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mercredi, 21 février 2018 00:00

N°5463 du 22-02-2018

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mercredi, 21 février 2018 00:00

La grève prend une dimension politique

Le Collectif Camra ne désespère pas et continue à démontrer qu’il a du souffle pour tenir jusqu’au bout son bras de fer qui n’en finit pas. Hier, ses adhérents ont marché dans trois villes, à l’Ouest, au Centre et à l’Est. Et que ce soit à Oran, à Blida ou à Sétif, les médecins résidents étaient nombreux à répondre présents à l’appel lancé par leur syndicat qui continue à donner du fil à retordre aux pouvoirs publics. N’ayant plus rien à prouver quant à leur capacité de mobilisation, les dirigeants de Camra ont dépassé depuis longtemps le cap des démonstrations de force ; c’est pourquoi, leurs marches d’hier organisées dans trois villes, sont à inscrire dans une logique de maintien de la pression sur les pouvoirs publics. « Cette action est une réponse aux déclarations de certains responsables politiques », a indiqué Hamza Boutaleb, porte-parole du CAMRA. Dans un entretien avec le site internet SabqPress il a ajouté que « cela constitue également une réponse aux responsables du ministère de la Santé qui ont procédé au gel de nos salaires ». Le chargé de communication de ce collectif a, par ailleurs, fait savoir que les médecines résidents boycotteront les examens de spécialisation. « La grève sera maintenue jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites », a-t-il assuré. Interrogé à propos du dialogue entretenu avec le ministère de la Santé, le Dr Boutaleb a fait savoir que le contact est rompu et que les dernières mesures prises à l’encontre des grévistes n’arrogeront pas les choses ». Dans les hôpitaux, la situation risque de devenir incontrôlable, malgré toutes les initiatives prises par le ministère de la Santé dans le but de neutraliser « positivement » les autres corps comme les paramédicaux, les anesthésistes ou les praticiens. Même l’annonce du ministre concernant une éventuelle intégration de 20 000 contractuels ne servira pas à apaiser les esprits ou à faire tomber la pression. Cette situation de malaise provoquée par le mouvement de colère de plus de 15 000 médecins résidents risque de prendre une autre dimension, si les deux parties en conflit n’arrivent pas à trouver un accord durable, avant que les événements ne prennent une autre tournure. Car, il est aujourd’hui très clair que les médecins grévistes sont décidés à aller de l’avant, et semblent déterminés à tout sacrifier pour que leurs revendications soient reconnues. Mokhtar Hasbellaoui, qui est avant tout un professeur en médecine reconnu, est le mieux placé pour savoir que les choses ont atteint un point de non retour, et que le mouvement des médecins résidents qui a commencé avec des revendications purement professionnelles, risque de prendre une dimension politique. D’ailleurs, les slogans brandis lors des marches d’hier le démontrent clairement. Pendant que le ministère campe sur ses positions, il y a des parties qui s’activent à politiser la grève des médecins résidents, en espérant de cette manière entrainer la société toute entière dans le mouvement. Dans ce contexte, compter seulement sur l’essoufflement d’un mouvement qui n’a démontré, jusque là, aucun signe de faiblesse, c’est faire montre d’un manque flagrant de lucidité politique, surtout que la situation globale se prête à toutes les manipulations.

Mohamed Mebarki    

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mercredi, 21 février 2018 00:00

Minimum syndical…

Les récents mouvements dits sociaux imposent de se pencher, fut-ce avec prudence, sur la politique revendicative des syndicats. Ça pompe l’air à l’actualité, depuis des mois. Il est dit que pour améliorer la qualité de l’air, deux poumons devraient fonctionner sans entraves.  Or, les secteurs de la Santé et celui de l’Education inspirent difficilement pour donner à respirer pleinement. Et, sans procès d’intention aucun, ce ne sont ni les patients, ni les collégiens et lycéens qui pourront deviner les maux qui minent ces pompes à air. En fait, ce sont les savoirs qui sont au centre du problème et, sauf à verser dans l’autoritarisme, beaucoup d’esprits nourris par la propagande mensongère, par la diabolisation devraient quitter la scène syndicale. Les idéaux de paix, de sérénité et de vivre ensemble se ramassant à la pelle, telles des feuilles mortes en automne, autant se remémorer les regrettés Aïssat Idir ou Abdelhak Benhamouda en bons samaritains du travailleur. Aujourd’hui, ça se plaint, ça geint de partout et ça craint pour les générations futures gagnées par l’immédiateté. Personne ne semble être content de sa condition sociale et, vouloir logement, emploi, dulcinée et grosse cylindrée, si affinités (…), s’apparente à un simple clic… De plus, pour faire ‘’bon citoyen’’, le logiciel à la mode est : haro sur toute décision  gouvernementale. Et avec la flopée de partis politiques, l’embarras est de choix pour être opposant de n’importe quoi ! Jamais à l’étroit dans leurs petits souliers, ces  politiciens, pour ne pas dire politicards, se vautrent à l’ombre d’un parti préfabriqué, d’une carte de visite à béquille ou d’une notoriété passéiste. Et leur futur n’est qu’imposture car il y a incompétence et carence de ce qui devrait, en principe, être leur carburant vital : la confrontation d’idées par le débat. Sauf quelques diatribes décochées ça et là, quelques fléchettes allusives et, la polémique fait recette, mais au ras des pâquerettes… Une polémique stérile qui a enfanté, au fil du temps, des représentations syndicales bien bancales. Rien, walou, nada, que des fossoyeurs du droit à la grève, sous les mirettes constitutionnelles. Ceux qui essayent, de temps à autre et notamment via la presse, de rehausser un tant soit peu le niveau intellectuel, de donner un sens à la responsabilité, à l’intérêt du pays, n’ont pour seul écho qu’un silence réducteur, une indifférence induite de mépris. Il est vrai que beaucoup ne disent rien. Mais, peut-on leur en vouloir et leur jeter la première pierre ?  En cette vaste et généreuse Algérie, il est un ‘’chacun pour soi et Dieu pour tous‘‘ qui risque de nous mener au pire. Des déserts médicaux au fin fond des douars, des collèges et lycées désertés par le savoir, aucun citoyen digne de ce nom n’en veut. Aussi, il est juste bon de se poser une question. Où est donc passé le sens du devoir d’antan ? A-t-il seulement conscience des dégâts qu’il a causés et de l’héritage explosif qu’il a laissé ? Le minimum syndical nous contraint à le dire…

 Mourad N     

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mercredi, 21 février 2018 00:00

L’argent n’a pas d’odeur !

Fini le temps où l’Algérie, baignant dans une confortable embellie financière, se montrait intransigeante, sur les fonds d’origine douteuse. Avec la baisse drastique des revenus financiers et le risque d’asphyxie budgétaire, à court terme, une hypothèse que les experts n’écartent pas, chaque dinar de rentré dans les banques est le bienvenu. Peu importe donc sa provenance, semble être l’esprit de la nouvelle note adressée hier par la Banque centrale à toutes les banques de la place, leur demandant, en substance de s’éloigner des attitudes tatillonnes, mais de faire preuve de souplesse dans les opérations de dépôts de fonds et de l’accès à ces dépôts par les épargnants «Il est apparu qu’au nom d’une interprétation, souvent abusive et non fondée, des dispositions de la loi régissant le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, certains guichets bancaires ont été à l’origine de refoulement de capitaux de manière arbitraire et sans justifications réglementaires», constate la Banque d’Algérie dans cette note. Cette interprétation «restrictive» que font certaines banques des dispositions légales et réglementaires est constatée notamment en matière d’ouverture de comptes, d’acceptation des dépôts et de «délais exagérés» de mise à disposition des fonds. Cette attitude rigide manifestée face à des épargnants potentiels «a desservi les objectifs de l’inclusion financière et a généré, auprès des épargnants potentiels, un phénomène d’incompréhension et d’expectative», relève la même source. Le constat étant fait, les responsables des banques sont par conséquent, instruits «à cesser d’exiger, lors de tout dépôt de fonds en caisse auprès de leurs guichets, des justificatifs au-delà de ceux relatifs à l’identité du client dans le cadre des exigences règlementaires en matière de connaissance du client». Pareille recommandation pour les retraits qui doivent « demeurer libre d’utilisation », précise l’instruction aux responsables des banques tenus de « faire preuve de diligence en matière de mise à disposition des fonds à la clientèle» . Les responsables des établissements financiers, son même tenus de    mobiliser leurs structures opérationnelles, y compris par des programmes de formation et des actions de sensibilisation, aux fins de développer, de manière efficiente et soutenue, « la bancarisation et l’inclusion financière ». L’inclusion financière à travers une bancarisation soutenue, la plus large possible, appuyée par des politiques de collecte de la ressource auprès des acteurs économiques et des ménages, a, de tout temps, été le principe directeur soutenant les axes de modernisation et de développement du système bancaire et de croissance de l’économie nationale, expliquent les mêmes responsables qui rappellent également  aux banques l’institution du «droit au compte» pour tout citoyen précisé par une instruction de décembre  2012 de la Banque d’Algérie. Ainsi donc, les responsables sont conviés désormais à être moins regardant sur la traçabilité des fonds, à part l’identité du concerné (déposant, épargnant), car l’Algérie, est en besoin de cet argent de l’informel, qui représente environ un tiers de la masse financière qui se trouve en dehors des circuits bancaires. Cette instruction de la banque d’Algérie est une sorte d’avatar de la politique de bancarisation de l’argent de l’informel, lancée à l’époque du ministre des Finances Benkhelfallah, avec l’échec retentissant que l’on connait. Le Gouvernement pour qui le moindre dinar compte, espère venir à bout de la défiance de potentiels déposants avec cette « flexibilité », presque synonyme de « fermer les yeux » Il est vrai que l’intérêt est double car l’assèchement de cet argent, en plus de servir à financer les projets du gouvernement, permettra de réduire l’effet inflationniste de cette imposante masse d’argent qui est hors circuit.

H.Khellifi.    

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En exécution des instructions et orientations de la tutelle visant à redoubler de vigilance et de veille lors de l’exercice des missions de contrôle douanier, afin de lutter efficacement contre les phénomènes de fraude et de contrebande qui portent d’énormes préjudices à l’économie nationale et aux intérêts du Trésor Public, les services opérationnels relevant de la compétence territoriale de la Direction Régionale des Douanes d’Annaba, ont procédé à plusieurs opérations de saisie  d’importantes quantités de marchandises prohibées au cours du week-end dernier et au début de cette semaine. C’est ainsi qu’au niveau des services de l’Inspection divisionnaire des Douanes d’Annaba, les éléments de l’IPVV de l’aéroport Rabah Bitat  ont confisqué 20 téléphones portables usagés de différentes  marques d’une valeur globale sur le marché intérieur de 495 000,00 DA. Quant aux  services de l’Inspection divisionnaire des Douanes de Souk-Ahras,la brigade polyvalente de M’Daourouch a saisi un motocycle de marque Kawasaki développant  750 ch démuni de documents. Sa valeur en douane  étant de 700 000,00 DA, cela a entrainé  une amende de 3 500 000, 00 DA contre « x ». Toujours à M’Daourouchen et en date  du 15 février2018, les éléments de la brigade polyvalente ont, lors d’une embuscade suivie d’une opération de poursuite, débusqué un véhicule utilitaire contentent 60  lots  de friperie d’un poids de 35 Kg chacun, soit 2100 Kg. La valeur de la marchandise et du moyen de transport ont été estimées à 2.000 000,00 DA entrainant une amende de 20 000 000 ,00 DA. Agissant avec fermeté et grande vigilance, les douaniers d’El Haddada ont découvert chez un voyagent 60 boîtes de médicaments contenant 20 capsules, soit 1200 capsules, de marque Colotrophine  (capsules vaginales 10 mg) sans ordonnance médicale, dissimulées dans ses bagages. La valeur de la marchandise a été évaluée à 60 000,00 DA entraînant une amende de 60 000,00 DA.

Ounissi Manel

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mercredi, 21 février 2018 00:00

Des activités ludiques pour passer le message

La sensibilisation et la formation des enfants peut être faite via les méthodes classiques, à savoir les leçons et les cours, mais également en jouant. C’est ce qu’ont compris les responsables de l’école primaire « 1er Mai » de Kherraza, commune d’El-Bouni. Afin de casser la routine et mettre du piment dans la mission éducative, une troupe de clowns a été invitée à se produire devant les écoliers de l’établissement. C’était mardi après-midi que les animateurs de la fête avaient subjugué le parterre des écoliers en passant des messages positifs concernant les pratiques saines et les divertissements sans risque. « Ma fille a été très contente d’assister à cette animation avec ses camarades. C’est une sorte de bouffée d’oxygène au milieu du trimestre », confie une parent d’élève. « Ce qui m’a grandement surpris, est la facilité avec laquelle les enfants ont assimilé le message relatif aux jeux électroniques dangereux. Les animateurs ont su véhiculer les avertissements que nous faisons quotidiennement aux enfants », ajoute notre interlocutrice. C’est justement le cadre ludique qui influence les élèves et leur permet de mieux recevoir le message. Cette activité gagnerait à être généralisée à travers les établissements de la wilaya à l’approche des compositions. Cette détente donne, comme l’affirment les pédagogues, un souffle nouveau aux écoliers. D’autres initiatives ont été organisées la semaine passée à l’occasion de la Journée nationale du martyr. Des visites à Tréat et à Eulma, deux communes où des centres de détention sont encore là qui restent pour témoigner des pratiques barbares du colonisateur. Des écoles locales ont organisé des sorties sur les lieux pour permettre aux enfants de faire une expérience directe avec l’histoire. Le reste des établissements, notamment ceux du chef-lieu restent confinés dans la commémoration intra-muros. Les prochaines vacances seront une occasion idéale pour se rattraper et faire visiter les endroits historiques afin de concrétiser et améliorer les connaissances historiques des élèves.

Zarrougui Abdelhak   

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mercredi, 21 février 2018 00:00

A quoi rime le safari d’Erdogan ?

Le président turce Recep Tayyip Erdogan s’apprête à effectuer, la semaine prochaine, un véritable safari qui va le mener dans plusieurs pays d’Afrique dont l’Algérie et ce dans la semaine du 26 février au 2 mars. Qu’est ce qui fait courir le nouveau Sultan de Turquie vers l’Afrique ? La question brûle les lèvres mais la réponse est évidente : l’argent et l’influence. Erdogan a compris que le Continent noir est l’avenir du monde car c’est un immense marché de prés d’un milliard d’habitants où la main d’ouvre est disponible et à bon marché. Le fait est que depuis son accession au pouvoir en 2002, le président Erdogan a effectué pas moins de 24 visites dans des pays africains où il a annoncé des partenariats renforcés. En s’appuyant sur la cinquantaine de dessertes africaines de Turkish Airlines, les actions de la Tika, son agence de développement, son réseau d’une quarantaine de représentations diplomatiques et sa présence militaire accrue, la Turquie entend gagner plus de parts de marchés sur le Continent. Il y a une année, Erdogan s’était déjà rendu en  Afrique de  l’Ouest pour explorer les opportunités d’affaires. Cette fois, il repart à la chasse de bonnes affaires au Sénégal, en Mauritanie, au Mali et fera même un crochet chez nous en Algérie puis en Tunisie en guise de dernière étape. Signe qu’il s’agit bien d’une expédition économique, le président turc sera accompagné d’une «forte délégation» d’homme d’affaires selon les médias. Mais au-delà de ce déploiement économique pour lequel il a mis tous les moyens matériels et logistiques, Erdogan ne manquera d’après les mêmes sources, d’en profiter pour semer quelques idées politiques. Se présentant comme le porte étendard de l’Islam «modéré» et «moderniste» et modèle d’une osmose réussie entre l’islam politique et le succès économique, Erdogan tentera de séduire les dirigeants de ces pays pour les ramener dans son giron et étendre l’influence de son pays. Il va sans doute jouer aussi sur le fait qu’il est le premier défenseur de la Palestine et du statut d’Al Qods pour espérer ratisser le plus large possible et faire le maximum d’affaires juteuses en surfant sur la vague anti occidentale en général et anti Trump en particulier. Mais ce volet politique n’est qu’un moyen pour fructifier au mieux, son périple sur le terrain des affaires. La Turquie en Afrique veut absolument accroître ses parts sur le marché africain pour les porter à l’horizon 2022 à 100 milliards de dollars. Il y a quelques jours seulement (12 février)  s’est tenue la deuxième conférence ministérielle de suivi Turquie-Afrique organisée par l’Union africaine (UA) et le ministère des Affaires étrangères turc, à Istanbul. L’objectif étant de renforcer la présence économique turque en Afrique. Le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu ne cachait pas sa satisfaction après cette rencontre turco-africaine d’Istanbul qui servirait de rampe de lancement à la puissante organisation patronale turque «Tuskon», prète à injecter des milliards de dollars sur le Continent. Il va de soi, qu’en tant qu’ancienne puissance coloniale dans une partie de l’Afrique dont l’Algérie, la Turquie souhaite y reprendre pieds. Et Tayyip Erdogan ne cache pas son envie de réinstaurer l’empire Ottomane des temps modernes. Mais s’il est plutôt bien perçu en Afrique noire, tel n’est pas le cas en Algérie où les autorités le voient d’un mauvais œil. Et pour cause, ses relations avec ses satellites idéologiques et politiques notamment le MSP, constituent un sérieux motif de crainte. Les choses sont claires : Erdogan n’a pas bonne presse en Algérie. Et il n’est pas forcément le bienvenu, encore plus ces derniers temps où l’on constate une certaine prise de conscience que la présence ottomane en Algérie était une véritable colonisation contrairement à ce qu’enseignait les manuels scolaires. .   

Imane B

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mercredi, 21 février 2018 00:00

Les cols blancs épargnés ?

La lutte contre les constructions illicites ne peut se résumer à celles érigées dans le seul but d’obtenir un logement social, elle doit aussi être menée à l’encontre des constructions et maisons particulières réalisées sur des terrains domaniaux et communaux, celles-çi étant inscrites pour une mise en conformité selon la loi 15/08 qui a été complètement détournée de son objectif premier. En effet, cette loi mise en application au début de l’année 2008, préconise la mise en conformité administrative des constructions  réalisées sans permis de construire. Il fut un temps ou on « conseillait » de construire un mois après le dépôt du dossier de permis et en l’absence d’une réponse de l’administration ! Quoi qu’il en soit, l’existence de toutes ces constructions, conformes d’un point de vue architectural, devait être reconnue légalement, sauf cas litigieux, pour résoudre un autre problème administratif majeur, celui des cessions, donations et autres héritages. Il faut aussi noter que cette mise en conformité, pour laquelle des commissions ont été constituées pour étudier les dossiers, ne concernait que les constructions réalisées à fin 2007. Pourtant depuis lors, les constructions illégales de maisons particulières se sont multipliées et les décisions judiciaires de démolition, quand il y en a, servent de motif au dépôt d’un dossier de mise en conformité ; pendant ce temps la réalisation se poursuit ! Cette demande de mise en conformité suppose que l’Etat accepte de céder un terrain domanial. Mais de quel droit ? Et si ce cela marche alors cela doit marcher pour l’ensemble de la population et pourquoi simplement pour un élu, un haut responsable quelconque, un homme d’affaires, bref pour quelqu’un de cette « mafia » en col blanc qui a fait d’Annaba un pôle de malversations. Personne n’est au-dessus de la loi, et omettre ce type de constructions illicites ne servirait qu’à exacerber le sentiment de différence dans la population ainsi que la mobilité. Un sentiment d’injustice qui a été le motif principal de la décennie noire encore présente dans les esprits, la mémoire ne pouvant être sélective avec des causes aussi sensibles et aux effets dévastateurs. 

Ammar Nadir

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mercredi, 21 février 2018 00:00

Des petits enfants violentés dans des crèches

Une fois encore, cette association qui s’occupe de la promotion et de la protection des mineurs attire l’attention des autorités concernées sur « la situation catastrophique » de certaines crèches où les enfants sont confiés à un personnel non qualifié, et vivent dans des endroits « très en-dessous » des normes. « Si on observait scrupuleusement le cahier des charges  pour l’ouverture des crèches, la grande majorité devrait fermer »  nous confiera un responsable de la DAS. Des enfants de 3 et 4 ans sont battus, humiliés selon notre interlocutrice qui a fait un tour dans ces pouponnières et a écouté des enfants, pour en revenir bouleversée. Dans certains cas, ils sont astreints à rester un long moment « au piquet » tournés vers le mur, les bras levés. Autre « aakaba » pour les turbulents : se mettre sous une table basse et y rester jusqu’à ce qu’on leur dise de sortir. Des faits avérés et dénoncés par les enfants eux-mêmes. « idarbouna » lui confieront Adem et Brahim, 4 ans. « Dans la plupart des crèches, ils sont à 40 enfants dans une salle unique, alors que la limite maximum est de 20, » assis toute la journée sur des chaises à chanter ou à réciter des versets du Coran selon les endroits. Ils quittent leurs chaises justes pour aller manger et faire la sieste. Aucune animation ou stimulation, alors qu’à chaque 20 minutes, on doit changer d’animation pour ne pas les fatiguer. Selon nos sources, on s’attend à une tournée générale des représentants des la DAS, les premiers concernés dans ce domaine, de la brigade des mineurs de la gendarmerie nationale et de l’association « Mouna » dans les crèches de la wilaya pour recenser toutes les carences et sommer les gérants à les corriger. Nous conclurons par ce mot d’enfant en première année dans une école privée des plus cotées : « mon camarade me frappe tout le temps, mais la maîtresse ne lui dit rien, car elle l’aime, et moi pas ! » Poignant ! Faut-il préciser que le « favori » est un fils de…

Farida H.

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Les travaux de réalisation de pas moins de 14 équipements scolaires et deux commissariats de la sureté urbaine, au  niveau du nouveau pôle urbain de Drâa-Errich, dans la commune d’Oued El-Aneb (Berrahal), avancent à grands pas, a-t-on constaté sur place. Nous apprenons auprès du directeur du logement de la wilaya, en l’occurrence Maâmar Boukhalfa,  que  l’Office  de Promotion et de Gestion Immobilière (OPGI) d’Annaba,    est en charge de 10 opérations, 9 au profit du secteur de l’éducation, à savoir 5 groupes scolaires, 3 CEM un lycée et un siège pour la sûreté urbaine.  Les groupes scolaires, au même titre que les 3 CEM sont en cours de réalisation. Ils seront réceptionnés bien avant la prochaine rencontrée scolaire. Pour ce qui du lycée, l’entreprise en charge de sa réalisation s’est rétractée et actuellement des pourparlers ont été engagés avec une autre entreprise de réalisation.  Pour sa part, l’ADDL, indique le même responsable, a pris en charge la réalisation de deux groupes scolaires, un lycée et un commissariat qui sont en cours et en bonne voie. Avec le peuplement prochainement de la nouvelle ville de Drâa-Errich, Annaba aura réussi un pari pas facile à concrétiser. La crise du logement avait été  vécue, rappelle-t-on, dans toute sa dimension pour ne pas dire constitue le talon d’Achille de la wilaya, il y a seulement quelques années. Durant  les années 2010, son parc étant vétuste à hauteur des 37.000 unités et la demande a  atteint la barre des 70.000.  « Pour faire face à cette situation délicate, il a fallu mettre  en place un plan spécial et arrêter des mécanismes exceptionnels tant du point du vue de l’envergure avérée des programmes que de l’effort de mobilisation du potentiel foncier urbanisable. Et finalement l’effort n’aura  pas été vain  et le programme injecté  tous types de logements confondus s’élève à  une capacité théorique de 77.000  unités pour 3850.000 habitants, dont  55.000 unités pour 250.000 habitants à Drâa-Errich,  6.820 unités pour 34.000 habitants à Kalitoussa. » Dira à ce sujet le directeur du logement de Annaba, Mâamar Boukhalfa. Aujourd’hui, c’est incontestablement un regain de dynamisme qu’enregistre  le secteur de l’habitat, à Annaba, à la faveur de la mise en œuvre du programme du Président de la république. Ainsi, et grâce à l’injection des nouveaux pôles urbains de la daïra de Berrahal, Kalitoussa et Drâa-Errich, ainsi que le noyautage du projet futuriste de la cité El-M’Haffeur, sans oublier les nouvelles zones urbaines d’El-Bouni, à l’image d’Ain-Djebara, Annaba, la coquette, est en passe de changer de physionomie et de paysage vers une ville pilote connectée, tournée  résolument vers l’avenir. D’ailleurs, le commun des populations et des touristes vous le dira, sans hésitation aucune.
La cité des rives de la Seybouse conforte par ailleurs ses assises d’une cité balnéaire par excellence,  à une cadence effrénée. En témoignent la réception du Sheraton, la rénovation et la restauration des hôtels plazza et Mountezah et enfin le lancement en 2018, la réalisation du village touristique à Ras-El-Hamra.

B.  Salah-Eddine

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