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dimanche, 07 mai 2017 01:00

N°5219 du 08-05-2017

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Le centriste pro-européen Emmanuel Macron a remporté hier soir l’élection présidentielle française face à son adversaire d’extrême droite Marine Le Pen, devenant à 39 ans le plus jeune président élu à la tête du pays. Inconnu des Français il y a encore trois ans, celui qui se définit comme «et de droite et de gauche» a été élu avec 65,5 à 66,1% des voix, selon les premières estimations, contre 33,9 à 34,5% à Marine Le Pen, au terme d’une âpre campagne qui a mis en lumière de profondes fractures en France. Sévèrement battue, la candidate anti-immigration et anti-euro, 48 ans réalise cependant une performance historique pour l’extrême droite française, avec un scrutin marqué par une forte abstention (entre 25,3 et 27%), selon les estimations des instituts de sondages Ifop et Harris Interactive. Jamais élu auparavant, Emmanuel Macron a mené campagne avec son mouvement «En marche!» créé il y a un an sur le thème du renouvellement politique, avec une ligne pro-européenne et un programme libéral, tant en économie que sur les questions de société. Son credo: «Une France ouverte dans une Europe qui protège». Face à lui, la patronne du parti Front National (FN) a mené l’offensive contre l’Europe, la mondialisation et les «élites». Celle qui se présentait comme la «candidate du peuple» misait sur la vague qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche et conduit la Grande-Bretagne à voter pour la sortie de l’Union européenne. Après son score déjà «historique» au premier tour, les appels de tous bords s’étaient multipliés pour «faire barrage» à l’extrême droite, présente au second tour de la présidentielle pour la deuxième fois dans l’histoire du FN. Mais le «front républicain» auquel le père de Marine Le Pen, Jean-Marie, s’était heurté en 2002 s’est fissuré. L’entre deux tours a vu se cristalliser contre Emmanuel Macron le rejet violent d’une partie des électeurs, mécontents de l’affiche du second tour. Nombre des militants de la gauche radicale emmenée par Jean-Luc Mélenchon (19,58% des voix au premier tour), ont refusé de choisir entre «la peste et le choléra». L’ancien banquier, qui avait démissionné en août 2016 du gouvernement socialiste pour se présenter à l’élection suprême, devient le plus jeune président de l’Histoire de France, devant Louis-Napoléon Bonaparte (élu à 40 ans en 1848). Il sera également l’un des chefs d’Etat les plus jeunes au monde. Il obtient un mandat de cinq ans à la tête d’une des grandes puissances mondiales, détentrice de l’arme nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et moteur de l’Union européenne. Après sa victoire spectaculaire sur les partis traditionnels, Emmanuel Macron va devoir maintenant tenter de rassembler une France profondément divisée - l’une urbaine, plutôt favorisée, réformatrice, l’autre plus rurale, déshéritée, séduite par les extrêmes - et s’atteler à des chantiers majeurs: lutte contre un chômage endémique (10%), anti-terrorisme, relance de l’Europe... Son premier défi, de taille, sera d’obtenir une majorité parlementaire lors des législatives des 11 et 18 juin, indispensable pour pouvoir gouverner et mettre en oeuvre son programme - vaste réforme du droit du travail, réduction des dépenses publiques, renforcement du couple franco-allemand. Campagne rocambolesque La victoire de ce fils de médecins au physique de jeune premier, yeux bleus et coupe sage, issu des écoles de l’élite française, clôt une campagne électorale riche en coups de théâtre. Les grands ténors politiques ont trébuché les uns après les autres, à commencer par le président socialiste sortant François Hollande, qui a renoncé à briguer un second mandat faute de soutien populaire et d’appui ferme de sa majorité. Les deux grands partis traditionnels de gauche et de droite qui se succèdent au pouvoir depuis des décennies ont été disqualifiés à l’issue du premier tour, une première dans l’histoire politique d’après-guerre. Pendant des mois, les débats de fond ont été éclipsés par les affaires.Parti favori, le candidat de droite François Fillon a été plombé par un scandale d’emplois présumés fictifs au bénéfice de sa famille. Marine Le Pen, elle, est visée par une enquête pour des soupçons d’emplois fictifs de collaborateurs du FN au Parlement européen. Pendant l’entre deux tours, la tension a culminé lors d’une joute télévisée d’une brutalité sans précédent entre les deux finalistes. Et vendredi, juste avant la clôture de la campagne, des hackers ont piraté et publié sur les réseaux sociaux des documents internes de l’équipe d’Emmanuel Macron, abondamment relayés par l’extrême droite sur Twitter.

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Le ministère de l’Education nationale a annoncé, samedi dernier, l’affectation des postes au concours externe de recrutement d‘enseignants au niveau national (10.000 postes) selon les wilayas et les spécialités ainsi que le nombre de postes au concours de recrutement d’administrateurs pour l’année 2017. Le nombre de postes est de 10.009 répartis comme suit: 4.759 postes pour le grade d’enseignant au secondaire et 5.250 pour le moyen, a indiqué le ministère sur son site électronique. Pour les postulants au poste d’enseignant au secondaire, le ministère exige un diplôme d’ingénieur d’Etat en enseignement supérieur, une licence ou un diplôme d’études supérieures et une licence ou un diplôme d’études supérieures est exigé pour ceux du moyen. La répartition par spécialités, les mathématiques et la physique sont les plus prisées au cycle secondaire. Le nombre de postes à pourvoir s’élève à 764 pour les mathématiques et 645 pour la physique. 1.128 postes sont à pourvoir pour la physique au cycle moyen et 971 pour les mathématiques. D’autre part, le ministère a ouvert un concours de recrutement pour certains corps relevant de l’Education nationale: intendant (488 postes), intendant adjoint (667 postes), superviseur d’éducation (2.783 postes), conseiller d’orientation et de guidance scolaire et professionnelle (245 postes) et laborantin principal (435 postes). La première inscription se fera par voie électronique sur le site  http:concours.onec.dz, a fait savoir le ministère, rappelant que les  épreuves écrites d’admission auront lieu le 29 juin pour tous les corps  concernés.

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Trois casemates pour terroristes ont été détruites par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP), samedi, lors d’une opération de ratissage à Constantine a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). «Dans le cadre de la lutte antiterroriste et lors d’une opération de ratissage, un détachement de l’Armée nationale populaire a détruit, le 06 mai 2017 à Constantine (5e Région militaire), trois (3) casemates pour terroristes», précise le communiqué. Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, un détachement de l’ANP a saisi à Oran (2e Région militaire) «une importante quantité de kif traité s’élevant à six quintaux et demi (650 kg), tandis que 1.389 unités de différentes boissons ont été saisies à Mascara (2e Région militaire)», note la même source. D’autre part, des détachements de l’ANP «ont arrêté trois contrebandiers à In Guezzam (6e Région militaire) et saisi trente (30) groupes électrogènes, quatorze (14) marteaux piqueurs et des outils de détonation, tandis que des éléments de la Gendarmerie nationale ont arrêté 32 immigrants clandestins de différentes nationalités à Tlemcen (2e Région militaire) et Ghardaïa (4e Région militaire)», ajoute le communiqué.

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Echaudés par l’abstention massive, les partis de l’opposition, toutes obédiences confondues, crient impuissamment à la fraude électorale qui aurait entaché le scrutin du 4 mai. Les réactions des formations de l’opposition se succèdent et se ressemblent depuis vendredi 5 mai, date de l’annonce des résultats officiels des législatives qui ont donné les partis du pouvoir (FLN et RND) comme grands vainqueurs. Le Parti des travailleurs, qui a obtenu 11 sièges contre 25 en 2012, parle de «complot orchestré par l’oligarchie pour qu’elle fasse passer toutes les lois dont elle a besoin afin de poursuivre son siphonage des richesses nationales au nom de l’investissement». Louisa Hanoune, première responsable de ce parti, accuse l’Administration d’avoir détourné la volonté populaire au profit des partis du pouvoir. Elle exprime sa colère et son mécontentement. Le RCD, de son côté, considère les résultats annoncés vendredi comme ceux de la fraude électorale qui «a commencé avant même l’entame de la campagne électorale par les traditionnelles manipulations. Le vote groupé des corps constitués a servi à doper les candidatures du pouvoir et de ses satellites, et le comportement partial de l’Administration s’est aggravé», souligne la formation de Mohcine Belabbès qui va se contenter de 9 sièges, sans groupe parlementaire. Mais ce parti assure qu’il continuera son combat pour notamment «une instance indépendante d’organisation des scrutins à tous les niveaux» qui va être «le levier politique qui donne du sens au combat pour la consécration de la souveraineté populaire». Comment ? Il ne l’explique pas. Le FFS, qui a eu 14 sièges contre 27 en 2012, use de la même rhétorique, en affirmant qu’il a été «spolié» des voix qui lui ont été données par les citoyens. Il considère que «ces élections ont aggravé la faiblesse et la fragilité de l’Algérie, et (que) le seul vainqueur de cette échéance électorale – et nous devons le reconnaître – est l’abstention sous toutes ses formes». Le plus vieux parti de l’opposition constate que «face à cette situation grave, le pouvoir poursuit avec indifférence et aveuglément sa stratégie unilatérale autoritaire. Une stratégie qui consolide les responsables de la crise dans leurs positions». Pour lui, ces résultats auront de graves conséquences sur l’avenir du pays. Même son de cloche du côté du Front national algérien (FNA) qui a obtenu 1 seul siège. Le président de ce parti, Moussa Touati, dénonce «une fraude à grande échelle» et appelle les partis de l’opposition ayant participé aux législatives à unir leurs forces pour protester énergiquement contre le détournement du choix du peuple. Moussa Touati envisage entame une grève de la faim comme ultime recours face à «un pouvoir qui ne recule devant rien».Les deux alliances islamistes, MSP-FC et Adala-Bina-Nahda, crient également à la fraude et à de multiples dépassements. Mais ces cris, si nombreux et si forts soient-ils, restent un aveu d’impuissance. En acceptant de participer à un scrutin dont les règles sont fixées par un pouvoir qu’ils dénoncent à longueur de journée, ces formations admettent implicitement que le rapport de force est du côté d’El-Mouradia. Car elles ne mobilisent plus. La preuve a été donnée encore une fois par le fort taux d’abstention. Ces partis sont également victimes de leurs divisions idéologiques qui les empêchent de s’unir pour une cause commune. 

RC

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Le président du Front national algérien (FNA) récuse le taux de participation officiel aux élections législatives de jeudi dernier, estimant que celui-ci ne pouvait dépasser les 15%. Moussa Touati qui s’exprimait, hier, lors d’une réunion convoquée en extrême urgence, des présidents des bureaux de wilayas et des candidats têtes de listes du parti, a fait part de sa décision d’entamer une grève de la faim pour  protester, a-t-il dit, contre « la fraude massive » à la «mascarade du 4 mai 2017». «Je dénonce la fraude honteuse constatée partout dans le pays en faveur du FLN et du RND. Une fraude pilotée, selon lui, par les chefs de daïras avec, a-t-il ajouté, la complicité de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE). Une instance dont le président alerté sur ces cas de fraude généralisée, a-t-il dénoncé, n’a fait que me renvoyer vers l’administration», brandissant des procès -verbaux de dépouillements vierges mais portant les griffes et les signatures de présidents de bureaux de vote. Et au président du FNA de ne percevoir de solution que dans «l’annulation purement et simplement des résultats de cette mascarade électorale». Ce qui a dit solliciter dans un courrier à l’adresse du président du Conseil constitutionnel. Pour rappel, le FNA, créé en 1999, n’a obtenu qu’un seul siège lors des élections de jeudi dernier, contre neuf en 2012 et 213 en 2007. Des députés qui, du reste, n’ont pas tardé à aller voir ailleurs, certains d’entre eux ont même créé leurs propres partis à l’image de Mohamed Benhamou (El Karama) et Mohamed Zerrouki (Front algérien). Des résultats sans cesse en dégringolade pour un parti qui, pourtant, a été consacré troisième force politique du pays à l’issue des élections locales de novembre 2002. 

A.K

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La mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) a salué hier à Alger «le climat de paix et de sérénité» qui a prévalu durant les élections législatives du 4 mai, soulignant la «réussite» de l’organisation logistique ayant permis le «bon déroulement» du scrutin. «Ces élections se sont globalement déroulées dans un climat de paix et de sérénité. La mission de l’UA salue l’esprit de civisme et le sens de responsabilité des acteurs politiques qui n’ont posé aucun acte de nature à entraver le bon déroulement des opérations électorales», a indiqué le chef de la mission des observateurs de l’UA, Mohamed Deleita, lors d’une conférence de presse. Il a ajouté que l’organisation «réussie» de ces élections au plan logistique a permis le «bon déroulement» du processus électoral, précisant que la création de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) en tant qu’»arbitre indépendant et impartial», a contribué à «apaiser le climat de méfiance au sein de la classe politique». Le calme observé dans les bureaux de vote a contribué au «bon déroulement» du scrutin, a fait savoir le chef de mission, assurant qu’»aucune perturbation» de nature à entraver l’élection n’a été enregistrée, relevant que les urnes étaient «convenablement cadenassées dans 99,4% des bureaux visités». Toutefois, les observateurs de l’UA ont relevé la «faible affluence» des électeurs le jour du scrutin», et ont, par la même occasion, exhorté les responsables politiques à «faire prévaloir les voies légales de recours en cas de contestation du verdict des urnes». «Bien que certains efforts de transparence restent encore à faire, la mise en place de la HIISE a contribué à dissiper certains doutes sur le processus électoral», a-t-il relevé, soulignant que «les efforts d’apurement du fichier électoral et de maîtrise de l’organisation du processus par l’administration électorale ont été perçus comme des évolutions positives». La mission a également salué les «efforts» des autorités algériennes depuis l’adoption, en janvier 2012, de la loi fixant les modalités d’application du principe d’augmentation des chances de la femme d’accession à la représentation dans les assemblées élues, en vue d’assurer une participation effective des citoyennes algériennes à la gestion des affaires publiques. Cependant, elle a fait remarquer que «si les candidatures féminines aux élections ont connu une évolution positive depuis 2012, les femmes restent faiblement représentées dans les autres aspects du processus électoral, notamment au sein de l’administration». La mission des observateurs de l’UA a recommandé au gouvernement algérien de s’appuyer sur les «progrès apportés» par la révision constitutionnelle pour «créer un cadre propice à la participation active de la société civile dans le processus électoral».

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dimanche, 07 mai 2017 01:00

Une équation à plusieurs inconnues

Les législatives qui ont polarisé l’intérêt politique du pays depuis des mois sont déjà derrière, quand bien même nous assistons depuis samedi à une succession de répliques, somme toute logiques, qui sont le fait des partis d’opposition insatisfaits. C’est de bonne guerre pour eux de ruer dans les brancards, d’autant que la plupart ont été véritablement douchés par les résultats, loin e leurs prévisions. Fait symptomatique majeur de cette colère post- électorale, la grève de la faim de Moussa Touati, le président du FNA. Mais, l’histoire nous l’a appris : ils finiront tous par tourner la page et vouloir s’inscrire dans la suite du scénario politique qui se déroule sous les regards. Et c’est bien le président Bouteflika qui est appelé à écrire de nouveaux chapitres. En tout cas officiellement, car les images qu’on a vues de lui jeudi dans le bureau de vote disent le contraire.  Même s’il est le maitre des horloges en ayant toujours   pris son temps avant de décider, tous les observateurs qui ont réagi aux résultats des législatives estiment qu’il se doit de poser rapidement des actes afin de répondre à ceux qui ont voté. Ou plutôt qui n’ont pas voté, car aujourd’hui ils constituent la majorité des Algériens avec plus des deux tiers des 23 millions d’électeurs inscrits sur le fichier électoral.  En fait d’actes, le Président doit surtout former le nouveau gouvernement qui serait la première réponse au message exprimé jeudi .La constitution amendée l’y oblige. En principe, après la confirmation des résultats par le Conseil constitutionnel, Abdelmalek Sellal doit présenter la démission de son gouvernement. Mais c’est dans les prérogatives du président Bouteflika de le charger de la gestion des affaires courantes, en attendant la formation du nouvel exécutif. Surtout que le mois de Ramadhan est dans trois semaines. Mais actuellement, toutes les interrogations gravitent autour de la future équipe gouvernementale, qui s’apparente à une équation à plusieurs inconnues. « Nous sommes le parti majoritaire, mais nous sommes prêts à travailler avec toutes les forces politiques qui s’inscrivent dans le cadre du programme du président Bouteflika », avait lancé Djamal Ould Abbès, au lendemain des législatives. Même si tout le monde sait que la parole d’Ould Abbès compte juste pour du beurre, reste qu’elle pourrait être indicative d’une volonté, en haut lieu, de former un gouvernement d’union nationale qui regrouperait un large éventail politique. C’est fondamental pour le Président d’impliquer la maximum de partis dans le futur gouvernement , pour pouvoir donner corps au fameux « front interne » qu’il a toujours appelé de ses vœux  dans ses dernières interventions. La conjoncture politique et économique  l’y invite. Ce gouvernement élargi au-delà du binôme FLN /RND et leurs alliés traditionnels, est d’autant plus impérieux que l’assemblée issue du vote du 4 mai ne représente qu’un quart des Algériens. C’est pour le président Bouteflika un des leviers pour transcender le déficit de légitimité qui frappe la future assemblée bâtie sur un socle fragile. Mais par- delà sa composante en terme de partis politiques, le futur gouvernement doit s’inscrire aussi en rupture en terme de visages. Les Algériens ont besoin de nouvelles têtes pour voir un peu de fraicheur, un peu de souffle, des qualités qui manquent à l’équipe actuelle empêtrée depuis deux ans à faire dans le bidouillage politique, faute d’intelligence et de génie managérial. C’est sans doute de cette façon que le président Bouteflika apportera les premières réponses au message des Algériens exprimé jeudi. La tentation du statut quo qui consisterait à reconduire les mêmes équilibres, les mêmes hommes au nom de la stabilité, accentuera le divorce entre le peuple et le pouvoir et renforcera davantage le camp des boycotteurs. Ces derniers, à n’en plus avoir de doute, auront alors l’occasion de le manifester lors des élections locales qui se profilent déjà à l’horizon. C’est dire combien le président Bouteflika devient encore le maître du jeu.

H.Khélifi.

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L’organisation non gouvernementale (ONG), Amnesty International émet un certain nombre de proposition pour améliorer la situation des droits de l’Homme en Algérie. A la veille du passage du pays, aujourd’hui 08 mai, devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations nies pour son Examen Périodique Universel (EPU), l’organisation énumère toutes les lacunes enregistrées et demande des efforts supplémentaires en vue de les rectifier. Les propositions d’Amnesty International portent pratiquement sur tous les domaines concernant les droits de l’Homme au sens universel du terme. En effet, la première suggestion concerne la liberté d’expression, d’association et de réunion. A ce sujet, l’ONG préconise la révision en profondeur de la législation nationale pour lever la criminalisation des opinions exprimées par des individus dans le pays. « Amnesty International demande la libération de toutes les personnes détenues pour avoir simplement exercé leur droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion et de modifier la législation qui érige en infraction pénale les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, notamment l’article 97 du Code pénal qui interdit tout « attroupement non armé », l’article 144 qui punit l’« outrage » envers des agents de l’État, l’article 144bis 2 qui punit quiconque « offense le prophète » et « dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam » et l’article 146 sur la « diffamation envers les institutions publiques » », lit-on dans un communiqué de l’ONG rendu public, hier. Le gouvernement, ajoute-t-on, est aussi appelé à lever les restrictions imposées indûment à la presse écrite ainsi qu’aux chaînes de télévision et aux stations de radio privées.

Code de la famille et peine de mort

Amnesty International appelle les autorités à modifier les dispositions du Code pénal et du Code de la famille qui établissent, selon le communiqué, une discrimination liée au genre. Ainsi, l’organisation demande l’abrogation des articles 326, 338 et 339 du Code pénal et l’adoption d’une loi générale de lutte contre la violence liée au genre en coopération étroite avec des organisations nationales de défense des droits humains. « Il faut aussi faciliter l’accès des victimes de violences sexuelles aux services de soutien et de santé en matière de sexualité et de procréation », ajoute la même source. Evoquant la levée de l’impunité pour les atteintes aux droits humains, l’organisation réclame l’abolition de la peine de mort. « Les autorités doivent commuer toutes les condamnations à mort en vue de l’abolition de ce châtiment pour tous les crimes, veiller à ce que la peine de mort ne soit en aucun cas appliquée en violation des garanties prévues à l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et ratifier le Deuxième Protocole facultatif se rapportant au PIDCP visant à l’abolition de la peine de mort », souligne-t-on dans le même communiqué. Ce faisant, l’ONG propose également à l’Algérie la ratification de tous les traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme. L’Examen Périodique Universel (EPU) est, rappelons-le, un mécanisme du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies ayant pour but d’améliorer la situation des droits des humains dans les 193 États membres des Nations Unies.

Samir Rabah

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dimanche, 07 mai 2017 01:00

Spéculations

Les élections législatives relèvent du passé récent quand bien même la colère des perdants gronde encore. En attendant le quitus du Conseil constitutionnel, une formalité d’usage, les regards sont d’ores et déjà braqués sur la formation du futur gouvernement. Les commentaires et autres spéculations vont bon train. Sellal succèdera-t-il à Sellal ? Difficile à dire même si cette situation n’est pas inédite. L’on a vu Ouyahia et Belkhadem, les ex- alliés, autour du programme présidentiel, se relayer, mandature après mandature, mais on a aussi vu Ouyahia succéder à Ouyahia pour parachever ledit programme présidentiel. « L’homme du consensus » sera certainement puisé dans la majorité émergeante du scrutin du 4 mai, mais, ce ne sera pas chose aisée, si l’on devait faire sauter le fusible Sellal, le FLN n’ayant plus les coudées franches dans la désignation du remplaçant du Premier ministre, le RND, au regard de sa performance électorale, aura son mot à dire, sinon pèsera de tout son poids, sur le « renouvellement » de la composante du sérail, comme dans la conduite des stratégies du gouvernement. Les stratégies politiques et économiques de Sellal et d’Ouyahia ne se rencontrent pas forcément. Et s’il est difficile de parier sur des noms, il est par contre aisé de dire que des hommes à même de donner à l’action de l’Etat l’ingrédient cher à Ouyahia , le nationalisme économique, intègreront le futur gouvernement. Cela est d’autant plus plausible que la conjoncture difficile que traverse l’économie nationale commande une politique économique efficiente qui puisse annihiler les effets pervers d’une crise qui risquerait d’être durable. L’éventualité d’un gouvernement à l’image de l’Assemblée nationale, mosaïque, issue des législatives de jeudi dernier n’est pas aussi à écarter. L’ex- schéma dominé par l’ex- coalition FLN –RND-MSP pourrait être reconduit et peut-être élargi aux souteneurs inconditionnels de Bouteflika, c'est-à-dire TAJ de Amar Ghoul et MPA de Amara Benyounès, et ce dans un souci d’équilibre des forces qui permettrait au FLN, en perte de vitesse, s’il en est, de conserver un certain pouvoir de décision. Ould Abbès ayant la latitude de façonner les alliances qui lui seraient plutôt favorables. D’aucuns avancent les noms de Bedoui et de Tebboune au poste de chef de gouvernement. L’éventualité tient aussi la route quand on sait que le chef de l’Etat a toujours essayé de conférer un cachet de neutralité à l’acte de nomination du premier responsable de l’exécutif. Mais ce ne sont là que des spéculations. Le dernier mot reviendra au Président qui peut reconduire Sellal pour la troisième fois en mettant en avant l’argument de la stabilité et surtout des équilibres politiques en Algérie.

 Saïd Lamari 

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