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Le royaume wahhabite semble revenir à de meilleurs sentiments, s’agissant du rôle que peut jouer l’Algérie dans le règlement des conflits qui agitent la sphère arabo-musulmane. C’est le sens à donner à l’arrivée mardi dernier du ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir porteur d’une invitation du «Serviteur des Deux Lieux Saints de l’Islam», le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud, au président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Son objet ? La participation algérienne au  sommet arabo-islamique américain prévu à  Ryad le 21 mai prochain. Le chef de la diplomatie saoudienne a été reçu par le président du Conseil de la Nation Abdelkader Bensaleh, et non pas par le président de la République. Signe peut être que l’Algérie marque ses distances par rapport à l’agenda saoudien au Moyen Orient. A l’issue de l’audience au siège du Conseil de la nation, l’émissaire saoudien a déclaré «avoir transmis une invitation du Serviteur des Deux Lieux Saints de l’Islam, le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud à son frère et ami le président Abdelaziz Bouteflika pour prendre part  au sommet arabo-islamique-américain qui se tiendra à Ryadh le 21 mai prochain».Bensalah et son hôte ont passé en revue «les moyens de renforcer et intensifier leurs relations dans toutes les domaines au service et dans l’intérêt des deux peuples frères» selon la formule consacrée. Donald Trump en Guest-star Mais la vraie question est de savoir qu’est ce qui fait courir subitement le royaume des Al Saoud ? Pourquoi cette soudaine prise de conscience que l’Algérie peut jouer un rôle décisif dans la solution des conflits ouverts dans des pays arabes et musulmans ? Sans doute que l’Arabie Saoudite, qui s’est embourbée dans le bourbier yéménite depuis trois années, est à la recherche d’une sortie de secours. Et connaissant le rôle moteur que pourrait jouer l’Algérie en termes de médiation, sa présence à ce forum est plus que souhaitable. Ceci d’autant plus que le royaume entretient également des relations orageuses avec son encombrant voisin chiite, l’Iran. Un souci partagé par le coorganisateur de ce sommet les Etats-Unis, dont le nouveau président Donald Trump n’a pas caché sa volonté de remettre en cause l’accord sur le nucléaire signé avec l’administration Obama. Précisément, l’Algérie qui est en très bons termes avec l’Iran pourra être investie de ce rôle de convaincre Téhéran  de revoir sa stratégie pour aboutir à une désescalade dans cette région. Il va de soi que cette réunion va évoquer la guerre en Syrie, que mène par procuration le royaume des Al-Saoud qui soutient des groupes armés djihadistes, et l’Iran qui appuie le régime de Damas. Ce sera aussi l’occasion d’entendre pour la première fois Donald Trump s’exprimer sur une terre arabe à propos de tous les conflits, de la Libye au Yémen. Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah sera sûrement le représentant du président Bouteflika à cette rencontre, dont le clou sera la prise de parole du président américain. Les résultats de ce conclave arabo-américain, donneront un aperçu de ce que sera la  politique américaine dans les prochaines années. Ils renseigneront surtout sur l’état de l’alliance stratégique entre les USA et les pays du Golfe.

Imane B

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Le RND a obtenu 100 sièges dans la future APN et reste la seconde force politique du pays. A priori, cette situation devrait satisfaire ses dirigeants, et en premier lieu son secrétaire général. Le parti a amélioré son score électoral, en comparaison avec les résultats obtenus lors des élections législatives de 2012. En mai 2012, il avait gagné 70 sièges grâce au vote de quelque 524 027 électeurs, soit un taux national de 5,61% des voix exprimées, qui ont cautionné ses listes. Cinq ans plus tard, il a réussi à prendre 100 sièges grâce aux 964 560 voix qui se sont portées pour lui, soit un taux national de 14,91% des voix exprimées. Pris dans l’absolu, ces chiffres traduisent bel et bien une évolution positive du RND, et Ahmed Ouyahia peut légitimement crier victoire. Mais intégrés à l’évolution de l’ensemble des données électorales : fichier électoral, participation, abstention et bulletins annulés, et résultats obtenus par les autres formations, ces mêmes chiffres devraient faire réfléchir les cadres de ce parti. Les enseignements qu’ils pourraient en tirer sont en mesure de leur donner quelques signes d’inquiétude. Premier enseignement à tirer et première interrogation à débattre : malgré sa remontée, le RND n’a pas pu combler l’écart dans le nombre de sièges qui le séparait d’un FLN en net recul par rapport aux élections de mai 2012. Second enseignement et seconde interrogation : malgré les nombreux points qu’il a glanés au niveau national, le RND a essuyé un cuisant échec au niveau de quelques wilayas où il avait dominé depuis sa création. L’exemple concret de cette chute est véhiculé par les résultats qu’il a obtenus à Constantine, où il n’a pu obtenir que 9524 voix seulement sur les 103 433 voix exprimées. Des trois sièges qu’il détenait dans cette wilaya, il ne lui en reste qu’un seul. Le vote constantinois s’apparente à une véritable sanction contre le RND. Ça aurait pu être une débâcle, si le FLN n’avait pas trébuché lui aussi et ainsi perdu deux des quatre sièges qu’il avait dans cette wilaya. Au vu du poids politique de la capitale de l’Est et sa région, la direction nationale du RND devrait donc se pencher, et sans tarder sur ces pertes « collatérales », en les analysant à la lumière des abstentions et des bulletins nuls. Ce n’est qu’en procédant à une analyse profonde des statistiques et de la réalité politique et sociale qui les a engendrées, que la direction du RND pourra obtenir les mesures exactes de son ancrage et du degré de sa pénétration réelle dans la société. Même s’il ne l’a pas exprimé publiquement, Ouyahia aurait évoqué en aparté tous ces chiffres qui lui offrent une relative puissance politique, mais qu’en aucun cas, on pourrait s’y fier éternellement, en évacuant la fragilité d’une telle situation.

Mohamed Mebarki

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jeudi, 11 mai 2017 01:00

Ali Haddad a un œil sur l’APN

Malgré tout ce qu’on a pu dire sur les élections législatives, en tentant de les discréditer pour certains ou en empruntant une voie inverse, le scrutin du 4 mai 2017 demeure riche d’enseignements qui peuvent donner une idée sur l’évolution réelle de la cartographie politique algérienne. Sur les 462 députés qui vont siéger à l’Assemblée populaire nationale pendant les cinq prochaines années, le Conseil constitutionnel identifie 79 hommes d’affaires affiliés au Forum des chefs d’entreprises, la principale organisation patronale algérienne, présidée par Ali Haddad le patron du groupe ETRHB. Leurs appartenances politiques sont diverses ; ça va du FLN au RND en passant par TAJ, mais la majorité d’entre eux font partie de listes indépendantes et échappent relativement à toute influence partisane. Ce chiffre traduit parfaitement une des tendances les plus révélatrices de l’implication de plus en plus remarquée des chefs d’entreprises et des potentiels investisseurs dans le combat politique et représentatif, dans le but évident de défendre leurs intérêts. Et parmi ces intérêts que le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a défendus lors de la campagne électorale, figure en bonne position le processus de privatisation. Le patron du FCE, lui-même grand partisan d’une privatisation à outrance, va pouvoir compter sur l’appui de ces députés et chefs d’entreprises. Ali Haddad s’est maintes fois exprimé en faveur de l’ouverture de tous les secteurs aux investisseurs privés ; du transport aérien aux ressources en eau, en passant par les hydrocarbures. Aujourd’hui, et grâce à la présence intéressée à l’intérieur de l’Hémicycle Zighoud Youcef, de 79 députés qui partagent entièrement sa conception économique, Ali Haddad parait être en bonne position pour dicter sa feuille de route, en agissant de l’intérieur même du pouvoir législatif. Lorsqu’il menait sa campagne pour son élection à la tête du FCE, Ali Haddad s’est résolument exprimé en faveur de l’ouverture au privé du transport aérien, des hydrocarbures et des ressources en eau. Le FCE plaide ouvertement pour une libéralisation qui ne fera aucune distinction entre les secteurs d’activités. La liberté d’entreprendre ne doit, en aucun cas, être entravée, argumente-t-on au sein du FCE, s’appuyant en cela sur l’article 37 de la Constitution qui consacre la liberté d’entreprendre et d’investir. Cette position est plus ou moins partagée par le RND. Mais du côté du FLN, la question est tout autre ; car l’ancien parti unique, quoique favorable lui aussi à l’ouverture économique comme étant un choix incontournable, est tenu par des obligations idéologiques qui l’obligent à ne pas trop abandonner une certaine vision socialo-démagogique. Toujours est-il que le soutien du FLN à n’importe quelle démarche de privatisation souhaitée par le FCE ne sera pas de toute facilité. Mais quoi qu’il en soit, le patron du FCE est d’ores et déjà sûr de pouvoir compter sur une bonne partie de parlementaires, pour consolider ses positions et élargir son influence.

Mohamed Mebarki

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jeudi, 11 mai 2017 01:00

Tractations

Les tractations pour la formation du prochain gouvernement ont commencé. L’offre faite, hier, au MSP par Bouteflika, via Sellal, dénote, à un premier niveau de lecture de l’information répercutée en temps réel par le président du mouvement, une volonté ferme du Président de mettre la touche marquante, sinon son empreinte, dans la composition de l’équipe gouvernementale. En puisant bien sûr dans l’échiquier né de l’après 4 mai. Le chef de l’Etat, soucieux plutôt de la stabilité, semble ainsi avoir confié à Sellal la mission de former le gouvernement. Bouteflika dont le mandat expire en 2019 doit concilier entre les exigences du nouveau rapport de forces et les défis qu’impose la conjoncture de crise économique accouplée à l’impératif de réformes politiques à parachever. Mettre en œuvre le nouveau modèle économique et préparer, dans le même temps, l’après Bouteflika sont autant de projets à inscrire parmi les priorités immédiates. Certes, le FLN et le RND, qui, alliés forment la majorité de l’Assemblée en déficit de légitimité, ont leur mot à dire quant à placer « les leurs  », mais le chef de l’Etat entend aussi exercer ses prérogatives entières, du moins, en fonction de ce que permettent les équilibres en place. L’invitation du MSP à intégrer le gouvernement s’insère dans cette logique. Le mouvement, s’il faut le rappeler, est un ex- allié du FLN et RND autour du programme du Président. Il n’a jamais caché ses ambitions de conforter ses assises au sein du sérail en tant que «  représentant » des activistes islamistes. Leur choix est tout indiqué à moins que les radicaux n’entendent pas l’appel de Soltani, qui avoue que le fait d’avoir quitté le gouvernement a été une erreur stratégique. Quand bien même le choix portera sur un gouvernement mosaïque à l’image de l’Assemblée, les grands absents seront les partis dits démocrates, laminés lors des dernières législatives. Les partis, souteneurs, par vocation sont un gisement de rechange. A l’image du MPA. L’appel au parti de Sahli Belgacem, l’ANR, qui a déjà « fréquenté » le pouvoir n’est pas aussi à écarter. L’inconnue demeure TAJ qui risque de payer les frais des scandales qui ont éclaboussé le ministère dont son président était le responsable.

Saïd Lamari 

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Il y a deux jours, un haut responsable du FLN, interrogé par L’Est Républicain, à propos de la possibilité de voir Sellal reconduit à son poste répondit malicieusement « pourquoi pas ? » Et d’ajouter dans la foulée : « il a fait du bon travail, il est resté très loyal au président Bouteflika» Visiblement, ce haut responsable du FLN était dans la confidence, car un indice majeure en a apporté hier la confirmation. En l’occurrence la rencontre de Sellal avec le chef du MSP, Abderazak Makri qui s’est empressé d’ailleurs de répercuter l’information sur sa page facebook. La rencontre a porté donc sur la perspective pour le MSP d’être dans le prochain gouvernement, un souhait du président Bouteflika, selon Sellal, cité par Makri. En claire, Abdelmalek Sellal est chargé par le chef de l’Etat d’entamer des consultations informelles pour la formation du prochain exécutif. Selon le site Algérie1, généralement au fait des coulisses des centres décisionnels, d’autres partis politiques auraient été contactés par Sellal dans le même cadre, mais sans donner plus de détails. S’achemine-t-on vers un «gouvernement d’union nationale »? Ce serait le souhait du président Bouteflika, selon Makri. Mais c’est surtout une des revendications exprimée par beaucoup de partis politiques durant la campagne éléctorale. Quels seront donc les partis invités à la table ? Difficile pour Sellal de satisfaire tout le monde, tant ces partis sont nombreux, notamment les lilliputiens. Probablement que le critère de la représentativité sera dans ce cas décisif. C’est-à-dire que le gouvernement sera formé de partis ayant un ancrage populaire. Comme le MSP, dont ce sera d’ailleurs une sorte de retour au bercail, après une cure d’opposition dans la foulée des printemps arabes, sous l’impulsion d’Abdérazak Makri qui donne la nette impression d’être rangé à l’idée d’un retour au gouvernement, en endossant le choix au Madliss Echoura, pour ne pas avoir l’air de se désavouer. Son prédécesseur Abou Djera Soltani qui n’a jamais accepté la rupture avec le gouvernement a, de nouveau, dans sa page facebook défendu hier le fait que « le MSP a vocation à être dans un gouvernement d’union nationale pour aider l’Algérie, Chikh Mahfoud Nahnah a créé le parti dans cet objectif » Le retour du MSP dans le giron du pouvoir se fera-t-il alors au détriment du parti de Amar Ghoul dont la création , presque au pied levé répondait au souci de suppléer à la déféction du MSP ? La question se posera moins pour Amara Benyounés qui pourra plus facilement trouver sa place dans le futur gouvernement, dès lors que les autres partis de la mouvance dite démocratique ont rejeté les perspectives de leur entrée dans le gouvernement. Que ce soit le FFS, le RCD ou le PT. Une autre question mérite d’être posée : quels postes pour ces partis ? Serviront-ils de simple alibi à l’ouverture, au-delà des limités de la coalition présidentielle ? La question est d’autant plus de mise que pour les ministères de souveraineté le président Bouteflika a toujours choisi les siens. Quel seront donc les contours du futur gouvernement Sellal et pour quelle mission ?

H.Khélifi.

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La construction d’une Union du Maghreb Arabe forte est un préalable pour une relation de partenariat «équilibrée» avec l’Europe, ont souligné à Tizi-Ouzou des participants à une rencontre sur la Politique européenne de voisinage (PEV). Selon des enseignants qui ont participé mardi à cette journée d’études organisée par le département des sciences politiques de l’université Mouloud Mammeri, une relation Euro-Maghrébine «équilibrée» où les Etats du Maghreb auront le rôle de partenaires qui participent à l’élaboration de la politique de voisinage et autre décision qui concerne la région méditerranéenne plutôt que de la subir ne pourrait se concevoir en dehors d’une «Union des pays Maghrébins autours d’intérêts communs tels que la sécurité et le développement». A ce propos l’enseignant en relations internationales (université de Tizi-Ouzou), le Pr Aomar Baghzouz, a observé que «quelle que soit la force des Etats de la rive sud de la Méditerranée, pris individuellement, ils ne pourront pas avoir des relations équilibrées avec le partenaire européen». Selon lui, l’Union du Maghreb serait dans ce cas un choix stratégique qu’il faudra concrétiser tôt ou tard car, le Maghreb gagnerait, a-t-il soutenu, à s’unir pour «se positionner en force dans les politiques de voisinage euro-méditerranéennes». Les initiatives bilatérales entretenues entre l’Europe et des pays maghrébins exprimées à travers des accords d’association ont quelque part «contribué à la fragilisation de l’Union du Maghreb dont les pays qui la composent se tournent le dos en essayant chacun de son côté d’aller vers l’Europe et de tirer un maximum de profit de cette relation», a-t-il relevé. «Dans cette politique méditerranéenne de voisinage et au plan sécuritaire notamment, l’Europe lutte contre la menace terroriste sur son territoire en refoulant les terroristes au-delà de ses frontières. Or, cette démarche représente un risque sécuritaire majeur pour les pays de la rive sud de la Méditerranée avec le retour des terroristes dans leurs pays d’origine», a souligné, de son coté, l’enseignant en sciences politiques Ayoub Ben Saber, de l’Ecole nationale supérieure des sciences politiques à Alger.Pour M. Ben Saber, le retour des terroristes vers leurs pays d’origine est un «problème sécuritaire très sérieux auquel sont confrontés les Etats du pourtour méditerranéen». A ce titre, la coopération régionale est un «impératif si on veut faire face à cette menace à la sécurité régionale et nationale en renforçant notamment l’échange de renseignements sur le mouvement des terroristes dans l’espace méditerranéen», a-t-il recommandé.

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Le Directeur général des douanes, M. Kaddour Bentahar, prendra part aujourd’hui à Rome à la réunion des Directeurs généraux des douanes du Forum de dialogue des pays de la Méditerranée occidentale 5+5, a indiqué hier la Direction générale des douanes (DGD) dans un communiqué. Cette réunion regroupera les directeurs généraux des douanes des pays du nord de la Méditerranée occidentale (Espagne, France, Italie, Malte, et Portugal), ainsi que ceux de l’Union du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Ce Forum examinera notamment les moyens de poursuivre et de renforcer la coopération entre les Douanes des pays 5+5 «en privilégiant la gestion coordonnée des frontières qui permet plus d’efficacité dans la lutte contre les grands trafics, le terrorisme et son financement, ainsi que la formation des agents qui constitue le socle de la réalisation des missions attribuées à l’administration des douanes et du maintien de l’efficacité de l’action douanière dans un contexte en pleine mutation», explique la même source. Les Directeurs généraux des douanes des 5+5 discuteront des moyens de renforcer la coopération pour lutter efficacement contre le blanchiment d’argent mais aussi de l’organisation et de la supervision des activités des services aux frontières afin de répondre au défi commun de facilitation de la circulation des personnes et des marchandises légales tout en garantissant la sécurité des frontières et en respectant les exigences légales des pays. Par ailleurs, ils auront à explorer les moyens de renforcer la collaboration future entre les douanes des pays des 5+5 notamment dans le domaine de l’échange d’informations. Cette réunion fait suite à une rencontre tenue en janvier dernier à Paris, coprésidée par le ministre des Finances, M. Hadji Babaammi, qui a marqué le lancement d’un dialogue dans le domaine de la coopération financière entre les ministères des Finances de ces pays.

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La visite du ministre de l’Energie, Nourreddine Boutarfa en Irak s’est avérée fructueuse. Après une entrevue avec son homologue irakien, Jabbar al-Aluaibi, Boutarfa a fait état de la volonté affichée par Baghdad de participer au renforcement du cadre de coopération entre les pays Opep et non Opep en 2018. Ainsi, l’Irak est favorable au prolongement de l’accord de réduction de la production pétrolière des pays Opep et non Opep lors de la prochaine conférence ministérielle de cette organisation pétrolière prévue le 25 mai à Vienne. C’est ce qui a été confirmée par le ministère de l’Energie. L’Irak rejoint ainsi la position de l’Algérie, suivie du Venezuela, de l’Arabie Saoudite, du Koweit, de la Russie en attendant l’Iran. La rencontre entre Noureddine Boutarfa et son homologue irakien s’est tenue en prévision de la prochaine réunion de l’Opep durant laquelle ses pays membres devraient décider ou de la prolongation de   six mois ou du gel de la durée de la baisse de la production de   pétrole. La fragilité du marché pétrolier de plus en plus menacé par l’augmentation des forages du pétrole de schiste aux Etats-Unis inquiète les pays exportateurs comme l’Algérie, le Venezuela, l’Arabie Saoudite dont l’économie dépend entièrement des exportations en hydrocarbures. M.Boutarfa et son homologue irakien ont mis en avant le respect des engagements de l’Algérie et de l’Irak à réduire leur niveau de production en application de l’accord Opep-non Opep. L’Algérie avait en effet réduit sa production de 50.000 barils/jour dans le cadre de l’accord de réduction de la production adopté en novembre 2016 par l’Opep à Vienne. Mais cet accord arrivera bientôt à expiration. Et il est plus que nécessaire d’aboutir à sa reconduction lors du prochain sommet de l’organisation à Vienne. Pays non Opep, la Russie a déjà exprimé son adhésion à cette option de prolongement de l’accord. Il est à souligner que l’apport des producteurs hors Opep était capital quant à l’efficacité d’un tel accord. Les pays non-Opep ont au total réduit de 1,8 mb/j. Les tractations, qui ont commencé à la faveur de la tenue du sommet de l’Opep, impactent le marché pétrolier. Ainsi, les prix du pétrole en cours d’échanges européens hier ont augmenté. En milieu de journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 49,19 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 46 cents par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange   (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de juin   gagnait 49 cents à 46,37 dollars. Les cours de l’or noir effaçaient une partie de leurs pertes de la veille, soutenus également par les premières données hebdomadaires de la fédération privée American Petroleum Institute (API) sur les réserves américaines.  Les réserves de brut ont chuté de 5,79 millions de barils la semaine dernière, et les données de l'EIA (Energy Information Administration, agence du département américain de l'Energie ou DoE) devraient confirmer cette tendance. Selon l’agence Bloomberg, que le Premier-ministre Abdelmalek Sellal, suit de très près, les réserves de brut de 2 millions de barils, une hausse des réserves d’essence de 350.000 barils et une baisse des réserves de produits distillés de 800.000 barils. Les marchés restent cependant sensibles aux projections à long terme.

Yanis Belmadi

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L’université Badji Mokhtar de Annaba célèbre aujourd’hui la Journée de l’Etudiant international au niveau de son pôle de Sidi Amar.  Cet évènement mondial sera fêté à l’amphithéâtre Aboubakeur Belkaid à partir de 09 heures 30 du matin. Trois axes vont marquer les festivités relatives à cette Journée commémorée pour la première fois à l’université Badji Mokhtar de Annaba. Cet événement sera mis à profit pour mieux valoriser  l’internationalisation de l’université Badji Mokhtar de Annaba qui, il faut le signaler, est liée avec d’autres universités, écoles et organismes de l’enseignement supérieur, par des conventions et des échanges  scientifiques. Cette manifestation, qui reste quelque peu étrangère aux étudiants en particulier et à l’ensemble de la communauté universitaire en général , prévoit un échange scientifique et culturel général ainsi que des interventions autour des valeurs de convivialité et du vivre ensemble .Il est certain que les étudiants seront nombreux à assister et célébrer  cet événement qui demeure méconnu chez beaucoup d’entre eux . Créée  en  1975 à partir des infrastructures de l’Institut des Mines et de la Métallurgie d’Annaba, l’université Badji Mokhtar  de Annaba  a connu un développement progressif avec l’ouverture de nouvelles filières chaque année.  Structurée d’abord en départements rattachés au Rectorat, elle a  vu en 1980 la création de cinq instituts (Sciences sociales, Langues et littérature arabe, Sciences de la nature, Sciences Exactes et Technologie, Sciences Médicales). Assurant anciennement une formation polyvalente dans les profils de D.E.S, Licence, Ingénieurs et Techniciens supérieurs (DEUA), l’université Badji Mokhtar de Annaba a été pionnière dans l’adoption du nouveau système LMD. A prédominance technologique, elle conserve  cependant une tradition dans les sciences humaines, développées dès sa création.  Depuis 1999, l’université est restructurée en sept (07) facultés regroupant 34 départements. Actuellement les structures de l’université Badji Mokhtar sont implantées sur huit sites: Sidi Amar, Chaiba (Ex.CEFOS), El Bouni, Sidi Achour, SAFSAF, Annaba (Ex.CITAM), Annaba (Ex.IAP), Annaba (Pierre & Marie CURIE), Annaba (Ex.INESM).

Hocine Akli

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