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L’avalanche de critiques provoquée par le rapport sur « les mémoires de la colonisation et la guerre d’Algérie », remis il y a une quinzaine de jours par son auteur, l’historien Benjamin Stora, au président français, Emmanuel Macron, était prévisible. La polémique qu’il a entrainée en France et en Algérie était attendue de part et d’autre. En France, il a été reproché à l’historien un certain « équilibrisme » que les organisations d’extrême-droite et leurs relais médiatiques ont assimilé à une « trahison », estimant que si repentance il y aurait, elle ne devrait pas être à sens unique. En Algérie, de nombreux intellectuels sont montés au créneau déplorant le fait que le rapport ait occulté les génocides sans nom commis par le colonialisme. Des historiens algériens, établis aujourd’hui en France, ont même évoqué un « doux révisionnisme » que Benjamin Stora aurait du mal à défendre face à ses détracteurs, dont le nombre s’est multiplié des deux côtés de la Méditerranée. Au milieu d’une polémique, qui ne fait que s’enfler, c’est le silence assourdissant du conseiller chargé de la mémoire auprès de la Présidence, Abdelmadjid Chikhi, qui ne cesse de susciter toutes sortes d’interrogations. Certes, il s’était manifesté publiquement pour faire savoir qu’il n’avait rien à dire et qu’il ne pouvait réagir sur la base ce qui a été rapporté par la presse, mais cela n’a pas empêché l’opinion publique de se demander de ce qu’il a fait de son côté, puisqu’il a été chargé d’élaborer lui aussi un rapport. Le silence officiel algérien, que certains observateurs ont lié à l’absence de Tebboune, vient d’être brisé pour la première fois par un ministre ; celui de la Communication, dans un long entretien publié hier par le quotidien El Massa. Amar Belhimer, qui s’est appliqué de sorte à ne pas évoquer directement le rapport de Benjamin Stora, évitant ainsi d’engager officiellement la responsabilité du gouvernement, s’est limité à aborder le thème de la colonisation dans son cadre global, en insistant sur le refus de la France de « reconnaitre ses crimes ». « Il y a des raisons connues aux résistances à la reconnaissance par la France de ses crimes émanant des nostalgiques du passé colonial et de l’Algérie française », a-t-il souligné, signalant que « le criminel fait tout pour éviter de reconnaître ses crimes ». L’intervention du porte-parole du gouvernement a touché aux aspects d’ordre général. Vue sous cet angle, elle ne pourrait pas être endossée par l’Etat algérien, dont la réponse n’est pas encore connue. Soutenant que les rencontres des deux parties, algérienne et française, vont se poursuivre pour « arracher davantage d’acquis et concrétiser l’acquis moral le plus important qui est la reconnaissance par la France de ses crimes coloniaux », Amar Belhimer a évité soigneusement d’aller au fond de la problématique, afin de ne pas mettre le gouvernement dans l’embarras. S’éloignant de toute polémique, il a préféré s’en tenir à l’essentiel et donner son avis en tant qu’Algérien et intellectuel, qui se sent interpellé en tant que tel par une question, qui continue de faire couler beaucoup d’encre. Concernant le rapport Benjamin Stora proprement dit, c’est à Abdelmadjid Chikhi d’y opposer le sien, conformément aux attentes algériennes.                                    

Mohamed M        

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Mohamed Charfi enchaîne les rendez-vous médiatiques pour convaincre la classe politique et l’opinion en générale sur la transparence et la régularité de la prochaine législative grâce, d’une part, à la nouvelle loi électorale et d’autre part à la vigilance de l’Autorité qu’il préside et qui est appelée à jouer le rôle du gendarme de la régularité. « Les élections ont toujours été discréditées par la fraude orchestrée par l’administration », reconnait le président de l’ANIE qui sous –entend, en sous texte, qu’avec la nouvelle loi électorale et surtout son mécanisme de surveillance, il n’en sera plus pareil, désormais. L’aveu de Mohamed Charfi, lui-même ancien ministre de la Justice, constitue indéniablement une avancée considérable et rejoint ce que les partis d’opposition n’ont eu de cesse de dénoncer depuis l’instauration du pluralisme politique de façade ponctué par une politique des quotas qui dessine un paysage artificiel, en déphasage avec la sociologie politique du pays. C’est donc heureux d’entendre Mohamed Charfi faire ce type de constats, reste juste à savoir s’il s’agit d’en finir vraiment avec la fraude ou juste pour convaincre, de bonne ou   de mauvaise foi, que les prochaines législatives seront bien différentes. Différentes notamment sur le plan du financement grâce à la mise en place de mécanismes qui rendent, impossible l’intrusion de l’argent sale qui a permis dans certains responsables de partis politiques, notamment le FLN de Ould Abbas  de mettre du beurre à ses épinards. Les dons d’argent en espèce, au-dessus de 1000 dinars, sont désormais interdits par la nouvelle loi électorale dont la principale digue contre la fraude reste le mode de scrutin qui ne permet plus l’achat des positions sur les listes électorales. Tous les candidats sont placés sur un même pied d’égalité par ordre alphabétique et non hiérarchique et c’est à l’électeur de faire son propre classement en fonction de ses affinités personnelles.   Exit donc les parachutages des pseudos ténors des partis qui doivent aller chercher leurs sièges dans leurs viviers électoraux, dans leurs wilayas d’origine où ils doivent se soumettre à l’épreuve du verdict des citoyens et non le copinage du chef du parti. Au-delà de la transparence, la propreté et la régularité des prochaines élections, qui semblent être le moteur principal de la nouvelle loi électorale et de l’ANIE, il ya aussi la question du seuil des 4% qui posent problèmes, même si cette règle est en usage dans tous les pays où les rendez-vous électoraux rythment la démocratie. « Personnellement, je ne suis pas contre une souplesse par rapport à cette règle pour encourager la participation aux prochaines élections et lutter contre le phénomène d’abstention », défend Mohamed Charfi qui se fait ainsi l’avocat des petits partis qui ont défendu bec et ongle la revendication de « remettre pour les prochaines législatives les compteurs à zéro », selon l’expression de Soufiane Djilali de Jil Djadid. Reste à voir si tous les gages de régularité et de transparence martelés, chaque semaine, par l’ancien ministre de la Justice, auront raison de la défiance des citoyens.

H.Khellifi.  

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lundi, 08 février 2021 00:00

Les recettes de Mohamed Charfi

Le président de l’Autorité nationale des élections (ANIE), Mohamed Charfi, revient à nouveau sur le contenu de l’avant-projet de la loi électorale, en cours de finalisation. Invité, hier, au Forum de la radio algérienne, le premier responsable de l’ANIE évoque plusieurs questions qui continuent de susciter la polémique. La première concerne la lutte contre les fraudes électorales et l’assainissement du fichier électoral. Il plaide, dans ce sens, pour l’utilisation du numéro d’identification nationale attribué par le ministère de l’Intérieur à chaque citoyen qui se fait délivrer une carte d’identité pour assainir le fichier électoral. « Ce numéro, d’autant qu’il est propre à chaque citoyen, permettra d’éliminer les doubles inscriptions sur le fichier national. Nous essayons au niveau de l’ANIE de l’adopter comme une garantie supplémentaire à la transparence de l’opération électorale », affirme-t-il. La question de l’assainissement du fichier électoral revient, rappelons-le, de manière itérative et à chaque rendez-vous électoral. Et toutes les promesses des autorités d’en finir avec cette problématique n’ont pas été tenues. Evoquant le volet concernant le contrôle du financement de la campagne électorale pour lequel la première mouture de l’avant-projet de la loi électorale consacre plusieurs dispositions, Mohamed Charfi indique que « cette question sera placée, dès les prochaines élections, sous la loupe de l'Autorité nationale indépendante des élections ». Rappelant que ce volet relevait jusque-là de l’autorité stricte du Conseil constitutionnel qui se contentait d’une simple vérification du respect de la réglementation. Selon lui, désormais, le financement des campagnes reviendra à une commission spécialisée de l'ANIE « qui sera composée de représentants du Conseil d'Etat, de la Cour Suprême, de la Cour des comptes, de la Haute instance de lutte contre la corruption ». Mohamed Charfi a souligné également que « les enquêtes sur le financement, dans les cas de soupçons, devraient être déclenchées, au plus tard six mois après la tenue de l'élection, avec une possibilité de saisir la Justice, concernant le volet pénal de l’affaire. Revenant sur la contrainte concernant la confection des listes de candidatures aux élections locales et législatives pour les partis n’ayant pas obtenu un score de 4% des suffrages lors des précédents scrutins, Mohamed Charfi révise sa position. Il s’est dit favorable à la réduction de ce seuil pour encourager les petits partis à prendre part aux joutes électorales et éviter l’abstention qui prend de l’ampleur ces dernières années.  

Samir R

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lundi, 08 février 2021 00:00

Yasmina Khadra appelle à leur libération

Yasmina Khadra porte un « regard blessé » sur l’Algérie, qui mérite selon lui un « meilleur sort », près de deux ans après le déclenchement de la révolution populaire qui a mis fin à 20 ans de règne du président Abdelaziz Bouteflika. « Nous avons subi les pires outrages et payé le prix fort pour un minimum d’égards, et voilà que nos sacrifices s’émiettent contre l’absurdité d’un système qui ne sait où donner de la tête », regrette l’écrivain à succès dans un entretien au quotidien Liberté, publié ce lundi 8 février. Yasmina Khadra appelle les décideurs à libérer les détenus politiques qui croupissent dans les prisons algériennes. « Je serais moins meurtri si on commençait par libérer tous les détenus d’opinion », a-t-il dit, en affirmant avoir « entendu l’appel déchirant de Mme Nekkaz. » « Mon cœur en est charpie. Je demande solennellement à nos décideurs de faire montre de lucidité et de restituer tous les détenus d’opinion à leurs familles et à leur patrie », lance Yasmina Khadra, en ajoutant que la « tyrannie finit toujours par s’auto-dévorer. » « Je ne voudrais pas que les choses dégénèrent », poursuit-il en estimant que la « Covid-19 et la crise politico-économique suffisent largement à nos peines. » L’auteur de « Ce que le jour doit à la nuit », estime que l’Algérie est « en danger », mais qu’elle « ne tombera jamais ». « Ayons le courage d’être raisonnables (car, il en faut pour l’être) et finissons-en avec les abus qui ne sont que l’expression d’une lamentable fuite en avant. Je profite pour saluer nos avocats défenseurs de la dignité, derniers bastions de la déontologie, pour leur attitude louable qui nous sauve la mise. Notre pays est en danger, mais il ne tombera jamais. »

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lundi, 08 février 2021 00:00

Cohésion des deux peuples

Le secrétaire général du ministère des Moudjahidine et Ayants-droits Laïd Rebika a considéré hier depuis la commune de Lahddada (wilaya de Souk Ahras) que les évènements de Sakiet Sidi Youcef représentent ‘‘un moment historique important qui reflète la cohésion des deux peuples algérien et tunisien ‘‘Dans l’allocution prononcée à la maison d’hôtes de la commune de Lahddada à l’occasion du 63ème anniversaire des évènements sanglants de Sakiet Sidi Youcef, M. Rebika a souligné que la commémoration de ce moment historique constitue ‘‘une opportunité pour consolider les rapports bilatéraux des deux pays frères et les renforcer dans divers domaines notamment économique et social’ ’Ce bombardement aérien sanguinaire subi par la localité de Sakiet Sidi Youcef le 8 février 1958 qui a fait 79 morts dont 20 enfants et 11 femmes et 130 personnes blessées avait renforcé la détermination des deux peuples à s’attacher fermement aux valeurs communes et à la lutte unie pour le recouvrement de la souveraineté nationale’’, a ajouté le responsable. Il a également considéré que les élans de solidarité de l’Algérie avec le peuple tunisien frère à la suite des actions terroristes ou encore la caravane dirigée samedi passée à l’initiative du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière vers la région de Sakiet Sidi Youcef avec plusieurs tonnes de médicaments et équipements médicaux pour la lutte contre l’épidémie du nouveau coronavirus perpétuent ‘‘sous d’autres formes les valeurs de solidarité et d’entraide entre les deux pays’’.Sur le même registre, M. Rebika a estimé que ‘‘notre région connaît des mutations profondes engagées par les peuples qui aspirent à un lendemain meilleur’’, relevant que l’Algérie et la Tunisie ‘‘ont fait des pas vers un éveil positif à travers le renouveau et la marche vers un avenir meilleur sous la direction de leurs deux Présidents pour réaliser des objectifs nationaux nobles’’. ‘‘Les défis de la phase actuelle exigent la mobilisation de tous les efforts pour atteindre les objectifs tracés’’, a-t-il ajouté estimant que ‘’les rapports solides qui ont uni les deux peuples durant la révolution algérienne et lors des différentes crises qu’ils ont vécues demeureront enracinés à travers les générations’ ’De son côté, le wali de Souk Ahras, Lounes Bouzegza a estimé que la commémoration de cette date historique où s’était mélangé le sang des algériens et des tunisiens et qui avait resserré davantage les liens des deux peuples est ‘’une occasion pour évoquer les sacrifices et les héroïsmes consentis par les deux peuples sur la voie du recouvrement de la souveraineté nationale’ ’Il a considéré en outre que ‘’la conjoncture exceptionnelle imposée par la pandémie de Covid-19 n’a pas empêché les autorités des deux peuples de commémorer symboliquement mais conjointement cet évènement’ ’A noter que le secrétaire général du ministère des Moudjahidine et Ayants-droits et le wali de Souk Ahras se sont rendus à Sakiet Sidi Youcef pour présider la commémoration officielle aux côtés de leurs pairs tunisiens et se sont notamment recueillis à la mémoire des chouhada devant la stèle commémorative érigée dans le gouvernorat tunisien du Kef dans le respect strict des mesures strictes de prévention contre le Covid-19.

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Le ministère tunisien des Affaires étrangères a fait part hier, à l’occasion du 63e anniversaire des événements de Sakiet Sidi Youssef, de la détermination de la Tunisie à consolider ses liens de fraternité et de coopération avec l’Algérie.» La Tunisie, qui croit en la communauté de destin, commémore avec fierté l’anniversaire des événements de Sakiet Sidi Youssef (8 février 1958). La commémoration de cette épopée héroïque constitue une occasion renouvelée pour se remémorer un des grands épisodes de lutte et de résistance commune des peuples tunisien et algérien et saluer, solennellement, la mémoire des martyrs de ce massacre», a précisé le ministère tunisien des Affaires étrangères dans un communiqué. L’Algérie et la Tunisie commémorent, lundi, le 63e anniversaire du massacre de Sakiet Sidi Youssef, perpétré par la France coloniale. Le 8 février 1958, les forces coloniales ont bombardé le paisible village de Sakiet Sidi Youssef, à la frontière tunisienne, avec des bombardiers B-26, des chasseurs-bombardiers Corsair et des chasseurs Mistral, tuant près d’une centaine de civils sans défenses et blessant 130 autres. Les historiens s’accordent à dire que ce massacre, dans lequel le sang des Algériens et des Tunisiens s’est entremêlé, a marqué un tournant dans le cours de la Révolution algérienne en mettant à nu la barbarie de la politique coloniale au-delà des frontières, les grands titres de la presse internationale ayant abordé ces événements. En prenant pour cible un paisible village tunisien à la frontière avec l’Algérie, les forces coloniales ont cherché à créer une rupture entre les deux peuples et à pousser le peuple tunisien à renoncer à son soutien à la Révolution algérienne, mais c’est le contraire qui s’est produit, soutiennent les historiens.

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L’Algérie a enregistré 225 nouveaux cas confirmés de coronavirus, 179 rémissions et 4 décès durant les dernières 24 heures, a annoncé hier, lors du point de presse quotidien consacré à la situation épidémique, le porte-parole du comité scientifique, qui a tenu à indiquer la présence de 25 patients en soins intensifs sur l’ensemble du territoire. Suite à ce bilan, le nombre global des contaminations recensées est porté à 109 913 cas, alors que celui des décès est porté à 2 918 morts depuis l’apparition de l’épidémie en Algérie. En ce qui concerne les wilayas de l’Est, Oum El Bouaghi a recensé 19 contaminations, loin devant Constantine (9 cas), Guelma (6 cas), Jijel (5 cas), Tébessa (5 cas), Batna (4 cas), Skikda, El Tarf et Mila (2 cas chacune), alors que Sétif, Béjaïa, M’sila, Annaba, Biskra, Souk Ahras, Khenchela et Bordj Bou Arreridj n’ont enregistré aucun cas durant la période s’étalant de dimanche à lundi. Une situation épidémique, qui ne suscite pas de grandes frayeurs, mais qui pourrait basculer, en raison du relâchement général observé parmi la population et la problématique posée par la non disponibilité en quantités suffisantes des vaccins. Les 100 000 doses réceptionnées sont sur le point d’être épuisées, alors qu’aucune autre livraison n’est annoncée à brève échéance. Il s’agit d’un vrai problème d’approvisionnement que les autorités sanitaires refusent de reconnaitre, et que le Professeur Kamel Bouzid dénonce ouvertement. « Telle qu’elle se présente, la vaccination des autres catégories prioritaires, autres que les personnels soignants, est un combat douteux », déplore-t-il. « Les personnes qui ne se sont pas vacciner maintenant vont se demander sur quels critères le choix a été fait », s’interroge-t-il, proposant de procéder avec ce vaccin comme pour le vaccin antigrippal. Selon lui, il fallait acheter des quantités suffisantes de vaccins et les mettre à la disposition des officines et des médecins libéraux. Très critique par rapport à l’alignement de l’Algérie sur la position de l’Organisation mondiale de la santé et son mécanisme lourd, il estime que les autorités sanitaires auraient dû procéder autrement, avec un maximum de réactivité. De son côté, le docteur Mohamed Yousfi abonde dans le même sens et pointe le manque de communication. Pour lui, « une campagne de vaccination suppose beaucoup de doses, dont il faudra organiser la distribution, et non un début de campagne symbolique, juste pour rester dans l’engagement du président de la République ». Constatant un réel problème de communication, il trouve que « le climat de suspicion et d’appréhension » qui prévaut actuellement est justifié par ce « manque de visibilité concernant le programme des commandes de vaccins. « On attend des pouvoirs publics une meilleure communication et une meilleure visibilité. Et quand le citoyen, à qui l’on est en train d’expliquer l’importance de la vaccination, pose la question pour savoir quand il pourra se faire vacciner, personne n’est en mesure de lui fournir la moindre réponse. C’est là où les pouvoirs publics sont interpellés pour nous fournir, nous praticiens de la santé, les informations nécessaires », reproche-t-il. Face à ces critiques, qui ont tendance à se multiplier parmi les personnels soignants, mais aussi au sein des citoyens, les autorités sanitaires, notamment celles chargées de la gestion du dossier relatif à l’approvisionnement en vaccins, continuent d’adopter un profil effacé.

Mohamed Mebarki

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Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout a déclaré hier que les directeurs de l’éducation au niveau national sont tenus de s’acquitter des missions qui leur sont assignées dans une « lettre de mission » comportant 100 missions qui leur parviendra « officiellement » selon un calendrier qui sera incessamment appliqué. Présidant une conférence avec les directeurs de l’éducation des wilayas par visioconférence, le ministre a précisé que les directeurs de l’éducation sont chargés, dans la limite du territoire de leurs wilayas et dans les délais fixés, de s’acquitter des missions contenues dans la lette de missions qui leur parviendra officiellement selon un calendrier qui sera incessamment appliqué et qui comprend plus de 100 missions qui traduisent les objectifs tracés dans le plan d’action du ministère. Chaque directeur «est tenu de prendre en compte le principe de l’obligation des résultats», a-t-il dit, ajoutant qu’«il y aura un suivi permanent et minutieux du travail accompli par le directeur et sa performance sera évaluée selon des normes précises». «Un programme de formation a été mis en place au profit des directeurs de l’éducation, ce qui leur permettra d’améliorer leurs compétences professionnelles», ajoute le ministre qui souligne que les directeurs de l’éducation sont tenus d’appliquer le contenu de la lettre de missions et de réaliser ses objectifs. Cette lettre évoque six domaines à savoir, l’enseignement avec ses deux volets, l’organisation et la règlementation scolaires, la pédagogie, l’organisation des examens scolaire, en sus de l’amélioration de la gouvernance dans le système éducatif et du professionnalisme du personnel de l’Education nationale à travers la formation. Il s’agit également du soutien à la scolarisation et l’animation de la vie scolaire, outre le partenariat social notamment en ce qui concerne le renforcement du dialogue et la concertation avec les partenaires sociaux. Le ministre de l’Education n’a pas manqué l’occasion pour affirmer que «son secteur procèdera à la mise en place de mécanismes pour le suivi de l’ensemble des opérations sur le terrain, à travers l’exploitation optimale du système informatique du secteur qui s’appuiera davantage sur les TIC dans la gestion et le suivi de la mise en œuvre des opérations introduites dans le programme du secteur». A noter que l’organisation de cette conférence a été décidée, suite au vaste mouvement opéré récemment dans le corps des directeurs de l’éducation. A ce propos, M. Ouadjaout a souligné qu’il attachait une «grande» importance au suivi et à l’évaluation des performances de chaque directeur ainsi qu’à sa maitrise de la gestion des affaires et questions de l’éducation au niveau de la wilaya qu’il supervise, ajoutant que le ministère «s’emploiera à accompagner et à orienter les directeurs de manière à leur garantir les meilleurs moyens de réussite dans la réalisation des objectifs tracés».

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lundi, 08 février 2021 00:00

L’élaboration des programmes finalisée

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels a finalisé l’élaboration des programmes relatifs aux spécialités prévues dans le cadre du projet du baccalauréat professionnel, dont le projet préliminaire a été transmis aux parties compétentes, d’après le bilan 2020 des activités du ministère. Le document publié sur le site du ministère fait état de la finalisation de l’élaboration des programmes de formation des spécialités prévues dans le cadre du projet du baccalauréat professionnel, dont le projet préliminaire a été transmis pour examen aux instances compétentes.  Ce projet «a été reporté jusqu’à ce que toutes les conditions objectives et pédagogiques soient réunies pour sa réussite», précise le ministère.Le projet du Plan d’action du Gouvernement prévoit «la mise en œuvre du baccalauréat professionnel, par la révision du système actuel d’orientation vers le cursus d’enseignement professionnel, la mise en place d’une ingénierie pédagogique propre au baccalauréat professionnel et la création d’un office des examens et concours de la formation et de l’enseignement professionnels». En matière d’amélioration qualitative de la formation, le ministère avait mis en place, l’année dernière, 29 programmes pour la formation résidentielle, 23 pour la formation par apprentissage et 26 autres pour la formation passerelle. Le bilan souligne, dans le même sens, l’actualisation de 22 programmes de formation, la réalisation de 14 manuels au profit des stagiaires et 8 programmes de formation pour les spécialités préparatoires au Brevet de l’Enseignement professionnel supérieur dans plusieurs domaines, dont la production mécanique, la maintenance des équipements informatiques et l’électronique industrielle. En ce qui concerne la modernisation des activités du secteur, plusieurs plateformes numériques ont été développées, dont «Mihnati» pour les opérations d’orientation et d’inscription en ligne des demandeurs de formation, outre une nouvelle plateforme d’ingénierie pédagogique des programmes et méthodologies au profit des enseignants et formateurs du secteur (Takwini).Citant également la mise en place du système de visioconférence, la même source mis en avant l’enregistrement de 45 cours au profit des apprenants via la chaîne «El Maarifa».L’année 2020 a vu, par ailleurs, la création et l’équipement de 49 maisons d’accompagnement et d’insertion au niveau national, dans le but d’informer et de sensibiliser les stagiaires et tous les jeunes sur les mécanismes et dispositifs mis en place par l’Etat en soutien à l’emploi des jeunes et à leur accompagnement dans toutes les étapes de concrétisation de leurs projets, ajoute le document qui évoque la formation aux principes de l’entrepreneuriat en tant que matière dans le cadre de tous les processus formatifs. Dans le même contexte, le ministère a approuvé les demandes d’accréditation de 14 établissements privés de formation ou d’enseignement professionnels, après la révision du cadre réglementaire fixant les conditions de fonctionnement et de création d’établissements privés de formation ou d’enseignement professionnels et leur contrôle. Afin de développer le niveau de la formation et d‘enseignement professionnels, la tutelle a conclu plusieurs conventions de partenariat avec nombre de départements ministériels, dont le ministère de la Pêche et de Ressources halieutiques, le ministère de la Justice et le ministère délégué auprès du Premier ministre en charge des Micro-entreprise.

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lundi, 08 février 2021 00:00

Deux arrêtés contradictoires

La polémique sur le retour de l’Algérie à l’importation des véhicules neufs, après quatre ans de suspension, n’est pas encore terminée. Après l’épisode des concessionnaires anonymes et du refus du gouvernement d’appliquer une disposition de la LF 2020 autorisant l’importation des voitures de moins de trois ans, le sénateur Abdelouahab Benzaim vient de relever d’autres contradictions. Dans une question orale adressée, hier, au Premier ministre Abdelaziz Djerad en forme de lettre, le parlementaire pointe une anomalie réglementaire, relative à l’existence de deux arrêtés contradictoires régissant les importations de véhicules neufs. Il cite l’arrêté 227-20 autorisant l’importation des voitures touristiques et qui autorise le ministère de l’Industrie à mettre en place un comité technique pour délivrer les licences et suivre les importations. Cela constitue, selon Benzaim, un « chevauchement des prérogatives » entre les ministres de l’Industrie et du Commerce. Le sénateur cite ensuite l’arrêté 19/12 du 24 janvier 2019, qui est toujours en vigueur, et qui interdit, précise-t-il, l’importation des véhicules neufs. Pour Benzaim, cela signifie que les agréments provisoires délivrés par le comité technique du ministère de l’Industrie sont « illégaux ». Le parlementaire demande du coup à Djerad de clarifier l’application de ces deux arrêtés contradictoires dans la mesure où l’un autorise l’importation des véhicules neufs et l’autre l’interdit. Dans la foulée, il demande au Premier ministre des explications sur le retard pris dans la publication des textes d’application de l’article 110 de la LF 2020, autorisant l’importation des véhicules de moins de trois ans, et le gel du processus d’octroi des agréments provisoires aux concessionnaires automobiles parce qu’il est en contradiction avec l’article 19/12.

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