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samedi, 12 août 2017 01:00

N°5300 du 12-08-2017

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samedi, 12 août 2017 01:00

Un programme spécial de développement

Nouredine Bedoui monte en puissance. Il est au devant de la scène depuis quelques semaines. Et son activité fait l’actualité, au moment où plusieurs de ses collègues au gouvernement sont en congé annuel ou en réserve. D’habitude, très discret et peu bavard ; ceux qui l’ont approché et connu lorsqu’il était wali à Sétif et Constantine le savent, le voilà poussé par les événements, à marquer sa présence, en multipliant les déplacements, les réunions et les déclarations. Il communique et fait la Une des journaux. En un mot, il est là, où l’actualité est brûlante. Des feux de forêt aux migrants subsahariens, en passant par les récentes inondations qui ont touché la wilaya de Tamanrasset et le plan de développement destiné aux régions frontalières et aux wilayas déléguées, le ministre de l’Intérieur a abordé tous ces sujets, en se référant au président de la République, mais, curieusement, sans citer au moins une fois, son chef direct, le Premier ministre ! D’aucuns estiment qu’il est en train de prendre une dimension que certains médias interprètent déjà comme un signe « promotionnel » en vue d’une autre perspective dans sa carrière gouvernementale. Coïncidant avec le retrait calculé ou forcé d’Abdelmadjid Tebboune, l’intense activité du ministre de l’Intérieur a ouvert la voie à toutes les spéculations. Certains cercles le voient d’ores et déjà Premier ministre ! Mais loin de cette hystérie spéculative, lui, poursuit sa mission, en allant au « front », en prenant attache avec les responsables locaux et en transmettant des messages rassurants à l’opinion publique. De Tamanrasset où il était vendredi, il a révélé que « le gouvernement prépare un programme spécial destiné aux régions frontalières et aux wilayas déléguées, Nouredine Bedoui a plaidé pour une véritable décentralisation dans la prise de décision au niveau de ces nouvelles circonscriptions administratives. « Le gouvernement prépare une nouvelle stratégie de développement des régions frontalières et des wilayas déléguées, qui sera mise en place avant la fin de l’année 2017, et ce en application des instructions du président de la République », a-t-il affirmé lors d’une réunion consacrée à l’examen et l’évaluation des projets de développement dans la wilaya déléguée d’In Guezzam. Tout en précisant que le programme touchera tous les domaines liés au développement local, le ministre de l’Intérieur qui était accompagné de plusieurs secrétaires généraux ministériels, a expliqué les retards enregistrés dans les programmes de la région par la défaillance de certaines entreprises en charge de leur réalisation. A propos des wilayas déléguées et de leur statut administratif, il n’a pas manqué de souligner que ces circonscriptions nouvellement créées sont en phase de transition et qu’elles seront promues en wilayas à part entière sur la base d’une évaluation effectuée par le ministère. Interpellé au sujets des préoccupations soulevées par la communauté algérienne résidant dans les pays voisins et répercutées par les élus locaux, Nouredine Bedoui a assuré qu’une « réunion sera organisée entre les notables de la région et le ministre des Affaires étrangères à l’effet d’examiner la facilitation des procédures administratives en faveur de cette communauté ». Il est à rappeler que cette communauté fait face à de sérieux problèmes depuis la fermeture du consulat d’Algérie à Gao, suite à l’enlèvement, le 5 avril 2012, de diplomates algériens par un groupe terroriste dissident d’Al Qaïda au Maghreb islamique. Dans toutes ses déclarations, il est apparu ferme et décidé. L’image et l’impression qu’il a laissées sont parlantes à plus d’un titre.

Mohamed Mebarki

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samedi, 12 août 2017 01:00

Le chômage repart à la hausse

La crise économique que vit le pays commence à donner des signes inquiétants. Le taux de chômage commence à prendre de l’ampleur et des secteurs entiers de la vie économique offrent de moins en moins de postes d’emplois. Selon les données rendues publiques hier par l’Office national des statistiques la population en chômage a atteint 1,508 million de personnes, soit un taux de chômage de 12,3% au niveau national, en hausse de 1,8 point par rapport à septembre 2016. La population active au mois d’avril dernier avait atteint 12,277 millions de personnes contre 12,117 millions en septembre 2016, avec un solde positif de 160.000 personnes, soit une hausse de 1,3%. Selon la même source, la population occupée (personnes ayant un emploi), était estimée à 10,769 millions de personnes en avril 2017 contre 10,845 millions de personnes en septembre 2016, enregistrant un solde négatif de 76.000 personnes par rapport à septembre 2016. Des catégories de populations sont plus touchées que d’autres. C’est le cas des jeunes de 16-24 ans qui sont 29,7% à chercher du travail. C’est également la même chose chez les personnes sans qualification dont le taux de chômage est passé de 7,7% en septembre 2016 à 10,1% en avril 2017, alors que celui des diplômés de la formation professionnelle est passé de 13% à 14,8% entre les deux périodes de comparaison. Par secteur d’activité, les données de l’ONS indiquent que le secteur du bâtiment et des Travaux publics est celui où le taux de chômage est le plus élevé. Ce secteur présente un solde négatif de 91.000 personnes, ainsi que le commerce, les services et l’administration publique (un solde négatif de 84.000). En revanche, un solde positif a été enregistré pour le secteur de l’agriculture (63.000) et l’industrie (36.000) comparativement à septembre 2016, précise l’ONS.

Akli Ouali

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samedi, 12 août 2017 01:00

«Clarifications»

Je vous jure devant Dieu que c’est le président de la République qui gère le pays et c’est lui qui est l’auteur des dernières instructions ! Tout ce qui ce dit à droite et à gauche n’est que de la spéculation… » Le secrétaire Général du parti FLN, Djamel Ould Abbès s’est fait fort de préciser hier devant les journalistes que les dernières instructions et le recadrage furieux du Premier ministre ont été l’œuvre du président de la République. Ould Abbès, tenait visiblement, hier, lors d’un point presse organisé à l’issue d’une conférence du parti sur les élections locales, à mettre fin aux spéculations et surtout être le premier «officiel» à démentir les allégations des médias et des acteurs politiques selon lesquelles, Bouteflika n’était pas informé des fameuses instructions adressées au Premier ministre, relayées par Ennahar tv. Cette affaire a provoqué une grande polémique et alimenté de multiples scénarios y compris celui qui voudrait que ce soit Ouyahia voire Said Bouteflika qui sont allés à la rescousse des hommes d’affaires contre Tebboune. Et en l’absence d’un communiqué dûment diffusé par l’agence officielle l’APS ou sur le JT de l’ENTV, les commentaires sont allés bon train sur une « soi-disant » lutte au sommet de l’Etat. Et pour cause, les informations de la chaine Ennahar tv ne pouvaient pas êtres prises pour argent comptant surtout que celle-ci est habituée à user de la manipulation. Mais voilà que le secrétaire général du FLN donne du crédit à ces instructions en jurant la main sur le cœur qu’elles émanent véritablement du chef de l’Etat. «C’est le président de la Rrépublique qui est le patron. Les dernières instructions prouvent aussi que ce qui se dit ici et là est faux», tranche Ould Abbès. Aux questions  insistantes des journalistes il ajoutera ceci : «Le président n’est pas une mer, mais un océan. Nous ne savons pas forcément ce qu’il fait, mais nous savons que ses instructions commencent à être appliquées sur le terrain», affirme –t-il précisant : «vendredi les marchandises ont commencé à sortir des ports». Djamel Ould Abbès a redoublé d’ingéniosité pour convaincre la presse que c’est le président de la république qui gère et qui décide contrairement à ce que disent des acteurs politiques. «Quand le président de la République, qui est le président du parti, parle, il n’y a plus de discussions et il n’y a plus de débat. Nous, on exécute ». Est-ce pour autant la fin de la polémique ? Pas sûr surtout que l’auteur  de ces «clarifications» est connu pour ses déclarations sans lendemain destinées à amuser la galerie. De nombreux observateurs mettent en doute l’authenticité des instructions prêtées au président de la République notamment celles qui reprochaient au Premier ministre d’ouvrir un front contre les hommes d’affaires. Certains ont même cru déceler une crise au sommet de l’Etat entre des hommes influents à la présidence et le Premier ministre coupable d’avoir lancé une croisade contre les hommes d’affaires. Ould Abbès semblait hier balayer toute cette histoire et soutient que c’est le président qui gouverne. «Les dernières instructions prouvent qu’il y a un président de la République qui suit et qui tranche».

Imane B

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Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, tente de lever le doute autour de la fameuse « instruction présidentielle » adressée au gouvernement Tebboune. Diffusée par un canal non officiel, en l’occurrence la chaîne privée Ennahar, l’instruction qui a suscité moult lectures émanerait du chef de l’Etat lui-même, assure le patron du FLN. Alors que des analystes sont allés jusqu’à évoquer l’existence d’une pouvoir parallèle qui tente de destituer Abdelmadjid Tebboune, Djamel Ould Abbès « jure que c’est le président Bouteflika qui dirige ». « Je jure par Dieu que c’est le président Bouteflika qui dirige le pays, qui prend les décisions, malgré tout ce qui ce dit ça et là », lance-t-il, lors d’un point de presse animé, hier à Alger. Et d’ajouter : « Les dernières instructions au sujet des marchandises bloquées au port d’Alger, sont une preuve irréfragable que le président Bouteflika suit de près tout ce qui se passe au pays ». Ce faisant, le secrétaire général de l’ex-parti unique estime qu’il « n’y a pas lieu de polémiquer autour d’une décision présidentielle ». « Quand le président de la République, qui est le président du parti, parle, il n’y a plus de discussions et il n’y a plus de débat. Nous, on exécute », dit-il, affirmant avoir donné des consignes à ses militants dans « ce sens-là ». Djamel Ould Abbès confirme que ladite instruction est venue du président de la République. « Le Président n’est pas une mer, mais un océan. Nous ne savons pas forcément ce qu’il fait, mais nous savons que ses instructions commencent à être appliquées sur le terrain », explique-t-il, en précisant que « les marchandises ont commencé à sortir des ports depuis vendredi dernier». Tout au long de son intervention, le secrétaire général du FLN essaie de démentir tout ce qui se dit concernant la capacité du chef de l’Etat à assumer ses missions, puisque des voix s’élèvent déjà pour demander l’application de l’article 102 (ex-article 88) de la constitution. « C’est le président de la République qui est le patron. Les dernières instructions prouvent aussi que ce qui se dit ici et là est faux », estime-t-il. A la question de savoir si son parti continue de soutenir le Premier ministre, Djamel Ould Abbès répond par l’affirmative. « Tebboune a été nommé à la tête du gouvernement par le président de la République et tant qu’il lui fait confiance, nous aussi nous le soutenons », enchaîne-t-il. Dans ce sens, le patron du FLN réitère également « sa fidélité au président Bouteflika. « Ma fidélité au président Bouteflika prime sur ma fidélité à d’autres personnes », indique-t-il, comme pour laisser entendre que si demain le Premier ministre est lâché, il ne doit pas compter sur le FLN pour le soutenir…Réagissant sur l’affaire du décès d’une jeune femme enceinte et son bébé à Djelfa, le secrétaire général du FLN estime que le ministre de la Santé n’a aucune responsabilité. « Le secteur de la santé est malade. Le ministre n’est pour rien dans cette affaire », dit-il.

Samir Rabah

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samedi, 12 août 2017 01:00

Les Mouhafedhs en conclave

Le secrétaire général du FLN a réuni hier à l’hôtel « Le Mouflon  d’or », les Mouhafedhs et les présidents des commissions de transition, dans le cadre de la préparation des prochaines élections locales, présentées comme « un tournant politique majeur », dans la vie du pays. L’occasion pour Ould Abbès d’instruire les Mouhafedh, leur enjoignant particulièrement de se garder de tout propos sur 2019, date de la prochaine élection présidentielle qui agite le landerneau politique. « Il faut faire un travail de proximité et être à l’écoute des citoyens et de leurs préoccupations quotidiennes », recommande Ould Abbès, car selon lui « les locales sont différentes des législatives qui sont des élections nationales pour désigner des hommes destinés a produire des lois, alors que la commune est la structure de base du pays » S’agissant des candidatures, le premier responsable du FLN prône « la démocratie et la transparence » en demandant aux Mouhafedhs de laisser choisir librement les militants pendant les assemblées des Kasmas où se fera le choix des femmes et des hommes qui porteront les couleurs du FLN. Le « dead line » est fixé par Ould Abbas au mardi 6 septembre pour la transmission des PV des assemblées générales électives à la direction nationale qui a un droit de regard sur les listes. Cependant, il met en garde contre la tentation du retour de certains élus impliqués dans les affaires de corruption et de justice », avertissant que la direction les éliminera pour les remplacer par d’autres. Ould Abbès se félicité aussi de « l’engouement » suscité par le FLN qui selon, lui enregistre des candidatures par milliers, pendant que les autres partis font des appels à candidatures via Internet. Le patron du FLN met en garde contre les candidatures dissidentes et brandit la menace de sanction, rappelant ceux qui ont « trahi » pendant les législatives du mois de mai. Tablant sur un victoire éclatante du FLN en tant que première force politique du pays », Ould Abbès demande à tous d’être « à la hauteur du parti de Ben M’hidi, Amirouche, Lotfi » Réagissant aux attaques dont il fait régulièrement l’objet de la part des dissidents du parti, Ould Abbès dit ne pas trop prêter attention à leurs sortiés médiatiques, occupé qu’il est, dit-il à préparer la victoire du FLN aux élections locales. « S’ils aiment tant le président Bouteflika, qu’ils viennent, on discute, les portes du dialogue sont toujours ouvertes » Enfin, Ould Abbas a pris, la défense du ministre de la santé, objet d’attaques médiatiques, dues au décès d’une parturiente à Djelfa. « Il a à peine deux mois à la tête du secteur, comment lui faire porter la responsabilité, de ce qui s’est produit, tout le monde connait l’insuffisance du secteur de la santé. Le professeur Hasbellaoui a le soutien du FLN » dira-t-il. Interdit de parler du 5e mandat Djamel Ould Abbès a été interrogé, hier, sur ses relations avec Ahmed Ouyahia. Le Secrétaire général du FLN a alors évoqué une « ancienne amitié ». « Ce sont de vieilles relations d’amitié et de respect mutuel », a répondu Djamel Ould Abbes lors d’un point de presse tenu suite à sa rencontre avec les Mouhafedhs à Alger. « Nous avions affronté la plus difficile période, celle du terrorisme. Nous étions des guerriers. Nous partageons aussi le soutien au Président de la République », développe le patron du FLN qui semble avoir enterré la hache de guerre contre le patron du RND. Questionné sur le cinquième mandat du Président, Djamel Ould Abbes a rappelé la consigne donnée aux cadres et militants du parti. « Dans mon discours, j’ai catégoriquement interdit à tout responsable dans le parti de parler de cinquième mandat. Nous parlerons des élections locales ! », a-t-il dit.

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samedi, 12 août 2017 01:00

‘‘On peut grandir ensemble’’

M. Solomon Abeba ambassadeur de la République fédérale d’Ethiopie, vient d’effectuer une visite à Bordj-Bou-Arreridj à l’invitation du Groupe Condor. Sur place, il s’est enquit des différentes unités de production de produits électroniques. Accompagné de M. Hocine Benhamadi, membre du Conseil d’administration de Condor, M. Solomon s’est enquit sur place des unités de production les plus importantes en Algérie et en Afrique du constructeur algérien (Complexe réfrigérateur, climatiseur, unité produits bruns, unité injection plastique et l’usine de fabrication de charpente et de panneaux sandwichs, la plus grande en Afrique). Lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Hocine Benhamadi il a rappelé l’importance des relations historiques qui existent entre Alger et Addis Abeba  datant des années 60. « Les relations entre nos deux pays existent depuis longtemps. Je rappellerai en la matière, que lorsqu’éclata le conflit des frontières entre l’Algérie et le Maroc, ce fut  le défunt  roi Hailé Selassé qui est intervenu en tant qu’intermédiaire pour régler ce conflit. Tout récemment, dans le conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée, c’est autour du Président Abdelaziz Bouteflika d’intervenir pour le régler. Nous avons des relations diplomatiques très solides avec l’Algérie et des convergences de vues et de postions lors des rencontres régionales et internationale ». L’ambassadeur regrettera au passage l’insignifiant taux de la coopération économique et des échanges commerciaux entre les deux pays. »Les relations économiques entre l’Ethiopie et l’Algérie ne sont pas au même niveau que les relations politiques et diplomatiques et nous devons ensemble y travailler pour les rendre plus rentables, plus dynamiqués dans l’intérêt des deux pays », a-t-il expliqué. Il fera remarquer que si l’Algérie a ouvert son ambassade à Addis Abeba en 1967, l’Ethiopie n’a fait de même qu’en 2016, « c’est ce qui n’a pas favorisé la coopération économique et les échanges commerciaux, mais nous travaillons des deux côtés pour les rendre plus fluides ». Il en veut pour preuve l’organisation par l’ambassade éthiopienne de quarte forums économique au niveau des chambres de commerce d’Oran, Annaba, Biskra et Alger. Des rencontres qui se poursuivront à  travers d’autres wilayas courant l’année 2018, a-t-il annoncé, en précisant que le but de ces rencontres vise à lier les hommes d’affaires des deux pays pour un meilleur « business economy ». Revenant sur sa présence dans les unités de Condor électronics, le diplomate éthiopien s’est dit très satisfait d’être en présence de l’innovation technologique du groupe Condor. Manifestant son enthousiasme pour la diversification des activités du Groupe Condor, il a affirmé que Condor est le reflet de l’Algérie en matière de croissance économique et le symbole de son investissement à l’étranger, notamment an Afrique.  « Aujourd’hui, on est à Bordj-Bou-Arreridj chez Condor, pour visiter ses unités de production, un des géants de l’économie algérienne. A travers cette visite, nous allons ouvrir le chemin aux hommes d’affaires de mon pays pour venir sur place relever l’importance prise par Condor et pourquoi ne pas nouer des partenariats et des investissements dans ce domaine. En tant qu’Africains, nous devons travaillé ensemble car nous avons un potentiel à vivifier », a-t-il traduit pour raffermir les relations et la coopération économique entre l’Ethiopie et l’Algérie. Interrogé par « L’EST Républicain »sur les suites qui ont été données aux travaux de la 4ème session de la Commission mixte algéro-éthiopienne qui s’est tenue à Alger au mois d’avril dernier, M. Solomon a répond : « Au mois d’avril 2017, la 4ème session de la Commission mixte algéro-éthiopienne s’est réunie à Alger. Elle a été co-présidée par les deux ministres des Affaires étrangères des deux pays et en présence d’experts des deux côtés, et avec comme priorité le besoin de développer plus les relations bilatérales. La signature de cinq accords de coopération au cours de cette 4ème session mixte algéro-éthiopienne traduisent l’excellence des relations entre les deux pays et qui ont appelées à se renforcer davantage. Nous espérons que des progrès soient engagés rapidement pour exploiter les opportunités existantes pour renforcer ces relations ». D’après lui, ce qui a été réalisé jusqu’à maintenant « est très important ». Au passage, il est revenu pour souhaiter que « les relations politiques et diplomatiques excellentes entre les deux pays se transforment aussi en excellentes relations économiques. Pour s’y faire, il faut travailler pour améliorer ce qui existe et engager d’autres opérations, d’autres initiatives et concrétiser tout ce qui est inclus dans le rapport final de cette commission mixte «. Dans ce cadre, il annoncera que l’ouverture de  la ligne aérienne entre Alger et Addis Abeba interviendra avant la fin de l’année en cours. Interrogé également par notre journal sur les relations d’Addis Abeba avec Tel-Aviv qui ont un peu agacées les autorités algériennes et d’autres Etats africains, l’ambassadeur éthiopien a répondu : « Rien ne peut toucher ou influencer les relations qu’entretiennent depuis de longues dates l’Ethiopie et l’Algérie parce que nous sommes tous les deux africains, nous pensons de la même manière, nous avons la même culture, des peuples combattants qui ont toujours soutenu les peuples dans leur lutte contre le colonialisme »  . M. Solomon, s’adressant à M. Hocine Benhamadi, membre du Conseil d’administration de Condor, l’a invité à dépêcher une délégation pour se rendre en Ethiopie dans le but de dénicher les opportunités qui peuvent s’offrir à Condor. « L’Ethiopie va donner à l’Algérie ce qu’elle n’a pas et vice-versa, et c’est de cette manière qu’on peut grandir ensemble dans l’intérêt de nos deux peuples . Et si le Groupe Condor décide d’investir dans mon pays, il a 35 % du capital et le reste sera complété par le gouvernement éthiopien comme crédit bancaire». M .Hocine Benhamadi, qui semble intéressé par cette offre, a annoncé  que le groupe Condo se rendra au mois d’octobre prochain  à Addis Abeba pour rencontrer les hommes d’affaires et les hauts responsables dans la perspective d’échanges commerciaux et les opportunités d’investissement de part et d’autre. Nous sommes vivement intéressés par les propositions de Son excellence M. l’ambassadeur et nous comptons nous rendre en Ethiopie au mois d’octobre prochain pour exploiter les opportunités du marché de ce grand pays d’Afrique. 

Ammar Zitouni

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samedi, 12 août 2017 01:00

Les engagements ne sont pas respectés

L’exploitation d’équipements de plage, chaises, tables et parasols, cette année comme l’année dernière a été soumise à une condition que tous les exploitants ont dû accepter avant d’obtenir leur autorisation communale. Cette décision de ne pas procéder à une mise en place et de ne placer qu’à la demande d’estivants était ferme, sans équivoque et répondait au souci des pouvoirs publics de garder aux plages leur caractère public tout en évitant les frictions avec les estivants qui auraient leur propre équipement. Seulement, dans la pratique, cette décision n’a pas vécu car elle n’est pas respectée et la mise en place se fait la nuit quand les plages sont supposées vides. Pourtant ce n’est pas toujours le cas, et l’autre jour à Aïn Achir une famille a tout simplement été interdite de passer la soirée sur la plage avec ses chaises parce tout était occupé par les tables et les chaises de l’exploitant ! Et personne pour lui dire de laisser une place à une famille d’Annaba, même pas les gendarmes censés faire respecter le statut public de cette plage et l’engagement lié à cette autorisation. A travers le monde, sur toutes les plages publiques les estivants ne sont pas tenus de louer des chaises ou des parasols et ont le droit d’utiliser les leurs sans que quiconque les en empêche, sinon la plage ne serait pas…publique ! Ce n’est pas le cas sur les plages privées ou, à part payer le droit d’entrée, personne n’est obligé de louer une chaise ou un parasol ou même de s’asseoir à une table mais toujours ailleurs. Cette mise en place contraire aux engagements a lieu sur plusieurs plages d’Annaba mais aussi à Séraïdi et Chétaïbi.

Ammar Nadir

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samedi, 12 août 2017 01:00

Plastique alimentaire, un risque majeur

Pour objectif principal, une saison estivale sans risques en matière de santé publique, l’Assemblée Populaire Communale de Berrahal a lancé une vaste opération de sensibilisation ayant ciblé les commerçants d’alimentation générale, selon le nouveau secrétaire général de l’APC, Kaidi Salah. Cette action consiste en la sensibilisation de tous les commerces en activité dans la cité sur les risques catastrophiques que peuvent engendrer les bouteilles en plastiques (eau, limonade, jus, etc.) sur la santé publique. A l’issue de cette opération, le service d’hygiène de la commune sévit sévèrement, la semaine écoulée, dans ce cadre, vis-à-vis des gérants de magasins d’alimentation n’ayant pas respecté les règles en vigueur. Notre interlocuteur révèle de fermeture pour de longues périodes, des amendes et des poursuites judiciaires à l’encontre des contrevenants. Cette opération, qui a pour but d’éviter tout risque de propagation de maladies contagieuses surtout en pareilles périodes de grande chaleur, est intervenue en parallèle à des actions de nettoyage exécuté principalement durant les soirées, ayant ciblé aussi bien tous les quartiers que les alentours de la ville. Approché à ce sujet, le maire de Berrahal, Benali Nacer, nous a déclaré en outre que des prospectus ont été distribués une semaine durant aux commerçants et à travers lesquels il leur av été recommandé de ne pas jeter de déchets et autres ordures « n’ importe où, n’importe comment et n’importe quand et surtout l’interdiction formelle d’exposer des bouteilles d’eau minérale et de boissons gazeuses au soleil, car la santé publique n’a pas de prix ».  Le même responsable a indiqué, que dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations, une opération de nettoyage et de désherbage a été par ailleurs lancée depuis plusieurs jours et devra cibler toutes les cités de la ville des citoyens qu’il qualifie de plus primordiale. Le maire de Berrahal, a insisté sur la participation effective.

B. Salah-Eddine

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samedi, 12 août 2017 01:00

Enième scandale à « TLS contact »

Un énième scandale secoue le petit monde des Algériens demandeurs de visas Schengen. Quelques semaines après l’annonce, par les Affaires étrangères françaises, de la fin du contrat de « TLS contact », l’on parle encore de rendez-vous vendus ainsi que d’autres, avancés. Des annonceurs sur le site web algérien « Ouedkniss » proposent des rendez-vous « express » à qui veut payer des sommes allant de 5000 à 20.000 DA. La dernière en date remonte au 7 du mois d’Août et appelle les internautes à prendre contact avec l’annonceur. La cessation du contrat avec l’agence de traitement des demandes de visa a provoqué une panique parmi les clients ce qui a entraîné un rush sur les rendez-vous. « TLS contact », dans un communiqué publié cette semaine, a nié toute rumeur parlant de dépassements concernant les dates d’entretien. Ceci n’empêche pas que des agences de voyage ainsi que des gérants de cybercafés sont en train de proposer leurs services, via des sites comme « Ouedkniss », à des demandeurs impatients de visa vers la France. « La prise des rendez-vous est totalement gratuite », tranche le communiqué de l’agence qui appelle les clients à prendre contact avec le prestataire de services pour dénoncer ces pratiques. Ces annonces seraient donc des arnaques jusqu’à preuve du contraire. A rappeler qu’en début de Juillet dernier, «TLS contact» a perdu son contrat avec le ministère français des Affaires étrangères. Fin de contrat et non de problèmes Les rendez-vous éloignés, les soupçons de trafic et les interminables queues ont conduit à la détérioration de la relation qui lie le prestataire à l’Ambassade de France. Ainsi, le contrat qui devrait arriver à terme le 31 décembre prochain ne sera pas renouvelé. Des facteurs décisifs ont mené l’entreprise à ce triste sort. Le cercle vicieux des scandales qui entrainent le licenciement d’un nombre important d’employés ce qui mène, à d’autres irrégularités et ainsi de suite. Des difficultés sont signalées lors de la fixation des rendez-vous et les délais d’attente sont dissuasifs. « Les rendez-vous sont fixés selon le nombre des clients. Les Algériens sont très demandeurs de visa ce qui fait que les délais d’attente ne peuvent être négligés. Contrairement à d’autres pays où « TLS contact » est présente et peu sollicitée, l’Ambassade de France en Algérie a un travail énorme avec une population très demandeuse », explique un ancien employé de l’agence. L’accès au site web de « TLS contact » et la fixation du rendez-vous n’est pas non plus une mince affaire. En essayant de le faire, l’on se rend compte que la procédure reste bloquée au moment de sélectionner une date et un créneau horaire. Presqu’aucune de ces options ne fonctionne et il n’existe que très peu de recours en cas de bug. Il ne reste qu’à compléter le formulaire de contact qui permet de laisser un message de réclamation à travers le site ou bien se rendre directement sur place, sans être sûr d’être reçu. Des problèmes dès le départ Déjà en avril 2010, suite à une plainte déposée par le consulat général de France à Annaba, la brigade de recherche et d’investigations, relevant du groupement de la gendarmerie nationale de la wilaya de Annaba avait mis hors d’état de nuire un important réseau de 20 trafiquants de dossiers de visas Schengen. Ils ont été condamnés à la prison ferme pour escroquerie et faux et usage de faux sur des documents d’état civil et bancaires. Ensuite en octobre 2014, un réseau de trafic de dossiers de visas a été démantelé à Annaba. Les personnes impliquées, au nombre de trois, vendaient de faux documents au prix de 7 000 DA la pièce. Selon les éléments de l’enquête, menée par la brigade de recherches et d’investigations, les mis en cause animent un réseau de trafic de dossiers de visas à la demande des candidats qui peinent à avoir tous les documents nécessaires. Le dépôt s’effectue au niveau de « TLS Contact » Annaba. Les gendarmes ont réussi au départ à localiser un jeune demandeur B.B., qui s’apprêtait à déposer son dossier devant le siège de « TLS Contact ». Interpellé, il a été conduit aux locaux de la gendarmerie pour vérifier son dossier auprès de l’administration locale. Une opération qui a permis de confirmer que sa fiche familiale en français et son attestation d’affiliation à la CNAS sont falsifiées. Interrogé, il a révélé aux enquêteurs l’identité de celui qui lui a fourni ces deux faux papiers administratifs, en contrepartie de 7.000 DA la pièce. Identifié et arrêté, le complice a été fouillé ainsi que sa voiture où l’on a trouvé un équipement informatique et des dossiers de candidats. Auditionné, il a avoué être le complice d’un commerçant de pièces de rechange pour véhicules qui lui fournit les attestations de travail et les fiches de paie. Les rumeurs qui persistent Les rumeurs restent cependant le grand défi du prestataire de services. En 2016, l’Ambassade de France à Alger a démenti, dans une déclaration publiée aujourd’hui sur son site Internet, les informations faisant état de «malversations et de non transmission par « TLS contact » de certains dossiers». Après avoir rappelé que ces «rumeurs» se sont «propagées à la suite d’un SMS et d’une publication sur Facebook abusivement attribués au chef du service des visas du consulat général de France à Oran», l’ambassade de France a affirmé que «les procédures mises en place au sein de « TLS contact » ne permettent en aucun cas ce type de fraude, et toutes les demandes reçues par ce prestataire sont systématiquement transmises au consulat général concerné». Ces rumeurs parlent d’un réseau, à l’intérieur de l’agence, dont les éléments réceptionnent les dossiers mais ne les transmettent pas au consulat de France (Alger, Oran et Annaba) afin d’empocher les frais payés par les demandeurs en question. L’Ambassade a précisé que les vérifications conduites sur les dossiers de personnes n’ayant pas obtenu leur visa ont démontré que les demandes avaient bien été traitées par le consulat général concerné, qui leur avait opposé un refus en toute connaissance de cause, sur la base de la réglementation en vigueur. L’Ambassade de France a également attiré l’attention sur le fait que «les consulats des Etats membres de l’Espace Schengen, en application de l’article 20 – alinéa 3 du Code communautaire des Visas, n’apposent plus de cachet dans les passeports depuis le 20 novembre 2015, date à laquelle le VIS (Système d’information Schengen) est devenu pleinement opérationnel dans toutes les régions du monde». « BLS International » en candidat probable L’appel d’offre de remplacement de « TLS contact » étant lancé, l’agence « BLS International » est bien partie pour la décrocher. Cette dernière traite actuellement les demandes des dossiers de  visas vers l’Espagne et dispose de deux bureaux à Alger et Oran. BLS pèse beaucoup moins que TLScontact. Ses actionnaires sont aussi beaucoup moins connus. Il s’agit de Kebaili Mohamed Amine, un jeune de 36 ans, né aux Etats-Unis d’Amérique, et Nedjoum Redouane, âgé de 33 ans et originaire d’Ain Defla. A relever qu’un troisième prestataire de service existe en Algérie. VFS Global. Cette agence s’occupe notamment des dossiers de visas pour la Turquie, les Pays-Bas, la Hongrie et le Canada. Derrière VFS Global, nous retrouvons Mawared House Algeria, une SARL en Algérie dont l’actionnaire principal est un certain Réda Benyounès.

Zarrougui Abdelhak

Publié dans Annaba
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