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En application du plan de la stratégie de la douane algérienne 2015/2017, la direction régionale des douanes à Constantine, a organisé hier une journée d’étude et d’écoute des préoccupations des opérateurs économiques activant dans la filière de l’industrie agro-alimentaire. Cet événement, vise selon M.Hamlaoui Ammar, sous-directeur de la communication à la direction régionale des douanes, à nouer un contact direct entre l’entreprise économique et l’institution des douanes. Dans ce cadre, ajoute le même responsable, il est nécessaire de créer un canal de communication permanent avec l’opérateur économique, qui a le droit d’être au courant des informations sur toutes les facilitations et les avantages accordés, favorisant son activité sur le terrain, et aussi lui faire connaître toutes les dispositions douanières qui lui assure fluidité et souplesse pour le dédouanement de sa marchandise à l’export comme à l’import. Les organisateurs de la journée qui ont ciblé les opérateurs économiques de façon prioritaire, ont convié une trentaine des concernés venus de cinq wilayas de l’Est du territoire de compétence de la direction régionale des douanes, en l’occurrence : Mila, Constantine, Skikda, Biskra et Batna.A ce propos, l’activité industrielle occupe une place de choix dans les mesures de facilitation prévues par le nouveau code des douanes, surtout en ce qui concerne la matière première, la transformation et l’exploitation. La journée a été surtout caractérisée par une communication détaillée sur les dispositions et la législation douanière qui régit le secteur, présentée par l’inspecteur principal Maârouf  Saâd, qui a été suivie par un débat entre les opérateurs et les cadres de la douane.  

Lakhdar.D

Publié dans Constantine
mardi, 09 mai 2017 00:00

L’impatience des retraités

Comme chaque année à l’entame du mois de mai, les retraités titulaires  de pensions modestes qui  leur permettent tout juste de survivre, attendent avec impatience l’annonce officielle du taux de revalorisation de leurs pensions. Dans les endroits où ils se rencontrent  chaque matin, le sujet du moment tourne, comme de bien entendu autour  de la traditionnelle augmentation qui sera accordée pour cette année. La crise financière que traverse le pays,  la proximité du mois de ramadhan avec  son inévitable flambée des prix  et  la dérisoire revalorisation de l’année précédente n’incitent guère à l’optimiste… à moins que… Les plus impatients, sont  les retraités  nés dans les années quarante  ayant quitté la Fonction publique au début des années 2000 avec de maigres pensions après avoir servi le pays  d’une façon exemplaire  à des postes de responsabilité  certes, mais très chichement rémunérés. En attendant, les spéculations vont bon train et les « vieux » attendent que les décideurs se…décident à leur annoncer la  bonne nouvelle qui leur permettra, ils l’espèrent, de mettre un peu de viande dans leur chorba. Pour ce qui est de la  cascade de dépenses auxquelles ils devront faire face à partir du mois de juin avec toutes ces fêtes  et autres évènements qui s’annoncent, et ceci est une autre histoire… 

Hacène. R

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Les établissements de formation professionnelle à Constantine, à l’instar des autres wilayas, sont désormais appelés à réviser, de fond en comble, leurs offres pour les sessions à venir. C’est ce qui ressort d’une réunion, tenue, hier, au CFPA Daksi, ayant regroupé les membres du conseil consultatif financier et  pédagogique. Une structure qui constitue, pour rappel, un cadre de concertation et de coordination entre d’une part la DFP,  et d’autre part les établissements du secteur. Une révision  qui s’impose afin de répondre aux préoccupations, notamment en termes de formation, exprimées par le marché du travail, affirme Mme Rahima Zenati, la nouvelle directrice de wilaya. Il s’agit d’un travail essentiellement axé sur les besoins explicitement exprimés, notamment dans les secteurs du tourisme, de l’audio-visuel, du bâtiment, des arts et industrie graphiques, des énergies renouvelables, de la sécurité industrielle et de la maintenance des véhicules, entre autres, expliqua la première responsable du secteur. Et de lancer, que ces directives données par la tutelle visent l’enrichissement et la diversification des offres de formation par l’intégration de nouvelles spécialités jugées porteuses d’emplois, ainsi que la prise en charge des besoins en main d’œuvre qualifiée que de nombreux utilisateurs, privés et publics, n’ont cessé d’exprimer. Les conventions récemment signées avec plusieurs partenaires du secteur s’inscrivent dans cette démarche. Il est temps d’en finir avec cette formule, le moins que l’on puisse dire, « insensée »  (former pour uniquement former) dont les incidences sont là : des milliers de diplômés sans emploi, a tenu à dire un chef de service d’un CFPA. Un constat accablant que l’université, à dire vrai, partage avec le secteur de la formation professionnelle. Autrement dit, il faudrait sortir de la politique des chiffres et opter pour une nouvelle stratégie qui donnera de la crédibilité au secteur de la formation et de l’enseignement professionnels. C’est une refondation totale, ou presque, de la carte de formation de wilaya qui s’impose dans les mois à venir. Une carte qui devrait dorénavant répondre aux besoins d’un marché du travail en perpétuel changement. Si nous formons notre stagiaire, qui est en quelque sorte notre produit, c’est pour qu’il soit effectivement rentable, au sens propre du terme, affirme notre interlocuteur. En un mot, le secteur de la formation professionnelle est condamné, tout simplement, à être au diapason des mutations socioéconomiques que le pays connaît actuellement, conclut Mme Zenati. Notons, par ailleurs, que 7294 postes sont offerts aux candidats de la prochaine session de septembre 2017. Nous y reviendrons avec plus de détails dans nos prochaines éditions.

M.K 

Publié dans Constantine

Un lot de plus de 500 comprimés psychotropes et des bouteilles contenant un psychotrope liquide ont été saisis, lundi dernier, à l’aéroport international Mohamed- Boudiaf de Constantine par les services des Douanes algériennes, a-t-on appris auprès de responsables de ce corps constitué. La marchandise prohibée a été découverte dans les bagages d’un voyageur en provenance de Nice (France), a précisé la même source, ajoutant que la prise a eu lieu lors d’une fouille de routine. Le mis en cause, âgé de 70 ans et originaire d’une wilaya de l’Est du pays a été aussitôt arrêté par les services des Douanes, a-t-on encore précisé par la même source. Une enquête a été diligentée par les services compétents pour déterminer l’étendue de ce trafic.

Publié dans Constantine
mardi, 09 mai 2017 00:00

Excuses ?

Faut-il assimiler la bourde diplomatique commise par le ministre tunisien  des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, à une volonté délibérée  de nuire à l’Algérie ? Si tel était le cas, qu’est-ce qui motiverait pareille « manœuvre » ? Toujours est-il que « l’anecdote », de mauvais goût du reste, relève de l’irresponsabilité pure et simple d’autant plus qu’elle est attentatoire et  émane  d’un ministre censé se conformer aux règles de bienséance, qui plus est, s’exprimait en terre étrangère. Preuve en est, l’affaire  en est arrivée à la convocation de l’ambassadeur tunisien et a été à l’origine d’un appel téléphonique à un niveau élevé de la hiérarchie  des deux Etats.  Sellal et son homologue Youssef Chahed, qui ont discuté d’élections législatives, pour les besoins des formalités diplomatiques, ont tenté autant que faire se peut « circonscrire » le dérapage de Mouakher et éviter que les relations qu’entretiennent l’Algérie et la Tunisie restent « indifférentes »  vis-à-vis d’un ministre qui étale ses fantasmes et fait l’intéressant dans des assemblées pour le moins sérieuses. Et que valent  les excuses qu’il a été forcé de formuler  maintenant que la balle est bien partie ?  «Je n’avais aucunement l’intention de nuire à l’image de l’Algérie et de la Libye avec lesquelles la Tunisie entretient des relations profondes et  historiques qui dépassent ma personne et concernent les peuples de ces  trois pays», a déclaré M. Mouakher et d’ajouter  «Je présente mes sincères excuses si mes déclarations, involontaires, ont  porté préjudice, directement ou indirectement aux Algériens et aux Libyens  frères ». Pour rappel, le ministère des AE a convoqué  l’ambassadeur de Tunisie à Alger, Abdelmadjid El  Ferchichi pour lui demander des clarifications  à ce sujet. L’ambassadeur a été « instruit » que les propos attentatoires à l’Algérie ont interpellé autant les citoyens que les gouvernants. En fait, l’auteur de la bourde n’ a pas intrigué les Algériens , seulement. Dans son pays, en Tunisie, il a essuyé les critiques les plus acerbes et suscité l’indignation des Tunisiens, population et politiques.  «La profondeur de ces relations est plus importante que de telles  déclarations contraires aux réalités de la géographie, de l’histoire et l’avenir commun», a relevé le parti Annahda. Ainsi dévoyé par tout le monde, la démission de Mouakher de son poste de ministre resterait une porte de sortie… « honorable » si l’on veut.   

 Saïd Lamari 

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Abdelmalek Sellal s’est entretenu au téléphone hier avec son homologue tunisien, Youcef Chahed, ont rapporté plusieurs médias tunisiens dans leur édition de mardi. Lors de cet entretien purement protocolaire à travers lequel le Premier-ministre tunisien a félicité son homologue algérien des résultats des législatives tenues jeudi dernier, il a été aussi question de l’incroyable bévue commise le 4 mai à Rome, par Riad Mouakher, le ministre tunisien des Affaires locales et de l’environnement. Celui-ci avait fait montre d’une insolence inouïe à l’égard de l’Algérie et de la Libye, dans un rare mouvement de déchéance politique aggravée. En poussant un peu trop son discours de marketing destiné à la consommation occidentale, le ministre tunisien avait trébuché lourdement sur les mots avec lesquels il a traité les Algériens et les Libyens : communistes et terroristes. Selon ce responsable en mal de conviction et de repères, la Tunisie serait victime de ses deux voisins trop « encombrant ». Leur voisinage terrorise tellement Riad Mouakher que celui-ci, pris d’une peur bleue, n’aurait pas hésité à solliciter une adhésion à l’Union européenne, s’il avait persisté dans son discours inapproprié. Selon les médias tunisiens, l’attitude de Mouakher n’est pas un cas isolé que des excuses publiques pourraient faire oublier. Il parait que d’autres cas ont fait scandale avant lui. « De plus en plus de ministres tunisiens sont pris en flagrant délit d’incompétence, de manque de jugement et d’insolence aggravée. Récemment, plusieurs scandales ont émaillé l’actualité. Après Zribi, dont la gaffe de communication a coûté plusieurs centaines de millions de dollars aux importateurs tunisiens et à la Banque centrale tunisienne, voila la ministre du Sport qui traite des consommateurs de spectacles sportifs de terroristes », rappellent des journaux tunisiens. Apparemment sous le choc des images désolantes du derby tunisois qui a opposé le Club africain à l’Espérance de Tunis, et les incidents qui l’ont émaillé et qui ont failli tourner à l’émeute, la ministre du Sport n’a pas su retenir sa langue et a explosé. Malgré la désapprobation générale que ses propos a provoquée, elle n’a pas été rappelée à l’ordre. Pour le cas du ministre qui a insulté l’Algérie, en mettant sa bévue monumentale sur le compte de l’anecdote, c’est pareil. Toutes les excuses possibles ne sauront dissimuler aux responsables algériens, cette tendance sournoise partagée par une partie de la classe politique tunisienne qui n’hésite nullement à s’adonner à l’hypocrisie lorsque ses intérêts sont en jeu. Il existe effectivement chez nos voisins, une catégorie de responsables dont l’aliénation a dépassé toutes les limites du tolérable. Un simple examen des facteurs qui ont permis à la Tunisie de rester debout économiquement, leur rafraichira la mémoire. Le pire, c’est qu’ils le savent, mais ne le reconnaissent pas.

Mohamed Mebarki

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La compagnie aérienne ASL Airlines France a annoncé l’ouverture d’une ligne Paris-Alger à compter du 23 juin 2017. Selon le site spécialisé TourMag, la ligne reliant les deux capitales sera exploitée à « l’année à raison de cinq fréquences par semaine ». La compagnie française desservira aussi Chlef à partir de Paris, deux fois par semaine, pour la période du 4 juillet au 31 août 2017. Ces deux liaisons seront assurées par des Boeing 737-700.

Tarifs en baisse

Avec ASL Airlines France, ce sont désormais sept compagnies qui assurent des liaisons entre la France et l’Algérie. Air Algérie, Air France, Aigle Azur, Tassili Airlines ainsi que Vueling Airlines transportent déjà des passagers depuis plusieurs années. Depuis avril 2016, la compagnie Transavia France propose également un vol Nantes-Alger et élargit ainsi le nombre de villes françaises desservies. Concernant les tarifs, la majorité des compagnies anticipent les réservations pour l’été et lancent des promotions attractives. Nouvelle venue sur le marché, ASL Airlines France propose des billets à partir de 300 euros depuis Paris pour relier Alger. Il faut néanmoins tenir compte du poids puisque celle n’autorise que 23 kg en soute contre par exemple 30 kg chez la compagnie Air Algérie. Sur la même ligne, le pavillon national propose d’ailleurs des tarifs attractifs à partir de 26.700 dinars, si la réservation est effectuée avant le 10 mai. Du côté de Tassili Airlines, des tarifs « exceptionnels » vers la France sont annoncés à l’occasion de la 50e foire internationale d’Alger avec des prix à partir de 24.700 dinars pour un voyage Paris – Alger à effectuer avant le 31 juillet 2017. Pour en profiter, il faudra réserver avant le 13 mai.

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L’Algérie active ses réseaux diplomatiques et œuvre à convaincre un grand nombre de pays membres de l’Opep d’accepter la proposition de reconduire l’accord relatif à la baisse des quotas de production. Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, sera aujourd’hui en Irak pour justement  s’entretenir sur le sujet avec son homologue irakien, Jabber al-Luaibi. Le temps presse et rien ne doit être laissé au hasard. Pour l’Algérie, il y va de sa stabilité. Comme d’ailleurs pour un grand nombre des pays de l’Opep dont l’économie dépend entièrement des hydrocarbures. Les déplacements de Nourreddine Boutarfa s’inscrivent dans la préparation de la réunion des pays de l’Opep prévue pour le 25 mai en Autriche. Lors de cette réunion, les membres de l'Opep devraient décider de la prolongation de six (6) mois ou du   gel de la durée de la baisse de la production de pétrole, mesure entrée en   vigueur le 1er janvier dernier. L’Algérie est déjà confortée par l’Arabie Saoudite et le Vénézuela qui sont d’accord pour la reconduction de l’accord d’Alger. Elle est également appuyée dans sa démarche par la Russie, non membre de l’Opep, qui s’inscrit dans cette politique de réduction de la production afin de maintenir les prix à un niveau acceptable. Il est à préciser que les pays membres de l’Opep et des pays producteurs hors Opep avaient convenu, en décembre 2016 à Vienne, d’un accord pour agir ensemble en réduisant leur production d’un total   avoisinant 1,8 mbj à partir de janvier 2017 à raison de 1,2 mbj par l'Opep et 600.000 bj par onze pays hors-Opep (Azerbaïdjan, Brunei, Bahreïn, Guinée équatoriale, Kazakhstan, Malaisie, Mexique, Oman, Russie, Soudan et Sud   Soudan). Cet accord a été respecté à la lettre par l’ensemble des pays. Il est désormais question de maintenir cet effort commun qui vise à éviter un effondrement des prix de l’or noir qui serait fatal pour un pays comme l’Algérie. Le ministre saoudien de l’Energie, Khalid Al-Falih, avait déclaré lundi passé qu’il s’attendait à une extension de l’accord de réduction de la production de l’Opep au second semestre 2017 et même peut-être au-delà.   De son côté, la Russie, à travers son ministre de l’Energie, Alexandre Novak, avait   donné son accord pour la reconduction de cette limitation de la production de brut. Les gros producteurs membres de l’Opep ne se sont pas tous exprimés. En plus de l’Irak, il y a aussi l’Iran et le Nigeria. Si l’Algérie cherche à reconduire cet accord, c’est en raison de la fragilité du marché pétrolier qui peine à remonter. Les cours de pétrole ont connu une légère baisse ces dernières semaines, passant ainsi des 55 dollars à 50 dollars. Hier encore, les prix de l’or noir sont descendus au dessous de la barre des 50 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 49,36 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de   Londres.  Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange   (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de juin   était 46,44 dollars. Cette fragilité est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient au moment où les stocks américains connaissent une baisse. Les réserves de brut ont reculé en avril, et celles de produits raffinés ont baissé plus que d’habitude au printemps. Un paramètre qui pourrait peut-être aider le prix du baril à remonter. Cela, bien sûr, si l’Opep reconduit son accord et si la Russie tient à son engagement en faveur de la stabilisation des cours du pétrole entre la fourchette des 50/60 dollars.

Yanis Belmadi

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Le projet de réalisation de nouveaux silos à céréales ultramodernes, fruit d’un partenariat algéro-américain annoncé il y a plus d’une année, demeure toujours au point mort. Pire : le projet a pris une tournure politique depuis que la partenaire américain Blumberg Grain a annoncé avoir fait intervenir des membres du Congrès américain et que le président Donald Trump lui-même « suit la question de près ».  Selon David Blumberg, les raisons du blocage du projet seraient d’ordre bureaucratique et de « politique interne ». Pourtant, une source proche de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) affirme que les blocages sont surtout dus à des désaccords exprimés par Blumberg Grain sur un ensemble de points jugés incontournables par la partie algérienne, et que l’acceptation par la société américaine de ces dispositions permettrait aux deux parties de négocier les détails de mise en œuvre du marché. Le premier point de divergence concerne le fait que l’OAIC a demandé que l’intégration au projet de la licence du logiciel de gestion et de contrôle à distance pour les 100 entrepôts de stockage soit sans incidence financière. Or, Blumberg Grain propose de l’intégrer seulement moyennant un montant de 40 millions de dollars. Un montant jugé « injustifié et disproportionné » par la partie algérienne. Pour rappel, le coût global du projet pour l’Algérie s’élèverait déjà à plus de 32 milliards de dinars, soit près de 300 millions de dollars, et permettrait au pays d’économiser 200 millions de dollars par an en pertes causées par le mauvais conditionnement des céréales. Autre point de désaccord : l’OAIC a réclamé que la société américaine lui transmette un dossier complet et conforme à la réglementation en vigueur comprenant un dossier administratif, une offre technique détaillée ainsi qu’une offre financière. Cependant, la source proche de l’OAIC a qualifié les contenus des documents fournis par Blumberg Grain comme étant « sommaires » et ne permettant pas « une évaluation objective » de la proposition américaine, tant sur le plan technique que sur le plan financier. Blumberg Grain aurait également rejeté le principe de la mise en place d’une caution de bonne exécution, pourtant exigée par la réglementation algérienne, proposant en échange de substituer cette caution par des retenues de garantie. Ceci représenterait « une règle exceptionnelle propre aux marchés de gré à gré simple », précise notre source. Les termes de paiement figurent également parmi les divergences entre les parties algérienne et américaine. L’OAIC a en effet proposé le paiement de situations périodiques, au prorata de l’état d’avancement des travaux et par virement bancaire, qu’elle estime plus adapté pour ce type de marché par rapport à la méthode souhaitée par la partie américaine, qui propose « un paiement à l’embarquement et par lettre de crédit propre aux contrats de fourniture ». Citée par notre source, l’OAIC estimerait en outre que les termes de paiement proposés par la société américaine ne correspondent pas à une décomposition réelle du montant du marché, et sont en inadéquation avec le planning des réalisations. La partie algérienne considérerait en outre que le planning fourni par Blumberg Grain ne tient pas en compte les prestations à la charge de son partenaire algérien Batimetal. Ces prestations sont pourtant supposées être accomplies parallèlement aux prestations de la société américaine. Enfin, un dernier point de divergence se situe dans le fait que Blumberg Grain exige l’intégration des montants des taxes (Impôt sur le bénéfice des sociétés, Taxe sur l’activité professionnelle, la Taxe sur la valeur ajoutée) dans la partie devise de la valeur globale du projet payé par l’OAIC. Or, ces taxes sont appliquées seulement pour les prestations exécutées en Algérie en dinars, avance l’OAIC.

R.C

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mardi, 09 mai 2017 00:00

L’hémorragie

La fuite des médecins et praticiens de la santé vers l’étranger est un « drame national », a déploré, hier sur les ondes de la radio chaîne III, Bekkat Berkani, le président du Conseil national de l’Ordre des médecins algériens. Qualifiée d’ « hémorragie », cette fuite a, selon l’intervenant, fait perdre à l’Algérie, entre 1996 et 2006, 40 milliards de dollars et privé le pays d’une importante assise médicale qui a retrouvé en Europe, et particulièrement en France, toutes les conditions nécessaires à leur évolution professionnelle. Bekkat Berkani a estimé que le climat de désespérance et la mentalité figée ont été pour beaucoup dans le choix de nombreux médecins d’aller vivre et exercer dans des « pays plus cléments ». D’après un rapport de démographie médicale publiée en 2013, publié par le Conseil national de l’Ordre des médecins français, 22,2% des médecins étrangers exerçant en France sont des diplômés d’Algérie. 5,8% viennent du Maroc, 2,5% de Tunisie et 1% d’Egypte. En France, les médecins et praticiens algériens représentent 40% des effectifs. Une réalité que le responsable du CNOM a essayé de relayer dans le but d’alerter les pouvoirs publics à propos d’un vrai « problème de fond » auquel l’Algérie doit trouver une solution durable et définitive. Bekkat Berkani a appelé la tutelle en premier lieu à travailler dans le sens d’une revalorisation globale de la filière, de l’université au terrain, et à faire siennes les revendications liées à l’amélioration des conditions d’exercice et de rémunération pour les praticiens du sud et des Hauts-Plateaux. Parmi les propositions annoncées par le professeur, figure en bonne place la « nécessité de rendre plus rigoureux les critères d’accès à la faculté de médecine. Une proposition pareille de la part d’un médecin supposé connaitre parfaitement le contexte, ses ramifications et ses impasses, c’est plus que surprenant, dans la mesure où il n’est pas sans ignorer que la fuite des médecins algériens vers l’étranger est essentiellement incitée par la recherche de conditions d’épanouissement professionnel et social. Dans les années 70 et jusqu’au début des années 80, l’accès à la faculté de médecine était libre, alors que d’autres filières comme le journalisme étaient conditionnées par un concours national. Et pourtant, il n’y a pas eu de problèmes, parce que le niveau et la qualité de l’enseignement dans de nombreuses facultés étaient au-dessus de la moyenne. La problématique de ces médecins algériens exerçant à l’étranger doit être traitée dans un cadre global de sortie de crise qui dépasse et de loin les limites étroites de la formation ou de l’amélioration des salaires et autres avantages matériels. Pour « résoudre les problèmes de ceux qui font la médecine de demain », il est urgent que la corporation fasse preuve de sa détermination et ses capacités à inscrire le traitement du « phénomène » de la fuite des médecins et praticiens à l’étranger, dans un contexte socio-économique global. Il n’est pas évident qu’après quelques mesures incitatives, la tendance se renversera comme par un enchantement. En prévision du nouveau code de la santé, les représentants de l’Ordre des médecins doivent se débarrasser de cette attitude apolitique qui les empêche de saisir la racine du mal. Leur diagnostic devrait prendre en considération tous les aspects du sujet. « Afin que les malades algériens ne se soignent plus à l’étranger en moyennant de fortes sommes d’argent en contrepartie de résultats aléatoires » et afin que les médecins algériens optent pour l’Algérien, en premier lieu, il faudrait que les concernés fassent preuve d’un minimum de volontarisme.

Mohamed Mebarki

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