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dimanche, 10 janvier 2021 00:00

Tebboune retourne en Allemagne

Le président de la République a quitté Alger hier à destination de l’Allemagne « pour des soins complémentaires suite à des complications au pied après sa contamination au coronavirus », rapporte une dépêche de l’APS. Abdelmadjid Tebboune a été salué à son départ de l’aéroport militaire de Boufarik par le chef d’état-major de l’armée, le Premier ministre, le président du Conseil de la nation par intérim, le président de l’Assemblée populaire nationale et le président du Conseil constitutionnel, avant de s’envoler pour Berlin, précise l’agence officielle, qui a repris les termes d’un communiqué de la Présidence. « Deux mois après une première hospitalisation en Allemagne pour cause de Covid-19, le président de la République y est de nouveau hospitalisé pour des complications post-Covid au pied, a annoncé hier la Présidence, soulignant que ces complications au niveau de son pied n’étaient pas « graves ». La même source indique que ce déplacement était déjà programmé avant le retour d’Allemagne du président, sauf que ses engagements ne l’avaient pas permis entre-temps. Il est à rappeler qu’après son retour d’Allemagne, le 29 décembre dernier, il a paraphé la nouvelle constitution, signé la loi de Finances 2021 et présidé un Conseil des ministres et une réunion du Haut conseil de sécurité. Aucune précision n’a été divulguée sur la durée du nouveau séjour médical du président de la République en Allemagne. Toutefois, et dans une brève déclaration dans le salon d’honneur de la base aérienne de Boufarik, retransmise par la télévision publique, Abdelmadjid Tebboune a vivement souhaité que son éloignement de l’Algérie pour des raisons impératives, soit de courte durée. Il a fait savoir en outre qu’il pourrait subir une légère intervention chirurgicale au niveau du pied. « Mon retour était programmé afin de poursuivre le protocole thérapeutique, décidé par les professeurs, et dont il ne reste pas beaucoup mais nécessaire », a-t-il souligné, précisant qu’une « petite intervention chirurgicale au niveau du pied n’est pas à écarter ».Tout en rendant hommage à l’ANP, et exprimant sa satisfaction des assemblées (APN, APC et APW), ce qui laisse supposer que les élections législatives et locales seraient reportées pour une date à définir, il n’a pas manqué de lancer quelques piques au gouvernement, en formulant une appréciation mitigée sur la prestation de l’équipe dirigée par Abdelaziz Djerad. « El Houkouma, fiha oua aliha », une expression typiquement algérienne que l’on pourrait traduire par l’évaluation pédagogique consacrée « Peut mieux faire ». En cumulant des aspects positifs et des aspects négatifs, selon l’avis du président de la République, le gouvernement Djerad pourrait donc faire l’objet d’un remaniement dès le retour d’Abdelmadjid Tebboune. En attendant, les spéculations sur les départements ministériels concernés vont alimenter les médias et les réseaux sociaux. Quoi qu’il en soit, les services de la Présidence sont plus que jamais appelés à faire preuve de transparence afin de ne pas être submergés par les rumeurs sur cette nouvelle absence du chef de l’Etat. A priori, ils ont déjà tiré les conclusions depuis le premier séjour en Allemagne d’Abdelmadjid Tebboune.

Mohamed Mebarki

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dimanche, 10 janvier 2021 00:00

Un aveu qui vaut son pesant d’or

« J’ai reçu des lingots d’or de la part des émirs du Golfe que j’ai revendu ensuite au marché noir ». Il n’en fallait pas plus pour que les médias s’emparent de l’hallucinante révélation faite par Ahmed Ouyahia lors du procès en appel traitant les dossiers du montage automobile et le financement occulte de la campagne présidentielle de 2019, précédant un 5ème mandat avorté suite à l’irruption populaire du 22 février, pour la commenter en long et en large, dans une réaction dominée par l’étonnement, mais aussi par la consternation. Comment un haut responsable de cette envergure, qui s’est construit une réputation profondément marquée par des éléments majeurs : austérité et rigueur, est arrivé à concéder un aveu aussi « massif », dont les conséquences pourraient être lourdes au cas où une suite est donnée à cette affaire ? « J’ai reçu ces lingots d’or de la part des émirs du Golfe qui viennent chasser en Algérie, comme tous les responsables. Je les ai proposés à la Banque d’Algérie qui a refusé de les prendre. Je les ai alors vendus au marché noir pour 350 millions de dinars », a-t-il déclaré au tribunal où il était auditionné. A-t-il voulu tout simplement justifier l’origine de ses avoirs évalués à 700 millions de dinars ? Probable, mais dans une certaine mesure, puisque la révélation implique aussi d’autres hauts responsables, qu’il n’a pas cités par ailleurs, ouvrant ainsi la voie aux hypothèses spéculatives. Un tel aveu en ce moment précis ! Il y a de quoi dérouter les observateurs les plus perspicaces. Ahmed Ouyahia n’est pas du genre à s’exprimer sans avoir au préalable tracé ses objectifs. Les Algériens le savent depuis son introduction en 1994 dans le staff de la Présidence durant la période où Liamine Zeroual occupait le poste de chef de l’Etat, suite à l’expiration du mandat du Haut comité de l’Etat. C’est un pur produit du système ; et à force de le rappeler, c’est devenu un pléonasme. L’épreuve qu’il est en train d’endurer aujourd’hui a certainement impacté ses dispositions physiques, mais elle n’a pas altéré ses capacités mentales. S’il a gardé le silence jusqu’à présent sur cette question, ce n’est seulement pas pour « ne pas porter atteinte aux relations entre l’Algérie et certains pays amis », comme il l’a reconnu. Sa révélation intrigante au plus haut niveau est loin d’être le fruit d’un coup de tête ou d’une fuite en avant sous contrôle. Conçue en tant que telle, elle est au demeurant incompatible avec la personnalité de celui qui a piloté sans état d’âme les réformes structurelles imposées par le FMI et résisté durant plus de deux décennies aux multiples « séismes », qui ont ébranlé le sérail.

Mohamed M

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Le président Tebboune, en reprenant la main sur les grands dossiers, après son retour d’hospitalisation, a placé au rang des priorités politiques, la nouvelle loi électorale, en prévision des futures législatives. Le groupe d’experts qui planche sur le projet de texte en est à ses ultimes retouches avant que la copie ne soit distribuée aux partis politiques pour des propositions d’amendements. En attendant, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), invité samedi soir par la télévision publique a évoqué l’économie générale de cette loi dont les maîtres mots sont la transparence et la régularité pour redonner au vote, cet acte par lequel s’exprime la volonté populaire. «La nouvelle loi électorale, qui est en phase de finalisation, comporte plusieurs moyens à même d’appuyer le processus de restauration de la confiance» entre le citoyen et l’Etat », a expliqué Mohamed Charfi en précisant que tout un arsenal sera posé pour en finir avec l’argent sale et le spectre de la « Chkara » qui a perverti le sens du vote. A propos d’argent, il est clairement stipulé que les entreprises quelle que soit leur qualité ne seront plus autorisées à financer les campagnes électorales, indique le président de l’ANIE qui rappelle que son instance va devoir travailler en collaboration avec d’autres organes, notamment la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption. Si la question de l’argent était rigoureusement surveillée, les jeunes qui seraient tentés de se lancer dans l’arène politique pourraient bénéficier d’aides de l’Etat pour la prise en charge de leur frais de campagne et une enveloppe serait dégagée à cet effet, selon l’invité de la télévision publique. Cette aide découle en fait de l’engagement électoral du président Tebboune à favoriser le renouvellement de la classe politique, en privilégiant l’émergence des jeunes. Evoquant la numérisation de l’opération électorale, le même responsable a annoncé la mise en place « d’un programme stratégique s’étalant sur 4 à 5 ans au minimum en vue d’atteindre l’objectif escompté, à savoir le vote électronique», rappelant «le succès réalisé par son instance dans l’opération d’inscription à distance sur les listes électorales». S’agissant du fichier électoral, M. Charfi a mis l’accent sur «la complémentarité et la coordination » entre son instance et le ministère de l’Intérieur concernant ce fichier qui relève de la compétence de l’ANIE, outre le fichier civil relevant de l’Etat civil. Au sujet de l’abstentionnisme électoral, le président de l’ANIE a estimé qu’il s’agissait d’une «problématique mondiale», rassurant que des sociétés le considèrent comme «chose ordinaire» tandis que d’autres le qualifient de «préoccupant». «L’abstentionnisme reflète le degré de confiance entre les gouvernants et les gouvernés », a-t-il souligné, mettant en avant l’importance de « développer l’esprit démocratique du citoyen» à travers la participation aux différentes échéances électorales. Pour M. Charfi, il est du devoir de l’instance d’»approfondir» la démocratie constitutionnelle et la conscience démocratique du citoyen. Concernant la participation des jeunes au prochain parlement, il a indiqué que l’ANIE faisait son possible pour convaincre cette catégorie à y participer, mettant en exergue la responsabilité des partis politiques et de la société civile en tant que partenaires de l’autorité dans le développement de l’esprit démocratique. Si le propos du Mohamed Charfi est focalisé sur la transparence, la régularité, en réponse aux dérives observées, lors des derniers rendez-vous électoraux d’autres aspects du texte ne sont pas abordés, à l’exemple du mode de scrutin. Le mode de scrutin à la proportionnelle par wilaya sera-t-il maintenu ? Sachant qu’il a été conçu en vérité pour permettre à toute une kyrielle de partis sans ancrage d’exister au sein de l’Assemblée avec une apparence de pluralité. Qu’en est-il aussi du découpage territorial pour l’adapter à la nouvelle équation démographique du pays ? De la présence des observateurs étrangers aussi. Autant d’angles fermés dans le propos de Mohamed Charfi dont l’opinion espère trouver des éclairages dans le texte.

H.Khellifi.

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dimanche, 10 janvier 2021 00:00

Épreuve

Le président Abdelmadjid Tebboune s’est envolé hier à destination de Berlin pour poursuivre ses soins dans un hôpital spécialisé. Dans un communiqué posté sur sa page Facebook, on y apprend que le chef de l’Etat va recevoir un «traitement des «complications» au pied, du fait de sa contamination au Covid-19. Le communiqué ne précise cependant pas quand est-ce que Tebboune achèvera son traitement, encore moins la date de son retour au pays. Du coup, les observateurs s’interrogent légitimement sur cette communication présidentielle tronquée à propos de l’absence du chef de l’État. Ne fallait-il pas au moins préciser que son séjour en Allemagne devrait prendre «deux ou trois semaines» voire un mois au plus par exemple ? En laissant ainsi le délai de son retour ouvert, on ne fait que démultiplier, au fil des jours, les rumeurs les plus folles sur son état de santé et par extension sur sa capacité à retrouver la plénitude de ses moyens physiques qui lui permettront d’exercer entièrement sa lourde responsabilité. Ceci d’autant plus qu’il s’est écoulé seulement une dizaine de jours depuis son retour en Algérie le 30 décembre dernier après un séjour de plus de deux mois en Allemagne. Une période tellement longue qu’elle a provoqué beaucoup de spéculations sur son état de santé amplifiée par une communication qui, le moins que l’on puisse dire, aura péché par son amateurisme. Il est donc à espérer que le service de com’ du Président fasse cette fois un effort d’imagination en rendant compte de l’évolution du traitement du Président et, si possible, avancer une date approximative de son retour au pays pour taire les rumeurs. Faut-il rappeler ici que notre pays traverse une période extrêmement délicate à tous les niveaux qui rend la présence soutenue du président de la République quasiment indispensable en ce qu’il doit prendre des décisions qu’il ne pourra pas déléguer. Le souhait des Algériens est que Abdelmadjid Tebboune revienne le plus vite possible et reprenne aussitôt ses activités pour ne pas mettre le pays en pilotage automatique... De fait, c’est une nouvelle épreuve que le pays tout entier va endurer durant tout le temps que durera la nouvelle hospitalisation du chef de l’État, avec son lot de rumeurs, de démentis, d’informations et de contre informations.

 Imane B. 

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dimanche, 10 janvier 2021 00:00

Les anciens ministres clament leur innocence

Après les fracassants aveux d’Ahmed Ouyahia, la cour d’Alger a poursuivi, hier, les auditions des anciens ministres et autres responsables impliqués dans le dossier de l’industrie automobile et le financement de la campagne électorale pour le 5ème mandat de Abdelaziz Bouteflika. Hier, la juge a auditionné notamment Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda, deux anciens ministres de l’Industrie. Premier à être appelé à la barre et avec des détails parfois déroutants, Youcef Yousfi a tenté de se justifier. Interrogé par exemple sur les raisons qui l’ont poussé à limiter le nombre d’opérateurs à 5 alors que d’autres constructeurs se sont plaints de l’exclusion, Youcef Yousfi s’est défendu d’être derrière cette décision. Pour lui, le choix a été fait par ses prédécesseurs. Puis, au sujet de l’octroi des autorisations au concessionnaire Larbaoui, représentant de Kia Motors, l’ancien ministre a expliqué que ce dernier « représentait toutes les garanties » et « avait présenté un dossier conforme au cahier des charges ». En revanche, il a refusé d’endosser les décisions jugées illégales. « Il y a une commission technique » qui se charge d’étudier les dossiers, a-t-il argué. Pour d’autres décisions, il a préféré se défausser sur l’ancien premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui présidait le Conseil national des investissements, CNI. Mahdjoub Bedda, qui n’est pas resté longtemps à la tête du ministère de l’industrie, a rappelé, dans ses réponses « le combat » qu’il avait « mené contre la maffia » de l’industrie automobile. Confronté à des décisions contraires qu’il avait prises, il a justifié cela par des accords donnés, à ces constructeurs, par ses prédécesseurs, notamment Abdesselam Bouchouareb, dont le fantôme a plané sur la salle d’audiences. La veille, l’ancien premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait tenté de charger les ministres en charge du dossier de l’industrie. « J’étais premier ministre, je ne pouvais donc pas contrôler tout ce que faisaient les ministres à qui j’avais donné ma confiance », a-t-il argumenté. Il s’est défendu de « tout favoritisme » et plaidé la bonne foi. « Nous avons appliqué le cahier des charges pour doter le pays d’une industrie automobile », a indiqué Abdelmalek Sellal qui, comme lors du premier procès, a rejeté tout acte de corruption. Avant lui, l’ancien premier ministre, Ahmed Ouyahia a jeté un vrai pavé dans la mare. S’il rejette les accusations de corruptions et de favoritisme, il a expliqué, pour la première fois, l’origine des sommes importantes retrouvées dans ses comptes bancaires. L’homme révèlera que ces montants proviennent en gros de la vente « au marché noir » de lingots d’or offerts par des émirs des pays du Golfe. A la juge qui lui demandait pourquoi les vendre au marché noir, l’ancien premier ministre a répliqué qu’il pouvait « placer » cet argent à l’étranger grâce à ses multiples voyages. En plus des membres du gouvernement qui ont géré le secteur de l’industrie durant les années 2013 à 2019, les hommes d’affaires Ahmed Mazouz, Hacen Larbaoui, Mohamed Baïri et Ali Haddad (pour le financement de la campagne électorale) sont poursuivis dans ce dossier aux côtés d’anciens responsables du ministère de l’industrie. Lors du premier procès, ils avaient écopé de peines d’emprisonnement allant de 5 à 15 ans.

Akli Ouali

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dimanche, 10 janvier 2021 00:00

Deux spécialistes émettent des réserves

L’Algérie se prépare à lancer la vaccination de masse contre la Covid-19 qui doit commencer avant fin janvier. Hier samedi, le Dr Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique en charge du suivi de l’épidémie a dévoilé les grandes lignes de la stratégie vaccinale du gouvernement, sans préciser les dates de début de la campagne de vaccination, qui est tributaire de l’arrivée des doses du vaccin russe Souptnik V commandée par l’Algérie. Le Dr Djamel Fourar a certes mis fin au silence autour de la question, mais les réponses apportées ne font pas l’unanimité. Des zones d’ombres sont à éclaircir, selon des professionnels de la santé interrogés par TSA. « C’est vrai que l’Algérie est un pays qui pratique la vaccination depuis les années 1970, ce qui signifie qu’on a une certaine expérience, sauf que cette vaccination est différente, remarque le Pr Mostefa Khiati, président de la Forem. D’abord, c’est une vaccination qui va s’adresser aux adultes. Deuxièmement, les 500 000 doses de vaccin représentent à peu près le quart de la quantité importée pour la vaccination contre la grippe saisonnière et on sait le manque qu’on a connu. Cela suppose que ce n’est pas tout le pays qui aura à disposition le vaccin, et donc qu’il va falloir faire un choix ». Le Pr Khiati suggère de procéder à la vaccination en fonction du niveau d’atteinte dans chaque wilaya. « À mon avis, il n’est pas nécessaire de vacciner dans les wilayas où il y a très peu de cas ». Le président de la Forem suggère aussi de procéder à des études de séroprévalence qui concerneront les personnes porteuses d’anticorps et qui donc ont déjà contracté la Covid. Une opération qui aurait pu, note Pr Khiati, donner une idée sur la fréquence d’immunité dans les wilayas. Par ailleurs, la tâche pour sensibiliser la population sur la vaccination ne sera de tout repos. « On l’a déjà vu avec les mesures barrières, les choses ont été très difficiles. Ce n’est qu’au troisième rebond (de novembre) qu’on a vu une certaine prise de conscience chez la population », rappelle le Pr Khiati. Le président de la Forem juge « indispensable » de sensibiliser la population sur la vaccination contre la Covid-19. « Cette campagne de vulgarisation peut se faire parallèlement à une étude de séroprévalence pour identifier par ordre décroissant les wilayas les plus touchées », suggère-t-il. En termes de personnes prioritaires à vacciner, le Pr Khiati a un avis : « L’urgent c’est de protéger les personnes les plus exposées, et celles qui sont les plus sensibles, en l’occurrence les personnes âgées, les personnes souffrant de comorbidités, et le personnel soignant, ce sont clairement les trois catégories les plus prioritaires ». Même si l’opération est à priori à la portée des autorités sanitaires, le Pr Khiati tient à prévenir : « Il ne suffit pas de dire que nous sommes habitués aux vaccinations et que les choses vont être faciles. Nous sommes habitués à vacciner les enfants. Là, nous avons affaire à des adultes. Nous savons également que les vaccins peuvent provoquer des effets secondaires. Par conséquent, il faut garder le contact avec les personnes vaccinées pendant quelques jours ». À cet effet, le président de la Forem suggère que le médecin responsable de la vaccination, soit en contact permanent et joignable à tout moment par les personnes vaccinées, pour signaler les effets indésirables éventuel et organiser la riposte. La manière de choisir les personnes à vacciner interpelle aussi le Pr Khiati. « Comment va-t-on procéder ? Est-ce qu’il y aura des listes qui seront établies ? Ce sont des modalités à préciser », dit-il. Le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat des praticiens de la santé publique (SNPSP) pense qu’il faut commencer par les personnels soignants. « On recense 180 décès parmi les professionnels de la santé dont la majorité sont des médecins, et plus de 11 000 cas de contaminations depuis le début de la pandémie. Il est donc clair que les personnels de santé sont exposés directement à la pandémie, et sont donc logiquement candidats à la vaccination », soutient-t-il. Il prévient que le débat est déjà installé parmi les professionnels de la santé par rapport à l’opportunité de la vaccination, son obligation ou pas. « C’est un débat qui a lieu aussi dans d’autres pays et nous on ne va pas y échapper. C’est un sujet qui va faire débat aussi bien chez les professionnels qu’en dehors », relève-t-il. Pour ce médecin généraliste, chaque campagne vaccinale doit répondre à un objectif sanitaire. « On doit définir la population cible et aussi la quantifier (combien de personnes allons-nous vacciner et dans combien de temps ?) ».

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Un groupe de cambrioleurs, composé de 4 éléments, dont deux mineurs, spécialisés dans le vol par effraction des appartements, a été mis hors d’état de nuire, par les éléments de la gendarmerie nationale. En activité principalement dans la commune se Sidi-Amar, une cité ouvrière du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, d’où les mis en cause, dont l’âge varie entre 17 et 28 ans, sont tous natifs, ciblaient le vol exclusivement des objets de valeur : bijoux et objets en métaux précieux (or, alliage d’or, platine et argent massif).Leur dernier acte ayant ciblé le vol d’un important lot d’objets en or massif, dont la valeur est estimée à plus de 500 millions de centimes leur a été fatal. Alertés par la victime, les enquêteurs de la gendarmerie nationale de la brigade de Sidi-Amar, exploitant en profondeur des informations recueillies auprès du voisinage, n’ont pas tardé à démanteler le réseau en question avec en prime la récupération de la totalité des objets volés, ainsi qu’une somme d’argent lesquels ont été restitués à leur propriétaire. Selon un communiqué de la cellule de communication du groupement de la gendarmerie d’Annaba, les détrousseurs, poursuivis pour plusieurs griefs, notamment pour association de malfaiteurs et cambriolages, seront été présentés devant le procureur auprès du tribunal d’El-Hadjar.

B Salah-Eddine

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dimanche, 10 janvier 2021 00:00

L’importation de véhicules neufs libérée

Le gouvernement a décidé de libérer l’importation des véhicules neufs afin de répondre aux besoins du marché national, en octroyant les premières autorisations prochainement aux concessionnaires retenus, a annoncé hier le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali Braham. ‘‘On a reçu depuis le début de l’année en cours des instructions du président de la République, et il y a un accord unanime au niveau du gouvernement pour libérer l’importation des véhicules neufs afin d’alimenter le marché national en véhicules de tout genre, notamment les véhicules utilitaires qui sont nécessaires pour les Institutions et les commerçants’’, a précisé le ministre sur les ondes de la Chaine II de la Radio nationale. A cet effet, le Comité interministériel chargé d’examiner les dossiers de demandes d’autorisations pour importer des véhicules neufs va se réunir pour remettre la liste finale des concessionnaires retenus, a-t-il ajouté. ‘’Pour l’instant, sur le plan documentaire, nous avons recensé 40 dossiers qui sont complets (...) et nous avons tardé dans le choix des dossiers d’importateurs de véhicules neufs, car il fallait bien examiner leur conformité aux conditions fixées dans le cahier des charges et s’assurer que le client ne soit pas pris en otage comme c’était le cas dans le passé», a-t-il dit. «Ce n’est pas l’Etat qui va importer les véhicules mais les concessionnaires. Ceux qui ont des dossiers propres et qui répondent aux conditions fixées dans le cahier des charges seront retenus», a-t-il encore ajouté. S’agissant des marques concernées par les premières autorisations d’importation, il a fait savoir qu’il y a des «marques intéressantes» et de tous les modèles, dont celles destinées aux petites bourses et qui ont donné leur accord aux concessionnaires algériens. Pour M. Ait Ali, la finalité n’est pas d’encourager l’importation mais c’est de bâtir une vraie industrie automobile en Algérie, tout en réaffirmant le maintien du taux d’intégration fixé pour l’industrie automobile, établi à un minimum de 30% lors de la première phase d’activité. Evoquant la situation des entreprises publiques du secteur industriel, il a affirmé qu’il «n’est pas question de privatiser les entreprises économiques publiques et s’il y a ouverture du capital, cette opération se fera à travers la Bourse d’Alger». Pour le ministre, le problème de certaines entreprises réside dans la gestion et le management et non pas dans le financement, ce qui nécessite, selon lui, un vrai changement dans la composante humaine. «Nous avons discuté avec plusieurs groupes publics industriels et on a constaté que pour certains d’entre eux, le changement est impératif dans la composante humaine. Ces groupes nécessitent aussi de vrais plans de redressement pour pouvoir continuer leurs activités», a-t-il indiqué. Il a, dans ce sillage, souligné que plusieurs filières nécessitaient la relance, dont le textile, le cuivre, la mécanique et la sidérurgie.

Début de la solution pour l’entreprise ENIEM

S’agissant de la filière électronique et électroménager, il a assuré que la situation de l’entreprise nationale ENIEM était en voie de règlement. «Le premier dossier qu’on va traiter est celui de l’ENIEM. On devrait aboutir à la solution lors de la rencontre qu’on va tenir au cours de la journée de ce dimanche», a-t-il assuré. Concernant la situation des entreprises du secteur dont les dirigeants ont été poursuivis en justice et qui sont gérées actuellement par des administrateurs désignés par l’Etat, il a affirmé qu’il faut attendre les décisions finales de la justice sur chaque cas et c’est sur la base de celles-ci que l’Etat va agir, tout en assurant que «les actifs de ses entreprises seront sauvegardés». S’agissant de la situation du complexe sidérurgique El Hadjar (Annaba), il a affirmé que ce dernier a un problème d’approvisionnement en matières premières. «Ce complexe a un plan de redressement, mais il a un problème d’approvisionnement et en attendant l’entrée en production du gisement de Ghar Djbilet, il ne doit pas perdre son temps. Le Complexe a le droit de s’approvisionner à travers notamment le recours à l’importation pour atteindre son autosuffisance quand les mines de Ouenza et de Boukhadra ne sont pas en mesure de lui fournir les quantités qu’il faut», a-t-il indiqué.

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Le long processus du retour de l’Algérie à l’importation des véhicules neufs devait franchir hier une étape décisive avec l’octroi des licences d’importation. Après la promulgation du nouveau cahier des charges relatif à cette activité, le gouvernement va rendre public la liste des concessionnaires agréés pour l’importation des voitures neuves. La nouvelle a été annoncée ce samedi par le sénateur Abdelouahab Benzaim. L’élu appelle dans la foulée au gel de cette opération en raison de l’impact qu’elle aura sur les réserves de change du pays, alors que le matelas en devises de l’Algérie continue de se rétrécir, à cause de la crise économique. « Le problème n’est pas dans la délivrance des licences et les bénéficiaires. Le problème est : avons-nous suffisamment de devises pour financer au taux officiel les importations de véhicules ? » se demande Benzaim dans un post publié sur son compte Facebook. Le sénateur rappelle que les réserves de change de l’Algérie se consument inexorablement, et s’interroge pourquoi c’est au ministre de l’Industrie et pas à son collègue du commerce de délivrer ces licences ?« Nous appelons à geler ces licences et s’en tenir à la loi relative à l’importation des véhicules de moins 3 ans, de sorte que nous sauvegardons nos devises en laissant les citoyens de financer ces véhicules sur leurs fonds propres », exhorte le sénateur. Il ajoute que les véhicules de moins de 3 ans font l’objet d’un contrôle drastique et qu’il est impossible de les trafiquer. « Nous n’avons qu’à vérifier leur conformité par rapport au cahier des charges technique », conclut-il. Le sénateur FLN ajoute à son argumentaire pour le gel de la délivrance des licences d’importation des véhicules neufs le limogeage, ce samedi, avec le ministre des Transports et du PDG d’Air Algérie, à cause d’une opération d’importation opérée par la filiale catering de la compagnie aérienne nationale. Le 28 décembre, le ministre de l’Industrie Ferhat Ait Ali a déclaré que le marché automobile ne constituait pas une « priorité » pour l’Algérie, en raison de la baisse des réserves de change. « Nous devons préserver les réserves, unique garantie du dinar et de la souveraineté du pays pour le fonctionnement de l’économie et de la vie publique. Pour cela, il faut que le citoyen ne fixe pas lui-même ses besoins personnels ou catégoriels concernant les importations du pays. Quand vous perdez 50 % de vos revenus et que vous voulez garder le même rythme de dépenses, c’est comme dire après moi le déluge », a-t-il soutenu. Sur l’importation des véhicules d’occasion, Ait Ali a affirmé que le dossier était clos. « L’importation des véhicules d’occasion n’est ni reportée ni gelée. L’article 110 (de la LF 2020, ndlr) est inapplicable et ne sert pas l’économie nationale », a-t-il dit. Des déclarations qui ont été dénoncés par le sénateur Benzaim : « l’article 110 relatif à l’importation des véhicules de moins 3 ans est une loi qui a été adoptée par le Parlement avec ses deux chambres » et que par conséquent, elle revêt un caractère « exécutoire ». « On ne peut pas la supprimer par une simple déclaration à la radio », a-t-il dit. Par contre, on ne sait pas si Benzaim dispose d’une voiture ou prend les transports en commun.

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dimanche, 10 janvier 2021 00:00

Le bureau Algérie installé

Les membres du Bureau de l’Algérie de l’Organisation mondiale de sécurité anticorruption (OMSAC), établie à Genève (Suisse), ont été installés samedi dernier en fin de journée à Constantine par le président du bureau, Hakim Lafouala. Des experts en économie, en finance, en droit et santé ont été installés dans leurs fonctions et devront entamer le travail pour le compte de l’OMSAC en collaboration avec les différentes institutions administrative, sécuritaire et militaire, a précisé M. Lafouala à l’APS en marge de la cérémonie d’installation de ses membres issus de diverses régions du pays. Ces membres auront pour mission principale d’élaborer des dossiers ‘’fiables et précis’’ sur les différentes affaires posées dans le cadre du processus national de lutte contre la corruption, a fait savoir le même responsable, affirmant que la sélection de ces membres a pris en considération ‘’de multiples critères professionnels et profils personnels’’. A travers son bureau en Algérie, l’OMSAC œuvre à former des experts dans la lutte contre la corruption dans les différents secteurs en mesure de participer activement, a-t-il ajouté, aux efforts nationaux de lutte contre ce phénomène qui constitue un véritable danger pour le pays et le peuple. Saluant les décisions prises par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant la lutte contre la corruption, M. Lafouala a affirmé que l’OMSAC œuvre à travers son bureau en Algérie à impliquer la société civile dans la lutte contre ce phénomène qui constitue, a-t-il estimé, ‘’l’affaire de tous’’. Il a, dans ce cadre, annoncé l’organisation ‘’prochainement’’ de rencontres avec les représentants de la société civile pour étudier les moyens et les mécanismes à mettre en place pour consolider l’intégration de la société civile à ce processus. Pour rappel l’OMSAC avait annoncé récemment l’organisation en Algérie d’une conférence internationale sur le rôle de la société civile dans la lutte contre la corruption.

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