« Février 2021 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
Filtrer les éléments par date : dimanche, 14 février 2021
lundi, 15 février 2021 00:00

Le sort de Djerad scellé ?

Si le sort du Gouvernement est scellé depuis assez longtemps, particulièrement depuis que le président Tebboune avait prononcé sa condamnation à mort à la télévision, juste avant de se rendre en Allemagne pour y poursuivre des soins, on ne sait pas toujours quelle forme prendra ce changement. Remaniement partiel ou départ de tous les ministres, y compris le premier d’entre eux ? Cette question ne trouve pas une réponse sans équivoque dans les propos des chefs des partis qui ont évoqué la question avec le président Tebboune, reçus en audience à la présidence. Ainsi, pour Abdelkader Bengrina, chef d’El Bina, qui prend souvent ses rêves pour des réalités, le président Tebboune va y aller au Karcher pour faire le ménage dans le gouvernement. « Entre autres sujets abordés en cours d’audience avec le Président, les carences du Gouvernement, le chef de l’Etat a la volonté d’y apporter de profonds changements », a déclaré Bengrina, interrogé samedi par Ennahar TV. Sans doute que Le chef d’El Bina, qui se tire actuellement la bourre avec son frère ennemi Abderazak Makri, voudrait bien un changement radical du Gouvernement pour pouvoir pousser encore ses pions et conquérir d’autres positions politiques, après que son parti s’est vu octroyer, envers et contre tout bon sens politique, le fauteuil de président de l’APN échu à Slimane Chenine, ex-responsable de la communication, du temps de Cheikh Mahfoudh Nahnah. Soufiane Djilali reste plus nuancé dans son propos par rapport à la question du changement du gouvernement, déclarant à la même télévision Ennahar, avoir « deviné chez le président d’opérer des changements par rapport à certains portefeuilles ministériels dont les titulaires actuels n’ont pas donné pleinement satisfaction ».En fait, l’amplitude que prendra le changement du Gouvernement dépend en large partie de l’agenda politique du président Tebboune qui va prendre des décisions politiques. Si, comme l’ont indiqué les responsables des partis qu’il a reçus samedi et dimanche, les législatives anticipées devaient se tenir en mai et juin prochains, un simple lifting de l’équipe actuelle suffirait. Avec le renvoi de certains ministres qui ont brillé par leur impéritie et leur communication catastrophique qui a fini par plomber toute l’équipe que d’aucuns n’ont pas hésité à qualifier de « gouvernement de Charlots ».Mais dans le cas où le président opterait pour la deuxième piste de travail, c’est-à-dire le recul de l’agenda politique, le temps de favoriser la maturation d’un consensus politique, en prélude aux législatives, le départ de tout le Gouvernement actuel deviendrait inéluctable. Le président Tebboune désignerait alors une nouvelle équipe, une sorte de task force dont la mission principale serait de trouver la bonne martingale économique pour acter définitivement le passage de l’économie de rente à un autre modèle alternatif basé sur la diversification des futurs moteurs de croissance. Alors, Djerad partira, ne partira pas ? La réponse se trouve évidemment chez le président Tebboune, alors que le nom de Abdelaziz Khellef, actuel conseiller à l’économie et aux finances, à la présidence de la République, est avancé pour diriger le prochain gouvernement qui préparera les prochaines échéances électorales mais aussi et surtout qui orientera le pays vers le « nouveau paradigme économique » c’est à dire la nouvelle politique économique de la « nouvelle Algérie » chère au président Tebboune.

RN

Publié dans Actualité
lundi, 15 février 2021 00:00

L’immense détresse des Algériens

Dire aujourd’hui que la pénurie de médicaments s’installe dans la durée en Algérie est un euphémisme qui ne veut absolument rien dire aux des milliers de patients, pour ne pas dire des centaines de milliers d’Algériens, dont le calvaire qu’ils subissent avec cette crise « impitoyable » au sens propre du terme, est insoutenable. Pas moins de 335 médicaments sont actuellement en rupture, selon le syndicat national des pharmaciens d’officine, qui vient de déclencher en désespoir de cause, à partir de Constantine une opération de boycott des distributeurs. Dans un communiqué rendu public, dimanche dernier, le SNAPO annoncé que le mouvement a été suivi à hauteur de 70% des pharmaciens. Parmi les graves problèmes soulevés par ces derniers, il est fait état de dysfonctionnements dans l’approvisionnement, de « multiples dérives constatées dans le secteur de la distribution : rétention des stocks, dissimulation des produits, ventes conditionnées, ventes concomitantes, ségrégation entre pharmaciens, pratiques anti-déontologiques». Une situation hors normes, qui interpelle directement non seulement les autorités sanitaires, incapables de réguler un marché aussi sensible que celui du médicament, mais le président de la République, garant de la Constitution et des droits fondamentaux des citoyens, dont le droit aux soins et à la santé. La colère exprimée par les pharmaciens adhérents au SNAPO est de loin symptomatique d’une situation, qui se dégrade, en mettant en danger la vie de centaines de milliers d’Algériens, qui n’arrivent plus à s’assurer un traitement médical faute de médicament. Le contexte est résumé sans concession par le SNAPO. « Les pharmaciens d’officine vivent une situation insupportable, et le marché du médicament n’arrête pas de se dégrader, surtout concernant la disponibilité des médicaments et l’approvisionnement des officines », lit-on dans le communiqué du syndicat transmis aux rédactions. « Les pharmaciens sont, dans la plupart des cas, incapables de répondre à la détresse des malades face à ces ruptures récurrentes et dont la liste ne cesse de s’allonger », assène le SNAPO. Au-delà de la réaction justifiée et légitimes des pharmaciens d’officine, la crise qui touche aujourd’hui un des produits les plus sensibles et les plus stratégiques, qui doit être protégé des pratiques mafieuses, aura des conséquences tragiques si elle se prolonge. L’Etat a les moyens pour mettre un terme aux agissements d’un mafia sans foi, ni loi, qui, sans état d’âme, fait passer ses intérêts étroits devant le respect des règles régissant un marché spécifique, où le profit ne doit absolument pas occulter les aspects déontologiques.

Mohamed Mebarki

Publié dans À la une
lundi, 15 février 2021 00:00

Tebboune aura le dernier mot

Le président Tebboune a mis hier entre parenthèses ses consultations avec les chefs des partis pour recevoir la Commission Laraba, chargée d’écrire la nouvelle loi organique appelée à dessiner le nouveau paysage électoral. Selon le Communiqué de la Présidence de la République, qui a annoncé l’information, « le Pr Laraba a présenté un exposé des propositions d’amendements présentés par les partis politiques à la commission », ajoute le communiqué de la Présidence de la République. Pour sa part, le Pr Laraba, cité par la télévision Ennahar, a indiqué que « l’échange avec le président a porté sur certaines dispositions essentielles du projet » C’est la troisième fois que le président Tebboune reçoit la commission d’experts chargés de la nouvelle loi électorale : une première fois pour la charger officiellement de sa mission, une deuxième fois pour la présentation de l’esquisse du projet et l’audience d’hier pour un échange sur le texte final. Mais est-ce vraiment le texte final ? Est-ce que le président Tebboune ne demandera pas la réécriture de certaines dispositions, à la lumière des observations exprimées par les chefs des partis politiques qu’il a reçus samedi et dimanche ? On se souvient que pendant les deux semaines pendant lesquelles les partis politiques travaillaient leurs propositions d’amendements, certains points de l’avant-projet ont cristallisé particulièrement les critiques. A l’exemple des fameuses dispositions relatives au seuil des 5% des suffrages exprimés lors des dernières législatives de mai 2017, comme conditions pour tous les partis politiques qui comptent s’engager dans la prochaine compétition électorale. De nombreux petits partis politiques ont souhaité la suppression pure et simple de cette disposition, s’appuyant sur le fait que les dernières législatives de mai 2017 ne sauraient servir de référence, dès lors qu’elles étaient émaillées par une fraude massive en faveur des formations de l’ancien pouvoir. Outre cette disposition sur laquelle les partis ont crié haro, il y a aussi celle concernant la parité homme/femme sur les listes électorales. Si cette disposition procède d’une intention généreuse, à savoir une plus grande place pour la femme dans les assemblées élues, sa concrétisation ne sera pas de toute aise du fait de la sociologie du pays, notamment dans les régions rurales où le conservatisme machiste reste très prégnant. Le niveau universitaire exigé aussi comme condition pour candidater à l’Assemblée est décrié par des universitaires eux-mêmes et les partis considérant, à juste titre que « l’APN doit être le reflet de toutes les composantes de la société, elle n’est pas une académie » La composante de l’ANIE a fait également l’objet de larges critiques, certains réclamant son ouverture aux partis qui seront engagés dans la compétition électorale, arguant que sa configuration actuelle est le résultat d’un processus de cooptation par l’administration. Des critiques qui ne sont pas toujours du goût de Mohamed Charfi, le président de l’ANIE qui n’a pas cessé de présenter son « machin », comme la garantie de transparence absolue du prochain scrutin. Ce n’est pas l’avis des partis politiques. C’est au président Tebboune de rendre son arbitrage.

H.Khellifi.

Publié dans Actualité

Le Docteur Abdelkarim Djerad médecin connu de la wilaya de Sétif et président de l’association algérienne de nutrition maghrébine est décédé dimanche à l’âge de 66 ans des suites de complications de son infection par la Covid-19, a-t-on appris, hier, auprès de ses proches. Le défunt a rendu l’âme dans la nuit de dimanche à lundi au service de réanimation du CHU Mohamed Abdennour Saâdna où il était admis depuis plusieurs jours suite à des complications dues à son infection par la covid-19 aggravée par sa maladie cardiaque, a précisé à l’APS son fils Noureddine Djerad. Médecin depuis 1983, Abdelkarim Djerad avait occupé plusieurs fonctions dont médecin chef du service de prévention à l’hôpital Seroub Khither d’El Eulma, puis directeur du même établissement avant d’ouvrir sa propre clinique de médecine générale dans la ville d’El Eulma. Il fonda en 2018 l’association algérienne de nutrition maghrébine. Cette figure populaire qui était surnommé «le médecin des pauvres» s’est spécialisé en médecine moléculaire et nutrition Le défunt sera inhumé lundi au cimetière Sidi Haydar à l’Est de la ville de Sétif où il habitait la cité Ain Mouss, a-t-on indiqué de même source.

Publié dans Actualité

Le président du Conseil constitutionnel, Kamel Fenniche, a valorisé, lundi à Alger, les entretiens initiés par le président de la République, Tebboune, avec les représentants de partis politiques, en tant que «volonté réelle» d’associer l’ensemble des acteurs à la mise en œuvre de son agenda politique pour l’édification de l’Algérie nouvelle. Ces rencontres «reflètent une réelle volonté politique de la part du président de la République à associer l’ensemble des acteurs à l’édification de l’Algérie nouvelle, dans un cadre de la transparence et la probité», a souligné M. Fenniche sur les ondes de la Radio nationale. A ce titre, le président du Conseil constitutionnel a estimé que l’édification de l’Algérie nouvelle «requiert la conjugaison des efforts de tout un chacun, le soutien du Président Tebboune et le placement de l’intérêt du pays au-dessus de toute autre considération, afin de dépasser la conjoncture économique et faire face aux défis régionaux et internationaux». Evoquant l’avant-projet de loi organique portant régime électoral, M. Fenniche s’est félicité de l’ouverture du débat devant les composantes de la classe politique et de la société civile, affirmant que «c’est là, une consécration effective de la démocratie participative, socle de l’Algérie nouvelle, voulue par le président de la République et le Hirak populaire». Ce projet de texte de loi apporte «des garanties procédurales à même d’offrir des solutions efficaces pour rompre avec les pratiques du passé et éviter les dérapages qu’avait connus notre pays», a-t-il assuré rappelant les nouvelles prérogatives conférées à l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Il a précisé, dans ce sens, que l’objectif de l’avant-projet de loi organique portant régime électoral «est de concrétiser le contenu de la nouvelle Constitution en termes d’impératifs d’une transparence totale du processus électoral, de véritable égalité homme-femme et d’association efficiente des jeunes dans la vie politique». Pour M. Fenniche, ce projet de texte de loi «est une révolution, de par le changement radical apporté à l’opération électorale, notamment en matière de mode de scrutin proportionnel à listes ouvertes», qui concrétise, a-t-il ajouté, «le véritable sens de la démocratie». Il a mis en avant, en outre, l’objectif de «rétablir la confiance des citoyens en les gouvernants, à travers l’encouragement d’une plus grande adhésion au processus électoral» et celui de «mettre fin aux pratiques électorales du passé, à travers notamment l’égalité homme-femme et la participation des jeunes en vue de la consolidation de l’Etat de Droit et la bonne gouvernance dans une transparence absolue». Rappelant les prérogatives dévolues, en vertu de l’avant-projet de loi électorale, à la Cour constitutionnelle, particulièrement en ce qui a trait à la proclamation des résultats de l’élection Présidentielle et l’examen des recours, M. Fenniche a salué l’élargissement des prérogatives de la Cour constitutionnelle, instituée par la nouvelle Constitution, notamment en termes de possibilité d’intervenir dans le débat politique, à l’effet de résoudre les litiges pouvant survenir entre les institutions constitutionnelles». 

Publié dans Actualité

Le rencontre, organisée entre une délégation du Front des Forces Socialistes (FFS) et le président Abdelmadjid Tebboune a plongé le plus vieux parti d’opposition dans une nouvelle crise. Des cadres du parti, militants et responsables locaux, ont exprimé leur indignation face à cette rencontre, tandis que la direction a tenté de s’expliquer. Fait inédit, le chef de l’Etat a reçu avant-hier une délégation du FFS. La délégation conduite par Hakim Belhacel, membre de l’instance présidentielle, et Youcef Aouchiche, premier secrétaire national, a transmis au chef de l’Etat des doléances souvent exprimées par l’opinion publique, y compris par des activistes du Hirak. On y trouve entre autres la libération des détenus d’opinion, l’ouverture des champs médiatique et politique et le respect des droits de l’Homme. Le FFS a également lancé un nouvel appel au dialogue envers le pouvoir. Dès que la rencontre a été rendue publique, les réseaux sociaux se sont enflammés. Des figures connues du FFS, à l’instar de l’avocate Nabila Smaïl, membre du Conseil national du parti, se sont démarquées de cette démarche. D’autres ont carrément appelé à la tenue d’un Conseil national pour discuter de la question. Au niveau de la base militante, des sections locales publient des communiqués en cascade pour dénoncer « une compromission ». Certains militants ont même annoncé leur démission. Des sources internes indiquent que même au sein de l’instance présidentielle, la fracture est énorme. Des membres de cette instance suprême du parti n’auraient pas apprécié la démarche de leurs camarades. Devant la levée de boucliers, la direction organise la riposte. Le membre de l’instance présidentielle, Hakim Belahcel, a publié un long communiqué sur sa page facebook. Pour lui, la rencontre d’avant-hier a « énormément bousculé et dérangé les promoteurs et les défenseurs de l’immobilisme politique dans le pays ». C’est-à-dire ceux « qui ont toujours œuvré pour entretenir le FFS dans les méandres d’une interminable crise interne, pour l’empêcher de jouer un rôle déterminant et décisif dans le dénouement de cette grave crise politique nationale », écrit Belahcel. « Aujourd’hui, nous faisons face aux mêmes forces obscures et féroces qui, durant toute leur existence, ont reproché aux dirigeants successifs du FFS leur attachement au vrai dialogue inclusif, transparent et responsable », se désole-t-il. Tout en rappelant que le FFS a déjà rencontré d’anciens chefs d’Etats, y compris du temps où Ait-Ahmed présidait le parti, Hakim Belahcel a insisté sur le fait que cette rencontre est « en adéquation et en stricte cohérence avec l’effort historique du FFS, depuis des décennies, à créer les conditions favorables pour convaincre les tenants du pouvoir à s’inscrire dans un processus de sortie de crise à moindre coût et d’une manière urgente ». Cette nouvelle donne va replonger le parti dans une nouvelle crise interne alors qu’il vient à peine de sortir d’un conflit qui a failli l’emporter.

Akli Ouali

Publié dans Actualité

Le ministre de l’Industrie, Farhat Aït Ali Braham, a affirmé hier à Guelma que «9 autorisations temporaires d’importation de voitures ont été accordées jusqu’à présent, l’opération reste ouverte et le nombre des autorisations peut augmenter». Dans une conférence de presse animée en marge de sa visite de travail dans la wilaya, le ministre a indiqué que «l’opération de réception des dossiers des postulants à l’importation de voitures n’a pas été limitée dans le temps, ni par un nombre donné de concessionnaires», ajoutant que «l’opération reste ouverte à tous ceux capables d’honorer les conditions organisationnelles liées à cette activité». Le ministre a également déclaré que ceux qui obtiennent ces autorisations temporaires sont tenus de présenter des dossiers de base pour obtenir, dans une seconde phase, l’agrément final leur permettant d’importer les voitures, ajoutant qu’il n’était pas possible d’imposer aux concessionnaires «une date fixe» pour apporter les voitures qui se fera, a-t-il noté, en fonction des capacités financières et des relations de chaque concessionnaire avec le constructeur qu’il représente. Le ministre de l’Industrie, Farhat Aït Ali Braham avait, lors d’un entretien accordé dimanche à la revue «Indjazat», que la liste des concessionnaires retenus dans le cadre de l’importation de véhicules neufs sera révélée «assez bientôt» à l’opinion publique, une liste qui inclura d’autres concessionnaires outres les sept ayant déjà reçu leurs autorisations provisoires. Le ministre a expliqué aussi que les marques étrangères n’en étaient pas exclues «à condition qu’elles trouvent un algérien résidant comme concessionnaire et non pas associé». S’agissant des conditions énoncées par le cahier des charges, M. Ait Ali Braham a nié tout aspect «contraignant», expliquant que ces exigences visaient à assurer un service de qualité.» Nous avons décidé de limiter certaines dispositions à certains modèles seulement, notamment en ce qui concerne les quatre airbags qu’on a imposés pour les véhicules de haut de gamme seulement. Selon lui, la concession exclusive à partir de la maison mère a été incluse dans le nouveau cahier des charges pour éviter que des concessionnaires revendeurs dans leur pays alimentent des revendeurs en Algérie. De plus, a-t-il dit, cette disposition permettra d’empêcher les concessionnaires nationaux de s’approvisionner sur des stocks «morts» des différents marchés du monde, «sans aucune garantie». Le ministre de l’Industrie a inspecté durant sa visite dans cette wilaya l’usine de production de levure à Bouchegouf, l’entreprise des cycles et motocycles (Cycma) et la zone industrielle Dhraa Lahrech dans la commune de Belkheir et a suivi au siège de la wilaya un exposé sur le foncier industriel et les zones d’activités.

Publié dans Actualité
lundi, 15 février 2021 00:00

Peines confirmées contre Abdelkader Zoukh

La Cour de Tipaza a confirmé avant-hier en appel les jugements rendus en première instance condamnant à des peines de deux fois 4 ans et 5 ans de prison ferme l’ancien wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, poursuivi dans des affaires de corruption. Le verdict dans cette affaire a été rendu suite à l’audience tenue le 6 février dernier, lors de laquelle le parquet a requis des peines de 10 à 15 ans de prison ferme contre l’ancien wali d’Alger pour des affaires impliquant des membres de la famille de l’ancien Directeur Général de la Sûreté Nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, le président de l’ex FCE, Ali Haddad, l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout et des membres de sa famille. Abdelkader Zoukh purge actuellement une peine de prison prononcée à son encontre décembre dernier par le tribunal de Tipaza, qui l’a condamné à des peines de 4, 4 et 5 ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de DA dans chacune des affaires pour lesquelles il est poursuivi, en plus de 10 millions de DA de compensation pour les pertes subies par le Trésor public. Il a été également interdit d’occuper des postes de responsabilité au sein de l’Etat et de se porter candidat pour des postes politiques pendant 5 ans après l’expiration de sa peine. Abdelkader Zoukh a été poursuivi en tant que principal accusé dans l’affaire de la famille de Abdelghani Hamel (son épouse, son fils Chafik et sa fille Chahinez), pour «dilapidation délibérée de deniers publics par un fonctionnaire», «utilisation illégale de biens et de deniers publics qui lui ont été confiés en vertu de sa fonction» et «abus de fonction et violation des lois et règlements dans le but d’obtention d’avantages pour un tiers». Pour ce qui est des charges retenues contre Zoukh dans l’affaire de Ali Haddad, l’ancien président du FCE (témoin dans l’affaire), elles portent sur : «abus de fonction et octroi d’indus privilèges». Dans l’affaire relative à l’octroi de privilèges à la famille de Mahieddine Tahkout, Zoukh a été poursuivi pour «octroi délibéré de privilèges non justifiés à un tiers lors de la conclusion d’un marché et d’accords illégaux, corruption dans l’attribution de marchés publics et de contrats, dilapidation de deniers publics, abus de fonction, conflit d’intérêts, agrément d’exonérations fiscales et de rédactions sans justificatif légal». L’affaire de la famille Hamel remonte à 2014, lorsque celle-ci a bénéficié d’indus privilèges, dont un foncier d’investissement de 7.128 m2 dans la zone de Bab Ezzouar (Alger) et d’un logement social participatif à Ouled Fayet, au profit de Chahinez Hamel, fille de l’ancien DGSN, outre l’octroi de neuf locaux commerciaux à Ouled Fayet au profit de l’épouse de ce dernier, à un prix dérisoire. A cela s’ajoute l’octroi d’un logement social de type public locatif à la cité Zerhouni Mokhtar de Mohammadia, sans la réunion des conditions fixées pour y ouvrir droit. Pour l’affaire Ali Haddad, les faits reprochés à l’ex-wali d’Alger ont causé d’énormes pertes en termes de fonciers agricole, industriel et touristique ainsi qu’au Trésor public, en témoignent les enquêtes menées par l’Inspection générale des finances, qui font état d’infractions flagrantes à la Loi et aux dispositions légales règlementant les domaines de l’Etat, dans neuf dossiers d’investissement dans des projets «fictifs» non réalisés par Ali Haddad. Il s’agit, entre autres, d’une assiette de plus de 39.300 m2 dans la zone de Oued Semar pour la création d’un complexe industriel, dans une région initialement destinée à abriter un jardin public, ce qui est en infraction totale avec la loi sur l’affectation des assiettes foncières. D’autres assiettes foncières ont également été indûment octroyées à Ali Haddad au niveau des communes de Hussein Dey, Ain Benian et Dar El Beida, notamment une assiette de plus de 16.000 m2 à Hussein Dey et l’accaparement par Ali Haddad de plusieurs terrains agricoles d’une superficie totale de 30.000 m2 pour la réalisation d’un complexe sportif au profit du club de football USMA. Concernant l’affaire relative à l’octroi de privilèges à la famille Mahieddine Tahkout, il a été question notamment de la délivrance de décisions d’affectation concernant 15 arrêtés de droit de concession pour investissement dans un foncier industriel sis à Alger.

Publié dans Actualité
lundi, 15 février 2021 00:00

Le service de demande officiellement lancé

Le service de demande et de retrait à distance de la version électronique du casier judiciaire a été officiellement lancé hier et a vu le retrait de «160 bulletins» dès les premières minutes de sa mise en service. Lancé officiellement du siège de la Direction générale de la modernisation de la justice (Bir Mourad Raïs), ce nouveau mécanisme ,qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite des efforts visant à moderniser les services judiciaires et à simplifier les procédures d’obtention des documents judiciaires, en les fournissant à distance, permet au citoyen de demander et de retirer en ligne, la version électronique du casier judiciaire (Bulletin n°3), a indiqué le directeur de l’Organisation et de la Prospection au ministère de la Justice, Moudjadj Mustapha qui a fait état de «160 bulletins retirés lors des dix premières minutes» du lancement de ce service. Ce service est désormais «disponible via le portail électronique du ministère», après avoir été amélioré, ce qui permettra au citoyen d’en bénéficier sans avoir à se déplacer aux juridictions, sachant que le casier judiciaire (Bulletin n°3) délivré par voie électronique est exempté de la taxe judiciaire. Cette prestation s’inscrit dans une approche globale nationale visant à renforcer les mécanismes de rapprochement de l’administration des citoyens, représentant l’un des axes prioritaires auquel le gouvernement s’est engagé afin de concrétiser les jalons de la gouvernance électronique. Il convient de noter également que cette prestation est disponible pour l’ensemble des citoyens, sans ou avec condamnations, hormis les recherchés ou ceux établis à l’étranger. Par ailleurs, M. Moudjadj a affirmé que ce service est sécurisé, ajoutant que l’intéressé est amené à s’assurer de la véracité de la signature électronique du bulletin, d’autant que la signature est assignée aux juges qualifiés. En cas d’erreurs relatives aux coordonnées d’état civil, l’intéressé est automatique orienté vers les juridictions compétentes afin de rectifier la faute. Le même responsable a en outre indiqué qu’en dépit du caractère confidentiel et personnel du bulletin retiré sur le site, il est permis à nombre d’administrations, légalement désignées, à le consulter, en identifiant les raisons de cette consultation tel le recours aux enquêtes. Interrogé sur les finalités de ce service, notamment suite aux récentes déclarations du Garde des sceaux, Belkacem Zeghmati qui a affirmé que des peines sévères seront appliquées à l’endroit de toute personne qui refuse d’appliquer le décret exécutif signé par le Premier ministère concernant l’exemption de l’exigence de présentation du certificat de nationalité et du casier judiciaire dans les dossiers administratifs, M. Moudjadj a précisé que le casier judiciaire est demandé dans des domaines fixés par la loi.

Publié dans Actualité

Les pouvoirs publics misent sur l’exploitation légale des gisements aurifères dans le Sud du pays pour offrir aux jeunes de la région, sans débouchés, de l’emploi pérenne. En effet, Bouzar Saaidi, le chef de projet de l’exploitation minière et artisanale au ministère des mines, a annoncé l’octroi de pas moins de 218 permis d’exploitation d’or aux jeunes des wilayas de Tamanrasset et d’Illizi. « Une manière de conférer à cette activité jusque-là anarchique et illicite, à double caractère artisanal et légal », soutenait hier Bouzar Saaidi sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. « Ce qui permettra, à court terme, d’absorber le chômage avec la création de 1200 postes d’emploi directs, et d’augmenter la production d’or à 250 Kg/an », a-t-il ajouté. Il ne s’agit pas uniquement de cet objectif d’absorption du chômage endémique dans la région, puisque cette stratégie aurifère permettra une « occupation du terrain et une sécurisation des lieux par les services de sécurité, pour bloquer totalement l’exploitation illicite de cette ressource ». Selon Bouzar Saaidi, des « formations spécialisées seront incessamment dispensées au profit des jeunes entrepreneurs pour les aider à mieux maitriser le métier et surtout à mieux se préserver et protéger l’environnement ». Un projet qui sera prochainement élargi aux wilayas de Tindouf et d’Adrar, selon l’invité de la radio nationale qui a, en outre, fait part du lancement de 5 projets d’exploration aurifère en vue d’une exploitation industrielle.

A.K.

Publié dans Actualité
Page 1 sur 4

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85