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dimanche, 21 février 2021 00:00

Six ministres limogés

Annoncé par le président de la République dans son discours à la nation, prononcé jeudi dernier, le remaniement partiel du gouvernement a enfin eu lieu. Comme il fallait s’y attendre, Ferhat Aït Ali a fait les frais de sa gestion chaotique du dossier relatif à l’importation de véhicules neufs et de son inertie par rapport à la situation désastreuse à laquelle est confronté le secteur industriel public en particulier. Il est donc parti sans avoir pu marquer son passage. Son départ a déjà été salué sur les réseaux sociaux par de nombreux algériens. Le second ministre, qui a quitté le gouvernement sans avoir réussi à s’imposer dans un secteur aussi sensible que l’Energie et les hydrocarbures, est Abdelmadjid Attar. Malgré son expérience en tant qu’ancien PDG de Sonatrach entre 1997 et 2 000, il est demeuré effacé et sans emprise aucune sur un secteur dévasté par les contre-performances. Le troisième ministre à sortir de l’effectif gouvernemental est Arezki Berraki. Il a été remplacé par Mustapha Kamel Mihoubi à la tête du ministère des Ressources en eau. Le quatrième est Mohamed Hamidou, qui n’est plus ministre du Tourisme. A sa place, a été nommé Mohamed Ali Boughazi. Le cinquième à quitter le staff gouvernemental est Mounir Khaled Berrah. Il vient d’être remplacé à la tête du ministère de la Numérisation et des statistiques par Hocine Charhabil. Le sixième ministre qui a été limogé est Nassira Benharrats, et c’est Dalila Boudjemaâ qui vient de la remplacer. Kamel Nasri, qui était auparavant ministre de l’Habitat et de l’urbanisme a hérité du département des Travaux publics et des transports, alors que Tarek Belaribi a pris le relais au département de l’Habitat et de l’urbanisme. Tous les ministères de souveraineté n’ont pas connu de changement. Les ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur, de la Jeunesse et des sports, du Commerce, des Affaires religieuses, des moudjahidines, de l’Industrie pharmaceutique, de la Santé, de la Communication, de la Poste et des télécommunications, de la Culture, du Travail, de la formation professionnelle, ont été maintenus à leurs postes respectifs. Que dire de ce remaniement ? Va-t-il réellement apporter du sang neuf à un Exécutif gouvernemental critiqué et dont les performances ont été dénoncées publiquement par Abdelmadjid Tebboune ? Ces changements vont-ils répondre aux attentes des citoyens. Wait and see !

M.M

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L’Algérie compte officiellement 58 wilayas. Le président Abdelmadjid Tebboune a en effet promu dix circonscriptions administratives en wilayas avec « toutes les prérogatives », selon un communiqué de la présidence de la République, publié, hier, 21 février. Il s’agit de Timimoun, Bordj Badji Mokhtar, Ouled Djellal, Béni Abbès, In Salah, In Guezzam, Touggourt, Djanet, El Meghaier et El Menia. Les dix nouvelles wilayas sont toutes situées dans le sud du pays. Le président Tebboune a également nommé les walis et les secrétaires généraux de ces nouvelles wilayas. La création de ces nouvelles wilayas a été actée au cours d’un Conseil des ministres tenue le 26 novembre 2019. La loi relative à l’organisation territoriale du pays, promulguée fin 2019, a érigé ces « dix circonscriptions administratives créées dans le sud algérien, et réparties sur huit wilayas, en wilayas dotées de pleines prérogatives, quatre ans après leur création, et ce, au regard de la maturité de leur cadre institutionnel et opérationnel qui leur permet d’accomplir pleinement leurs missions, en toute autonomie ».

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dimanche, 21 février 2021 00:00

Hirak, acte II

22 février 2019 – 22 février 2021. Deux ans déjà depuis les manifestations populaires d’une ampleur inédite, qui avaient ébranlé l’édifice du 5ème mandat, avant que celui-ci ne s’effondre tel un château de cartes sous les assauts répétés des vendredis suivants. Deux ans marqués par la chute de Bouteflika et le clan qui a tiré profit de la maladie du président pour s’emparer de la Présidence et ses dépendances, l’incarcération d’un certain nombre de dignitaires du régime, l’élection présidentielle du 12/12 qui porté Abdelmadjid Tebboune au pouvoir, mais aussi la terrible épidémie de coronavirus, qui a déferlé sur le monde, forçant le Hirak à suspendre ses marches. Deux ans durant lesquels une partie des Algériens ont cru et croient encore en l’avènement d’une nouvelle ère, différente de celle où régnèrent en maitres absolus les thuriféraires de « fakhamatouhou » et leurs clientèles, et une autre partie, qui ne croit plus aux changements de façade et persiste à revendiquer des mutations en profondeur. Deux ans durant lesquelles, des tentatives d’opposer des Algériens ayant manifesté leur soutien à l’agenda politique porté par le président de la République à des Algériens, qui estiment que la feuille de route de Tebboune est loin de répondre à leurs attentes, ont eu lieu, sans réussir à créer la discorde et la désunion, qui aurait mis l’avenir du pays entre parenthèses. Toutes les manœuvres visant à pourrir la situation, menées par le biais des réseaux sociaux essentiellement ont lamentablement échoué face à une nouvelle donne que certains pseudo observateurs, agissant à découvert ou dans l’anonymat, s’obstinent à nier : il n’y aura pas deux Algérie, celle qui soutient Tebboune et ses réformes et celle qui revendique un changement radical, mais une seule Algérie unie dans sa diversité. Vu sous cet angle, le Hirak a démontré sa maturité. Les Algériens qui sortiront aujourd’hui pour marquer leur attachement à un mouvement pacifique, qui a déjà suscité l’admiration des peuples du monde entier, sont en mesure de déjouer tous les pronostics des incendiaires et ils auront à cœur de le montrer. Même ceux, qui ont gardé leurs distances par rapport à ce mouvement, qui a résisté à toutes les tentatives de récupération, l’admettent aujourd’hui et en connaissance de cause. A la classe politique dans son ensemble d’avoir le courage de confronter ses stratégies, si elle en a, à cette réalité portée par des millions d’Algériens, qui ont redoré à l’Algérie son blason, après que la dynastie Bouteflika et ses sous-traitants l’ai enfoncée dans la gadoue. C’est bien grâce à ce mouvement populaire, rejetant l’élitisme pictural, que des changements ont eu lieu. Ça ne sert donc à rien de tenter de la diaboliser ou de l’offrir en pâture à certains mauvais génies, mais à l’adopter en tant que tel en s’y investissant pour le bien de la démocratie et du pluralisme.

Mohamed.M

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dimanche, 21 février 2021 00:00

La liste du nouveau gouvernement :

-Abdelaziz Djerad : Premier ministre.

-Sabri Boukadoum: Ministre des Affaires étrangères

-Kamel Beldjoud: Ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du Territoire.

-Belkacem Zeghmati: Ministre de la Justice, garde des Sceaux

-Aïmene Benabderrahmane : ministre des Finances.

-Mohamed Arkab: ministre de l'Energie et des Mines.

-Chems Eddine Chitour : ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables.

-Tayeb Zitouni : ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit.

-Youcef Belmehdi: ministre des Affaires religieuses et des Wakfs.

-Mohamed Ouadjaout : ministre de l'Education nationale.

-Abdelbaki Benziane: ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

-Hoyam Benfriha: ministre de la Formation et de l'Enseignement  professionnels.

-Malika Bendouda: ministre de la Culture et des Arts.

-Sid Ali Khaldi: ministre de la Jeunesse et des Sports.

-Hocine Cherhabil: ministre de la Numérisation et des Statistiques.         

-Brahim Boumzar: ministre de la Poste et des Télécommunications.

-Kaoutar Krikou: ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme.

-Mohamed Bacha: ministre de l'Industrie.

 -Abdelhamid Hemdani : ministre de l'Agriculture et du Développement rural.

 -Tarek Belaribi: ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville.

 -Kamel Rezig: ministre du Commerce.

 -Ammar Belhimer: ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement.

 -Kamel Nasri: ministre des Travaux publics et des Transports.    

-Mustapha Kamel Mihoubi: ministre des Ressources en eau.

-Mohamed Ali Boughazi: ministre du Tourisme, de l'Artisanat et du Travail familial.

-Abderrahmane Benbouzid: ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

-El-Hachemi Djaâboub: ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale.

-Bessma Azouar: ministre des Relations avec le Parlement.

-Dalila Boudjemaa: ministre de l'Environnement.

-Sid Ahmed Ferroukhi: ministre de la Pêche et des Productions halieutiques.

-Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmad: ministre de l'industrie pharmaceutique.

-Nassim Diafat: ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises.

-Yacine El-Mahdi Oualid : ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'économie de la connaissance et des starts-up.

- Ismail Mesbah: Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière chargé de la Réforme hospitalière.

-Salima Souakri : Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargée du sport d'élite.

-Yahia Boukhari: Secrétaire général du Gouvernement.

En vertu de ce remaniement ministériel, le Président de la République a décidé de réduire le nombre des départements ministériels et de se focaliser sur l'efficacité sur le terrain par l'implication de nouvelles compétences.

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dimanche, 21 février 2021 00:00

L’Algérie dément et accuse le Maroc

L’Algérie a fermement démenti hier, via un communiqué du MDN, toute participation des troupes de l’Armée nationale populaire (ANP) à des missions en dehors des frontières dans le cadre du G5 Sahel. ‘‘Certaines parties et porte-voix de la discorde ont relayé via leurs pages et comptes subversifs sur les réseaux sociaux des allégations dénuées de tout fondement, proférant que les actions et les opérations menées par l’institution militaire, au niveau interne et externe, répondent à des agendas et des instructions émanant de parties étrangères, et que l’Armée nationale populaire s’apprête à envoyer des troupes pour participer à des missions militaires en dehors de nos frontières nationales sous le chapeau de puissances étrangères dans le cadre du G5 Sahel, ce qui est faux et inadmissible’’, fustige le ministère de la Défense (MDN) dans un communiqué diffusé ce dimanche. Le MDN accuse le Maroc d’être derrière cette campagne, en affirmant que ce sont « des intox qui ne peuvent provenir que d’ignares à la solde des services du Makhzen marocain et sionistes ». Le MDN « dément catégoriquement toutes ces allégations tendancieuses et manœuvres sournoises, à travers lesquelles leurs auteurs croient pouvoir semer le trouble et déstabiliser le pays ». Il affirme que l’ANP « n’a jamais été, et ne sera jamais soumise dans ses actions qu’à l’autorité » du président de la République, et « conformément à ses missions constitutionnelles explicites et aux lois de la République, dans la défense de la souveraineté, de l’intégrité et de la sécurité nationales». Le ministère de la Défense, rappelle que « la participation de l’Armée nationale populaire en dehors des frontières du pays relève de la décision du peuple algérien, conformément aux dispositions de la Constitution de la République ». « Nous saluons le discernement des citoyens, conscients des conspirations et des complots qui se trament contre l’Algérie, désormais connus de tous, et dans l’intérêt suprême de la Nation, nous les appelons à davantage de vigilance quant aux fake news colportées qui visent désespérément à nuire à la stabilité de la Nation », conclut le communiqué.

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Le journaliste Khaled Drareni s’est exprimé ce samedi dans un entretien accordé à la chaîne de télévision TV5 Monde dont il est le correspondant en Algérie, au lendemain de sa sortie de prison après près d’une année d’incarcération pour avoir exercé son métier en couvrant des manifestations. «J’ai passé onze mois en prison] dans des conditions de détention tout à fait normales. Quand on est privé de liberté, on ne pense pas à autre chose. Je n’ai pas été le premier Algérien détenu d’opinion, j’espère que je serai le dernier », explique M. Drareni. « J’ai souvent pensé à tous ceux qui ont été emprisonnés au cours de l’année 2019 et 2020, surtout aux journalistes. Je me disais souvent que notre place n’est pas en prison, mais si la prison doit être un passage obligé dans notre combat pour la liberté de la presse en Algérie, alors qu’il en soit ainsi », affirme le journaliste libre. « Je considère que je n’aurais jamais dû être emprisonné. Je suis innocent. J’ai clamé mon innocence depuis le début. Je l’ai dit devant les juges lors des deux procès. J’ai dit que je suis un journaliste et pas un criminel. Mais si le journalisme est un crime, alors je suis un criminel dangereux », rappelle Khaled Drareni, soulignant que « le journalisme doit être une liberté sacrée et respectée en Algérie. C’est ça le combat des journalistes. C’est ça le combat de tous les jours ». M. Drareni est également revenu sur la vague de soutien dont il a bénéficié durant son incarcération, en Algérie et ailleurs. « Je suis conscient du soutien exceptionnel qui a été manifesté à mon égard aussi bien en Algérie qu’à l’étranger. Je suis conscient du soutien de ma famille, de mes amis, de mes confrères, des avocats qui m’ont défendu bénévolement », indique le journaliste. ‘‘J’ai hâte de reprendre mon travail’’ Enfin, Khaled Drareni a évoqué son avenir et ce qu’il prévoit de faire maintenant qu’il est sorti de prison. « On m’a posé la question de savoir ce que j’allais faire et ce qu’était mon projet. J’ai qu’un seul et unique projet, c’est reprendre le formidable métier que j’exerce depuis quinze ans. C’est la seule chose que je sais faire : être journaliste, informer », affirme-t-il. « J’ai hâte de reprendre mon travail et de reprendre ce flambeau de la liberté de la presse. Nous sommes des milliers à le faire en Algérie et dans le monde, et j’espère que ce sera le plus vite possible », conclut le journaliste. Arrêté le 7 mars 2020 alors qu’il couvrait une manifestation à Alger, Khaled Drareni a été placé sous mandat de dépôt une vingtaine de jours après. Condamné en première instance en août à trois ans de prison ferme, sa peine a été réduite en appel le 15 septembre à deux ans de prison ferme. Khaled Drareni fait partie des détenus du Hirak qui ont été libérés vendredi, au lendemain de l’annonce par le président Tebboune d’une grâce présidentielle à leur profit, alors que l’Algérie s’apprête à commémorer le deuxième anniversaire de la révolution du 22 février 2019.

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Le tribunal de Tipasa a décidé, hier, le report du procès de l’homme d’affaires Kamel Chikhi dit «El boucher», accusé dans une affaire de corruption, au 14 mars prochain. Ce 3eme report consécutif, depuis la première audience du 17 janvier dernier, est dû à la grève de la défense, qui fait suite à la grève des avocats du barreau de Blida, depuis jeudi dernier, pour protester contre la mise en détention provisoire d’un avocat. A noter que le conseil de l’ordre des avocats de Blida relevant de l’Union nationale des Ordres des avocats, a annoncé, à l’issue de sa réunion de mercredi soir, sa décision de boycotter l’activité judiciaire, à partir de jeudi, au niveau des cours de justice de Blida, Tipasa, Ain Defla et Chlef, ainsi qu’au niveau de l’ensemble des tribunaux administratifs et du tribunal militaire. Kamel Chikhi, qui avait fait l’objet d’un mandat de dépôt émis à son encontre par le juge d’instruction près le tribunal de Tipasa, le 15 octobre dernier, est poursuivi dans cette affaire, au même titre que trois autres accusés (un notaire et deux employés) pour «octroi d’indus avantages», «réduction d’impôts et de taxes sans autorisation», «abus de fonction» et «obtention d’intérêts de façon illégale». Après leur présentation, le 15 octobre dernier, devant le parquet de Tipasa, le dossier de l’affaire a été transféré au juge d’instruction, qui a ordonné la mise en détention provisoire de Kamel Chikhi et le placement des autres accusés sous contrôle judiciaire. Cette affaire remonte à 2016, lorsque l’accusé Kamel Chikhi a signé, chez un notaire agréé de la ville de Tipasa, un contrat de transfert d’une propriété foncière (lui appartenant), sise à Ain Benian (ouest Alger), à une société à responsabilité limitée (promotion immobilière), dont il était associé et gérant. Il a bénéficié au titre de ce contrat d’une réduction d’impôts, en ne versant qu’un taux de 1% des taxes dues fixées à 5%. Un fait considéré en violation avec la législation en vigueur, ayant requis l’ouverture d’une enquête judiciaire en 2018 et l’engagement de poursuites à son encontre, en application de la loi sur la corruption. Les enquêtes réalisées dans cette affaire ont fait ressortir que le Trésor public a subi une perte estimée à 15 millions de DA.

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dimanche, 21 février 2021 00:00

La cadence de vaccination au ralenti

L’Algérie ambitionne de vacciner 70 % de sa population contre le Covid-19 en 2021, selon le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid. Au rythme actuel de la campagne de vaccination, cet objectif est-il réaliste ? Lancée le 30 janvier, cette campagne est contrariée par des problèmes d’approvisionnement des vaccins commandés par l’Algérie. Le gouvernement n’a pas fait de bilan, mais selon les données du journal américain le New York Times, 75 000 doses de vaccin contre la maladie à coronavirus Covid-19 ont été administrées en Algérie depuis le début de la campagne de vaccination dans le pays. Mis à l’échelle de la population algérienne qui compte quelque 42 millions d’habitants, le taux de vaccination actuel de l’Algérie est de 0,2 dose par 100 habitants. Il s’agit de l’un des plus bas taux répertoriés par le New York Times dans ses données, rivalisant avec le taux de 0,1 dose par 100 habitants enregistré en Égypte, en Équateur, en Colombie et en Bolivie. Jusqu’à présent, l’Algérie a reçu un lot de 50 000 doses du vaccin russe Spoutnik V et un autre lot de 50 000 doses du vaccin britannique d’AstraZeneca. Ce jeudi, l’ambassadeur de Chine en Algérie a annoncé que l’Algérie va recevoir dans les prochains jours un lot de 200 000 doses du vaccin de Sinopharm en guise de don. Ce don chinois a également été confirmé par le ministre de la Santé lui-même, Abderrahmane Benbouzid, qui a indiqué que « l’Algérie recevra, courant février, 200.000 doses du vaccin chinois et 700.000 à 800.000 doses dans le cadre du groupe Covax du vaccin anti-Covid-19 en attendant l’arrivée, ultérieurement, d’autres quantités ». La campagne de vaccination en Algérie a débuté le 30 janvier dernier à Blida, il y a de cela 21 jours. La cadence journalière moyenne de l’Algérie s’établit ainsi à plus de 3500 doses par jour. Au même rythme moyen constant, il faudrait compter 23 ans pour administrer une dose du vaccin à 70 % de la population algérienne, soit un objectif atteint à l’horizon 2044. Pour rappel, il faut compter deux doses par personne pour que le vaccin soit efficace dans l’organisme. Si les doses sont disponibles dès mars, il faudrait vacciner au moins trois millions de personnes par mois ou 100.000 par jour, pour atteindre l’objectif tracé par le gouvernement de vacciner 70 % de la population, soit un peu plus de 30 millions d’Algériens. De nombreux pays ne partagent pas la situation peu reluisante de l’Algérie. Le Maroc, par exemple, a administré près de 2,4 millions de doses de vaccin contre le coronavirus, selon les données du New York Times. Le taux de vaccination du Maroc s’établit ainsi à 6,6 doses pour 100 habitants. Il s’agit d’un taux plus élevé qu’en France, où 3,5 millions de doses ont été administrées avec un taux de 5,2 doses pour 100 habitants. Le Maroc a débuté sa campagne de vaccination un jour avant l’Algérie, le 29 janvier dernier, il y a de cela 22 jours. Le voisin de l’Algérie enregistre ainsi une cadence de vaccination journalière moyenne s’établissant à 109 000 doses par jour. À ce rythme, il faudra au Maroc 231 jours environ pour administrer une dose à 70 % de sa population estimée à 36 millions de personnes, soit en octobre prochain. Cependant, aucun pays ne s’en sort aussi bien que les États-Unis d’Amérique. Alors que le pays compte 328 millions d’habitants, les États-Unis ont déjà administré environ 60 millions de doses de vaccin contre le Covid-19. Le taux de vaccination américain est de 18 doses pour 100 habitants, l’un des plus élevés du monde malgré sa population énorme. En outre, une moyenne de 1,5 million de doses de vaccin par jour ont été administrées la semaine dernière aux États-Unis. Si ce rythme est maintenu, les États-Unis parviendront à vacciner 75 % de leur population d’ici neuf mois, selon Bloomberg. Au total, près de 200 millions de doses de vaccin ont été administrées dans au moins 107 pays jusqu’à présent, soit l’équivalent à 2,6 doses par 100 habitants.

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Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, hier, que la période «de vérification des informations personnelles» des candidats aux examens nationaux (session 2021), s’étalera du 1er au 15 mars 2021, a indiqué un communiqué du ministère. Dans le cadre de l’organisation des examens nationaux (session 2021), «le ministère de l’Éducation nationale informe l’ensemble des candidats scolarisés et libres, que l’opération de vérification des informations pour la confirmation de l’inscription et de l’exactitude des informations personnelles des candidats débutera du 1er au 15 mars 2021», lit-on dans le communiqué. Pour les candidats scolarisés, l’opération d’inscription sera effectuée à travers la plateforme numérique du ministère par les directeurs des établissements et via les sites de l’Office national des examens et concours (ONEC) par les candidats eux-mêmes pour consulter leurs informations, en introduisant le nom d’utilisateur et le code secret de chaque candidat figurant sur l’accusé de réception du dossier d’inscription, précise la même source. En cas d’erreur dans l’enregistrement de leurs informations, les candidats doivent en notifier le directeur de l’établissement. Les candidats scolarisés peuvent également s’inscrire via l’espace dédié aux parents d’élèves sur la plateforme numérique. Pour les candidats libres, l’inscription se fera sur les deux sites de l’ONEC consacrés aux examens du baccalauréat et du Brevet d’enseignement moyen (BEM), a ajouté la même source, précisant que les candidats en question doivent notifier la direction de l’Éducation dont ils relèvent, des corrections nécessaires par écrit avant le 18 mars au plus tard.

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L’Accord d’association Algérie-UE devrait être revu pour corriger le «déséquilibre» économique et commercial entre les deux parties, ont recommandé, hier, à Alger, les participants à une journée d’étude consacrée à l’évaluation de cet accord, tout en mettant l’accent sur la nécessité de diversifier l’économie nationale. ‘‘Il faut procéder à la révision de cet accord et nous mettre à table pour le renégocier», a suggéré le professeur Berchiche Abdelhamid lors de la première journée d’étude sur l’accord d’association Algérie-UE organisée par l’Institut national d’étude de stratégie globale (INESG) sous le thème «état des lieux et perspectives», soulignant que «le point négatif (de l’Accord) concerne le volet commercial et économique’’. «La balance commerciale est très défavorable à l’Algérie. L’accord d’association Algérie-UE n’a généré ni l’investissement direct étranger qui est pratiquement nul ni de postes d‘emploi et de croissance économique», a-t-il déploré lors de cette rencontre de deux jours. L’ancien professeur à l’Ecole Supérieur de banque, a, par ailleurs fait savoir que «l’Union européenne a elle-même reconnu cet état de fait et a procédé à des efforts pour redresser un peu la barre». Il a néanmoins, relevé des «avantages» au niveau des secteurs de la justice et de l’enseignement supérieur. Pour sa part, le professeur à l’Ecole supérieure de Commerce d’Alger, Derghoum Mahfoud, a mis l’accent sur le «déséquilibre flagrant dans les échanges commerciaux entre l’UE et l’Algérie», notant qu’il y a moins d’investissements direct étrangers (IDE) et peu d’exportations de l’Algérie vers l’UE». Déplorant notamment la prépondérance des matières premières dans les exportations algériennes vers l’UE, il juge, de ce fait, nécessaire de revoir l’accord d’association ou de le réajuster. L’Algérie doit profiter des avantages octroyés par l’accord avec l’UE De son côté, le directeur des relations commerciales bilatérales à la Direction générale du commerce extérieur au ministère du Commerce, Derradji Samir a insisté sur la nécessité de profiter des avantages octroyés par l’accord d’association Algérie-UE. Afin de réussir la diversification de l’économie algérienne, M. Derradji estime qu’il faut surtout attirer suffisamment d’investissements direct étrangers (IDE) et de bénéficier de l’apport du savoir-faire étranger comme le prévoit l’accord lui-même. Citant les efforts de l’Algérie dans le cadre des mesures incitatives visant à capter les IDE, le responsable du ministère du Commerce évoque la règle 51/49 qui a été réaménagée et spécifiée seulement pour les secteurs stratégiques. «Nous sommes en train de développer une stratégie nationale d’exportation en étudiant des filières potentiellement avantageuses pour l’exportation», a-t-il également indiqué. Dans ce contexte, il cite l’exemple de l’agriculture, le ciment et le fer que l’Algérie commence déjà à exporter. «Durant la décennie passée on a privilégié les importations au détriment des exportations», déplore également le responsable du ministère du Commerce», mettant l’accent sur la nécessité d’aller vers la production en développant des filières à fort potentiel d’exportation à même de créer un équilibre dans la balance commerciale. Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, avait indiqué, durant les travaux de la 12ème session du Conseil d’association Algérie-UE , que la révision de l’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne se fait toujours sur la base de «l’équilibre», affirmant «qu’il y a une volonté de dialogue de part et d’autre». «En tant que négociateurs Algériens, nous sommes assez conscients des manquements en matière de l’application de l’accord d’association notamment dans son aspect commercial. L’essentiel qu’il y a une volonté de dialogue de part et d’autre et il est évident que quand il y a déséquilibre nous intervenons pour le corriger», avait déclaré M. Boukadoum, faisant observer à ce sujet «que le message de l’Algérie est bien reçu par la partie européenne». L’accord d’association Algérie-UE est entré en vigueur en 2005, suite à une demande introduite par l’Algérie auprès de la Commission européenne en 1993. Il visait à établir un partenariat privilégié touchant tous les secteurs de l’économie.

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