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dimanche, 04 février 2018 00:00

N°5448 du 05-02-2018

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dimanche, 04 février 2018 00:00

Enième mise en garde contre la manipulation

Le Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP),  a appelé, hier depuis Tamanrasset, les retraités de l’ANP à «ne pas se laisser manipuler pour des fins qui ne servent ni leurs intérêts ni l’intérêt de leur Patrie», dénonçant «les desseins de certaines parties qui veulent porter atteinte à l’Algérie», indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).  Lors d’une visite de travail et d’inspection à la 6ème Région militaire, entamée hier à Tamanrasset, le Général de Corps d’Armée a souligné que «la fidélité aux sacrifices de nos Chouhada tombés au champ d’honneur pendant plusieurs années et l’attachement aux valeurs de notre Glorieuse Guerre de Libération, exigent inéluctablement un dévouement absolu à l’Algérie, à son peuple et ses intérêts et de ne pas se laisser tromper par ceux qui veulent impliquer une catégorie des retraités dans des questions qui nuisent à leurs intérêts et à l’intérêt de leur pays». «Avec ce dévouement et avec l’élan de cette loyauté pleine de patriotisme, l’Armée nationale populaire continue, avec détermination, sa démarche professionnelle dont les valeurs découlent de notre référentiel révolutionnaire et de notre histoire nationale qui recèle tant de fidélité à l’Algérie et de loyauté à ses intérêts suprêmes et sa bonne réputation qui demeure à jamais au-dessus de toute considération», a affirmé le chef d’Etat-Major de l’ANP dans une allocution d’orientation, suivie via visioconférence par l’ensemble des éléments de la Région.»Ces éthiques, dont l’épine dorsale est la préservation de ce renom mérité qui représente le prolongement logique de celui marqué par nos Chouhada avec leur sang. Une réputation que personne n’a le droit d’entacher. Est-il de l’intérêt de l’Algérie de voir quelques parties manigancer sans conscience pour compromettre certains retraités et les manipuler pour des fins qui ne servent ni leurs intérêts ni l’intérêt de leur Patrie», a-t-il ajouté. Le Général de corps d’Armée a fait observer que «ces parties qui veulent et qui œuvrent, à travers certaines plumes aux intentions malveillantes, à faire aboutir leurs projets de porter atteinte à notre Patrie l’Algérie, qui demeurera, à jamais et malgré eux, grande et digne de relever tous les défis et de consolider davantage la sécurité et la stabilité, poursuivant son parcours de développement ambitieux». «Celui qui emploie ces plumes et abuse de ces tribunes est parfaitement conscient de ses desseins pernicieux, avec lesquels, il œuvre désespérément à nuire aux grandes évolutions que connait l’ANP, en omettant, voire ignorant que nul ne pourra tromper ceux qui ont l’intime conviction que le bon citoyen conscient, loyal et honnête est celui qui s’interroge toujours sur ce qu’il a apporté à sa Patrie avant de demander ce que la Patrie lui a donné», a-t-il fait savoir. Le Général de Corps d’Armée a, par la même occasion, «salué les efforts laborieux et soutenus que déploient les éléments de ces unités sur le terrain avec dévouement et fidélité à leur peuple et leur Pays l’Algérie.  Des efforts qui reflètent leur imprégnation des valeurs de sacrifice et de conscience de l’importance de la mission qui leur est assignée en toutes circonstances». «Notre vision, au sein de l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, est ouverte et ambitieuse dont les objectifs et les fins sont bien définis. Une vision aboutie comme témoignent les faits sur le terrain car elle puise d’une noble source qu’est l’Algérie aux valeurs éternelles et à l’histoire nationale riche et prestigieuse», a-t-il noté.  Le chef d’Etat-Major de l’ANP a souligné que «l’Algérie constitue également l’ultime finalité de cette vision pour un futur glorieux et prometteur. Et pour cela, tous les potentiels sont mobilisés et tous les moyens et les capacités sont investis afin de pouvoir réunir tous les éléments de force qui nous permettent de concrétiser, chaque jour, de nouveaux acquis qui confirment l’importance majeure qu’accorde le Haut Commandement de l’ANP à atteindre les objectifs escomptés, grâce aux orientations perspicaces et à l’appui indéfectible de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des Forces Armées, Ministre de la Défense Nationale à nos Forces Armées». «Avec cette dynamique, les composantes de notre Armée sont devenues comme de véritables cellules d’abeilles en termes de travail laborieux, conscient, persévérant et déterminé à réussir», a-t-il soutenu. La visite du chef d’Etat-Major de l’ANP s’inscrit «dans le cadre des visites d’inspection périodiques des unités militaires mobilisées le long de nos frontières Sud, et du suivi de l’état d’avancement de l’exécution du programme de préparation au combat 2017/2018 à travers toutes les unités de l’ANP», précise le communiqué du MDN.  La visite a été entamée par «l’inspection des unités mobilisées au niveau du Secteur opérationnel de Bordj Badji Mokhtar aux extrêmes frontières Sud de notre pays, où le général de Corps d’Armée a tenu une rencontre avec les personnels de ces unités, en compagnie du Général-Major Meftah Souab, Commandant de la 6ème Région militaire».
«L’occasion a été donnée, par la suite, aux éléments de la Région pour exprimer «leurs préoccupations et intérêts, qui ont réitéré leur détermination à demeurer les garants indéfectibles dans la sauvegarde de nos frontières nationales de tout danger et contre tous les fléaux et les menaces», ajoute le communiqué. Le Général de Corps d’Armée a, par la même occasion, inspecté le Dépôt sectoriel du carburant, qui garantit l’approvisionnement des unités du Secteur opérationnel de Bordj Badji Mokhtar en produits énergétiques, où il a suivi un exposé sur ce Dépôt et visité ses différentes composantes», conclut la même source.

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dimanche, 04 février 2018 00:00

Baha Eddine Tliba crée la polimique

Vingt quatre heures après l’annonce par le SG du FLN de l’interdiction formelle d’évoquer le cinquième mandat, voilà que Tliba vient à défier Ould Abbès en annonçant la naissance d’une coordination de soutien. Par cette annonce, le député signe le top départ des manœuvres préélectorales. Le député FLN Baha Eddine Tliba  prend ainsi  de court tout le monde, y compris la direction de son propre parti, en annonçant la création d’une Coordination pour le soutien au cinquième mandat du président Bouteflika. Dans un entretien accordé, hier  à TSA Arabi, le député annonce les noms des personnalités politiques qui ont rejoint son initiative. Parmi eux, figurent des poids lourds de la scène politique : Deux ex-Premiers ministres, Abdelaziz Belkhadem et Abdelmalek Sellal, l’ancien secrétaire général du FLN Amar Saâdani ou encore d’ex-ministres comme Hamid Grine et Ouali Abdelkader. Officiellement aucune des personnalités citées n’a confirmé son adhésion à cette initiative. Mais aucune n’a démenti publiquement. Mais, en privé, certaines de ses personnalités affirment « ne pas avoir été consultées » par Tliba. Comme l’opinion publique, ces personnalités affirment avoir appris l’information à travers la presse.
A priori, Tliba ne peut pas engager sa responsabilité et celles de plusieurs cadres de l’État sur un coup de tête dans un dossier aussi sensible. Mais dans le même temps, le député d’Annaba n’a pas la réputation d’être proche du cercle présidentiel. Et il est difficile d’imaginer des personnalités comme Sellal, Belkhadem et Saâdani qui ont dirigé et organisé les différentes campagnes du président, accepter de travailler sous la coupe de Tliba dont le passé au FLN est très récent. Un autre détail affaiblit sérieusement l’initiative de Tliba, c’est la couleur politique de la fameuse coordination. Bouteflika se veut président « de tous les Algériens ». De ce fait, il a toujours tenu à associer des hommes politiques de différents courants dans ses campagnes et pré- campagnes électorales. Or, le noyau dur de la coordination Tliba est constitué de militants FLN. Paradoxalement, Tliba a fait l’annonce au lendemain d’une énième mise au point du secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, dans laquelle il interdit aux militants de parler du cinquième mandat. Avec son initiative, Tliba défie son patron : « Ould Abbès et d’autres responsables au sein de l’État ne peuvent rater le train du cinquième mandat ».

R C.

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dimanche, 04 février 2018 00:00

Les médecins résidents font la grimace

Les médecins résidents vont-ils enfin arrêter leur grève qui dure depuis deux mois ? Une question à laquelle il est difficile de répondre. Ni par l’affirmative. Ni par la négative. Et donc attendre la décision du Conseil national de CAMRA, le syndicat autonomes qui doit examiner les propositions du Comité multisectoriel en charge des dossiers des médecins résidents. Mais déjà dans un  premier point de presse improvisé  par les délégués , à l’issue de la séance de travail d’hier matin , à laquelle d’ailleurs le Pr Abdellaoui avait assisté, en prononçant une allocution , avant d’aller participer à la célébration de la journée internationale du cancer. Pour eux « il n’y a rien de nouveau dans les revendications accordées par le ministère », rejetant surtout et de façon véhémente la proposition du ministre  de réduire les spécialités concernées par le service civil de 37 actuellement à 20 seulement. Il s’agit de spécialités très demandées dans les régions du Sud comme la pédiatrie, la gynécologie, la radiologie, la cardiologie, l’oncologie, l’ophtalmologie et la traumatologie. Rejet motivé par le fait que cette contraction des spécialités porte atteinte au besoin d’une couverture sanitaire égalitaire. « Aucun accord n’a été conclu », ont tenu à avertir les membres de la délégation de CAMRA. Seul acquis, encore qu’il faille mettre en place le cadre juridique, la prime d’installation en guise d’encouragement. Cette prime sera prise en charge par les collectivités locales où sont affectés ces spécialistes. Concernant les augmentations des salaires, le ministre a joué la carte de la franchise en expliquant que « la situation financière actuelle du pays ne la permet pas « Le ministre de la Santé a assorti ces « concessions » d’exportation et d’appels à la « responsabilité des médecins résidents devant les malades », assurant que « la porte du dialogue reste ouverte à toutes les propositions qui tiennent compte des possibilités financières du pays » Le Pr Abdellaoui a parlé également de perturbation du cursus des étudiants, à cause de la grève, brandissant même le spectre de l’année blanche. Par rapport à la liste des revendications, aussi longue qu’un devis, effectivement la réponse peut sembler bien en deçà des attentes. C’est que la marge de manœuvre du gouvernement est très étroite, avec l’état actuel des finances du pays. D’où justement le rejet catégorique de la revendication relative à l’augmentation des salaires, car Ouyahia le sait bien : une telle augmentation pour les résidents, dont les salaires sont bien dérisoires, ouvrirait les appétits des autres corporations qui sont en embuscade. A commencer par le syndicat des praticiens de la Santé publique du très remuant Dr Merabet.  Alors, verra-t-on les résidents renfiler enfin leurs blousses ?

H.Khellifi.

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Le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), Mohamed Ayad, a annoncé que la facture globale des médicaments pourrait se chiffrer à 96 milliards de dinars en 2018, contre 88 milliards en 2017 et 14 milliards en 2014, rapporte une dépêche de l’agence de presse officielle APS. Il assure par ailleurs que l’approvisionnement en médicaments destinés au traitement de toutes les pathologies va être «assuré sans accros» en 2018. S’exprimant hier à l’émission «L’invité de la rédaction» de la Chaîne III de la Radio algérienne, Mohamed Ayad signale, en outre, qu’en ce qui concerne les soins destinés spécifiquement aux malades atteints de cancer, «tout est rentré dans l’ordre» à l’exception d’un seul produit, en indiquant qu’il sera réceptionné prochainement. Á propos des ruptures récurrentes observées ces dernières années sur certains médicaments, le responsable les impute aux fournisseurs, ajoutant là aussi, que le problème était réglé. Á la question relative aux tensions sur les médicaments résultant aussi des dysfonctionnements constatés dans la distribution, M. Ayad acquiesce en précisant cependant que ceux-ci «sont pris en charge rapidement». Pour éviter que de pareilles situations ne se répètent à nouveau, M. Ayad annonce que la PCH a décidé d’établir elle-même, avec l’accord des établissements hospitaliers, les prévisions concernant les besoins en médicaments «par produit et par structure».

Plus de 2.4 milliards DA de médicaments périmés
Par ailleurs, le directeur général de la PCH, a révélé qu’à la prise de ses fonctions une situation de médicaments périmés avant leur distribution s’est établie à 2.4 milliards dinars dont certains remontent jusqu’à 25 ans. La prise en charge de ce dossier a permis, selon le même responsable, de rembourser 1.6 milliard de dinars auprès des laboratoires alors qu’un lot de médicaments d’un montant de 200 millions dinars sera incinéré puisque leur remboursement était impossible.

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Une prime d’installation sera accordée par les collectivités locales aux médecins-résidents dans le cadre du service civil, a été proposée par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, a annoncé hier à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasballaoui. «Le Premier ministre a proposé, après concertation, une prime d’installation qui sera accordée par les collectivités locales aux médecins-résidents, et ce en fonction des zones et après la création du cadre juridique», a déclaré M. Hasballaoui, dans une allocution d’ouverture de la rencontre de la commission intersectorielle négociant avec le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), précisant que la fourchette de cette prime «n’a pas encore été arrêtée». Il a indiqué que son département «ne fermera jamais les portes du dialogue, mais il ne peut travailler sans se référer aux lois de la République et à la réglementation en vigueur dans son secteur», faisant notamment allusion au service civil. «Nous avons réglé grâce à ce cadre juridique certaines préoccupations», a déclaré le ministre, précisant que la Commission intersectorielle va également étudier «les différents dysfonctionnements» que rencontre le secteur de la santé, dont les problèmes de transport et le manque de matériels et celui du service civil.  «La commission devra formuler, lors de cette rencontre, d’autres propositions», a-t-il dit, rappelant que son département aspire à «réorganiser le système de santé». Soulignant par ailleurs l’importance de travailler dans le calme et la sérénité, M. Hasballaoui a appelé les médecins-résidents à «reprendre le travail dans l’immédiat». «Il est temps de reprendre le travail et la formation dans l’immédiat.  Chacun de nous doit assurer et assumer ses responsabilités», a-t-il  soutenu, avant d’afficher sa satisfaction quand au bon déroulement des négociations, notamment en matière de regroupement familial, de logement décent, de formation continue et d’amélioration des services techniques. Précisant que le salaire de ces médecins-résidents, «ne peut pas être révisé à l’heure actuelle», M. Hasballaoui a toutefois indiqué que plusieurs dossiers «sont en étude», en attendant de trouver les solutions adéquates. Les médecins-résidents, qui avaient entamé le mouvement de grève illimitée depuis plus de deux mois, exigent l’abrogation de l’obligation du service civil et son remplacement par un autre système de couverture sanitaire pour l’intérêt du patient et l’épanouissement socio-professionnel du médecin spécialiste, et le droit à la dispense du service militaire comme tout citoyen algérien. Les médecins-résidents représentés par le CAMRA exigent également des autorités le droit à une formation de qualité, la révision du statut général du résident, le droit aux œuvres sociales et la discussion sur les revendications des spécialistes en biologie clinique concernant l’agrément d’installation à titre privé.

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dimanche, 04 février 2018 00:00

Quatre nouveaux centres opérationnels en 2018

Quatre (4) nouveaux centres de lutte contre le cancer seront opérationnels en 2018, portant le nombre total à 17 centres répartis à travers le territoire national, a annoncé hier à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui. Intervenant à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du cancer, placée cette année sous le thème «Je peux, nous pouvons vaincre le cancer» M. Hasbellaoui a souligné que pour l’année 2018, quatre centres de lutte contre le cancer, à El Oued, Béchar, Adrar et Tizi-Ouzou, seront opérationnels, soit au total 17 centres publics de lutte contre le cancer répartis à travers  le territoire national. Il a ainsi fait savoir que «l’année 2018 constitue pour l’Algérie, à travers le Plan national cancer 2015-2019, l’occasion de réitérer son engagement dans la lutte contre le cancer et les autres maladies non transmissibles».
En ce sens et dans le domaine de la disponibilité des médicaments, le ministre a mis en exergue les efforts financiers consentis par l’Etat, précisant que «plus de 37 milliards DA ont été mobilisés pour l’acquisition de médicaments des classes de la cancérologie et de l’hématologie, ce qui représente 60% de la totalité des achats de la PCH pour l’année 2017». En matière de renforcement des capacités techniques, M. Hasbellaoui a fait savoir qu’une attention particulière a été accordée au renforcement en personnels médical, paramédical et techniques des établissements hospitaliers prenant en charge les patients atteints de cancer, ce qui a permis ,a-t-il expliqué, d’acquérir un personnel médical et paramédical correspondant à des normes de «fonctionnement suffisantes«. «Cela a également permis la mise en œuvre de programmes d’actions en vue de l’utilisation du Fonds de lutte contre le cancer, le lancement d’un programme de formation des médecins généralistes couvrant toutes les wilayas et intéressant l’ensemble des médecins généralistes, ainsi que le lancement de la formation des personnes compétentes en radioprotection», a ajouté le ministre de la Santé. S’agissant d’information sanitaire sur le cancer, M. Hasblaoui a évoqué la mise en place du réseau national des registres du cancer, alors qu’en matière de prévention, son département «veille à ce que certaines actions structurantes bénéficient d’une priorité absolue». Il a cité à cet effet, la finalisation des consensus thérapeutiques des principaux cancers pour mieux cerner les besoins en médicaments et maîtriser la facture y afférente, le soutien aux investissements dans le domaine de la production des médicaments entrant dans la thérapie du cancer ainsi que la formation et la mise à niveau des compétences des personnels en charge du cancer. Dans le même registre, le ministre a relevé que les mesures prises depuis fin 2013 ont permis de «redonner toute sa dignité au patient atteint de cancer en assurant une chimiothérapie (oncologie médicale) de proximité dans toutes les wilayas du pays et de quadrupler quasiment l’offre en radiothérapie», soit 7 accélérateurs en décembre 2013 contre 26 actuellement dans le secteur public. «Cette amélioration a permis de réunir les conditions propices à la mise en œuvre sereine des mesures de fond à même d’améliorer durablement la qualité de la prise en charge et de maîtriser les coûts», a-t-il indiqué. Pour le ministre, il s’agit à présent de «consolider et de poursuivre les actions déjà engagées en veillant à impliquer durablement le mouvement associatif et accentuer la mise en œuvre effective de toutes les mesures centrées sur l’amélioration de la prise en charge du patient».

L’Algérie peut vaincre le cancer
Faisant l’état des lieux de cette maladie en Algérie, le ministre a relevé que les données épidémiologiques des cancers, issues du réseau national des registres des cancers, s’inscrivent dans la tendance évolutive mondiale, précisant que ces données indiquent que l’incidence annuelle des cancers continuera d’augmenter en passant de 41.870 cas en 2015 à 49.000 cas en 2020 et à 61.000 cas en 2025. «Aujourd’hui plus que jamais, je peux vous dire qu’ensemble, nous pouvons vaincre le cancer», a affirmé M. Hasbellaoui, rappelant à ce propos que «les résultats obtenus depuis 2013, grâce notamment à un engagement politique fort matérialisé par la décision du président de la République de faire du dossier du cancer un chantier présidentiel, permettent de dire que nous avons résolument emprunté le chemin de l’espoir et en tournant la page du désespoir». Il a fait savoir qu’avant même l’adoption du Plan cancer 2015-2019 et en application des directives du Président Abdelaziz Bouteflika, le ministère de la Santé a pris «les mesures nécessaires permettant de mettre fin à la pénurie des médicaments utilisés dans le traitement du cancer et d’améliorer rapidement l’offre en matière d’oncologie et de radiothérapie». «L’amélioration de l’offre en oncologie médicale se traduit aujourd’hui par l’existence de 41 services et 77 unités fonctionnels couvrant les 48 wilayas, avec la disponibilité des médicaments d’oncologie, alors que l’amélioration de l’offre en radiothérapie se traduit par l’existence de 36 accélérateurs linéaires fonctionnels dont 10 au niveau du secteur privé contre 7 accélérateurs en 2013», a souligné le ministre. Á cela s’ajoutent 12 autres accélérateurs qui sont en cours d’installation au niveau de 4 centres de lutte contre de cancer (El Oued, Béchar, Adrar et Tizi-Ouzou) et qui seront fonctionnels au cours de l’année 2018, ce qui a permis de ramener les délais d’attente au niveau des meilleurs standards internationaux, a-t-il conclu.

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dimanche, 04 février 2018 00:00

Djaballah reconduit à la tête du FJD

Le premier congrès du front pour la justice et le développement (FJD) s’est achevé avant-hier en soirée avec la reconduction à sa tête de Abdallah Djaballah pour un second mandat de cinq ans. Parmi les changements majeurs opérés dans les statuts du parti, la création du poste de Morchid «guide  général» du parti à l’image de ce qui est en cours au sein des partis islamistes de par le monde, comme celui des frères musulmans, poste revenu à Abdallah Djaballah, le poste de premier secrétaire national à l’image de ce qui est en cours au FFS, celui de président du conseil consultatif national, l’instance démocratique par excellence au sein du parti appelée à trancher sur les principales questions politiques, de l’instance d’orientation et de contrôle, présidée par le président du parti, De nouvelles instances ainsi créées avec comme souci «d’équilibrer dans les prérogatives», comme le soutient Lakhdar Benkhellaf, chef du groupe parlementaire du triumvirat Nahda-FJD-Binaa. Et dans ses déclarations lors de ce congrès d’une journée, Abdallah Djaballah n’en démord décidément pas concernant la question identitaire. Le vieux cheikh a été on ne peu plus clair au sujet des décisions présidentielles de fin décembre dernier portant officialisation de  Yennayer, le nouvel amazigh, comme fête nationale chômée et payée, la généralisation de l’enseignement de tamazight et le projet de création d’une académie pour cette langue millénaire. Pour lui, ces décisions du Président de la république que l’ensemble ou presque de la classe politique, y compris parmi sa famille idéologique, a applaudies, sont de nature à «provoquer à «l’avenir une guerre civile dans le pays». Pour lui, cette date-phare du calendrier berbère était une «fête païenne» et sa célébration est donc «haram». Et d’en ajouter une couche, soutenant que l’officialisation de cette date est un «coup porté au modèle culturel unique du pays». Djaballah s’intronisera également linguiste  en affirmant que la graphie latine est «un plus apporté à la langue française». Pour lui, ces décisions présidentielles sont le résultat d’un «calcul politicien et non d’une volonté politique réelle du pouvoir».                                       

       A.K.

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La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, a mis l’accent sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie des personnes aux besoins spécifiques, en œuvrant à leur assurer tous les moyens nécessaires à cet effet, a indiqué hier un communiqué de ce ministère. Mme Eddalia a instruit les directions de l’action sociale et de la solidarité de wilaya en vue d’»assurer l’activation des procédures et des mesures visant à la concrétisation de la politique de l’Etat dans ce domaine et l’amélioration de la coordination entre les divers organismes concernés, en particulier entre ceux chargés de la réalisation des projets et des établissements ouverts au public», précise le communiqué. Elle a insisté, à cet égard, sur la «nécessité d’intensifier les efforts permettant aux personnes aux besoins spécifiques et leurs familles l’obtention des logements situés au niveau des rez-de-chaussée à leur demande, après leur aménagement et leur application en fonction de leur type de « handicap », souligne la même source. La ministre a précisé, en outre, que «le travail est toujours en cours avec les différents acteurs dans les domaines de l’urbanisme et de la construction, en coordination avec tous les départements ministériels et les organismes concernés, afin d’atteindre les objectifs escomptés conformément à la norme algérienne d’accessibilité», ajoute le communiqué.

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‘‘Nous espérons gagner 1,5 milliard dollars sur une année grâce à la suspension à l’importation des 851 produits comprenant 400 produits industriels dont l’importation avait coûté un milliard de dollars en 2016, et 451 produits agricoles et agroalimentaires’’, estime le ministre. Concernant les craintes de certains opérateurs quant au risque de voir leurs activités entravées par la suspension de l’importation de certains intrants, le ministre considère que s’il est légitime que ces derniers s’inquiètent, il n’en demeure pas moins qu’ils doivent savoir que «le but est de les protéger». «Ceux qui sont en train de contester cette mesure sont ceux qui activent dans des filières que nous avons totalement protégées puisque nous avons interdit l’importation du produit fini. Donc déjà, nous leur avons offert un marché sur un plateau», affirme-t-il. Plus explicite, M. Benmeradi relève que le problème dans l’économie nationale réside dans le fait que des opérateurs – par méconnaissance de ce qui est produit dans le pays ou pour des objectifs inavoués – préfèrent importer les intrants alors qu’un certain nombre est produit localement. Selon lui, de nombreux opérateurs ont réalisé des investissements mais sont restés dans l’aval de l’activité et ne remontent pas en amont pour développer les intrants locaux à quelques très rares exceptions. A ce propos, M. Benmeradi cite le cas des premières conserveries de tomate : les premiers investisseurs ont construit des usines pour la transformation de tomates mais ramenaient le concentré de tomates de Turquie et ne faisaient donc que de la mise en boîte. Mais par la suite, relève le ministre, un certain nombre d’entre eux ont commencé à remonter en amont en travaillant étroitement avec les agriculteurs. Mais citant l’exemple de la filière boissons, il indique que les producteurs locaux utilisent l’eau comme seul intrant local et considèrent le sucre comme produit national par le seul fait qu’il est raffiné localement, tandis que le reste des intrants est importé, y compris les arômes et les purées de fruits qui sont, pourtant, fabriqués localement. Par ailleurs, M. Benmeradi fait savoir que son département va lancer une évaluation de l’économie nationale en remontant jusqu’au début des années 2000 : «Nous sommes en train de préparer un rapport pour le gouvernement sur la situation du commerce extérieur de 2017 dans lequel nous allons expliquer pourquoi un déficit de plus de 11 milliards de dollars a été enregistré et pourquoi les importations n’ont pas baissé suffisamment. Et puis, surtout, nous allons faire, pour la première fois, une évaluation de long terme à partir de l’année 2000 et étudier ce qui s’est passé dans l’économie nationale. Nous y allons étudier les raisons qui ont fait que la part de l’économie nationale dans la couverture de la demande nationale n’a fait que baisser.» Citant l’industrie nationale, il observe que lorsque le pays exporte quatre produits industriels, mais en importe 100 : «Mais comme ça, on va droit au mur».

Très peu d’investissements industriels dans le secteur privé
Interrogé sur la difficulté d’endiguer les importations en dépit des différentes mesures prises ces dernières années, M. Benmeradi explique qu’elles sont nombreuses. En premier lieu, le système de subventions indirectes et involontaires des importations. En effet, explique-t-il, avec un taux de change tel qu’il est pratiqué actuellement, «l’Etat est en train de subventionner les importations dans le sens où les importateurs obtiennent, auprès des banques, des devises contre des dinars à un cours qui n’est pas réel, c’est-à-dire ne reflétant pas la réelle parité entre le dinar et la devise. En plus, les produits importés sont très souvent subventionnés dans leur pays d’origine. Donc, il est préférable pour les opérateurs nationaux d’aller les acheter à l’étranger que de les produire localement.» La deuxième raison de la persistance des importations à un niveau élevé est l’incapacité du secteur industriel privé de réaliser la diversification et de contribuer, significativement, à la couverture de la demande nationale, détaille encore le ministre, qui déplore la «très faible» production industrielle du pays. Le ministre du Commerce préconise de travailler, systématiquement, sur la base de la balance devises par filière d’activité permettant une vraie intégration nationale comme c’est le cas, selon lui, de la filière médicament. Notant qu’il y a une vingtaine d’année, plus de 95% des besoins nationaux en médicaments étaient couverts par les importations, le ministre rappelle que le gouvernement avait alors décidé de suspendre les autorisations d’importation de médicaments, sauf pour la Pharmacie centrale des hôpitaux et autres établissements publics. Ce dispositif a permis de booster les investissements dans l’industrie pharmaceutique et de produire localement l’équivalent de 2 milliards dollars actuellement contre moins de 2 milliards dollars d’importations, sachant que la demande est de 4 milliards de dollars. «Aujourd’hui, nous sommes le pays qui compte le plus d’usines de médicaments dans l’ensemble de la région. Nous avons dépassé la Tunisie qui nous devançait, ainsi que le Maroc et nous sommes proches de l’Egypte», fait-il valoir. Interrogé sur sa récente déclaration quant à la levée de la suspension des importations dans deux ou trois ans, il répond que cela n’est pas une décision du ministère du Commerce mais qu’elle émane de la loi régissant le commerce extérieur, qui prévoit que dans le cas d’un déficit de la balance commerciale, le gouvernement peut prendre des mesures de sauvegarde, dont la suspension «provisoire» des importations. Il ajoute que le décret exécutif relatif aux 851 produits soumis au régime des restrictions à l’importation précise que les produits concernés sont «temporairement» suspendus à l’importation jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la balance des paiements. Selon lui, d’autres mesures visant à rééquilibrer les deux balances seront prises prochainement : «La mesure de suspension de l’importation de ces produits permettra de libérer les capacités nationales de production, sachant que la majorité des usines algériennes ne tournaient qu’à seulement 20% ou 30% de leurs capacités réelles car leurs produits, finis ou intrants, n’étaient pas achetés malgré leurs prix très compétitifs.» C’est le cas, entre autres, des filières de la céramique et des boissons dont les prix des intrants produits localement sont inférieurs à ceux importés. Le ministre espère, cependant, qu’une fois ces mesures de suspension levées, les opérateurs ne vont pas retourner aux importations car le véritable enjeu, insiste-t-il, est d’ancrer la culture de consommer national. «Il faut être conscient qu’il y a le feu dans la maison. Hormis la balance commerciale énergétique qui est à l’avantage de l’Algérie, toutes les autres balances sont déficitaires. Le tarif douanier contient 99 chapitres dont 95 sont déficitaires avec tous les pays du monde, y compris les pays arabes. Si nous ne faisons rien, dans deux ou trois ans nous n’aurons plus les ressources financières pour importer quoi que ce soit, y compris les céréales. Nous avons perdu en trois ans 50% de nos réserves de change, soit 44 milliards dollars», indique-t-il. Interrogé si cette période de suspension d’importations de produits était suffisante pour développer et diversifier l’outil de production national.

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