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L’opinion publique algérienne n’a pris connaissance de l’existence de Farid Bedjaoui qu’après l’éclatement en 2013, du scandale lié à des contrats obtenus en Algérie par Saipem, filiale du groupe pétrolier italien Eni. C’est en ce moment que les Algériens ont su que le golden boy impliqué dans l’affaire Saipem devenue par la suite l’affaire Sonatrach 2, est un neveu de Mohamed Bedjaoui, ancien ministre et président du Conseil constitutionnel qui a été aussi juge à la Cour de Justice internationale de la Haye et représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU. La presse italienne avait chiffré le montant des « commissions » à 197 000 000 euros. Ayant disparu de la scène après avoir fait fortune sur le dos de Sonatrach, c’est au tour de ses frères de faire parler d’eux. C’est Le journal de Montréal qui braque ses projecteurs sur ces deux frangins assis sur un véritable empire financier aux origines plus que douteuses. Selon la publication canadienne, les deux frangins disposeraient de plusieurs propriétés au Québec dont la valeur est estimée en dizaines de millions de dollars. Les informations publiées par le journal font suite à un énorme travail d’investigation qui révèle que l’une des dernières acquisitions immobilières de Réda, un des deux frères, remonte au mois de mai 2015. Il s’agit d’un grand appartement de type condominium d’une valeur de près de 2 millions de dollars américains. L’appartement est situé dans un quartier somptueux de Montréal. En février de la même année, il est entré comme actionnaire des Appartements Acadia inc, et lorsque l’on sait que la valeur d’un appartement de ce genre est estimée à plus de 3 millions de dollars sans les frais d’habitations annuels évalués par la source qui a donné l’information à 50 000 dollars. En dix ans, Réda Bedjaoui aurait conclu plusieurs transactions immobilières et financières. Cette période coïncidait avec la montée en puissance de son frère Farid dans le milieu affairiste international. C’est à cette époque que la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, fut saignée à blanc dans de criminelles opérations de bakchich, commissions et pots-de-vin. Lorsqu’il était étudiant à Montréal, Réda recevait régulièrement un appui financier considérable de la part de son frère Farid et de son oncle qui était à l’époque, ministre des Affaires étrangères. Selon le journal, Farid Bedjaoui aurait transféré 285 000 dollars à Réda, entre 2005 et 2006. Farid se chargeait aussi du bien-être de grand luxe du petit frère. Le journal révèle aussi qu’en 2001, Mohamed Bedjaoui aurait transmis deux chèques de 100 000 dollars chacun à Ryad. Selon Le journal de Montréal, Farid et Reda Bedjaoui sont toujours de proches collaborateurs. Les deux frères auraient même travaillé ensemble entre 2010 et 2013 pour Rayan Asset, une société créée par Farid chez Mossack Fonseca, tristement connu à travers le scandale planétaire des Panama Papers. Enregistrée aux îles Vierges britanniques, cette société de portefeuilles s’est vue confier en 2003 environ un milliard de dollars américains en placements de Sonatrach, « que Farid Bedjaoui aurait ensuite arrosée avec l’argent de Saipem », affirme le journal québécois. 

Mohamed Mebarki

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Pour le RCD, l’affaire du ministre éphémère du tourisme et de l’artisanat, limogé quarante heures seulement après son installation au poste, est « révélatrice une fois de plus d’un dysfonctionnement grave au plus haut sommet de l’Etat». C’est ce que le parti affirme dans un communiqué sanctionnant la réunion mensuelle de son secrétariat national, estimant que le silence observé par le premier ministre accrédite la «thèse que ce dernier est déjà prisonnier de luttes d’intérêts opaques». Suffisant aux yeux du RCD pour déduire que c’est un «gouvernement affaibli et qui hérite d’un bilan économique et social catastrophique qui doit affronter une crise multiforme», appuyant son assertion par «l’annulation de nombreux projets de développements ou d’infrastructures comme les hôpitaux ou les établissements de formation conjuguée au gel des salaires, l’inflation et une dévaluation importante de la monnaie nationale annihilent toute chance d’une période de grâce». D’où les conflits sociaux et les protestations citoyennes qui s’amplifient, avec comme «nouveauté» dans ce paysage des luttes, relève le RCD, «l’implication de la société civile pour défendre l’investissement privé productif», mettant en avant la mobilisation contre les entraves bureaucratiques opposées à l’essor du groupe Cevital dans la wilaya de Bejaia qui, selon lui, « doit être prise pour ce qu’elle est, un signe de vitalité contre la marginalisation économique de la région», se félicitant  de l’implication des militants et des élus du parti pour exiger des pouvoirs publics l’application de la réglementation et l’encouragement de l’investissement. Concernant les conflits sociaux, le RCD dit constater que l’austérité imposée par le pouvoir est «exclusivement supportée par le monde du travail, les jeunes et les petites entreprises, voire les entreprises familiales», estimant que la conduite d’une politique de redressement national implique le dialogue le plus large avec les représentants de ces catégories sociales, à commencer par les syndicats autonomes». Assurant de sa solidarité l’ensemble de ces forces vives et mettant en garde contre la poursuite de la politique de marginalisation, le secrétariat national du RCD dénonce «les pressions exercées contre les syndicats autonomes et les procédures judiciaires à leur encontre», exigeant dans la foulée que l’avant-projet du code du travail «doit être soumis à la concertation la plus large».

A.K.

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Le programme de la caméra cachée de la chaîne de télévision privée Ennahar TV a été arrêté de diffusion définitivement, suite à la polémique suscitée et l’élan de solidarité notamment des hommes de lettres, après le mauvais traitement infligé à l’écrivain Rachid Boudjedra, a annoncé hier le directeur de cette chaîne de télévision. «Nous avons décidé définitivement d’arrêter la diffusion du programme Rana Hkemnak (caméra cachée)», a écrit le directeur de la cette chaine de télévision privée, Annis Rahmani sur son compte Twitter. Des hommes du monde de la culture et de l’art, des journalistes et des académiciens ont organisé hier un rassemblement devant le siège de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) pour dénoncer les dépassements enregistrés dans les émissions de la chaîne Ennahar TV durant le mois sacré du Ramadhan. Des spécialistes et des experts des médias ont pointé du doigt des émissions diffusées durant le mois sacré du Ramadhan, notamment les caméras cachées, qui sous couvert de divertissement, montrent des séquences dont «la brutalité et la vulgarité» sont une «insulte à la dignité humaine». Pour rappel, l’ARAV avait exhorté, avant le début du mois sacré du Ramadhan, les chaînes de télévision algériennes à observer les «principes d’intérêt général» afin d’éviter les «dérives» constatées les années précédentes, tout en élaborant des programmes spéciaux pour le Ramadhan ‘’qui soient un espace d’éveil à la fois spirituel et rationnel, conciliant authenticité et modernité».

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samedi, 03 juin 2017 00:00

Saïd Bouteflika désavoue Ennahar TV

«Ce qu’ils t’ont fait est une ignominie. Je suis venu t’apporter mon soutien».  Ces mots de réconfort et de soutien sont du frère du Président, Saîd Bouteflika qui a tenu hier à aller les dire de vives voix à l’écrivain Rachid Boudjedra, dont un rassemblement de soutien était organisé devant le siège de l’ARAV à Alger. A l’appel d’un groupe de journalistes, artistes et hommes de culture, lancé sur Facebook, des milliers de personnes ont signé un texte suivi d’une pétition réclamant de l’Autorité de régulation de l’Audiovisuel (ARAV) qu’elle rappelle à l’ordre la chaîne Ennahar TV coupable d’avoir humilié l’écrivain dans un programme de caméra cachée. Hier donc, des centaines de personnes s’étaient massées depuis 10h malgré le soleil et le jeûne devant le siège de l’ARAV pour réclamer que cesse cette forme de «baltaguia» télévisuelle dont sont victimes des artistes. On pouvait reconnaitre le sociologue  Nacer Djabi, les hommes politiques, Karim Tabbou, Soufiane Djilali, et Djelloul Djoudi, les artistes Abderrahmane Djalti et Amel Zen, et bien sûr des journalistes. Mais Saîd Bouteflika, le frère du Président, aura incontestablement ravi la vedette. Arrivé aux environs de 11h40 au quartier Sacré cœur, Said Bouteflika a provoqué une cohue des photographes de presse qui ne s’attendaient pas à une telle incursion. Tout le monde pensait que la chaine Ennahar bénéficiait du soutien du Président et donc de son frère cadet.   C’est ce qui a rendu l’arrivée de Said tout à fait surprenante au point où chacun y allait avec sa lecture. Said s’est difficilement frayé un chemin dans la foule pour aller rejoindre Rachid Boudjedra qui était adossé au mur de l’ARAV. Ce dernier visiblement un peu sonné, n’a pas reconnu son illustre invité dans un premier temps. «Chkoun anta ! »(Qui es –tu ?) lui a-t-il lancé. Et Said Bouteflika de décliner son identité, le sourire en coin, à l’oreille de l’écrivain. Ce qu’ils t’ont fait est…   L’accolade et le petit sourir échangé a duré quelques minutes avant que Saîd Bouteflika ne quitte les lieux comme il était arrivé. Il eut droit tout de même à quelques quolibets lancés par quelques militants de Jil Jadid. Des huées qui n’ont pas été cautionnées par la foule qui a plutôt apprécié le geste du frère du Président. En effet, tout le monde est convaincu que la présence de Saîd Bouteflika à ce rassemblement et son soutien à l’écrivain, constituent un désaveu clair et net à Ennahar TV et son directeur. Pour beaucoup, Saîd voulait faire passer un message selon lequel cette chaine ne dépend pas de la présidence contrairement à ce qui se dit. En condamnant «l’ignominie» commise par Ennahar, Saîd Bouteflika aura discrédité cette chaîne de télé qui a commis l’innommable en traînant dans la boue un homme de lettres de la stature de Rachid Boudjedra. Résultat immédiat, la direction d’Ennahar TV a annoncé hier avoir décidé de mettre fin au programme controversé de la caméra cachée intitulé «Rana h’kemnak» (On t’a pris piège !). Ennahar va-t-elle cesser  son cinéma d’horreur ?  Elle  est bien obligée surtout que Boudjedra a porté l’affaire devant la justice.

Imane B

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Rachid Boudjedra a décidé de déposer une plainte contre Ennahar TV après la diffusion de la caméra cachée « Rana hkemnak » (On t’a pris au piège), où l’écrivain a été “torturé“. « J’ai chargé l’avocat Khaled Bourayou de déposer une plainte car j’ai demandé, aux deux personnes (Hicham et Madani) qui m’ont fait un guet-apens pour cette caméra cachée, de ne rien diffuser. J’ai insisté sur cette question en quittant le plateau et je leur ai téléphoné aussi. Ils m’ont promis qu’elle ne sera pas diffusée. La promesse n’a pas été tenue », déplore Rachid Boudjedra. L’écrivain raconte comment l’équipe d’Ennahar TV  l’a pris au piège pour le tournage de l’émission. « Ils m’ont contacté pour me dire que je serai le premier invité d’une émission intitulée “Nadi Al adabi” (le club littéraire) et qui sera diffusée durant le Ramadan. J’étais avec mon ami Smail Hadj Ali et mon épouse. Ils les ont éloignés de moi rapidement et ils m’ont emmené à l’hôtel El Kettani, à Bab El Oued, où j’ai été torturé », a-t-il souligné, rappelant que les paras français torturaient non loin de cet endroit à l’époque coloniale. « À un moment donné, j’ai pensé que j’étais tombé aux mains d’un groupe terroriste. J’ai vu deux jeunes avec des gilets de la police et des pistolets sur la ceinture. Je ne sais pas si ces armes étaient en plastique ou pas », ajoute l’écrivain, en qualifiant le commentaire fait sur lui par la voix off de « véritable inquisition ». Rachid Boudjedra rappelle qu’il a été malmené par la chaîne Echorouk TV  le 31 mai 2015. Invité dans l’émission « Fi al mahkama » (Au tribunal) d’Echorouk TV, le romancier devait répondre à plusieurs questions dont celles de savoir s’il croyait en Dieu et s’il considérait l’Islam comme une religion. « Et j’ai subi le même traitement par Ennahar TV le 31 mai 2017, il y a une relation à mon avis », pense-t-il. L’écrivain affirme avoir été contacté par les responsables d’Ennahar TV pour lui présenter des excuses. « Le rédacteur en chef et les personnes qui ont produit l’émission m’ont appelé, mais pas le directeur général de la chaîne », a-t-il précisé. Anis Rahmani, directeur général d’Ennahar TV, a présenté ses excuses via son compte twitter en soulignant que l’émission n’a pas respecté « la charte de l’éthique » de la chaîne. Dans un autre Tweet, il a précisé que « ceux qui veulent l’athéisme en Algérie, doivent assumer leur responsabilité ». « Ennahar TV ne peut pas leur servir de relais. La liberté du culte est consacrée par la Constitution, mais la provocation en plein Ramadan est un comportement irresponsable », a-t-il ajouté. Rachid Boudjedra a donné une explication politique à ce qui lui est arrivé.  «Le pouvoir n’aime pas les intellectuels et les écrivains, alors il nous monte les sales coups », a-t-il conclu.

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samedi, 03 juin 2017 00:00

Quand l’ARAV se dérobe

Dans notre précédente édition, nous dénoncions le contenu des caméras cachées dont on avait constaté qu’elles ont dérapé du divertissement vers le genre trash ou carrément le sordide. Le traitement infligé par la télévision En Nahar à l’écrivain Rachid Boudjedra, montré dans une posture indigne de son rang d’écrivain de réputation mondiale, en est la parfaite illustration. Nous fustigions aussi l’Autorité de régulation en s’interrogeant à juste titre sur sa passivité face à de telles dérives, qui plus est, se répètent en ce début de Ramadhan. Hier, un rassemblement s’est tenu devant le siège de l’ARAV, en haut de la rue Didouche Mourad. Si les manifestants ont choisi ce lieu, c’est qu’ils considèrent que la responsabilité de l’ARAV est engagée. Mais cela ne semble pas, être la position de son président, Zouaoui Benhamadi qui cherche à se défausser sur la justice pour ne pas avoir à prononcer des sanctions. L’ARAV pouvait selon lui, intervenir notamment quand elle constate «un dépassement grave», touchant notamment aux symboles de l’Etat». En revanche quand ce sont les citoyens qui sont attaqués dans leur dignité et leur honneur, monsieur Zouaoui leur suggérait de s’adresser à la Justice pour que celle-ci exerce des pressions contre ces chaînes. C’est une manière pour le moins bizarre de la part de M. Zouaoui de percevoir le rôle de l’instance. Car de notre point de vue, son rôle est de faire la police de l’éthique et sanctionner tout dépassement .Qu’il touche les symboles de l’Etat où la dignité des citoyens. C’est quoi cette vision sélective qui consiste à défendre l’Etat (qui n’a  d’ailleurs pas besoin, à la limite, d’être défendu par l’ARAV) et à se dire « non concerné » par les atteintes contre les citoyens? Il y a là comme un aveu d’impuissance du président de l’ARAV devant autant d’outrages et de désinvoltures commises par certaines chaînes dont les responsables se prévalent de leur proximité avec le pouvoir. Si le président de l’ARAV se refuse d’agir, de brandir des cartons rouges, sans doute par pusillanimité, il se montre très  fort dans la dénonciation des contenus de ces programmes  «Nous sommes abasourdis par tant de légèreté dans certains programmes» fustige-t-il dans une déclaration à l’APS. Evidemment, c’est plus facile, surtout sans risque, de critiquer au lieu d’agir. Et pour agir, le président de l’ARAV attend «d’entreprendre une réflexion pour la construction du paysage audiovisuel national». Pour aussi «parachever l’aspect disciplinaire et réglementaire» du champ audiovisuel pour en assurer la bonne organisation afin d’éviter «des dépassements» constatés notamment durant le mois sacré de Ramadhan. Il a estimé qu’avec l’application rigoureuse de la réglementation «on peut aller vite dans la régularisation des chaînes privées (qui sont de droit étranger), après, bien sûr, leur mise en conformité avec le cahier des charges». «Avec un nouveau gouvernement et un nouveau ministre de la Communication, on va avancer sérieusement sur le dossier de la réglementation du champ audiovisuel», ajoute Zouaoui Benhamadi qui donne vraiment cette impression de vouloir se débiner pour ne pas trancher. Tout compte fait, il n’aura pas mieux fait que son défunt prédécesseur Miloud Chorfi.

H.Khélifi

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Près de deux (2) milliards de DA de transactions commerciales sans factures ont été décelés du 17 au 26 mai dernier par les services de contrôle du ministère du Commerce, alors que des marchandises d'une valeur de plus de 314 millions de DA ont été saisies durant la même période, a indiqué hier un bilan de ce ministère. Selon le bilan des actions de contrôle menées sur les dix jours ayant précédé le Ramadhan, 40.691 interventions ont été effectuées ayant permis l'enregistrement de 6.693 infractions, l'établissement de 6.282 procès-verbaux et la fermeture de 398 locaux commerciaux. Par domaine d'intervention, le contrôle en matière des pratiques commerciales, 20.890 interventions ont été opérées ayant permis de constater 4.055 infractions sanctionnées par l'établissement de 3.785 procès-verbaux et la proposition de fermeture de 285 commerces. Ces interventions ont ainsi permis la mise au jour de transactions commerciales sans factures pour un montant global de 1,993 milliard de DA et la saisie de marchandises pour une valeur de 301,64 millions de DA. Quant à la nature de ces infractions constatées, elles portent sur le défaut de publicité des prix (1.638 infractions), le défaut de facturation (510), l'opposition au contrôle (320), le défaut de registre du commerce (239), la pratique de prix illicites (137) et le défaut de modification du registre du commerce (44). En matière de contrôle de la qualité et répression des fraudes, les services habilités ont mené 19.801 interventions orientées vers les différentes sphères d'approvisionnement ayant permis la constatation de 2.638 infractions, l'établissement de 2.487 procès-verbaux et la fermeture de 113 locaux commerciaux. Les interventions ont également donné lieu à la saisie de marchandises non conformes ou impropres à la consommation d'une quantité de 57,7 tonnes pour une valeur de 13,24 millions de DA, dont une quantité de 18,55 tonnes d'une valeur de 3,04 millions de DA a été orientée vers les centres d'intérêt collectif. Les principales infractions, dans ce domaine de contrôle, sont liées au défaut d'hygiène et de salubrité (1.108 infractions), à la détention et mise en vente de produits impropres à la consommation (351), au non respect de la température de conservation (270), au défaut d'étiquetage (212), à l'absence d'autocontrôle (157) et à la détention et mise en vente de produits non conformes (128). Il est constaté que ce bilan global est en nette augmentation par rapport à celui enregistré une semaine auparavant (7 au 13 mai ), durant laquelle les 17.746 interventions menées par les mêmes services avaient permis d'enregistrer 1.956 infractions, l'établissement de 1.716 procès-verbaux et la fermeture de 93 locaux commerciaux, tandis que le chiffre d'affaires des transactions commerciales sans factures avait atteint 126,1 millions de DA et le montant des marchandises saisies, pour différentes infractions, ayant dépassé les 30 millions de DA.

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La forte pression militaire qui s’exerce sur les maquis de Jijel, a contraint une terroriste  à se livrer aux autorités accompagnée de ses trois enfants,  avant-hier vendredi. Il ne s’agit pas à proprement parler, d’une repentance de cette dernière, mûrement décidée, dans le cadre de la politique de réconciliation nationale, mais plutôt de sa capitulation, preuve de la supériorité de l’armée. Dénommée G. Noura, épouse du terroriste Gh. Mohamed alias Abou yasser et de ses trois enfants Abdelbari, âgé de (17) ans, Yahia, âgé de (14) ans et Oussama (5 ans) nés tous dans les forêts et pressentant sa neutralisation, elle a donc opté pour la reddition. Elle a rallié les groupes terroristes en 1996 mais finira ainsi par se rendre aux services de sécurité de la région de Bordj thar au sud-est de Jijel. Évoquant l’itinéraire de cette terroriste, dans la région, des sources sécuritaires ont tenu à expliquer qu’elle s’était pratiquement retrouvée, ces derniers mois, avec un nombre restreint de résidus des « sériâtes » terroristes, contraints à se disperser et à agir en électrons libres, dans l’espoir d’échapper aux forces de sécurité. Les éventuels aveux de cette terroriste pourraient permettre de nettoyer définitivement cette ancienne base du terrorisme. Mettant en valeur l’ardeur et l’abnégation constante des forces combinées de sécurité, ne lâchant aucune prise pour autant, les détachements locaux de l’Anp semblent déterminés, non seulement, à empêcher les anciennes « sériâtes » de racketter les villageois, pour les priver du renflouement de leur trésor de guerre, mais surtout d’avoir, a l’usure leurs résidus, morts ou vifs. C’est la continuation de l’œuvre spectaculaire accomplie au printemps dernier sur les monts de Jijel et d’autres coins du centre du pays, avec un bilan de plus d’une centaine de terroristes neutralisés et la récupération de leurs arsenaux de guerre. Par ailleurs et selon nos sources les indications fournies par cette repentie vont assurément permettre aux forces de sécurité d’avoir une idée précise sur le nouvel organigramme des sériâtes terroristes locales. La localisation des tanières des groupes terroristes est un préalable à la planification d’autres opérations militaires décisives. Exploitant des révélations de la reddionniste, un détachement militaire a déjà effectué, une opération de ratissage sur les hauteurs de Bordj thar. Bilan : démolition de deux casemates, nos sources parlent de la reddition imminente d’autres éléments terroristes. Leur retour à l’ordre public pourrait intervenir durant ce mois de Ramadhan, a-t-on précisé, et ils n’auront fait qu’emboiter le pas à près d’une quarantaine de redditionnistes enregistrés, depuis une année, a Jijel, ajoute une source proche des services locaux de sécurité. Mais tant qu’il y a encore des terroristes qui veulent jouer les durs à cuire, “il ne faut jamais baisser la garde”. C’est le leitmotiv des différents corps de sécurité. Sur le terrain, il se traduit surtout, par la multiplication d’enquêtes pour démasquer les réseaux de terrorisme armé, dans les maquis, les forces de l’Anp ont déjà fortement ébranlé les hordes sanguinaires les plus irréductibles.

 M.Bouchama

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samedi, 03 juin 2017 00:00

Les dealers investissent Berrahal

Depuis la réception du pôle urbain Kalitoussa, la commercialisation au même titre que la consommation des stupéfiants, se sont pratiquement généralisées au sein de la population juvénile à Berrahal. En effet, l’installation de personnes, en provenance de quartiers populeux et populaires de la périphérie d’Annaba, qualifiés de fortement pollués par des délinquants et dont la dangerosité n’est pas à démontrer, s’est répercutée négativement sur la quiétude qui caractérisait l’antique Ain Mokra.   Des dealers semblent avoir trouvé un environnement propice pour s’adonner, en toute impunité, à leur sale besogne. Ainsi, et selon des habitants, du côté des différentes cités et surtout des 1.950 logements de kalitoussa, des filières aguerries, dit-on, très difficiles à infiltrer alimentent le marché des stupéfiants. Mais en ce mois sacré de carême, force est de constater que ce phénomène semble prendre de l’ampleur Pour mesurer la gravité de la question, il suffit de faire une balade sur les hauteurs de la ville de Berrahal, plus précisément à la cité « Bénye-Edhati » où l’exode a été intense il y a plus d’une décennie et voir de visu les dealers se livrant à leur sale besogne en toute quiétude.  Pis encore, au niveau du chemin de wilaya très boisé reliant Berrahal à Oued El-Aneb, un tronçon, long de 7 km et peu fréquenté à longueur d’année, serait transformé en un lieu paradisiaque des narcotrafiquants. Des éleveurs et autres exploitants agricoles, en activité dans cette région, signalent que des « indics », souvent des gosses sont utilisés par des narcotrafiquants. Leur mission : « Ils donnent l’alerte sur tout mouvement de véhicules qui emprunteraient ce tronçon ». Il est à signaler surtout depuis le début du mois de ramadhan que les trafiquants de stupéfiants infestent chaque coin des quartiers et même au niveau des régions boisées ceinturant la ville où consommateurs et dealers ne se cachent pas. La consommation et commercialisation du chéra et des psychotropes font rage dès le début de la soirée à hauteur d’un espace situé sur le boulevard principal et fréquenté par les « taxi-clandestins » près de l’immeuble dit « Bouchareb ». En effet et contrairement à un passé récent, in the night l’ex-Aïn Mokra fait peur. Et les dealers quittent leur tanière pour s’installer au vu et au su de tout le monde au centre-ville et s’adonnent à leur activité sordide, sans gêne. En outre, signalent les habitants à Berrahal, les gangs, qui ont mis, il n’y a pas si longtemps, sous la pression des services de sécurité, la clé sous le paillasson et se sont évaporés dans la nature, sont aujourd’hui de retour et ont repris leurs activités nuisibles. Vol de bétail, cambriolage d’appartement et la consommation de chéra au grand jour, caractérisent, désormais de nos jours, l’ex-Souk El-Had.

B. Salah-Eddine 

Publié dans Annaba

Le volet sécuritaire des baigneurs et vacanciers a été bien pris en charge, à l’occasion de la saison estivale 2017, par la protection civile de la wilaya d’Annaba, qui annonce que nombreuses actions ont été déjà accomplies et d’autres en cours, pour des vacances sans pépins. Pour les vacances de  la période des grandes chaleurs, les services de la protection civile ont mobilisé, quelques 242 agents et 13 plongeurs professionnels pour assurer la surveillance au niveau des plages autorisées pour la baignade que compte le plan d’eau de la wilaya de Annaba de 9 heures à 19 heures. À cela, il faut ajouter 160 gardiens saisonniers des plages.   À ce sujet, nous apprenons auprès de la cellule de communication de la protection civile que 21 plages sont autorisées à la baignade et lesquelles ont été scindées en 4 zones, alors qu’on dénombre 7 plages, situées dans des zones à accès difficile et déclarées  non gardées. Ces  plages sont situées au chef-lieu de la commune de Annaba,  le reste à Sidi-Salem, Séraidi et Chétaibi. Selon des sources proches de la protection civile, La 1ère zone est celle de la plage de Sidi-Salem, longue de 1.700 mètres, celui du chef lieu d’Annaba d’une longueur de 4.100 mètres, celle de Seraidi 900 mètres et enfin Chetaibi avec des plages d’une longueur total de 3.700 m. par ailleurs, outre les 8 postes permanents de contrôle et de prévention, l’on signale l’installation de dix autres postes de surveillance en préfabriqués, implantés entre autres au niveau des plages de Rizi Amor (ex-Chappuis) et Aïn Achir sur le site balnéaire de Ras El-Hamra du chef-lieu de la wilaya. Par ailleurs, nous apprenons que six ambulances et 5  embarcations, 3 de type zodiac et deux semi-rigides, ont été enrôlées pour la circonstance. Cette année, la protection civile a pris une batterie pour une réelle protection de la santé des baigneurs. Les pompiers assurent les vacanciers  que des sanctions très sévères, voire des poursuites judiciaires, seront lancées à l’encontre des  contrevenants en matière de sécurité des baigneurs. Le commandement de la protection civile d’Annaba déclare  qu’il est fermement interdit aux embarcations et autres engins maritimes motorisés, de se rapprocher de moins de 100 mètres du rivage. Il a été exigé aussi auprès de marins-pêcheurs qu’il est banni de larguer des filets de pêche à moins de 300 mètres de la coquette. Il est prévu également des actions de sensibilisation en direction des baigneurs, vacanciers, Véliplanchistes et autres amateurs de sport nautique (Scooter, Jet-ski, Moto de mer), de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité émises par les agents de la Protection Civile, entre-autres ne pas fréquenter les plages interdites, se baigner en zones surveillées,  ne pas dépasser la zone réservée aux baignades, éviter de se baigner après un bain de soleil prolongé ou après un repas copieux, surveiller ses enfants, particulièrement ceux en bas-âge dotés de jouets et engins nautiques.

B. S E 

Publié dans Annaba
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