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lundi, 08 mai 2017 01:00

La satisfaction d’Alger

Jamais peut être l’Algérie, peuple et gouvernement, n’a manifesté autant d’enthousiasme vis-à-vis de l’élection présidentielle en France et bien sûr du président élu. Emmanuel Macron est d’orées et déjà «béni» dans toute l’Algérie comme étant l’homme qui va redonner des couleurs aux relations algéro-françaises et plus encore, acter la paix des mémoires. Hier, il ne manquait que les klaxons et les manifestations de rue pour fêter la victoire de ce jeune homme, en qui les algériens voient un renouveau et une réconciliation définitive, entre les deux pays qui tiraient comme un boulet leur histoire commune. Avons-nous raison de croire que Macron va tout changé et dans le bon sens ? Ou alors, il ne fera pas forcément avancer les dossiers clivants entre Paris et Alger du fait du poids des lobbies «nostalgérie», qui empêchent par un combat d’arrière garde ce nécessaire travail de mémoire pour solder ce lourd passé ? Il est vrai qu’il y aura  sans doute une différence de ton entre Macron candidat et Macron président. Il part cependant avec un préjugé favorable. Son crochet algérois en février dernier, ponctué par une déclaration tonitruante dans laquelle il a condamné la colonisation comme un «crime contre l’humanité», a soulevé les passions en Algérie. Le président élu en France a fait preuve en effet d’un grand courage politique en se fendant de cette reconnaissance claire et nette qui n’a pas son pareil, même avec François Hollande. Les algériens ont donc toutes les raisons de croire que le président Macron va faire des gestes symboliques pour être en phase avec son discours d’Alger. Le fera-t-il ? On le saura dans quelques semaines ou mois. Le 5 juillet prochain, qui marque l’anniversaire de la date de l’indépendance de l’Algérie, sera peut être une première occasion d’en dire un mot ou plus…   En attendant, ici en Algérie, on se frotte déjà les mains face à un jeune président français qu’on pense capable de grandes décisions, n’étant pas mêlé de prés ou de loin à la «guerre d’Algérie».

Nouveau président, nouvelle vision 

C’est défoncer une porte ouverte de dire que l’Algérie officielle a voté pour Macron. Le fait qu’il ait été le seul candidat à venir en Algérie est en soi un signe qui ne trompe pas, qu’il a choisi son camp et l’Algérie aussi… Il y a quelques jours, le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra ne s’est pas gêné pour qualifier Macron «d’ami de l’Algérie». C’était une confirmation pour ceux qui doutaient encore que l’Algérie souhaitait que le chef du mouvement «En marche ! » en sort victorieux. Le président Bouteflika a montré hier ce choix algérien dans le message dithyrambique qu’il a adressé au président français élu. «Le peuple français qui a su choisir en vous l’homme d’Etat, de cœur et d’esprit, capable de présider à ses destinées dans cette conjoncture difficile, et de conduire sa trajectoire vers l’avenir qualitativement meilleur que vous avez projeté avec une conviction communicative, a, ce faisant, fort opportunément distingué un ami de l’Algérie», a écrit le chef de l’Etat dans son message. Il lui rappelle également que «dans les importantes fonctions ministérielles que vous avez assumées, vous apportiez une contribution significative à l’édification du partenariat d’exception entre l’Algérie et la France que votre éminent prédécesseur et moi-même avons ambitionnée comme grand dessein commun pour nos deux peuples, chacun a pu prendre toute la mesure de la foi et de la créativité que vous investissiez dans une œuvre que vous saviez relever de la cohérence de l’Histoire». Le président Bouteflika glisse dans son message son attente de voir Macron traduire dans les faits ses engagements verbaux  à Alger s’agissant de la colonisation. «Vos anticipations et vos initiatives ont fait l’ample démonstration de votre claire détermination à travailler avec nous à compenser les occasions manquées dans les relations algéro-françaises par l’ouverture de nouveaux horizons porteurs de la promesse d‘une mémoire résolument assumée dans sa vérité et son intégrité et d’une amitié véritablement arrivée à la maturité ainsi que d’intérêts avantageusement équilibrés», écrit le président Bouteflika. L’axe Paris-Alger va-t-il donc se fluidifier comme jamais auparavant avec le président Macron ? Les prochains mois nous apporterons la réponse.

Imane B  

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Le président Abdelaziz Bouteflika a félicité hier Emmanuel Macron pour son «élection bien méritée», affirmant que le peuple français a «distingué un ami de l’Algérie» «Votre élection bien méritée (...) récompense, à bon droit, la force de votre volonté, la lucidité de votre vision et la rectitude de vos engagements», a déclaré Bouteflika dans un message diffusé par l’agence de presse APS. «Le peuple français qui a su choisir en vous l’homme d’Etat (...) capable de présider à ses destinées dans cette conjoncture difficile (...), a, ce faisant, fort opportunément distingué un ami de l’Algérie», a-t-il estimé. Le président algérien a salué la «contribution significative» de Macron, dans ses fonctions ministérielles, à «l’édification du partenariat d’exception» entre Alger et Paris. Pour Bouteflika, les «anticipations et initiatives» du nouveau chef d’Etat français ont fait «l’ample démonstration de (sa) claire détermination à travailler avec nous à compenser les occasions manquées dans les relations algéro-françaises». Lors de sa visite à Alger en février, Emmanuel Macron avait qualifié la longue colonisation française (1830-1962) de «crime contre l’humanité», suscitant de la sympathie en Algérie et une polémique en France. Et dans son message, le président algérien a estimé que «cette attitude pionnière de votre part vous place, naturellement et légitimement, dans la position-clé de protagoniste, convaincu et convainquant, du parachèvement d’une réconciliation authentique entre nos deux pays».

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Acculé par les ONG nationales et internationale qui lui reprochent le piétinement, y compris de ses propres lois garantissant les droits et les libertés des citoyens, le gouvernement se défend mordicus. Ramtane Lamamra semble bien préparé pour ce test suisse où s’est tenue la 27ème session du mécanisme d’examen par les pairs du CDH. Il donne des réponses à toutes les questions itératives que soulèvent l’ensemble des observateurs de la scène algérienne. C’est ainsi qu’il nie catégoriquement l’existence de prisons secrètes dans le pays. « Il n’existe aucun lieu de détention en Algérie qui échappe à la loi ou soit hors de sa portée », affirme le chef de la diplomatie algérienne. Et d’ajouter : «L’Etat de droit serait inopérant sans une justice indépendante rendue par des magistrats professionnels qui n’obéissent qu’à la loi et hors de portée de toutes formes d’entraves, de pression ou de menaces ». Dans ce sens, le ministre rappelle les mesures prises ces derniers mois pour réformer la justice. Au plan législatif, il a fait savoir que de nombreux amendements ont été introduits, depuis le dernier rapport de 2012, dans le Code pénal et celui des procédures pénales. « Aussi et sans prétendre à l’exhaustivité, il me plait de souligner que   l’Algérie a été un pionnier dans sa sphère civilisationnelle à observer un moratoire effectif, de la peine de mort depuis déjà un quart de siècle », rappelle-t-il. Sur le même ton, Ramtane Lamamra insiste aussi sur le fait « que la presse algérienne est la plus libre dans sa région (Afrique du nord et Moyen-Orient)».

Invitation des experts onusiens

Abordant la liberté de réunion et de manifestation dans la capitale, Alger, le ministre réitère le même justificatif. «Les libertés de réunion et de manifestation ne sont pas des événements sporadiques pour les partis, les associations ou les syndicats. Il s’agit d’une activité régulière qui reflète la vitalité de la vie démocratique (…), à titre exceptionnel, l’interdiction de la manifestation sur la voie publique à Alger est liée à des considérations propres à la capitale. L’Etat ne peut, en sa qualité de responsable de l’ordre et de la sécurité publics, se risquer à les autoriser lorsqu’il est avéré que leurs organisateurs ne remplissent pas les conditions qui concourent à leur déroulement pacifique et sans porter préjudice aux biens des personnes ou être la cible de visées terroristes », justifie-t-il. Pour vérifier la véracité de ces arguments, le ministre affirme que l’Algérie est prête à inviter des membres du Conseil des droits de l’Homme (CDH) pour mesurer les réalisations en matière de droits de l’Homme. « Permettez-moi de saisir cette occasion pour annoncer que dans la volonté de transparence et son souci d’ouverture, le gouvernement algérien est prêt  à formaliser aux titulaires de mandats du Conseil des droits de l’Homme chargés des personnes handicapées, de l’indépendance des juges et avocats, des personnes âgées, de la solidarité internationale, des droits culturels et des effets de la dette extérieure sur la jouissance des droits de l’Homme », dit-il. « Nous envisageons de reprendre contact avec ce dernier après l’échéance des élections locales, prévue durant l’automne prochain, pour convenir des termes de référence de cette visite et du modus operandi en la matière », ajoute-t-il.

Samir Rabah 

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Une bonne dizaine de ministres passeraient à la trappe lors du prochain gouvernement que le Président de la république devra nommer à la lumière des résultats des élections législatives de jeudi dernier. Une source sûre soutient qu’en haut-lieu, on compterait effectuer un grand lifting au sein de l’Exécutif dont le chef, Abdelmalek Sellal, serait reconduit.  Le premier ministre devra sauvegarder son poste à la faveur de la disposition de l’article 91 de la nouvelle constitution qui stipule que le Président de la République « nomme le Premier ministre une fois la majorité parlementaire consultée ». Un poste donc qui ne devrait pas échapper  au FLN qui, avec ses 164 sièges récoltés, ne devrait pas éprouver de difficultés à sceller une majorité avec son frère-ennemi, le RND avec comme condition, le gouvernail de l’exécutif que Sellal sauvegarderait en sa qualité de militant de l’ex-parti unique. Et de cette dizaine de ministres potentiellement « remerciables», la ministre déléguée à l’artisanat figure en bonne place, elle qui a échoué à la dure épreuve des urnes en se faisant recaler le 4 mai dernier. Seconde sur la liste du FLN à Tamanrasset, Aïcha Tabaggou n’a pu arracher de siège parlementaire, ce qui hypothèque sérieusement ses chances de retrouver le palais du Gouvernement. Il y a également d’autres ministres qui paieraient le prix de leurs bilans à la tête de leurs départements respectifs. On cite, dans ce cadre, le ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de la ville, celui  de la culture et surtout celui de l’industrie et des mines, qui ne seraient plus dans les grâces des décideurs. Et si ces sources insistent sur le sort scellé de ces ministres,  elles restent, néanmoins moins dubitatives sur  leurs potentiels remplaçants, expliquant cette réserve sur la nature que l’on voudrait conférer, en haut-lieu, à ce futur exécutif. Sera-t-il composé de cadres du duo FLN-RND auxquels on joindra des ministres technocrates, sans attaches partisanes ? Sera-t-il élargi aux autres partis de l’allégeance à l’image des TAJ, MPA, ANR, voire même le front el-Moustaqbal ? On n’en sait rien pour le moment, soutient-on de même source.

A.K.

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La Secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, a longuement évoqué dans un entretien accordé à TSA,  dimanche dernier, la fraude ayant eu lieu durant les élections législatives, accusant nommément le FLN. « Ils ont préparé une carte politique sur la base de l’allégeance ou d’accords politiques. C’est une vengeance qui traduit une haine extraordinaire à l’égard du PT », a notamment déclaré Hanoune. Mme Hanoune a également estimé que les élections législatives doivent être annulées à cause de la fraude. « Pour la sauvegarde de ce pays, cette Assemblée ne doit pas siéger », a-t-elle demandé. Louisa Hanoune a dit craindre que la future assemblée nationale ne soit que la première étape en vue d’un éventuel putsch à l’encontre du président Bouteflika. « Il y a des relents putschistes dans cette assemblée. J’ai l’impression qu’on est en train de préparer un véritable putsch qui, comme au  Brésil, passerait par l’APN », a mis en garde la Secrétaire générale du PT. « Je pense que si on ne stoppe pas ce processus, il va avaler ce pays », a affirmé Louisa Hanoune. La Secrétaire générale du PT a en outre laissé ouvert l’éventualité que son parti et elle sortent manifester dans les rues à la suite des élections législatives. « Il y a d’autres moyens de lutte, beaucoup plus efficaces. Il y a les manifestations, les marches. Tenez, ça fait longtemps que je n’ai pas manifesté moi, ça me manque », a laissé entendre Louisa Hanoune. « Je suis déjà sortie en étant députée et on m’a tabassée en 2000 et 2003 pour la Palestine et l’Irak. L’Algérie  vaut bien quelques coups non ? Même un passage à tabac, ce n’est pas un problème », a affirmé la Secrétaire générale du PT, ajoutant que « quand il s’agit de l’existence de notre pays, on n’a peur de rien ». Par ailleurs, Louisa Hanoune a répondu aux déclarations du président du MPA, Amara Benyounes, qui invitait les partis dénonçant la fraude à démissionner de l’APN. « Ce n’est pas à lui de nous dire ce qu’on doit faire, nous on ne s’est pas immiscé dans ses affaires. Il doit d’abord commencer à se comporter de manière respectueuse à l’égard du multipartisme », a recommandé Louisa Hanoune. « Le MPA n’a pas de réalité militante. Le TAJ n’a également pas de réalité militante, malgré les milliards», a, par ailleurs, lancé Louisa Hanoune.

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A entendre notre ministre des Affaires étrangères, l’Algérie serait un modèle de pratique démocratique. Hier, dans sa déclaration introductive à la 27e session du mécanisme d’examen par les pairs du Conseil des droits de l’Homme à Genève, avec un sens de la formule remarquable Ramtane Lamamra a expliqué que la démocratie en Algérie «n’est ni un slogan de campagne ni un caprice d’intellectuels» A l’appui de son assertion, un peu forte de café, faut-il l’écrire, il invoque la tenue des élections nationales et locales à intervalles réguliers « La démocratisation en Algérie n’est ni un slogan de campagne, ni un caprice d’intellectuels. La tenue régulière et dans les délais fixés d’élections libres et transparentes, la diversité de la composante du Parlement où sont représentés 36 partis et une vingtaine d’indépendants, le fonctionnement démocratique des institutions, le foisonnement de l’expression libre des opinions, le développement prodigieux du mouvement associatif sont la parfaite démonstration du pluralisme en l’Algérie», a-t-il expliqué. Ces propos du chef de la diplomatie, qui interviennent à quatre jours à peine après les élections législatives, jurent radicalement avec la grogne des partis d’oppositions qui dénoncent la fraude au cours de cette consultation. « l’instance de Abdelwahab Derbal n’a été ni haute ni indépendante », a ironisé dimanche Sofiane Djilali, lors d’un point de presse. Lamamra cite également, en prolongement de son argumentaire les libertés syndicales qui , explique-t-il, sont exercées par 65 organisations et la tripartite, qui a tenu 20 rounds depuis son institution. Cette tripartite selon lui, a été l’occasion pour le patronat, les syndicats et le gouvernement d’examiner et de convenir de formules consensuelles pour préserver l’emploi, renforcer la protection sociale et améliorer la compétitivité, en somme favoriser le dialogue social. Lamamra parle aussi de libertés de réunion et de manifestation qui ne sont pas selon lui que des événements sporadiques pour les partis, les associations ou les syndicats. Il s’agit d’une activité régulière qui reflète la vitalité de la vie démocratique, ajoute encore Lamamra qui affirme que toutes les régions d’Algérie connaissent une intense activité qui vise à mobiliser les militants ou les sympathisants autour de programmes et d’idées qu’ils partagent en commun. Quant aux manifestations publiques à Alger, le ministre fait valoir les raisons d’ordre sécuritaires pour justifier leur interdiction par l’Administration. C’est un cas exceptionnel, dit-il. «L’Etat ne peut, en sa qualité de responsable de l’ordre et de la sécurité publics, se risquer à les autoriser lorsqu’il est avéré que leurs organisateurs ne remplissent pas les conditions qui concourent à leur déroulement pacifique et sans porter préjudice aux biens des personnes ou être la cible de visées terroristes», cherche à convaincre le ministre d’Etat, faisant constater que les «tristes nouvelles que rapportent régulièrement les médias à travers le monde soulignent la pertinence de notre démarche»

H.khélifi

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Hafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur, annonce ni plus ni moins la révélation prochaine d’une découverte algérienne qui va « sauver l’humanité et asseoir le développement durable ». La découverte d’un chercheur algérien va « révolutionner l’humanité » « Nous sommes arrivés à des percées technologiques extraordinaires », se félicite Hafid Aourag sur la radio nationale qui promet plusieurs « surprises » qui seront dévoilées lors du Salon consacré aux produits de la recherche, prévu du 18 au 21 mai à Alger. Il évoque notamment les découvertes d’un chercheur algérien, dont il ne cite pas le nom, et qui selon lui a « révolutionné l’humanité en elle-même » grâce à une solution « qui va sauver l’humanité et le développement durable de toute l’humanité ». « Son innovation va être quelque chose d’extraordinaire, un boom mondial dans le domaine du développement durable », surenchérit le directeur général de la recherche scientifique. Le résultat de ces recherches sera annoncé dans quelques jours car des négociations seraient en cours avec des multinationales, explique le responsable, sans donner plus de détails. Un « complexe vis-à-vis du Made in Algeria » « Ce que nous développons aujourd’hui en Algérie a une valeur extraordinaire pour l’économie nationale », a ajouté Hafid Aourag. « Plus de 500 produits issus de la recherche » seront exposés, promet le responsable qui fustige par ailleurs le complexe nourris vis-à-vis du Made in Algeria. « Aujourd’hui, il y a plein d’Algériens, de compétences, qui ont fait des percées extraordinaires dans le domaine de la technologie mais il faut juste leur faire confiance », soutient le responsable avant d’ajouter : « Après deux quinquennats de la recherche, nous arrivons aujourd’hui à un stade de performance que nous voulons mettre en exergue ». Le directeur général de la recherche scientifique appelle les entreprises nationales à faire appel aux compétences algériennes au lieu de se tourner vers l’étranger. Lors de cette intervention, il a notamment expliqué que la recherche scientifique est génératrice de richesse et d’emplois. « Cette année, au centre de recherche en terme de prestation de service, nous avons réalisé 1,5 milliard de dinars de fonds propres. Il y a certains centres de recherche qui peuvent ne pas avoir besoin des fonds de l’État ».

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Un projet de loi sur la recherche scientifique et le développement technologique visant à booster l'innovation est "en cours" d'élaboration, a indiqué hier un responsable au ministère de l`Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui souligne que 25% des structures de recherche en Algérie seront dissoutes afin de valoriser l'excellence. Le troisième projet de loi sur la recherche, en cours d'élaboration, a pour objectif la mise en place des structures de recherche et de développement dans l'entreprise, du statut du chercheur et celui du doctorat en entreprise qui sont des mécanismes visant à booster l'innovation, a précisé le directeur de la recherche scientifique et du développement technologique auprès du ministère, Abdelhafid Aourag, qui intervenait à la Radio algérienne. Il a expliqué que les deux premières lois "ont structuré la recherche et mis les bases essentielles pour un système national de recherche scientifique", ajoutant que "nous devons passer, aujourd'hui, à une phase d'excellence qui est celle de la production". "Nous étions dans une phase d'initiation, nous devons passer à une phase de production de valeur ajoutée pour l'économie nationale", a-t-il dit. M. Aourag a fait savoir que sa structure "vient de terminer l'évaluation globale du système national de recherche", relevant que "25% des laboratoires et structures de recherche seront dissous". "Il n'y aura pas de place à la médiocrité", a-t-il martelé, soulignant la nécessité de "valoriser l'excellence et les plus méritants". Toutefois, il a noté que 75% des structures et centres de recherche ont eu une évaluation "globalement positive". Il a regretté, par ailleurs, que la majorité des 30.000 chercheurs en Algérie travaille dans les universités et les centres de recherche alors que dans le monde 60% d'entres eux sont en entreprise, relevant que seulement 300 chercheurs ont un "soi-disant statut de chercheur en entreprise". "Aujourd'hui, si nous voulons avoir une recherche performante pour le développement technologique, il faut réellement booster la recherche dans l'entreprise", a-t-il expliqué.Interrogé sur le "peu d'enthousiasme" d'entreprises locales pour les produits issus de la recherche algérienne, il a expliqué que plusieurs grandes entreprises à l'image de Sonatrach, d'institutions publiques et des services de sécurité, utilisent déjà des produits algériens, appelant les entreprises "à faire confiance aux compétences nationales, seules capables de faire de l'Algérie un pays émergent en matière d'innovation technologique".

Une solution "innovante" algérienne pour le développement durable

Il a, dans ce sens, annoncé qu'un chercheur algérien (sans citer son nom) vient de trouver une solution "innovante" à même de "révolutionner l'Humanité en matière de développement durable", indiquant que des négociations sont en cours avec des multinationales pour la concrétisation de ce projet. "Ce chercheur, qui vit et travaille en Algérie, a fait une innovation qui va faire un boom mondial dans le domaine du développement durable", a-t-il ajouté, estimant que "l'Algérie est arrivée à faire des percées technologiques extraordinaires". "Rien que pour cette année, nos centres de recherche ont réalisé, en termes de prestation de service, 1,5 milliard de dinars de fonds propres", s'est-il réjoui, estimant qu'"il y a certains centres de recherche qui peuvent ne pas avoir besoin des fonds de l'Etat, car, ils s'auto-suffisent". Il a relevé que "la recherche scientifique en Algérie est, aujourd'hui, génératrice, de richesse", tout en soulignant l'existence de centres de recherche qui ont des filiales commerciales "qui emploient plus de 300 personnes sur leurs fonds propres". M. Aourag a annoncé, également, un accord avec la direction générale de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) pour la mise en place de la première gare intelligente au niveau de l'aéroport d'Alger. Il a également annoncé la tenue du Salon national des produits de la recherche qui se tiendra du 18 au 23 mai prochain au palais des expositions, Pins maritimes (SAFEX) à Alger. Ce salon, ouvert au public et aux acteurs du domaine des technologies, mettra en avant les avancées algériennes en matière technologiques et les dernières innovations des chercheurs algériens dans le secteur. "Plus de 500 produits issus de la recherche scientifique seront exposés lors de cet évènement qui sera l'occasion pour les chercheurs et autres entreprises de faire des démonstrations de leurs produits", a-t-il fait valoir.

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Le Premier-ministre, Abdelmalek Sellal a présidé hier, la cérémonie d’ouverture de la 50ème édition de la Foire internationale d`Alger (FIA), au Palais des expositions (Pins maritimes) à Alger. Cette année, c’est la Russie qui est l’invité d’honneur, elle est représentée par une trentaine d’entreprises. Placée sous le thème "50 ans au service de l’économie algérienne", cette édition de la FIA se tiendra du 8 au 13 mai en cours. Elle enregistre la participation de 536 entreprises algériennes et 494 étrangères en provenance de 34 pays. La superficie globale des stands nationaux et étrangers réservés lors de cette FIA s’étend sur près de 34.000 m2 dont 28.784 m2 dédiés aux exposants nationaux, soit 85 % de la superficie totale. Les 28 pavillons officiels qui abriteront 354 entreprises étrangères sont ceux de l'Afrique du sud, Allemagne, Belarus, Brésil, Chine, Côte d'Ivoire, Cuba, Egypte, Etats-Unis, France, Hongrie, Indonésie, Irak, Iran, Italie, Japon, Jordanie, Libye, Mali, Palestine, Pologne, Portugal, la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Sénégal, Soudan, Syrie, République tchèque et la Turquie. La participation étrangère à titre individuel regroupera, quant à elle, 30 sociétés sur une superficie de 245 m2, provenant de onze (11) pays: Chine, Espagne, Inde, Italie, Jordanie, Liban, Portugal, Sénégal, République tchèque, Thaïlande et Tunisie. Par secteurs, l`espace réservé au partenariat arrive en tête avec 93 exposants, suivi par le secteur de l’agroalimentaire (70 entreprises), l`industrie énergétique et chimique et pétrochimique (69 entreprises), l`électrique et l`électronique (36 entreprises), les industries manufactures (28 entreprises) la mécanique, la sidérurgie et la métallurgie (38 entreprises), les services (59 entreprises), les grands travaux du bâtiment (18 entreprises). L’édition de la FIA de cette année verra également l’inauguration du musée de cette manifestation économique internationale, conçu pour retracer l’historique de la FIA à travers essentiellement des expositions de photos et d’anciennes affiches de cette manifestation.

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