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samedi, 13 février 2021 00:00

Un étudiant poignardé à Tassoust

Les habitants de la localité de Tassoust à l’Est de Jijel, ne cessent d’évoquer le climat d’insécurité qui règne dans la localité et ses environs. Cette situation s’est particulièrement accentuée, ces dernières semaines, avec la multiplication des cas d’agressions et de vols, commis presque au quotidien. Ces habitants affirment que plusieurs citoyens, particulièrement les femmes et les jeunes étudiantes, ont été victimes d’agressions. C’est ainsi qu’hier, un jeune, répondant aux initiales M.J, âgé de 29 ans, a été grièvement poignardé , lors d’une rixe, à Tassoust , a-t-on appris de source hospitalière. Une simple altercation verbale entre deux jeunes personnes a vite tourné au drame Tout a commencé par un vif échange entre les deux jeunes qui en sont très vite arrivés aux mains, avant que l’un d’eux ne poignarde l’autre, grièvement, avec une arme blanche. Le blessé a été évacué dans un état critique vers l’hôpital Mohamed Seddik Benyahia de Jijel, a précisé notre source. Un climat de psychose qui pousse plusieurs parents à accompagner leurs enfants aux établissements scolaires. « Un véritable climat d’insécurité s’est installé ces derniers mois au niveau de notre localité notamment avec la hausse de la consommation de la drogue et de la délinquance», affirme un citoyen.

M.Bouchama

Publié dans Régions
samedi, 13 février 2021 00:00

Vers un nouveau gouvernement ?

C’est un secret de polichinelle. Le président de la République n’est pas satisfait du travail gouvernemental. Il l’avait exprimé publiquement d’une manière assez subtile, alors qu’il était en partance pour l’Allemagne, et il l’a manifesté vendredi soir, lors de son retour en Algérie. Les images diffusées par la télévision publique à partir du salon d’honneur de l’aéroport militaire de Boufarik l’ont montré. Les quelques secondes accordées au Premier ministre, présent parmi les hauts responsables de l’Etat pour souhaiter la bienvenue au président de la République sont suffisamment éloquentes. A l’inverse du président du Conseil de la nation, du président de l’APN ou du chef d’état-major de l’ANP, le chef de l’Exécutif gouvernemental a eu droit au strict minimum de politesse imposée par le protocole et les règles de bons procédés, et rien de plus. L’échange entre Abdelmadjid Tebboune et Abdelaziz Djerad fut « froid » pour ne pas dire impersonnel. Il y avait du ressentiment dans l’air, et tous les algériens qui ont regardé le JT de 20 heures l’ont remarqué. Le rendement du gouvernement est loin de répondre aux engagements pris par le chef de l’Etat pour l’édification d’une « Algérie nouvelle ». En s’éclipsant comme il était venu, Abdelaziz Djerad a donné la nette impression d’avoir saisi les signes d’une séquence épargnée par la censure. Ces ministres, du moins ceux dont la mission est en rapport direct avec les préoccupations quotidiennes des citoyens, n’ont pas été à la hauteur de ce qui était attendu d’eux. De la hausse des prix des produits de première nécessité à la gestion problématique du dossier relatif au vaccin anti-Covid, en passant par la situation catastrophique au niveau des cités universitaires et la crise des liquidités qui perdure, tout milite pour un changement, imminent selon certains observateurs. La colère couve au sein de la population et le front social est en ébullition. En recevant hier au siège de la Présidence, moins de 24 heures après son retour d’Allemagne, des chefs de partis à l’image de Sofiane Djilali, Abdelkader Bengrina et Abdelaziz Belaid, Abdelmadjid Tebboune a sûrement voulu transmettre un message, qui ne tardera pas à se traduire sur le terrain par des décisions importantes. Le choix de ces 3 partis, qui se revendiquent respectivement du courant démocrate, islamiste modéré et nationaliste, ne peut pas être fortuit. Il serait annonciateur d’un début de consultations pour la formation d’un nouveau gouvernement aux couleurs politiques avérées, contrairement à l’équipe dirigée par Abdelaziz Djerad, dont les membres supposés technocrates n’ont pas réussi à imposer un discours homogène. Pire, ils avaient multiplié les faux pas et les dérapages, traduisant leur incompétence dans la gestion de la communication institutionnelle. En attendant la suite qui sera réservée au FLN, au RND et au MSP, les spéculations vont meubler le vide en scrutant du côté du RCD et du FFS particulièrement.

Mohamed Mebarki

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Ferhat Ait Ali, le très médiatique et néanmoins controversé ministre de l’Industrie a mis encore une pièce dans la machine qui va probablement relancer la polémique sur l’importation des véhicules. Invité hier au forum du Journal El Hiwar, le ministre n’a pas pu éluder la question sur les licences d’importation qui polarise, il est vrai, l’intérêt des médias et professionnels du secteur. Mais dans sa réponse, il prend tout son mode à revers en déclarant tout de go que « l’achat d’une voiture n’est pas forcément le rêve de la majorité des algériens, mais celui d’une minorité », réplique-t-il, en réponse à la question de la journaliste. Et de renchérir sur le même registre que « la propension de certains médias à faire croire que l’achat d’une voiture est le rêve de base de tous les algériens est une erreur, car en Algérie il existe 45 millions de citoyens qui ne pensent pas tous à acheter une voiture » Ferhat Ait Ali Braham souligne que cette majorité « veut pouvoir acheter surtout des produits nécessaires pour avoir une vie digne. Ajoutant en outre que « l’Algérie a besoin d’un transport public performant, suffisant afin de répondre aux besoins du plus grand nombre de citoyens » L’importation des véhicules n’est pas, selon lui, la bonne option pour l’Algérie, qui ajoute-t-il, « aspire à poser les bases d’une industrie forte qui entend découpler son ministère de la question de l’importation des véhicules. Il est vrai que le nom de Ferhat Ait Ali Braham, dans l’imaginaire collectif, résonne avec importations des véhicules », une affaire qui nourrit autant des fantasmes des uns et des enjeux financiers des autres. Signe de sa volonté de se sortir du piège des licences d’importation, le ministre de l’Industrie explique que la priorité de son Département « n’est pas de favoriser le traitement du dossier des importation, mais la relance de notre économie et pas la concrétisation des rêves d’une minorité d’Algériens. » « Tout le monde souffre actuellement », dit-il en appelant « tout le monde de ne pas suivre ceux qui poussent dans le sens de la faillite du pays ». Cela étant Ait Ali Braham évoque tout de même cette importation en expliquant que « les agents qui ont reçu leurs agréments peuvent déjà entamer leurs activités et deviendront dès lors, des interlocuteurs du Ministre du Commerce et non celui de l’Industrie. » Son souhait personnel, explique-t-il, est de voir justement les importateurs qui ont pu obtenir le précieux sésame « favoriser l’importation des véhicules utilitaires » dans le lot des 200. 000 autorisés. Les arguments de Ferhat Ait Ali ne manquent pas de pertinence, quand il évoque notamment les moyens financiers limités du pays à retourner à l’époque des implorations massives, du temps où le pétrole tutoyait les 150 dollars le baril. Mais il ne parvient pas à les faire partager, à cause peut être de son style tranchant que ses adversaires, notamment l’Association des importateurs et certains parlementaires, utilisent contre lui pour chercher à obtenir sa tête.   Ce qui n’est, parait-il qu’une question de jours, puisque Ferhat Ait Ali Braham devrait faire partie de ces ministres qui devraient passer à la trappe, dans le cadre du changement imminent du Gouvernement Djerad.

H.Khellifi

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samedi, 13 février 2021 00:00

Ce qui attend le Président

A peine rentré de son séjour médical en Allemagne, Abdelmadjid Tebboune s’est mis au travail. Le président de la République a reçu, hier, trois chefs de parti politique, à l’image de Sofiane Djilali, Abdelkader Bengrina et Abdelaziz Belaïd. A leur sortie du chez le chef de l’Etat, ces trois personnalités ont indiqué avoir abordé la question des élections législatives anticipées de « sorte à donner aux Algériens » une « vraie représentativité politique » et le règlement des problèmes politico-sociaux qui s’imposent aux Algériens. Les consultations se poursuivront certainement avec d’autres personnalités politiques et partisanes. Dans les tous prochains jours, le chef de l’Etat, qui semble avoir récupéré ses forces, va procéder à un changement au sein du gouvernement. On ne sait pas si le changement concerne tout l’exécutif, à commencer par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Mais il est clair depuis longtemps que le chef de l’Etat n’est pas content du gouvernement. Le chef de l’Etat a répété, à deux reprises son mécontentement par rapport au travail du gouvernement. Puis, sur le terrain, beaucoup d’indices confirment que la majorité des ministres vont quitter bientôt l’exécutif même si Abdelaziz Djerad n’a toujours pas présenté le bilan de son activité devant les parlementaires. Autre chantier urgent : celui des élections législatives. Le chef de l’Etat va recevoir, dans les prochains jours, la copie finale du projet de la nouvelle loi électorale qui ouvrira la voie aux élections législatives anticipées. C’est d’ailleurs ce que réclament certains partis politiques et des personnalités. Mais avant cela, il devra trancher certains points litigieux. C’est le cas par exemple du seuil des 4% exigé aux partis politiques avant de constituer des listes électorales. En plus de cela, le chef de l’Etat devra sans doute donner un nouveau souffle à la gestion de la crise épidémique qui touche le pays. Il devra sans doute rassurer les Algériens, inquiets pour leur avenir et surtout par la chute de leur pouvoir d’achat. Pour cela, des sources concordantes indiquent que Abdelmadjid Tebboune s’adressera aux Algériens dans les tous prochains jours.

Akli Ouali

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Le dossier de l’importation des véhicules neufs prend les allures d’un feuilleton à suspense au risque de perdre tout intérêt aux yeux de l’opinion publique. Pour les parties qui y sont impliquées ainsi que leurs réseaux de soutien et de propagande, l’attention et la tension demeurent par contre intactes jusqu’à la libération de la liste définitive des concessionnaires, autorisés à entamer l’opération import. Une liste en instance de montage, qui sera « bientôt » révélée, si l’on se fie aux récentes déclarations du ministre de l’Industrie, reprises par l’agence APS, citant une revue promotionnelle, « Indjazat » au nom assez évocateur sur sa ligne éditoriale. Selon la même source, la liste inclura d’autres concessionnaires outre les sept (7) ayant déjà obtenu des autorisations provisoires, et dont les noms n’ont pas été portés à la connaissance du grand public, parce que la loi l’interdit, a justifié Ferhat Aït Ali. Prenant la défense du comité technique, chargé de la délivrance des agréments, le ministre a affirmé que les décisions de cette structure sont « souveraines » et que les autorités supérieures en sont informées. Evoquant le cahier de charges conçu pour encadrer l’importation de véhicules neufs, il a nié l’existence de toute condition contraignante, visant à entraver certains opérateurs. « Nous avons décidé de limiter certaines dispositions à certains modèles seulement, notamment en ce qui concerne les quatre airbags qu’on a imposés pour les véhicules de haut de gamme seulement », a-t-il fait savoir, soutenant que les paramètres inclus dans le cahier des charges n’ont qu’un seul et unique but : assurer un service de qualité. Abordant la question des 6 200 m² exigés pour les showrooms, il s’est montré surpris qu’un opérateur qui ambitionne d’exercer dans un secteur exigeant des moyens matériels et financiers conséquents ne soit pas en mesure de se conformer aux normes. « Pensez-vous que quelqu’un qui ne dispose pas de 800 m² pour la maintenance des véhicules est un opérateur sérieux », s’est-il interrogé. Poursuivant ses explications, Ferhat Aït Ali a indiqué que les marques étrangères peuvent investir dans le créneau de l’importation de véhicules neufs, à condition que leur concessionnaire habilité, et non un associé, soit Algérien et réside en Algérie. Dans le même contexte, il n’a pas manqué d’insister sur le fait que le concessionnaire soit lié directement à la maison mère. Selon lui, cette condition constituera une barrière devant les concessionnaires revendeurs étrangers, en les empêchant d’alimenter le marché algérien via des revendeurs autochtones « deuxième main ». Il a estimé que cette disposition barrera la route devant les concessionnaires algériens, qui seront tentés de s’approvisionner sur « des stocks morts » des différents marchés du monde, « sans aucune garantie ». Quoiqu’il en soit, et quels que soient les arguments présentés par le ministre de l’Industrie, qui, avant d’être nommé à ce poste, ne manquaient aucune occasion pour critiquer les concessionnaires auto, les Algériens n’oublieront pas de sitôt que le traitement réservé au dossier de l’importation de véhicules neufs aura été entouré d’une confidentialité intrigante. Il s’agit pourtant d’une opération commerciale répondant en principe à des critères économiques transparents, et non un « secret d’Etat ».

Mohamed M  

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Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a mis en avant, hier, le rôle de l'Algérie dans l'interdiction complète des essais nucléaires à travers le monde, rappelant les effets désastreux des radiations induites par les explosions nucléaires de la France coloniale au Sud de l'Algérie. "En date du 13 février 1960 à 7h04, la France coloniale a effectué son premier essai nucléaire dans la région de Reggane au Sud de l'Algérie, une opération baptisée "Gerboise bleue", d'une puissance de 70 kilotonnes, équivalente à une explosion 3 à 4 fois plus puissante que la bombe lancée sur Hiroshima, ce qui a entrainé des radiations désastreuses dont les préjudices sont visibles, jusqu'à aujourd'hui, sur la santé des habitants et l'environnement ", a tweeté M. Boukadoum. Et d'ajouter : "C'est pourquoi l'Algérie, qui était et demeure à l'avant- garde des pays plaidant pour l'interdiction complète des essais nucléaires, a contribué, lors de sa présidence des travaux de la première commission des Nations unies, à l'adoption du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires en date du 7 juillet 2017". L'explosion nucléaire, survenue le 13 février 1960 à Reggane, s'inscrit dans le cadre d'une série d'essais nucléaires effectués par la France entre 1960 et 1966 au Sud de l'Algérie. Selon les historiens et les experts, ces essais nucléaires au Sud du pays comptent parmi les pires crimes commis par la France durant 132 ans d'occupation destructrice de l'Algérie

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Le président du Conseil de l’ordre des médecins, le Dr Mohamed Bekkat Berkani, dans un entretien à TSA, met en cause le ministère de la Santé dans le retard enregistré par l’Algérie en matière d’acquisition des vaccins contre la Covid et de la gestion de la campagne de vaccination. Il s’exprime sur la réouverture des frontières, et parle de la réforme hospitalière. Il considère que la réouverture des frontières est une décision éminemment politique et qu’elle tient compte du facteur sanitaire en lui-même qui est assez défavorable surtout avec l’apparition des variants du coronavirus dans tous les pays du monde, en particulier les variants britannique, sud-africain et brésilien. Il y a aussi des critères politique, social, voire économique. Finalement, il faudrait qu’il y ait un alignement de tous ces critères pour que les autorités puissent progressivement penser à une réouverture des frontières aériennes, maritimes et terrestres, dans la mesure où la situation s’est stabilisée à la fois en Algérie, mais aussi dans les autres pays. Mais Il est trop tôt, la vaccination vient de commencer, la situation se dégrade dans certains pays européens en particulier la France, pour pouvoir parler d’une ouverture comme elle l’était auparavant. Mais les voyages de rapatriement de nos ressortissants est tout à fait d’actualité et les autorités y ont pensé. Concernant la vaccination, Il faut tout d’abord signaler que son lancement est une décision salutaire du président de la République. L’Algérie a observé pendant un certain temps à travers le comité scientifique, mais la décision politique était en retrait de la prescription vaccinale. Les instances exécutives, en l’occurrence le ministère de la Santé n’a pas prévu et s’est cantonné dans une attitude « prudentielle » faisant qu’aujourd’hui nous sommes dans une situation de demandeurs qui ne sont pas prioritaires. Étant donné que nous n’avons pas commandé (les vaccins) au moment où les grandes nations ont raflé pratiquement toute la production des vaccins. La décision politique de commencer la vaccination en janvier, exécutée tant bien que mal, a fait que nous avons de façon symbolique commencé à acquérir un certain nombre de vaccins. Les quantités reçues ne suffisent absolument pas à couvrir un début conséquent de la vaccination, puisqu’il s’agit pour l’instant de 50 000 doses du vaccin russe Spoutnik V et 50 000 du vaccin d’AstraZeneca. Le tout pour vacciner 25 000 personnes. Les priorités sont définies à savoir les personnels de santé, les personnes âgées et/ou souffrant de maladies chroniques. Le problème qui se pose aux autorités chargées d’exécuter le canevas du président de la République, c’est comment expliquer et informer en toute transparence. Or, on a commencé par des actions démonstratives en montrant de belles images de gens se faire vacciner, mais il est clair que les citoyens, les professionnels de la santé, en particulier les médecins privés, n’ont aucune idée du mode d’emploi pour se faire vacciner. Il y a des pistes que j’ai déjà évoquées comme se faire aider par la Sécurité sociale concernant le listing des malades chroniques, quant aux médecins, le listing est donné soit par les DSP (directions de santé) ou alors par les ordres médicaux. Il n’y a qu’à faire des listes de façon ordonnée, étalée dans le temps en fonction de la disponibilité des vaccins. Malheureusement, l’opération s’est déroulée dans des conditions vraiment opaques, ce qui fait que les citoyens sont aujourd’hui endormis par la situation épidémiologique étant donné qu’elle est stable à moins de 300 cas grâce aux décisions prises plutôt qu’à la conscience citoyenne. Seulement, il ne faut pas rester sur cette position et faire en sorte d’arriver à l’immunité collective dans la mesure où la vaccination doit se généraliser au fur et à mesure. Il y a vraisemblablement un retard dans la prise de décision des autorités de la santé pour acquérir les vaccins.   

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Le comité contre la torture, lancé dans la foulée des révélations faites par Walid Nekiche, exige la « punition des tortionnaires » et le « bannissement de cette pratique abjecte ». « L’enquête préliminaire du parquet ne doit pas être un énième subterfuge pour calmer la colère et l’indignation nationale et internationale. Il faut que justice soit rendue sur ce qu’a subi Walid Nekiche pendant 6 jours à la ‘’caserne Antar’’ et que ses tortionnaires soient identifiés et jugés », exige le comité dans une déclaration rendue publique à l’occasion d’une conférence de presse, animée hier à Alger. Une conférence animée par les deux avocats, Nacera Hadouche et Hachour Madjid. Intitulée « stop torture », cette déclaration, selon le comité, est signée par, en plus du CNLD, le collectif de défense des détenus d’opinion et la coordination des universitaires pour le changement, Pierre Audin, fils du militant de la cause algérienne disparu, Maurice Audin. Elle a pour but de dénoncer « l’utilisation de la justice comme instrument de répression » et réclame « une Algérie libre ». Saluant le courage de la victime qui « a brisé le mur de l’omerta », les initiateurs alertent sur la gravité de la situation, dans un pays qui garde encore les séquelles du colonialisme et ses pratiques abjectes. « Les conditions d’arrestation et d’incarcération des détenus d’opinion, rapportées par les avocates, confirment des cas de maltraitance, de violence et de torture dans différentes structures de police et services de sécurité ainsi que dans les prisons », dénonce-t-on dans cette déclaration. Les signataires réaffirment, dans la foulée, le refus du « silence » et de « l’omnipotence d’un État autoritaire et répressif ». « L’Algérie revendiquée par le Hirak est une Algérie libre où la souveraineté populaire doit se substituer à la gestion sécuritaire qui ouvre la voie à tous les dépassements. Les lieux de torture comme la ‘’caserne Antar’’ doivent être bannis. Nous voulons une justice indépendante érigée en rempart protecteur d’une Algérie démocratique », réclament-ils. Et d’ajouter : « L’Etat de droit, les libertés individuelles et collectives, la démocratie et les attentes sociales des Algériens ne peuvent être occultés par la répression et la peur ». Selon les conférenciers, la répression du Hirak fait réapparaître au grand jour la réalité de la torture en Algérie. « Les sévices physiques, psychologiques et sexuels subis par Walid Nekiche infligés par des services de sécurité après son arrestation le 26 novembre 2019 est un acte d’une extrême gravité qu’on ne peut pas laisser passer », dénonce Me Madjid Hachour, qui a rappelé le contenu de la déclaration internationale contre la torture, ratifiée par l’Algérie. Rappelant le cas de Kamel Eddine Fekhar, décédé en détention, les initiateurs rappellent aussi toutes les actions menées auprès de la justice pour l’ouverture d’une enquête et la désignation d’un expert médical pour Walid Nekiche. « J’ai utilisé ce que prévoit la loi algérienne. Mais malheureusement, nos demandes n’ont pas été prises en compte par le juge d’instruction », déplore Nacera Hadouche, soulignant que les instances onusiennes ont été saisies dès le mois de mars dernier sur cette affaire.

Samir Rabah

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samedi, 13 février 2021 00:00

Les entreprises privées exclues

La sortie médiatique d’Abdelouahed Kerrar PDG de Biopharm, un groupe privé algérien, qui exerce dans l’industrie pharmaceutique, le 3 février dernier, n’a été d’aucun effet sur les décisions prises par les pouvoirs publics en ce qui concerne le processus de localisation de la production du vaccin russe Sputnik V en Algérie. L’ouverture de la production et de la distribution des vaccins au secteur privé souhaitée par celui-ci n’est pas à l’ordre du jour. L’exclusivité a été finalement accordée au groupe public Saidal, seul bénéficiaire du transfert de technologie. C’est le ministre de l’Industrie pharmaceutique, qui l’a annoncé hier sur les ondes de la radio nationale. « On a décidé que le transfert de la technologie  russe se fera exclusivement au bénéfice du groupe public Saidal qui est capable de produire le vaccin, car il dispose de moyens et de personnel et il dispose aussi  du soutien de l’Etat », a affirmé Lotfi Benbahmed. Suite à cette décision de l’Etat de réserver l’exclusivité de la production du vaccin à Saidal, les laboratoires privés sont du coup éliminés de la course. « On est en contact avec les autorités russes, il y a déjà un accord pour l’accès à une plateforme  numérique pour accéder aux connaissances techniques », a fait savoir le ministre. En attendant d’autres livraisons de vaccins et la concrétisation, à moyen terme, du projet Saidal, l’Algérie continue à comptabiliser le nombre de contaminations journalières. Le bilan communiqué hier par le porte-parole du comité scientifique a fait état de 210 nouveaux cas confirmés de coronavirus, 188 rémissions et 3 décès enregistrés dans le pays durant les dernières 24 heures. Le nombre global des contaminations est ainsi porté à 110 513 cas, et celui des décès à 2 935 cas, depuis l’apparition de l’épidémie en Algérie. En ce qui concerne les wilayas de l’Est, le bilan couvrant la période s’étalant de jeudi à vendredi a fait état de 9 cas à Jijel, 7 à Biskra, 5 à Batna et à El Tarf, 4 à Constantine et à Oum El Bouaghi, 3 à Béjaïa, à Guelma, à Souk Ahras et à M’sila, 1 cas à Sétif et zéro cas à Annaba, à Tébessa, à Skikda, à Khenchela, à Mila et à Bordj Bou Arreridj.

M.M

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Une équipe du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) se rendra «dans les prochains jours» sur le site de Taxlent (Batna) pour examiner les gravures rupestres nouvellement mises au jour, a affirmé hier le directeur local de la Culture, Omar Kebbour. L’équipe de scientifiques effectuera une expertise approfondie du site pour notamment «dater les gravures et comprendre leur contenu», a indiqué à l’APS le responsable. Le 10 février en cours, une équipe du service du patrimoine culturel de la direction de la Culture et des Arts de la wilaya a visité le site suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’information relatives à la découverte de peintures rupestres sur le mont Boughioul dans la commune de Taxlent, a rappelé le responsable, assurant que le site a été sécurisé en coordination avec les services de sécurité et les autorités communales et de daïra. Le premier examen du site a permis de «délimiter la zone de découverte des gravures remontant à une période importante de l’histoire de la région et de l’Algérie», a précisé à ce sujet la direction de la Culture de la wilaya de Batna sur sa page Facebook. Il s’agit de peintures rupestres de différentes couleurs exécutées avec une technique développée, qui indiquerait son appartenance à la période du néolithique qui précède l’apparition de l’écriture, lit-on sur la page de la direction.

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