« Février 2018 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28        
Filtrer les éléments par date : lundi, 26 février 2018
mardi, 27 février 2018 00:00

N°5467 du 28-02-2018

Publié dans PDF
mardi, 27 février 2018 00:00

Benghebrit joue la carte de l’apaisement

Le conclave qui réunissait hier les membres du Conseil national du CNAPESTE, se poursuivait encore à une heure tardive de la journée, sans qu’aucune information ne soit donnée. Point de décision signifie que les délibérations étaient âpres. Que par conséquent la décision de reprise des cours ou de poursuite de la grève n’était pas facile à prendre, après un mois de rupture scolaire. Mais en attendant la décision du CNAPESTE, la ministre de l’Education semble avoir changé, optant désormais pour la politique d’apaisement et surtout de la main tendue. C’est le sens qu’il convient de donner à son message d’hier sur son compte facebook dans lequel elle a assuré que toutes les mesures appropriées seront prises «dans les plus brefs délais» pour la réintégration des enseignants licenciés. Et de réaffirmer par la même et encore, que les portes «sont ouvertes» pour tous les enseignants désireux de déposer un recours auprès des directions de l’éducation. C’est le président Bouteflika qui est derrière le changement de ton de la ministre, à en croire le contenu du message. «Sensible à la situation des enseignants et en droite ligne des orientations du président de la République sur le renforcement du dialogue et de la concertation avec l’ensemble des partenaires sociaux, le ministère de l’Education nationale confirme, encore une fois, que les portes sont ouvertes pour tous les enseignants désireux de déposer un recours auprès des directions de l’Education, et que toutes les mesures appropriées seront prises dans les plus brefs délais», a écrit  Mme Benghabrit sur sa page Facebook. L’intervention du président de la République dans ce conflit est-il une réponse aux appels récurrents des syndicats grévistes désireux d’éviter le pourrissement ? Est-ce que la réponse du président de la République est suffisante pour convaincre les syndicats de décréter la fin de la grève ? Voire ? C’est d’autant plus probable que le porte –parole du CNAPESTE, Messaoud Boudiba avait déclaré avant-hier lundi, au début des travaux du Conseil national, qu’il était hors de question pour le enseignants grévistes de faire des demandes de réintégration, car , pour lui, les mesures de licenciement sont « illégales » et aller dans le sens de la ministre, c’est implicitement « approuver » sa démarche. Mais à la limite, la procédure relève de la pure formalité administrative dés lors que le véritable enjeu est la reprise urgente des cours pour sortir enfin le conflit de l’impasse dans lequel il se trouve. Même si ce n’est pas encore le moment de tirer toutes les leçons, il faut admettre que les deux parties, Ministère comme CNAPESTE ont fait tout faux dès le départ.  Le CNAPESTE a eu tort d’opter d’entrée de jeu pour une grève nationale illimitée, qui est vraiment l’extrême des extrêmes. L’attitude plus souple de ses concurrents semble avoir été de bon sens.  Mais il est vrai que le CNAPESTE livrait aussi une bataille de leadership dans le secteur de l’Education. De son côté la ministre, en faisant preuve de fermeté a été   amenée à faire dans l’improvisation et l’approximation. C’est le cas notamment des licenciements. Du jamais vu dans le monde, compris le recrutement, au pied levé de contractuels. Combien sont-ils ? Quel sera justement leur avenir si un terrain d’entente venait à être dégagé ? Ce que tout le monde par ailleurs souhaite vivement pour sauver l’année scolaire et surtout désamorcer la crise qui  fait peser une réelle menace sur la paix sociale.

H.Khellifi 

Publié dans Actualité
mardi, 27 février 2018 00:00

Statuquo et des lueurs d’espoir

Une rencontre d’une journée et toujours le suspens. La commission interministérielle chargée d’étudier les doléances des médecins résidents qui observent depuis plus de 3 mois une grève nationale,  s’est réunie avant-hier lundi durant toute la journée, n’est sortie avec aucune décision notable. Seul point positif de cette rencontre : les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue. Selon une source proche du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), le fait de parvenir à cette conclusion est déjà un pas positif vers un probable dénouement de la crise qui secoue le secteur de la Santé depuis plusieurs mois déjà. Si la commission interministérielle n’a pas donné d’accord favorable définitif aux revendications des médecins, les portes de sortie de crise ne sont donc pas formellement fermées. La commission a confirmé les propositions faites lors des dernières réunions, comme la prime d’installation proposée par le Premier ministre et dont le montant ne serait pas de 20.000 dinars comme annoncé précédemment mais supérieur à ce chiffre et sera fixé ultérieurement. Un espoir est toujours de mise. Mais il semble que le ministère de la Santé et les représentants des médecins se sont donnés le mot pour éviter de trop communiquer avec la presse. Mais à l’intérieur du syndicat étudiant, deux tendances sont dégagées. Une première est favorable à l’arrêt de la grève et la reprise des négociations pour le reste des revendications. L’autre groupe, que constituent notamment les fédérations de l’Ouest et de l’Est du pays, ne veulent rien tendre et veulent durcir le mouvement de protestation. Les partisans de cette thèse estiment en effet qu’il n’ya aucune avancée concrète dans les discussions. En attendant, des manifestations devront avoir lieu dans plusieurs régions du pays. Un sit-in national a eu lieu à Constantine avec les mêmes revendications. D’ici quelques jours, des Assemblées générales auront lieu dans les différentes facultés du pays, surtout que le ministère de l’Enseignement supérieur a montré sa disponibilité à pour « faciliter » les examens des étudiants. L’autre scénario qui se dessine est celui de voir une partie des médecins résidents reprendre le travail et les études sans leurs collègues. Ce qui signifie la dislocation du mouvement de protestation, soudé jusque-là.

Akli Ouali

Publié dans Actualité

Le HCI a démenti hier dans un communiqué publié sur son site officiel, l’information selon laquelle il aurait émis une fatwa rendant « Haram », c’est-à-dire illégale du point de vue religieux, les grèves. « Le HCI n’a pas émis de Fetwa au sujet des grèves et celui qui le prétend n’engage que sa parole », écrit l’instance présidée par Abdellah Ghlamallah, précisant que « les fatwas du HCI sont rendues après réunion de ses membres en session ordinaire ou extraordinaire et rendues publiques sur son site officiel » Le communiqué du HCI se veut comme un démenti à l’information rapportée surtout par les médias arabophones, largement relayés par les réseaux sociaux qui y ont vu « un exemple d’instrumentalisation des Institutions de l’Etat à des fins politiques»

Publié dans Actualité
mardi, 27 février 2018 00:00

Le FFS dénonce la gestion répressive

Le Front des forces socialistes (FFS) critique le mode de gestion des mouvements de protestation sociale. Le plus vieux parti de l’opposition, qui s’est exprimé hier par la voix de son Premier-secrétaire, Mohamed Hadj Djilani, dénonce la brutalité avec laquelle les protestations et les grèves ont été traitées par le régime. Ce parti du défunt Hocine Ait Ahmed estime que la gestion brutale prônée par le régime n’est que le prolongement de sa politique antipopulaire, antisociale, antinationale et antidémocratique. Le FFS, qui s’est toujours mis du côté des syndicats autonomes, dit avoir espéré que face à la contestation sociale grandissante, les pouvoirs publics allaient ouvrir un dialogue permanent et inclusif à l’effet de rechercher des solutions consensuelles aux problèmes posés par les différents syndicats et collectifs.  « Néanmoins, affirme-t-il non sans désolation, force est de constater que le pouvoir privilégie la menace et la répression au lieu et place du dialogue et de la concertation ». Pour le plus vieux parti de l’opposition, « menacer les enseignants grévistes de radiation, réprimer les étudiants des Ecoles nationales supérieures sont des actes condamnables ». Les libertés syndicales et le droit à la grève ne peuvent être remis en cause, ajoute cette formation politique qui salue la mobilisation des enseignants, des médecins résidents, des étudiants de l’ENS et des syndicats autonomes, leurs mouvements sont un signal fort d’une prise de conscience au sein de la société, ce qui a brisé le mur de la peur, par des sacrifices en faveur des droits sociaux et politiques. Le FFS s’inquiète de la situation qui caractérise plusieurs secteurs de la vie nationale et considère dangereuse l’absence de solutions aux revendications de corporations entières. Le FFS s’engage dans ce sillage à poursuivre son militantisme pour un Etat de droit, un Etat qui consacre les libertés individuelles et collectives, un Etat qui garantisse les droits à l’expression, à la manifestation et à la revendication pacifiques. Le parti de Hocine Ait Ahmed se dit convaincu que seules les luttes pacifiques peuvent faire avancer le pays et le faire sortir de cette régression dans laquelle il patauge depuis bien longtemps. Le FFS, faut-il le rappeler, a déjà eu à dénoncer vigoureusement la répression sanglante  d’un rassemblement des médecins résidents au CHU Mustapha Bacha. Ce parti, qui œuvre depuis des années pour la construction d’un consensus national afin de sortir le pays de la crise actuelle, ne voit que le dialogue comme solution à tous les conflits. La réaction du plus vieux parti de l’opposition intervient dans un contexte social marqué par la poursuite de la grève du Cnapeste et des médecins résidents qui maintiennent leur grève prévue pour aujourd’hui à Constantine.     

Yanis. Belmadi

Publié dans Actualité

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, appelle les hommes d’affaires de son pays à « investir en force en Algérie ». S’exprimant à l’ouverture, hier à Alger du Forum des hommes d’affaires algéro-turc, il qualifie l’Algérie « d’île de stabilité politique et économique   en Méditerranée et en Afrique ». En visite de deux jours à Alger, Recep Tayyip Erdogan affirme que l’Algérie « offre d’importantes et diverses opportunités d’investissement ». « Les entreprises et hommes d’affaires turcs doivent développer leurs activités dans ce pays frère », insiste-t-il. En quête de renforcement de la position de son pays en Afrique, le chef d’Etat turc accorde beaucoup d’importance à l’Algérie avec laquelle il souhaite augmenter, notamment, le volume des échanges commerciaux. Il promit, ainsi, de ne ménager aucun effort -avec le président   de la République, M. Abdelaziz Bouteflika- pour augmenter ce niveau pour passer de 3,5 milliards USD actuellement à 5 milliards USD dans les plus brefs délais, puis à 10 milliards USD dans une prochaine étape. Il renouvelle le même vœu que celui exprimé, en 2014, à l’occasion de sa précédente visite en Algérie. Recep Tayyip Erdogan rappelle, dans la foulée, que les entretiens qu’il a eus, la veille, avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, présent à l’ouverture de ce forum, ont permis de « renouveler la volonté bilatérale de   renforcer la coopération économique entre les deux pays et d’augmenter le volume des échanges. Selon lui, les secteurs de l’agriculture, du tourisme, des énergies renouvelables,   des travaux publics et de l’habitat en Algérie constituent d’importantes opportunités d’investissement pour les entreprises turques. « Le temps est venu de concrétiser sur le terrain les accords et la volonté commune des deux pays de promouvoir leur coopération,  notamment dans le domaine économique », ajoute-t-il.

Tête-à-tête avec le président Bouteflika
 A ce propos, le président turc a mis en avant la nécessité de réunir, dans les meilleurs délais, la commission mixte en vue de donner un nouvel élan et promouvoir la coopération économique pour la hisser au niveau des relations politiques et historiques exceptionnelles qui unissent l’Algérie et la Turquie. Dans ce sens, il estime que la participation de plus de 200 hommes d’affaires turcs au Forum d’affaires algéro-turc dénotait de la densité des liens de solidarité, « qui sera gravée en lettres d’or dans l’histoire commune entre l’Algérie et la Turquie ». A l’occasion de cette visite, les entreprises des deux pays ont conclu plusieurs accords qui constituent, selon le président turc, « un jalon supplémentaire pour booster davantage  la coopération bilatérale, notamment économique ». « Le mémorandum d’entente et de coopération signé entre Sonatrach et le groupe turc représente un investissement d’un (1) milliard USD dans le domaine pétrochimique », précise-t-il. Avant d’achever sa visite, Recep Tayyip Erdogan a eu, comme prévu, un entretien avec son homologue le président Abdelaziz Bouteflika.

Samir Rabah

Publié dans Actualité
mardi, 27 février 2018 00:00

Signature de sept accords de coopération

Sept accords de partenariat et de coopération et mémorandums d’entente ont été signés dans le cadre de la visite du président turc Recep Tayyip Erdogan. Plusieurs domaines tels que les hydrocarbures, l’enseignement supérieur, la diplomatie, la culture, le tourisme et l’agriculture sont concérnés. Tard dans la soirée, plusieurs accords ont été signés avec le partenaire turc. Les deux parties ont commencé par parapher un protocole de coopération pour la promotion et le développement de la langue turque en Algérie, a indiqué l’APS ce mardi. Ensuite, les officiels des deux pays se sont penchés sur la question de la coopération dans le domaine des hydrocarbures. A cet effet, deux mémorandums d’entente et de coopération entre la Sonatrach et les entreprises turques Ronesans et Bayegan ont été signés. Le premier a été paraphé par Abdelmoumen Ould Kaddour du côté algérien et Irman Ilicak, PDG du groupe Ronesans du côté turc. Le second a, quant à lui, été paraphé par Burhan Ozcan, PDG de la firme turque Botas. Deux autres accords, portant respectivement, sur la coopération dans le domaine du tourisme et de la culture ont également été signés. Pour ce qui est de la question de la sauvegarde du patrimoine culturel commun, les Turcs se sont montrés très attentifs, ce qui reflète l’importance donnée à la question des échanges culturels. Cette attitude démontre également que la partie turque est déterminée à déployer tout son pouvoir de séduction. Les Turcs comptent donc mettre à profit la popularité d’Erdogan en Algérie. Dans le domaine de l’agriculture, un protocole d’entente a été signé par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui et le ministre turc de l’Alimentation, de l’agriculture et de l’élevage, Ahmet Esref Fakibaba. Les deux parties ont également paraphé un mémorandum d’entente de coopération entre l’Institut diplomatique des relations internationales (IDRI) du ministère des Affaires étrangères algérien et l’académie diplomatique turque relevant du ministère des affaires étrangères turc.

Publié dans À la une

Une délégation d’homme d’affaires danois est attendue à Alger début mars prochain, a indiqué hier l’ambassadeur du Danemark, Julie Elisabeth Pruzan Jirgensen, lors d’un entretien qu’elle a eu avec le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi. La visite de ces hommes d’affaires en Algérie permettra d’examiner les opportunités de partenariat entre l’Algérie et le Danemark, a indiqué un communiqué du ministère de l’Industrie et des mines. Lors de cette audience accordée par M. Yousfi à Mme Pruzan Jirgensen, les deux parties ont examiné les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale ainsi que l’échange d’expériences et d’expertises entre les deux pays, notamment dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, a précisé la même source.

Publié dans Actualité

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Saïd Bouhadja a passé en revue, hier à Alger, avec l’Ambassadeur de Tunisie à Alger, Ennasser Essayd, les relations «exceptionnelles» qui lient les deux pays et les voies à même de hisser la coopération bilatérale dans divers domaines, a indiqué un communiqué de l’Assemblée. Qualifiant les relations bilatérales «d’historiques, stratégiques et profondes», M. Bouhadja a rappelé les évènements de Sakiet Sidi Youcef où les sangs algérien et tunisien se sont mêlés, indique-t-on de même source.  Le président de l’APN a mis l’accent sur l’impératif de «dynamiser la diplomatie parlementaire pour renforcer la coopération bilatérale et la  hisser dans tous les domaines, d’autant que l’Algérie se dirige vers la diversification de ses ressources économiques». Evoquant la situation dans la région, le président de l’APN a réitéré la position constante de l’Algérie qui prône la non-ingérence dans les affaires internes des Etats, insistant sur «le dialogue et la réconciliation pour l’instauration de la stabilité dans la région». Il a, dans ce sens, annoncé l’installation prochaine du groupe parlementaire d’amitié «Algérie-Tunisie», qui se veut «un nouveau jalon de la coopération bilatérale». De son côté, l’ambassadeur tunisien «s’est félicité» des relations fraternelles qui lient les deux peuples et gouvernements, qualifiant celles-ci d’»exceptionnelles», de par l’histoire commune et leur position géographique, saluant «le soutien de l’Algérie à la Tunisie durant la  période difficile qu’elle a traversée ces dernières années». Il a également appelé à «poursuivre et intensifier la coopération, au mieux des intérêts communs», insistant sur la nécessité de faciliter les échanges commerciaux et l’investissement dans les deux pays, «l’Algérie étant le principal partenaire de son pays dans la région». Le parlement tunisien est prêt à installer le groupe parlementaire d’amitié «Tunisie -Algérie», a précisé M. Essayd qui a remis la liste de ses membres au président de l’APN, tout en lui réitérant l’invitation en vue d’effectuer une visite en Tunisie pour raffermir les relations parlementaires.

Publié dans Actualité

Said Sadi est-il de retour sur la scène politique nationale, lui qui, il y a à peine quinze jours, signait son divorce organique avec le parti qu’il a fondé en 1989, le RCD avant de céder sa présidence en 2012 ? L’homme recule-t-il pour mieux rebondir dans la perspective de l’élection présidentielle d’avril 2019 avec la prétention qui lui est prêtée de s’y présenter en tant que candidat du courant démocratique ? En tout état de cause, l’ancien président du RCD ne renonce du tout pas à la chose politique puisqu’il vient de signer une tribune sur le site Middle East Eye, avant-hier lundi. Une tribune dans laquelle Saïd Saâdi s’est évertué à dresser un tableau noir de la situation du pays, allant jusqu’à parler de «prison Algérie». Pour lui, l’Algérie «ne vit pas une crise politique», mais «s’abîme dans une impasse historique», relatant les derniers événements sur la scène nationale depuis le limogeage de Tebboune jusqu’au «récent feuilleton du yoyo de l’industrie automobile». «La censure et la désinformation givrent ou parasitent la vie publique et la justice est caporalisée. Les programmes scolaires sont préemptés par le wahhabisme. Le tourisme est banni et la frontière terrestre avec le Maroc est toujours fermée. La prison Algérie est bien gardée», affirmera Sadi. Et de décrire une société qui n’a le choix qu’entre le net et la migration : “pour en sortir durablement, il faut fuir sur le net ou risquer de périlleuses migrations. Hémorragiques, ces dernières emportent les jeunes et les cadres”. L’ancien double candidat aux présidentielles de novembre 1995 et d’avril 2004, illustrera le «classique de l’autisme de despotes murés dans le déni», par cette «méga mosquée», «érigée contre l’avis des urbanistes algériens qui en ont contesté l’assiette et le coût faramineux pour une esthétique dôuteuse».
Un «monument néostalinien pour les besoins duquel «cinq Centres hospitaliers universitaires (CHU) de dernière génération ont été sacrifiés», Evoquant la nomination d’Ouyahia à la tête du gouvernement, pour la qualifier de “défi”, tout en relevant une contradiction dans le discours du Premier ministre. Le remplacement de Tebboune «par un homme qui a dirigé à trois reprises l’exécutif plus qu’un message : un défi. Fidèle à une réputation de cacique revendiquée, l’impétrant invite le peuple à bénir le cinquième mandat de celui dont il suggère qu’il a mis le pays en « incapacité de payer les salaires», écrit encore Saâdi qui, égratignant tout le personnel politique du sérail prendra le soin d’épargner  Ramtane Lamamra, l’ancien ministre des affaires étrangères. «Auparavant, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, un des rares à bénéficier d’une reconnaissance internationale, a été remplacé par son encombrant adjoint», soutiendra-t-il, avant de se tourner vers son camp, l’opposition à laquelle il propose une feuille de route.
Le syndrome de Mazafran «Les opposants sont condamnés à l’audace innovante, s’ils veulent éviter le chaos», avertira-t-il, leur conseillant «à se poser d’abord en acteurs autonomes, déterminés et responsables», convaincu  que «c’est la seule façon de faire entendre aux décideurs, au premier rang desquels l’armée – qui, demain, sera en première ligne face aux furies populaires – qu’un nouveau système politique est inéluctable». Une opposition que Saâdi  classera en quatre catégories : «le courant démocratique», «les dirigeants qui se sont démarqués du régime», «le fondamentalisme» qui «perdure à travers l’activisme d’un islam social inflammable» et «la société civile dans sa diversité.” Sadi évoquera d’abord le courant démocratique, historiquement ancré dans le combat, confronté à une réalité «sociopolitique considérablement complexifiée. «Prôner l’alternance au pouvoir ne suffit plus. L’Algérie doit repenser ses paradigmes doctrinaux et institutionnels. L’antériorité dans les luttes confère à ce segment une légitimité qu’il faut savoir conjuguer avec l’efficience pour intégrer d’autres énergies, dont la diaspora, dans une révolution alternative pacifique», estimera-t-il. Il y a aussi les dirigeants qui se sont démarqués du régime, qu’il invitera à  un «effort d’adaptation stratégique», estimant que le syndrome de Mazafran est à méditer», faisant remarquer que «d’anciens responsables se sont empressés de débiter des slogans claniques. Aliénation atavique, certains se posaient déjà en intermédiaires entre les participants et l’armée qu’ils espéraient convaincre de leur capacité à faire revenir les égarés  au bercail». Ce qui l’a passé, selon lui, à quitter la salle de cette conférence de juin 2014 au bout d’une heure sans avoir pris la parole». Pour lui, «s’ils veulent prétendre à une renaissance positive, les anciens officiels doivent s’assumer en tant que partisans du changement de – et non dans – le système. Tant que les termes de cette équation sont escamotés, les alternatives consensuelles resteront des chimères». Saïd Saâdi parlera du fondamentalisme qui perdure à travers l’activisme d’un islam social inflammable avec laquelle il recommandera la clarté. «Se présenter en compétiteur dans un cadre démocratique suppose un cahier des charges qui s’impose d’abord à ceux dont les antécédents peuvent nourrir quelques appréhensions», dira-t-il, avertissant que l’on «ne peut pas récuser le vote dès lors que l’on a gagné une élection. La majorité n’implique pas négation de la minorité. Les libertés fondamentales et l’égalité des sexes sont inaliénables… Les mécanismes garantissant le strict respect de ces engagements seront dévolus à un arbitrage constitutionnel incontestable». L’ancien président du RCD citera enfin, la société civile qui, selon lui, «dans sa diversité ne peut rester dans les ambiguïtés qui l’ont, trop souvent, réduite à une feuille de vigne du régime». Quelques unes des leçons de nos multiples expériences, selon Saâdi pour qui «l’échec national, les tensions régionales et les défis de la mondialisation imposent la rénovation», car «aucune proposition alternative commune ne peut abstraire ces enseignements». Affirmant que «le chemin n’est pas simple», que les «obstructions du pouvoir et les tergiversations d’opposants qui peinent à s’extraire du clientélisme font synergie pour entretenir la paralysie», l’ancien homme fort du RCD clôt sa sortie médiatique en soutenant que «le débat sur la procédure est ouvert, c’est la substance même des échanges à venir. Il est cependant possible de cocher les erreurs et fautes du passé. Dans cette période où l’Histoire algérienne vacille, cela est déjà important».

A.K. 

Publié dans Actualité
Page 1 sur 5

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85