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750 élèves des trois cycles d’enseignement ont passé, hier, l’épreuve finale du Concours national de mathématiques lancé, le 9 février courant, par le ministère de l’Education nationale dans le cadre de la Journée internationale des mathématiques célébrée le 14 mars de chaque année. Placé sur le slogan «Mathématiques, pour un monde meilleur», ce concours concerne les élèves devant passer les examens nationaux (fin de cycle primaire, BEM et baccalauréat) ayant obtenu, en 2020, une moyenne de 10/10 en mathématiques pour le cycle primaire, une moyenne égale ou supérieure à 18/20 pour le cycle moyen et une moyenne égale ou supérieure à 16/20 pour les candidats de la filière des sciences expérimentales. La sélection des meilleurs élèves en mathématiques a été lancée à travers les 50 directions de l’éducation réparties sur l’ensemble du territoire national avec une moyenne de 5 élèves dans chaque cycle d’enseignement, soit 15 élèves de chaque wilaya, à l’exception de la wilaya d’Alger qui est représentée par 45 élèves, car regroupant trois directions de l’éducation, a fait savoir le Directeur des activités culturelles, sportives et de l’action sociale au ministère de l’Education nationale, Abdelouahab Khoulalene. Pour les élèves du cycle primaire, le concours est prévu en deux étapes (épreuves écrites et en ligne pour une durée d’une heure et demie). Pour les cycles moyen et secondaire seule l’épreuve écrite est prévue pour une durée de deux heures, a déclaré à l’APS M. Khoulalene. Les sujets des examens ont été élaborés par une Commission nationale ad-hoc, a-t-il précisé. Les trois lauréats (un de chacun des paliers d’enseignement) seront récompensés le 14 mars, décrété par l’Unesco Journée internationale des mathématiques (JIM), a-t-il expliqué, évoquant l’éventualité pour ces lauréats de représenter l’Algérie dans la prochaine Olympiade international de mathématiques (IMO en anglais).A ce sujet, M. Khoulalen a fait part de la volonté du ministre de l’Education nationale de constituer une commission nationale chargée de la préparation et l’organisation de l’Olympiade des Maths. Forte participation des filles En chiffres, le responsable des activités culturelles et sportives au ministère de l’Education nationale a indiqué que le taux de participation des filles avait dépassé 53%, précisant que ce chiffre avait atteint 56,8% dans le cycle secondaire, et 62% dans le palier moyen. Cependant, dans l’enseignement primaire, la participation des garçons a enregistré un taux de 59%. Au sujet du taux élevé relevé par les filles dans l’apprentissage des maths, le président de la société de mathématiques d’Algérie (SMA), Rachid Bebbouchi a estimé que ce fait «s’impose de lui-même à présent en Algérie», indiquant que ce pourcentage «régressera au fur et à mesure du parcours professionnel dans l’enseignement supérieur”. Certains participants ont saisi cette occasion pour exprimer leur «joie et fierté» de passer cet examen qui leur offre «plus de perspectives pour apprendre davantage la discipline de mathématiques», ont-ils dit.

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L’université de Guelma a lancé un concours national de la meilleure idée de projet de Start-up, en coordination avec l’incubateur de start-up de la même université et l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche scientifique et du développement technologique (ANVREDET), a indiqué, mardi, la cellule de communication de cet établissement d’enseignement supérieur. La même source a précisé que ce concours, placé sous le slogan ‘’D’une idée innovante à une Start-up», sera organisé via l’application «Zoom», durant la période comprise entre le 27 février en cours et le 1er mars prochain, ajoutant que les premiers lauréats bénéficieront d’un accompagnement par l’incubateur de start-up de l’université du 8 mai 1945 de Guelma pour concrétiser leurs startups. Ce concours s’adresse aux jeunes étudiants et chercheurs qui souhaitent transformer leurs idées en véritables start-ups, de même qu’il leur donne également la possibilité de participer à des sessions de formations encadrées par des experts en entrepreneuriat et innovation, a souligné la même source. La cellule de communication de l’université de Guelma a indiqué, par ailleurs, que les inscriptions et la sélection des projets éligibles se fera de manière électronique et ce, avant la date fixée pour le concours. S’agissant du déroulement du concours, la même source a fait savoir que les participants présenteront leurs projets via Internet devant un jury composé de 3 à 5 membres de différentes spécialités, soulignant qu’un délai de 5 minutes sera accordé pour la présentation et 10 minutes pour les questions-réponses. La même source a enfin relevé que l’évaluation sera effectuée en fonction de deux critères principaux, à savoir la faisabilité technique et économique et le profil entrepreneurial des concepteurs de l’idée.

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mardi, 23 février 2021 00:00

L’Algérie ferme son espace aérien

Devant la multiplication des variants du coronavirus, face auxquels les experts semblent désarmés pour le moment, l’Algérie a décidé de prendre les mesures qui s’imposent, dans le but d’éviter que le pays ne soit exposé à une nouvelle menace, dont les retombées pourraient avoir une grave incidence sur la situation sanitaire et épidémiologique. Aussi, les autorités ont annoncé hier la suspension des vols de rapatriement des ressortissants algériens encore bloqués à l’étranger. La mesure prend effet à compter du 1er mars et durera jusqu’au 31 du même mois. Durant un mois, le trafic aérien international de et vers l’Algérie sera suspendu. L’information rapportée en premier par Visa Algérie. Com vient d’être confirmée officiellement. Les compagnies étrangères autorisées d’effectuer des vols spéciaux, Air France ASL Airlines et Qatar Airways ont déjà été informées. Lundi 22 février, la direction de l’aviation civile les a saisies pour qu’elles prennent toutes leurs dispositions. « Nous avons été prévenus verbalement de cette décision. Nous attendons de recevoir une notification officielle », a déclaré une source au sein d’une compagnie aérienne étrangère au site spécialisé. Pressée de se prémunir contre les nouveaux variants du coronavirus qui se propagent en Europe et dans le monde à une grande vitesse, l’Algérie va donc procéder à la fermeture de son espace aérien, quitte à ce que cette décision complique davantage la situation des ressortissants algériens bloqués à l’étranger. Selon une information relayée par Visa Algérie. Com, seuls les vols entrants sont concernés par la mesure de suspension. Les vols partants d’Algérie ne seront pas touchés. D’après la même source, l’ambassade de Turquie à Alger a confirmé l’arrêt des vols vers l’Algérie. « Dans le cadre des mesures prises par les autorités algériennes contre la nouvelle variante de la Covid-19, tous les vols en provenance de l’étranger vers l’Algérie entre le 1er et le 31 mars 2021 ont été annulés », a annoncé un communiqué de la représentation diplomatique turque, qui a précisé que les vols de la compagnie turque depuis la Turquie vers l’Algérie seront annulés. Il est donc clair que cette mesure va encore prolonger le calvaire de milliers de ressortissants algériens, coupés de leur pays et de leurs familles. Leur détresse est insoutenable, selon les nombreux témoignages recueillis par les médias. Tous les ressortissants interrogés reprochent aux autorités d’avoir opté pour des solutions radicales, sans tenir compte d’aucun aspect humanitaire. Pourtant, estiment-ils, il existe des moyens plus souples et plus efficaces pour éviter l’importation du virus ou de ses variants, sans arrêter pour autant les vols de rapatriement ! Certes, les autorités ont agi par crainte de voir l’intrusion des variants du coronavirus mettre en péril tous les efforts consentis jusque-là pour lutter contre l’épidémie. Mais une telle mesure limitée dans le temps constitue-t-elle un moyen sûr pouvant protéger le pays contre l’arrivée des virus mutants ?

Mohamed M    

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mardi, 23 février 2021 00:00

Une formalité pour confirmer Salah Goudjil

Les membres du Conseil de la nation sont appelés à se réunir ce matin en session plénière extraordinaire pour confirmer   Salah Goudjil comme président de l’institution, un poste qu’il occupe à titre intérimaire depuis 22 mois. L’ancien ministre des Transports de Chadli Bendjedid et cacique du FLN a été désigné, en sa qualité de doyen des sénateurs, pour succéder à Abdelkader Bensalah, nommé président de la République par intérim, après la démission de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika. La convocation des sénateurs pour la plénière revêt plutôt les allures d’une pure formalité au cours de laquelle ils doivent plébisciter par un vote à main levée, Salah Goudjil, seul candidat pour diriger en tant que président de plein exercice le Haute chambre du parlement. En fait, tout était tranché dimanche passé, quand le bureau du Conseil de la nation s’est réuni en présence des trois chefs des groupes parlementaires, qui, nous a-t-on expliqué, « ont été sensibles aux arguments des hautes autorités pour élire Salah Goudjil qui, en plus d’être un Moudjahid, connait bien le fonctionnement de l’institution. Le président Tebboune en personne aurait donné des coups de fil aux trois chefs des groupes parlementaires pour les « sensibiliser, en raison de la conjoncture particulière (dissolution de l’APN) » de faire en sorte que le plébiscite de Salah Goudjil ne rencontre pas d’opposition. Avec l’élection de Salah Goudjil, il sera au moins mis fin à une situation de non –droit qui caractérise le fonctionnement de cette institution qui devait, selon son règlement intérieur choisir le successeur de Bensalah dans les quarante jours qui ont suivi son départ. Plusieurs tentatives, appuyées par des pétitions ont été lancées pour organiser cette élection qui a buté sur le refus de Salah Goudjil, accusé alors de s’accrocher au poste, avec le soutien tacite du président Tebboune. Abdelwahab Benzaim, sénateur du FLN qui incarne la nouvelle génération, s’est démené avec l’appui de certains de ses collègues à pousser Salah Goudjil à organiser les élections. Vainement. Les choses auraient pu rester en l’état, c'est-à-dire l’intérim, mais la dissolution de l’APN a radicalement changé la donne et place le Conseil de la Nation en première ligne et donc la nécessité de confirmer le président pour lui permettre d’exercer la plénitude des fonctions, alors que celles d’un intérimaire sont limitées. Si du côté du pouvoir, la chose est déjà entendue, sur les réseaux sociaux l’élection annoncée de Salah Goudjil a donné lieu à une profusion de sarcasmes, compte tenu de l’âge de l’homme qui vient de fêter ses 91 piges

H.Khellifi.

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Au lendemain de la célébration de l’an 2 du Hirak et une semaine après avoir rencontré le chef de l’Etat, la direction du FFS a réitéré ses principales propositions de sortie de crise. Dans un communiqué de l’instance présidentielle, le FFS rappelle « son attachement à une sortie de crise basée sur un dialogue responsable ». Partant du principe « qu’aucun dénouement de cette crise multiforme n’est envisageable et encore moins viable, dans un contexte exacerbé par la répression policière et judiciaire, le chaos économique et l’exclusion », le FFS a engagé « une dynamique de concertations et d’échanges avec des partis politiques, des acteurs sociaux, des personnalités nationales et des organisations syndicales. Ces consultations visent à créer un climat de confiance favorable à des approches consensuelles et convergentes de sortie de crise », rappelle le document de l’instance présidentielle du FFS. Faisant remarquer que face à la revendication populaire, le pouvoir répond par « le renforcement du dispositif répressif, l’instrumentalisation de certains médias et le rejet systématique de toutes les initiatives politiques de sortie de crise », le FFS considère que « le contexte politique national actuel ne peut plus supporter d’autres dérives autoritaires et d’autres échecs ». « Notre pays et notre peuple méritent de prétendre légitimement, à un destin politique et socio-économique stable et prospère », indique le document. Pour sortir de la crise et considérant que « le contexte politique national actuel ne peut plus supporter d’autres dérives autoritaires et d’autres échecs », l’instance présidentielle du FFS rappelle qu’il a engagé « une dynamique de concertations et d’échanges avec des partis politiques, des acteurs sociaux, des personnalités nationales et des organisations syndicales afin de « créer un climat de confiance favorable à des approches consensuelles et convergentes de sortie de crise ». Rendant hommage au mouvement populaire, la direction du FFS, qui a subi des critiques acerbes après sa rencontre avec le chef de l’Etat la semaine dernière, rappelle que cette mobilisation citoyenne de nos compatriotes, «a eu le grand mérite de montrer et de dénoncer ouvertement le caractère autoritaire du régime, la nécessité de changer radicalement le système de gouvernance qui a échoué à sortir le pays de la crise politique, économique, sociale et sanitaire porteuse de tous les dangers, et surtout d’exprimer les voies et moyens de sortie de cette crise en restituant le pouvoir au peuple souverain ». Une nouvelle fois, le FFS « somme les tenants du pouvoir à s’engager sérieusement, pour l’intérêt suprême de la Nation, dans un élan patriotique de changement pacifique de l’ordre établi. Cet engagement devra être illustré par une volonté politique de créer un climat de détente et de confiance en faveur de ce changement », conclut le communiqué.

Akli Ouali

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Le feuilleton du bras de fer entre les avocats et les juges n’est pas près de connaître son épilogue. Le Syndicat national des magistrats (SNM) a rendu public, hier, un autre communiqué sur un ton qui risque d’être de nouveau mal accueilli par les avocats. Tout a commencé lorsqu’un avocat a été placé en détention provisoire par le tribunal de Larbaâ, une décision confirmée par la chambre d’accusation de la Cour de Blida. Ses collègues sont montés au créneau et décidé de boycotter les audiences. Les juges estiment que l’avocat est un justiciable comme les autres, tandis que les avocats crient à l’instrumentalisation de la justice, l’affaire dans laquelle est impliqué leur collègue étant « d’ordre privé », selon eux. Les deux parties, par le biais de leurs organisations respectives ont échangé les accusations, usant d’un ton cru. Ce mardi, le SNM revient à la charge et dénonce « un comportement irresponsable », dû aux « manques d’expérience » et de « clairvoyance ». « Le SNM a suivi avec grand intérêt ce qu’a vécu ces derniers jours la scène judiciaire, et regrette profondément les faits qui ont eu pour théâtre la Cour de Blida et le tribunal de Larbaâ, des faits qui n’honorent pas leurs auteurs et qui constituent une atteinte à toutes les composantes de la famille judiciaire sans exception, en raison du comportement irresponsable du collectif de défense », écrit le SNM.

Le SNM menace

Le syndicat reconnait que les avocats ont le droit de se solidariser avec leur collègue, mais estime qu’ils ont usé de « procédés illégaux » et contraires aux pratiques du métier d’avocat « afin d’influer sur des décisions de justice et imposer le fait accompli ». Le SNM reproche notamment aux avocats d’avoir scandé des slogans humiliants pour le président et les membres de la chambre d’accusation, soulignant que certains de ces slogans constituent « un délit punissable ». L’organisation des magistrats met en garde également contre les campagnes menées sur les réseaux sociaux qui risquent de provoquer « d’autres dérapages à l’avenir » et s’élève particulièrement contre la teneur du dernier communiqué du bâtonnier de Blida, considérée comme offensante pour la personne du président du SNM, Issad Mabrouk. Le syndicat signifie que toute atteinte à son président constitue une atteinte à tous les juges à travers le territoire national et se réserve le droit de poursuivre les auteurs de tels actes. Il lance un appel aux responsables de la juridiction de la Cour de Blida et au ministère de la Justice afin de protéger les juges de la Cour de Blida et du tribunal de Larbaâ de « toute pression ou influence ».

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mardi, 23 février 2021 00:00

La campagne de vaccination piétine

La campagne de vaccination en Algérie ne fait plus l’actualité. L’opération se déroule dans l’anonymat le plus total. Les projecteurs qui avaient été braqués sur son lancement, il y’a 24 jours, se sont éteints, et les 100 000 doses des vaccins Sputnik V et Astra Zeneca sont administrées dans un contexte de banalisation, qui ne dit pas son nom. Alors que dans de nombreux pays où l’on vaccine à tour de bras, l’opération est soutenue par de formidables campagnes médiatiques, animées par d’éminents professeurs en médecine et des figures emblématiques venus de tous les milieux, artistiques et sportifs notamment, afin d’inciter le maximum de personnes à se faire vacciner, en Algérie, le processus est relégué dans des positions incongrues. L’immunité collective, on n’en parle plus depuis quelque temps déjà. Du ministre de la Santé aux professeurs qui intervenaient souvent dans les médias pour lancer des mises en garde, tout le monde est dans l’expectative, en attente des prochaines livraisons de vaccins prévues pour la fin du mois de février. Dans les milieux populaires, les mesures de distanciation sociale font désormais partie d’un passé révolu, et le port du masque de protection est en train de perdre du terrain. Et pourtant le pays continue de recenser ses cas de contaminations et ses décès. Selon le nouveau bilan communiqué hier par le porte-parole du comité scientifique, l’Algérie a enregistré 185 cas confirmés de coronavirus et 3 décès durant les dernières 24 heures. Le bilan détaillé de la veille a fait état de 14 contaminations à Biskra et à Béjaïa, et 9 à Batna, en ce qui concerne les wilayas de l’Est. Cette légère hausse des contaminations coïncide avec la levée des contraintes sur certains commerces, comme les cafés et les restaurants où aucune mesure barrière n’est respectée. Une situation qui contraste fortement avec les recommandations des médecins. Les Algériens ont tendance à oublier que le virus n’est pas seulement présent, mais que ses variants qui se multiplient presque à vue d’œil se sont déjà propagés dans plus de 70 pays. Pour revenir à la campagne de vaccination, et selon des statistiques élaborées par des sites spécialisés étrangers, 75 000 algériens ont reçu la première dose, dans l’attente de la réception d’autres lots de vaccins. A titre de comparaison, le Maroc a vacciné plus de 2 millions de ses citoyens, alors que l’Afrique du Sud, pays touché de plein fouet par l’épidémie n’a pas encore dépassé le seuil de 30 000 vaccinés. L’opération va-t-elle redémarrer après l’acquisition de nouveaux stocks de vaccins ? On l’espère, mais pour le moment elle piétine.

Mohamed Mebarki

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mardi, 23 février 2021 00:00

Les étudiants de retour dans la rue

Au lendemain des manifestations qui ont eu lieu à travers tout le pays, les étudiants ont tenté de renouer avec les marches du mardi suspendues, elles aussi, depuis le printemps dernier pour cause de crise sanitaire liée au Covid-19. À Alger, la marche programmée, hier, ne s’est pas déroulée dans les mêmes conditions que celles de la première année du Hirak. Elle a été empêchée par la police et des interpellations ont été signalées. De grands renforts de forces de police ont été déployés dans le centre d’Alger, en prévision sans doute de cette manifestation. Les étudiants, rejoints par des citoyens, voulaient arpenter l’itinéraire habituel, de la place des Martyrs jusqu’à l’esplanade de la Grande poste, au centre-ville. Des groupes d’étudiants se sont formés dès la matinée aux abords de la Fac centrale et devant le Théâtre national, au square Port-Saïd, mitoyen de la Place des Martyrs, lieu prévu pour le début de la marche. Les interpellations ont eu lieu devant la Fac, à la place Émir Abdelkader et devant le TNA où les forces de l’ordre ont tenté de disperser la foule rassemblée. Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), 15 étudiants ont été arrêtés ce mardi lors de la marche. Si les étudiants n’ont pas pu tenir leur marche comme ils le souhaitaient, la police non plus n’a pas réussi à l’empêcher tout à fait. Jusqu’à la mi-journée les deux parties ont joué au chat et à la souris. À chaque fois qu’ils sont encerclés pour les empêcher d’avancer vers le centre d’Alger, les étudiants parviennent à déjouer la vigilance des policiers, se rassemblent de nouveau et marchent sur quelques centaines de mètres, scandant les slogans habituels du Hirak. La police a chargé à plusieurs reprises et procédé à des interpellations. Lundi, des milliers de citoyens ont marché dans le centre d’Alger. Un dispositif de sécurité impressionnant a été déployé mais la manifestation s’est déroulée dans le calme, ainsi que toutes les autres qui ont eu lieu à travers le pays. Entre février 2019 et avril 2020, les étudiants ont marché à Alger notamment pendant plus de 50 mardis consécutifs. À de rares exceptions, la police a toujours laissé faire, se contentant d’encadrer les manifestants tout au long de l’itinéraire, de la place des Martyrs à la Grande poste, au centre d’Alger.

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Les recommandations issues des réunions des membres du Forum de dialogue politique inter-libyen, portant sur la formation d’une autorité exécutive et la tenue d’élections parlementaires et présidentielles, avaient été évoquées et soulignées depuis bien longtemps par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a expliqué le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum. Dans une déclaration à la Chaîne France 24, M. Boukadoum a indiqué que «le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait mis l’accent, depuis le début, sur la nécessité de résoudre la problématique de la légitimité des dirigeants en Libye et de tenir des élections générales’’, précisant que ‘’ce sont les mêmes recommandations qui ont sanctionné les travaux des membres du Forum de dialogue politique inter-libyen (tenus en novembre à Genève ndlr), qui ont convenu de la tenue d’élections générales, le 24 décembre 2021». «En fait, les orientations qu’avait données, depuis bien longtemps, le Président de la République aux parties libyennes, ont été bel et bien adoptées au final», a ajouté M. Boukadoum. «Une visite des membres de la nouvelle autorité exécutive en Libye est prévue en Algérie», a fait savoir M. Boukadoum, rappelant s’être entretenu «par téléphone avec le Premier ministre de l‘Autorité exécutive intérimaire libyenne, Abdelhamid Dbeibah, le vice-président du Conseil présidentiel libyen, Moussa Al-Kouni et le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed El-Menfi, en vue d’une prochaine visite en Algérie». Pour rappel, les belligérants libyens avaient réussi, début février courant dans le cadre du Forum de dialogue politique tenu à Genève sous les auspices des Nations unies, à choisir une nouvelle Autorité exécutive (Gouvernement) qui se chargera de diriger le pays jusqu’aux prochaines élections. Concernant la situation au Mali, M. Boukadoum a affirmé que l’Algérie avait initié plusieurs démarches pour accompagner le peuple malien dans la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

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L’approche de priorisation de la décision scientifique sur le politique adoptée par Algérie s’est avérée, de l’avis de nombreux spécialiste, «judicieuse» dans la gestion de la crise sanitaire, induite par la propagation du nouveau Coronavirus (covid-19). Des mesures, «proactives» avaient été ordonnées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour juguler la propagation du virus, à travers l’activation d’un dispositif de veille et de surveillance et d’un dispositif sanitaire préventif pour protéger la société et le cas échéant, intervenir rapidement, et ce dès l’apparition du premier cas, un ressortissant italien travaillant à Hassi Messaoud, le 25 février 2020, et la contamination de 16 individus d’une même famille à Blida lors d’une fête familiale. «L’Algérie, comparativement à d’autres pays qui ont enregistré des chiffres ahurissants en nombre de contaminations et de décès, a relativement mieux géré la crise», a estimé Pr. Kamel Djenouhat, épidémiologiste et chef de service du laboratoire biologique à l’EHP de Rouiba (Alger Est).Cette pandémie «est, pour les Pouvoirs public, une +leçon+ afin de mieux se préparer, à l’avenir, à faire face à ce type de crises à travers la garantie de plus de moyen de protection, tant en termes de lits, de réanimation et de moyens humains». Il a plaidé, dans ce sens, pour «une gestion décentralisée» afin d’optimiser l’organisation face une telle crise en définissant les responsabilités et en associant tous les acteurs sur le terrain, suggérant dès à présent une répartition géographique et structurelle «équitable» des centres d’analyse biologiques pour la détection du virus, limitée au début à l’institut Pasteur seulement. Qualifiant de «proactives», les mesures portant fermeture des frontières terrestres et aériennes, confinement, fermeture des écoles, universités et mosquées, et suspension des activités non obligatoires, Pr. Djenouhat a considéré que cette décision «courageuse» a eu un rôle crucial dans la prévention contre la propagation de la pandémie. Dans le même ordre d’idée, il a relevé des résultats «très positifs» du protocole thérapeutique mis en place par le Comité Scientifique de Suivi de l’Evolution de la Pandémie du Coronavirus en plus de la coopération et la coordination entre tous les acteurs sur le terrain, y compris le secteur privé et les associations, «ce qui a donné lieu à un front social unifié, qui a permis à l’Algérie d’affronter cette crise malgré certaines insuffisances». De son côté, le Chef de l’unité Covid-19 au CHU Mustapha Pacha, Pr. Kamal Hail estimé que la situation pénible qu’a connu l’Algérie, à l’instar du reste des pays du monde, «est une expérience pour tous, en particulier en matière de systèmes de santé, au regard des difficultés à gérer cette crise, tant en termes de moyens que du poids de la mission des corps de la Santé». En dépit de l’amélioration de la situation épidémiologique à la faveur de la baisse des cas d’infection et de décès, la prudence et la vigilance doivent rester de mise pour éviter un retour à la situation précédent, a-t-il tenu à souligner. Pour sa part, le membre du Comité Scientifique de Suivi de l’Evolution de la Pandémie du Coronavirus, Dr Bekkat Berkani, a relevé «le courage» des décisions prises par le Président de la République, notamment la fermeture de toutes les frontières afin de contenir la propagation du virus. Abordant le volet des soins, il a déclaré que «tous les moyens ont été déployés pour garantir une bonne prise en charge des malades, notamment les cas graves, à commencer par les médicaments avec le suivi des malades jusqu’à guérison complète».» Les mesures décrétées sur le terrain, en temps opportun, à travers notamment le confinement partiel, l’interdiction du transport entre wilayas et la suspension de toutes les activités non indispensables, ont été décisives pour empêcher une propagation massive du virus comme dans d’autres pays», a-t-il affirmé saluant la maturité des citoyens quant à l’impératif respect des dispositions préventives. Dr Bekkat Berkani a souhaité, dans ce sens, que le vaccin anti Covid-19 contribue à un recul «significatif» de la pandémie dans le monde et dans notre pays, «où les cas enregistrés sont sous la barre des 200/jour», a-t-il fait observer. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière avait procédé, dès l’apparition des premiers cas d’atteinte au nouveau Coronavirus, à la mise en place de mécanismes sur le terrain pour assurer une gestion efficace et coordonnée de la crise, sur les plans juridique et institutionnel. Pour faire face à cette épidémie, qui a frappé le monde entier, le Président de la République avait ordonné le 20 mars 2020, la prise de mesures urgentes et préventives, traduites notamment par la fermeture des écoles, universités, crèches, établissements de formation, salles de sport et de fêtes. La suspension des moyens de transport terrestre, maritime et aérien, et le rapatriement, rappelle-t-on, des étudiants algériens en Chine, premier foyer de l’épidémie, ont été entre autres mesures décidées. d’autres opérations de rapatriements de citoyens algériens bloqués à l’étranger avaient également été opérées. Le département de la Santé a fixé pour priorités afin de garantir une prise en charge adéquate des malades, la mise en place d’un protocole thérapeutique, l’organisation des soins, l’accessibilité au dépistage, un système de contrôle efficace et une communication fiable et complète. En dépit des efforts déployés pour faire face à la pandémie, le système sanitaire s’est avéré «mal préparé» en raison «des dysfonctionnements», dont il pâtissait en matière d’organisation, de ressources humaines, de formation et de méthodes de traitement. Le président de la République avait affirmé, dans ce cadre, que la crise de Coronavirus était l’occasion pour une révision «dans le fond» du système sanitaire, afin d’asseoir un système de santé moderne «garantissant au citoyen une prise en charge décente».

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