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vendredi, 05 février 2021 00:00

Zeghmati hausse le ton

La bureaucratie a la peau dure ! La majorité des Algériens qui ont subi et qui continuent de subir un état de fait démobilisateur, ayant déjà entravé la concrétisation de milliers, voire de dizaines de milliers de projets ne sont pas loin de penser qu’il s’agit d’un mal profond et incurable, face auquel les volontés les plus solides ont fini par abandonner. A vrai dire, il s’agit d’une calamité, qui trouve son origine dans une mentalité ancrée dans des pratiques enracinées dans un océan de réflexes, consolidée par des décennies de non transparence. Le phénomène est tellement persistant et persistant qu’il a fait réagir le ministre de la Justice. En vite de travail à Constantine, où il a procédé jeudi à l’inauguration du siège de la Cour, Belkacem Zeghmati a été obligé de hausser le ton contre les administrations qui continuent d’exiger la présentation du certificat de nationalité et du casier judiciaire, en violation du décret exécutif fixant les conditions d’exemption de ces deux pièces. Il a même menacé de sanctionner sévèrement tous ceux, qui n’appliqueraient pas la loi. Décidemment, le mal est plus profond qu’on le pense, au point de pousser le ministre de la Justice à brandir des sanctions contre les forces de l’inertie, tapie dans les rouages mêmes de l’Etat, et qui constituent aujourd’hui un facteur de blocage, comme elles l’ont été par le passé. Le problème n’est ni anodin, ni superficiel. Il fait partie de tout un arsenal, mis au service des parties qui refusent le changement, consciemment ou inconsciemment. Certaines dans le but de préserver un certain pouvoir et d’autres formatées par les vieilles habitudes, héritées de la « culture de l’ombre. La montée au créneau de Belkacem Zeghmati traduit bel et bien la prise de conscience vis-à-vis d’un souci majeur, qui est considéré comme une des causes du délabrement sociétal et d’une certaine forme de corruption, dont l’impact continue à empoisonner la vie des Algériens, toutes catégories confondues. La bureaucratie en général dans les pays sous-développés notamment est un mal qui se reproduit à l’ombre de l’opacité ; et l’antidote réside à coup sûr dans le recours massif aux nouvelles technologies.

M.M

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vendredi, 05 février 2021 00:00

Feux nourris contre la vaccination

Une semaine après le démarrage, assez laborieux faut-il le mentionner, de la campagne de vaccination contre le coronavirus, des voix de spécialistes commencent à s’élever pour exprimer des avis à contre-courant du sentiment de satisfaction, véhiculé par le discours hyper-médiatisé des autorités sanitaires. Parmi ces voix « autorisées », on retrouve celle du docteur Mohamed Bekkat Berkani, éternel pourfendeur de l’improvisation, qui n’a cessé depuis l’apparition de l’épidémie en Algérie de dénoncer l’inertie et le manque d’initiative caractérisant certaines actions entrant dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et la prise en chargé des patients. Ses positions tranchées vis-à-vis de certaines questions liées au vaccin et la vaccination n’avaient pas manqué d’attirer sur lui les foudres du ministre de la Santé en personne. Son exclusion de la réunion au cours de laquelle, on a fixé le choix du vaccin que l’Algérie allait utiliser est encore présente dans les esprits. Pour lui, la campagne de vaccination, lancée symboliquement à partir de Blida, au lendemain de la réception de 50 000 doses du vaccin Sputnik V, n’a pas bien démarré. Cette quantité jugée modeste, même renforcée par une autre cargaison de 50 000 doses du vaccin AstraZeneca, est juste suffisante pour répondre aux seuls besoins des équipes soignantes. « Il y a 50 000 médecins, soit l’équivalent des 100 000 doses réceptionnées. Les infirmiers sont tout aussi nombreux. Alors, les deux avions qui ont ramené les 100.000 doses de vaccins vont aller rien que pour le corps médical. Et les autres, notamment les personnes âgées », s’est-il interrogé. Ces deux catégories sont classées parmi les plus prioritaires, et le moindre retard dans les prochaines livraisons pourraient avoir de lourdes conséquences sur la suite de la campagne de vaccination. Les personnes qui ont reçu la première dose risquent d’attendre les 21 jours, la durée de l’intervalle entre les deux injections. On n’en est pas encore là, mais il faut s’attendre à tout lorsque la communication institutionnelle peine à répondre à toutes les questions. Sans aller jusqu’à parler d’improvisation, le membre du comité scientifique n’en est pas loin. Déplorant l’exclusion des médecins libéraux de la vaccination anti-Covid, il n’a pas hésité à exprimer ses craintes quant à la répétition du scénario des équipements de protection, dont les masques, qui avait alors poussé le Conseil de l’Ordre à intervenir pour prendre en charge les besoins de cette catégorie professionnelle. « 25 000 médecins libéraux ne sont pas concernés alors qu’ils sont les plus infectés par la Covid et qui ont connu le plus de morts parmi eux », a-t-il fustigé. Critiquant ouvertement la réquisition des polycliniques, qui, selon, lui, aurait dû être « laissées à leurs fonctions premières », au lieu de priver les citoyens de soins, il s’est demandé sur les suites réservées à la mise en place d’une plate-forme numérique pour la prise de rendez-vous. « Où est passée la plateforme numérique pour la prise de rendez-vous », s’est-il interrogé. « Les citoyens sont en train de s’enregistrer sur les registres mis à leur disposition dans les polycliniques », a-t-il déploré, critiquant un état des lieux, dont l’Algérie aurait pu faire l’économie si la gestion de la crise sanitaire avait tenu compte de tous les paramètres.

Mohamed M

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vendredi, 05 février 2021 00:00

Zéro contamination dans 19 wilayas

Deux cent quarante-huit (248) nouveaux cas confirmés de Coronavirus (Covid-19), 194 guérisons et 5 décès ont été enregistrés ces dernières 24 heures en Algérie, a annoncé, hier, à Alger le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie du Coronavirus, Dr Djamel Fourar. Le total des cas confirmés s'élève ainsi à 108629, dont 248 nouveaux cas les dernières 24 heures, soit 0,6 cas pour 100.000 habitants, celui des décès à 2909 cas, alors que le nombre de patients guéris est passé à 74330, a précisé Dr Fourar lors du point de presse quotidien consacré à l'évolution de la pandémie de Covid-19. En outre, 23 wilayas ont recensé durant les dernières 24 heures moins de 9 cas et 19 wilayas n'ont enregistré aucun cas, alors que 6 autres ont enregistré 10 cas et plus. Par ailleurs,21 patients sont actuellement en soins intensifs, a également fait savoir Dr Djamel Fourar. Le même responsable a souligné que la situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et respect des règles d'hygiène et de distanciation physique, rappelant l'obligation du respect du confinement et du port du masque.

RN

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Interpellé mercredi dernier par des parlementaires européens, le haut représentant de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères et les questions de Sécurité, Josep Borrel, a indiqué que Bruxelles a engagé un « débat franc et direct » avec Alger sur la question des Droits de l’Homme. Evoquant la réunion, en décembre dernier, de la commission mixte portant sur la révision de l’Accord d’association qui lie les deux parties, Josp Borrel a rappelé que les discussions entre celles-ci ont porté sur tout, y compris « un échange très ouvert et franc sur les droits de l'homme au sein de la sous-commission sur le dialogue politique, la sécurité et les droits de l'homme le 19 Octobre 2020 ». Le représentant a ajouté dans une réponse écrite et mise en ligne avant-hier, que lors de la visioconférence des membres du Conseil d'association UE-Algérie, tenue le 7 décembre 2020, les « développements de la situation des droits de l'homme et des libertés en Algérie ont également été discutées au niveau politique ». Le vice-président de l’Union européenne a précisé que Bruxelles « est déterminé à approfondir un dialogue ouvert avec l'Algérie, basé sur la confiance et critique, et continue d'encourager les partenaires algériens à établir un dialogue inclusif avec tous les représentants de la société ». Malgré ces critiques à peine voilées, le responsable européen a rappelé que « le respect des libertés fondamentales et des droits de l'homme est inscrit dans la Constitution algérienne » et constitue « un élément essentiel des relations UE-Algérie, comme en témoigne la section 1 de l’Accord d’associations ». Lors de la réunion en décembre dernier de la commission mixte, les deux parties ont indiqué avoir discuté « des dossiers importants dans leurs relations tels que la gouvernance et les droits de l’Homme, la coopération économique et les échanges commerciaux, l’environnement, l’énergie et la migration ». L’Union européenne avait rappelé que « tel que convenu conjointement dans les Priorités de partenariat UE-Algérie, la relation bilatérale est fondée sur le respect mutuel ainsi que sur la reconnaissance et le respect des valeurs universelles et des engagements internationaux ayant trait à l’Etat de droit et au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ». Les autorités algériennes ont préféré ne pas commenter ce volet. En revanche, la réaction de plusieurs paris politiques et associations a été très violente contre une résolution du parlement européen portant sur la situation des droits de l’Homme en Algérie.

Akli Ouali

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vendredi, 05 février 2021 00:00

La candidature de l'Algérie approuvée

La candidature de l'Algérie au poste de membre non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2024-2025 a été approuvée jeudi par l'Union africaine a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum. "Les travaux de la 38e session du Conseil exécutif de l'UA ont été clôturés par la validation de la candidature de l'Algérie au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2024-2025", a tweeté jeudi soir M. Boukadoum. Le Conseil exécutif a mis l'accent sur "l'impératif attachement aux principes fondateurs de l'UA", a ajouté M. Boukadoum dans son tweet. Dans son intervention lors des travaux du Conseil exécutif de l'UA, M. Boukadoum a affirmé que "l'Algérie, fermement convaincue du principe de solidarité et du partage équitable des charges et soucieuse de la concrétisation des objectifs du continent africain, sur tous les plans, tient à s'acquitter, à temps, de ses contributions financières au budget de l'UA et au Fonds pour la paix", indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Cette session a été consacrée à l’examen d’une série de rapports, dont celui relatif à la mise en œuvre de la stratégie continentale commune de lutte contre la Covid-19, et d’exposés sur les activités de différents organes de l’UA au titre de l’exercice écoulé.

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vendredi, 05 février 2021 00:00

Le cancer, l'autre Corona...

La pandémie du Covid-19 a mis le monde entier et l'Algérie en état d'alerte maximum. Depuis une année, la vie est devenue un enfer. Le terrible virus qui rôde partout fait peur. Il nous a obligé à revoir notre train de vie, à limiter au strict minimum nos échanges et nos activités. Pourtant, si l'on examine le nombre de victimes du Covid-19 (un peu plus de 2000 personnes en une année) force est de constater que notre pays s'en sort plus ou moins bien par rapport à nos voisins, Tunisiens et Marocains à titre d'exemple. Au fil des mois, nous avons appris, contraints, à vivre avec en prenant le maximum de précautions requises même si, il est vrai, nous sommes loin d'être de bons exemples à suivre en la matière. Ne voilà-t-il pas cependant qu'il y a un autre virus silencieux et autrement plus létal qui tue par milliers en Algérie sans que l'on ne s’en rende compte. Le cancer ! Le nombre de personnes atteintes de cette horrible maladie s'est malheureusement métastasé. Jugez-en : durant l'année 2019, pas moins de 50.000 cas ont été diagnostiqués et, hélas, au moins 20.000 d'entre eux ne sont plus de ce monde. Ce sont les chiffres communiqués jeudi par le Pr Kamel Bouzid, chef de service oncologie au CHU Mustapha Bacha, à Alger. Il a précisé que le cancer du sein qui touche essentiellement la femme (il touche aussi les hommes) arrive en première position avec pas moins de 12 000 cas ! Des chiffres qui font peur évidemment. Mais le plus inquiétant est de savoir que cette tendance haussière va se poursuivre selon le professeur Bouzid qui intervenait sur les ondes de la radio nationale. Il nous apprend en effet que d'ici 2025, il sera enregistré chaque année pas mois de 60.000 nouveaux cas de cancer et que le nombre franchira la barre des 70.000 cas à l'horizon 2030 ! Le professeur Bouzid impute cette flambée du nombre de victimes du cancer aux graves déficits du budget consacré à l'importation des médicaments nécessaires au traitement rapide des tumeurs. Autrement dit, les malheureux patients, notamment ceux qui sont de modestes conditions sociales, meurent à cause du manque de médicaments qu'ils ne peuvent se payer via le circuit informel comme peuvent se le permettre les familles riches. Il faut savoir en effet qu'une seule prise de ce traitement se chiffre à 6000 euros alors qu'il en faut 12 prises conformément au protocole thérapeutique. Le Pr Bouzid déplore le fait que la caisse nationale de la sécurité sociale consacre chaque année 30 millions d'euros pour payer les prestations de ses homologues françaises et belges, alors que cet argent aurait pu aller vers les hôpitaux publics et privés qui auraient pu se procurer les anti cancer. Fatalement, la majorité des Algériens atteints de ce fléau du siècle, n'ont plus rien à faire sinon d'attendre, douloureusement, que la mort suive, qui, ironie du sort, s'apparente souvent à une délivrance pour eux et pour leurs familles.

Imane B.

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Le procès des accusés dans l’assassinat du ressortissant et guide de montagne français Hervé Gourdel, tué en septembre 2014, a été renvoyé jeudi par le Tribunal de Dar El Beida (Est d’Alger) au 18 février en cours, rapporte l’agence officielle. Hervé Gourdel, alpiniste, avait été enlevé par un groupe terroriste le 21 septembre 2014 à Tizi-Ouzou avant d’être assassiné le 24 du même mois. Le guide de montagne et touriste français s’était rendu dans le massif montagneux du Djurdjura pour y effectuer de l’alpinisme. Il y avait été enlevé le 21 septembre 2014, de nuit, près du village d’Ait Ouabane dans la commune d’Akbil, par le groupe dénommé « Jound Al-Khilafa (« les soldats du califat »).Il se trouvait à bord d’une voiture, en compagnie d`amis algériens qui ont été libérés par les ravisseurs. Trois jours plus tard (le 24 septembre), Hervé Gourdel avait été décapité.La dépouille d’Hervé Gourdel avait été retrouvée et rapatriée en France en janvier 2015.Le groupe terroriste (Jound Al-Khilafa) en avait revendiqué l’acte en « représailles à l’engagement de la France aux côtés des Etats-Unis dans les frappes » contre le groupe terroriste Etat islamique (EI) en Irak.Dès la décapitation de l’otage français, les forces de l’ANP avaient lancé 3.000 soldats sur les traces du groupe terroriste et effectué un ratissage dans la zone, théâtre de l’assassinat, ainsi que dans les alentours. Les recherches entreprises pendant plus de trois mois avaient permis de retrouver, puis de mettre hors d’état de nuire, les trois terroristes impliqués dans l’assassinat du touriste français. Il s’agit de Laâredj Ayoub, éliminé le 9 octobre 2014, de Belhout Ahmed, tué le 14 novembre et de Abdelmalek Gouri, abattu le 22 décembre de la même année. A la tête de ce groupe terroriste, Abdelmalek Gouri avait revendiqué être l’auteur du rapt et de la décapitation de Gourdel. Il avait été éliminé dans la région des Issers (65 km à l’est d’Alger).

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Le diplomate algérien Ramtane Lamamra est depuis 2017 le Haut représentant de l’Union africaine (UA) pour le projet « Faire taire les armes » sur le continent africain. Adopté en 2013 lors du sommet commémoratif du 50e anniversaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine, ancêtre de l’UA, le projet avait pour vision d’atteindre, en 2020, l’objectif d’ « une Afrique sans conflit, de faire de la paix une réalité pour tous les peuples africains et de débarrasser le continent des guerres et des conflits civils ».L’échéance est passée et les armes ne se sont pas totalement tues sur tout le continent. C’est Lamamra lui-même qui le constate dans une contribution publiée par le Centre africain pour l’arbitrage constructif des conflits (Accord).En tête de ces conflits qui persistent en Afrique, celui du Sahara occidental dont la non-résolution après toutes ces années est jugée « inquiétante » par l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères. La situation s’est même détériorée dans ce territoire depuis novembre dernier suite à l’agression de manifestants sahraouis par l’armée marocaine au niveau de la zone tampon de Guerguerat, et la décision de l’ex-président américain Donald Trump, de reconnaître la souveraineté marocaine sur ce territoire classé non autonome par l’ONU depuis 1963. Cette reconnaissance a été décidée en échange de l’acceptation par le Maroc de normaliser ses relations avec Israël. Le Front Polisario avait dans la foulée annoncé son retrait de l’accord de cessez-le-feu de 1991. « Il est inquiétant de voir des pays comme le Soudan du Sud, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Mali et la Libye continuent à être témoins de niveaux persistants de conflit armé, et le conflit de décolonisation au Sahara occidental n’a pas été résolu pendant si longtemps », écrit l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères. L’Afrique a payé un lourd tribut aux guerres. 100 milliards de dollars depuis la fin de la guerre froide, nombre important de décès, crises alimentaires et humanitaires, érosion de la cohésion sociale, effondrement des économies et décimation du paysage environnemental et politique, regrette le Haut représentant de l’UA pour qui « la menace posée par le Covid-19 a considérablement ralenti l’élan du programme de réduction des armes à feu et a brusquement ajouté aux défis existants, ralentissant la réalisation de la paix et du développement ».Lamamra cite les stigmatisations, discriminations et réactions négatives des communautés lorsqu’une personne a été testée positive au Covid-19, l’affectation de la confiance entre les citoyens et les institutions, l’impact sur les moyens de subsistance et les économies, l’augmentation de la violence domestique et sexiste, l’agitation politique et la violence, les tensions transfrontalières et interétatiques…Ramtane Lamamra plaide aussi pour une approche globale et « un effort multidimensionnel et multisectoriel qui vise à aborder de manière holistique les questions étroitement liées de la paix, de la sécurité, du développement, de la gouvernance et des droits de l’Homme ».

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Covax, le dispositif onusien destiné à fournir des vaccins anti-Covid notamment aux pays pauvres, a publié mercredi la liste des premiers bénéficiaires de ce partage. Un peu plus de 337 millions de doses des vaccins développés par AstraZeneca et Pfizer-BioNTech, seront distribuées dans un premier temps, sur 145 pays. Parmi les pays qui recevront le plus grand nombre de doses au cours des six premiers mois de 2021 figurent l’Inde (97,2 millions), le Pakistan (17,2 millions), le Nigeria (16 millions), l’Indonésie (13,7 millions), le Bangladesh (12,8 millions) et le Brésil (10,7 millions). Les doses fournies via le système Covax seront destinées à vacciner les personnes les plus vulnérables au Covid-19 dont le personnel soignant.

Des besoins de 40 millions de doses

La quote-part de vaccins destinée à l’Algérie qui fait partie du dispositif Covax est 2.200.800 doses, contre 1.881.600 pour le Maroc et 592.800 pour la Tunisie, selon la liste. Ce jeudi, le directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie Fawzi Derrar a indiqué sur la Chaîne III de la Radio nationale que l’Algérie a besoin d’un total de 40 millions de doses, avec l’objectif de vacciner 75 % de la population contre le Covid-19. Il fait état de pourparlers avec quatre ou cinq laboratoires qui développent des vaccins contre la maladie à coronavirus. Le 30 janvier, l’Algérie a lancé officiellement sa campagne de vaccination contre le Covid-19, après avoir reçu la veille, 50.000 doses du vaccin russe Spoutnik V sur un total de 500.000 unités qui ont été commandées fin décembre. Lundi, elle a reçu 50.000 doses du vaccin anti-Covid développé par le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca en partenariat avec l’université d’Oxford.Des campagnes de vaccination ont été lancées dans de nombreuses wilayas du pays, dans un contexte sanitaire favorable, marqué par une stabilité de la pandémie de Covid-19, avec en moyenne 250 nouvelles infections par jour depuis le début de l’année.Piloté par l’Organisation mondiale de la santé, le dispositif Covax fédère 156 États. Son objectif est de fournir d’ici à la fin 2021 des doses à 20 % de la population des 190 nations participantes.

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vendredi, 05 février 2021 00:00

260 milliards pour chauffer les écoles

Le ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, a annoncé avant-hier à Alger l’octroi d’aides financières à hauteur de 2,6 milliards de dinars en faveur des écoles primaires pour l’installation du système de chauffage central ou l’équipement en appareils de chauffage au gaz propane dans plusieurs wilayas. Répondant à la question du sénateur Ahmed Bouziane sur l’initiative de substitution du gaz propane au mazout dans le chauffage au niveau des écoles primaires, M. Beldjoud a souligné que « par souci de garantir un chauffage scolaire constant et régulier, plusieurs wilayas ont bénéficié d’aides financières pour l’installation du système de chauffage central et au gaz propane pour les écoles non raccordées au gaz de ville, notamment celles situées dans les régions rurales, montagneuses ou isolées, dans une démarche visant à limiter, voire éradiquer l’utilisation de produits inflammables dans le chauffage, en particulier le mazout dont la combustion dégage des gaz polluants et toxiques ». Lors de cette séance plénière du Conseil de la Nation présidée par Salah Goudjil, président par intérim du Conseil, M. Beldjoud a rappelé que « 19.742 écoles sont dotées d’appareils de chauffage au niveau national, dont 8.292 raccordées au gaz naturel et 2.223 au gaz propane », ajoutant que « 1.719 écoles adoptent le système de chauffage électrique, 4.866 autres le chauffage central et 2.642 utilisent le mazout ». « 74 écoles ont été dotées de l’énergie solaire, ce qui porte le nombre global des établissements scolaires dotés de l’énergie solaire à l’échelle nationale à 422 établissements », a-t-il fait savoir. Le même responsable n’a pas manqué l’occasion pour affirmer que son département ministériel « mène une stratégie bien ficelée de transition énergétique au niveau local face au gaspillage et à la consommation excessive, en utilisant les énergies renouvelables et en réduisant la consommation de l’énergie causant des émissions de gaz toxiques à effet de serre ». « Un programme d’action a été mis en place pour remplacer les lampes au mercure par des lampes économiques efficaces, ce qui permet de réduire considérablement la consommation d’énergie au niveau des écoles et des bâtiments administratifs ». Cette séance a été une opportunité au cours de laquelle M. Beldjoud a indiqué que l’Etat a alloué cette année « 26 milliards de dinars à la restauration scolaire, en plus des contributions budgétaires locales de 3,3 milliards de dinars, ce qui permet de nourrir plus de 3,9 millions d’élèves, soit 77 % du total des élèves de la République ». Compte tenu de l’«importance» du parc national des structures scolaires qui comptent 19.807 écoles primaires - selon le ministre - les services du ministère ont renforcé les ressources humaines qualifiées des communes conformément à des contrats d’insertion professionnelle pour assurer le bon fonctionnement de ces écoles et cantines scolaires. Ainsi, il y a eu « plus de 11.000 cantines recensées et 50.000 agents pour les écoles et plus de 6.500 chauffeurs de bus de transport scolaire », sachant que les autorités concernées ont mis en service « 1348 » cellules de suivi au niveau des communes pour suivre les opérations d’entretien et d’intervention pour faire fonctionner et fournir régulièrement les chauffages dans les écoles primaires pendant la saison hivernale. Evoquant le dossier des zones d’ombre, M. Beldjoud a rappelé les instructions du Président de la République à cet égard qui étaient, selon lui : « claires et nous avons travaillé pour les mettre en œuvre sur le terrain ». Concernant la question relative au sort des dix wilayas déléguées concernées par la promotion après l’expiration des délais fixés par la date limite de mise en œuvre au plus tard le 31 décembre 2020, le ministre de l’Intérieur a affirmé dans sa réponse à la question du membre du Conseil, Abdelkader Djeddai, qu’ « il est clair que toutes les conditions sont réunies pour la promotion des circonscriptions administratives concernées par la promotion en wilayas déléguées, cependant, les conditions sanitaires particulières que connaît le pays du fait de la pandémie du nouveau coronavirus, à l’instar du reste du monde, ont eu un impact négatif sur le déroulement de l’opération, ce qui a empêché l’achèvement des procédures liées à l’installation de ces nouvelles wilayas ». 

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