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vendredi, 10 mai 2019 00:00

N°5833 du 09-05-2019

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vendredi, 10 mai 2019 00:00

Les spéculateurs défient l’État

 Comme à chaque Ramadhan, la spéculation est au rendez-vous. Les prix flambent même quand les produits sont abondants. Le phénomène est érigé en tradition. Aux promesses des pouvoirs publics qui annoncent tous les Ramadhan que Dieu fait, un répit pour le consommateur, s’oppose le diktat de spéculateurs de tous bords et autres marchands d’occasion. Ces derniers mus uniquement par le gain immédiat, défient tout simplement les pouvoirs publics et font avorter leur stratégie de protection du pouvoir d’achat annoncée en grande pompe, via le Département du commerce. Cette année ne fait pas exception à la règle. Aux premiers jours, les prix ont atteint la cime. Les prix référentiels fixés évoqués par le ministère du Commerce relève d’une vue de l’esprit. Le constant est là pour battre en brèche «  les spéculations » des décideurs, incapables de réguler le marché. L’insuffisance, sinon l’absence de contrôle fait le reste. Dans les marchés de gros à travers le pays, les prix des fruits et légumes ne correspondent pas aux prix référentiels (gros et détail), fixés, il y a quelques jours, par le ministère du Commerce, et sont même plus élevés parfois. Les prix des légumes diffèrent de ceux fixés précédemment par le ministère du Commerce et affichés au niveau du marché. Même constat au niveau des marchés de détail où les prix référentiels des fruits et légumes n’ont pas été respectés, voire même multiplié par deux, à l’image de la tomate (170 da), la courgette (100 Da), l’ail (de 200 à 800 Da) et la laitue (de 120 à 150 Da), alors que le prix des bananes a atteint les 300 Da (prix référentiel -250 Da-).Concernant la viande bovine importée notamment réfrigérée (prix référentiel de 750 DA), les vendeurs de ces marchés ont affirmé qu’ils n’ont pas été approvisionnés, jusqu’à présent, en cette matière (importée de Brésil). La viande bovine vendue actuellement provient de la production locale (fraîche), dont le prix varie entre 1200 et 1700 DA/kg, ont-ils soutenu. Quant aux causes de la hausse des prix en ce mois sacré, les détaillants ont évoqué entre autres le non-respect des prix référentiels fixés par le secteur concerné, en raison de la hausse des prix au niveau des marchés de gros, à l’image du marché des Eucalyptus, ce qui les a contraint d’augmenter les prix à leur tour. Selon les commerçants, une hausse des prix est relevée chaque année lors du mois sacré, justifiant cela par «la cupidité» des commerçants de gros. D’autres encore justifient la hausse par la pénurie de certains produits en cette période, bien que les secteurs concernés (agriculteur et commerce) aient réaffirmé, à plusieurs occasions, la disponibilité du produit agricole durant le mois de Ramadhan. Le consommateur dindon de la farce A cet effet, plusieurs commerçants ont appelé le secteur de tutelle à prendre les mesures nécessaires pour que les commerçants de gros respectent les prix référentiels fixés durant le mois sacré, à l’effet de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. A l’intérieur de marchés de détail, l’on remarque que la majorité des vendeurs, contrairement aux instructions du ministère concerné, n’ont pas procédé à l’affichage des prix des fruits et légumes pour offrir le choix au consommateur. Le ministre du Commerce, Saïd Djellab avait annoncé que des «sanctions fermes» seront prises à l’encontre de tout commerçant qui ne respecte pas les prix de référence, ajoutant que ces sanctions peuvent aller d’une amende à la fermeture du commerce.Il a évoqué, dans ce sens, la mobilisation d’un nombre important d’agents de contrôle, au niveau des marchés, aux côtés d’équipes de police et de gendarmerie pour vérifier l’application des prix de référence. Pour leur part, des consommateurs sont unanimes à dire que les commerçants ne respectent pas les prix de référence au niveau des marchés de détail où les prix dépassent largement leur pouvoir d’achat. C’est le cas de la tomate par exemple qui a atteint 170 DA. Une atteinte grave au pouvoir d’achat des simples citoyens aux salaires modestes.

Synthèse de S.L

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vendredi, 10 mai 2019 00:00

Indésirable

Le président de l’APN s’est retrouvé, hier mercredi, presque seul lors d’une cérémonie de commémoration des événements tragiques du 8 mai 1945. Ils étaient à peine une dizaine de députés à être présents à de cette célébration, le reste des députés ayant brillé par leur absence. Et si la bouderie des députés de l’opposition se comprend, eux qui ont fait leurs les revendications du peuple qui, depuis le 22 février réclament le départ de tous les symboles du règne de Abdelaziz Bouteflika, l’ex-président de la République poussé à la démission par ladite révolte populaire, celle des parlementaires de la défunte alliance présidentielle reste énigmatique. A moins que les députés du RND et ceux du MPA et du TAJ aient rejoint leurs camarades du FLN dans leur «velléité» de détrôner Mouâd Bouchareb du perchoir de la Chambre basse du parlement après l’avoir porté dans les conditions que l’on sait, avec, notamment la triste et honteuse image de la porte principale de l’hémicycle parlementaire cadenassée et l’interdiction d’accès intimée à l’ex-président de l’APN, Said Bouhadja. Ce dernier serait même tenté de reprendre son poste à la faveur des nouvelles donnes induites par le mouvement populaire en cours dans le pays depuis le 22 février dernier, et ce, après avoir lamentablement échoué dans son projet de prendre les rênes de l’ex-parti unique dont la couverture politique lui avait été retirée par l’ex-secrétaire général Djamal Ould-Abbès. Même la séance de questions orales prévue pour aujourd’hui jeudi, a été, pour la seconde fois, ajournée après avoir été annulée la semaine écoulée. Les députés auteurs desdites questions, tous du duo FLN-RND, dit-on d’une source proche du parlement, auraient décidé de ne pas assister à cette plénière que les députés de l’opposition ont décidé de boycotter, soupçonnant Bouchareb de voler au secours du Gouvernement dont les membres peinent à effectuer leurs visites dans les wilayas. Un président de l’APN qui, dans son allocution à l’occasion de cette cérémonie commémorative, à emboité le pas au chef de l’Etat dans les éloges à l’ANP et à son commandement. Bouchareb a, en effet, affirme que l’armée consent d’énormes sacrifices pour la protection de la patrie qui, selon lui, fait face à des «défis et à des dangers» et ce, dans le cadre de ses missions constitutionnelles  portant protection de l’unité du peuple, sa sécurité». Il n’a pas manqué de relever le haut degré de maturité du peuple et sa mobilisation aux côtés de l’armée et son commandement éclairé dans le défense des intérêts de la nation au-dessus de laquelle il n’y a aucun autre intérêt».

A.K.

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vendredi, 10 mai 2019 00:00

Indésirable

En prononçant son fameux « ceux qui pensent qu’il n’y aura pas de cinquième mandat rêvent », Mouâd Bouchareb, était à mille lieues de soupçonner que ce malheureux propos allait se retourner, moins de deux mois après contre lui. Cela pour devenir une accusation, voire une marque d’infamie contre lui.  Il est vrai que dans l’euphorie du moment, dédiée au cinquième mandat de « Fakhamtouhou » , il était difficile d’imaginer le renversement de la situation que nous vivons depuis le 22 février. Mouâd Bouchareb, arrivé à la tête du FLN, suite à un putsch contre le président légitime Said Bouhadja, était présenté comme l’avenir chanteur du FLN, le porte flambeau de la nouvelle génération qui marque la rupture avec la gérontocratie du parti incarnée par Djamel Ould Abbès. Hier à l’APN, où il a tenté de reprendre la main, après avoir été dégagé du FLN par la nouvelle direction, Mouâd Bouchareb a vécu sans doute une des pires humiliations dans son parcours politique de jeune premier. Voulant mettre à profit la commémoration des événements du 8 mai 45, en organisant une cérémonie à laquelle tous les députés étaient conviés, le président de l’APN n’a pas eu beaucoup de monde pour écouter son laïus. Pas de députés de l’opposition, dont une partie avait déjà démissionné. Ni aussi ceux du FLN et du RND  qui avaient soutenu sa candidature au perchoir. C’est connu, au FLN les hommes n’ont pas de convictions mais des postures, en fonction des conjonctures.   Symbole de l’ancien pouvoir comme Bensalah, Bedoui, Bélaiz, Mouâd Bouchareb est un personnage politique devenu infréquentable traversant un moment difficile. La question est de savoir s’il est capable de faire le dos rond en espérant un retournement de situation. Pas si sûr, car il pourrait être sacrifié sur l’autel de l’expiation des pêchés commis par Saïd Bouteflika, son mentor. Du FLN, où il était appelé à diriger   une instance de coordination avec son ami Mustapha Rehiel, il vient d’être éjecté sans autres formes de procès par Mohamed Djamai, élu nouveau secrétaire général du FLN. « Dégagé » du FLN, Mouâd Boucherb risque de l’être de la présidence de l’APN. Chaque vendredi, les manifestants réclament sa tête, comme tous les autres « B » du système.  Saïd Bouhadja, évincé de son poste de président de l’APN, veut profiter de l’affaiblissement de Mouâd Bouchareb pour récupérer son « bien » Depuis quelques jours, il multiplie les déclarations pour dire qu’il reste « le président légitime de l’APN ».  Un message subliminal à destination du nouveau pouvoir pour se faire rendre son perchoir perdu. Saïd Bouhadja, qui joue à fond la carte victimaire, a déclaré qu’il déposerait prochainement deux requêtes au Conseil d’Etat et au Conseil Constitutionnel contre Mouâd Bouchareb, qu’il accuse par ailleurs de « dilapider les deniers de l’APN », avec la complicité du secrétaire général. D’une pierre deux coups, veut faire le vieux Saïd Bouhadja qui veut solder son compte avec ces deux responsables de l’APN, c’est-à-dire le SG dont les jours semblent bien comptés.

H.Khellifi.

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vendredi, 10 mai 2019 00:00

Moretti vendu au dinar symbolique!

Abdelkader Bengrina, ancien ministre du Tourisme et de l’Artisanat (1997-1999) et actuel président du parti el Bina, a dévoilé, cette semaine, lors d’une conférence au club El Moudjahid, à Alger, les circonstances dans lesquelles les villas du complexe Moretti, à l’ouest d’Alger, ont été vendues, voire bradées en 1999. « Moretti a été vendu au dinar symbolique. Les villas, qui valaient entre 20 à 30 milliards de centimes, ont été vendues à prix bas. La plus chère a été cédée à 14 millions de centimes ! J’ai refusé ces décisions et je n’ai pas assisté à la réunion du Conseil de participation de l’État (CPE) », a-t-il révélé. M. Bengrina est revenu également sur ses rapports avec Hamid Melzi, ex-directeur des résidences d’État Club des Pins et Moretti. « J’étais son responsable hiérarchique. Quand je voulais mettre fin à ses fonctions, il m’a enlevé la maison que j’avais au Club des Pins. Ensuite la Résidence d’État a été retirée à la tutelle du ministère du Tourisme pour être mise sous l’autorité de la Primature par décret. A l’époque Ahmed Ouyahia était chef du gouvernement. J’avais refusé que Moretti soit ajouté au Club des Pins comme Résidence d’État », a-t-il dit. Le Sheraton Alger a coûté 200 millions de dollars Selon lui, le ministère du Tourisme a été écarté du projet de construction du Sheraton Club des Pins qui a été confié à Hamid Melzi alors PDG de la Société d’investissement hôtelier (SIH). « Ce projet évalué à 200 millions de dollars a été géré par une seule personne. Comment se peut-il qu’un projet d’État soit confié à une personne de gré à gré ? J’ai envoyé à l’époque un dossier complet à Ali Benflis qui était directeur de cabinet du président Bouteflika. C’était d’ailleurs une des raisons qui m’ont amené à démissionner du gouvernement », a confié M. Bengrina. L’ancien ministre a fait une comparaison entre le coût de construction du Sheraton Club des Pins et Le Mercure de Bab Ezzouar (Alger). « Le Mercure, qui n’est pas loin dans les standards de Sheraton, est un don du gouvernement chinois. Son coût était de 45 millions de dollars, 200 millions de dollars pour le Sheraton Club des Pins et 85 millions de dollars pour le Sheraton Oran. Le directeur de la société libyenne d’investissements extérieurs, qui était partenaire de la Société d’investissement hôtelier (SIH), m’a confié qu’il y avait beaucoup de commissions dans le Sheraton Oran. Malgré cela, son coût était de 85 millions de dollars, pas de 200 millions de dollars comme pour le Sheraton Alger », a-t-il détaillé. Un dossier a été remis, selon lui, au président Abdelaziz Bouteflika sur ces projets. « Vous avez tous vu à la télévision comment Bouteflika a chassé et insulté Melzi lorsqu’il lui présentait le projet du Sheraton Oran en l’accusant de prendre de l’argent sous la table. Mais, la règle est que celui qui est insulté par Bouteflika reste à son poste et celui qui est remercié est écarté. Bouteflika a laissé Melzi à son poste pendant vingt ans. C’est lui qui a chapeauté les projets du Sheraton Oran, Mariott Alger, etc. », a-t-il détaillé. La SIH gère une douzaine d’hôtels de haut standing. Tous les investisseurs étaient dirigés vers Hamid Melzi Abdelkader Bengrina a confié avoir contacté Abdallah Bin Jassim Al Thani, responsable des investissements touristiques au Qatar, pour venir chercher des opportunités en Algérie. « À l’époque, je n’étais plus ministre. Abdallah Bin Jassim Al Thani a rencontré le ministre du Tourisme de l’époque qui l’a orienté vers Melzi. Le responsable qatari est venu avec une lettre de l’Émir et une enveloppe de dix milliards de dollars à investir en Algérie. Il est reparti en me disant qu’il est impossible de faire des investissements en Algérie en raison de la corruption et que son État lui interdit de donner des commissions », a-t-il révélé. Même scénario avec le prince et homme d’affaires saoudien Al Walid Ben Talal. « J’ai réussi à le convaincre de venir investir en Algérie. Il était prêt à mettre 12 milliards de dollars dans ces investissements et à reprendre les hôtels Sofitel et Mercure Alger notamment. J’ai contacté à l’époque le directeur de cabinet à la présidence de la République Larbi Belkhir. Al Walid Ben Talal est venu, reçu par le président Bouteflika, par Larbi Belkhir et par le ministre du Tourisme. Mais finalement, il est reparti sans mettre un seul dinar en Algérie parce qu’il a été orienté vers la même personne (Hamid Melzi) », a-t-il encore révélé. Limogé par Bensalah, Hamid Melzi a été arrêté, puis placé sous mandat de dépôt, et poursuivi pour « espionnage. »

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Le théâtre régional Azzedine Medjoubi d’Annaba dévoile son calendrier d’activités culturelles ramadhanesques au profit des familles bônoises et ce à compter du 15 jusqu’au 25 mai du mois courant. C’est dans un contexte de mois sacré que le public annabi pourra aller à la découverte de plusieurs événements culturels après la rupture du jeûne. En effet, le premier programme tracé, propose la 14ème édition du festival national de la musique et la chanson citadine qui aura lieu du 15 au le 21 mai. Le festival, qui représente un acquis culturel faisant la fierté de Bouna, la capitale des jujubes, accueille une pléiade d’artistes dans différents genres musicaux, puisés du patrimoine national authentique allant du Malouf, Hawzi, chaâbi jusqu’à l’andalou. Cette manifestation culturelle, qui sera organisée par le commissariat du festival sous les auspices de la Direction de la culture de la wilaya en coordination avec le théâtre régional Azzedine Medjoubi, sera une occasion qui fera incontestablement vibrer le cœur et subjuguer  le public annabi et les mélomanes, notamment venus s’abreuver de ce mélange culturel universel et ces styles de musique. D’autre part et au grand bonheur des férus de la musique andalouse , les activités culturelles se poursuivront du 22 au le 24 mai, au niveau du TRA à l’honneur de la chanson et la musique andalouse en rendant un vibrant hommage au chantre de la chanson malouf annabi, le regretté Hassen Aouchal, affectueusement surnommé «  Hassen El Annabi »qui a marqué à jamais la scène culturelle locale et nationale et réussi, tout au long de son parcours, à s’illustrer et surtout à s’imposer. Au menu de ce programme élaboré, qui tombe à pic en cette période ramadhanesque, le théâtre abritera aussi bien des pièces théâtrales que des spectacles humoristiques et des one-man-shows, venus de plusieurs régions du pays en l’occurrence de Guelma, Skikda, Batna, Alger qui auront lieu le 25 mai de ce mois .. notant parmi les productions proposées le monodrame de Hamid Gouri sous le titre de « Modakirat maez», la pièce théâtrale «Siyadat elnaiib», réalisée par Aribi hamdi, écrite par Saïdi Abd El ouhab et produite par l’association culturelle du théâtre régional de Guelma, la pièce théâtrale « wasakh com » mise en scène par Chiba Lahcen, produite par le théâtre régional de Batna , le monodrame «el Nour fe l’espoir », produit par la coopérative de El Rimah d’Alger , le one man show intitulé « Halim el kite » écrit par Amel wahiba, mise en scène par Lydia Lariini, produit par la coopérative de Lariini des arts dramatiques de Batna. Les soirées artistiques de Ramadhan s’achèveront avec d’autres pièces telles que « el Marid » mise en scène par Negoulech chahinez et produite par le théâtre régional de Skikda, la pièce de théâtre «Manel wa Sahirat el Rimel», réalisée par Yacine Tounsi et produite par le théâtre régional de Annaba.

Hanine Boucenna

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vendredi, 10 mai 2019 00:00

La spéculation bat son plein

Annaba, ville réputée active et grouillante de monde, vit, en ce début du mois sacré de Ramadhan, au rythme de la spéculation et de l’incivisme. L’activité se réduit au minimum excepté le commerce illicite. La spéculation à outrance en matière des produits de large consommation est signalée à tous les niveaux, malgré la présence sur le terrain de la Direction de la Concurrence et des Prix à travers plusieurs brigades de contrôle, qui ont été mobilisées pour réguler le marché. Ces brigades ont pour mission de réprimer toutes les pratiques commerciales illicites nombreuses à cette époque telles que le fardage, le défaut de registre du commerce, la non observation des normes de conditionnement et conservation des produits proposés. Les vendeurs qui squattent coins et trottoirs et qui agressent verbalement et physiquement parfois les citoyens ne sont pas inquiétés, alors que le mal vient surtout de là, du marché informel et de ses pendants qui sont l’escroquerie et la rapine. Il est vrai que la DCP n’a aucune autorité sur eux, étant donné que cela relève de la voie publique, domaine de la force publique, dont les représentants ne veulent surtout pas intervenir de peur que cela ne dégénère en affrontements si jamais on souhaitait débarrasser les trottoirs des intrus, alors que c’est la santé publique qui est menacée, à l’image des produits sucrés (pâtisserie, boissons gazeuses) qui sont âprement consommés durant ce mois de carême. Les gâteaux sont exposés dans des plateaux exposés à la poussière. La ville et notamment ses zones rurales, sont  inondées par des nouvelles marques de boissons gazeuses, qui sont loin de répondre aux normes requises. Les produits en question, fabriqués dans des laboratoires basés dans leur globalité dans la région des hauts plateaux, échappent à tout contrôle des services concernés. La bouteille de 2 litres, est écoulée à un prix largement moins cher par rapport à celui des marques Coca-Cola, Pepsi-Cola entre autres, à savoir entre 40 et 50 dinars. Pour des spécialistes en la matière, il y a certainement anguille sous roche. «Quand on connaît le  prix du sucre, de la matière première, du bouchon, de la bouteille, étiquette, main d’œuvre et transport, il est impossible de céder une bouteille de 2 litres à ces prix.» C’est l’avis d’un ingénieur de  production et commercialisation de boissons gazeuses et de glace, en activité à Annaba. Selon certaines indiscrétions, les boissons gazeuses seraient fabriquées avec des ingrédients qui se sont avérés au fil du temps dangereux pour la santé, à l’exemple du  SIN-950 ou 951. Il s’agit, explique-t-on, des additifs alimentaires qui sont des produits ajoutés aux produits alimentaires dans le but d’en améliorer la conservation, l’aspect, le goût, etc., à l’image des colorants alimentaires, les conservateurs, les émulsifiants, épaississants, stabilisants, gélifiants, les exhausteurs de goût et les édulcorants. Plus grave, exposés à longueur de journée au soleil, ces produits qui envahissent la chaussée, sont très dangereux. En effet, selon une étude poussée d’un oncologiste : « la chaleur réagit avec les produits chimiques, du plastique de la bouteille, ce qui libère de la Dioxine dans le produit à consommer.» Ces produits achalandés et exposés à perfusion sur les trottoirs font certes le bonheur des petites bourses, mais montrent combien de produits de large consommation qui échappent à des contrôles, sont aujourd’hui définitivement injectés au niveau du circuit commercial. Pour beaucoup d’économistes d’Annaba, le produit informel a gangrené la ville de Annaba, ses tentacules et ramifications s’étendent à l’infini, tant cet ogre insatiable ne connaît aucun répit, puisque avide et prédateur.

B. Salah-Eddine

Publié dans Annaba

Les services de la Gendarmerie Nationale de la wilaya de Constantine, ont arrêté trois individus qui ont été traduits devant la justice,  accusés d’arnaque et d’escroquerie dont ont été  victimes plusieurs citoyens, en leur faisant croire qu’ils étaient  fonctionnaires auprès des tribunaux. Grâce à ce stratagème, ils sont parvenus à soutirer d’importantes sommes d’argent  ayant atteint pour une des victimes 220 millions. D’après les affirmations d’une source sûre auprès du groupement territorial de la Gendarmerie Nationale à Constantine, l’affaire a été traitée par la section de recherches suite à des plaintes et  informations  indiquant que des citoyens ont été victimes d’une opération d’escroquerie, suite à quoi des investigations furent déclenchées ,  permettant  l’arrestation de trois jeunes hommes âgés entre 20 et 30 ans, habitant les cités Zouaghi et Boussouf, qui sont respectivement un enseignant du secondaire, un universitaire ayant le niveau du master et un commerçant avec un modeste niveau d’instruction. Par la suite les victimes, au nombre de 7, constatèrent la disparition de ces individus, ce qui les incita à déposer des plaintes auprès des services de sécurité, alors que d’après une source sécuritaire, le nombre des victimes serait plus important, en attendant la réception d’autres plaintes. Les trois accusés ont été présentés par devant le procureur de la République près le tribunal de Constantine, qui a ordonné leur mise en détention provisoire pour  des actes d’usurpation de fonction, fraude, escroquerie et formation d’une association de malfaiteurs.

Rafik.S

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vendredi, 10 mai 2019 00:00

Le DG appelle au respect des malades

La direction générale du centre hospitalier universitaire  Docteur Benbadis de Constantine (CHUC) est montée au créneau hier pour tirer la sonnette d’alarme  des visites anarchiques faites par les parents à leurs  malades à des heures indues et pour  lancer un appel aux visiteurs leur demandant de respecter le repos des malades et le travail des médecins de garde. «Je demande aux visiteurs de respecter la discipline médicale des malades et du personnel soignant, ainsi que du service de sécurité de l’établissement qui sont responsables de tout incident survenant à l’intérieur de l’hôpital. Et  je les invite à rendre visite à leurs malades à n’importe quelle heure de la journée », nous a déclaré hier M. Benissad Djamel Eddine, directeur général du CHU docteur Benbadis de Constantine, ajoutant que  le repos nocturne pour les malades est sacré  et qu’il est responsable du maintien de l’ordre qui ne tolère aucune digression », a déclaré M. Benissad, le directeur général du CHU. Ce dernier s’est montré très soucieux d’empêcher l’instauration de ce phénomène qui a commencé dès le premier jour du Ramadhan. C’est pourquoi, dit-il, il a  décidé d’y faire face avant que celà ne devienne une habitude. «  Des visites aux malades à partir de 22h 30 c’est inconcevable ! s’est écrié notre interlocuteur. Imaginez les perturbations  qu’elles causent aux services et  chez les malades eux-mêmes ». Indigné autant qu’inquiet, le directeur général de l’hôpital  nous a confié qu’il a été alerté par les médecins de garde dès  le premier jour du mois de Ramadhan, tout de suite après les Tarawih, signalant des processions de visiteurs venus voir leurs proches  alors que ces derniers étaient déjà plongés dans  le sommeil. L’intervention des agents de la sécurité n’a pas dissuadé les visiteurs nocturnes  qui affirmaient mordicus que c’était leur droit. Et malgré les explications qui leur ont été fournies à propos du repos nécessaire aux malade à cette heure –ci, les visiteurs n’en démordaient pas et ils demandaient à voir « leurs » malades. « Cette façon de faire est à la limite irresponsable et elle est prohibée du point de vue médical, et ce  en plus du fait qu’elle cause un grand problème de sécurité aux services concernés et porte atteinte au programme nocturne de surveillance et de sécurité établi par l’administration », a terminé M. Benissad. 

A. Mallem

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Promu au mois de juillet 2018 au rang des walis, alors qu’il occupait les fonctions de secrétaire général de la wilaya d’Annaba, Kamel Abla, chef de l’exécutif de l’une des plus importantes et immenses wilayas, en l’occurrence Guelma, veut gagner son passage : « participer pleinement à la construction d’une cité, debout, fière et tournée vers la transparence et la clarté ».  Kamel Abla, le wali de Guelma affiche une détermination à toute épreuve, quand il évoque les chantiers qui s’ouvrent dans sa circonscription, quelle que soit leur dimension et ce, nonobstant les moyens humains et matériels dont il dispose. Ce commis de l’Etat dit et soutient qu’il ne saurait accepter que quiconque, au nombre de ses collaborateurs directs, baisse les bras devant la moindre difficulté. Quelle meilleure démarche pour cerner au mieux les problèmes d’une wilaya aussi vaste que Guelma, qui compte pas moins de 34 communes, que celle basée sur l’écoute ? Le nouveau wali qui a appréhendé dans sa juste dimension l’impératif de s’ouvrir sur les attentes des citoyens l’aura inscrit comme une priorité dans sa stratégie de proximité. Les visites non-stop rendues aux communes les plus éloignées et les rencontres avec les citoyens s’insèrent dans une vision innovante de la gouvernance locale qui vise la réponse aux besoins des citoyens à travers les actions de développement local. Kamel Abla, a opté pour le contact direct avec le citoyen. En un laps de temps très court, le wali a visité nombre de communes y compris celles confinées dans les massifs la Maouna, et disons le franchement laissés-pour-compte au gré de la conjoncture. Le wali aura constaté que ces zones qui portent les stigmates des effets ravageurs de la colonisation et des groupes terroristes, croulent sous le poids des déficits en dépit de l’effort consenti par l’Etat ces dernières années dans le développement rural. Il s’agit plutôt d’une nouvelle approche qui privilégie la prise en charge des besoins du citoyen. Aussi et toujours dans le droit fil de cette démarche le wali fait de l’amélioration de la qualité de la prestation des institutions publiques un leitmotiv. Sachant pertinemment que de cela dépend largement la restauration de la confiance du citoyen en les institutions de l’Etat. Toutes ses orientations à l’endroit des commis de l’Etat dans les communes où il s’est déplacé versent dans cet objectif conformément aux directives gouvernementales portant sur l’amélioration du service public. Quand bien même l’étendue territoriale de la wilaya est considérable comparativement à d’autres wilayas, il n’est pas utopique d’ambitionner de réduire les disparités existantes entre les nombreuses communes qui lui sont rattachées. L’action locale qui émergera de cette vision du développement planifié en adéquation des besoins réels viendra à ne pas en douter viendra à bout de l’iniquité qui fait toujours le lit des exclusions dangereuses, voire compromettante pour la cohésion sociale. Située entre Annaba et Constantine, la wilaya de Guelma s’affaire à fouler la cour des grandes wilayas du pays pour arracher le titre qui lui convient de droit, d’autant plus, qu’elle dispose d’une armada d’atouts, telle qu’elle ne lésine pas sur les moyens pour assurer à ses habitants un présent confortable et un avenir prospère. Il en est ainsi de son potentiel agricole et sa luxuriance touristique thermale. « Les importants investissements de l’Etat ayant ciblé Guelma lui ont servi de tremplin, dont la projection vers un futur indubitablement confortable sur le plan économique est d’ores et déjà lancée  » a tenu à préciser le wali. Outre une dynamique sans précédent qui conforte ses assises économiques, la wilaya de Guelma qui s’équipe à une cadence effrénée ne dédaigne pas pour ajouter, à chaque fois, des cordes à son arc de développement. Menée par des cadres d’Etat compétents et intègres, cette nouvelle approche empreinte d’une politique rationnelle et perspicace a permis à l’antique Calama de sortir de sa torpeur, dont les signes annonciateurs d’un lendemain révélateur et commode ne peuvent plus se cacher. L’exécutif de cette wilaya n’a depuis jamais rompu avec la célérité dans l’action de tous les moments pour échafauder une ville sous la férule d’un responsable averti, en l’occurrence le wali. La cité ne peut qu’être fière tout autant que ses habitants dont les aïeux avaient marqué l’histoire de leur cité martyre de hauts faits d’armes. Guelma, pôle universitaire en expansion en plus de sa vocation industrielle et agricole mérite un meilleur sort. Ce vœu cher à tous les Guelmis est peut-être en train d’être exaucé. Du moins, le wali affiche une volonté évidente de changer les choses. Une chose est sûre, le commun des visiteurs vous dira que la wilaya change de paysage en se tournant résolument vers l’avenir. Guelma conforte ses assises d’une cité balnéaire thermale par excellence, à une cadence effrénée. Le travail de fourmi à l’actif de l’actuel exécutif fait que cela est à portée de main. Les fruits de ce coup de fouet ayant extirpé la cité de sa léthargie sont perceptibles, voire visibles à l’œil nu.

B. Salah-Eddine

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