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Selon les estimations de la Direction des services agricoles (DSA), la campagne moisson-battage de la variété des céréales d’hiver pour la saison agricole en cours, a atteint au niveau de la wilaya de Constantine un taux d’avancement de 45% jusqu’à la journée d’avant d’hier. La DSA s’attend à ce que la campagne réalise les objectifs tracés pour ce genre de céréales, en atteignant un million de quintaux à la clôture de la campagne prévue à la fin du mois de juillet courant. M.Yassine Ghediri, directeur de la DSA a déclaré que cette campagne, qui a débuté il y a un mois, a réalisé jusqu’à maintenant plus de 45% du programme de récoltes, avec une quantité collectée au niveau des points de collecte dépassant les 400 mille quintaux. Le même responsable a exprimé son optimisme d’atteindre les objectifs tracés par le secteur, à savoir plus d’un million de quintaux de céréales, en signalant que le secteur a mobilisé tous les moyens matériels et humains nécessaires pour aider les agriculteurs dans leur tâche. A propos de l’effet négatif des chutes de pluies durant le mois de mai sur la wilaya de Constantine, M.Ghediri a assuré qu’elle n’a pas impacté le rendement de la majorité des terres agricoles, à l’exception des zones sud de la wilaya au niveau d’Ouled Rahmoune, qui ont été touchées par la grêle. La même remarque concerne les incendies de récoltes, où l’on a enregistré une baisse d’incendies dans les champs par rapport aux années précédentes, avec 80 ha emportés par les feux contre 300 ha l’année dernière.   

S.B

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Les autorités de la wilaya de Constantine, ont décidé de réaliser deux accès supplémentaires pour la nouvelle ville Ali Mendjeli, dans l’objectif d’atténuer le problème de la congestion de la circulation, dont souffre cette méga cité depuis des années. Il est attendu aussi prochainement le lancement des travaux d’élargissement de la sortie de la trémie de Zouaghi et le transfert de l’entrée de la cité Belhadj afin de décongestionner cette route très fréquentée. Des membres de l’APW ont insisté, lors de leur dernière session, sur la nécessité de trouver une solution finale à l’encombrement de la circulation dont souffre cette ville depuis des années, relevant l’exiguïté de son entrée principale et son incapacité à prendre en charge le grand trafic des véhicules empruntant la nouvelle ville. Des élus ont demandé aussi de finir les restes des travaux effectués par des entreprises publiques et ceux qui ont été chargés de réaliser la ligne d’extension du tramway. La ville s’est transformée, comme l’ont décrite des élus, en tranchées éparpillées ça et là, en insistant sur l’obligation de contraindre ces entreprises à la rendre à son état initial et à respecter les lois en la matière. D’autres encore,  ont évoqué le problème du rond point de la cité Zouaghi, fermé à la circulation avant le coup d’envoi de la manifestation Constantine capitale de la culture arabe,  mais cette fermeture du rond point s’est transformée  en un véritable cauchemar pour les habitants des quartiers environnants, en plus de l’encombrement de la circulation qui augmente en intensité aux moments des pics, surtout au niveau de l’entrée et la sortie de la trémie, en revendiquant des solutions pour ce tronçon traversé quotidiennement par des milliers de véhicules. Le wali Kamal Abbès a répondu aux préoccupations des élus, en indiquant que les travaux de la trémie  par rapport à l’extension de la ligne du tramway vont débuter prochainement, et a motivé le retard enregistré par la faillite de l’entreprise espagnole chargée du projet, avant de le confier à l’entreprise « COSIDER ». Il a assuré que les mesures nécessaires ont été prises en coordination avec l’entreprise « Métro d’Alger » pour donner un nouveau souffle à l’opération. En ce qui concerne les accès de la nouvelle Ali Mendjeli, le wali a annoncé que le bureau d’études public « URBACO » a été chargé de réaliser une étude sur la réalisation d’une nouvelle entrée pour Ali Mendjeli et une autre étude a été finalisée pour la réalisation d’une route d’évitement permettant d’entrer dans la ville à travers un axe qui borde l’université Constantine 3 et les logements de fonction des enseignants, où il est attendu la désignation par la DTP d’une entreprise pour entamer les travaux prochainement. Pour le problème du rond point de Zouaghi, le wali a annoncé la finalisation d’une étude pour une solution provisoire, avec le début de travaux à court terme concernant l’élargissement de la sortie de la trémie et le déplacement de l’entrée du lotissement Belhaj vers un autre emplacement.

Sami B.

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L’APC de Hamma Bouziane s’active pour obtenir l’autorisation de la part des autorités dans la perspective de lancer, prochainement, plusieurs projets de développement pour cette commune, classée en 4ème position en nombre d’habitants  au niveau de la wilaya. Parmi ces projets inscrits sur l’agenda des locataires de l’hôtel de ville de cette commune,  il est surtout question de la réalisation d’un hôpital et d’un parking pour véhicules sur une grande superficie en plein centre-ville exploitée jusqu’à présent par l’Institut national des arbres fruitiers et de la vigne. A cet effet, le maire de la ville en question, Atrous Ismael, a affirmé que cet institut, occupe une grande surface qui atteint les 7 ha. Ce qui à son avis  ne correspond pas du tout au développement enregistré dans les domaines de l’habitat, des infrastructures  économiques et de la population par rapport a la  période de création de cet institut. Ainsi la ville a connu une grande extension et la densité de la population a augmenté depuis. Donc le besoin se fait,  sentir pour une exploitation judicieuse de toutes les poches disponibles du foncier de la commune. Le maire a indiqué qu’il a suggéré à l’ex-wali Hocine Ouadah d’exploiter la surface de 7 ha dans des projets de développement qui soulageront grandement les besoins urgents exprimés par la population locale, mais cette proposition fut rejetée au motif de l’importance de l’institut, dont il n’existe que deux structures similaires au niveau national. Les projets proposés sont, pour l’heure,  un hôpital mère-enfant pour mettre un terme aux tracasseries des déplacements vers les villes avoisinantes tout en allégeant la pression que connaît actuellement  le CHU de Constantine. Le deuxième projet concerne la réalisation d’un parking à étages devant constituer une source de revenus non négligeables pour l’APC, en plus d’un projet de tribunal inscrit depuis une longue période et bloqué pour le manque d’un terrain d’assiette pour sa réalisation, sans compter un jardin public et une route d’évitement par desserrer l’étau sur la principale artère de la ville. Enfin, M. Atrous a indiqué qu’il est possible de maintenir l’administration de l’institut à son emplacement actuel avec l’affectation d’une autre surface qui lui sera réservée au niveau des surfaces irriguées, ce qui ne peut que convenir à son activité, surtout que la surface qu’il exploite actuellement n’est pas irriguée et dépasse ses besoins. 

M.A

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vendredi, 07 juillet 2017 00:00

N°5268 du 06-07-2017

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vendredi, 07 juillet 2017 00:00

N°5269 du 08-07-2017

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vendredi, 07 juillet 2017 00:00

Entre les gendarmes et les voleurs

Apparemment, l’« étau se resserre sur les fraudeurs ». Le directeur général des Douanes, Kaddour Bentahar,  a annoncé le 2 juillet  que l’Algérie a engagé des négociations avec l’Union européenne (UE) et la Chine dans le cadre de la lutte contre la surfacturation pratiquée par certains importateurs algériens. “Il y a un grand projet en cours d’élaboration à travers lequel nous avons demandé à l’UE de mettre à la disposition des Douanes algériennes les données relatives aux valeurs des produits qui sont importés auprès de l’Europe, afin de permettre de régler le problème de surfacturation“, a indiqué à la presse M. Bentahar. Ce n’est pas tout puisque, outre l’UE, un « projet d’accord d’assistance mutuelle et administrative » avec la Chine est aussi en négociation pour lutter contre le phénomène de la surfacturation, a souligné M. Bentahar qui explique que le choix de la Chine relève du fait que ce pays est le premier fournisseur de l’Algérie. Ces déclarations du DG des Douanes s’inscrivent dans le droit fil de la démarche gouvernementale. Lors de sa présentation du Plan d’action du gouvernement devant le Parlement, le premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a en effet insisté sur la nécessité de la lutte contre le phénomène de la surfacturation des importations. Une question se pose toutefois : est-ce que ces nouvelles dispositions ont des chances sérieuses de mettre fin à la pratique des surfacturations et aux transferts illicites de devises qui coûtent plusieurs milliards de dollars ( personne ne sait exactement combien ) chaque année à l’économie algérienne ? Autre annonce récente : les contrôles à nos frontières vont être renforcés pour lutter contre les phénomènes de contrebande. Aux frontières algériennes,  à l’est, à l’ouest et au sud du pays, on annonce régulièrement le « démantèlement d’un réseau de trafiquants », de carburants principalement, ou de produits de première nécessité plus rarement. Question : est-ce que ces  démantèlements réalisés inlassablement, depuis plusieurs décennies, grâce à la vigilance de nos gendarmes, de nos douaniers et, depuis quelques mois, de nos militaires, ont mis fin aux trafics divers qui fleurissent à nos frontières et alimentent un bassin géographique énorme ? Dans ce dernier cas, on connait déjà la réponse parce qu’on dispose du recul suffisant. La dimension et l’intensité  des trafics n’ont pas cessé d’augmenter. Elles coûtent de plus en plus cher : plusieurs milliards de dollars chaque année à l’économie algérienne.

Tous des voleurs et des trafiquants ?

La chronique de l’économie algérienne se confond de plus en plus depuis quelques années avec la rubrique des faits divers.  Les Algériens, y compris les gestionnaires des  secteurs publics et privés confondus, seraient-ils tous devenus des voleurs et des trafiquants  ? Et, au fait,  pourquoi n’y a –t-il pas de surfacturations des importations  au Maroc ? Pourquoi les Tunisiens ne cherchent-ils pas à nous vendre leur carburant en passant la frontière, la nuit, tous feux éteints  ? Pourquoi  nos voisins nigériens et  mauritaniens ne cherchent –ils pas à nous vendre leur farine en trompant la vigilance de leurs douaniers  ?

Un mode de gestion archaïque de l’économie algérienne

La réponse est simple :  tous ces trafics ont un point commun, une origine commune . Ce ne sont pas les Algériens qui constituent une espèce d’humanité particulière avec une propension spéciale aux malversations, aux détournements de fonds, ou  à la contrebande. C’est le mode de gouvernance de l’économie algérienne qui tend, de plus en plus, à devenir un cas d’école. Si les importateurs, dans une proportion qui semble massive, cherchent à surfacturer le montant des produits qu’ils vendent sur le marché algérien, c’est parce que l’écart entre le taux de change officiel du dinar et le taux de change du marché parallèle approche désormais 60 %. Ce « différentiel », qui n’a pas cessé d’augmenter au cours des dernières années, est une formidable incitation à la fraude. Il  a été créé et continue d’être alimenté  par  le manque de courage chronique des autorités financières algériennes qui ont réussi la performance de conjuguer sur une très longue période la surévaluation du dinar officiel et une  démission totale  face au développement du marché informel de la devise. Supprimez le différentiel ou réduisez-le à moins de 10%, comme c’est le cas chez  nos voisins et dans la quasi-totalité des pays africains, et la surfacturation disparaît . Si le trafic de carburants à nos frontières est devenu l’activité principale de plusieurs milliers de transporteurs, ainsi que le montrait une étude réalisée voici un peu plus de 2 années par…..la Banque mondiale,  c’est parce que le « différentiel » entre le prix des carburants en Algérie ( vendu entre un quart et un tiers de son coût de revient)  et chez nos voisins ne cesse pas d’augmenter et constitue une irrésistible incitation au développement de la contrebande. Dans tous les cas, c’est la gouvernance de l’économie algérienne, fondée sur des méthodes administratives pratiquement inchangées depuis les années 70, qui est le terrain très  fertile sur lequel se développent la plupart des formes de criminalité économique qui alimentent  aujourd’hui la chronique judiciaire et les colonnes  de la presse nationale .

Réformer l’économie ou chercher des boucs émissaires ?

La gestion de l’économie fondée sur la surévaluation du dinar et les subventions généralisées étaient encore supportable dans un contexte d’abondance financière. Elle devient « insoutenable »  dans une situation de réduction des recettes pétrolières. La déstructuration du système des prix et l’encouragement à l’importation et au gaspillage généralisé coûtent, sans aucun doute, des dizaines de milliards de dollars chaque année à l’économie algérienne. Malheureusement  la réaction des autorités dans cette nouvelle situation n’est pas de mettre en œuvre les réformes de l’économie nécessaire pour mettre fin au gaspillage des ressources nationales . Abdelmadjid Tebboune l’a d’ailleurs bien expliqué devant les parlementaires. À propos  du « nouveau modèle économique » il  a affirmé : « Ce n’est pas quelque chose qui s’improvise ou se décrète du jour au lendemain. Des pays ayant connu un même système économique administré comme le nôtre ont mis une génération et demie à la changer ». Au cours des deux prochaines années , il y a donc très fort à parier qu’on va continuer à parler, à se concerter, et à dialoguer à propos  de la « réforme du système des subventions », du processus de « mise en convertibilité du dinar » , de l’”autonomie de gestion des entreprises publiques” et sans doute aussi de l’ « amélioration du climat des affaires ». Mais sans engager concrètement aucune de ces réformes.

Vers un retour en force de la bureaucratie économique ?

Dans les faits tout semble indiquer que la tentation actuelle du gouvernement algérien consiste au contraire dans une fuite en avant dans l’économie administrée. À entendre les déclarations du Premier ministre et celles de beaucoup de membres de son gouvernement, on a l’impression que c’est aujourd’hui le risque d’un retour en force de la bureaucratie qui semble se dessiner clairement.L’actualité économique des derniers mois est à cet égard tout à fait éloquente : stabilisation artificielle du cours officiel du dinar, encadrement du commerce extérieur, licences d’importations, quota d’importation de pièces détachées en préparation pour les constructeurs automobiles, lutte contre la surfacturation et les trafics aux frontières etc. La démarche actuelle de l’Exécutif semble consister pour l’essentiel à désigner les opérateurs économiques comme des boucs émissaires en renforçant encore un peu plus les moyens matériels et humains des services de contrôle et en modifiant au passage la réglementation tous les 6 mois. En somme à jouer au gendarme et au voleur.

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vendredi, 07 juillet 2017 00:00

L’Etat perd des points

Engagé depuis son installation en mai dernier, dans une lutte sans merci contre la spéculation sous toutes ses formes, le gouvernement semble déjà donner des signes d’essoufflement. En deux mois d’exercice, Abdelmadjid Tebboune a multiplié les mesures dans le but de réduire considérablement la facture des importations, passant du rationnement instauré par le système de licences à l’interdiction pure et simple de l’import concernant certains produits. Il est certes prématuré de constater son échec, mais force est de constater que la situation demeure toujours préoccupante, tant que le déficit de la balance du commerce extérieur menace de passer au dessus de la barre des 10 milliards de dollars. En traçant comme objectif, la limitation de ce déficit au dessous de 10 milliards de dollars, d’ici la fin de l’année en cours, le Premier ministre donne plus qu’un signe de lassitude. Bien avant que les médias ne se chargent du sujet et en font leur menu quotidien, il s’est rendu compte en temps réel des limites de la mesure consistant à imposer des licences d’importation à de nombreux secteurs. Evoluant dans un contexte rongé par la fraude qui est encouragée par une amplification sans pareil du phénomène de la corruption, certains importateurs touchés par les restrictions n’ont pas hésité à actionner leurs réseaux de complicités implantés dans le circuit de l’importation. Des transitaires, laisse-t-on entendre, se sont impliqués, en contrepartie d’une rémunération payée en dessous de table par des importateurs défiant toute légalité, dans cette entreprise illicite grâce à des connexions situées à des niveaux sensibles. Des importateurs de quincaillerie sont passés outre ces licences et ont réussi à mettre des quantités importantes de bananes sur le marché local. Le produit qu’ils ont importé frauduleusement en sollicitant l’apport rémunéré d’agents au niveau des douanes et des ports, a été vite mis dans le circuit commercial, sans que cela ne soit détecté par les services de l’Etat. Une deuxième difficulté est apparue.La surfacturation ! Le phénomène a atteint des hauteurs inquiétantes, du temps où Abdelmalek Sellal était encore Premier ministre. Ce dernier avait reconnu publiquement lors d’un Conseil de gouvernement que la surfacturation était passée à 25% du montant des produits touchés par cette pratique. Au niveau du gouvernement, on est conscient du fait qu’il est impossible de lutter efficacement contre la surfacturation, sans s’attaquer à la matrice qui fait évoluer et fructifier toutes les entreprises de fraude : le marché informel ou l’économie souterraine. Une économie dont le fonctionnement échappe totalement à l’Etat et au Trésor public, et qui, à son tour, fait tourner à plein régime un marché noir de la devise hors normes. Selon des chiffres établis par des spécialistes, ce sont cinq milliards d’euros qui échappent annuellement au Trésor. Les tenants d’une telle puissance financière ne voudront jamais lâcher prise. Tant que le phénomène de la corruption n’est pas diagnostiqué sérieusement et profondément, le gouvernement éprouvera encore des difficultés pour lui opposer les solutions en mesure de limiter les dégâts, avant de l’isoler définitivement à des niveaux insignifiants.

M.M

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vendredi, 07 juillet 2017 00:00

La garde communale, un dossier jamais clos

Près de 20 ans après sa constitution, le corps de la garde communale reste toujours un boulet pour les autorités. Alors qu’il est officiellement dissous, ce corps de sécurité, qui a assisté l’Etat dans sa lutte contre le terrorisme, continue de hanter l’esprit de la République. Lors d’une récente sortie publique, le ministre de l’Intérieur rappelle que les autorités vont toujours répondre favorablement aux doléances des gardes communaux. Nouredine Bedoui a indiqué en effet que « le gouvernement est déterminé à poursuivre son soutien aux familles et enfants des éléments de la garde communale qui ont consenti d’énormes sacrifices pour que l’Algérie reste debout dans les moments difficiles ».  Preuve en est que 5000 enfants des agents de la garde communale ont été accueillis cette année dans les camps d’été disséminés à travers 14 wilayas du littoral. M.Bedoui, qui s’exprimait depuis la wilaya de Tipaza, a rappelé les instructions du Président de la république, Abdelaziz Bouteflika qui insistent « sur la nécessité d’accompagnement et la prise en charge de nos enfants à travers tout le territoire national » saluant en même « temps les efforts fournis par les parties chargées d’accueillir dans d’excellentes conditions nos enfants venus des quatre coins du pays particulièrement ceux du sud et des Hauts -plateaux répartis dans 28 camps de vacances. », a-t-on indiqué. Cette nouvelle sortie du ministre de l’Intérieur rappelle que le dossier des gardes communaux n’est pas clos. Contrairement aux assurances des autorités, les agents qui dépendaient de cette instance, officiellement dissoute en octobre 2012, plus de 20 000 d’entre eux réclament toujours des droits qu’ils estiment légitimes. Parmi les revendications des gardes communaux, celles liées à une retraite décente, une couverture sanitaire ou une indemnisation à la hauteur des sacrifices consentis sont les plus connues. Pour obtenir satisfaction, les éléments de la garde communale ont organisé plusieurs manifestations dans différentes régions du pays. Des tentatives d’entrer dans la capitale ont même été faites. Mais à chaque fois, les protestataires sont tenus en dehors de la ville. Des délégations ont été reçues par les différents ministres de l’Intérieur qui se sont succédé à ce poste. Des acquis, accordés notamment du temps où Daho Ould-Kablia était aux affaires, ont été arrachés. Mais à l’image des autres corps qui ont aidé l’armée dans sa lutte contre le terrorisme, les anciens membres de la garde communale constituent toujours un chapitre inachevé dans l’œuvre de la réconciliation nationale.

Akli Ouali

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vendredi, 07 juillet 2017 00:00

La température monte au FLN

Encouragé par les échos provenant de la citadelle du FLN annonçant le « limogeage » de Djamel Ould Abbès, Abdelkrim Abada, un des meneurs du mouvement dit de redressement formé par des opposants à l’actuel secrétaire général, revient sur la scène politique après une longue période d’abstinence. L’intervention publique de cet homme qui n’est, sans doute pas, le cadre le moins informé de la « planète » FLN, signifie que la fin politique de Djamel Ould Abbès a été paraphée, et qu’elle n’attend que le moment opportun aux yeux de la Présidence pour être officialisée. En rendant public l’appel lancé au chef de l’Etat, en sa qualité de président du FLN, Abada ne fait qu’amplifier davantage le bruit de fond qui gronde à l’intérieur de la « forteresse ». Il a sans doute eu connaissance des tractations menées en haut lieu et pris acte d’un des aspects majeurs de la question : l’option d’un successeur qui ne soit mêlé, ni de près, ni de loin, aux conflits qui ont secoué l’ancien parti unique, ces 20 dernières années, semble faire l’unanimité. Il sait qu’il est en dehors de la course, vu qu’il a été partie prenante dans plusieurs frondes, mais il insiste, quand même, à accompagner une initiative qui lui échappe complètement, mais dont la finalité pourrait lui offrir des perspectives favorables. « Il faut quelqu’un de clean, avec un bon CV, qui connaît le parti et qui n’a pas d’antécédents judiciaires, un homme honnête et qui comprend les valeurs de ce parti. Nous en avons marre des Belkhadem, Saâdani et Ould Abbès », plaide-t-il, en adoptant une curieuse position de retrait. Une attitude de prudence qui pourrait lui servir, les jours à venir, au cas où les partisans d’une nouvelle ère l’emporteraient. Et il en est conscient, et c’est pour cela que sa vision va au-delà de l’éviction de Djamel Ould Abbès, en appelant à la mise en place d’un comité de transition et la tenue d’un congrès extraordinaire. Cette alternative imposerait une inévitable redéfinition des places et des rôles au sein des instances dirigeantes du FLN, et au profit des nombreux dissidents à l’affut du moindre « foisonnement ». Abdelkrim Abada y pense, mais n’y croit que faiblement. Il n’est pas sans ignorer qu’appeler à un congrès extraordinaire, dans ce contexte crispé, est une entreprise risquée. D’ailleurs, elle est considérée comme telle par tous les protagonistes. Ebranlé par le séisme d’octobre 1988, mis sérieusement en difficulté entre 1992 et 1996, période durant laquelle il a perdu beaucoup de terrain, avant que Liamine Zéroual ne lui apporte le « coup de grâce », en parrainant la création du RND, le FLN qui a retrouvé avec le retour de Bouteflika, une certaine « vigueur », n’a pas échappé, par contre, aux luttes intestines et aux conflits internes. Affaibli, le parti a été confié à cinq secrétaires généraux depuis 2001. Boualem Benhamouda, Ali Benflis, Abdelaziz Belkhadem, Amar Saâdani et Djamel Ould Abbès. Cinq hommes qui ont connu des fortunes diverses à la tête d’une formation cloîtrée dans son rôle d’appareil électoral. Boualem Benhamouda a été mis à l’écart, à la suite d’un coup d’Etat scientifique. Ali Benflis et Abdelaziz Belkhadem furent promus chef de gouvernement et Premier ministre et Amar Saâdani fut évacué sans ménagement. En 1997, lorsque la situation sécuritaire avait pris un tournant tragique et grave, le gouvernement a été confié au RND. Aujourd’hui, l’Algérie est confrontée à de grandes difficultés, et en pareilles circonstances, l’avantage pourrait être accordé au RND et non au FLN qui continue à trainer des « casseroles ». Abdelkrim Abada sait que tout le monde au FLN n’a pas la même conception du mot assainissement et les positionsdivergent. Et pourtant, il se laisse embarquer dans une histoire dont lui-même ne connait ni les tenants, ni les aboutissants. Car les maux du FLN vont plus loin que l’image de la citadelle.

Mohamed Mebarki

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vendredi, 07 juillet 2017 00:00

Un symbole de prédation et de gaspillage

La gestion du Club des pins revient encore une fois sur le devant de la scène. Lundi, les députés du RCD ont publié un texte appelant à la création d’une commission d’enquête sur cette résidence d’État. Le parti a expliqué que la commission devrait faire notamment un « état des lieux des occupants des infrastructures de l’Epic », « préciser les conditions et les modalités d’accès à une résidence permanente » et « les conditions d’accès aux infrastructures et lieux de plaisance, comme les plages ». Le RCD n’est pas le premier parti à soulever cette question. En 2015, des députés du FLN, dont Lyes Saadi, avaient exigé une commission d’enquête parlementaire sur les résidences d’État du Sahel. L’initiative de ces élus de l’ex-parti unique, qui n’a pas abouti, avait également pour objectif de « mettre toute la lumière sur la gestion des résidences d’État » notamment en recensant les infrastructures dépendantes et « l’argent qu’elles procurent à l’État ». Depuis plusieurs années, la résidence d’État du Sahel nourrit fantasmes, rumeurs, approximations et maintes interrogations. Que comprend la résidence d’État du Sahel ? Où se trouve-t-elle ? Pourquoi a-t-elle été créée ? Par qui est-elle gérée ? Comment est-elle financée ? Qui sont les personnes ou les responsables autorisées à y habiter ? Le Premier ministre ? Les ministres ? Les cadres de l’armée ? Pourquoi les citoyens sont-ils interdits d’y accéder ?… L’inamovible Melzi Hamid Melzi applique ses propres règles. En 2012, il interdit l’accès de Moretti à un ancien PDG d’Air Algérie, Abdelwahid Abdellah. Pour avoir une idée de la puissance du personnage, il faut revenir au courrier envoyé en mai dernier par la direction de la résidence à ses locataires au sujet d’une enquête de la gendarmerie sur certains résidents, leur famille et l’entité qui les a logés. « Ce genre d’agissements ne peut être toléré qu’après présentation d’un ordre de mission justifiant l’enquête et d’une perquisition ordonnée par la justice », avait dénoncé la direction. Mais qui est finalement autorisé à habiter dans cette résidence ? Il s’agit d’abord des membres du gouvernement qui sont logés selon la fonction qu’il occupe. « Je me souviens avoir été nommé en même temps que Abdelmalek Sellal (lui aussi en tant que ministre). J’avais constaté qu’il avait été logé dans une villa très bien équipée. La mienne était moyenne. Sellal occupait à l’époque le poste de ministre de l’Intérieur », relate un ancien ministre.« Mais détrompez-vous, ce sont les ministres qui sont minoritaires dans cette zone où il y a près de 300 villas », poursuit-il. Notre ministre n’avait pas que de hauts fonctionnaires de l’État comme voisins. Il se souvient également d’hommes d’affaires. « À l’époque, j’avais Djilali Mehri comme voisin », assure l’ancien ministre. À la résidence d’État du Sahel, on peut aussi trouver des anciens cadres de l’armée. Certains patrons de la presse privée y logeaient eux aussi durant les années 1990. Au bout de combien de temps doit-on quitter la résidence après le départ du gouvernement ? « Tout dépend de comment vous le quitter », s’amuse le ministre. Lui a été sommé par la direction de quitter la résidence après un mois. « Au moment où j’étais en déplacement, ils ont coupé le gaz. Ma famille en garde un très mauvais souvenir », raconte-t-il. « En fait, il n’y a pas de règle bien précise. Certains responsables restent tandis que d’autres partent très rapidement après leur fin de fonction », affirme un autre ancien ministre. À Moretti, la situation est différente. « Pratiquement tous les habitants des villas à Moretti sont propriétaires », assure cet ancien responsable. Comment est financée la résidence d’État du Sahel ? Certains députés voudraient bien avoir une idée claire. Dans son rapport d’appréciation sur le projet de loi de règlement budgétaire pour 2014, la Cour des comptes révélait que 2,242 milliards de dinars ont été attribués par le Premier ministère comme contribution à la résidence d’État. L’institution avait constaté une « augmentation de 202% par rapport à la contribution initiale arrêtée à un montant de 740 millions de dinars ».

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