nombre de postes pour l’exercice 2018.

Mohamed M

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 Ce week-end a vu plusieurs leaders politiques quitter l’ambiance feutrée de leurs bureaux algérois pour aller rencontrer leurs bases respectives, surtout que le contexte, social notamment, est propice à délivrer des messages politiques. C’est précisément ce qu’a fait Amara Benyounès, lors de son déplacement hier à Cherchell pour honorer les élus du parti .Pour surtout parler économie et politique.  Connu pour être un partisan décomplexé du libre marché, en rappelant dernièrement à Jijel que « le socialisme est mort », il a tenté de mettre un peu de nuance dans son propos. « je suis contre la privatisation des entreprises publiques, comme Air Algérie, Sonatrach, Sonelgaz, car elles constituent la colonne vertébrale de notre économie » rectifie-t-il considérant que la démarche (la privatisation) serait un « suicide » Cela étant, le chef du MPA réitère son attachement à un partenariat intelligent et fécond entre le Public et le Privé qui sont « les deux poumons de l’économie nationale ». A ce propos, Benyounès semble très partagé, voir même un brin critique à l’égard du gouvernement pour sa politique d’interdictions d’importations. « Ces mesures sont dictées par un contexte exceptionnel, mais elles doivent aussi être exceptionnelles, l’exception ne devrait pas être la règle» Et d’exprimer son inquiétude par rapport à ces interdictions qui mettent, de facto l’Algérie avec ses engagements internationaux, notamment avec l’OMC et l’UE, nous deux plus grands partenaires commerciaux. « J’ai peur que l’Algérie soit isolée de l’environnement commerciale internationale », ajoute-t-il à ce propos, ironisant sur le fait qu’on interdise l’importation des pommes, mais on autorise celle des bananes ! Sans le dire, Beyounès suggère que toutes ces mesures du Gouvernement ne sont que des rafistolages, des rustines, expliquant que la vraie solution de l’économie nationale, « c’est le développement de la production nationale, la disponibilité des produits en qualité et en quantité pour empêcher les pénuries productrices des tensions sociales ». Mais Benyounès défend la liberté du marché et de la concurrence, loin de toute interventionnisme de l’Etat qui doit être selon lui, « un régulateur »  Par rapport à l’agitation sociale qui secoue les secteurs de l’éducation et la santé, le patron du MPA évite de faire du rentre dedans aux syndicats, leur rappelant juste d’être « raisonnables et mesurés » dans leur revendications » Mais demande aussi au gouvernement de dialoguer, de ne pas user et abuser du recours à la Justice pour déclarer les grèves « illégales » Enfin ,sur le registre strictement politique, Benyounès rappelle qu’il fait partie de la coalition présidentielle. Qu’il soutien toujours, le président .Qu’il le soutiendrait, en cas d’un cinquième mandat. Néanmoins il reproche à Ould Abbès (sans le citer) de faire de la surenchère affective à l’égard du président Bouteflika et d’avoir aussi tendance à faire un peu trop la leçon sur la patriotisme.

H.Khellifi.

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samedi, 03 février 2018 00:00

La CGEA rencontre le Medef

Une délégation d’hommes d’affaires de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA) menée par sa présidente, Saïda Neghza, également présidente de l’Union méditerranéenne des confédérations d’entreprises Businessmed, a effectué une visite de travail le 2 février à Paris, au siège du Mouvement des entreprises de France (Medef) où elle a rencontré son président, Pierre Gattaz, a rapporté l’agence de presse officielle APS. Selon un communiqué de la CGEA, les deux parties «se sont entretenues sur les perspectives de renforcement du partenariat multilatéral entre les entreprises algériennes et françaises, ainsi que de l’amélioration du dialogue économique méditerranéen au profit de l’investissement et la création de richesses et d’emplois». Au cours de leur rencontre, Mme Neghza et M. Gattaz se sont entretenus, en présence de Philippe Gautier, directeur général du Medef International, «sur les défis géostratégiques, économiques et sociaux à relever auxquels sont confrontées les entreprises des deux rives de la Méditerranée, à l’instar de la migration, le chômage des jeunes, le changement climatique, les transformations induites par la technologie, le rôle prépondérant que jouent les organisations patronales à l’instar de la CGEA dans ce contexte, en étant une force de propositions unique». Les deux présidents se sont entendus par ailleurs, sur «la nécessité d’entreprendre des actions ensemble pour développer des politiques favorisant le développement de l’investissement et la création d’entreprises, l’amélioration des qualifications des travailleurs pour les nouveaux métiers, le développement du secteur privé et de la culture de entrepreneuriat notamment parmi les jeunes et les femmes». Pour sa part, le président du Medef s’est entretenu avec la délégation des chefs d’entreprises de la CGEA sur les perspectives de développement du partenariat économique algéro-français, notamment «dans les secteurs de l’industrie, l’agriculture,  le tourisme et le numérique ainsi que sur la possibilité d’échanges d’expériences entre petites et moyennes entreprises algériennes et françaises, afin de développer des liens pour une coopération économique renforcée, au profit de l’investissement et de la création de richesse et d’emplois», a indiqué le communiqué de la CGEA. Parmi les autres points abordés figuraient une éventuelle rencontre d’affaires algéro-française qui devrait se tenir à Alger  en vue de permettre, selon la CGEA, «aux opérateurs économiques algériens et français d’œuvrer efficacement à la concrétisation des projets de coopération dans différents secteurs».

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Fin de l’aventure pour l’IRB Belkheir le seul club de la région de Annaba, à avoir atteint les huitièmes de finale de la coupe d’Algérie. n Slimane Benabed

Le club de ‘’Simo’’, l’IRB Belkheir, formation de la Régionale Une de Annaba, s’est incliné hier après- midi, au stade de l’OPOW Souidani Boudjemâa de Guelma, devant son alter égo du même palier de la LRF Blida, le CR Zaouia, par trois buts à zéro (0/ 3), lors d’un match sensationnel, où la formation de la banlieue de Blida, drivé par un certain Zouani Billal, a épaté tout le monde par sa maîtrise du jeu et son football académique. Ce IRB Belkheir- CR Zaouia, a été suivi par une assistance, composé,  non seulement d’inconditionnels supporteurs du club hôte, mais de supporteurs des clubs de la wilaya de Guelma, ceux de l’Escadron noir, de l’ORB Guelâat Bousbâa, de l’ORB Boumahra Ahmed, auxquels se sont joints ceux du club visiteur le CR Zaouia, qui ont donné de la voix, durant les 90’ de la rencontre. A la tribune d’honneur, la silhouette du grand Seridi Mostefa ‘’Tioua’’, l’ancien international des années 60/ 70 et digne enfant de la cité du 8 mai 45, se distinguait des autres. Pour revenir à la partie, notons qu’à la 16’ Brahmia Walid se présente seul face devant la cage du CR Zaouia, mais gêné par le portier adverse,  le cuir, percute la barre transversale et s’en va mourir dans les décors. 25’ Arif Djebar côté CR Zaouia, parvient à ouvrir le score, suite à une belle action collective (1/ 0). Deux minutes plus tard, c’est au tour de Zouroulou (27’), du côté de l’IRB Belkheir de rater une autre occasion d’égaliser. 39’ sur une autre action collective, Hadj Seddouk, l’homme du match, réussit à creuser l’écart pour le CR Zaouia (2/ 0). En seconde mi- temps, l’IRB Belkheir subit la loi des visiteurs, puisque ce diable de Hadj Seddouk (74’), d’une manière très subtile, sur coup franc, loge le cuir en pleine lucarne de l’infortuné portier de l’IRB Belkheir, Habchi (0/ 3). Les joueurs de l’IRB Belkheir drivés par Hamlaoui Slimane,  ne baisseront pas les bras, et joueront leur va tout, mais les dès étaient déjà jetés. L’IRB Belkheir réclamera même un penalty qui d’ailleurs n’était pas trop évident. L’IRB Belkheir, ce club de  la Régionale Une de Annaba, avait fait le maximum de ce qu’on lui réclamait. Il a réussi grâce à des hommes de la trempe de Dziri, Habchi, Zouroulou, et autres à sortir de l’anonymat. Histoire de rappeler, qu’à Guelma, le football vit encore. Voilà pour ce qui est de ce duel. De son côté, l’USM Blida, la formation de la ville des Roses,  est la lanterne rouge en Ligue Un, ce n’est pas le cas en coupe d’Algérie. L’USM Blida a carrément balayé son vis-à-vis de ces huitièmes de finale, le DRB Tadjenanet, par un cinglant cinq buts à zéro (5/ 0). Herbache (10’), Si Ammar (25’, 54’ et 64’), l’auteur du triplé et Frioui (45’+ 1’), sont les buteurs de cette confrontation pour l’USM Blida. L’AS Aïn M’lila, a de son côté longtemps peiné pour venir à bout de cette coriace équipe sudiste, le MC El Bayadh pensionnaire de la Régionale Une de Saida, par un but à zéro (1/ 0). L’unique réalisation victorieuse, pour l’AS Aïn M’lila, est l’œuvre de Chouaib D (86’), sur penalty. L’USM Bel Abbés, a elle aussi, réussi finalement par l’emporter face à l’US Biskra, par deux buts à un (2/ 1). Khali (6’), offre un premier avantage pour le onze de la Mekerra, avant que Dadi El Hocine Mouaki (47’), n’égalise pour celui des Ziban. 80’ Benabderrahmène, signe le but de la victoire pour l’USM Bel Abbés. De son côté, le leader de la Ligue Deux, a trouvé beaucoup de peine, pour passer, l’écueil du MC Oran, un but à zéro (1/ 0). Salhi (81’) sur penalty, propulse le MOB en quart de finale.  Pour rappel, jeudi dernier, le MC Alger avait remporté le derby qui l’opposait dans le cadre de ses huitièmes de finale, au CR Belouizdad, à l’issue des prolongations, par deux buts à un (2/ 1 AP), en match disputé au stade du 5 juillet. Avant-hier vendredi, c’était au tour de la JS Kabylie de se qualifier aux quarts de finale, après s’être imposée difficilement face au CRB Dar Beida, un but à zéro (0/ 1). C’est sur ce même score, que la JS Saoura à réussit à composter son ticket pour le prochain tour, après s’être défait de l’USM Alger (1/ 0). Enfin, en quarts de finale, prévus le moins prochain, la JS Kabylie accueillera l’USM Blida. Le CR Zaouia sera aux prises avec l’AS Aïn M’lila.   Le MC Alger fera face au MO Béjaia, alors que l’USM Bel Abbés, aura pour hôte, la JS Saoura.   
 
Programme des quarts de finale :
USM Bel-Abbès - JS Saoura
JS Kabylie - USM Blida
MC Alger - MO Béjaïa
CR Zaouia - AS Aïn M’lila.

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samedi, 03 février 2018 00:00

Qualification méritée pour les Crabes

Les Crabes du MOB ont décroché la qualification aux quarts de finale hier en s’imposant devant les oranais du MCO sur le score de (1-0). La première période n’a pas été d’un haut niveau dans la mesure où nous n’avons enregistré que quelques occasions de buts qui n’ont pas donné beaucoup de résultat. D’ailleurs, voulant éviter une mauvaise passe et se mettre à l’abri d’une mauvaise surprise, les Crabes vont débuter la partie en force se procurant une première occasion à la (4’) sur un tir de Kadri qui oblige le portier Natèche à déployer toutes ses forces pour renvoyer la balle. De son côté, l’attaquant Hichem Cherif qui a rejoint le MOB cet hiver tentera sa chance à la (12’) par une action individuelle où il drible deux joueurs et dresse un tir qui passe à côté des bois. Après cela, le jeu va se concentrer au niveau du milieu et il a fallu attendre la (29’) pour voir une première réaction des oranais avec un coup-franc de Ferahi et le portier mobiste Meziane parvient à capter la balle à deux reprises. La dernière occasion en cette période est à mettre à l’actif des Béjaouis par Salhi qui tente une bicyclette mais en vain et c’est ainsi que se termine la première période. En seconde période, on a assisté à une baisse de régime du match avec notamment une nette domination des Béjaouis qui vont accentuer le pressing pour aller chercher le but libérateur. D’ailleurs, ils vont se procurer d’autres occasions par Soltane qui tente un tir de 20 mètres qui a été renvoyé par la défense. De son côté, Kadri aurait pu permettre à son équipe de prendre l’avantage à la (65’) lorsqu’il se trouve en bonne position pour marquer mais son tir n’a pas été cadré. Le pressing exercé par les Crabes va donner ses résultats à la (79’) lorsque l’arbitre Bekouassa accordé un penalty aux locaux après qu’un défenseur oranais ait touché la balle de la main. C’est Salhi qui s’en charge et permet à son équipe d’inscrire l’unique but de la partie qui permet aux mobistes de se qualifier et de rencontrer le MC Alger lors des quarts de finale.

Lhacène H.

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samedi, 03 février 2018 00:00

Fin de parcours honorable

L’expérience a prévalu dans la confrontation comptant pour les1/8 èmes de finale de la coupe d’Algérie de football qui a mis aux prises hier après-midi au stade Souidani Boudjémâa de la ville de Guelma, l’IRB Belkheir de la R1 de Annaba et le CR Zaouia de la R1 de Blida. En effet, le talent particulier du joueur Bouziane Seddouk , auteur de deux réalisations l’une du pied gauche dans un trou de souris ( 39’ ) et l’autre dans un angle impossible toujours du pied gauche sur coup franc (72’ ) ainsi que de la passe lumineuse du premier but marqué par son compère Djebbar (25’), a suffi à lui seul à donner à la rencontre un sens unique qui s’est ainsi achevée sur le score sans appel de 3 à 0 en faveur des Banlieusards de la ville de Blida qui, de l’avis général, ont dominé copieusement les débats gratifiant d’un beau football les 20 000 spectateurs parmi lesquels les vieilles gloires de la balle ronde dont les ex-internationaux Bentorki de USM Blida et Seridi II dit « Tioua» de l’ES Guelma, celui-ci ayant même été honoré à cette occasion par la wali, Mme Fatma Zohra Raïs, qui a rehaussé de sa présence cette empoignade caractérisée par un fair -play aussi bien sur le triangle vert que dans les gradins. Malgré une farouche volonté de se hisser techniquement au niveau de leurs adversaires, les Banlieusards qui ont gâché par excès d’individualisme plusieurs occasions franches au cours particulièrement du premier half, n’ont pu réellement inquiéter le keeper blidi tout au long du match impérial surtout sur les balles aériennes des nombreux corners obtenus par la formation de Belkheir. Un grand bravo à l’ex- international  Zouani Ridha pour la maîtrise et le rythme de jeu qu’il a su inculquer à son équipe. Quant au nouveau driver de Belkhier, Hamlaoui Salah, il mérite d’être encouragé, ne serait-ce que pour avoir atteint ce stade de la compétition quand bien même ceux qui l’ont précédé au poste ont une part importante dans la réalisation de cet historique exploit des vaillants joueurs de I’IRB Belkheir qui a permis de redorer quelque peu indirectement le blason de l’équipe fétiche de la wilaya de Guelma, la prestigieuse ESG. 

Hamid Fraga

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