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mercredi, 05 juin 2019 00:00

N°5855 du 06-06-2019

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mercredi, 05 juin 2019 00:00

80 véhicules détruits par les flammes

Un bidonville ainsi que la fourrière communale Constantine et plusieurs structures avoisinantes situées à proximité de la zone industrielle Palma ont failli être totalement ravagés par le feu hier à la mi-journée. Six gourbis ont été complètement détruits par l’incendie en plus de 80 véhicules en stationnement au niveau de la fourrière qui ont été complètement calcinés, apprend-on de la cellule de communication de la protection civile qui précise par ailleurs que toutes les dispositions ont été prises par les secouristes pour stopper la propagation des flammes. Le corps de secours a dû intervenir avec des moyens conséquents mobilisés à savoir une dizaine d’unités sollicitées à travers la wilaya dont l’unité principale Benatallah Mohamed Chérif de Ali Mendjli. Ainsi, le poste avancé du Polygone, les unités secondaires Sissaoui Slimane, Guettouche El Djamaï et de Hamma Bouziane, le poste avancé Boumaza Abdelmadjid et celui de Kadour Boumedous, ainsi que l’unité du secteur Kitouni Mourad ont été mobilisées pour l’opération qui a duré toute l’après midi d’hier. Près de 300 véhicules garés au niveau du même espace et une vingtaine de taudis ont ainsi été protégés et placés sous surveillance par les agents de la protection civile. Onze camions anti-incendie, deux camions citerne, trois ambulances et trois véhicules de télécommunication ont été mobilisés par la direction de la protection civile en sus de plusieurs dizaines de pompiers. L’opération s’est déroulée en présence du premier responsable du corps de secours. A noter que les gourbis  du dit bidonville situé en pleine zone industrielle Palma et  l’un des derniers ceinturant encore la ville du rocher, ont été érigés au début des années 1970. A l’heure ou nous mettons sous presse, l’origine du drame reste inconnue. La fourrière a été déjà en 2014 le théâtre d’un incendie qui avait ravagé une vingtaine de véhicules.                    

      M.A

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mercredi, 05 juin 2019 00:00

Fouad Boughanem tire sa révérence

Le directeur de la publication du quotidien Le Soir d’Algérie, Fouad Boughanem, s’est éteint hier à l’âge de 65 ans, après une longue lutte contre la maladie. L’enterrement a eu lieu le même jour, au cimetière de Dély Brahim, en présence d’une foule immense composée de confrères et consœurs, d’hommes politiques et de citoyens venus accompagner à sa dernière demeure un des vétérans de la presse écrite en langue française. Le défunt fait partie de l’ossature, qui donna naissance au titre, en septembre 1990, en compagnie des autres membres fondateurs, Maâmar Farah, Zoubir Souici , Djamel Saïfi et feu Mohamed Bedrina, tous des transfuges de la presse publique. Il était respecté et apprécié de tous, aussi bien dans la corporation, que dans le monde politico-médiatique. Avant l’avènement de l’ouverture démocratique, initiée sous la présidence de Chadli Bendjedid et accompagné sur le terrain par Mouloud Hamrouche, alors chef de gouvernement, l’ensemble des fondateurs des titres privés, y compris Le Soir, exerçaient soit à El Moudjahid ou Horizons. Certains d’entre eux ont même collaboré à El Hadef, l’ancêtre des hebdomadaires sportifs, aujourd’hui disparu. Fouad Boughanem a vécu la terreur des années rouges, où pas moins de 100 journalistes furent assassinés, dans des circonstances atroces. Le 11 février 1996, il fut l’un des miraculés, qui échappèrent de justesse à l’attentat à la voiture piégée, perpétré contre le journal. L’attentat en question fit 29 morts, dont trois journalistes du Soir, Allaoua Aït Mebarek, Mohamed Dhorban et Mohamed Derraza. La folie meurtrière des terroristes a obligé la rédaction du Soir à faire du nomadisme, en comptant sur la solidarité agissante des confrères, particulièrement El Watan, avant d’élire domicile dans son actuel siège. En plus de cette tragédie, qui le marqua à jamais, Fouad Boughanem eut sa part d’interpellations et connut le harcèlement policier pendant plusieurs années. Ils sont au moins 18 journalistes à avoir été condamnés à la prison ferme par la justice au cours de la seule année 2005. Parmi eux, figurait en tête de liste, Fouad Boughanem, Farid Alilat, Sid Ahmed Sémiane , Ali Dilem et Nacer Belhadjoudja. Défenseur acharné de la liberté d’expression, il consacra toute sa vie à lutter en faveur de ce principe. Il rendit son dernier souffle au moment où souffle sur l’Algérie, un vent de liberté porteur de tous les espoirs. Paix à son âme.

Mohamed Mebarki

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mercredi, 05 juin 2019 00:00

Le camouflet de trop

Mouâd Bouchareb, jusqu’à preuve du contraire, reste le président de l’APN, c’est-à-dire le troisième homme de l’état dans l’ordre protocolaire de la République et c’est à ce titre qu’il était présent aux côtés des autres responsables de l’État à la cérémonie de Leïlat El Kadr (Nuit du Destin) et à la prière de l’Aîd El Fitr , avant-hier à  la Grande mosquée d’Alger. Mais, comme le montrent les images, au moment de la présentation des vœux au chef de l’État, le président de l’APN a tenté de se placer  juste après le président  par intérim du Conseil de la nation Salah Goudjil. Le nouveau chef du protocole de la présidence , qui n’est autre que celui qui officiait au Conseil de la nation ,a ordonné  à Mouâd , joignant le geste à la parole, de « dégager » .Ce qu’il fit en se faufilant discrètement vers la porte de sortie, visiblement  touché dans  son orgueil.  Simple maladresse d’un chef de protocole zélé ou instruction de Bensalah, qui prélude d’une mise à la trappe prochaine de Bouchareb qui va ainsi rejoindre la cohorte  de personnages de premiers plans déjà  rasés du paysage politique ? Mouâd Bouchareb, porté à la tête de l’APN dans les conditions que l’on sait par des forces extraconstitutionnelles, est en train de passer un véritable calvaire ponctué par des rebuffades en série.  Porté à la direction du FLN, en tant que président d’une instance provisoire qui devait préparer le congrès du FLN, Mouâd   et sa structure provisoire sont  marginalisés dans un premier temps avant de se voir éliminés  dans un deuxième temps,après la tenue du congrès qui a vu l’arrivée de Mohamed Djemaï.  Ce dernier lui ordonne de quitter la direction de l’APN et dans la foulée, les députés de la majorité lui emboîtent le pas en décidant de boycotter les travaux  parlementaires tant que Moad est au perchoir. Contesté dans sa propre famille politique, exactement  la même qui avait cautionné le putsch contre Said Bouhadja, Mouâd Bouchareb  est cloué chaque vendredi par les manifestants du mouvement populaire qui réclame son départ, comme celui des autres «B». Pour le moment, le président de l’APN continue de faire le dos rond, en espérant survivre à la révolution « vendrediste » en marche. Mais son éviction, n’est visiblement  qu’une question de jours, peut être même d’heures, car elle est inscrite  dans le nouvel ordre des choses.

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Le tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger) a décidé, lundi dernier, le report du verdict dans l'affaire de l'homme d'affaires, Ali Haddad, poursuivi pour faux et usage de faux, au 17 juin en cours.Ali Haddad et le deuxième accusé dans cette affaire, Hassan Boualem, Directeur du Centre national de production des titres et documents sécurisés d'El Hamiz, ont été entendus concernant les accusations d'obtention indue de documents administratifs pour Haddad et de délivrance indue de documents pour Hassan Boualem. Le parquet a requis une peine de 18 mois de prison ferme à l'encontre des deux accusés assortie d'une amende. La défense de Ali Haddad a requis son acquittement du chef d'accusation de faux et usage de faux avec ,restitution de tous les documents et de la somme d'argent qu'il avait en sa possession (près de 4.000 euros et 400.000 da) lors de son arrestation au poste frontalier d'Oum Téboul fin mars dernier alors qu'il s'apprêtait à quitter le territoire national en direction de la Tunisie. Entendu par le juge, Ali Haddad a dit que sa possession de deux passeports était "normale", indiquant avoir utilisé les deux passeports "à plusieurs reprises" lors de ses déplacements à l'étranger. Haddad a justifié la possession d'un deuxième passeport biométrique (48 pages) par le fait que son ancien passeport portait le visa iranien, ce qui allait empêcher son déplacement aux Etats Unis qui refusent "d'accorder un visa pour les passeports portant le visa iranien". Il a précisé n'avoir pas déposé de dossier pour l'obtention de son nouveau passeport qu'il a obtenu suite à "une demande adressée à l'ex- Premier ministre, Abdelmalek Sellal".Répondant à la question du juge concernant son arrestation au niveau du poste frontalier avec la Tunisie, M. Haddad a répondu qu'il n'était pas " en fuite" et qu'il n'était pas encore au courant de l'émission d'une interdiction de sortie du territoire national (ISTN). Quant au 2e accusé, Hassan Boualem qui a été entendu en tant que témoin lors des précédents procès, sa défense plaide la relaxe. "Je suis responsable du Centre national de production des titres et documents sécurisé à El Hamiz, depuis 2007, a affirmé l’accusé qui ajoute que son émission d’un 2e passeport à Haddad est " une procédure juridique, soumise à une instruction émanant du ministère de l’Intérieur en 2015 permettant d’émettre un nouveau passeport à tout citoyen avec possibilité de préserver l’ancien passeport si un visa valable est apposé sur ce dernier, révélant à ce propos, que "18.000 Algériens avaient bénéficié de cette mesure". Néanmoins, poursuit le 2e accusé, la loi" interdit l’utilisation de deux passeports en même temps ", imputant la responsabilité de surveiller et traiter cette violation de la loi à " à la Police aux frontières (PAF) et aux postes frontaliers ». Concernant son accord pour la délivrance d’un nouveau passeport à M. Haddad sans que ce dernier n’ait présenté un dossier ou se soit acquitté des droits de timbres estimés à 12.000 DA, M. Hassan Boualem a indiqué qu’ " il avait reçu des instructions émanant directement de l’ex-Secrétaire général au ministère de l’Intérieur, M. El Hocine Mazouz.

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mercredi, 05 juin 2019 00:00

Le constat pessimiste de Mohcine Belabbas

Deux mois après la démission forcée de Abdelaziz Bouteflika, Mohcin Belabbas dresse un constat plutôt sombre de la situation politique qui prévaut dans le pays, conséquence, selon lui d’une lutte féroce des clans du pouvoir’ Le responsable du RCD relève à juste titre l’importance prise par l’Etat-major de l’Armée transformé entre temps «en une sorte de Haut comité de transition décidant de tout et envoyant ses messages les plus importants par l’intermédiaire de son chef Gaid Salah.» Mohcin Belabbas constate dans la foulée la panne du dialogue politique, censé baliser la voie la plus courte vers la sortie de crise, soulignant à ce propos que «Malgré les promesses faites au départ pour accompagner le mouvement populaire pour rendre sa souveraineté au peuple, aucun dialogue n’a été initié avec les acteurs politiques ou de la société civile pour réunir les conditions d’un retour du pouvoir réel aux civils. » Les échecs redondants de ce dialogue sont, ajoute le responsable du RCD les révélateurs d’une inaptitude criarde à gérer la crise constitutionnelle et politique» la part des responsables du pouvoir de fait «Le dernier échec étant celui de l’organisation de l’élection présidentielle programmée pour le 04 juillet et dont l’annulation vient d’être actée par ce qui fait office de Conseil Constitutionnel. », note à ce propos le RCD qui se pose cette question lancinante : «Quel bilan retenir de ces deux derniers mois ?’ Une réponse sous la forme d’un constat de carence sur fond «Des causeries hebdomadaires sans vision ni perspectives du vice-ministre de la défense suivies de menaces sans discernement, des institutions politiques paralysées» Egrenant la litanie des déboires accumulés en deux mois : «Aucun dialogue entamé, aucune affaire de justice n’a été élucidée, des abus manifestes de la détention provisoire, une répression assumée, le refus entêté de libérer les nombreux détenus d’opinions qui croupissent toujours dans les geôles du régime» Et vient s’ajouter à ce sombre tableau politique «Une panne de l’investissement économique et de l’initiative gouvernementale avec des ministres cantonnés dans l‘hôtel Aurassi» «Pourtant, une dynamique de débats et d’initiatives dans la société est perceptible. Des propositions de sortie de crise qui pour l’essentiel s’appuient sur les grandes lignes de la feuille de route du RCD fleurissent. Le consensus citoyen sur une période de transition constituante est largement partagé.» note le RCD, qui conclut d’ailleurs son communiqué en soulignant que «ce qui inquiète le plus dans la démarche de Ahmed GAID Salah est son manque d’ambition pour l’Algérie. Réduire la demande citoyenne de la construction d’un État de droit à de simples considérants logistiques et techniques de l’organisation d’une élection présidentielle est plus que problématique »

H.Khellifi.

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mercredi, 05 juin 2019 00:00

Graves suspicions sur Ould Kaddour

La vente des actifs d’Afrique d’Anadarko à Total a été très mal accueillie par l’opinion publique nationale. La transaction révélée, il y a 5 semaines, est venue peser de tout son poids sur une actualité déjà alourdie par des scandales financiers de toutes sortes. Ce sont les Américains, qui ont dévoilé l’opération, qui n’a pas manqué de susciter une controverse aux Etats-Unis, où elle a été dénoncée par l’investisseur activiste américain, Carl Icahn. Selon cet opérateur, qui détient pour 1,6 milliard de dollars d’actions d’Occidental Petroleum, soit 4% des parts de la compagnie, « Occidental a vendu ces biens dans une vente au rabais organisée avant même d’en être propriétaire ». D’ailleurs, il vient, selon des informations diffusées par le journal économique français  «  Les échos », de déposer plainte contre Occidental, jugeant l’offre de rachat d’Anadarko surévaluée. La compagnie française ne se serait jamais aventurée, pour la concrétisation d’une transaction de presque 9 milliards de dollars si elle n’avait pas reçu des garanties de la partie algérienne, dans la mesure où les plus importants champs pétrolifères constituant ces actifs se trouvent en Algérie. Ceux qui ont permis à Total de revenir en force, après des décennies d’absence et d’embargo, pour concurrencer Sonatrach sur son propre terrain en prenant le contrôle sur 30% de la production nationale de pétrole, savaient où ils allaient : permettre au Français d’inaugurer une nouvelle forme de colonisation en Algérie. La France est aujourd’hui un client secondaire pour les hydrocarbures algériens. A l’inverse de ce que véhicule un certain discours, le plus gros de ces investissements va au Maroc, qu’elle considère comme un allié stratégique. Que Total décide de racheter les actifs d’Afrique d’Anadarko, dont une grande partie est située en Algérie, pour presque 9 milliards de dollars, cela ne peut avoir qu’une seule et unique explication : neutraliser Sonatrach et forcer l’Algérie à accepter le fait accompli. Total a-t-elle conclu un accord secret avec Abdelmoumen Ould Kaddour, le PDG de Sonatrach, éjecté de son poste, au lendemain de la révolution du 22 février, qui est venue au point nommé, pour renverser la donne et mettre à nue, la politique de bradage systématique des ressources du pays, lancée depuis quelques années, par les cercles non constitutionnels, qui ont fait main basse sur la Présidence. Ce deal entre la firme américaine, Occidental, qui vient de racheter Anadarko, et Total, a sonné comme une alerte en Algérie, où le renforcement de l’implantation de la compagnie pétrolière française est considéré comme un coup de poignard, une trahison, 48 ans après la nationalisation des hydrocarbures. Aujourd’hui, l’Etat algérien est tenu de s’opposer de plein droit à cette transaction ; et Total n’a plus aucun droit de se référer à un éventuel accord avec Ould Kaddour. Quand bien même, il y’aurait un accord secret entre le désormais ex-PDG de Sonatrach et le groupe français, l’Etat algérien est dans l’obligation de rejeter un accord secret, hypothéquant sa souveraineté à moyen terme. Le peuple algérien a l’autorité souveraine, pour exiger du pouvoir actuel de faire valoir le droit de préemption et permettre à Sonatrach d’acheter les actifs d’Anadarko, et renchérir sur l’offre de 8,8 milliards de dollars de Total, pour acquérir les sites du Mozambique, du Ghana, et d’Afrique du Sud. Sonatrach ne mérite-t-elle pas de devenir un leader sur son propre continent ?

Mohamed Mebarki

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mercredi, 05 juin 2019 00:00

Le groupe Haddad chavire !

Pour la troisième fois, l’homme d’affaires et ancien président du FCE, Ali Haddad, a été présenté hier au Tribunal de Bir-Mourad Raïs à Alger. L’homme risque de rester encore longtemps en détention. Ce qui pousse les observateurs à se poser la question sur la pérennité de son groupe, l’ETRHB. La veille de ce procès, le groupe médiatique de Ali Haddad (dans lequel il est le seul actionnaire contrairement au reste du groupe) a annoncé la fermeture de sa chaîne Dzaïr News dans les prochains jours. La chaîne d’informations en continue va « fusionner » » avec la société-mère, Dzaïr TV à cause notamment des difficultés financières qui poussent le groupe médiatique à retarder de plusieurs mois le paiement des salaires des 430 travailleurs qui y exercent. Cela donne une idée sur le désarroi qui caractérise les entreprises de l’homme d’affaires. Comme un malheur ne vient jamais seul, une autre filiale du groupe ETRHB a annoncé l’intention de la famille Haddad de vendre ses parts. C’est le mythique club de football USM Alger. «La famille de l’homme d’affaires Ali Haddad a décidé officiellement de se retirer de l’USMA et de vendre la totalité de ses actions dans le capital du club estimées à 92% », a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi le chargé de communication de l’USMA Amine Tirmane. Les actionnaires ont décidé de se retirer parce qu’ils sont dans l’incapacité de continuer à financer un club budgétivore. Cela fait en effet 6 mois que les joueurs n’ont pas été payés. Et selon les aveux de l’ex-président du club Abdelhakim Serrar, il n’y a aucun sou dans les caisses de l’entreprise surtout que les comptes de l’USMA ont été bloqués par les services des impôts. Il reste désormais à savoir si les Haddad trouveront un nouveau repreneur ou seront-ils obligés de brader l’actuel champion d’Algérie. Ces difficultés s’ajoutent aux dizaines de projets que gère l’ETRHB à l’échelle nationale et qui sont à l’arrêt. Faute de financements, des projets importants, comme le stade de Tizi-Ouzou sont carrément à l’arrêt. Conséquences ; des dizaines de salariés du groupe se trouvent au chômage. Pis, beaucoup d’entre eux continuent de se rendre sur leurs lieux de travail sans être sûr d’être payés. Et la situation risque de durer encore longtemps.

Akli Ouali

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Un groupe de huit partis de l’opposition ont rejeté en bloc, hier, le contenu de la « fatwa » constitutionnelle qui prolonge le mandat du chef d’État par intérim Abdelkader Bensalah. Réunis à Alger, l’Union des Forces Démocratiques et Sociales (UFDS), Talai al Hourriet, le MSP, le parti d’Adala, Al Binaa, le PLJ, le parti Fadjr Al Jadid, et le mouvement Ennahda ont jugé « anticonstitutionnelle » cette décision qui n’est pas conforme aux aspirations du peuple, selon eux. « Nous considérons le contenu de la fatwa du Conseil constitutionnel anticonstitutionnel et contraire aux revendications du peuple », écrivent ces partis dans un communiqué ayant sanctionné la rencontre. Les huit partis ont salué le « principe » de dialogue auquel a appelé le chef d’état-major de l’ANP dans son discours du 28 mai à Tamanrasset. Ils ont toutefois mis en avant l’exigence du départ des symboles de l’ancien régime « pour garantir la réussite de ce dialogue et la crédibilité de ses conclusions ». Ces partis ont renouvelé leur attachement à un « dialogue souverain, sérieux et responsable » susceptible de garantir « une solution idoine et efficace » qui « permettra de réaliser les revendications populaires ». Ils réitèrent leur souhait d’aller vers une conférence nationale inclusive pour s’entendre sur une « vision claire et commune ». Ces partis de l’opposition appellent à ne pas sous-estimer les acquis réalisés jusqu’à ce jour par le Hirak « grâce à la conscience du peuple et sa lutte pour le changement souhaité », tout en invitant les citoyens à la vigilance « afin de contrecarrer tous les plans suspects dont le seul but est d’attenter à l’unité et à la sécurité du Hirak » mais aussi remettre en cause « les revendications légitimes du peuple algérien ». Les partis signataires du communiqué lancent un appel aux institutions judiciaires en vue de s’acquitter de leurs « missions constitutionnelles pour combattre la corruption politique et préserver le denier public contre les grands crimes économiques ». Tout en rappelant la nécessité de respecter les mesures d’une justice juste, les huit partis insistent sur l’exigence d’éclairer l’opinion publique sur toutes les affaires et les dossiers « à même de garantir la transparence des procédures et éviter toute supputation qui nuirait à la crédibilité de la justice ».

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mercredi, 05 juin 2019 00:00

Le clash

Abderrazak  Makri vit apparemment des moments  très difficiles. Agité plus que d’habitude, le président du MSP multiplie, depuis l’arrestation de Toufik, Tartag et Saïd Bouteflika, les sorties intempestives, confirmant malgré lui, le malaise qu’il est en train de vivre. Pour tous ceux qui connaissent le dirigeant islamiste, cette excitation déplacée traduit tout le désarroi du représentant local de la secte des frères musulmans.  Ce dernier, est afin de sauver sa peau, n’a pas trouvé mieux que d’ouvrir les hostilités avec l’une des figures du « Hirak », cherchant par la même occasion, à ternir l’image de Karim Tabou et à discréditer le mouvement populaire. Tous les moyens sont bons, aux yeux d’Abderrazak Makri ; l’essentiel est de créer la diversion, qui lui permettra de sortir indemne, après avoir comploté contre le peuple, en faisant la promotion de la prolongation du quatrième mandat. Cette manière de faire allégeance à ceux qui détiennent le pouvoir réel, est indigne d’un homme, qui prône la modération, la voie du juste milieu et les hautes valeurs. Pour Karim Tabou, qui a été accusé par le disciple d’Erdogan, d’avoir participé secrètement aux dernières élections législatives, avec des listes de candidats libres dans certaines wilayas, Makri a perdu la raison. « J’ai du mal à croire qu’un homme comme Makri avec son expérience politique descende à ce niveau, pour parler de listes secrètes aux législatives de 2017. C’est juste impossible », avoue l’ancien Premier secrétaire du FFS, avant d’ajouter que le président du MSP verse dans le mensonge. Essayant de trouver des explications logiques à cette hargne soudaine et à cette haine que lui voue Abderrazak Makri, Tabou a, entre autres, évoqué la panique du dirigeant islamiste. « Il ne trouve pas matière à fausser le débat ou à faire diversion pour éviter qu’il soit rattrapé par sa récente conspiration visant à sauver le régime de Bouteflika, à travers sa campagne pour la promotion de la prolongation du quatrième mandat. Ses déclarations cachent mal son désarroi parce qu’il est sur le banc des accusés en raison de ses maintes rencontres secrètes avec le conseiller et frère cadet du président déchu, Said Bouteflika », a-t-il réagi hier. Pour Karim Tabou, Makri est « un homme sans conviction ». Même lorsque ce dernier clame d’une manière ostentatoire, qu’au moment où lui et ses militants étaient dans la rue, à l’occasion de la marche du 22 février, Karim Tabou était à l’étranger, on a l’impression qu’il veut surtout faire de la provocation. Il ne faut pas oublier aussi, qu’au moment où Abderrazak Makri négociait secrètement sa caution pour le quatrième mandat, Karim Tabou était dans la rue pour dénoncer la confiscation de la volonté populaire par ces mêmes forces non constitutionnelles que dénonce aujourd’hui Ahmed Gaïd Salah.

Mohamed M

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