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mardi, 04 juillet 2017 00:00

N°5267 du 05-07-2017

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En pleine embellie des relations entre l’Algérie et la France dans le sillage de l’élection d’Emmanuel Macron Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a remis sur le tapis le devoir de la France de reconnaître ses crimes coloniaux. «Notre peuple exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France, avec laquelle l’Algérie a engagé la construction d’un partenariat d’exception qui se doit d’être mutuellement bénéfique, un partenariat qui gagnera en sérénité et en élan dans une reconnaissance des vérités de l’Histoire».  C’est le passage le plus marquant contenu dans le  message adressé à la Nation hier à l’occasion du 55e anniversaire de la fête nationale de l’indépendance et de la jeunesse. De fait, le chef de l’Etat veut exploiter au maximum les propos rassurants du président Macron qui avait condamné de manière clair et nette la colonisation comme étant un crime contre l’humanité. A travers ce passage, Bouteflika veut rafraichir la mémoire à son homologue français, lui suggérant de joindre l’acte à la parole en reconnaissant les souffrances du peuple Algérien. Et le président Bouteflika a tenu à préciser que cette demande n’est motivée par aucune sorte de haine vis-à-vis de la France. «De tels rappels ne sont porteurs d’aucune haine même si la préservation de la mémoire nationale est aussi destinée à nos générations montantes, car elle constituera toujours, pour elles, un ressourcement précieux de leur patriotisme face aux défis et aux épreuves, ainsi qu’un motif de fierté nationale pérenne», a signalé le chef de l’Etat. Et d’ajouter : «À travers l’évocation de notre passé dramatique à la suite de l’invasion française, nous exerçons notre devoir de mémoire envers nos ancêtres dont des millions sont tombés en résistants, des centaines de milliers d’autres ont été emprisonnés ou déportés, alors que des millions d’Algériens ont été dépossédés de leurs terres et de leurs biens». De la même manière «nous exerçons aussi notre devoir de mémoire, poursuit le président, «envers notre peuple qui a sacrifié un million et demi de ses enfants pour le recouvrement de son indépendance et de sa souveraineté nationale». En clair, Bouteflika sensibilise Macron que la reconnaissance des crimes coloniaux, est aussi et surtout une exigence du peuple Algérien pour apaiser la mémoire. «C’est dans cette même vision que la Constitution fait notamment devoir à l’État de garantir le respect des symboles de la Révolution, ainsi que de la mémoire des chouhada et de la dignité des moudjahidine», écrit-il. Le chef de l’Etat rappelle également que «c’est dans cette même vision également que notre Loi fondamentale confie à l’État la responsabilité de veiller à la promotion de l’Histoire et de son enseignement aux jeunes générations». Ainsi, Abdelaziz Bouteflika fait une sorte de piqueur de rappel à Emmanuel Macron comme pour lui rappeler ses engagements tranchés de faire en sorte que la paix des mémoires sera enfin réalisée au grand bénéfice des deus pays. Il reste à savoir si le Président français aura le courage politique pour crever l’abcès algérien après l’avoir fait dans les médias.

Imane B  

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Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a, dans un message à la nation à l’occasion du 55ème anniversaire de la fête nationale de l’indépendance et de la jeunesse, rendu un vibrant hommage mérité à l’Armée nationale populaire (ANP) qui a réussi à «prendre largement le dessus», avec le concours des différents services de sécurité, sur les derniers groupuscules terroristes qui sévissent à travers le pays. «Concernant la préservation de l’intégrité de notre territoire et de la sécurité de nos citoyens et de leurs biens, je voudrais, en votre nom à tous, rendre un vibrant hommage mérité à l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, pour le courage, le professionnalisme, et le sens du sacrifice par lesquels elle a réussi à prendre largement le dessus sur les derniers groupuscules terroristes qui sévissent à travers notre vaste pays, avec le concours des différents services de sécurité», a souligné le président Bouteflika dans son message. A cette occasion, le chef de l’Etat s’est incliné «à la mémoire de nos enfants, chouhada du devoir national, tombés ces derniers mois, dans les rangs de l’Armée nationale populaire et des services de sécurité, au cours du noble combat qu’ils livrent à l’hydre abjecte du terrorisme». Le président de la République a, en outre, salué «les efforts et l’efficacité de nos Forces armées et de nos services de sécurité largement déployés le long de nos frontières, pour préserver l’intégrité du territoire de toute tentative d’infiltration criminelle, de quelque nature qu’elle soit, une vigilance qui accompagne les efforts de notre diplomatie pour hâter la restauration de la paix, de l’unité et de la réconciliation, au Mali et en Libye, frères et voisins», a-t-il relevé.

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L'Office National de la Météorologie (ONM) prévoit un temps caniculaire sur plusieurs régions du Nord notamment celles de l'Est et de l'Ouest du pays durant mercredi et jeudi. L'ONM a même émis, hier, un bulletin météorologique spécial (BMS) annonçant cette vague de chaleur qui sera marquée par la hausse du mercure pouvant atteindre les 40°.Parmi les régions concernées par ce BMS sont : Relizane, Mascara, Ain Defla et Bouira. Alors que durant la journée du vendredi prochain, l'ONM prévoit un pic de 43° à Guelma.

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Le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaalane, a affirmé hier à Alger que les services de son département avaient assuré 450.000 places de voyageurs et 250.000 places pour véhicules à l'effet de garantir le transport maritime aux touristes et aux membres de la communauté nationale résidant à l'étranger durant la période allant du 15 juin au 15 septembre outre trois transporteurs étrangers (2 français et 1 espagnol). Lors d'une visite au port d'Alger pour accueillir les membres de la communauté nationale, le ministre a annoncé le début de la mise en œuvre d'un système spécial "Haute saison" pour faciliter le transport des voyageurs de et vers l'Algérie, par voie maritime, terrestre et aérienne, dans le cadre du Titre de voyage électronique. Parmi ces facilitations, l'introduction de l'informatique dans l'opération de rédaction des informations personnelles des voyageurs et les procédures de dédouanement depuis le domicile ou à bord, ce qui réduira le temps d'attente au niveau des guichets des centres frontaliers, a fait savoir M. Zaalane. Le ministre a annoncé le lancement, depuis le 26 juin, de dessertes supplémentaires pour couvrir la demande durant la haute saison depuis les ports d'Oran, Mostaganem, Alger, Bejaia et Skikda en direction d'Alicante (Espagne), Barcelone (Espagne) et Marseille (France. Selon le premier responsable du secteur, l'Entreprise nationale de transport maritime des voyageurs (ENTMV), a mobilisé cinq (5) bateaux à travers le fret de deux (2) bateaux tout au long de l'année et trois (3) autres pour couvrir les lignes qui ne font pas l'objet de demande durant l'année. Le ministre a annoncé en outre un projet portant ouverture d'une nouvelle ligne maritime reliant l'Algérie et la Tunisie, ajoutant que les détails de ce projet seront révélés prochainement. S'agissant du problème lié aux prix élevés des billets par rapport à ce qui est appliqué dans les entreprises étrangères, M. Zaalane a indiqué qu'une étude effectuée récemment montrait que les entreprises de transport algériennes assuraient des prestations aux mêmes coûts que leurs homologues étrangères dans les pays voisins. Le PDG de l'Entreprise nationale de transport maritime des voyageurs (ENTMV), Hocine Guerairia, a annoncé l'ouverture, aujourd’hui, de la ligne Oran-Alicante et Alger-Béjaïa aux voyageurs, et la programmation de 324 dessertes aller/retour via 5 navires durant la période considérée. Les billets pour la ligne Barcelone-Skikda inaugurée le 26 juillet dernier ont été vendus à 100% après l'application de rabais à hauteur de 40% par rapport aux prix appliqués à la ligne Gênes-Tunis. La capacité des ferries oscille entre 1.300 et 1.800 passagers par desserte et 400 et 600 voitures, a indiqué M. Guerairia, ajoutant que l'entreprise a assuré dans le cadre de l'amélioration de ses services deux centres pour les services de police et deux autres pour les douanes et une agence d'assurance au niveau de chaque port. Concernant les facilitations douanières, le Directeur des relations publiques à la Direction générale des douanes, Djamel Brika a rappelé la création du service des Titres de voyage électroniques pour réduire la durée d'attente des voyageurs au niveau des points de transit frontaliers. Cette démarche intervient suite à l'évaluation réalisée en mars 2017 ayant démontré que le retrait du titre de voyage représentait 80% du temps de réalisation des procédures douanières par passager, ajoute M. Brika."Le passager peut consulter le site électronique des douanes pour inscrire les différentes informations sur les voyageurs, leurs biens avant ou durant le voyage avant l'arrivée au port", a poursuivi le même responsable, précisant que "l'agent de douanes peut accéder aux informations à travers le numéro d'enregistrement du titre de voyage et le parachèvement des procédures en moins de 5 minutes". Les mêmes services ont réservé un titre de voyage spécial aux citoyens aux besoins spécifiques qui ont bénéficié d'un couloir spécial au niveaux des postes frontaliers, à savoir les ports, les aéroports, les gares routières, ainsi qu'une fenêtre spéciale sur le site électronique.

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mardi, 04 juillet 2017 00:00

Fin de cavale de deux malfrats 

Poursuivant sa lutte permanente contre la criminalité sous ses différentes formes, les services de la PJ ont réussi à arrêter entre les journées de dimanche et lundi deux repris de justice notoirement connus, âgés respectivement de 32 et 34 ans, tous les deux recherchés et arrêtés au niveau des allées du 20 Août 55 pour le « vétéran » et à la rue Bachir Boukadoum (le faubourg) pour le second. Selon la cellule de communication de la DSW, le « vétéran » est passible de 15 ans de prison ferme pour trafic de drogue, comme il est impliqué dans trois autres affaires de commercialisation de drogue, coups et blessures volontaires et vol qualifié. Quant au second, il était recherché pour trafic de stupéfiants, toujours selon la Cellule de communication, c’est suite à 05 mandats d’amener que les services de renseignements ont pu le localiser et permettre aux éléments de la police judiciaire de passer à l’action et les arrêter tour à tour dans deux endroits différents. Les deux fugitifs font l’objet d’une enquête approfondie, en attendant de comparaître devant le magistrat instructeur.

Djamel-Dib

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La population algérienne augmentera de près de 10 millions à l’horizon 2030. C’est ce qui ressort d’une étude rendue publique, hier, par l’Office national des statistiques (ONS), en se basant sur l’indice de fécondité et l’espérance de vie. ‘‘Sous l’hypothèse d’atteindre un indice conjoncturel de fécondité   de 2,4 enfants/femme et d’une espérance de vie à la naissance de 81 ans pour les hommes et de 83 ans pour les femmes, la population résidente en   Algérie atteindra 44,191 millions en 2020, 44,907 millions en 2025 et 51,026 millions à l’horizon 2030’’, explique la même source. En 2017, précise l’enquête de l’ONS, la population algérienne a augmenté de près d’un million de personnes en passant de 40,4 millions en janvier 2016 à 41,3 millions en janvier 2017. « Ainsi, l’accroissement naturel a été de 900.000 personnes entre le 1er janvier 2016 et le 1er janvier 2017, correspondant à une hausse démographique de 2,2% », souligne l’ONS, dont les résultats de l’enquête ont été diffusés via l’agence APS. Selon l’office, au 1er juillet 2016, la population était à 40,836 millions de personnes, soit un accroissement de 886.000 personnes par rapport à juillet 2015, correspondant à un taux d’accroissement naturel de 2,17%. Cette augmentation, explique l’Office des statistiques, est imputée à une combinaison de la hausse des naissances et d’une diminution du nombre des décès. « Sous l’hypothèse que le rythme de croissance de l’année 2016 se maintiendrait pour l’année 2017, la population résidente totale atteindrait 42,2 millions au 1er janvier 2018. Dans son analyse de la situation démographique du pays, l’ONS observe que l’année 2016 avait été marquée par une «augmentation conséquente» du volume   des naissances vivantes qui a dépassé, pour la troisième année consécutive, le seuil d’un (1) million de naissances. « Par contre, l’année 2016 a connu une baisse du volume des décès et un fléchissement assez significatif du taux de mortalité infantile ainsi qu’un recul relativement significatif du nombre de mariages contractés », lit-on dans le même document.  

Natalité : Plus de garçons que de filles

Abordant la natalité, l’enquête relève que la barre de 1 million de naissances vivantes et enregistré auprès des services de l’état civil a été dépassée en 2016 (1,067 million de naissance). L’ONS parle ainsi d’une moyenne de 2 900 naissances vivantes par jour. « C’est la troisième année consécutive où le volume de naissances dépasse   le seuil d’un (1) million. La répartition de ces naissances par sexe exprimée par le rapport de masculinité donne 104 garçons pour 100 filles », indique la même source. En volume, les naissances ont connu une augmentation de 27.000 naissances entre 2015 et 2016, soit un accroissement relatif de 2,6%.   Par ailleurs, l’indice conjoncturel de fécondité a connu une stagnation par rapport au niveau observé en 2015, avec un niveau de 3,1 enfants par femme. En outre, l’année 2016 a été marquée par un recul significatif dans le volume des décès enregistrés comparativement à 2015, constate l’ONS. En effet, 180.000 décès ont été enregistrés auprès des bureaux de l’état   civil, soit 3.000 décès en moins par rapport à 2015.  « Cette diminution a impacté positivement l’espérance de vie à la naissance qui a enregistré par ce fait un gain de 6 mois (0,5 point) par rapport à l’année précédente pour atteindre ainsi 77,6 ans », lit-on dans le même document.

Augmentation de l’espérance de vie à la naissance

Sur ce point, l’ONS souligne que l’espérance de vie à la naissance a, pour   la première fois, dépassé le seuil de 77 ans auprès des hommes (77,1 ans), et 78 ans auprès des femmes (78,2 ans). Quant au volume des décès des enfants âgés de moins d’un (1) an, il a atteint 22.271 en 2016, correspondant à une diminution relative de 3,8% par rapport à 2015. Cette performance enregistrée malgré l’augmentation du volume des   naissances vivantes a impacté positivement le niveau de la mortalité   infantile, note l’ONS. Le taux de mortalité infantile (TMI) a reculé également de 1,4 point par rapport à l’année 2015 pour atteindre 20,9 au niveau global (22,4 auprès des garçons et 19,3 auprès des filles). De même que les décès infantiles, le volume des mort-nés a connu une  diminution relative de 2,6% comparativement à l’année 2015, avec un volume   de 14.236 cas.  « Cette diminution en volume combinée à l’augmentation du volume des   naissances vivantes s’est traduite par une réduction significative du taux de mortinatalité qui est passé à 13,2, soit un gain de 0,7 point par   rapport à l’année 2015 », relève encore l’enquête.

Samir Rabah

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mardi, 04 juillet 2017 00:00

Les divorces surclassent les mariages

L’enquête de l’Office national des statistiques fait ressortir deux faits sociaux majeurs : les divorces et les mariages. Ces derniers ont connu une baisse substantielle en 2016, avec moins de 12.000 mariages comparativement à 2015, soit une baisse relative de 3,4%. « Les bureaux de l’état civil ont ainsi registré 356.600 unions, et le taux brut de nuptialité a connu encore un fléchissement passant de 9,24 à 8,73 entre 2015 et 2016. En revanche, c’est le nombre de divorces qui a connu une hausse importante avec 62.128 ruptures d’unions prononcées au cours de l’année 2016, soit une augmentation relative de 3,7% par rapport à l’année 2015.

S.R

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 Le Premier ministre est-il définitivement convaincu de l’incapacité actuelle des banques commerciales à financer les programmes de logements publics ? Il y’a lieu de le penser sérieusement si l’on prête attention à ses dernières déclarations. Les 130 milliards de dinars dégagés pour régler la « crise des impayés » aussi bien que les 329 milliards de dinars mobilisés dernièrement pour financer la poursuite du programme AADL sont entièrement fournis par la CNL, bras financier de l’État dans le domaine du logement et réceptacle unique des ressources budgétaires affectées au secteur de l’habitat. Il ne s’agit aucunement d’un constat banal, mais d’un cumul de dysfonctionnements qui ont mis à nu les défaillances d’un système bancaire décrié par la majorité des opérateurs économiques. « Les banques publiques, en l’état actuel, fonctionnent comme des guichets de gestion des comptes. Elles ont besoin, de façon indispensable et urgente, d’une réforme de leurs modes de gestion, afin qu’elles deviennent des instruments efficaces au service de l’économie nationale », a récemment déclaré Abdelmadjid Tebboune qui semble avoir enfin saisi la complexité de la situation. Par le passé, l’ancien ministre de l’Habitat louait avec beaucoup de conviction le rôle des banques publiques dans le financement du logement. En 2013, et alors qu’il occupait le poste de ministre de l’Habitat, son commentaire à propos du financement par concours bancaire de la relance des programmes AADL et logements promotionnels a laissé apparaitre une satisfaction certaine chez lui. 1.200 milliards de dinars (près de 11 milliards de dollars) devaient être versés par l’ensemble des banques publiques pour mener à bien ces projets immobiliers qui concernent au total la réalisation de plus de 400.000 logements. « L’Algérie venait, grâce à ces conventions, de franchir une étape extrêmement importante dans la reconversion de l’économie nationale grâce à la nouvelle stratégie du secteur de l’habitat qui vise à alléger les charges sur le Trésor en impliquant les banques publiques dans la réalisation de ses projets», avait-il dit. Quatre ans plus tard, en mai dernier, il a changé de ton et a accusé publiquement le CPA et sa tutelle, le ministère des Finances, d’être à l’origine de l’accumulation des créances impayées dans le BTP. Toujours en mai dernier, un bilan, cette fois très officiel, dressé par le ministère de l’Habitat faisait un point précis de la situation. Selon un communiqué du ministère, « le manque de financements des travaux d’aménagement extérieur et de voirie entrave la livraison de 164.000 logements de différentes formules (location-vente, LPP, etc.) à travers le territoire national. En juin dernier, et quelques jour après sa désignation au poste de Premier ministre, une convention fut signée entre le ministère de l’Habitat, le Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la Caisse nationale du logement (CNL). Au terme de cette convention, la CNL s’engage à effectuer un décaissement de 329 milliards de dinars (près de 3 milliards de dollars ) dans le cadre de financements destinés à la réalisation des 120.000 derniers logements du programme AADL non encore couverts par une convention de financement. C’est dans ce contexte qu’Abdelmadjid Tebboune a annoncé dans la foulée que des « études sont en cours pour la création d’une nouvelle banque qui portera le nom de Banque de l’Habitat, en commun entre la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP-Banque) et la Caisse nationale du logement (CNL) et qui prendra en charge tous les dossiers en relation avec le financement de l’habitat et de l’immobilier ». Est-on arrivé au seuil du divorce entre le Trésor public et les banques commerciales d’État dans le domaine du financement du logement ? Même si les « études sont encore en cours », le Premier ministre a déjà donné des indications sur le nouveau schéma d’organisation du secteur qui semble avoir sa préférence. Les banques commerciales publiques ou privées en situation de concurrence seront cantonnées au rôle classique de fournisseurs de crédits immobiliers hypothécaires moyennant sans doute la poursuite de la politique de bonification des taux qui a permis au crédit immobilier de franchir la barre du milliard de dollars au cours des dernières années. Les financements fournis par la CNL (hors bonifications) entreront dans un circuit plus court impliquant une seule « banque de l’habitat ».

Synthèse M.M/TSA

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Moins de deux semaines après l’adoption du plan d’action du gouvernement par les deux chambres du Parlement, les ministères peinent encore à déclencher la dynamique tant attendue. Il y’a certes le ministère de l’Industrie et des mines qui vient d’annoncer par la voix de son premier responsable tout un programme visant à réviser le fonctionnement du secteur automobile, assemblage et importation, ainsi que les procédures régissant l’octroi du foncier industriel.  Il y’a aussi le ministère de l’Education nationale qui a été instruit par le président de la République pour organiser une session spéciale du bac destinée aux candidats ayant été exclus de la session de juin pour cause de retard. Mais il y’a encore le ministère de la Santé qui passe son temps à démentir les informations jugées infondées. Le dernier démenti en date émanant de ce ministère a été rendu public, hier. Ainsi, après la polémique et les rumeurs folles ayant entouré l’affaire du complément alimentaire connu sous l’appellation « Rahmet Rabbi », et le vent de panique qui a soufflé sur la dernière campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole, le département dirigé par le professeur Hazbellaoui, successeur de Boudiaf se trouve encore une fois au centre d’une controverse concernant le planning des congés annuels des personnels de son secteur. Réagissant à une information répercutée par des médias et largement partagée sur les réseaux sociaux selon laquelle les congés auraient été gelés, le MSPRH a diffusé sur son site officiel un démenti catégorique, et a rappelé que « le tableau des congés annuels est établi au niveau de chaque établissement de santé conformément à la règlementation en vigueur en veillant à la continuité des activités au niveau de tous les services concernés ». Le communiqué repris par l’agence officielle APS ne donne aucun détail sur la teneur d’une information jugée sans fondement. Le démenti est laconique, et comme souvent c’est le cas, il a donné lieu aux interprétations les plus diverses. Se conformant à l’adage « il n’y a pas de fumée sans feu », une partie du personnel de la Santé pense que le bruit qui a couru à propos du gel des congés n’est pas le fruit d’une rumeur savamment distillée, mais le résultat d’une fuite qui aurait pris de court les hauts responsables du secteur. Ça ne ressemble pas à la campagne, anti-réfugiés subsahariens, dont l’origine reste encore inconnue, mais ça rentre dans le même contexte marqué par la multiplication des sources non identifiées qui continuent de défier de façon osée la communication officielle. Il y’a moins d’un mois, le ministère de la Santé a été obligé de réagir après que le syndicat des pharmaciens eût dénoncé le dysfonctionnement du système de distribution de médicaments, en lançant une sérieuse mise en garde contre le prolongement de la pénurie qui a touché des produits essentiels, selon certains praticiens. Mais sa réaction n’a pas changé grand-chose à la réalité du terrain. Son dernier communiqué concernant le maintien du programme des congés a eu le même effet. Il a semé le doute.

Mohamed Mebarki

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