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Les éléments de la brigade de recherches et d’investigation (BRI) de la sûreté de wilaya de Constantine ont arrêté 05 individus âgés de 27 à 54 ans pour importation, détention et vente de drogues dures et saisi plus de 60 grammes de cocaïne pure, est-il indique dans le communiqué de presse de la sûreté de wilaya. Agissant sur information, les policiers de la BRI déclenchèrent aussitôt une enquête, qui leur permettra d’identifier avant d’arrêter, les 02 présumés mis en cause au niveau de Sidi Mabrouk. Ces derniers, qui se trouvaient  dans un véhicule de marque Volkswagen, tentèrent de s’enfuir à la vue des policiers en se débarrassant  d’un sachet en plastique contenant la drogue dont le poids est estimé à 6,6 g. L’analyse effectuée a, bel et bien, établi que la poudre blanche était de la cocaïne. L’enquête ouverte par les fins limiers a débouché sur l’identification du principal fournisseur se trouvant dans une wilaya limitrophe celui-ci fut arrêté à son tour par les éléments du BRI disposant d’un élargissement de compétences délivré par qui de droit Il a été trouvé dans la poche droite de son pantalon un sachet en  plastique contenant 29,05 grammes de cocaïne après analyse. Poursuivant leurs investigations, les enquêteurs appréhendèrent durant la soirée du 08 mai 2017 à 23h50 deux individus se trouvant à bord d’un véhicule de marque Renault symbd. La fouille opérée s’avéra fructueuse avec la découverte de 03 sachets en plastique contenant respectivement 11,45 g, 10,55 g et 0,73g. Cette opération menée avec un grand professionnalisme par les éléments de la BRI a permis la saisie de 58 grammes de cocaïne, d’une somme d’argent en plus de deux véhicules et de plusieurs puces de téléphones appartenant de tierces personnes. A l’issue de la procédure d’usage, les 05s mis en cause ont été présentés en date du 09 mai 2017 par devant le procureur de la république près le tribunal de Ziadia.

M.A

Publié dans Constantine

Une cinquantaine de cheminots faisant partie des sections syndicales de la société nationale de transport ferroviaire (SNTF), affiliées à l’UGTA, ont organisé avant-hier un sit-in devant la direction régionale ferroviaire avant de bloquer complètement la circulation des trains, en protestation contre l’autorisation donnée par l’administration de la SNTF pour la création de plusieurs syndicats parallèles, alors que le mandat des sections syndicales installées n’a pas encore expiré, et certaines d’entre elles ont encore devant elles deux ans ou plus. Il s’agit au total de douze sections syndicales, qui font l’objet de remise en cause et de marginalisation de la part de l’administration, dont la section du service traction, des dépôts, des ateliers et des différentes gares situées sur le territoire de la wilaya. Les contestataires ont motivé leur action musclée, par les fins de non-recevoir de la direction aux nombreuses sollicitations qu’ils ont fournies auprès de l’administration, à travers cette position, qui sème selon eux  la zizanie et la « fitna » entre les travailleurs par la création de syndicats « illégaux » qui n’ont aucune assise parmi les travailleurs.

Lakhdar D.

Publié dans Constantine

Depuis quelques jours, voire plusieurs semaines, les lycées et les collèges de la wilaya vivent au rythme des absences, le moins que l’on puisse dire, « intempestives » des élèves des classes terminales. Une situation qui remonte, à dire vrai, à plusieurs années et que certains semblent aujourd’hui banaliser. Pour preuve, aucune mesure disciplinaire n’a été, effectivement, prise par les responsables des établissements scolaires concernés, déplore M.C, un enseignant de langue arabe d’un CEM du centre ville. Depuis le mois de mars, les élèves ont déjà commencé à bouder les études, affirme cet enseignant qui n’a pas du tout caché sa colère face à ce phénomène des temps modernes. Il est inadmissible qu’un élève qui prépare un examen de fin d’année s’absente sans qu’il soit obligé de justifier ses absences à répétition, selon notre interlocuteur. Et aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ce sont les élèves de niveau scolaire qu’il qualifie de faible qui s’absentent  le plus. Quant aux autres, c’est-à-dire les bons éléments tiennent toujours à assister aux cours et à demander des explications à des sujets qui les intriguent. Sur ce plan, notre vis-à-vis n’a pas manqué d’interpeller la tutelle afin que des mesures d’urgence soient prises pour mettre un terme  aux absences des élèves des classes terminales. Aucun établissement scolaire de la wilaya, dans les deux paliers moyen et secondaire, n’est épargné, selon lui, par ce phénomène. Le taux d’absentéisme parmi ladite population serait estimé, selon une source proche de la direction de l’éducation, à 98%.

M.K

Publié dans Constantine
jeudi, 11 mai 2017 00:00

Tractations

Les tractations pour la formation du prochain gouvernement ont commencé. L’offre faite, hier, au MSP par Bouteflika, via Sellal, dénote, à un premier niveau de lecture de l’information répercutée en temps réel par le président du mouvement, une volonté ferme du Président de mettre la touche marquante, sinon son empreinte, dans la composition de l’équipe gouvernementale. En puisant bien sûr dans l’échiquier né de l’après 4 mai. Le chef de l’Etat, soucieux plutôt de la stabilité, semble ainsi avoir confié à Sellal la mission de former le gouvernement. Bouteflika dont le mandat expire en 2019 doit concilier entre les exigences du nouveau rapport de forces et les défis qu’impose la conjoncture de crise économique accouplée à l’impératif de réformes politiques à parachever. Mettre en œuvre le nouveau modèle économique et préparer, dans le même temps, l’après Bouteflika sont autant de projets à inscrire parmi les priorités immédiates. Certes, le FLN et le RND, qui, alliés forment la majorité de l’Assemblée en déficit de légitimité, ont leur mot à dire quant à placer « les leurs  », mais le chef de l’Etat entend aussi exercer ses prérogatives entières, du moins, en fonction de ce que permettent les équilibres en place. L’invitation du MSP à intégrer le gouvernement s’insère dans cette logique. Le mouvement, s’il faut le rappeler, est un ex- allié du FLN et RND autour du programme du Président. Il n’a jamais caché ses ambitions de conforter ses assises au sein du sérail en tant que «  représentant » des activistes islamistes. Leur choix est tout indiqué à moins que les radicaux n’entendent pas l’appel de Soltani, qui avoue que le fait d’avoir quitté le gouvernement a été une erreur stratégique. Quand bien même le choix portera sur un gouvernement mosaïque à l’image de l’Assemblée, les grands absents seront les partis dits démocrates, laminés lors des dernières législatives. Les partis, souteneurs, par vocation sont un gisement de rechange. A l’image du MPA. L’appel au parti de Sahli Belgacem, l’ANR, qui a déjà « fréquenté » le pouvoir n’est pas aussi à écarter. L’inconnue demeure TAJ qui risque de payer les frais des scandales qui ont éclaboussé le ministère dont son président était le responsable.

Saïd Lamari 

Publié dans Chronique

La visite du ministre de l’Energie, Nourreddine Boutarfa en Irak s’est avérée fructueuse. Après une entrevue avec son homologue irakien, Jabbar al-Aluaibi, Boutarfa a fait état de la volonté affichée par Baghdad de participer au renforcement du cadre de coopération entre les pays Opep et non Opep en 2018. Ainsi, l’Irak est favorable au prolongement de l’accord de réduction de la production pétrolière des pays Opep et non Opep lors de la prochaine conférence ministérielle de cette organisation pétrolière prévue le 25 mai à Vienne. C’est ce qui a été confirmée par le ministère de l’Energie. L’Irak rejoint ainsi la position de l’Algérie, suivie du Venezuela, de l’Arabie Saoudite, du Koweit, de la Russie en attendant l’Iran. La rencontre entre Noureddine Boutarfa et son homologue irakien s’est tenue en prévision de la prochaine réunion de l’Opep durant laquelle ses pays membres devraient décider ou de la prolongation de   six mois ou du gel de la durée de la baisse de la production de   pétrole. La fragilité du marché pétrolier de plus en plus menacé par l’augmentation des forages du pétrole de schiste aux Etats-Unis inquiète les pays exportateurs comme l’Algérie, le Venezuela, l’Arabie Saoudite dont l’économie dépend entièrement des exportations en hydrocarbures. M.Boutarfa et son homologue irakien ont mis en avant le respect des engagements de l’Algérie et de l’Irak à réduire leur niveau de production en application de l’accord Opep-non Opep. L’Algérie avait en effet réduit sa production de 50.000 barils/jour dans le cadre de l’accord de réduction de la production adopté en novembre 2016 par l’Opep à Vienne. Mais cet accord arrivera bientôt à expiration. Et il est plus que nécessaire d’aboutir à sa reconduction lors du prochain sommet de l’organisation à Vienne. Pays non Opep, la Russie a déjà exprimé son adhésion à cette option de prolongement de l’accord. Il est à souligner que l’apport des producteurs hors Opep était capital quant à l’efficacité d’un tel accord. Les pays non-Opep ont au total réduit de 1,8 mb/j. Les tractations, qui ont commencé à la faveur de la tenue du sommet de l’Opep, impactent le marché pétrolier. Ainsi, les prix du pétrole en cours d’échanges européens hier ont augmenté. En milieu de journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 49,19 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 46 cents par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange   (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de juin   gagnait 49 cents à 46,37 dollars. Les cours de l’or noir effaçaient une partie de leurs pertes de la veille, soutenus également par les premières données hebdomadaires de la fédération privée American Petroleum Institute (API) sur les réserves américaines.  Les réserves de brut ont chuté de 5,79 millions de barils la semaine dernière, et les données de l'EIA (Energy Information Administration, agence du département américain de l'Energie ou DoE) devraient confirmer cette tendance. Selon l’agence Bloomberg, que le Premier-ministre Abdelmalek Sellal, suit de très près, les réserves de brut de 2 millions de barils, une hausse des réserves d’essence de 350.000 barils et une baisse des réserves de produits distillés de 800.000 barils. Les marchés restent cependant sensibles aux projections à long terme.

Yanis Belmadi

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Le Directeur général des douanes, M. Kaddour Bentahar, prendra part aujourd’hui à Rome à la réunion des Directeurs généraux des douanes du Forum de dialogue des pays de la Méditerranée occidentale 5+5, a indiqué hier la Direction générale des douanes (DGD) dans un communiqué. Cette réunion regroupera les directeurs généraux des douanes des pays du nord de la Méditerranée occidentale (Espagne, France, Italie, Malte, et Portugal), ainsi que ceux de l’Union du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Ce Forum examinera notamment les moyens de poursuivre et de renforcer la coopération entre les Douanes des pays 5+5 «en privilégiant la gestion coordonnée des frontières qui permet plus d’efficacité dans la lutte contre les grands trafics, le terrorisme et son financement, ainsi que la formation des agents qui constitue le socle de la réalisation des missions attribuées à l’administration des douanes et du maintien de l’efficacité de l’action douanière dans un contexte en pleine mutation», explique la même source. Les Directeurs généraux des douanes des 5+5 discuteront des moyens de renforcer la coopération pour lutter efficacement contre le blanchiment d’argent mais aussi de l’organisation et de la supervision des activités des services aux frontières afin de répondre au défi commun de facilitation de la circulation des personnes et des marchandises légales tout en garantissant la sécurité des frontières et en respectant les exigences légales des pays. Par ailleurs, ils auront à explorer les moyens de renforcer la collaboration future entre les douanes des pays des 5+5 notamment dans le domaine de l’échange d’informations. Cette réunion fait suite à une rencontre tenue en janvier dernier à Paris, coprésidée par le ministre des Finances, M. Hadji Babaammi, qui a marqué le lancement d’un dialogue dans le domaine de la coopération financière entre les ministères des Finances de ces pays.

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La construction d’une Union du Maghreb Arabe forte est un préalable pour une relation de partenariat «équilibrée» avec l’Europe, ont souligné à Tizi-Ouzou des participants à une rencontre sur la Politique européenne de voisinage (PEV). Selon des enseignants qui ont participé mardi à cette journée d’études organisée par le département des sciences politiques de l’université Mouloud Mammeri, une relation Euro-Maghrébine «équilibrée» où les Etats du Maghreb auront le rôle de partenaires qui participent à l’élaboration de la politique de voisinage et autre décision qui concerne la région méditerranéenne plutôt que de la subir ne pourrait se concevoir en dehors d’une «Union des pays Maghrébins autours d’intérêts communs tels que la sécurité et le développement». A ce propos l’enseignant en relations internationales (université de Tizi-Ouzou), le Pr Aomar Baghzouz, a observé que «quelle que soit la force des Etats de la rive sud de la Méditerranée, pris individuellement, ils ne pourront pas avoir des relations équilibrées avec le partenaire européen». Selon lui, l’Union du Maghreb serait dans ce cas un choix stratégique qu’il faudra concrétiser tôt ou tard car, le Maghreb gagnerait, a-t-il soutenu, à s’unir pour «se positionner en force dans les politiques de voisinage euro-méditerranéennes». Les initiatives bilatérales entretenues entre l’Europe et des pays maghrébins exprimées à travers des accords d’association ont quelque part «contribué à la fragilisation de l’Union du Maghreb dont les pays qui la composent se tournent le dos en essayant chacun de son côté d’aller vers l’Europe et de tirer un maximum de profit de cette relation», a-t-il relevé. «Dans cette politique méditerranéenne de voisinage et au plan sécuritaire notamment, l’Europe lutte contre la menace terroriste sur son territoire en refoulant les terroristes au-delà de ses frontières. Or, cette démarche représente un risque sécuritaire majeur pour les pays de la rive sud de la Méditerranée avec le retour des terroristes dans leurs pays d’origine», a souligné, de son coté, l’enseignant en sciences politiques Ayoub Ben Saber, de l’Ecole nationale supérieure des sciences politiques à Alger.Pour M. Ben Saber, le retour des terroristes vers leurs pays d’origine est un «problème sécuritaire très sérieux auquel sont confrontés les Etats du pourtour méditerranéen». A ce titre, la coopération régionale est un «impératif si on veut faire face à cette menace à la sécurité régionale et nationale en renforçant notamment l’échange de renseignements sur le mouvement des terroristes dans l’espace méditerranéen», a-t-il recommandé.

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jeudi, 11 mai 2017 00:00

Ali Haddad a un œil sur l’APN

Malgré tout ce qu’on a pu dire sur les élections législatives, en tentant de les discréditer pour certains ou en empruntant une voie inverse, le scrutin du 4 mai 2017 demeure riche d’enseignements qui peuvent donner une idée sur l’évolution réelle de la cartographie politique algérienne. Sur les 462 députés qui vont siéger à l’Assemblée populaire nationale pendant les cinq prochaines années, le Conseil constitutionnel identifie 79 hommes d’affaires affiliés au Forum des chefs d’entreprises, la principale organisation patronale algérienne, présidée par Ali Haddad le patron du groupe ETRHB. Leurs appartenances politiques sont diverses ; ça va du FLN au RND en passant par TAJ, mais la majorité d’entre eux font partie de listes indépendantes et échappent relativement à toute influence partisane. Ce chiffre traduit parfaitement une des tendances les plus révélatrices de l’implication de plus en plus remarquée des chefs d’entreprises et des potentiels investisseurs dans le combat politique et représentatif, dans le but évident de défendre leurs intérêts. Et parmi ces intérêts que le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a défendus lors de la campagne électorale, figure en bonne position le processus de privatisation. Le patron du FCE, lui-même grand partisan d’une privatisation à outrance, va pouvoir compter sur l’appui de ces députés et chefs d’entreprises. Ali Haddad s’est maintes fois exprimé en faveur de l’ouverture de tous les secteurs aux investisseurs privés ; du transport aérien aux ressources en eau, en passant par les hydrocarbures. Aujourd’hui, et grâce à la présence intéressée à l’intérieur de l’Hémicycle Zighoud Youcef, de 79 députés qui partagent entièrement sa conception économique, Ali Haddad parait être en bonne position pour dicter sa feuille de route, en agissant de l’intérieur même du pouvoir législatif. Lorsqu’il menait sa campagne pour son élection à la tête du FCE, Ali Haddad s’est résolument exprimé en faveur de l’ouverture au privé du transport aérien, des hydrocarbures et des ressources en eau. Le FCE plaide ouvertement pour une libéralisation qui ne fera aucune distinction entre les secteurs d’activités. La liberté d’entreprendre ne doit, en aucun cas, être entravée, argumente-t-on au sein du FCE, s’appuyant en cela sur l’article 37 de la Constitution qui consacre la liberté d’entreprendre et d’investir. Cette position est plus ou moins partagée par le RND. Mais du côté du FLN, la question est tout autre ; car l’ancien parti unique, quoique favorable lui aussi à l’ouverture économique comme étant un choix incontournable, est tenu par des obligations idéologiques qui l’obligent à ne pas trop abandonner une certaine vision socialo-démagogique. Toujours est-il que le soutien du FLN à n’importe quelle démarche de privatisation souhaitée par le FCE ne sera pas de toute facilité. Mais quoi qu’il en soit, le patron du FCE est d’ores et déjà sûr de pouvoir compter sur une bonne partie de parlementaires, pour consolider ses positions et élargir son influence.

Mohamed Mebarki

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Le RND a obtenu 100 sièges dans la future APN et reste la seconde force politique du pays. A priori, cette situation devrait satisfaire ses dirigeants, et en premier lieu son secrétaire général. Le parti a amélioré son score électoral, en comparaison avec les résultats obtenus lors des élections législatives de 2012. En mai 2012, il avait gagné 70 sièges grâce au vote de quelque 524 027 électeurs, soit un taux national de 5,61% des voix exprimées, qui ont cautionné ses listes. Cinq ans plus tard, il a réussi à prendre 100 sièges grâce aux 964 560 voix qui se sont portées pour lui, soit un taux national de 14,91% des voix exprimées. Pris dans l’absolu, ces chiffres traduisent bel et bien une évolution positive du RND, et Ahmed Ouyahia peut légitimement crier victoire. Mais intégrés à l’évolution de l’ensemble des données électorales : fichier électoral, participation, abstention et bulletins annulés, et résultats obtenus par les autres formations, ces mêmes chiffres devraient faire réfléchir les cadres de ce parti. Les enseignements qu’ils pourraient en tirer sont en mesure de leur donner quelques signes d’inquiétude. Premier enseignement à tirer et première interrogation à débattre : malgré sa remontée, le RND n’a pas pu combler l’écart dans le nombre de sièges qui le séparait d’un FLN en net recul par rapport aux élections de mai 2012. Second enseignement et seconde interrogation : malgré les nombreux points qu’il a glanés au niveau national, le RND a essuyé un cuisant échec au niveau de quelques wilayas où il avait dominé depuis sa création. L’exemple concret de cette chute est véhiculé par les résultats qu’il a obtenus à Constantine, où il n’a pu obtenir que 9524 voix seulement sur les 103 433 voix exprimées. Des trois sièges qu’il détenait dans cette wilaya, il ne lui en reste qu’un seul. Le vote constantinois s’apparente à une véritable sanction contre le RND. Ça aurait pu être une débâcle, si le FLN n’avait pas trébuché lui aussi et ainsi perdu deux des quatre sièges qu’il avait dans cette wilaya. Au vu du poids politique de la capitale de l’Est et sa région, la direction nationale du RND devrait donc se pencher, et sans tarder sur ces pertes « collatérales », en les analysant à la lumière des abstentions et des bulletins nuls. Ce n’est qu’en procédant à une analyse profonde des statistiques et de la réalité politique et sociale qui les a engendrées, que la direction du RND pourra obtenir les mesures exactes de son ancrage et du degré de sa pénétration réelle dans la société. Même s’il ne l’a pas exprimé publiquement, Ouyahia aurait évoqué en aparté tous ces chiffres qui lui offrent une relative puissance politique, mais qu’en aucun cas, on pourrait s’y fier éternellement, en évacuant la fragilité d’une telle situation.

Mohamed Mebarki

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