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L’usage du bracelet électronique n’est plus de mise, affirme le ministre de la justice et garde des sceaux. Belkacem Zeghmati, qui s’exprimait avant-hier à l’Assemblée Populaire Nationale dans le cadre d’une séance de questions orales et en faisant part de cet arrêt, a expliqué que cette décision temporaire était due au fait qu’une «enquête judiciaire ait été diligentée au niveau du tribunal de Sidi M’hamed sur l’opération d’acquisition à des sommes colossales en devises, alors que des problèmes techniques empêchent son utilisation». Il a expliqué que «de grands espoirs nourris sur l’utilisation du bracelet électronique se sont évanouis après la constatation de problèmes techniques empêchant la mise en œuvre de ce dispositif».

A.K.

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vendredi, 12 février 2021 00:00

Le Hirak, le musée et la momie

A moins de 10 jours de la commémoration du deuxième anniversaire du mouvement populaire, qui détrôné Abdelaziz Bouteflika, après 20 ans de règne sans partage, même si depuis 2013, son impotence a été mise à profit par son clan pour diriger en son nom, Abdelkader Bengrina s’offre une tribune dans des médias, qui lui sont proches, pour proposer que le parvis de la grande poste à Alger soit baptisé place de la liberté et transformé en un musée du Hirak. Rien que ça ! Le transfuge du MSP, qui avait siégé au Conseil national de transition, organe législatif créé en janvier 1994, après la dissolution de l’APN, avant d’occuper le poste de ministre du Tourisme, voudrait donc remettre le Hirak au musée. Sans le dire clairement, préférant s’exprimer d’une façon sournoise, qui ouvre la voie à plusieurs interprétations, il le laisse suggérer tout de même. Une attitude tout à fait conforme aux desseins de cet islamiste et adepte des confréries, qui a, semble-t-il, oublié que deux mois avant le 22 février 2019, il était parmi les soutiens à un 5ème mandat, avorté par ce Hirak qu’il propose de momifier. Et une maladresse de plus à mettre sur le compte du candidat malheureux aux élections présidentielles du 12 décembre 2019. Les Algériens ont en mémoire la conférence de presse conjointe avec Djamel Ould Abbès, que les deux hommes avaient animée dans le cadre de la promotion au 5ème mandat. Il est donc inutile d’y revenir pour extraire le « conflit psychologique » auquel sont soumises certaines personnalités politiques, qui voudraient en finir avec un mouvement populaire ayant mis à nu leur duplicité et leur fourberie. Si l’Algérie est aujourd’hui menacée, ce n’est certainement pas la faute de ces milliers de citoyens qui sont sortis un certain 22 février 2019 pour réclamer le départ de la « Issaba » et le retour à la légalité. Mais à cause de l’incapacité d’une grande partie de cette classe politique, qui a délibérément abandonné ses missions originelles pour s’embarquer dans les méandres clientélistes, conjoncturels et éphémères. Paternalistes plus que jamais, Bengrina et consorts refusent aujourd’hui de regarder la réalité telle qu’elle est. Pire, ils s’obstinent à occuper des espaces, alors qu’ils savent pertinemment qu’ils ont perdu toute crédibilité. En termes de mobilisation et d’ancrage social, leur déficience est totale, mais ils s’entêtent à voir ailleurs que de reconnaitre le échec consommé depuis un certain temps. Figés dans leurs conceptions erronées, ils se sont momifiés sans qu’ils ne se rendent compte.

Mohamed Mebarki    

 

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vendredi, 12 février 2021 00:00

Le Président Tebboune regagne le pays

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a regagné hier le pays, après un séjour en Allemagne où il a subi une intervention chirurgicale réussie sur le pied droit. Le président de la République a été accueilli à son arrivée à l'aéroport militaire de Boufarik (Blida, Ouest d'Alger) par le président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Slimane Chenine, le président du Conseil constitutionnel, Kamel Fenniche, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, et le chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), le Général de corps d'Armée, Saïd Chanegriha et le directeur de Cabinet à la Présidence de la République, Noureddine Baghdad Daidj. Le président Tebboune avait subi le 20 janvier dernier une intervention chirurgicale réussie au pied droit en raison de complications du coronavirus. Des décisions et des actes forts, pour sortir de la léthargie ambiante, s’imposent en urgence pour renouer avec la dynamique institutionnelle qui, faut-il en convenir, a beaucoup pâti de son absence, qu’un gouvernement d’amateurs, totalement « cramé », n’a pas   pu amortir. Justement l’une des premières décisions que le président se doit   de prendre sans avoir la main qui tremble, c’est de siffler la fin de la récréation au Gouvernement Djerad qui, au fil des semaines, au fil des mois, est devenu lui-même une crise en soi   qui s’est ajoutée à d’autres crises antérieures. On se rappelle qu’au moment de repartir en Allemagne, le président Tebboune, parlant justement de ce gouvernement, avait dit, en s’adressant d’un air entendu à Djerad : « Hokouma fiha, wa aâliha », façon de signifier sa condamnation à mort qui reste à mettre à exécution. Et c’est le moment ! La question est de savoir si le président Tebboune attendra le passage du gouvernement devant le parlement dans ce qui serait une sorte de baroud d’honneur pour la déclaration de politique générale ou passera-t-il outre cette obligation, somme toute formelle, pour former la nouvelle équipe. À en croire des rumeurs, largement relayées dans la presse et les réseaux sociaux, le président Tebboune, même hospitalisé, aurait travaillé avec   ses conseillers et autre « envoyés » sur la composition du prochain Gouvernement. Des noms de futures ministres ont fuité, alors qu’il est donné pour acquis que l’équipe actuelle, à l’exception du MAE, Boukadoum, serait renvoyée, y compris Djerad, himself.   Une équipe resserrée (à l’inverse de l’équipe XXL de Djerad) composerait le futur gouvernement avec un super ministère de l’économie, serait l’option actée. Ce qui serait parfaitement compréhensible quand on sait que le pays vit d’abord une crise économique qui est appelée à s’exacerber dans les prochains mois si le nouveau chemin, pour sortir de l’économie de rente, n’est pas encore trouvé. Et pour cela une vraie task force économique avec à sa tête un économiste pragmatique reste la dernière chance avant le crash et le retour à la merci du FMI. La dimension politique ne sera pas en reste dans l’agenda du président qui aura, dès la reprise des manettes, la copie finale de la nouvelle loi électorale qui va baliser la route pour les futures législatives. Toute la question est de savoir, à ce propos, si le président Tebboune tient vraiment à l’organisation immédiate de ces législatives anticipées.   Dans son entourage, nous croyons savoir que l’unanimité est loin d’être acquise, d’aucuns préconisant, en effet, « de donner du temps au temps » pour une meilleure « décantation de la situation politique », sachant qu’actuellement le risque d’une large abstention, comme pour la révision de la constitution, est très fort. Toutes ces urgences aussi impérieuses les unes que les autres viennent se greffer à une crise sanitaire qui, Dieu merci semble plus ou moins maîtrisée, au vu du tableau épidémiologique quotidien, même si la campagne vaccinale, malgré une communication intensive du gouvernement, reste pour le moment symbolique avec à peine 100. 000 doses de vaccins pour une population de 45 millions d’âmes.

H.Khellifi.  

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vendredi, 12 février 2021 00:00

Un pari difficile à tenir pour l’Algérie ?

Les membres du comité scientifique de suivi de l’évolution de l’épidémie du coronavirus en Algérie multiplient les sorties médiatiques, donnant de plus en plus la nette impression d’agir chacun selon ses convenances, et non sur la base d’un plan de communication préétabli, après concertation. Depuis l’installation de cette instance par le président de la République, il y a environ une année, beaucoup a été dit sur son manque d’expertise, étant donné l’absence en son sein de spécialistes dans la lutte antivirale. Cet aspect a même été déploré par le docteur Mohamed Bekkat Berkani, mais en vain. Les professionnels de la santé qui la composent ont continué à suivre la situation épidémique dans le pays à travers les chiffres qui leur parviennent du ministère de la Santé, puisant leurs recommandations dans les revues médicales internationales. Hormis quelques rares circonstances où le président de l’Ordre national des médecins a brillé par sa présence, ses autres confrères du comité scientifique ne semblent pas avoir pesé lourd, ni sur le choix du vaccin, ni sur le planning des livraisons et encore moins sur le plan de vaccination. A défaut d’une stratégie de communication étudiée selon les spécificités de la réalité algérienne, ils ont poursuivi leurs interventions en rangs dispersés, alimentant toutes sortes de spéculations sur leur manque de cohésion supposé ou réel. Toutefois, et au fur et à mesure de leurs déclarations, parfois contradictoires, la situation a commencé à s’éclaircir, du moins en ce qui concerne l’acquisition du vaccin et la campagne de vaccination. Hier, le professeur Ryad Mahyaoui a mis fin au suspense en reconnaissant, même implicitement, que l’Algérie n’est pas en mesure d’acquérir les 40 millions de doses dont elle a besoin à brève échéance ou dans le moyen terme. S’exprimant à la radio locale de Sétif, le professeur a déclaré que la livraison d’une telle quantité va s’étaler tout au long de l’année 2021. Selon quel échéancier ? Il n’a pas répondu à cette question, se contentant de faire la promotion de Sputnik V, dont l’Algérie a reçu 50 000 doses, en attendant le reste des 500 000 doses commandées. Certes ce vaccin, que les Occidentaux ont snobé, prétextant un manque d’éléments d’analyse pour pouvoir se prononcer, est aujourd’hui vu avec beaucoup d’intérêt de la part de ces mêmes Occidentaux. Mais la Russie est-elle vraiment prête à donner son brevet à l’Algérie pour lui permettre de produire localement Sputnik V ? Mais d’où l’Algérie va se procurer les 40 millions de doses dont elle a besoin ? Il s’agit bel est bien d’un défi, qu’il est difficile de relever au moment où même les pays où sont fabriqués les vaccins font face à la pénurie. Si demain, l’agence européenne du médicament venait à homologuer Sputnik V, quelle sera l’attitude de Moscou envers les autres pays comme l’Algérie ? Des questions que le membre du comité scientifique a éludées, axant son intervention sur des détails sans importance. Avant lui, le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie avait déclaré que l’Algérie est entrée en négociation avec 5 laboratoires sans préciser lesquels. S’agissant de la campagne de vaccination et de l’engouement supposé des citoyens, le professeur Ryad Mahyaoui a exprimé sa satisfaction, mais a évité soigneusement d’aborder directement la méfiance et les craintes des Algériens à l’égard du vaccin, qui constituent pourtant une réalité qu’aucun discours ne pourrait occulter.

Mohamed M  

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L'horreur des explosions nucléaires effectuées dans l'Ahaggar impose à la France la reconnaissance de ce crime, estime l'Association Taourirt des victimes des essais nucléaires dans la région de l'Ahaggar. "Les effets de ce crime contre l'humanité, commis par la France coloniale, sont encore visibles à ce jour parmi la population et les faits et les preuves attestent de l'horreur de la tragédie et de l'ampleur de l'enfer nucléaire engendré", a déclaré à l'APS le Secrétaire général de l'Association, Boubaker Ibbeh. Affirmant que le dossier de la mémoire entre la France et l'Algérie "ne doit pas porter uniquement sur les crimes commis durant les 132 ans de colonisation, mais s'étendre également aux souffrances persistant à ce jour", il a ajouté "on est en droit de faire pression, par tous les moyens possibles, pour obtenir la reconnaissance de ces crimes". Pour M. Ibbeh, "il ne s'agit pas de simples explosions nucléaires mais de massacres relevant du crime contre l'humanité comme en témoignent les impacts sur environnement et les conséquences sanitaires désastreuses, d'où l'impératif d'une enquête internationale" .Les effets de la radioactifs, confirmés par les scientifiques et les experts, dans les régions de Reggane (Adrar) et In-Ecker (Tamanrasset) "n'ont pas épargnés le mont Taourirt", en plus de la population, de la flore et de la faune, a fait observer M. Ibbeh."La destruction nucléaire produite par la France gaullienne a donné lieu à une hécatombe", a-t-il poursuivi évoquant des gens "qui meurent en silence des suites des pathologies héritées de génération en génération, comme différents types de cancer, des malformations congénitales et des maladies chroniques". Outre les conséquences des explosions nucléaires sur la population de l'Ahaggar, le représentant de l'Association Taourirt fait état d'une pollution radioactive et chimique de l'environnement, dont l'assainissement exige le traitement de tonnes de déchets nucléaires et militaires, "en surface ou en sous-sol dans des sites que seuls les Français connaissent", notamment à In-Ecker et Takormyas. Des habitants ont ramassé, innocemment, des piliers et des tôles contaminés pour les utiliser en toitures de leurs maisons, aussi bien dans la région de Tamanrasset que dans les villages voisins, a fait savoir M. Ibbeh.

Cris de détresse de victimes agonisant

Dans la région de l'Ahaggar, nombreux sont les habitants présentant différents types de cancer et des malformations congénitales résultant de la radioactivité. Aujourd'hui, ils crient leur détresse et réclament justice pour ceux "en sursis" de mort. Dans cette région, plus d'une vingtaine de types de cancer ont été recensés, à l'instar des cancers de la thyroïde, des os, de l'appareil digestif et autres, a fait savoir le président du Conseil médical de l'hôpital de Tamanrasset. Dans ce sens, le Dr Akhamouk Ilyes a révélé "355 cas de cancer recensés durant les quatre dernières années, avec en tête le cancer du sein suivi du cancer de la thyroïde très répandu dans la région. Evoquant la hausse inquiétante du cancer de la thyroïde, le Dr Akhamouk a rappelé que la même situation est vécue par la population de la Polynésie, qui a connu aussi des essais nucléaires français, ce qui confirme, a-t-il dit, les résultats d'une étude scientifique sur le lien direct entre les essais nucléaires et le cancer de la thyroïde.La wilaya de Tamanrasset dispose d'une unité de traitement du cancer, mais cela reste insuffisant. Il convient de réfléchir à un centre de lutte contre le cancer à même d'assurer le dépistage rapide, la chimiothérapie et la radiothérapie, estime le Dr Akhamouk, qui souligne l'importance de la sensibilisation dans la prévention contre les cancers dans la région, "qui reste tributaire de la décontamination des sites radioactifs", a-t-il dit.

L'environnement et les produits agricoles également touchés

Avant les explosions nucléaires, les régions de l'Ahaggar, de Touat et de Tidikelt étaient des terres fertiles, selon les autochtones qui évoquent des cultures de céréales, de dattes et autres produits agricoles de qualité, en sus de l'élevage. Plusieurs animaux sauvages vivaient également dans ces territoires, à l'instar de la gazelle, du mouflon, du guépard et divers oiseaux. Des richesses anéanties en raison de la contamination des eaux souterraines. Le blé, par exemple a perdu en calibre, les palmiers présentent des maladies et la tomate ne pousse plus dans l'Ahaggar et à Reggane. Ces produits étaient utilisés dans le commerce de troc avec les pays voisins. A cette occasion, le responsable de l'Association Taourirt des victimes des essais nucléaires dans l'Ahaggar a exhorté les autorités publiques, au niveau local et central, à aider cette association, qui ne dispose toujours pas d'un siège approprié permettant d'accueillir les victimes des explosions nucléaires pour les recenser et prendre en charge leur dossiers.Il a appelé, en outre, à la pose d'un clôture autour de "Tan-Afella" et "Tan-Atram", dans la région de Taourirt, pour éviter à la population tout contact avec la radioactivité.

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vendredi, 12 février 2021 00:00

Un suivi quasi-nul de l’appel à la grève

Soixante et un ans après les premiers essais nucléaires français en Algérie, sites où ont été perpétrés ces crimes coloniaux ne sont toujours pas décontaminés, alors que la radioactivité ambiante y demeure toujours élevée du fait de la persistance des séquelles des radiations. Les fonctionnaires du secteur de la santé dans différentes wilayas du pays n’ont pas adhéré, dans leur ensemble, à la grève à laquelle a appelé le conseil national de la Coordination nationale des fonctionnaires de la santé relevant du Syndicat Autonome des Fonctionnaires de santé Publique (SAFAP), pour mercredi et jeudi matins passés. A l’exception de Djelfa, Ain Oussara et Blida, les travailleurs du secteur de la santé ont poursuivi le travail de façon ordinaire dans les autres wilayas du pays, contrairement aux déclarations de certains représentants de la Coordination. Le représentant du Syndicat algérien du paramédical, Ferkous Krimou, a mis en avant «la légitimité des revendications» de la Coordination. Néanmoins, le timing de la grève est, selon lui, «inapproprié, car coïncidant avec le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la Covid-19, en sus de la conjoncture politique que traverse le pays». Le Coordonnateur national des fonctionnaires de la santé, Nasreddine Kloudi, a indiqué à l’APS que «Oran est la seule wilaya où la protestation était absente», expliquant ceci par la non-préparation de la grève due à l’absence du Coordonnateur de wilaya pour cause de maladie. Au Sud du pays, les travailleurs de la santé dans les wilayas de Laghouat, Ouargla, Ghardaia, Illizi et Tamanrasset n’ont pas répondu à l’appel à la grève en poursuivant leurs activités dans tous les établissements sanitaires. Interrogés par l’APS, plusieurs employés ont affirmé qu’ils n’étaient pas au courant de cette grève ni de la partie organisatrice, tandis que d’autres ont préféré évoquer les lacunes dont souffrent le personnel, soulignant avoir transmis leurs préoccupations aux responsables du secteur. Le chef de service Prévention à la direction de la santé de la wilaya d’Illizi, Dr. Dib Yacine, a affirmé que sa direction «n’a reçu aucun préavis concernant ce mouvement de contestation», affirmant que ses services intensifient leurs efforts actuellement pour offrir des prestations sanitaires de qualité. A l’Est du pays, les représentants de la coordination ont indiqué avoir enregistré un taux de suivi auprès des employés, ce qui n’a pas été constaté dans les différentes structures. Dans une déclaration à l’APS, la coordinatrice de wilaya et membre du bureau national de la coordination, Karima Lakhcheb, a fait savoir que le taux de suivi pendant le deuxième jour était de 45% à Khenchela, 60% à Biskra et 50% à Sétif, alors que toutes les structures sanitaires des wilayas citées ont travaillé de manière ordinaire depuis le matin. Contacté par l’APS depuis Constantine, le coordonnateur national, Badr Eddine Klibi, a affirmé que le taux de suivi était «élevé» sans fournir aucun pourcentage. Selon M. Klibi, la coordination comprend 150.000 adhérents répartis sur 43 wilayas.

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Près de 65.000 employés du secteur de la Santé, tous corps confondus, devront bénéficier d’une promotion en 2021, a fait savoir avant-hier à Alger le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Professeur Abderrahmane Benbouzid. Présidant une journée d’études consacrée à «la simplification des procédures administratives et à la décentralisation de la décision», le ministre a affirmé qu’en réponse à la demande du ministère, le Gouvernement a pris une mesure spéciale relative au règlement de plusieurs revendications qui étaient en suspens». Cette mesure spéciale concerne près de 65.000 personnes dans le secteur sanitaire, à savoir médecins, paramédicaux, sages-femmes, anesthésistes, dentistes et agents administratifs et techniques, détaille le ministre. Ces corps bénéficieront d’un avancement de grade, d’autant que certaines de ces promotions portent sur la question des grades en voie d’extinction qui doivent être adaptés à la situation administrative après la promulgation des statuts particuliers des corps de la santé, précise le ministre. Plus explicite, M. Benbouzid a indiqué que « plusieurs corps bénéficieront de cette promotion, en 2021 et d’autres ultérieurement», ce qui permettra, a-t-il ajouté, de clore définitivement la liste de certaines revendications qui remontent à 2015».

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Le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali Braham, a déploré jeudi l’absence de pré-contrôle sur les véhicules d’occasion importés par l’Algérie au niveau des pays d’origines notamment européens, ce qui a causé au pays des pertes financières importantes. Intervenant lors d’une plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales et présidée par Slimane Chenine, président de l’Assemblée, M. Ait Ali Braham a regretté le fait que ces pays «n’effectuent aucun contrôle lorsque les véhicules sont destinés à certains pays africains». L’absence de pré-contrôle, dans les pays d’origine, des véhicules importés par les opérateurs algériens a causé «des centaines de milliards de dollars de pertes à l’Algérie durant les vingt dernière années que ce soit en raison de la surfacturation ou de l’importation d’équipements imaginaires», a-t-il révélé. Dans ce sens, le ministre a souligné que les véhicules d’occasion importés étaient introduits sur le marché local par «des bandes» qui se sont spécialisées dans l’importation de voitures de moins de 10 ans en faisant croire qu’elles étaient plus récentes. M. Ait Ali répondait à une question du député de l’Union pour Nahda-Adala-Bina, Ahcene Aribi, au sujet du gel de l’autorisation d’importation des véhicules de moins de trois ans et l’annulation du système préférentiel SKD/CKD. Le ministre a expliqué, dans ce cadre, que les exonérations dont ont bénéficié les opérateurs dans le segment SKD/CKD avaient été transférées aux fabricants locaux des composants, en vertu de la loi de finances complémentaire 2020 et la loi de finances 2021, rappelant que les sous-traitants n’avaient, par le passé, aucun avantage douanier ou fiscal ni dans leurs investissements ni sur leurs équipements. Ainsi, les opérateurs qui prétendent à investir dans l’industrie mécanique réelle seront obligés de se tourner vers ces sous-traitants qui seront «très concurrentiels» et «protégés par des textes réglementaires», notamment le décret 20-226 du 19 août 2020 qui impose un taux d’intégration et un modèle d’intégration rendant éligible à l’application de l’article 60 de la LFC 2020. Il a ajouté que la nouvelle réglementation considère le montage automobile comme une activité plus commerciale qu’industrielle, sans l’interdire, pour peu de s’acquitter de toutes les taxes, y compris la TVN (taxe sur les véhicules neufs). Plan de relance pour Africaver Répondant à une question de la députée indépendante, Badra Ferkhi, concernant le plan de relance de la société Africaver (Jijel) et la prise en charge de la situation socio-professionnelle de ses employées, le ministre a indiqué qu’une commission d’inspection avait été dépêchée par son département en 2020 avec pour mission d’établir un état des lieux en termes d’équipements et de ressources humaines, mais aussi de réaliser un audit financier de la société. Il a ajouté qu’un rapport a été transmis à la tutelle qui a préconisé des solutions qui exigent, toutefois, l’implication d’autres intervenants, notamment les banques. M. Ait Ali a affirmé que cette société bénéficiera d’un plan de relance qui demande, néanmoins, un financement qui ne peut être décidé que par le Conseil des participations de l’Etat (CPE) qui doit donner son feu vert aux banques pour débloquer les fonds nécessaires pour démarrer ce plan de relance. Selon lui, ce projet ne pourra être concrétisé à court terme, estimant que cela devrait se faire au plus tard au cours du 1er semestre 2022 et en attendant, une gestion conjoncturelle des problèmes de cette société, notamment celui des salaires, sera assurée. Le ministre a indiqué qu’Africaver peut continuer d’exister sans recourir à sa privatisation du fait qu’elle fabrique des produits dont le marché algérien a besoin avec la possibilité d’alimenter d’autres secteurs tels que l’industrie automobile ou encore certaines industries militaires. De son côté, le député indépendant, Habibi Touhami, a demandé des explications sur le non démarrage du projet du complexe de ciment dans la commune de Labyod Sid Echikh (wilaya El-Bayadh), M. Ait Ali a expliqué que ce projet ne pouvait pas être lancé du fait de la «saturation» du marché qui enregistre un excédent de 12 millions de tonnes. Estimant que cet investissement n’est pas rentable, le ministre a appelé l’investisseur qui devait lancer ce projet à se tourner vers une autre activité qui ne soit pas sur la «liste négative», comme c’est le cas pour la production de ciment.

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Le gaz est vendu en Algérie dix fois moins cher que dans les autres pays grâce aux subventions de l’Etat, a indiqué avant-hier à Alger le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, appelant à l’adoption de nouveaux mécanismes pour orienter ces aides vers les catégories vulnérables. Lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) conduite par son président, Slimane Chenine, le ministre a précisé que les subventions étatiques sur le gaz et l’électricité coûtent au Trésor public des sommes considérables, d’où la nécessité, a-t-il dit, de prendre des mesures spéciales pour orienter ces aides vers les catégories vulnérables, notamment avec la hausse du niveau de consommation nationale de gaz (47 milliards de m3 en 2020). M. Attar a répondu au député Khelifa Benslimane (Front El-Moustakbal), qui voulait savoir pourquoi les autorités n’ont pas répondu favorablement aux demandes de réduction des prix du gaz et de l’électricité en hiver pour certaines villes, les plus impactées durant cette saison. A cela, le ministre a expliqué que l’établissement des prix du gaz et de l’électricité ne relevait pas des prérogatives de son département mais de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), qui fixe le prix à 34,17 centimes par thermie en vertu d’une décision, alors que le prix réel est de 42,89 centimes par thermie. Pour le ministre, la situation «ne permet pas à Sonelgaz de préserver son équilibre financier». Sonelgaz recourt, dans sa tarification, à quatre tranches à travers lesquelles elle prend compte de la nécessité de préserver le pouvoir d’achat du consommateur. La tranche 1, appelée tranche sociale, est estimée à 16,82 DA/Th (en cas d’une consommation inférieure à 375 Th), tandis que le tarif de la tranche 2 est estimé à 0,3245 DA/Th. Le soutien de l’Etat représente un taux de 65 % de la valeur de consommation des ménages dans les régions du Sud du pays, selon le ministre, qui précise que les montants affectés par l’Etat à la subvention de l’électricité dans les régions du Sud du pays ont dépassé, en 2019, 18 mds de Da. Répondant à une autre question du député Houcine Ben Kelala (Front national pour les libertés), autour de «la réticence» des compagnies relevant du Groupe Sonatrach quant à la réalisation de certaines structures publiques dont le manque se fait sentir dans la wilaya d’Illizi, notamment celles relatives aux infrastructures et portant essentiellement sur la vie du citoyen en dépit de l’inscription des projets depuis plus de dix années, le ministre a indiqué que cette responsabilité incombe aux autorités locales et ne relève pas de la compétence de Sonatrach. «Sonatrach s’intéresse à la réalisation de projets dans le domaine des hydrocarbures», poursuit le ministre, ajoutant que la problématique de réalisation et d’édification des infrastructures sociales est de la compétence des Pouvoirs publics qui ont les prérogatives de prospecter les entreprises de réalisation». Pour le ministre, Sonatrach peut uniquement contribuer avec un soutien financier ou à travers la participation via des filiales dans la réalisation de certains projets dans le respect du code des marchés publics.

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L’Algérie et la Tunisie œuvrent à relier leurs réseaux ferroviaires respectifs, a affirmé, avant-hier à Alger, le ministre des Travaux publics, et ministre des Transports par intérim, Farouk Chiali qui a signalé que ce projet demeure tributaire de la compatibilité des infrastructures des deux pays. Lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales à l’Assemblée populaire nationale (APN), présidée par son président, Slimane Chenine, le ministre a précisé que la concrétisation du projet de liaison du réseau ferroviaire national au réseau tunisien «demeure tributaire de la compatibilité des infrastructures des sociétés de transport ferroviaire des deux pays, un objectif dont l’Algérie et la Tunisie veillent à concrétiser». En réponse à une question du député, Seddik Bekhouche du Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD) sur le secteur des transports, tous types confondus, à Tébessa, M. Chiali a rappelé que plusieurs projets ont été réalisés ou relancés au niveau de cette wilaya frontalière dans le cadre des programmes publics visant à améliorer les services et assurer les moyens de transport des citoyens. Dans ce cadre, il a évoqué plusieurs projets de développement du réseau ferroviaire national liant Alger et Tébessa en vue de réduire la durée des voyages, notamment à travers l’augmentation de la vitesse des trains et la protection et la sécurisation de la ligne par la prise en charge des points de croisement. A ce propos, il a fait observer qu’à partir du 20 novembre 2019, trois voyages ont été programmés par semaine pour la ligne Tébessa-Alger avec des rames disposant de toutes les conditions de confort afin d’assurer un meilleur service. Une ligne ferroviaire de 165 km liant Tébessa à Ain M’lila a été réalisée et actuellement en service.S’agissant de la ligne liant Tébessa à Bir El Ater, le ministre a assuré que cette région sera couverte dans le cadre du projet de réalisation de la nouvelle ligne ferroviaire minière liant Djebel Onk à Annaba passant par Bir El Ater et Tébessa. Dans le domaine urbain et suburbain, M. Chiali a indiqué que la réalisation du tramway de la ville de Tébessa n’est pas possible, d’autant plus, a-t-il ajouté, qu’une étude élaborée par un bureau d’études spécialisé avait conclu de l’infructuosité du projet actuellement. Concernant l’ouverture d’une desserte aérienne reliant l’aéroport de Tébessa à la Turquie, le ministre des Transports par intérim, a affirmé la réalisation d’une étude ayant prouvé l’infructuosité du projet, d’autant que la demande pour cette desserte ne représente que 0,5 % de l’ensemble des demandes enregistrées à travers Air Algérie dans cette wilaya. Répondant à une question du député Safi Larabi du Rassemblement national démocratique (RND), autour de la date de la levée de gel sur la délivrance du livret de places de transport par taxi à Aflou (w.Laghouat) et l’adaptation de ce service en fonction du nombre d’habitants de cette région, le ministre a fait état de l’exploitation de quelque 629 autorisations d’exercice de l’activité de transport des personnes par taxis individuels et collectifs dans la daïra d’Aflou jusqu’au mois de décembre 2019. Le ministre a également indiqué qu’après avoir enregistré une hausse dans la demande pour le transport, 120 autorisations supplémentaires ont été émises le 23 décembre 2019, dont 82 ont été attribuées à ce jour, ce qui porte le nombre global des autorisations exploitées actuellement à 71, tandis que les procédures administratives suivent leur cours pour la délivrance des 38 restantes. Selon les explications du ministre, le nombre des bus et taxis autorisés à exploiter est «suffisant» actuellement, en vue de satisfaire la demande pour le déplacement, enregistrée dans la Daïra d’Aflou, affirmant que les capacités de déplacement dans cette daïra seront renforcées et ce, en coordination avec les autorités locales, le cas échéant. Ainsi, 23 lignes de transport collectif de voyageurs existent au niveau de la daïra et exploitées par 169 bus. De même que des autorisations ministérielles supplémentaires ont été délivrées en vue de renforcer ces lignes, au cours des dernières années, à savoir l’attribution de 17 lignes, dont 08 lignes urbaines et 09 rurales, exploitées par 41 nouveaux bus, ce qui porte leur nombre global à 210.

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