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Des commerçants du centre commercial « le bazar », situé à Rahbat El Djemal au centre-ville de Constantine, ont organisé durant le week-end dernier un rassemblement de protestation devant le siège de la direction de la SONELGAZ à Bab El Kantara, pour exiger l’intervention des équipes de maintenance afin de réparer le câble électrique alimentant le bazar, qui a été endommagé par un violent incendie qui l’a ravagé au mois de Ramadhan de l’année écoulée. Les commerçants protestataires ont déclaré que l’opération de réhabilitation du bazar a été entamée avec la contribution financière des locataires des locaux commerciaux, qui emploient plus de 200 chargés de familles, en dépit de grosses pertes suite à l’incendie qui a ravagé une grande quantité de leurs marchandises. Ils ont été confrontés, ajoutent-ils  au blocage de l’Entreprise de distribution de l’électricité et du gaz, qui n’a pas daigné entreprendre les travaux d’entretien du câble, malgré le fait que tous les raccordements internes ont été finalisés depuis une longue période au deuxième étage. Un retard qui les a contraints à organiser cette protestation pour le règlement de ce problème.  Le président de l’agence a accueilli ces représentants avec promesses de traiter la situation dès le début de la semaine prochaine.

M.A

Publié dans Constantine
dimanche, 04 février 2018 00:00

La détresse d’une patiente

À l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, une patiente, une maman de quatre enfants, a tenu à lancer un véritable coup de gueule en direction des responsables du secteur de la santé: laissez-nous mourir, mais dans la dignité. En effet, triste est de constater que la galère des cancéreux est loin d’être terminée. En l’absence de médicaments, encore et toujours,  les cancéreux sont appelés à recourir à leurs propres moyens pour se faire soigner. C’est une véritable gymnastique que ces patients, déjà épuisés par la maladie, doivent faire, chaque jour, pour aspirer dénicher ces médicaments nécessaires à la chimiothérapie. Les choix sont souvent limités, pour ne pas dire inexistants. En dépit de toutes les promesses faites par le ministère de tutelle, la situation ne semble guère s’améliorer. Rien  ne prête à l’optimisme dans ce registre précis. Atteinte d’un cancer du foie, notre interlocutrice nous a fait cette déclaration amère et lourde de significations : qu’ils nous disent ouvertement: on ne peut rien faire pour soulager vos douleurs. Gemzar, 1 gramme,  un médicament destiné à cette catégorie de malades, est ainsi absent des officines de la wilaya, affirma-t-elle. Depuis déjà plusieurs jours, je suis à la recherche de ce médicament, poursuit-elle. Et d’ajouter que les quelques flacons, que j’avais, ont été épuisés il y a plus de quinze jours. L’arrêt du traitement pour un cancéreux est synonyme, reconnaissent tous les spécialistes, de complications assez graves. Le message envoyé aux malades, lança-t-elle, est clair : préparez vous à mourir, mais dans la douleur. C’est une forme « d’euthanasie », qui ne dit pas son nom, à laquelle l’on assiste  aujourd’hui. On est en train de dire, en quelque sorte, à d’autres malades de se préparer au  même sort que celui  des cancéreux. Sans doute aucun, la prise en charge des cancéreux est loin d’être facile. Mais, cela ne peut justifier ce laxisme, sournoisement caché, des services en charge de ce dossier. La souffrance du patient, faut-il le rappeler, encore une fois, n’est pas uniquement d’ordre physique, mais elle est également psychologique. Une chose est sûre, la galère des cancéreux  est encore longue. Pour d’autres malades, plus chanceux, le recours à l’étranger est une solution, mais  à quel prix ! La pénurie des médicaments s’est malheureusement transformée, au fils des mois et des années, en une maladie chronique, ou presque !

M.K

Publié dans Constantine
dimanche, 04 février 2018 00:00

La situation n’a pas évolué d’un iota

Le désamiantage des 2 202 chalets du populeux quartier d’El Guemas continue de susciter moult interrogations au sein des habitants. Ces derniers sont montés, encore une fois, au créneau pour réitérer leur refus de la proposition relative à la surface habitable qui devrait, selon les services en charge du dossier, être revue à la baisse. Il est toujours bon de rappeler, dans ce sillage, qu’en 2011 les autorités locales avaient décidé de réhabiliter ces chalets. Depuis, la situation n’a pas évolué d’un iota. Aucune suite n’a été donnée au dossier, affirment les représentants des habitants. Le gouvernement a été saisi de cette affaire qui traîne depuis sept ans. Via leurs représentants, les riverains n’ont cessé d’interpeller les autorités locales afin de mettre en application les promesses du gouvernement relatives aux subventions financières qui devaient être accordées aux chalets du populeux quartier d’El Guemas. De 70 millions de centimes à 120 millions de centimes, ces aides financières ont été, ainsi, revues à la hausse afin de permettre à chaque habitant d’entamer les travaux nécessaires à la réhabilitation d’un quartier délaissé des années durant. Sept ans après, les habitants attendent toujours l’opération de désamiantage des chalets. Comme ils attendent, également, ces aides financières qui n’arrivent pas ! Il est à signaler, à ce propos, que le wali de Constantine a affirmé, lors de sa dernière  visite au quartier, que le problème des contraintes techniques liées au désamiantage de ces chalets est définitivement pris en charge. La balle est désormais dans le camp des services concernés. La réhabilitation de ce quartier dépend, faut-il le rappeler, de plusieurs départements ministériels. D’où l’urgence d’un plan d’action multisectoriel qui permettra certainement aux occupants des 2202 chalets d’El Guemas d’en finir avec les risques de l’amiante. Cette matière cancérigène a certainement laissé de nombreuses victimes parmi les habitants.

M.K

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dimanche, 04 février 2018 00:00

Le wali hausse le ton

Le wali de Constantine, M Abdessamie Saïdoun a inspecté, hier, les chantiers du pôle urbain UV 20 de la nouvelle ville Ali Mendjeli où il est prévu  la réalisation d’un programme ambitieux de logements publics locatifs comptant 3250 unités réparties en un premier programme de 1488 unités et un second  programme de 1762 LPL. Au niveau de l’UV 20,  le chef de l’exécutif a eu des explications  sur  la réalisation de 3 groupes scolaires, un collège et un lycée. Avec un délai de réalisation de 8 mois, ce projet est à ses débuts avec un taux de réalisation ne dépassant pas les 10%. Se montrant satisfait de la cadence de réalisation du programme des 1762 logements publics locatifs UV20, le wali s’est renseigné sur l’avancement des travaux d’assainissement et  du réseau d’AOP du programme, dont le taux d’avancement est de 98%. Pour ce qui des travaux d’aménagement et de la voirie avec un taux de 49% et 57% Abdessamie Saïdoun  a demandé aux entreprises d’accélérer la cadence de réalisation afin d’être au rendez-vous des dates de relogements prévues durant l’année en cours. Pour ce qui du programme des 1488 logements publics de l’UV20, les travaux d’aménagement de l’extérieur sont à 8%, de la voirie sont à 5% et l’assainissement à 81%, sur ce site le chef de l’exécutif  s’est  dit non satisfait de ce qui a été réalisé. S’agissant du raccordement  au réseau de gaz et électricité,  il a donné des instructions fermes pour raccorder l’ensemble des unités construites à l’UV 20. Au pôle urbain  Aïn Nahas, il a inspecté les 72 blocs du programme des 3200 logements publics locatifs, tout en écoutant des explications sur les obstacles freinant la réalisation  des travaux d’assainissement et des réseaux d’AOP. En effet, le terrain d’une partie du site d’Aïn Nahas est totalement accidenté avec une présence des eaux qui freinent la réalisation  des logements. À ce sujet, l’entreprise est chargée de mobiliser tous les moyens financiers nécessaires pour ériger des murs de soutènement afin de garantir la stabilité du terrain puisque, selon le wali, le terrain où se trouve une partie du programme de 3200 logement publics locatif, est un terrain très difficile. Pour ce qui est des programmes de logements publics locatifs de la nouvelle ville Massinissa,  il a été ordonné aux entreprises chargées de la réalisation des VRD et de l’aménagement  de finaliser  les travaux dans les brefs délais.

Chahinez .D

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dimanche, 04 février 2018 00:00

N°5447 du 04-02-2018

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dimanche, 04 février 2018 00:00

N°5448 du 05-02-2018

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Un avion d’Air Algérie à destination de Beyrouth (Liban) a été contraint hier, près d’une heure après le décollage, de retourner à l’aéroport d’Alger Houari Boumediene en raison d’un problème technique, a appris l’APS auprès d’une responsable au niveau de la compagnie.
«Les membres de l’équipage du vol AH4016 Alger-Beyrouth ont décidé hier de retourner vers l’aéroport d’Alger, près d’une heure après le décollage, suite à une panne dans le système de régulation de la pression», a précisé à l’APS la chargée de communication, Mme Mounia Bertouche. L’équipage qui avait décollé de l’aéroport international d’Alger à 9h30, avec à son bord 47 passagers, a choisi de faire demi-tour pour atterrir vers 10h30 en vue de faire réparer la panne dans les ateliers de maintenance et éviter ainsi un atterrissage forcé au niveau d’un aéroport étranger et partant épargner des frais de réparation très onéreux, a-t-elle ajouté. Une fois la décision de retourner à l’aéroport international d’Alger prise, le personnel navigant a tout de suite rassuré les passagers qu’il s’agissait d’une simple panne technique, a affirmé Mme Bertouche qui a démenti les informations relayées hier matin par certains médias électroniques selon lesquelles le moteur de l’avion aurait pris feu. A l’atterrissage les passagers ont pris un autre avion pour continuer le voyage vers leur destination.

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Une délégation de haut niveau du Medef, conduite par Pierre Gattaz son président, entamera demain, une visite de deux jours en Algérie. Plusieurs patrons français les plus en vue dont le PDG du groupe Suez, très actif en Algérie, feront partie du voyage. L’information a été rendue publique pour la première fois dans un tweet, le 24 janvier, par l’ambassadeur d’Algérie en France, avant d’être relayée par les différents médias. L’annonce de cette visite qui intervient dans un contexte particulier, a été faite à l’issue d’une rencontre le jour même au siège de l’ambassade d’Algérie, entre Abdelkader Mesdoua et Pierre Gattaz. Le séjour de la délégation patronale française a pour but de mettre en place un partenariat entre le Medef et le Forum algérien des chefs d’entreprises présidé par Ali Haddad. Il est à noter que cette visite a été précédée par une rencontre qui a réuni à Paris, vendredi dernier, la présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes, Saïda Neghza, et le patron du Medef. Lors de cette rencontre, les discussions ont été axées sur les perspectives de renforcement du partenariat entre les entreprises algériennes et françaises ainsi que l’amélioration du dialogue économique méditerranéen au profit de l’investissement et de la création de richesses et d’emplois. En marge de cette visite qui intervient au moment où l’Etat algérien est en train de préparer une nouvelle stratégie économique, il sera procédé, en partenariat avec le FCE, à la signature d’un accord portant création du Conseil d’Affaires Algéro-Français. Ce n’est pas la première que le Medef inscrit l’Algérie dans son agenda, sauf qu’en aucun moment le patronat français n’a pu, ou n’a voulu concrétiser les intentions proclamées en de différentes occasions par ses membres les plus influents. Ces derniers qui avaient fait de la présence d’Abdeslam Bouchouareb au poste de ministre de l’Industrie, un véritable « poste avancé » défendant avec zèle les intérêts français ne se sont jamais débarrassés de cette fâcheuse conception de considérer l’Algérie comme un immense marché et une chasse gardée à maintenir dans l’état où elle se trouve actuellement. L’ombre de Bouchouareb va certainement planer sur toutes les réunions ! Ce n’est donc pas par hasard que Louisa Hanoune a fait subir à l’ancien ministre de l’Industrie, un réquisitoire des plus sévères, à la veille d’une visite qui va donner le « beau » rôle à Ali Haddad et le FCE. Quoi qu’il en soit, il est peu probable que des projets de grande envergure voient le jour, à l’issue de cette visite qui va ressembler à ses précédentes. La France qui semble accorder sa préférence aux ultralibéraux algériens n’est pas prête à aller au-delà de certains projets qui lui rapportent gros sans qu’elle ne s’engage trop.                     

          Mohamed Mebarki

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Le salon rassemblera « plus de 100 opérateurs du secteur énergétique : Fabricants d’équipements, distributeurs, bureaux d’études, fournisseurs d’électricité et installateurs ». Un événement commercial international dédié simultanément à l’électricité et aux énergies vertes, se tiendra pour la première fois en Algérie  du 12 au 15 février 2018 à la Société Algérienne des Foires et Exportations (SAFEX) Pins Maritimes Alger. Il s’agit du Salon de l’Électricité et des Énergies Renouvelables. Cet événement rassemblera « plus de 100 opérateurs du secteur énergétique : Fabricants d’équipements, distributeurs, bureaux d’études, fournisseurs d’électricité et installateurs ». Ce salon qui s’adresse aux usagers du grand public, comme aux professionnels de l’industrie et des PME, a au programme des workshops, des rencontres professionnelles, ainsi qu’une série de conférences animées par des intervenants nationaux et internationaux,  entre-autres le président fondateur de Orbicité, cabinet conseil français spécialisé dans les domaines de la ville intelligente et de l’entreprenariat, Gilles Betis, la directrice de recherches au sein de l’Unité de Développement des Equipements solaires du CDER, Mme Nachida Kasbadji  et  le maître de recherches à l’UDES (Unité de développement et des équipements solaires) Mustapha Hatti ainsi que le chercheur et directeur de l’Ecole Supérieure des Sciences Appliquées d’Alger  ESSA, le Pr Seddik Hadji. Selon les organisateurs, l’évènement a comme objectif, « faire découvrir au plus grand nombre de personnes  les nouveautés en matière d’équipements électriques domestiques et sensibiliser les citoyens aux solutions énergétiques alternatives ». Il faut noter que ce salon se tiendra au moment ou  « le pays s’est lancé le défi d’atteindre, à l’horizon 2030, une part de renouvelable de près de 27% dans le bilan national de production d’électricité ». « Une occasion unique de découvrir les alternatives écologiques et économiques d’un futur durable», estiment les organisateurs.

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‘‘Nous espérons gagner 1,5 milliard dollars sur une année grâce à la suspension à l’importation des 851 produits comprenant 400 produits industriels dont l’importation avait coûté un milliard de dollars en 2016, et 451 produits agricoles et agroalimentaires’’, estime le ministre. Concernant les craintes de certains opérateurs quant au risque de voir leurs activités entravées par la suspension de l’importation de certains intrants, le ministre considère que s’il est légitime que ces derniers s’inquiètent, il n’en demeure pas moins qu’ils doivent savoir que «le but est de les protéger». «Ceux qui sont en train de contester cette mesure sont ceux qui activent dans des filières que nous avons totalement protégées puisque nous avons interdit l’importation du produit fini. Donc déjà, nous leur avons offert un marché sur un plateau», affirme-t-il. Plus explicite, M. Benmeradi relève que le problème dans l’économie nationale réside dans le fait que des opérateurs – par méconnaissance de ce qui est produit dans le pays ou pour des objectifs inavoués – préfèrent importer les intrants alors qu’un certain nombre est produit localement. Selon lui, de nombreux opérateurs ont réalisé des investissements mais sont restés dans l’aval de l’activité et ne remontent pas en amont pour développer les intrants locaux à quelques très rares exceptions. A ce propos, M. Benmeradi cite le cas des premières conserveries de tomate : les premiers investisseurs ont construit des usines pour la transformation de tomates mais ramenaient le concentré de tomates de Turquie et ne faisaient donc que de la mise en boîte. Mais par la suite, relève le ministre, un certain nombre d’entre eux ont commencé à remonter en amont en travaillant étroitement avec les agriculteurs. Mais citant l’exemple de la filière boissons, il indique que les producteurs locaux utilisent l’eau comme seul intrant local et considèrent le sucre comme produit national par le seul fait qu’il est raffiné localement, tandis que le reste des intrants est importé, y compris les arômes et les purées de fruits qui sont, pourtant, fabriqués localement. Par ailleurs, M. Benmeradi fait savoir que son département va lancer une évaluation de l’économie nationale en remontant jusqu’au début des années 2000 : «Nous sommes en train de préparer un rapport pour le gouvernement sur la situation du commerce extérieur de 2017 dans lequel nous allons expliquer pourquoi un déficit de plus de 11 milliards de dollars a été enregistré et pourquoi les importations n’ont pas baissé suffisamment. Et puis, surtout, nous allons faire, pour la première fois, une évaluation de long terme à partir de l’année 2000 et étudier ce qui s’est passé dans l’économie nationale. Nous y allons étudier les raisons qui ont fait que la part de l’économie nationale dans la couverture de la demande nationale n’a fait que baisser.» Citant l’industrie nationale, il observe que lorsque le pays exporte quatre produits industriels, mais en importe 100 : «Mais comme ça, on va droit au mur».

Très peu d’investissements industriels dans le secteur privé
Interrogé sur la difficulté d’endiguer les importations en dépit des différentes mesures prises ces dernières années, M. Benmeradi explique qu’elles sont nombreuses. En premier lieu, le système de subventions indirectes et involontaires des importations. En effet, explique-t-il, avec un taux de change tel qu’il est pratiqué actuellement, «l’Etat est en train de subventionner les importations dans le sens où les importateurs obtiennent, auprès des banques, des devises contre des dinars à un cours qui n’est pas réel, c’est-à-dire ne reflétant pas la réelle parité entre le dinar et la devise. En plus, les produits importés sont très souvent subventionnés dans leur pays d’origine. Donc, il est préférable pour les opérateurs nationaux d’aller les acheter à l’étranger que de les produire localement.» La deuxième raison de la persistance des importations à un niveau élevé est l’incapacité du secteur industriel privé de réaliser la diversification et de contribuer, significativement, à la couverture de la demande nationale, détaille encore le ministre, qui déplore la «très faible» production industrielle du pays. Le ministre du Commerce préconise de travailler, systématiquement, sur la base de la balance devises par filière d’activité permettant une vraie intégration nationale comme c’est le cas, selon lui, de la filière médicament. Notant qu’il y a une vingtaine d’année, plus de 95% des besoins nationaux en médicaments étaient couverts par les importations, le ministre rappelle que le gouvernement avait alors décidé de suspendre les autorisations d’importation de médicaments, sauf pour la Pharmacie centrale des hôpitaux et autres établissements publics. Ce dispositif a permis de booster les investissements dans l’industrie pharmaceutique et de produire localement l’équivalent de 2 milliards dollars actuellement contre moins de 2 milliards dollars d’importations, sachant que la demande est de 4 milliards de dollars. «Aujourd’hui, nous sommes le pays qui compte le plus d’usines de médicaments dans l’ensemble de la région. Nous avons dépassé la Tunisie qui nous devançait, ainsi que le Maroc et nous sommes proches de l’Egypte», fait-il valoir. Interrogé sur sa récente déclaration quant à la levée de la suspension des importations dans deux ou trois ans, il répond que cela n’est pas une décision du ministère du Commerce mais qu’elle émane de la loi régissant le commerce extérieur, qui prévoit que dans le cas d’un déficit de la balance commerciale, le gouvernement peut prendre des mesures de sauvegarde, dont la suspension «provisoire» des importations. Il ajoute que le décret exécutif relatif aux 851 produits soumis au régime des restrictions à l’importation précise que les produits concernés sont «temporairement» suspendus à l’importation jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la balance des paiements. Selon lui, d’autres mesures visant à rééquilibrer les deux balances seront prises prochainement : «La mesure de suspension de l’importation de ces produits permettra de libérer les capacités nationales de production, sachant que la majorité des usines algériennes ne tournaient qu’à seulement 20% ou 30% de leurs capacités réelles car leurs produits, finis ou intrants, n’étaient pas achetés malgré leurs prix très compétitifs.» C’est le cas, entre autres, des filières de la céramique et des boissons dont les prix des intrants produits localement sont inférieurs à ceux importés. Le ministre espère, cependant, qu’une fois ces mesures de suspension levées, les opérateurs ne vont pas retourner aux importations car le véritable enjeu, insiste-t-il, est d’ancrer la culture de consommer national. «Il faut être conscient qu’il y a le feu dans la maison. Hormis la balance commerciale énergétique qui est à l’avantage de l’Algérie, toutes les autres balances sont déficitaires. Le tarif douanier contient 99 chapitres dont 95 sont déficitaires avec tous les pays du monde, y compris les pays arabes. Si nous ne faisons rien, dans deux ou trois ans nous n’aurons plus les ressources financières pour importer quoi que ce soit, y compris les céréales. Nous avons perdu en trois ans 50% de nos réserves de change, soit 44 milliards dollars», indique-t-il. Interrogé si cette période de suspension d’importations de produits était suffisante pour développer et diversifier l’outil de production national.

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