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Plus de 600 hadjis ont subi jusqu’à maintenant des examens médicaux au niveau de l’établissement public de la santé de proximité Béchir Mentouri, où on a enregistré le rejet d’un seul cas concernant un homme de troisième âge atteint par la maladie d’Alzheimer. L’opération d’accueil au sein de cet établissement des futurs hadjis pour effectuer une visite médicale va se poursuivre jusqu’au 12 juin courant, avec au total 629 hadjis qui ont jusqu’à maintenant subi des examens médicaux par deux comités différents. Le premier se compose respectivement de deux médecins généralistes, un spécialiste en phtisiologie et un médecin psychologue, tandis que le deuxième comité est constitué par des médecins généralistes et des psychologues.  Les médecins ont rejeté le dossier d’un seul pèlerin âgé de plus de 80 ans après avoir diagnostiqué les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. Au cours de l’examen médical, on procède aussi au prélèvement des échantillons d’ongles et des cheveux de chaque pèlerin dans le but de constituer une banque de données de l’ADN. Cette mesure, rappelle-t-on, a été décidé l’année passée à la suite de la bousculade qui s’est passée dans la zone de Mina près de la Mecque, et qui a provoqué des centaines de victimes. Les autorités concernées cherchent à travers cette mesure, à faciliter l’identification des pèlerins en cas d’accidents similaires, sans compter d’autres mesures d’organisations administratives, avec pour chaque pèlerin un dossier électronique et un dossier en papier, où toutes les informations du pèlerin sont introduites dans un site internet réservé à cette opération.  

Sami.B  

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dimanche, 04 juin 2017 00:00

L’occasion fait le larron

Malgré les prix exorbitants de la viande rouge,  une pratique    inadmissible sous d’autres cieux, qui leur est imposée par les bouchers, les clients ne manquent pas et il  leur faut être très  patient  pour se faire servir quelques morceaux  de viande, que le commerçant aura en grande partie choisis à leur place. En ce mois de piété et de dévotion, les arnaques ne manquent pas et  les commerçants  ayant pignon sur rue ou occasionnels font preuve d’une  incroyable imagination. Cela va du semblant de citronnade labélisée  «cherbet» vendue sur les trottoirs  alors qu’il s’agit d’eau mélangée à un produit chimique non identifié  à la viande hachée qui n’a vraiment de viande que l’apparence mais surtout pas le goût en passant par ce « kalb elouz » qui, à de très rares exemptions, consiste en une pâte  faite de grosse semoule arrosée d’un mélange  de différents aromes  chimiques dont la nocivité pour l’organisme est souvent   (mais en vain) dénoncée par les nutritionnistes. Et que dire alors de cette zalabia et autres  pâtisseries à la mode qui baignent dans du sucre fondu coloré et vendues très cher , alors qu’elles sont confectionnées à base de produits subventionnés  par le trésor public (farine, semoule, sucre, huile entre autres). La débrouille, source  de gain facile et  peu importe sa provenance,   des parents   peu  regardant sur les activités de leurs progénitures   et l’argent  qu’ils ramènent à la maison,  font que des  enfants (parfois des fillettes) de tout âge en « pré-vacances » depuis déjà  un mois,  squattent les trottoirs et les  abords de marchés    proposant aux passants, conditionnés par le jeûne  et donc  prêts à tout  rafler  sur leur passage, «dioules» (Khatfa), herbes aromatiques et surtout  la « zalabia »  qu’ils n’achèteraient  pourtant pendant la période qui sépare deux ramadhans. 

Hacène. R 

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L’agence d’amélioration et de développement du logement (AADL) de Constantine a annoncé dernièrement le lancement avant septembre prochain, des travaux de réalisation d’un lot de 4000 logements restants du programme AADL2, tout en indiquant que l’opération de payement de la 2ème tranche, concerne 6000 souscripteurs ayant déjà choisi le site.  Il y a lieu de rappeler, que les services de l’agence ont depuis des mois, en coordination avec les services de logement et la wilaya, approuvé définitivement, le parachèvement de ce lot du programme, implanté au niveau de deux sites, le premier dans la zone El Mouzina à El Khroub, et le deuxième à l’extension Ouest de la nouvelle ville Ali Mendjelli. Cette opération qui consiste à réaliser 2000 logements dans chaque site, a été attribuée à une entreprise locale, ce qui a suscité les inquiétudes des souscripteurs à propos du respect des délais de réalisation, en exigeant de les attribuer aux mêmes entreprises, qui ont réalisé les premiers lots de ce programme au niveau de Retba à Didouche Mourad et à Ali Mendjelli.Les travaux de réalisation auraient dû démarrer avant le mois de juin courant, mais en l’absence de tout mouvement de la part des entreprises de réalisation sur les sites des deux lots, à part l’installation des clôtures, il est fort probable qu’ils vont démarrer avant le mois de septembre prochain. En ce qui concerne l’opération de payement des souscripteurs concernés par le lot restant, qui est de 4000 logements, elle va être entamée, d’après une source de l’agence dès le lancement effectif des travaux de réalisation.  

S B.  

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dimanche, 04 juin 2017 00:00

N°5242 du 04-06-2017

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dimanche, 04 juin 2017 00:00

Trois terroristes arrêtés à Tébessa

Trois éléments de soutien aux groupes terroristes ont été arrêtés samedi à Tébessa par des éléments de la Gendarmerie nationale, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale. Ces criminels, précise le ministère de la de la Défense nationale, ont reconnu leur implication dans la pose de la mine de confection artisanale qui a explosé vendredi au passage d’une patrouille militaire, et ayant fait 2 morts et 2 blessés, comme annoncé dans notre édition d’hier. «Dans le cadre de la lutte antiterroriste et suite à l’enquête et investigations des services de la Gendarmerie nationale de Bir El Ater, wilaya de Tébessa (5ème Région militaire), les trois terroristes R. Hamid, R. Saddam et M. Mahiou, arrêtés hier , ont reconnu être derrière la pose de la mine de confection artisanale qui a explosé lors du passage d’une patrouille militaire le 2 juin. Ces criminels seront présentés à la justice», a ajouté le communiqué. Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, des Gardes-frontières «ont saisi, à Tindouf (3e Région militaire), une quantité de kif traité s’élevant à 200 kilogrammes». A Bordj Badji Mokhtar et In Guezzam (6e Région militaire), des détachements de l’Armée nationale populaire «ont saisi un camion, 9,4 tonnes de denrées alimentaires, 1000 litres de carburants et des outils d’orpaillage, tandis qu’un autre détachement a intercepté, à El-Oued/4 RM, quatre (04) contrebandiers, quatre (04) véhicules, six (06) quintaux de denrées alimentaires et 3096 boites de produits cosmétiques», ajoute le communiqué du MDN.

RC

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En Algérie, la cybercriminalité a connu une hausse substantielle durant les quatre dernières années. En 2016, pas moins de 1055 infractions ont été enregistrées sur le net contre 567 en 2015, soit une hausse de plus de 53%, selon les chiffres officiels de la police obtenus par TSA. En 2015, cette hausse était de l’ordre de 43%. Pareil en 2014, où l’évolution était de 37% avec 246 affaires enregistrées contre 91 en 2013. Durant les quatre premiers mois de 2017, la tendance haussière se confirme avec 630 affaires enregistrées, soit une augmentation de près de 56% par rapport à la même période de l’année passée. Selon les chiffres officiels, ce sont « les grandes agglomérations » qui sont le plus touchées par la cybercriminalité en raison de « l’accès à internet ». Pour ce qui est de la typologie des infractions, elles sont, pour la majorité, liées à des affaires d’atteinte à la personne. Toutefois, des affaires relatives au terrorisme ou à l’apologie au terrorisme ont été recensées.

L’atteinte à la personne arrive en tête

Ces affaires d’atteinte à la personne peuvent prendre plusieurs formes, allant de la menace, l’intimidation ou le chantage à l’escroquerie, ou pédopornographie. En 2016, pas moins de 28 affaires d’escroquerie sur le net et 20 autres de pédopornographie ont été recensées par les services de police. Plus en détail, les 1055 affaires cybercriminelles enregistrées l’année passée ont fait 1023 victimes, dont 138 mineurs et 76 personnes morales. Elles ont conduit à l’interpellation de 946 personnes dont 104 mineurs, soit un taux d’élucidation de plus de 89%, d’après les chiffres de la police. Autre fait grave : le recours ces deux dernières années, par les cybercriminels, à des techniques complexes utilisées généralement par des bandes organisées. Parmi ces techniques, figurent le skimming (détournement des informations d’une carte bancaire d’un consommateur pendant son utilisation) et le phishing (appelé également hameçonnage, une technique utilisée par les fraudeurs pour l’usurpation des identités).

Une hausse qui devrait durer

Saïd Bachir, chef de service central de la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (TIC) à la DGSN, explique la hausse des affaires liées à la criminalité sur internet par la « sensibilisation » menée par les forces de sécurité pour inciter les citoyens algériens à dénoncer les infractions du net. « Cette hausse revient essentiellement aux efforts de sensibilisation qui ont fait que le citoyen algérien soit impliqué dans la lutte contre la cybercriminalité. Aujourd’hui, le citoyen s’oriente vers nos brigades pour signaler les infractions ou pour déposer plainte », se félicite-t-il. Outre l’effort de sensibilisation, l’accès à internet, devenu de plus en plus facile dans les 48 wilayas du pays, est une source de motivation pour les cybercriminels du fait de l’anonymat que peut offrir la toile, d’après les explications de notre interlocuteur. « L’émergence de la connectivité grâce à l’augmentation de l’accès à internet a conduit à la hausse de la cybercriminalité », détaille M. Bachir. Pour lui, une augmentation est même attendue durant les années à venir en raison de « l’avènement du commerce électronique en Algérie ». « On s’attend à plus de cybercriminalité avec l’arrivée du commerce électronique », prévoit-il.

L’Algérie est moins touchée que les pays développés

Toutefois, l’Algérie reste un pays, à une certaine mesure, moins touché par la cybercriminalité que d’autres pays, notamment occidentaux. Le retard accusé en matière de commerce électronique, source de motivation pour les voleurs sur le net, ainsi que celui lié à la mauvaise qualité de la connexion à internet expliquent cette situation par rapport aux pays occidentaux. « Il n’y a pas assez d’offres sur internet en ce qui concerne le commerce électronique », justifie M. Bachir. « Dans la majorité des pays où la cybercriminalité est importante, le commerce électronique est développé. Comme il y a cette tentation pour le gain facile, la motivation devient forte », analyse-t-il. Selon lui, le travail de terrain que mène le service central de la lutte contre la criminalité liée aux TIC de la DGSN y est également pour quelque chose. L’un des aspects les plus importants de ce travail, indépendamment de la détection des infractions et l’élucidation des affaires, est la « sensibilisation », avance M. Bachir. « La prévention c’est la veille (sur internet pour détecter les infractions), mais la prévention c’est également la sensibilisation.  Cette sensibilisation se matérialise à travers l’organisation d’actions, à travers l’ensemble du pays, que ce soit dans les places publiques, écoles ou universités, qui nous permettent d’avoir un contact direct avec les citoyens pour les prévenir et les inciter à signaler », indique-t-il. Et de conclure, « il faut connaitre cette face cachée d’internet ». Fin mai, le commissaire principal, Saïd Bachir, a été désigné par le secrétariat général de l’OIPC (Organisation internationale de protection civile)-Interpol à la tête d’un groupe d’experts d’Interpol, de la région Mena (Afrique du nord et Moyen-Orient),  chargé de la lutte contre la cybercriminalité.

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dimanche, 04 juin 2017 00:00

Elaboration de protocoles exécutifs

Des protocoles exécutifs sont en élaboration au niveau du ministère de l’Education nationale pour lutter contre la violence en milieu scolaire, a indiqué hier à Mascara la première responsable de ce département ministériel, Nouria Benghebrit. Lors d’une conférence de presse au terme de sa visite dans la wilaya, où elle a donné le coup d’envoi des épreuves du brevet d’enseignement moyen (BEM), la ministre de l’Education nationale a souligné qu’après avoir fini avec la mise en place d’une politique générale de lutte contre la violence en milieu scolaire basée sur les résultats d’études approfondies, le ministère s’est lancé dans l’élaboration de protocoles exécutifs comportant des mesures à prendre en cas de violence. Mme Benghebrit a déploré un autre type de violence, à savoir celui relatif au fait de déchirer, par l’élève et à la fin de l’année scolaire, les manuels qui leur ont été remis gratuitement, qualifiant cette pratique de «perte de l’argent public». D’autre part, la ministre a minimisé les cas de diffusion de sujets d’examens de fin d’année scolaire, soulignant que le peu de cas se produit après l’entame des épreuves et non pas avant. Elle a ajouté, dans ce contexte, que des spécialistes en informatique du ministère suivent l’affaire pour dévoiler les personnes derrière la diffusion des sujets des examens sur le réseau social et prendre les mesures et sanctions rigoureuses à l’encontre des élèves candidats gardant sur eux des téléphones portables pendant la durée des examens. Nouria Benghebrit a affirmé que le ministère de l’Education nationale oeuvre à combattre la triche aux examens à plusieurs niveaux, en plus des mesures de contrôle strict dans les classes d’examen, dont celle de sensibiliser les élèves sur le grand préjudice encouru en cas de fraude, de fuite de sujets d’examens, ainsi que les parents. La ministre a rappelé l’importance accordée par son secteur au sport scolaire qui constitue une pépinière des sportifs en Algérie. Elle a affirmé l’augmentation du volume horaire réservé à l’éducation physique et sportive, ainsi que la possibilité de création de clubs sportifs dans tous les établissements scolaires. Mme Benghebrit a annoncé, par ailleurs, que 20 à 30 guides éducatifs ont été confectionnés par des experts algériens et des homologues étrangers au profit de cadres du secteur et seront distribués prochainement.

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Des spécialistes en droit constitutionnel ont mis l’accent, hier à Alger, sur la nécessité de la formation des magistrats et des avocats au mécanisme de l’exception d’inconstitutionnalité prévu par la récente révision de la Constitution et qui entrera en vigueur en mars 2019 au niveau des tribunaux civils et militaires. Lors d’une conférence sur l’»exception d’inconstitutionnalité: échange d’expériences et de bonnes pratiques», organisée par le Conseil constitutionnel en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le président de l’Institution, Mourad Medelci, a précisé que l’exception d’inconstitutionnalité, qui est l’une des principales nouveautés introduites à la faveur de la révision de la Constitution de mars 2016, constitue «un immense pas en avant en matière de garantie des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans un Etat de droit», soulignant qu’il importait de former dès à présent les magistrats et les avocats à ce mécanisme et d’informer les citoyens sur leur droit de recourir à cette disposition constitutionnelle. La rencontre d’aujourd’hui, animée par des experts de renommée internationale issus de «diverses cultures constitutionnelles», offre au Conseil constitutionnel et aux différentes instances partenaires l’opportunité d’»élargir leur vision en vue d’une meilleure compréhension et d’une application plus efficiente de ce mécanisme», a estimé M. Medelci. Répondant aux questionnements du président du Conseil constitutionnel sur le mécanisme de l’exception d’inconstitutionnalité et les moyens de son application sur le terrain sans se heurter à des vides juridiques ou à des incompatibilités, le membre du parlement belge, Francis Delpérée , a souligné l’importance d»’un effort pédagogique à partir de l’université à travers la formation des étudiants de droit à cette nouvelle option dont disposent les justiciables, mais aussi par la mise à niveau des connaissances des enseignants pour qu’ils soient au fait de ce nouveau mécanisme», a-t-il dit. Appelant également à «la formation des avocats pour qu’ils puissent faire bénéficier leurs clients de toutes les voies de recours possibles», il a estimé que jusqu’à la promulgation de la loi organique, le chantier doit rester ouvert pour enrichir cette disposition et parvenir à la maitrise des mécanismes de son application». Le directeur général du Centre d’études et de recherches constitutionnelles , Mohamed Bousoltane , a, pour sa part, affirmé que la loi organique portant mécanisme de l’exception d’inconstitutionnalité «consacrera un large espace à l’élargissement des prérogatives conférées au Conseil constitutionnel», ajoutant que les préparatifs liés à ce texte entamées au début de l’année «vont bon train» en attendant sa mise en œuvre de ladite disposition au niveau des tribunaux civils et militaires. A rappeler dans ce sens, que les justiciables auront, à partir de 2019, la possibilité de contester la conformité des textes juridiques aux dispositions constitutionnelles, à travers l’exception de l’inconstitutionnalité, introduite récemment suite au dernier amendement constitutionnel, et qui est «un pas supplémentaire en matière de consolidation des droits de l’Homme et de resserrement des liens entre les différentes juridictions de l’autorité judicaire .Ce nouveau mécanisme est crée en vertu de l’article 188 de l’amendement constitutionnel de 2016 qui stipule que «le conseil constitutionnel peut être saisi d’une exception d’inconstitutionnalité sur renvoie de la Cour suprême ou du Conseil d’Etat, lorsque l’une des parties au procès soutient devant une juridiction que la disposition législative dont dépend l’issue du litige porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Sachant que les conditions et les modalités de mise en œuvre de l’alinéa ci-dessus seront fixées par une loi organique». En vertu de ce texte, le justiciable pourra contester la conformité des textes juridiques aux dispositions de la Constitution devant la Cour suprême, qui les transmet, par la suite, au Conseil constitutionnel, dans le cas où l’affaire est relative au Droit public (Commercial, Civil...), alors que le recours se fait devant le Conseil d’Etat qui le transmet au Conseil constitutionnel, si l’affaire est relative au Droit administratif. Cependant, l’application de ce nouveau mécanisme est encadrée par nombre de conditions comme la nécessité qu’elle soit effectuée dans le cadre des litiges introduits devant la justice et que l’exception d’inconstitutionnalité doit concerner les lois relatives aux libertés et droits, sachant que cette procédure pourrait concerner un ou plusieurs articles ou toute la loi. L’institution constitutionnelle tend à consacrer une période transitive de 3 années à compter de l’entrée en vigueur des amendements constitutionnels, une période réservée à la préparation de la loi organique relative à ce mécanisme et à son application, afin de permettre au Conseil constitutionnel de s’adapter à ce nouveau principe, après son élargissement à cet effet. En outre il a été procédé à l’amendement des deux Codes de procédures civiles et pénales en plus d’autres mesures pour assurer une bonne mise en œuvre de cette disposition. A souligner, que le Conseil constitutionnel délibère, dans ce cadre, à huis clos.

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Le rassemblement organisé par des dizaines d’Algériens solidaires avec Rachid Boudjedra qui vient d’être odieusement humilié par une chaîne TV privée, n’a pas tardé à faire réagir les principaux représentants du courant islamiste. Abderrazak Mokri, le marabout en chef du MSP et Hassan Aribi, le sulfureux député élu sur la liste Nahda- Adala et Bina, ne se sont pas faits prier pour mettre les deux pieds dans le chaudron et remuer de toutes leurs forces, en faisant remonter à la surface les relents nauséabonds de la haine qu’ils ont toujours ressentie à l’égard de l’écrivain. Il ne fallait pas plus comme évènement pour faire sortir les deux gourous islamistes de leur torpeur ramadhanesque. L’auteur du pamphlet, Le FIS de la haine répond parfaitement au profil de l’ennemi potentiel que les islamistes algériens ont intégré à leur paranoïa. Et Abderrazak Mokri aussi bien que Hassan Aribi ne pouvaient rater une occasion pareille pour dire tout le mal qu’ils pensent d’un romancier qu’ils considèrent comme leur « bête noire ». Les deux responsables politiques et activistes islamistes, sortis de l’anonymat grâce aux sacrifices de Rachid Boudjedra et ceux qui lui ont exprimé leur soutien, rongés par la haine et la rancœur, n’ont même pas essayé de sauver les formes et les apparences. Fanatiques, mais chacun selon le mode d’emploi qu’il s’est choisi, ils sont allés, chacun de son côté, dans un réquisitoire jusqu’au-boutiste contre un homme de lettres certes opposé à leurs thèses totalitaires, mais qui n’a jamais appelé au meurtre ni à la violence comme le prétendent certains islamistes. Ironie du sort, à l’époque où Hassen Aribi faisait dans ses couches ; peut-être qu’il n’était pas encore né, et c’est peut-être le cas de son « frère d’armes », Abderrazak Mokri, Rachid Boudjedra sillonnait le maquis en compagnie des combattants de la glorieuse ALN ! Et rien que par rapport à son passé historique, les deux islamistes auraient dû faire davantage de retenue. On n’insulte pas, d’autant plus, une sommité littéraire reconnue par la planète entière et qui a contribué à la notoriété internationale de l’Algérie. Hassan Aribi a le droit de ne pas se sentir concerné, ni de près, ni de loin, par l’affaire Boudjedra-Ennahar. C’est son affaire. S’il était vraiment ce qu’il prétendait être, il n’aurait pas du s’accrocher un seul instant à la mamelle de l’Etat et à la bourse du contribuable. Libre à lui de ne pas condamner Ennahar, qu’à cela ne tienne, mais qu’il fasse montre d’un minimum de réserve. Quant à Abderrazak Mokri, il a opté pour la confusion calculée et la demi-mesure. Conscient qu’il n’était pas de taille à affronter Boudjedra, ni politiquement, ni intellectuellement, il s’est laissé entraîner dans un discours qui ne laisse aucun doute sur les intentions malveillantes de l’homme. « La grande solidarité avec Boudjedra a montré l’efficacité du courant de la gauche laïque qui a encore du pouvoir dans notre pays et qui continue à travailler malgré son échec cuisant et continuel sur le plan populaire en Algérie ». Plus démagogue que Mokri, tu meurs ! Si le chef du MSP était honnête avec lui-même, il se serait limité à marquer son désaccord avec des pratiques médiatiques non-conformes à la déontologie et l’éthique professionnelle. Opportuniste, il a flairé la bonne affaire et la bonne occasion pour parler, autrement personne ne prêtera attention à lui.

Mohamed Mebarki

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Les évènements qui se sont succédés depuis la fameuse caméra cachée, dans laquelle a été pris l’écrivain et romancier, Rachid Boudjedra, font réagir le nouveau ministre de la communication, Djamel Kaouane. Ce dernier a reçu, hier en audience, le président de l’Autorité de régulation de l’Audiovisuel (ARAV), Zouaoui Benhamadi auquel il a réitéré la disponibilité de son département à aider cette instance pour assumer pleinement ses prérogatives. « Ce premier contact a permis au ministre de s’enquérir des rôles et  missions de l’Autorité de régulation de l’Audiovisuel et d’assurer son président de la disponibilité entière du ministère de la Communication et, à travers ce dernier, du gouvernement à lui apporter aide et soutien afin de lui permettre d’assumer pleinement ses responsabilités tel que le stipulent les textes de loi en vigueur », indique le ministère dans un communiqué diffusé, hier par l’agence APS. Le geste de Djamel Kaouane ne peut être interprété que comme un soutien franc du gouvernement à Zouaoui Benhamadi et l’ARAV mise à rude épreuve, ces derniers jours, suite à la polémique suscitée par « l’humiliation de Rachid Boudjedra par la chaîne de télévision privée Ennahar » et les multiples caméras cachées violentes programmées, depuis le début du mois de Ramadhan. Cette audience intervient suite aux déclarations du premier responsable de l’ARAV qui a évoqué les limites des missions de l’autorité qui ne lui permet pas de contraindre les chaînes privées, notamment, à se soumettre aux lois régissant l’audiovisuel en Algérie. Selon lui, le champ d’action de l’ARAV est très réduit. Ce faisant, il interpelle l’exécutif pour activer la mise en place du cadre législatif nécessaire pour réguler le secteur de l’audiovisuel. Pour rappel, le chaîne Ennahar avait annoncé, avant-hier, l’arrête de son programme incriminé. « Nous avons décidé définitivement d’arrêter la diffusion du programme Rana Hkemnak (caméra cachée) », affirme le premier responsable de cette chaîne. L’annonce a été faite suite à la tenue d’un rassemblement réunissant des intellectuels devant le siège de l’ARAV. Présent sur les lieux, Zouaoui Benhamadi a exprimé, de son côté,  son   soutien et sa solidarité envers Rachid Boudjedra, relevant néanmoins que l’institution qu’il préside n’avait pas, dans ce cas de figure, les prérogatives de sévir, qui sont du ressort de la justice.  Pour rappel, à la veille du mois de Ramadhan, l’ARAV avait exhorté  les chaînes de télévision algériennes à observer les «principes d’intérêt  général» afin d’éviter les «dérives» constatées les années précédentes,  tout en élaborant des programmes spéciaux pour le Ramadhan ‘’qui soient un  espace d’éveil à la fois spirituel et rationnel, conciliant authenticité et  modernité». L’Autorité de régulation avait exhorté l’ensemble de ses partenaires du  champ audiovisuel à «souscrire volontairement à une forme d’autorégulation  éthique et esthétique. «Des émissions, comme par exemple celles de caméra cachée, doivent faire  l’objet d’un examen attentif», avait averti l’ARAV, faisant observer qu’»il  arrive souvent que ce genre d’émissions livre, sous couvert de  divertissement, des séquences dont la brutalité et la vulgarité sont une  insulte à la dignité humaine».  A ce propos, l’ARAV avait précisé avoir déjà reçu de la part de citoyens  des «plaintes contre certaines chaînes qui les ont filmés à leur insu dans  une situation plus dévalorisante qu’humoristique», appelant par cette  occasion «ces chaînes, qui se reconnaîtront, à respecter le droit à l’image  de chaque individu». La loi 14-04 du 24 février 2014 relative à l`activité audiovisuelle  stipule que l’ARAV doit veiller à l`impartialité des personnes morales exploitant les services de communication audiovisuelle.      

Samir Rabah 

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