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Peut-on parler de l’échec du projet de réhabilitation, ou plutôt de rénovation, du réseau AEP de Constantine ?   Au regard des fuites d’eau constatées à travers les quartiers de la ville, la question mérite certainement d’être posée. Il suffit, d’ailleurs, de faire un tour d’horizon pour se rendre compte de ce constat auquel adhèrent les responsables de la SEACO, la société chargée du projet. Lancé au milieu des années 90, cet important projet trébuche toujours. En consommant plusieurs milliards de centimes, dégagés pour ce projet, le partenaire français n’a pas réussi, à dire vrai, à résoudre le problème des fuites d’eau dans la ville du vieux Rocher. Pour preuve, l’eau continue de couler, non pas dans les robinets, mais dans les différentes artères de la ville. Et sur ce plan, les habitants de Djebel El Ouahch, à titre d’exemple, peuvent sans doute témoigner. Les routes dans cette partie de la ville sont, à longueur d’année, inondées par les eaux d’un réseau défectueux. Au fil des jours et des mois, l’état d’un autre réseau, celui des routes, s’est dégradé, et ce, en dépit des budgets accordés, ces dernières années, à ce volet. Un véritable gaspillage qui ne dit pas son nom et dont les répercussions sont, malheureusement, là : ni le réseau AEP a été réhabilité, ni celui des routes n’a été, en effet, « protégé ». L’eau est, estiment les spécialistes, l’ennemi « redoutable » de la route. Interrogé par un confrère sur ces fuites d’eau, M. Abdelhakim Hirèche, le directeur d’exploitation au niveau de la SEACO, a tenu à préciser, dans ce sillage, que 24 équipes, dont deux spécialisées dans les gros œuvres,  veillent à la réparation des 7000 fuites enregistrées chaque année. Un chiffre qui explique clairement le constat relatif à la détérioration du réseau routier.

M.K

Publié dans Constantine

Une formation en anglais appelée Open Gate (portail ouvert), destinée aux étudiants en doctorat, toutes filières confondues, sera lancée au mois d’octobre prochain par l’Ecole normale supérieure de Constantine (ENSC) Assia Djebar, a révélé, hier à l’APS, son directeur Mahmoud Boushaba. Cette formation, dispensée en "présentiel et à distance", vise à initier les étudiants en doctorat à lire et rédiger un article en anglais pour permettre aux étudiants ayant des insuffisances dans le domaine de les combler et ce, conformément aux instructions du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a-t-il indiqué. Précisant que cette formation Open Gate sera "ouverte à tous les étudiants inscrits en doctorat", quel que soit la filière, M. Boushaba a indiqué que des sessions de 200 à 240 étudiants, d’une durée de trois (3) mois comportant 3 à 4 semaines de suivi présentiel nécessaire et les autres à distance, sont prévues par la plateforme dédiée à cette formation. Selon ce même responsable, l’objectif de cette formation est de faciliter aux étudiants la compréhension des thématiques, la recherche bibliographique en anglais, ainsi que la rédaction d’articles, d’autant que, a-t-il assuré, 80% des publications universitaires sont en anglais. Outre cela, l’ENSC organisera à la fin du mois d’octobre 2017, les Doctoriales internationales de mathématiques avec la participation de professeurs de renommée mondiale en mathématiques, qui viendront du Canada, de Chine, de Russie et d’Italie notamment, ainsi que des professeurs algériens, a encore révélé M. Boushaba. Ces professeurs animeront des plénières en présence de 200 à 250 étudiants inscrits en doctorat de mathématiques, en sus d’ateliers thématiques au cours desquels ces étudiants exposeront leurs travaux et débattront de leurs sujets en vue de pouvoir avancer dans leurs recherches, a-t-il précisé. Le directeur de l’ENSC a estimé que l’Open Gate et les Doctoriales de mathématiques constituent les "activités phares de la prochaine rentrée universitaire", évoquant également la mise en place d’une chaîne Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) sur la thématique "Education au développement durable".Il a, en outre, ajouté que cette chaîne Unesco permettra d’avoir un financement pour "tenter d’inculquer la culture du développement durable, au sens large du terme, aux futurs enseignants".

Publié dans Constantine

C’est un constat alarmant et accablant à la fois que celui dressé par Foudil Khelifa, le directeur de laboratoire  d’hygiène de la wilaya, sur les jus et boissons  gazeuses consommés par le citoyen. 80% des boissons et des jus ne répondent pas aux normes de santé bactériologiques, selon ce responsable. En termes plus clairs, 80% des boissons et des jus commercialisés sont impropres à la consommation. Idem, ou presque, pour la pâtisserie et les  crèmeries, puisque 50 % de ces produits ne répondent pas également aux normes d’hygiène admises. Toujours dans cet ordre d’idées, le directeur du laboratoire d’hygiène de Constantine n’a pas manqué d’établir un autre constat accablant sur l’eau des robinets et des différentes sources. 40 % de cette eau seraient impropres à la consommation, estime M. Khelifa lors d’une journée d’étude sur les risques et d’intoxication et  les maladies à transmission hydrique.  Organisée par la wilaya, cette rencontre a permis aux participants de tirer, encore une fois, la sonnette d’alarme sur ces produits vendus sur la voie publique dont l’origine est souvent douteuse. En effet, le constat dressé par le directeur dudit laboratoire est là pour confirmer un autre constat, celui de l’absence, ou plutôt de l’échec des moyens déployés jusqu’alors pour contrôler nos marchés et autres espaces commerciaux.  Les taux avancés par ce responsable sont révélateurs d’une situation gravissime qui menace la santé publique.  Il est temps que des mesures plus fermes soient effectivement prises par les services concernés, ont tenu à marteler des médecins spécialistes présents lors de cette journée d’étude. Pour un été sans épidémies, tel était le slogan d’une rencontre qui en appelle certainement à d’autres. Malheureusement, en écoutant les dires de Foudil Khelifa, un sentiment de scepticisme et de crainte se dégage de facto. La situation épidémiologique à Constantine est loin d’être maitrisée. D’où l’urgence de commencer par un travail de sensibilisation en direction du consommateur qui a, lui aussi, sa part de responsabilité. 

M.K

Publié dans Constantine
samedi, 03 juin 2017 00:00

Quand l’ARAV se dérobe

Dans notre précédente édition, nous dénoncions le contenu des caméras cachées dont on avait constaté qu’elles ont dérapé du divertissement vers le genre trash ou carrément le sordide. Le traitement infligé par la télévision En Nahar à l’écrivain Rachid Boudjedra, montré dans une posture indigne de son rang d’écrivain de réputation mondiale, en est la parfaite illustration. Nous fustigions aussi l’Autorité de régulation en s’interrogeant à juste titre sur sa passivité face à de telles dérives, qui plus est, se répètent en ce début de Ramadhan. Hier, un rassemblement s’est tenu devant le siège de l’ARAV, en haut de la rue Didouche Mourad. Si les manifestants ont choisi ce lieu, c’est qu’ils considèrent que la responsabilité de l’ARAV est engagée. Mais cela ne semble pas, être la position de son président, Zouaoui Benhamadi qui cherche à se défausser sur la justice pour ne pas avoir à prononcer des sanctions. L’ARAV pouvait selon lui, intervenir notamment quand elle constate «un dépassement grave», touchant notamment aux symboles de l’Etat». En revanche quand ce sont les citoyens qui sont attaqués dans leur dignité et leur honneur, monsieur Zouaoui leur suggérait de s’adresser à la Justice pour que celle-ci exerce des pressions contre ces chaînes. C’est une manière pour le moins bizarre de la part de M. Zouaoui de percevoir le rôle de l’instance. Car de notre point de vue, son rôle est de faire la police de l’éthique et sanctionner tout dépassement .Qu’il touche les symboles de l’Etat où la dignité des citoyens. C’est quoi cette vision sélective qui consiste à défendre l’Etat (qui n’a  d’ailleurs pas besoin, à la limite, d’être défendu par l’ARAV) et à se dire « non concerné » par les atteintes contre les citoyens? Il y a là comme un aveu d’impuissance du président de l’ARAV devant autant d’outrages et de désinvoltures commises par certaines chaînes dont les responsables se prévalent de leur proximité avec le pouvoir. Si le président de l’ARAV se refuse d’agir, de brandir des cartons rouges, sans doute par pusillanimité, il se montre très  fort dans la dénonciation des contenus de ces programmes  «Nous sommes abasourdis par tant de légèreté dans certains programmes» fustige-t-il dans une déclaration à l’APS. Evidemment, c’est plus facile, surtout sans risque, de critiquer au lieu d’agir. Et pour agir, le président de l’ARAV attend «d’entreprendre une réflexion pour la construction du paysage audiovisuel national». Pour aussi «parachever l’aspect disciplinaire et réglementaire» du champ audiovisuel pour en assurer la bonne organisation afin d’éviter «des dépassements» constatés notamment durant le mois sacré de Ramadhan. Il a estimé qu’avec l’application rigoureuse de la réglementation «on peut aller vite dans la régularisation des chaînes privées (qui sont de droit étranger), après, bien sûr, leur mise en conformité avec le cahier des charges». «Avec un nouveau gouvernement et un nouveau ministre de la Communication, on va avancer sérieusement sur le dossier de la réglementation du champ audiovisuel», ajoute Zouaoui Benhamadi qui donne vraiment cette impression de vouloir se débiner pour ne pas trancher. Tout compte fait, il n’aura pas mieux fait que son défunt prédécesseur Miloud Chorfi.

H.Khélifi

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La forte pression militaire qui s’exerce sur les maquis de Jijel, a contraint une terroriste  à se livrer aux autorités accompagnée de ses trois enfants,  avant-hier vendredi. Il ne s’agit pas à proprement parler, d’une repentance de cette dernière, mûrement décidée, dans le cadre de la politique de réconciliation nationale, mais plutôt de sa capitulation, preuve de la supériorité de l’armée. Dénommée G. Noura, épouse du terroriste Gh. Mohamed alias Abou yasser et de ses trois enfants Abdelbari, âgé de (17) ans, Yahia, âgé de (14) ans et Oussama (5 ans) nés tous dans les forêts et pressentant sa neutralisation, elle a donc opté pour la reddition. Elle a rallié les groupes terroristes en 1996 mais finira ainsi par se rendre aux services de sécurité de la région de Bordj thar au sud-est de Jijel. Évoquant l’itinéraire de cette terroriste, dans la région, des sources sécuritaires ont tenu à expliquer qu’elle s’était pratiquement retrouvée, ces derniers mois, avec un nombre restreint de résidus des « sériâtes » terroristes, contraints à se disperser et à agir en électrons libres, dans l’espoir d’échapper aux forces de sécurité. Les éventuels aveux de cette terroriste pourraient permettre de nettoyer définitivement cette ancienne base du terrorisme. Mettant en valeur l’ardeur et l’abnégation constante des forces combinées de sécurité, ne lâchant aucune prise pour autant, les détachements locaux de l’Anp semblent déterminés, non seulement, à empêcher les anciennes « sériâtes » de racketter les villageois, pour les priver du renflouement de leur trésor de guerre, mais surtout d’avoir, a l’usure leurs résidus, morts ou vifs. C’est la continuation de l’œuvre spectaculaire accomplie au printemps dernier sur les monts de Jijel et d’autres coins du centre du pays, avec un bilan de plus d’une centaine de terroristes neutralisés et la récupération de leurs arsenaux de guerre. Par ailleurs et selon nos sources les indications fournies par cette repentie vont assurément permettre aux forces de sécurité d’avoir une idée précise sur le nouvel organigramme des sériâtes terroristes locales. La localisation des tanières des groupes terroristes est un préalable à la planification d’autres opérations militaires décisives. Exploitant des révélations de la reddionniste, un détachement militaire a déjà effectué, une opération de ratissage sur les hauteurs de Bordj thar. Bilan : démolition de deux casemates, nos sources parlent de la reddition imminente d’autres éléments terroristes. Leur retour à l’ordre public pourrait intervenir durant ce mois de Ramadhan, a-t-on précisé, et ils n’auront fait qu’emboiter le pas à près d’une quarantaine de redditionnistes enregistrés, depuis une année, a Jijel, ajoute une source proche des services locaux de sécurité. Mais tant qu’il y a encore des terroristes qui veulent jouer les durs à cuire, “il ne faut jamais baisser la garde”. C’est le leitmotiv des différents corps de sécurité. Sur le terrain, il se traduit surtout, par la multiplication d’enquêtes pour démasquer les réseaux de terrorisme armé, dans les maquis, les forces de l’Anp ont déjà fortement ébranlé les hordes sanguinaires les plus irréductibles.

 M.Bouchama

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Près de deux (2) milliards de DA de transactions commerciales sans factures ont été décelés du 17 au 26 mai dernier par les services de contrôle du ministère du Commerce, alors que des marchandises d'une valeur de plus de 314 millions de DA ont été saisies durant la même période, a indiqué hier un bilan de ce ministère. Selon le bilan des actions de contrôle menées sur les dix jours ayant précédé le Ramadhan, 40.691 interventions ont été effectuées ayant permis l'enregistrement de 6.693 infractions, l'établissement de 6.282 procès-verbaux et la fermeture de 398 locaux commerciaux. Par domaine d'intervention, le contrôle en matière des pratiques commerciales, 20.890 interventions ont été opérées ayant permis de constater 4.055 infractions sanctionnées par l'établissement de 3.785 procès-verbaux et la proposition de fermeture de 285 commerces. Ces interventions ont ainsi permis la mise au jour de transactions commerciales sans factures pour un montant global de 1,993 milliard de DA et la saisie de marchandises pour une valeur de 301,64 millions de DA. Quant à la nature de ces infractions constatées, elles portent sur le défaut de publicité des prix (1.638 infractions), le défaut de facturation (510), l'opposition au contrôle (320), le défaut de registre du commerce (239), la pratique de prix illicites (137) et le défaut de modification du registre du commerce (44). En matière de contrôle de la qualité et répression des fraudes, les services habilités ont mené 19.801 interventions orientées vers les différentes sphères d'approvisionnement ayant permis la constatation de 2.638 infractions, l'établissement de 2.487 procès-verbaux et la fermeture de 113 locaux commerciaux. Les interventions ont également donné lieu à la saisie de marchandises non conformes ou impropres à la consommation d'une quantité de 57,7 tonnes pour une valeur de 13,24 millions de DA, dont une quantité de 18,55 tonnes d'une valeur de 3,04 millions de DA a été orientée vers les centres d'intérêt collectif. Les principales infractions, dans ce domaine de contrôle, sont liées au défaut d'hygiène et de salubrité (1.108 infractions), à la détention et mise en vente de produits impropres à la consommation (351), au non respect de la température de conservation (270), au défaut d'étiquetage (212), à l'absence d'autocontrôle (157) et à la détention et mise en vente de produits non conformes (128). Il est constaté que ce bilan global est en nette augmentation par rapport à celui enregistré une semaine auparavant (7 au 13 mai ), durant laquelle les 17.746 interventions menées par les mêmes services avaient permis d'enregistrer 1.956 infractions, l'établissement de 1.716 procès-verbaux et la fermeture de 93 locaux commerciaux, tandis que le chiffre d'affaires des transactions commerciales sans factures avait atteint 126,1 millions de DA et le montant des marchandises saisies, pour différentes infractions, ayant dépassé les 30 millions de DA.

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Rachid Boudjedra a décidé de déposer une plainte contre Ennahar TV après la diffusion de la caméra cachée « Rana hkemnak » (On t’a pris au piège), où l’écrivain a été “torturé“. « J’ai chargé l’avocat Khaled Bourayou de déposer une plainte car j’ai demandé, aux deux personnes (Hicham et Madani) qui m’ont fait un guet-apens pour cette caméra cachée, de ne rien diffuser. J’ai insisté sur cette question en quittant le plateau et je leur ai téléphoné aussi. Ils m’ont promis qu’elle ne sera pas diffusée. La promesse n’a pas été tenue », déplore Rachid Boudjedra. L’écrivain raconte comment l’équipe d’Ennahar TV  l’a pris au piège pour le tournage de l’émission. « Ils m’ont contacté pour me dire que je serai le premier invité d’une émission intitulée “Nadi Al adabi” (le club littéraire) et qui sera diffusée durant le Ramadan. J’étais avec mon ami Smail Hadj Ali et mon épouse. Ils les ont éloignés de moi rapidement et ils m’ont emmené à l’hôtel El Kettani, à Bab El Oued, où j’ai été torturé », a-t-il souligné, rappelant que les paras français torturaient non loin de cet endroit à l’époque coloniale. « À un moment donné, j’ai pensé que j’étais tombé aux mains d’un groupe terroriste. J’ai vu deux jeunes avec des gilets de la police et des pistolets sur la ceinture. Je ne sais pas si ces armes étaient en plastique ou pas », ajoute l’écrivain, en qualifiant le commentaire fait sur lui par la voix off de « véritable inquisition ». Rachid Boudjedra rappelle qu’il a été malmené par la chaîne Echorouk TV  le 31 mai 2015. Invité dans l’émission « Fi al mahkama » (Au tribunal) d’Echorouk TV, le romancier devait répondre à plusieurs questions dont celles de savoir s’il croyait en Dieu et s’il considérait l’Islam comme une religion. « Et j’ai subi le même traitement par Ennahar TV le 31 mai 2017, il y a une relation à mon avis », pense-t-il. L’écrivain affirme avoir été contacté par les responsables d’Ennahar TV pour lui présenter des excuses. « Le rédacteur en chef et les personnes qui ont produit l’émission m’ont appelé, mais pas le directeur général de la chaîne », a-t-il précisé. Anis Rahmani, directeur général d’Ennahar TV, a présenté ses excuses via son compte twitter en soulignant que l’émission n’a pas respecté « la charte de l’éthique » de la chaîne. Dans un autre Tweet, il a précisé que « ceux qui veulent l’athéisme en Algérie, doivent assumer leur responsabilité ». « Ennahar TV ne peut pas leur servir de relais. La liberté du culte est consacrée par la Constitution, mais la provocation en plein Ramadan est un comportement irresponsable », a-t-il ajouté. Rachid Boudjedra a donné une explication politique à ce qui lui est arrivé.  «Le pouvoir n’aime pas les intellectuels et les écrivains, alors il nous monte les sales coups », a-t-il conclu.

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Le programme de la caméra cachée de la chaîne de télévision privée Ennahar TV a été arrêté de diffusion définitivement, suite à la polémique suscitée et l’élan de solidarité notamment des hommes de lettres, après le mauvais traitement infligé à l’écrivain Rachid Boudjedra, a annoncé hier le directeur de cette chaîne de télévision. «Nous avons décidé définitivement d’arrêter la diffusion du programme Rana Hkemnak (caméra cachée)», a écrit le directeur de la cette chaine de télévision privée, Annis Rahmani sur son compte Twitter. Des hommes du monde de la culture et de l’art, des journalistes et des académiciens ont organisé hier un rassemblement devant le siège de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) pour dénoncer les dépassements enregistrés dans les émissions de la chaîne Ennahar TV durant le mois sacré du Ramadhan. Des spécialistes et des experts des médias ont pointé du doigt des émissions diffusées durant le mois sacré du Ramadhan, notamment les caméras cachées, qui sous couvert de divertissement, montrent des séquences dont «la brutalité et la vulgarité» sont une «insulte à la dignité humaine». Pour rappel, l’ARAV avait exhorté, avant le début du mois sacré du Ramadhan, les chaînes de télévision algériennes à observer les «principes d’intérêt général» afin d’éviter les «dérives» constatées les années précédentes, tout en élaborant des programmes spéciaux pour le Ramadhan ‘’qui soient un espace d’éveil à la fois spirituel et rationnel, conciliant authenticité et modernité».

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Pour le RCD, l’affaire du ministre éphémère du tourisme et de l’artisanat, limogé quarante heures seulement après son installation au poste, est « révélatrice une fois de plus d’un dysfonctionnement grave au plus haut sommet de l’Etat». C’est ce que le parti affirme dans un communiqué sanctionnant la réunion mensuelle de son secrétariat national, estimant que le silence observé par le premier ministre accrédite la «thèse que ce dernier est déjà prisonnier de luttes d’intérêts opaques». Suffisant aux yeux du RCD pour déduire que c’est un «gouvernement affaibli et qui hérite d’un bilan économique et social catastrophique qui doit affronter une crise multiforme», appuyant son assertion par «l’annulation de nombreux projets de développements ou d’infrastructures comme les hôpitaux ou les établissements de formation conjuguée au gel des salaires, l’inflation et une dévaluation importante de la monnaie nationale annihilent toute chance d’une période de grâce». D’où les conflits sociaux et les protestations citoyennes qui s’amplifient, avec comme «nouveauté» dans ce paysage des luttes, relève le RCD, «l’implication de la société civile pour défendre l’investissement privé productif», mettant en avant la mobilisation contre les entraves bureaucratiques opposées à l’essor du groupe Cevital dans la wilaya de Bejaia qui, selon lui, « doit être prise pour ce qu’elle est, un signe de vitalité contre la marginalisation économique de la région», se félicitant  de l’implication des militants et des élus du parti pour exiger des pouvoirs publics l’application de la réglementation et l’encouragement de l’investissement. Concernant les conflits sociaux, le RCD dit constater que l’austérité imposée par le pouvoir est «exclusivement supportée par le monde du travail, les jeunes et les petites entreprises, voire les entreprises familiales», estimant que la conduite d’une politique de redressement national implique le dialogue le plus large avec les représentants de ces catégories sociales, à commencer par les syndicats autonomes». Assurant de sa solidarité l’ensemble de ces forces vives et mettant en garde contre la poursuite de la politique de marginalisation, le secrétariat national du RCD dénonce «les pressions exercées contre les syndicats autonomes et les procédures judiciaires à leur encontre», exigeant dans la foulée que l’avant-projet du code du travail «doit être soumis à la concertation la plus large».

A.K.

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