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lundi, 04 janvier 2021 00:00

Les citoyens baissent la garde

L’imminente acquisition du vaccin de la fédération russe « Spoutnik 5 » et la visible diminution des cas de contamination à la COVID-19, sont certes de bonnes nouvelles mais, qui ont incité beaucoup de citoyens et de commerçants à trop vite renoncé aux mesures préventives contre la propagation de la COVID-19. C’est clairement visible à présent, dans les bus, les taxis, les magasins, au marché et au sein des endroits publics, le port des bavettes et les gestes barrière ont encore une fois été bafoués, et ce, malgré le renouvellement du confinement sanitaire jusqu’au 15 janvier. Entre novembre et la mi-décembre 2020, et sur les vives recommandations du wali d’Annaba M. Berimi Djamel Eddine, les autorités en charge de faire respecter le Protocole sanitaire en vigueur, à savoir, les APC, les daïras, la Sûreté de wilaya, la gendarmerie, la direction des transports ou encore la direction du commerce, ont lancé une série de contrôles pour faire respecter les règles du confinement sanitaire dans la wilaya d’Annaba. Port de bavettes obligatoire dans les zones de commerces et véhicules, distanciation de sécurité et propreté des espaces de vente, des conditions pour le moins simples. Doucement, mais sûrement, au bout de deux mois ces règles ont été reléguées aux oubliettes, les bus et les taxis prennent en charge des passagers sans bavettes, allant jusqu’à ignorer la règle des 50% quant au nombre de personnes transportées. Les supérettes et les commerces font entrer des citoyens sans bavettes, de même pour les vendeurs qui n’en portent pas. Le fait est, qu’avec l’annonce de l’arrivée prochaine du vaccin contre la COVID-19, la population a baissé sa garde en pleine période d’épidémie. Une insouciance qui, il faut le dire, a été encouragé de manière indirecte par le relâchement des autorités à effectuer des contrôles sur le terrain, d’où la situation actuelle. Une situation qui ressemble à celle qui a précédé le second pic de contamination, juste après le mois du Ramadhan 2020 et la première réouverture des commerces. Un risque qu’il faut prendre avec un extrême sérieux maintenant que les lignes de transport inter-wilayas ont été rétablies. Et même si les autorités escomptent recevoir la première commande du vaccin « Spoutnik 5 », avant la fin janvier, il suffit de 15 jours de relâchement pour que le nombre de contaminations augmente, double ou même triple. Les semaines qui viennent, représentent la dernière ligne droite avant le début du dernier chapitre de la lutte contre la COVID-19 en Algérie, c’est précisément en ce temps imparti qu’il faut redoubler d’efforts, de respecter et faire respecter le confinement sanitaire, en prévision de la prochaine étape, à savoir la compagne de vaccination.

Sadouki Soufiane

Publié dans Annaba

Une pétition, suivie des sit-in, des travailleurs de la section régionale de L’Agence nationale pour l’amélioration et le développement du logement (AADL) d’Annaba, pour, d’une part, dénoncer les agissements, qualifiés de « calamiteux » de leurs représentants syndicaux et de l’autre soutenir leur directeur. Les signataires de la missive adressée aux plus hautes instances du pays, évoquent un « lynchage opaque », de la part de leurs représentants syndicaux à l’encontre de leur premier responsable, qu’ils qualifient d’ « homme intègre et honnête », qui a à maintes reprises, été félicité publiquement par les hautes autorités de la wilaya, pour sa bonne gestion. Nous, signataires, « apportons formellement un démenti quant aux informations apparues faisant part de notre demande du départ du directeur et nous exigeons le gel des activités de la section syndicale et la tenue d’une assemblée générale dans les plus brefs délais », lit-on dans cette pétition, dont nous détenons une copieLes protestataires ont également observé deux sit-in, respectivement devant l’entrée de la direction de l’AADL et devant le siège de l’Union général des travailleurs pour dénoncer les « manigances » des syndicalistes. Colère et écœurement, ont été les sentiments dominants qui ont été exprimés, hier, par les travailleurs contre les propos diffamatoires de leurs syndicalistes, tout en rendant un vibrant hommage à leur directeur qu’ils qualifient d’honnête et de professionnel. « Chapeau à ce responsable qui se soucie des deniers publics, qui a toujours reçu des félicitations de la part des pouvoirs publics et des associations et surtout de citoyens, pour son savoir-faire », a tenu à témoigner un cadre de l’AADL Annaba.

B. Salah-Eddine

Publié dans Annaba

La brigade mobile de police judiciaire Palma s’est illustrée une fois de plus  en procédant à une saisie de qualité dans le domaine de la commercialisation illégale de boissons alcoolisées sur la voie publique, suivie de l’arrestation de 3 individus âgés de 40 à 62 ans,  en possession d’armes blanches prohibées de différents calibres. Selon le communiqué de presse de la sûreté de wilaya, la brigade est intervenue suite à des informations faisant état de la présence, d’individus  se livrant à la commercialisation de boissons alcoolisées, sans détention de registre de commerce. Ce trafic se déroulait  juste à l’entrée  de la petite forêt de Chaab Ersas, à proximité de l’université centrale des Frères Mentouri. Le lieu fut aussitôt encerclé et investi par les éléments de la brigade qui ont procédé à l’arrestation de trois individus après une vaine tentative de fuite. Les investigations menées sur les lieux ont permis de découvrir et saisir une quantité de boissons alcoolisées de différents volumes, trois poignards de grand calibre, 03 autres de plus petites dimensions, en plus d’un coupe-papier trouvé dissimulé dans des buissons.  Les individus arrêtés furent de suite conduits au siège de la brigade pour un complément d’enquête.  Le bilan de cette opération fait état de la saisie de 157 unités de boissons alcoolisées de différentes marques et volumes, en plus de 8 armes blanches .A l’issue de la procédure d’usage les mis en cause ont été déférés par-devant le procureur de la République territorialement compétent.

M A

 

Publié dans Constantine

La région frontalière de Bouhadjar, située à près de 50 km du chef-lieu de la wilaya d’El Tarf, a ressuscité sous la plume de Bouaïcha Badreddine qui a tenu à remettre au goût du jour l’histoire plusieurs fois séculaire de sa ville et les civilisations qui s’y sont succédées dans son ouvrage «Bouhadjar, berceau oublié des civilisations et paradis perdu sur terre». Ce document académique qui tombe sur 214 pages, édité en mars 2020 par la maison d’édition Adlis (Batna), est «le premier du genre à se consacrer exclusivement à cette daïra et donne des éclaircissements historiques détaillés sur son riche passé», a confié, dans une déclaration à l’APS, le jeune auteur qui est à son deuxième écrit. Bouaicha a indiqué que les sept (7) chapitres composant ce premier livre sur Bouhadjar passent au peigne fin son histoire, à commencer par la présentation de la région, sa création géologique jusqu’à l’existence d’un homme préhistorique et néolithique, en passant par ses anciennes civilisations numide, romaine, byzantine et islamique jusqu’à la fin de l’Empire ottoman, puis la période de l’occupation française et enfin les faits d’armes ayant eu pour théâtre cette partie du pays.Ce document, étoffé de témoignages et de photos anciennes dédiés à cette région de l’extrême Sud-est du chef-lieu de la wilaya, présente, avec détails et précisions, a ajouté la même source, la synthèse des nombreuses recherches ayant trait aux changements survenus dans la région au lendemain de l’indépendance, énumérant les obstacles rencontrés en matière de développement et proposant des solutions idoines pour son décollage, dans le cadre du développement durable. Originaire de Bouhadjar, l’auteur, âgé de 26 ans, qui a obtenu sa licence en biologie et écologie des milieux aquatiques et un master en Bio-ressources marines et hydrologie continentale à l’université Chadli Bendjedid, travaille dans le secteur des forêts. «Bouhadjar, berceau oublié des civilisations et paradis perdu sur terre» est le deuxième ouvrage du jeune écrivain, après un premier livre édité, par la même maison d’édition, en septembre dernier, intitulé «Lettre de paix pour l’abolition des armes nucléaires». Scindé en quatre chapitres, cet ouvrage, écrit sous formes de lettre, est un long message de sensibilisation portant à la fois sur la réhabilitation de l’environnement et sur le sort des victimes des mines anti-personnel et/ou celles des essais nucléaires. Selon Bouaïcha Badreddine, il s’agit en fait d’une «lettre d’excuse à l’humanité» qui a pour but de «clarifier des idées et opinions aux générations futures ». Les deux ouvrages, édités en langue arabe, seront «prochainement» traduits vers le français et l’anglais «afin de permettre au plus grand nombre de lecteurs d’en profiter», a-t-il soutenu.

Publié dans Régions

Les services de la sûreté de daira d’Ain Kebira relevant de la sûreté de wilaya de Sétif ont saisi 90.000 DA en faux billets de la catégorie 1.000 DA et 2.000 DA et arrêté un individu spécialisé dans la falsification de la monnaie nationale, a-t-on appris hier du responsable de la cellule de communication et des relations publiques auprès de ce corps de sécurité, le commissaire de police, Abdelouahab Aissani. L’opération qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre toutes formes de criminalité a permis également la saisie de 110.000 DA qui pourrait être les revenus de la vente des faux billets de banque, a-t-il précisé . Agissant sur la base de renseignements dénonçant un inconnu qui fait écouler sur le marché de faux billets de banque, les policiers ont aussitôt lancé les recherches et les investigations et sont parvenus à identifier l’individu recherché et connaître les endroits qu’il fréquente, a ajouté le commissaire de police Aissani qui a indiqué que le mis en cause ont été arpenté en flagrant délit en possession de billets de banque qui paraissaient faux à première vue. Poursuivant l’investigation et en s’appuyant sur les résultats de l’expertise, les policiers ont confirmé que la somme de 90.000 DA en billets de banque de la catégorie 1.000 DA et 2.000 DA portaient la même série de numérotation falsifiée, alors que les 110.000 DA constituant les revenus de cette activité illégale étaient conformes, a révélé la même source, précisant qu’une enquête approfondie a été ouverte dans cette affaire. Après l’achèvement de toutes les procédures légales, un dossier judiciaire a été élaboré à l’encontre de la personne suspecte qui a été présentée devant les instances judiciaires concernées, a-t-on conclu .

Publié dans Régions
lundi, 04 janvier 2021 00:00

Le ton n’est pas encore donné !

Un Conseil des ministres s’est tenu avant-hier. Le rendez-vous était attendu et scruté. D’abord, il intervient après une absence de deux mois du président Tebboune, pour les raisons que l’on sait, puis le rendez-vous, le premier de l’année, est censé donner le ton et le cap de ce que sera l’année 2021 qui, soulignons-le, sera un peu celle qui impose des décisions vigoureuses tous azimuts pour épargner au navire Algérie le sort du mythique Titanic. Pourtant, à la lecture du communiqué de la présidence de la République, rédigé dans un style stéréotypé et laconique, c’est comme s’il s’agit d’une réunion ordinaire, dans une situation ordinaire. Dans les mots du texte on ne retrouve pas du tout l’urgence de la situation du moment. Déni de réalité ou volonté des autorités de continuer dans le discours « rassuriste » En attendant la réponse à cette question, il n’est pas inutile de rappeler toutes ses urgences en enfilade qui se profilent à l’horizon immédiat et lointain. A commencer par la crise sanitaire. Le Conseil des ministres n’a apporté aucune visibilité, ni lisibilité, alors que la vaccination est censée commencer en ce mois de janvier, selon les instructions envoyées par le président Tebboune à son Premier ministre. Ce n’est pas une mince affaire la stratégie vaccinale, au moment où dans les grandes démocraties elle est au cœur de toutes les politiques publiques, presque toutes autres affaires cessantes. Quelle est la stratégie vaccinale en Algérie, élaborée par le Comité scientifique, qu’on sait aujourd’hui qu’il a travaillé en sourdine par des divergences, voire même des prises de bec entre ses membres. On sait que les autorités ont choisi le vaccin russe Spoutnik V. Mais le Conseil des ministres n’a pas pipé mot. Le pays possède-t-il la logistique nécessaire pour l’acheminement du produit dans un pays qui a la dimension d’un continent ? Quel type de population cibler en priorité ? Les structures publiques de santé sont-elles les seules à vacciner ou les médecins du secteur privé y seront-ils associés ? Mystère et boule de gomme. Quid aussi de l’urgence économique ? Les clignotants sont quasiment tous au rouge, au point que même les membres du gouvernement, en faisant dans la litote bien sûr, l’admettent malgré eux. Qu’en est-il des préconisations de la Conférence nationale sur la nouvelle stratégie économique du mois d’août dernier ? Visiblement, elles sont restées lettre morte, alors qu’elles avaient vocation à poser les jalons du nouveau paradigme économique et consacrer la césure avec l’économie tirée par les hydrocarbures. Les « zones d’ombres », une nouvelle formule a fait irruption dans le discours officiel, c’est bien que le président s’y intéresse, fasse une sorte de point d’honneur et c’est tout à son honneur d’ailleurs. Mais, ce n’est rien ou presque par rapport à la crise économique dans sa globalité. Et enfin, l’agenda politique. C’est le sujet de l’heure, pour reprendre une formule consacrée dans la langue de bois du pouvoir, du temps du parti unique. Une loi sur le futur code électoral est sur le feu. Elle est censée redessiner le nouveau paysage politique, avec en point de mire des législatives anticipées. Quand l’actuelle APN issue des controversées législatives de 2017, sera-t-elle dissoute, car il faut qu’elle le soit avant que la date des législatives ne soit fixée. Avant ce rendez-vous électoral important, les consultations politiques auront-elles lieu ? Avec qui, le cas échéant ? Juste rappeler que le président de l’ANIE avait confirmé ces consultations, en ajoutant qu’il était chargé des contacts. Autant de questions qui sont autant d’angles morts dans le premier Conseil des ministres de l’année qui, disons-le, en voyant le verre à moitié plein, aura servi d’un tour de chauffe, en attendant le début marathon auquel ressemble la situation du pays.

H.Khellifi 

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La courbe descendante des cas de contaminations se précise. Amorcée depuis une semaine, elle se poursuit au grand soulagement des personnels soignants, en particulier et de la population, en général. Le dernier bilan rendu public hier par le porte-parole du comité scientifique de suivi de l’évolution de l’épidémie illustre cette situation. En effet, le docteur Djamel Fourar a fait état de 237 cas confirmés de coronavirus et 5 décès enregistrés durant les dernières 24 heures, portant à 100 645 le nombre global des personnes atteintes par la Covid-19 et à 2 776 celui des décès depuis l’apparition de l’épidémie en Algérie. Il a indiqué aussi que 27 patients se trouvent en réanimation et que 23 wilayas n’ont enregistré aucun nouveau cas durant la même période. Par ailleurs, et selon le bilan communiqué dimanche, 7 wilayas de l’Est ont affiché zéro cas. Il s’agit des wilayas de Sétif, Annaba, Tébessa, Souk Ahras, Bordj Bou Arreridj, Skikda et Guelma. Pour le reste des wilayas de la région, la situation était la suivante : Constantine (17 cas), El Tarf (14 cas), Béjaïa (13 cas), Biskra (11 cas), Batna (7 cas), Jijel (6 cas), Mila (2 cas), M’sila, Oum El Bouaghi et Khenchela (1 cas chacune). Concernant la vaccination, « la campagne devrait débuter incessamment à travers l’ensemble du territoire », a affirmé hier le directeur des activités médicales et paramédicales de l’hôpital Mustapha Pacha à Alger sur les ondes de la radio nationale. Au sujet des personnes appelées à être vaccinées prioritairement, il a évoqué les malades chroniques, tout en mettant en exergue que la décision de se faire vacciner relève du libre choix de chacun. Le professeur Rachid Belhadj a relevé que, comme toute opération vaccinale, celle destinée à stopper la prolifération de la pandémie du coronavirus a besoin, elle aussi, d’être précédée par une campagne de sensibilisation de la population. Une campagne de sensibilisation, dont on ignore jusqu’à présent les paramètres sur lesquels elle sera basée.

M.M

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Le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune a présidé, hier, une réunion du Haut Conseil de Sécurité consacrée à l’évaluation de la situation générale, notamment politique et économique, ainsi que des derniers développements dans l’environnement régional direct et international, indique un communiqué de la Présidence de la République. «Après avoir donné la parole aux membres du Haut Conseil de Sécurité sur les points inscrits à l’ordre du jour, le Président de la République a instruit la prise de toutes les mesures nécessaires à l’effet du soutien d’une forte impulsion économique, notamment après la stagnation induite par la Covid-19 et la chute des prix du pétrole, et la mise en place d’un Plan d’encouragement et d’incitation en direction des producteurs en associant les secteurs, privé et public», précise la même source. A cette occasion, le Président Tebboune a salué les efforts déployés pour «la préservation de la stabilité générale dans un environnement régional tendu et très complexe». En conclusion, le président de la République «a insisté sur le maintien de la vigilance à tous les niveaux afin de permettre à l’Algérie d’enclencher les étapes importantes à venir en adéquation avec les défis de l’année 2021, à la lumière des développements inédits survenus récemment dans la région, et particulièrement dans l’espace régional voisin», conclut le communiqué.

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Moins de 24 heures après l’injonction du président de la République, qui a évoqué longuement en Conseil des ministres les défaillances du système bancaire, le ministre des Finances est intervenu hier au traditionnel forum de la chaîne I de la radio nationale, pour annoncer le lancement d’une évaluation globale au niveau de toutes les banques publiques. L’opération, dont le début est prévu pour aujourd’hui mardi, vise à identifier les multiples dysfonctionnements, qui ont permis l’octroi de crédits bancaires dans des conditions opaques. Aymen Benabderrahmane, qui a admis explicitement qu’ « il y a eu de graves dérapages dans l’octroi des crédits », a indiqué par la même occasion que des équipes d’experts vont se déplacer dans les agences bancaires pour enquêter sur les conditions dans lesquelles ces crédits ont été accordés. Inutile de préciser que l’opération en question va prendre un temps considérable, des semaines voire des mois, pour permettre au ministère des Finances d’établir avec exactitude l’énorme préjudice causé au Trésor public. En attendant la finalisation de cette « inspection », Aymen Benabderrahmane a promis des changements dans le secteur des banques, dont les carences ne datent pas d’aujourd’hui, sans donner cependant des détails sur ces changements. De profondes réformes structurelles ou un simple lifting, qui finira par dévoiler ses limites ? Tous les Algériens savent que la question des crédits octroyés dans des conditions douteuses est une réalité ; et qu’elle a pris des proportions inquiétantes à partir de 2002-2003 pour se prolonger jusqu’en 2013-2014, à l’ombre de l’augmentation des recettes en devises générées par la hausse fulgurante du prix du pétrole. Rien qu’entre 2000 et 2012, les exportations des hydrocarbures avaient permis à l’Algérie d’empocher quelque 600 milliards de dollars. Cette manne échappant à tout contrôle rigoureux, a donné lieu à des pratiques frauduleuses cautionnées par un pouvoir clientéliste, dominé par les réseaux de prédateurs. De nombreux experts en finances avaient soulevé le problème des crédits accordés d’une manière illégale, sans que leurs alertes ne soient prises en considération. En 2003, un des experts avait évoqué la question. « La Banque d’Algérie, appelée auparavant Banque Centrale, demeure ostensiblement passive par rapport à tout ce qui se passe comme graves dépassements dans les banques en Algérie. Pas d’audit, pas de contrôle de la vraie destination de l’argent octroyé souvent à des pseudo-investisseurs, pas de suivi du taux de recouvrement… Il ne faut pas oublier que l’ex-BCA est la banque des banques. Mais elle n’assume pas son rôle d’autorité et de contrôle. Résultat : les détournements d’argent sont légion dans le pays », avait-il déploré. Pour rappel, l’affaire Achour Abderrahmane, qui n’est peut-être pas incluse dans le dossier des crédits injustifiés, traduit à elle seule toute la fragilité d’un système bancaire pris en otage par les puissants cercles d’affairistes. Dans ce contexte, les prêts accordés à des industriels, des hommes d’affaires, des importateurs et même à des sociétés fictives sont évalués à des centaines de millions de dinars. Aymen Benabderrahmane aura-t-il temps et la latitude de tout mettre au clair ?

Mohamed Mebarki

Publié dans À la une
lundi, 04 janvier 2021 00:00

L'Algérie condamne "avec force"

L'Algérie condamne "avec force" des attaques terroristes ayant ciblé, samedi, deux localités dans l'ouest du Niger, en exprimant sa solidarité avec le gouvernement et le peuple nigériens, indique hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères. "L'Algérie condamne avec force les attaques terroristes sanglantes qui ont ciblé les localités de Tchombangou et Zaroumdareye dans la région ouest de la République du Niger, faisant de nombreux morts et blessés parmi les civils sans défense", indique le communiqué. L'Algérie "présente, en ces douloureuses circonstances, ses vives condoléances aux familles endeuillées et réitère sa solidarité pleine et entière avec le gouvernement et le peuple frère du Niger", et "demeure convaincue que ce pays voisin saura faire face, dans l'unité de son vaillant peuple, aux défis immenses qu'impose ce fléau abject".Par ailleurs, "l'Algérie réitère son engagement indéfectible à soutenir les efforts internationaux et régionaux visant à éradiquer le terrorisme", conclut le communiqué. Cent personnes ont été tuées samedi dans les attaques de ces deux villages de l'ouest du Niger, selon le maire de la commune dont ils relèvent. Distantes l'une de l'autre de 7 kilomètres, ces deux localités sont situées à 120 kilomètres au nord de la capitale Niamey, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina. Selon le même responsable, 70 personnes ont été tuées à Tchombangou et 30 autres à Zaroumadareye. Vingt-cinq personnes ont été également blessées lors de cette opération terroriste organisée le jour même de la proclamation des résultats de la présidentielle, donnant largement en tête (39,33%) le candidat du parti au pouvoir Mohamed Bazoum, ancien ministre de l'Intérieur qui a promis de renforcer la lutte contre les groupes terroristes.

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