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mardi, 11 juillet 2017 00:00

N°5273 du 12-07-2017

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mardi, 11 juillet 2017 00:00

Tebboune seul maître à bord

Parti en « guerre » contre la dilapidation effrénée des ressources en devises, dans un contexte marqué par la régression des recettes assurées grâce à l’exportation des hydrocarbures, le Premier ministre a dès sa nomination à son nouveau poste, déclenché les premières mesures administratives en vue de remettre de l’ordre dans le secteur du commerce extérieur. Ce secteur a évolué dans des conditions plus ou moins complexes profondément impactées par la situation politique du pays et les retombées d’une conjoncture internationale toujours sous la menace d’une crise structurelle dévastatrice. Ainsi, il a tellement pris du poids et de la dimension qu’il a failli étouffer définitivement ce qui restait d’une production nationale en manque de compétitivité sur tous les plans. En prenant ses fonctions, succédant ainsi à Abdelmalek Sellal qui a battu un record de longévité au poste de Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune a hérité d’une situation assez préoccupante financièrement et économiquement. Son premier acte a été d’instaurer des licences d’importation et d’arriver en premier temps à réduire une lourde facture que l’Etat honorait au prix du déficit de la balance commerciale. Il l’a annoncé en séance plénière devant les députés et a instruit son ministre du Commerce à prendre en charge cette opération, dont l’objectif est de permettre à l’Algérie de mieux contrôler ses dépenses, en ces temps de crise. Moins de deux mois après son installation dans son bureau du Palais docteur Saâdane, il est conforté dans sa mission En effet, il vient de prendre le contrôle du processus d’attribution des licences d’importation, à la lumière d’une modification du décret exécutif fixant les conditions et les modalités d’application des régimes de licences d’importation. Désormais, il est le seul maître à bord et son accord est une condition sine qua non pour l’octroi des licences d’importation. Abdelmadjid Tebboune aura donc le dernier mot sur toutes leurs délivrances, après que celles-ci soient auparavant accordées par le ministre chargé du Commerce. Ce sont les membres du comité interministériel qui ont initié ce changement pour une meilleure maîtrise d’un secteur gangrené par la corruption et les pratiques frauduleuses. Par ailleurs, même le comité interministériel permanent chargé de l’octroi des licences d’importation a connu un changement dans sa composition, avec l’intégration d’un représentant du département ministériel concerné par le produit soumis au dispositif de licence, lorsque le secteur n’est pas représenté en permanence au niveau du comité. Ce comité interministériel était jusqu’à présent composé par les représentants de quatre ministères : les Finances, l’Industrie, l’Agriculture et le Commerce alors qu’il était présidé par le Secrétaire général du ministère du Commerce, avant d’être confié au ministre du Commerce. Avec cette nouvelle procédure, tout est désormais centralisé entre les mains du Premier ministre à qui on vient de remettre un important levier, pouvant l’aider à mener sa politique de restriction imposée par une conjoncture économique très difficile. Il a désormais les moyens de sa politique, en attendant l’assainissement de l’ensemble des secteurs liés directement et indirectement à l’importation. 

Mohamed Mebarki

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Le décret exécutif portant création d’une inspection générale auprès du Premier ministre, chargée de l‘évaluation de la mise en oeuvre des politiques publiques arrêtées dans le cadre du plan d’action du gouvernement, a été publié au Journal officiel no 38. Ce nouvel organe est chargé de mener des missions d‘inspection, de contrôle et d’évaluation sur l’application de la législation et de la réglementation régissant le fonctionnement des services de l‘Etat, des collectivités territoriales, des entreprises, organismes et structures et des organismes privés bénéficiant du concours financier de l‘Etat. Sa mission porte aussi sur le contrôle et l’évaluation de l’application et la mise en oeuvre des instructions et décisions du Président de la République et du Premier ministre et celles arrêtées en conseils des ministres et en réunions du gouvernement. Cette inspection générale couvre également le contrôle et l’évaluation de la réalisation des projets d’investissement et de développement, et de la qualité de la gestion et des prestations des services suscités, note le décret daté du 28 juin 2017. L’organe est dirigé par un inspecteur général assisté de dix (10) à vingt (20) inspecteurs, est-il indiqué dans le même décret précisant que la répartition des tâches et le programme de travail des inspecteurs sont fixés par le Premier ministre, sur proposition de l’inspecteur général. L’inspection intervient au moyen de missions de contrôle qui peuvent être inopinées ou annoncées, mais elle peut, en outre, être chargée par le Premier ministre de missions d‘enquête sur des situations particulières ou exceptionnelles. Elle s’appuie, dans ses interventions, sur le concours et la collaboration des organes d‘inspection et de contrôle ainsi que des structures centrales et locales de l‘administration concernée. Dans le cadre de leurs interventions, l’inspecteur général et les inspecteurs sont habilités à demander toute information et à consulter et à reproduire tout document lié à l‘activité de la structure inspectée. Tout refus opposé aux demandes de présentation, de communication ou de renseignement formulées par les inspecteurs et toute entrave à l‘exercice de leurs missions, pour quelque motif que ce soit, sont portés, sans délais, à la connaissance de l‘autorité hiérarchique concernée qui doit prendre les mesures nécessaires à cet effet. L’inspecteur est tenu, en cas de constatation de faits graves, portant préjudice au bon fonctionnement du service, organisme et structure inspectés, saisir immédiatement, par rapport, l’autorité hiérarchique ou de tutelle concernée, pour prendre toute mesure conservatoire jugée utile. Toute mission d’inspection est sanctionnée par un rapport que l’inspecteur général adresse au Premier ministre. L’inspecteur général élabore annuellement un rapport d’activités, dans lequel il formule ses observations et suggestions portant sur le fonctionnement des services concernés, qu’il adresse au Premier ministre, ajoute le décret.

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mardi, 11 juillet 2017 00:00

La barre des 200 DA pour 1 euro approche

La valeur de la monnaie nationale continue de diviser et de provoquer la polémique au niveau des hautes sphères financières. Faudrait-il dévaluer le dinar, en continuant à utiliser cette dévaluation comme amortisseur et première ligne de défense ou, à l’opposé, le stabiliser, en cessant de le considérer comme une variable d’ajustement ? Si l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a assumé entièrement la dévaluation du dinar opérée entre les années 2014 et 2016, tout en assurant qu’elle devrait se poursuivre et demeurer l’instrument de premier plan dans la conjoncture actuelle, son successeur, Mohamed Loukal, a totalement stabilisé la valeur du dinar, en contournant les recommandations des institutions financières internationales. A l’opposé de son prédécesseur pour qui, la flexibilité du taux de change du dinar doit demeurer l’instrument de premier plan dans cette conjoncture d’incertitude liée au secteur des hydrocarbures, pour l’actuel gouverneur de la Banque d’Algérie, le maintien artificiel du dinar dans le cadre d’une nouvelle gestion de la valeur de la monnaie nationale est une politique comme une autre, à condition d’aller chercher ailleurs que dans la dévaluation les moyens de combler un déficit des finances publiques qui restera très important en 2017. Pour de nombreux économistes, cette démarche qui consiste à maintenir un dinar fort artificiellement est périlleuse et comporte des risques énormes, comme le souligne le professeur Nour Meddahi qui constate que « la courbe de variation du dinar est pratiquement plate depuis une année alors que les autres monnaies fluctuent au gré de la variation du baril ou de la force du dollar ». « Ce n’est pas bon pour le dinar et l’économie du pays. Le rattrapage sera brutal », a-t-il averti en début de l’année. « En nominal, la valeur du dinar n’a pas bougé depuis un an, alors que l’inflation a atteint 7 points. En termes réels, cela correspond donc à une réévaluation du dinar », a-t-il ajouté. Sur le terrain, la stabilisation de la valeur officielle n’a pas empêché, constatent les économistes, le dinar de continuer à plonger de façon inquiétante sur le marché parallèle où il a atteint des niveaux supérieurs à 193 dinars pour 1 euro. Le différentiel entre les deux taux, officiel et parallèle, a atteint 60% alors qu’il était à 50%, il y’a un an. Et la tendance devrait se poursuivre d’ici la fin de l’année en cours. Selon les spécialistes, la barre des 200 DA pour 1 euro sera certainement franchie cette année. Le professeur Nour Meddahi qui a critiqué la politique de stabilisation artificielle, a rappelé qu’entre fin juin 2014 et fin mai 2016, le dinar a baissé par rapport au dollar américain de 28%, alors que le prix du pétrole a baissé de 55%. Il s’agit, selon lui, d’un ajustement nécessaire suite à l’effondrement du prix du pétrole auquel la Banque d’Algérie a su faire face, en accomplissant convenablement son travail, c’est-à-dire en baissant la valeur du dinar. Pour l’universitaire algérien, la Banque d’Algérie aurait dû continuer à dévaluer le dinar. Selon lui, si la dévaluation aura certainement pour effet d’augmenter les prix, il s’agit tout de même d’une mesure rendue nécessaire pour préserver l’économie du pays. Derrière ce débat d’école, les pouvoirs publics demeurent à la recherche d’autres alternatives moins coûteuses et disponibles.

M.M

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mardi, 11 juillet 2017 00:00

Un casse tête pour la CNR

Les effets de la révision controversée de la loi sur la retraite se font déjà ressentir. Voulant soulager la caisse nationale des retraites, qui risquait selon les responsables du ministère du travail la faillite, les autorités semblent avoir alourdi davantage les dépenses de la CNR. Pour cause, les départs massifs à la retraite des fonctionnaires qui ont déposé leur dossier en janvier, avant l’entrée en vigueur de la loi amendée. En effet, en seulement quelques mois le nombre de retraités a augmenté de manière spectaculaire. Il a enregistré un nouveau record en 2017 en dépassant la barre des trois millions de prétendants à la pension de retraite. « Le chiffre de trois millions de retraités constitue un record jamais enregistré auparavant. Cependant il pourrait, être battu en 2018 où nous nous attendons à recevoir encore plus de demandes de départ à la retraite »,  a annoncé le directeur général de la Caisse nationale de la sécurité sociale Djaoued Bourkaib, lors de son passage hier sur les ondes de la radio nationale. Le nombre de demandes de départ à la retraite, selon les chiffres de la CNR, a « explosé » depuis le début du deuxième semestre de l’année 2017 qui a connu l’annonce de la volonté du gouvernement de supprimer les retraités anticipés et sans condition d’âge. Habituellement, le nombre de dossiers reçus par la caisse était ordinaire avec 130 000 dossiers en 2014 et 180 000 en 2015. En 2016, le nombre de dossiers déposés était de 200 000, ce qui a porté le nombre de retraités à 2 880 180, dont 2.016.817 retraites normales (âge 60 ans), 594.247 retraites proportionnelles, 261.717 retraites sans conditions d’âge et 6.892 retraites servies à l’étranger. L’arrivée de nouveaux retraités risque d’augmenter aussi les charges de la caisse, dont les dépenses ont augmenté de 18% en 2016. « La dépense mensuelle de la CNR est passée de 73 milliards de dinars en janvier 2015 à près de 85,7 milliards de dinars en mai 2016, en matière de pensions et allocations de retraites », avait indiqué la caisse.

Catastrophe pour la fonction publique

Ce départ massif à la retraite a été provoqué par la loi fixant l’âge de départ à la retraite à 60 ans qui continue d’être contesté par le monde du travail. Amendée à l’Assemblée, ce texte qui maintient la décision a repoussé son application à janvier 2019. « Sans préjudice des dispositions de la présente loi et pour une période transitoire de deux (2) années, le bénéfice de la pension de retraite peut être accordé avec jouissance immédiate lorsque le travailleur salarié a accompli une durée de travail effectif ayant donné lieu au versement de cotisations égales à trente-deux (32) ans au moins, et atteint ou dépassé l’âge minimal fixé ci-après : cinquante-huit (58) ans en 2017, cinquante-neuf (59) ans en 2018 », lit-on dans le texte en question. Outre la problématique des ressources financières de la CNR qui pourrait se retrouver dans l’incapacité de verser toutes les pensions, le secteur public risque, pour sa part, de se retrouver sans compétences, dans la mesure où des milliers de cadres ayant atteint le seuil de 32 ans de service ont préféré quitter par anticipation. Un dilemme, notamment pour certain secteurs de la fonction publique comme l’éducation et la santé. Des postes de responsabilité auxquels l’accès a été codifié risquent de se retrouver sans preneurs.  

    Samir Rabah

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mardi, 11 juillet 2017 00:00

Vers le retour au planning familial

La courbe des naissances emprunte une trajectoire ascendante qui donne bien des soucis aux pouvoirs publics, alors même que l’Algérie est confrontée à une crise économique sévère. Devant une telle situation qui n’est pas sans risques, les pouvoirs publics n’écartent pas de réactiver des mécanismes qui ont prévalu dans les années 70-80, singulièrement le fameux planning familial qui n’était autre qu’une politique de limitation des naissances. En tous cas, l’intention transparaît bien dans le propos du ministre de la Santé à l’occasion de la journée mondiale de la population, où il a révélé qu’avec le rythme actuel de développement démographique, les algériens seront au nombre de 51 millions d’habitants.     Soulignant que la population algérienne passerait de 41,7 millions d’habitants à plus de 51 millions à cet horizon, le ministre a mis en relief la nécessité de se préparer « dès à présent pour satisfaire des besoins encore importants ». Le choix de traiter cette question « sensible comme une priorité de l’heure », souligne-t-il, est « significatif non seulement au regard de son importance comme l’un des déterminants majeurs de la nouvelle dynamique démographique que vit notre pays, mais également comme un préalable à la réduction de la mortalité maternelle et périnatale et aussi comme un levier qu’il conviendrait d’actionner en premier pour pouvoir capturer le dividende démographique et d’en tirer profit ». Le ministre a également expliqué que « la planification familiale contribue à créer l’équilibre entre la croissance démographique et la croissance économique et conduit dans un contexte de faible fécondité à encourager l’épargne et créer des opportunités pour le développement économique et social durable en investissant dans les domaines de la santé, la nutrition, l’éducation et la formation pour tirer pleinement profit du dividende démographique ». M. Hasbellaoui a estimé, à ce propos, que relever ces défis suppose une « approche dynamique multisectorielle » incluant tous les acteurs et intervenants, y compris ceux de la société civile ainsi que « la mise en place de stratégies basées sur l’efficience pour mieux utiliser les ressources disponibles et le développement de programmes ciblés notamment au niveau local ». En revanche, a-t-il poursuivi, l’opposition déclarée à la planification familiale concernait, quant à elle, 3,2% des non-utilisatrices en 2012-2013, sachant que les motifs les plus fréquents de non-utilisation de la contraception demeurent le désir d’enfant et la crainte des effets secondaires sur la santé. Les arguments du ministre de la Santé qui évoque à juste titre un équilibre entre développement économique et démographique, sont frappés au coin de la rationalité et de la logique que spécialistes et autres savants partagent volontiers. Sauf qu’ils ont peu de chance d’être entendus dans la société profonde, déjà soumise au poids de la tradition et qui plus est travaillée par le souffle fondamentaliste opposé à toute limitation des naissances. Les propos de Pr Hasbellaoui risquent d’être mal compris et pourraient être l’occasion de violentes charges contre lui de la part des gardiens du Temple qui en vigiles aux aguets tirent sur tout ce qui ne bouge pas dans leur « bon » sens.  

H.Khélifi.

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mardi, 11 juillet 2017 00:00

Ces Algériens qui ont soif !

Manifestations publiques, routes bloquées et ras-le bol : chaque jour, les journaux font état de manifestations de mécontentement dues à la pénurie d’eau potable dans plusieurs régions du pays. Une situation aggravée par l’arrivée des fortes canicules qui rend naturel le besoin d’eau potable. A Annaba, Skikda, Boumerdès, M’sila, mais aussi Biskra, Tiaret et d’autres régions du pays vivent ces jours-ci au rythme des protestations à cause des coupures en alimentation en eau potable ou de l’absence totale de cette ressource. Les citoyens qui manifestent ont pratiquement tous les mêmes revendications : ils n’ont pas d’eau dans leurs robinets depuis plusieurs jours. La situation est souvent connue dans les hautes montagnes, où les gens s’approvisionnent dans les puits et autres sources naturelles. Mais le mal touche également les villes. C’est le cas de Médéa, par exemple, qui vit une grave crise d’accès à l’eau potable. La situation est tellement dramatique que le ministre des Ressources en Eau, Hocine Necib, a été obligé de réunir les cadres locaux de son secteur. Une rencontre au cours de laquelle le responsable gouvernemental a été obligé de dire certaines vérités : il a révélé que près de 14 millions d’Algériens, résidant essentiellement dans 10 wilayas de l’Est du pays, sont frappés par la crise d’accès à l’eau potable. Pour porter la voie des autorités, le directeur des Ressources en eau du ministère, Smaïl Amirouche, est allé sur le plateau d’une chaîne de télévision privée. Il a expliqué que ces pénuries sont dues essentiellement à un manque de pluviométrie. « Dans les wilayas de l’Est, il n’y a pas eu assez de pluie cette année. Avant, le phénomène touchait l’ouest du pays. Mais cette année, ce sont les wilayas de l’Est qui sont touchées. Il s’agit notamment de Bordj-Bou Arréridj, M’sila, Oum El Bouaghi », a indiqué le responsable. Résultat ; le taux de remplissage des barrages de cette région sont au plus bas. « Nous sommes, dès lors, obligés de restreindre l’alimentation en eau des populations. Ceux qui avaient de l’eau chaque 2 jours, l’auront désormais tous les 4, 5 voire 7 jours », admet-il. « Les normes de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) évoquent un stress hydrique à moins de 1000 m3 par habitant. Or, nous sommes à moins de 400 m3. Nous sommes donc en situation d’indisponibilité des ressources », ajoutera le responsable. Il n’y a pas que l’absence de ressources hydriques qui empêchent les citoyens d’avoir régulièrement de l’eau potable. Les responsables du ministère ont pointé du doigt ceux qui effectuent des branchements illicites, ou sauvages. Ainsi, par exemple, Smaïl Amirouche donne l’exemple de la wilaya de Biskra « où l’eau existe ». Mais, cette eau est « souvent déviée » par certains agriculteurs qui coupent carrément les canalisations pour arroser leurs champs. En 2016, les autorités ont interpellé près de 6000 citoyens pour des cas de branchements sauvages. Plus de 3500 d’entre eux sont poursuivis en justice. Comme mesures d’urgence, le ministre des Ressources en eau a cité récemment la réfection des canalisations vétustes, la lutte contre les branchements illicites et l’accélération des travaux de raccordement à l’eau potable. Des mesures qui donneront des résultats bien après la saison estivale !

Akli Ouali

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Plus de 80.000 praticiens (spécialistes, généralistes, dentistes et pharmaciens) ont été enregistrés en Algérie en 2015, contre plus de 38.000 en 2000, indique un document sur la situation démographique et sanitaire (2000-2017) rendu public par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Au total, 80.523 praticiens étaient enregistrés en Algérie en 2015, dont 45.587 dans le secteur public et 34.836 dans le privé, alors qu’en 2000, ils étaient 38.695 praticiens dont 20.437 dans le public et 18.258 dans le privé, précise le document du ministère. En 2015, le nombre de pharmaciens était fixé à 1.469 (public) et 9.974 (privé), celui des généralistes était de 24.831 (public) et 7.477 (privé), celui des dentistes était de 6.965 (public) et 6.384 (privé), détaille la même source. Concernant le nombre de spécialistes en 2015, ils étaient au nombre de 12.422 activant dans le secteur public et 11001 dans le privé, relève le ministère, qui indique n’avoir pas pris en compte, dans ses statistiques, le nombre de professeurs, docents, maitres assistants et résidents qui étaient au nombre de 16.897 en 2015. Le ministère relève, par ailleurs, un effectif total de 121.976 paramédicaux, soit 90.144 diplômés d’Etat, 6.244 brevetés et 25.588 aides paramédicaux enregistrés en 2015, contre 87.012 paramédicaux en l’an 2000, soit 47.742 diplômés d’Etat, 28.027 brevetés et 11.243 aides médicaux. Pour ce qui est du nombre de structure de santé enregistrés en 2015, il est relevé 209 hôpitaux généraux (224 en 2000), l’établissement hospitalier universitaire (aucun en 2000), 15 centres hospitalo-universitaires (12 en 2000), 75 établissements hospitaliers spécialisés (31 en 2000) et 30 établissements hospitaliers spécialité mère-enfant (aucun en 2000). Le nombre de structures publiques de santé de proximité en 2015 était fixé à 1.659 polycliniques à travers le territoire national (497 en 2000), 5.762 salles de soins (3.964 en 2000), 416 maternités (non mentionné en 2000) 180 centres d’hémodialyse (58 en 2000), 1.800 unités de dépistage et de suivi Santé scolaire (non mentionné en 2000) et 62 centres de dépistage volontaire pour le SIDA (non mentionné en 2000) ainsi que 15 centre de référence SIDA (non mentionné en 2000). S’agissant du nombre de structures privées de santé recensé en 2015, il est relevé 237 cliniques médico-chirurgicales, 33 cliniques médicales, 148 centres d’hémodialyse, 18 centres de procréation médicaments assistée, 380 unités de transport sanitaire, 8.352 cabinets de consultations spécialisées, 6.910 cabinets de consultations généralistes, 6.144 cabinets de chirurgie dentaire et 9.962 officines pharmaceutiques.

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Le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP) a plaidé pour une «approche globale» intégrant, entre autres, la révision des marges bénéficiaires, afin de «préserver» la cohérence économique et l’équilibre nécessaire des comptes sociaux, indique hier un communiqué du CNOP. Lors d’une audience avec le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, le CNOP a mis l’accent sur l’importance d’»une approche globale intégrant la révision des marges bénéficiaires, la diversification et le renforcement du financement de la sécurité sociale, seuls à même de préserver la cohérence économique et l’équilibre nécessaire des comptes sociaux», précise le communiqué. Le Syndicat national des pharmaciens d’officines (SNAPO), qui était présent à cette audience, a appuyé l’argumentaire du CNOP, en «détaillant et explicitant l’ensemble du travail réalisé et les propositions formulées notamment sur le dossier des marges bénéficiaires», ajoute la même source. Dans le même cadre, le CNOP a rappelé que le travail du pharmacien devait se recentrer sur sa vocation première, à savoir «la prise en charge de ses malades par la promotion de l’éducation thérapeutique, de l’observance, d’un acte pharmaceutique de qualité qui permettrait de mieux œuvrer à la protection de la santé publique, en plus d’engendrer des économies d’échelle aux caisses de sécurité sociale», note le communiqué. La même source a rappelé, par la même occasion, le fait que le ministre ait fait part de la «volonté» du gouvernement et de la «disponibilité» de son département à collaborer dans un esprit de dialogue et de concertation avec le corps des pharmaciens. M. Zemali a, en outre, «souligné l’importance du partenariat historique avec la corporation des pharmaciens qui a permis la réussite du système CHIFA et du Tiers payant au profit des assurés sociaux et de leurs ayants droits, qu’il convient de préserver et de développer davantage». Concernant les inquiétudes du SNAPO et du CNOP sur les conséquences d’une suppression unilatérale de la majorité accordée aux pharmaciens dans le cadre du Tiers payant, le ministre a rappelé «qu’aucune décision concernant la révision du système de rémunération des pharmaciens n’a été prise à ce jour». Par ailleurs, après l’audience avec le ministre, le représentant du CNOP et du SNAPO «se sont engagés à formuler conjointement des propositions pour la rédaction de la nouvelle convention du tiers payant», ajoute le communiqué. L’audience s’est déroulée en présence, également, du directeur général de la Sécurité sociale ainsi que ceux de la CNAS et la CASNOS.

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La multiplication des grands ensembles de distribution et de commercialisation demeure ‘’une des solutions efficace’’ pour lutter contre l’informel et les transactions illicites, a estimé hier à Constantine le ministre du Commerce, Ahmed Saci. «Les transactions commerciales sans factures ont atteint au premier semestre 2017, 69 milliards de dinars et pour mieux maîtriser le secteur, il serait nécessaire de multiplier autant que possible les grandes surfaces de distribution et de commercialisation», a indiqué le ministre dans un point de presse, tenu en marge d’une visite de travail dans cette wilaya. M. Saci qui a mis l’accent sur l’importance du vaste programme de réalisation des marchés de gros des fruits et légumes à l’échelle nationale pour mieux «gérer» la production agricole, a appelé à l’intégration du secteur privé dans la réalisation de grandes surfaces pour ‘’une meilleure maîtrise des transactions commerciales’’. Mettant en avant l’importance des efforts déployés par l’Etat à l’échelle locale et nationale pour lutter contre le phénomène des transactions commerciales illicites à travers notamment le contrôle, le ministre a également préconisé des partenariats entre les producteurs et les distributeurs ‘’pour mettre fin à l’informel et à la spéculation dans l’objectif de préserver l’économie nationale et la santé du citoyen’’. Dans ce sens, M. Saci a affirmé que «l’Algérie pourrait abriter jusqu’à trois cent (300) grandes surfaces commerciales», soulignant que cette forme d’organisation du commerce contribuera à la «réduction des transactions commerciales illicites, l’amélioration de la qualité des produits et la maîtrise des prix des produits alimentaires’’. Par ailleurs, le ministre qui a réitéré l’engagement de l’Etat à soutenir et promouvoir la production nationale, a affirmé que ‘’ les procédures et décisions prises dans ce cadre ne sont appliquées qu’avec le consentement de toutes les parties concernées notamment en ce qui concerne la production pharmaceutique’’. S’agissant de la délivrance des autorisations d’importation des produits alimentaires notamment, Ahmed Saci a indiqué que ‘’les mesures prises dans ce chapitre prennent en considération l’engagement de l’Algérie vis-à-vis des pays avec lesquels des conventions ont été conclues et la disponibilité des produits alimentaires sur le marché local’’. A son arrivée à Constantine, le ministre du Commerce avait visité la boulangerie industrielle de la commune de Ben Badis, avant de se rendre dans une entreprise privée de fabrication de lingette à Ain Smara et de poser la première pierre d’un projet de réalisation d’un centre commercial à la ville Ali Mendjeli et l’inauguration d’une structure similaire dans cette même ville. Le ministre s’est également rendu au marché de proximité de la cité Zouaghi Slimane puis au Laboratoire régional de contrôle de qualité, l’unique en Algérie assurant le contrôle des électroménagers.

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