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Le ministère des Affaires étrangères s’apprête à procéder à un mouvement diplomatique de très grande ampleur, à travers plusieurs ambassades et consulats. De nombreux médias qui ont relayé cette information, citent des sources ministérielles et l’annoncent comme imminente. Le mouvement devait concerner plusieurs capitales, à l’instar de Rabat, Tunis, Lisbonne, Londres, Genève, Ottawa, Buenos-Aires, Bogota, Pretoria, Doha, Le Caire, Abou Dhabi, Varsovie, Budapest, Zagreb, Canberra et La Haye. Selon la même source, Messahel aurait d’ores et déjà finalisé sa liste qui devrait recevoir l’aval et l’assentiment du président de la République, avant son officialisation et sa publication. Sans titulaire depuis le limogeage expéditif de Bendjamaâ, suite au ratage monumental du Forum africain, l’ambassade d’Algérie à Paris pourra accueillir son futur chef de mission. Des bruits ont couru, juste après la désignation du gouvernement Tebboune, que Ramtane Lamamra aurait été approché pour occuper ce poste, mais qu’il aurait refusé. Il est à rappeler qu’aucune source n’a confirmé ou infirmé cette information demeuré en l’état d’une rumeur sans origine. Il y a un mois, des cercles plus ou moins biens informés ont fait circuler le bruit que c’est Abdelmalek Sellal qui a été sollicité pour rejoindre l’ambassade algérienne à Paris. Selon son entourage, Sellal aurait exprimé le souhait de réintégrer le corps diplomatique où il n’avait pu faire qu’une courte apparition. Terrain de toutes les rivalités entre personnel diplomatique, de nombreuses ambassades plus convoitées que d’autres ont été touchées par l’inertie causée par le statu-quo. En un mot, c’est tout l’appareil diplomatique algérien qui a été lourdement affecté par les problèmes récurrents rencontrés par le pays. Il est peut-être question de relâchement dû à la démotivation et au découragement qui ont gagné les cadres du ministère de l’Intérieur, mais ce sont surtout l’absence d’une stratégie adaptée et le manque de perspectives qui ont fait que la diplomatie algérienne enregistre un recul symptomatique de ses activités. Messahel qui a été chargé de piloter le mouvement, va-t-il pouvoir trouver un consensus entre les différents « protagonistes » et autres postulants aux postes désignés ? A Rabat, Tunis, Paris, au Caire et même à Abou Dhabi, le titulaire du poste devrait savoir qu’il n’aura pas le droit de se contenter du rôle de figurant. Il est temps que la diplomatie algérienne reprenne sa place naturelle, en redevenant une force de propositions et un acteur dynamique pour des relations internationales moins crispées. Et cela ne pourra avoir lieu, qu’après l’assainissement définitif des contentieux qui se trouvent à l’intérieur du pays.

Mohamed M

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vendredi, 18 août 2017 01:00

Légère baisse de l’euro

Après avoir atteint des niveaux historiques, lorsqu’un euro s’échangeait contre 194 dinars, la monnaie européenne a amorcé, depuis plus d’une semaine, une relative inclinaison. Avant-hier, au niveau du marché informel, un euro s’échangeait contre 189 dinars, soit une légère baisse de 5 dinars. Minime soit-elle, cette baisse n’en n’est pas moins le résultat d’un ensemble de facteurs socio-économiques dont l’un des principaux indicateurs est la tendance prudente manifestée par les importateurs, au lendemain de la mise en œuvre des lois restrictives imposant des quotas et des limites au commerce extérieur. En effet, ni la période des vacances estivales, ni le Hadj, n’ont pu maintenir la monnaie européenne dans sa cadence infernale. « Boudé », en attendant de voir plus clair, par les maîtres de l’import-import, l’euro a fléchi, mais n’a pas pour autant rompu avec sa puissance. La preuve, sur le marché officiel interbancaire, il n’a pas reculé d’un iota, enregistrant paradoxalement son plus haut degré à près de 129 dinars, dans les cotations fixées par la Banque d’Algérie. Que se passe-t-il ? Un cambiste de l’économie souterraine qui prédit une autre baisse de l’euro, estime que la chute de la demande va se prolonger aussi, et cela est, selon lui, dû à la méfiance des importateurs. Ces derniers ont décidé d’adopter l’expectative et d’observer l’évolution de la situation politique, avant d’entreprendre quoi que ce soit. Bien avant le limogeage de Tebboune, artisan de l’opération des licences, le président de la République est intervenu personnellement pour rectifier le tir au profit des importateurs dont les marchandises étaient bloquées au niveau des ports, mais cette mesure n’a pas eu l’impact souhaité. Ne s’attendant guère à une levée totale des restrictions, dans le contexte actuel, ils ont décidé de réduire leurs activités, en suivant de près la nouvelle politique gouvernementale qui, soit dit en passant, sera avare en concessions. Même dans son appel à l’ordre adressé à Tebboune, Bouteflika avait notamment insisté sur le déblocage des marchandises commandées avant l’entrée en vigueur des lois restrictives, sans jamais remettre en question la politique austère initiée par son Premier ministre. Ahmed Ouyahia qui vient d’être rappelé pour la dixième fois au poste de Premier ministre, a hérité de la même situation et ne va donc pas adopter une autre politique moins restrictive que celle de Tebboune. Connu pour être un partisan de la rigueur budgétaire, il ne fera pas de cadeaux aux importateurs. Ces derniers le savent et attendent. Défenseur acharné de la privatisation des entreprises publiques, le Premier ministre réussira-t-il à convaincre les opérateurs de se porter acquéreurs d’une plate-forme industrielle dépassée technologiquement? Rien n’est moins sûr.

M.M

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vendredi, 18 août 2017 01:00

Les ministres de Tebboune sacrifiés

Ahmed Ouyahia ne va finalement pas hériter quasiment de la même équipe gouvernementale de Tebboune à quelques exceptions notables. En fait il s’agit de trois portefeuilles qui sont spécialement liés à l’ancien Premier ministre Abdelmadjid Tebboune.   Il y a d’abord le très sensible ministère de l’Habitat qui revient désormais à Abdelwahid Temmar, wali de Mostaganem qui est ex-directeur central dans ce même département. Youcef Chorfa que Tebboune avait ramené de Annaba où il était wali a été remercié. De même que le ministre du Commerce, Ahmed Saci adoubé par Tebboune qui assurait l’intérim de ce département après le décès de Bakhti Belaib, a été sanctionné. Ce ministère qui était à l’origine de la grande pagaille du blocage des importations et qui a soulevé le courroux des chefs d’entreprises, a été confié à l’ancien responsable de l’industrie, Mohamed Benmeradi, qui signe ainsi son retour au gouvernement. Enfin, le fameux  Mahdjoub Beda qui a promis de nettoyer l’héritage de Bouchouareb à l’industrie notamment dans le secteur du montage automobile n’a pas fait long feu. Pour avoir plus parlé et critiqué son prédécesseur plus tôt que proposer un plan de relance, il a été débarqué au profit du vétéran Yousef Yousfi qui officiait jusque-là comme conseiller du président de la République. En tout état de cause et au regard, ce menu lifting effectué à l’équipe de Tebboune, voire de Sellal, ce remaniement est juste dicté par le souci d’en finir vite avec la gestion de l’ancien Premier ministre. Les trois départements concernés par ces changements ont tous été impliqués directement dans le bras de fer entre Tebboune et les hommes d’affaires notamment le patron de l’ETRHB Ali Haddad. Les ministres de l’industrie, du Commerce et de l’Habitat ont été fortement décriés par les hommes d’affaires et sont considérés comme les poulains de Tebboune. C’est donc logiquement qu’ils sont débarqués maintenant que leur mentor n’est plus aux commandes. Ces changements devraient donc s’interpréter comme une remise sur rail d’un attelage gouvernemental qui s’était engagé dans une épreuve de force avec les partenaires économiques et sociaux. Le président de la République a donc tranché dans le vif en sacrifiant son Premier ministre et ses hommes de mains. De fait, Ahmed Ouyahia qui n’aura par ailleurs pas choisi lui aussi ses ministres, va diriger une équipe plus au moins homogène qui ne se donne pas en spectacle sur la place publique. Il n’a même pas été possible pour lui de placer ses hommes à l’image de Seddik Chihab annoncé au département des relations avec le parlement ou encore Abdelkrim Harchaoui promis à un portefeuille économique. Tout-porte à croire que le nouveau Premier ministre va reconduire la même feuille de route que Tebboune et donc adopter le même plan d’action inspiré du programme du président de la République.

Imane B

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vendredi, 18 août 2017 01:00

La pêche au corail bientôt relancée

Le ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche a pris toutes les mesures organisationnelles et juridiques nécessaires au lancement de la campagne de la pêche au corail prévue avant la fin de l’année en cours, a indiqué mercredi un responsable au ministère dans une déclaration à l’APS. Le ministère a adressé les décrets exécutifs régissant cette activité aux autres secteurs concernés pour approbation, notamment ceux de la Défense, des Finances, des Transports, du Commerce et de l’Environnement, a indiqué le directeur général de la pêche auprès du ministère, Taha Hamouche. Selon le même responsable, le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazgui a donné aux secteurs concernés un délai de réponse jusqu’à la fin de l’année en cours, avant le lancement de cette activité. Le cadre juridique de la pêche au corail fixe les modalités et conditions d’exploitation des ressources biologiques par la plongée sous-marine professionnelle, à savoir la zone, les heures et le nombre de fois de la plongée sous-marine et les modalités de déclaration, d’enregistrement et du pesage du corail pêché par le titulaire de la concession. La durée d’exploitation de la concession en matière de pêche au corail est fixée à 5 ans au maximum, tandis que la durée minimum de la fermeture des périmètres d’exploitation est de 20 ans. Quant à la période d’exploitation par le concessionnaire, elle est fixée à une (1) année à compter de la date de début de jouissance. Concernant les quantités autorisées, elles ont été fixées à 3000 kilogrammes par année dans tous périmètres d’exploitation. La pèche au corail est ouverte dans deux zones (Est et Ouest). La zone Est se situe dans la wilaya d’El tarf avec 30 concessionnaires. Quant à la zone Ouest, elle comprend les wilayas de Skikda et Jijel, soit 15 concessionnaires pour chaque wilaya. Les ports concernés par le débarquement du corail pêché sont : El-kala (El tarf), Annaba, Boudis (Jijel), Béjaia, Stora (Skikda), Delys (Boumerdès) Ténès (Chlef), Mostaganem et Beni Saf. Les garde-côtes assurent le contrôle des documents et mettent sous scellés les cageots du corail pêché, selon le même responsable. Les conditions de mise en place du dispositif de traçabilité du corail brut et semi-fini ont été définies par un arrêté interministériel publié au journal officiel N. 17. Cette mission sera assignée à l’Agence nationale du développement durable, de la pèche et de l’aquaculture (ANDPA) en coordination avec l’Agence nationale pour la distribution et la transformation de l’or et des métaux précieux (AGENOR). Le document de traçabilité atteste l’obtention légale du corail brut et semi-fini et identifie essentiellement le corail, le concessionnaire, le périmètre d’exploitation, le navire corailleur, les plongeurs, le transformateur, les quantités commercialisées et transformées. Le décret exécutif 15-231 prévoit que le concessionnaire est tenu de vendre 70% du corail pêché à Agenor relevant du secteur de l’industrie et des mines, qui achète la quantité en contrepartie d’une somme d’argent fixée de commun accord. L’Agence se charge de la vente du corail aux artisans et aux transformateurs à travers le territoire national. Il existe 136 plongeurs spécialisés dans la pèche du corail ayant des autorisations, a rappelé M. Taha, ajoutant que ces derniers bénéficient de formations en la matière. Pour rappel, le Centre national de développement des ressources biologiques (CNDRB) a classé, mai dernier, le corail rouge dans la liste rouge des espèces animales et végétales en voie d’extinction à cause des pratiques illégales et anarchiques. L’exploitation de cette richesse a été suspendue en Algérie depuis 2001.

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L’enquête sur les attentats sanglants qui ont fait 14 morts en Catalogne, avançait rapidement hier dans une Espagne en deuil, avec l’identification d’une possible cellule ayant agi précipitamment après l’échec d’un premier plan qui aurait pu être encore plus meurtrier. Sous le soleil de plomb de Barcelone, les habitants de la fière ville méditerranéenne ont crié «No tinc por», «je n’ai pas peur» en catalan: à midi, moins de 24 heures après le double drame la foule s’était auparavant rassemblée autour du roi Felipe VI et du chef du gouvernement Mariano Rajoy et du gouvernement régional de Catalogne pour une minute de silence. Moins de 24 heures plus tôt et seulement à quelques enjambées de la place de Catalogne où s’est tenue la cérémonie, à 16H50 locales (14H50 GMT) jeudi, une camionnette blanche avait fauché des dizaines de passants sur l’allée centrale des Ramblas, coeur touristique de Barcelone où l’on descend habituellement le coeur léger vers la mer. Dans la nuit, une Audi A3 a ensuite à son tour foncé sur la promenade du bord de mer de Cambrils, une station balnéaire au sud de la capitale catalane, avant de percuter une voiture des Mossos d’Esquadra, la police catalane. S’en est suivie une fusillade au cours de laquelle les cinq occupants de l’Audi ont été tués. Les attaques ont fait 14 morts, dont 13 à Barcelone et près de 120 blessés dont 65 étaient encore hospitalisés hier. L’attaque de Barcelone a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI). Possible cellule Ces attaques ont cependant peut-être remplacé des attentats «de plus grande envergure», a expliqué hier un porte-parole de la police catalane lors d’un point de presse. L’enquête laisse entrevoir l’existence d’un «groupe de personnes», ayant agi en Catalogne à Ripoll, au nord de Barcelone, et Alcanar au sud, notamment. A Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, une explosion dans une maison aurait en réalité évité un autre drame de plus grande ampleur car selon la police les assaillants y préparaient des bombes et auraient alors perdu les composants nécessaires à la fabrication d’engins explosifs. La double attaque a alors été commise de «manière plus rudimentaire, dans le sillage des autres attentats perpétrés dans les villes européennes» sans être «de l’amplitude espérée» par les jihadistes, selon Josep Lluis Trapero, le porte-parole de la police catalane. L’attaque a été menée à Barcelone puis à Cambrils, avec deux véhicules. Puis, les cinq «terroristes présumés» porteurs de fausses ceintures d’explosifs, d’une hache et de couteaux, ont été abattus à Cambrils. Les fausses ceintures devaient leur permettre de gagner du temps face aux policiers, selon les Mossos. Pour l’heure, quatre personnes, trois Marocains et un Espagnol, ont été arrêtées dont trois dans la ville de Ripoll d’où serait originaire un des auteurs. Au moins quatre autres seraient aussi en fuite, selon le quotidien catalan La Vanguardia. La police recherche notamment Moussa Oukabir, le frère de Driss Oukabir, arrêté jeudi à Ripoll. Le principal suspect recherché, le conducteur d’une camionnette ayant fauché des dizaines de piétons à Barcelone, pourrait se trouver parmi les cinq hommes abattus, selon la police catalane qui évoque «plusieurs indices», sans toutefois confirmer formellement cette information. 35 pays touchés Les témoins des attentats décrivaient encore hier des scènes d’effroi : «c’était la peur à l’état pur hier», rapporte Alex Luque, un étudiant américain de 19 ans, qui se trouvait sur las Ramblas. Pendant ce temps, plusieurs membres du gouvernement se sont déplacés à Barcelone. Le président du gouvernement Mariano Rajoy et sa vice-présidente Soraya Saenz de Santamaria y sont arrivés jeudi soir. Le roi Felipe VI hier matin. Pour sa deuxième allocution en 24 heures, le conservateur Mariano Rajoy a tenu à souligner la nécessité d’union, alors que justement les séparatistes au pouvoir en Catalogne menacent de quitter l’Espagne après un référendum d’autodétermination le 1er octobre. «Il s’agit de transmettre un message d’unité, ce qui nous rend plus efficaces dans la lutte contre le terrorisme, que toutes les forces politiques soient unies», a-t-il dit. Jusqu’ici épargnée par la vague d’attentats jihadistes qui frappe l’Europe, l’Espagne replonge dans le douloureux souvenir des attentats islamistes de mars 2004, les plus meurtriers jamais commis en Europe avec 191 morts. Au moins 35 nationalités différentes figuraient parmi les morts et blessés de la double attaque, selon «un bilan provisoire». Dix-sept victimes luttaient entre la vie et la mort hier, 28 sont dans «un état grave», a précisé la protection civile. Des familles continuaient, elles, à rechercher leurs proches. ony Cadman, venu d’Angleterre, a lancé un appel déchirant sur les réseaux sociaux. Son petit fils Julian Alessandro qui était sur les Ramblas avec sa mère au moment de l’attentat, a disparu. Il a diffusé sa photo sur les réseaux sociaux. «S’il vous plaît, partagez», a-t-il écrit en-dessous de la photo du petit garçon de sept ans.

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La commémoration du 20 août nous appelle à nous rappeler qu’il s’agit là de deux faits historiques, d’abord l’offensive de l’Est algérien dingée par le chahid Zighout Youcef en 1955 puis le Congrès de la Soummam en 1956 qui avait permis le découpage du pays en wilayates de combat contre l’oppresseur. Un fait également très douloureux est celui du massacre commis par les bérets rouges de Bigeard dans le courant de la nuit du 19 au 20 Août à la Place d’Armes de Annaba. Au cours de cette nuit sanglante, les paras étaient descendus des hauteurs de la vieille ville en abattant tout Arabe rencontré sur leur chemin. D’autres, des maquignons qui dormaient dans un bain maure appelé « Hammam El Gaïd » avaient été traînés jusqu’au Pont de la Tranchée (Gantret El Haoua) pour être précipités dans le vide. Cependant le sujet de cet article concerne la vie et le combat suivi par la mort au Champ d’Honneur d’un héros de la Révolution, originaire de la ville de Guelma, d’une famille qui a tant donné pour la libération nationale. Il s’agit de Séridi Mostefa. Certes une place publique, baptisée par le Premier Président de la Délégation Spéciale (Ancienne dénomination des APC) de la vile de Guelma, Hachaichi Tayeb, porte le nom de ce chahid, tombé au champ d’honneur le 26 Octobre 1956 et enterré à Kef Erih du côté de la ferme des « Boumaza ». Issu d’une famille qui compte près de quarante chouhada, Mostefa est né le 6 mai 1931. Durant les évènements tragiques du 8 mai 1945, une partie de sa famille est décimée par les hordes barbares coloniales. D’ailleurs son père Séridi El Hachmi a été retrouvé en compagnie de trois autres cadavres de citoyens algériens, le corps découpé en deux et cela avait influencé lourdement le jeune Mostefa ainsi que ses frères, que Fayçal un ancien cadre de la CNAS en retraite, nous a rapporté et remis une riche documentation sur ses moments que la mémoire ne peut effacer. Entré à l’école primaire à l’âge de 6 ans le futur chahid , suit un cursus normal pour l’époque puisque les indigènes ne pouvaient en aucun cas dépasser le Certificat de fin d’Etudes. Ils étaient ensuite orientés vers la vie active. Cependant lui s’était inscrit dans un centre de formation professionnelle et obtient un CAP en menuiserie en 1946. Il poursuivra sa formation au CFPA d’Oued Kouba à Annabaet côtoie le regretté Président Chadli Bendjedid. A l’époque Mostefa militait déjà dans une cellule du PPA. Il en était même le responsable. A la fin de son stage, Chadli Bendjedid lui avait demandé de le remplacer au Centre pour guider ses collègues stagiaires. Dans son livre, pages 62 et 63, le Président écrit « Quand j’étais sorti du centre, des enseignants m’avaient demandé de leur proposer un nom pour me suppléer au sujet du dortoir. Je portai mon choix sur Mostefa Séridi. Mostefa avait l’aplomb et de l’intelligence à en revendre. C’était le plus clairvoyant d’entre nous tous. Sa famille comptait de nombreuses victimes des massacres du 8 mai 1945 et beaucoup de martyrs ». Installé à Annaba après plusieurs séjours dans les locaux de la police de Guelma et de la Gendarmerie, il s’associe à un autre menuisier. Mais avant il avait fréquenté le Collège technique où on assurait également l’apprentissage de métiers manuels, actuellement Lycée Technique de la Rue Benouhiba. Mostefa est désigné responsable politique à Guelma en 1948. En 1952 il est obligé d’accomplir le service militaire. Et une anecdote qui nous a été rapportée est celle où Mostefa avait fait entonner à tous ses camarades embrigadés et emmenés en colonne de 3 vers la gare afin de les embarquer vers la ville d’Annaba, le chant patriotique de « Min Djibalina ». Un fait très significatif sur son patriotisme et son engagement à se croire au service unique de sa patrie. La caserne « Yusuf » qui se trouvait sur le site de l’actuel Hôtel Sheraton les accueillera jusqu’à leur départ vers la ville de Miliana. Là aussi il se fait remarquer par le chant de « Min Djibalina », entonné sur toute la rue du 4 Septembre (CNRA actuellement) CNRA et récompensé par l’officier français en revenant du champ de tir, par une soirée « quartier libre ». Croyant à un chant martial en reconnaissance à l’armée française. Dans cette caserne du 3ème RTA (Régiment des Tirailleurs Algériens), il s’occupait de propagande politique en tant que responsable du PPA- MTLD.  Tout en étant militaire il assurait deux réunions par semaine de sa cellule à Guelma.  C’était à partir de là qu’il avait contacté Benaouda Amar, alors responsable militaire du FLN et membre des 22 et connu Bensaddok Mohamed, le jeune Bônois qui avait abattu le traitre Chekkal, assis aux côtés du Président Français de l’époque René Coty, en pleine finale de la Coupe de France au Stade de Colombes. Le militantisme de Mostefa continuera après le 1er Novembre 1954, jour du déclenchement de la Révolution armée. D’ailleurs ce premier jour, jour de la Toussaint, les policiers l’avaient mis aux arrêts pour être relâché plus tard. Rappelons aussi que Mostefa avait fait partie de la célèbre équipe de football de Guelma l’USFMG (Union Sportive Franco-Musulmane de Guelma) dès l’âge de 18 ans. A Miliana, durant son service militaire, il n’avait laissé que de brûlants souvenirs. L’un de ses amis de l’époque témoigne «  Excellent footballeur, nous devînmes amis, jouant tous les deux au S.C. Miliana. Révolutionnaire dans l’âme, ce Guelmi de naissance, hissa même un jour le drapeau algérien au sein de la caserne de Miliana et naturellement rejoignit le combat libérateur à la fin de son service obligatoire ». Mostefa après avoir été élevé au grade de lieutenant d’après des témoignages lors du Congrès de la Soummam, avait, avant de rejoindre le maquis organisé le mouvement du fida à Guelma. La terreur régnait dans cette ville après plusieurs attentats programmés par lui et exécutés par ses hommes. Pour rappel la grenade balancée dans le bar d’un certain « Walter » est toujours marquée dans les mémoires des Guelmis. D’un commun accord avec Benmostefa Benaouda et Bouati Mahmoud, il avait proposé de diriger le Secteur de la Mahouna, se trouvant entre celui de Hammam D’bagh et Djebel Houara. Le 1er Mai 1956, le rôle de Séridi Mostefa dans l’organisation FLN/ ALN ayant été éventé, il rejoint le maquis, après avoir fait payer aux colons toutes les exactions commises contre les « indigènes » comme ils désignaient à l’époque les Algériens. La vie était devenue difficile pour ces gens là et rien que d’entendre son nom, les faisaient trembler de terreur. Avant de partir rejoindre son destin, il avait laissé à son frère Fayçal, un billet de 1000 francs, ce qui était une fortune. Mostefa ne pourra que terminer sa vie en martyr car c’était son vœu le plus cher et le 26 Octobre 1956, comme l’atteste l’extrait n° 2160 du Registre des membres de l’ALN où il est noté «  a servi sans défaillance de 1955 au 26 Octobre 1956 ». Ses restes seront récupérés de Kef Erih et inhumés à Guelma en 1963 au cours d’une cérémonie mémorable où les éléments de l’ANP lui avaient rendu les honneurs militaires. Séridi Mostefa est mort à l’âge de 25 ans et a été élevé au titre de « Cadre de la Nation ». Son frère Séridi Fayçal tient à le souligner au cours de notre entretien et nous rappelle que son frère le chahid avait côtoyé Benara Hocine (Maçon) Affi Salah (Coiffeur) Séridi Amor (économe) Ali Rachedi (EGA) dit « Bab Aouled », Hamza Benchérif (Colonel Abbès) sans oublier Salim Lebbal (l’un des premiers préfets-wali, post- indépendance, d’Annaba, Groud Nacer et Chekireb Saci, parmi lesquels se trouvent des héros de la glorieuse révolution. Mais le plus douloureux pour sa famille c’est qu’un doute persiste sur les circonstances de sa mort qui seraient dues à une manifestation de jalousie d’un proche, originaire lui aussi de Guelma, qui l’aurait abattu, en le voyant gravir les échelons militaires et opérer des actions spectaculaires, ce qui jetait une ombre sur son propre personnage.

Ahmed Chabi

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vendredi, 18 août 2017 01:00

Des boulangeries baissent rideau

Plusieurs boulangeries ont été obligées de cesser leur activité à cause de la grave pénurie d’eau et des coupures incessantes d’électricité. Certaines se sont mises en congé mais d’autres ferment quand survient une coupure d’électricité mais surtout par manque d’eau. Un problème donc alimentaire par la faute des services publics où des moyens considérables ont été fournis par l’Etat durant plus d’une décennie. Pour les coupures de courant, on peut invoquer la chaleur excessive qui a des conséquences directes sur les équipements, d’autant qu’ils chauffent déjà du fait de leur fonctionnement. Ces coupures, selon l’endroit où elles ont lieu, ont parfois une incidence directe sur le fonctionnement des pompes à eau ou autre équipement de l’ADE mais le cas n’est pas systématique pour les invoquer comme motif de la pénurie d’eau potable. En matière d’équipement et s’agissant du réseau de canalisations, celles qui posaient problème remontent à l’ère coloniale et n’existent plus. Mais malgré ce réseau obsolète d’il y un peu plus d’une décennie, pareille pénurie n’avait jamais eu lieu y compris au motif de coupures d’électricité alors que l’équipement électrique était tout aussi obsolète. En fait, il y a une décennie ou plus, on s’attendait à chaque été aux seules coupures d’électricité pas de l’eau potable et maintenant c’est le contraire. Les déclarations, surtout celles justifiant l’injustifiable ne suffisent pas à réprimer la colère de la population surtout quand après une pénurie de trois jours, des foyers ont droit à un filet d’eau pendant une heure ! Et c’est d’autant plus grave maintenant que l’impact porte sur l’activité économique, production et services confondus !

 Ammar Nadir

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Les six jeunes originaires de la ville de Aïn Beïda avaient choisi ou plutôt pris rendez vous sur cette plage pour prendre le large et atteindre les côtes italiennes. Malheureusement pour eux et pour celui qui devait les aider à réaliser leurs rêves, les gendarmes étaient présents sur les lieux. Appréhendés avant de pouvoir s’installer dans la barque artisanale, ils ont été ramenés vers la réalité et bien sûr remis à la brigade locale afin de se voir établir un dossier judiciaire de présentation par devant les juges. Cette plage était dans le temps un point de départ pour la traversée risquée de la Méditerranée afin de rejoindre l’île italienne de la Sardaigne. Mais les jeunes gendarmes de la Section de Sécurité et d’Intervention n°2, basés à Echatt sont à l’affût du moindre mouvement nocturne de barques. Car il faut aussi préciser que les départs ne concernent pas uniquement l’émigration clandestine, mais aussi ceux des braconniers du corail vers les champs coralliens très proches de cette plage. Les six jeunes, qui ont été arrêtés dans le courant de la nuit du mardi à mercredi dernier sont tous originaires de la ville de Aïn Beïda. Pourtant la disparition de 10 jeunes originaires de la même ville en mai dernier ne les a pas dissuadés de tenter l’aventure. Pour rappel les parents des disparus, dont on a aucune nouvelle à ce jour, avaient organisé un sit-in devant le consulat général de Tunisie sans cependant recueillir la confirmation de leur présence en ce pays. La même section a procédé ce jeudi passé à la saisie de 4800 bouteilles et canettes de boissons alcoolisées, toujours à Ch’baïta Mokhtar (La semaine passée 800 bouteilles avaient été saisies au même endroit) qui semble être devenu un lieu de passage des trafiquants de ce genre de boissons afin de les livrer à des bars clandestins qui doivent en manquer cruellement. C’était à bord d’un fourgon de marque « Iveco- Master » que se trouvait la marchandise transportée sans autorisation. Le conducteur a été remis par les « cagoules » à la brigade locale qui se chargera des formalités d’usage.

A.C

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vendredi, 18 août 2017 01:00

108 individus recherchés, arrêtés

Les éléments de la Police judicaire relevant de la Sûreté de Wilaya de Annaba n’ont pas chômé durant les semaines qui viennent de s’écouler. On ne parlera pas du coup dur porté aux braconniers du corail par la Brigade de Recherches et d’Intervention mais des 4821 opérations menées avec de nombreuses arrestations et de nombreuses affaires élucidées. Tout d’abord signalons que 108 individus qui faisaient l’objet d’intenses recherches ont été appréhendés et 349 autres pour avoir commis de différents délits. Parmi ces derniers 30 ont été interpellés pour la détention d’armes blanches prohibées, 43 pour la détention de résine de cannabis ou de substances psychotropes et 276 autres pour des délits divers. La présentation, par devant les magistrats intructreurs des tribunaux de la wilaya s’est achevés par la mise sous mandat de dépôt de 69 individus. En matière de police générale, le contrôle de 540 commerces règlementés a amené les agents enquêteurs à proposer la fermeture de 35 locaux commerciaux et de procéder à l’exécution de la fermeture de 30 autres. Le gros du travail est bien celui du service de la voie publique qui a eu d’abord à gérer le maintien de l’ordre public avec 1080 interventions, et 665 opérations diverses. Les mauvais conducteurs qui ne respectent pas les règles du code de la route, donc en infraction avec les lois, se sont vus retirer leur permis de conduire sur le champ. Et ils sont 583 à avoir subi cette décision. Les accidents de la circulation au nombre de 58 ont causé la mort de 3 personnes et des blessures à 52 autres. Comme toujours, les services de police font appel au sens de civisme des citoyens en signalant tout méfait ou lancer un appel au secours çà travers les numéros verts le 15 48 ou le 17. Le 104 est là pour recevoir tout signalement de disparition d’enfants.

Ahmed Chabi

Publié dans Annaba

Les vétérinaires seront présents dans tous les secteurs de la ville de Annaba pour examiner les carcasses de moutons après le sacrifice et aider les populations à éviter une quelque contagion ou intoxication, notamment lorsqu’on sait que certains éleveurs mal intentionnés utilisent des produits pour engraisser rapidement leur bétail afin d’en tirer un meilleur profit. Un programme a été tracé par les services de l’APC et chacun pourra le consulter pour prendre ses dispositions afin de ne pas entamer la consommation du mouton sans l’avoir fait examiner par les vétérinaires. Pour le secteur 1, ce sera au niveau de la placette de la Vieille ville et de la cité Seybouse à l’abattoir communal, la DESC et le centre culturel de Béni M’haffeur, Pour le Secteur 2, on pourra se rendre au siège du secteur, au centre culturel Hassen El Hassani, au siège des services techniques, la place Didouche Mourad, au bureau communal du service d’hygiène. Pour ce qui est du secteur 3, au Marché Safsaf, l’antenne de la Cité Rym, le siège du secteur 3 ou à la Cité de Sidi Achour; concernant le secteur 4 ce sera au siège du secteur, chez les Scouts Musulmans Algériens, et à la Cité des 240 logements de Oued Forcha. Le Secteur 5 englobera les points de contrôle de Sidi Aïssa face à la mosquée et de la polyclinique, Oued Kouba à l’antenne communale, et enfin à Refès Zahouane » devant la mosquée.

Ounissi Manel

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