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Plus de 75 familles démunies, affectées par les dernières intempéries dans la wilaya de Constantine, ont été prises en charge par le SAMU-social de la Direction de l’action sociale (DAS), a indiqué, hier, un cadre de cette direction. «Au total 75 lots de denrées alimentaires, 77 matelas et 70 couvertures ont été remis depuis vendredi dernier par le service d’aide mobile d’urgence (SAMU-social) à ces familles résidant au village Taâyouche, situé dans la commune d’Ibn Badis (Sud de Constantine) et dont les habitations ont été entièrement inondées par les eaux pluviales», a précisé le responsable de cette structure sociale, Farhat Doubali. L’opération, qui vise en particulier les populations vivant en zones rurales, s’inscrit dans le cadre d’un programme de solidarité mis en œuvre pour toute la saison d’hiver, a-t-il affirmé. «Nos équipes se mobilisent 24 heures sur 24 pour venir en aide aux sinistrés particulièrement durant les périodes de fortes chutes de pluies», a fait remarquer le responsable, soulignant que «l’intervention des équipes du SAMU-social dans cette localité depuis le premier bulletin météo spécial (BMS) a été renforcée pour répondre à la demande spéciale enregistrée ces derniers jours». Un dispositif «exceptionnel», lié aux intempéries, a été mis en place dans la wilaya de Constantine aussitôt après l’émission, il y a plusieurs jours, d’un bulletin météorologique spécial (BMS), a-t-on rappelé. Celui-ci se compose notamment d’une cellule de veille chargée de coordonner les interventions en cas de chutes de pluies, d’inondations ou de toute autre calamité naturelle, selon le même responsable. Présidée par le wali, cette cellule composée de représentants de plusieurs secteurs dont la DAS, les travaux publiques, les ressources en eau, aux côtés des services de sûreté et la protection civile ainsi que les assemblées populaires communales (APC), est chargée d’»apporter en temps réel l’assistance nécessaire en cas de sinistre», a déclaré à ce propos  M. Doubali. Des moyens logistiques sont également mis à la disposition de cette cellule, qui s’emploie actuellement à l’élaboration anticipée de «plans de sauvetage» dans les communes classées à risques, en prévision d’une autre dégradation des conditions climatiques, selon le responsable de cette structure sociale, faisant savoir que tous les centres et structures de l’action sociale sont dotés d’une «permanence habilitée à déclencher une mobilisation rapide pour les besoins d’opérations d’hébergement des familles sinistrées».

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le  phénomène  de glissement de terrain freine de manière significative la réalisation du projet du  parc urbain de Bardo, il s’agit d’un glissement de terrain évolutif et actif qui a toujours existé sur le site de Bardo, selon les explications fournies par l’expert M. Kamel Hamadi responsable du bureau d’études chargé de l’expertise du site et qui est ingénieur des mouvements de sol et des risques naturels. En effet, le  site qui devrait abriter  un parc urbain  a toujours été caractérisé par l’instabilité du terrain et la présence des eaux, indique le même expert. Et par conséquent la construction des édifices programmés est actuellement suspendue jusqu’à  nouvel ordre. Les édifices concernés directement par la menace sont en outre : la ferme pédagogique, le théâtre de plein air, le parking à étages). Selon les explications du responsable du bureau d’études IMS RN Algérie le glissement de terrain  le plus important s’étend sur une longueur de 20 mètres à proximité de la  ferme  pédagogique  et ce glissement est caractérisé par une évolution permanente. A cet effet  et durant sa visite de chantier, le wali a ordonné : «l’arrêt de travaux de construction des édifices programmés tant qu’il y a  une menace de glissement de terrain  actif». Le wali de Constantine a précisé qu’il faut revoir le projet de construction des édifices  et qu’il faut réfléchir à des solutions durables permettant  le maintien et l’arrêt de l’expansion du sol. Le chef de l’exécutif  a précisé qu’ : «une réunion va se tenir prochainement au  niveau de la wilaya pour examiner les solutions  afin  de stabiliser le sol et empêcher l’expansion d’un profond glissement de terrain, et ce, afin de concrétiser le projet». Toutefois et selon les explications de la direction de l’environnement, les travaux ont connu un avancement en terme de végétation puisque près de 95% des espaces verts ont été plantés sur une grande surface du site et la réalisation de l’édifice du théâtre a atteint les 30%. Il faut rappeler par ailleurs que les travaux du parc urbain de Bardo été toujours caractérisé  par des défiances, à cause de l’indétermination  du maitre d’ouvrage et des augmentations du budget initial et des es solutions incertaines avancées à chaque visite d’un  nouveau  wali. Il  est à préciser que  les travaux de ce parc urbain ont été lancé la fin de l’année 2014 sur un site qui était occupé auparavant par des bidonvilles, et ledit  projet est inscrit dans le cadre de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015», et il est considéré comme le plus important parmi les 25 dont a bénéficié Constantine dans le cadre du plan quinquennal 2009-2014.

C.D

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Afin d’éviter le scénario des inondations de 2015 à la nouvelle ville Ali Mendjeli, deux projets importants sont actuellement en cours de réalisation dans cette nouvelle agglomération, qui compte  une population importante de la wilaya de Constantine.  En effet, le Directeur des ressources en eaux de la wilaya de Constantine M Ferhat Mezghiche a indiqué  hier que : « d’ici  la fin du 1er semestre 2018, des galeries souterraines et des collecteurs des eaux pluviales d’un large diamètre  seront réceptionnés ».Il s’agit selon lui directeur des ressources en eaux de la première importante opération d’un large  programme visant la protection de la nouvelle ville Ali Mendjeli contre les inondations. Ce programme, qui a été décidé dans le cadre  d’un plan d’urgence, a été retenu par les pouvoirs publics au lendemain  des crues qui ont affecté la wilaya en 2015, en causant des dégâts humaines et matériels considérables au niveau de la même agglomération Ali Mendjeli. Les travaux de cette 1ère  opération structurante ont débuté  le mois de mars 2017 et actuellement les travaux ont atteint les 70% ? Selon le Directeur des ressources en eaux. A l’issue de cette première opération  une partie de l’évacuation principale des eaux pluviales agglomération sera établie vers deux bassins. La deuxième opération  de ce plan consiste, selon le même responsable,  à réaliser une  galerie souterraine des collecteurs des eaux pluviales avec  des diamètres avoisinant les 1500 mm et les 2000 mm sur une linaire de 4 Km. Le projet sera implanté à l’entrée de la ville. Les ouvrages de cette 2ème  opération permettront d’acheminer  les eaux à partir de l’avenue de l’indépendance de la nouvelle ville vers  un bassin dans la commune de Aïn Smara. En effet le taux d’avancement des travaux a atteint  les 15% concernant cette deuxième opération. La Direction des ressources en eaux de la wilaya  élabore une étude pour d’enregistrer les insuffisances au niveau des réseaux assainissement de l’ensemble des unités de voisinage de la nouvelle ville a son issue l’étude sera inscrite pour de prochaines opérations similaires visant le renforcement des collecteurs des unités de voisinage. S’agissant des opérations de nettoyage, le Directeur des ressources en eaux de la wilaya M Ferhat Mezghiche a précisé qu’une opération de  nettoyage ciblera prochainement l’unité de voisinage N° 6 de la nouvelle ville. Selon le même responsable cette opération impliquera plusieurs directions de la wilaya et concernera par la suite différents points de la wilaya. La même source a ajouté qu’un plan d’urgence, pour prévenir et lutter contre les inondations affectant à chaque averse plusieurs quartiers de la wilaya, a été mis en place par les autorités locales et porte principalement sur la création de systèmes d’évacuation des eaux pluviales, le nettoyage d’avaloirs et le curage des oueds.

D. Chahinez

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lundi, 11 septembre 2017 01:00

N°5325 du 12-09-2017

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lundi, 11 septembre 2017 01:00

Plus de 100.000 transactions effectuées

Plus de 100.000 transactions ont été effectuées depuis le lancement officiel du paiement électronique en Algérie en octobre dernier, a indiqué hier le président du Groupement des intérêts économiques de monétique GIE monétique (GIE monétique), Boualem Djebbar. Depuis le lancement du e-paiement en octobre 2016, "nous avons enregistré  plus de 100.000 transactions faites par voie électronique, soit une moyenne de 10.000 transactions par mois", a déclaré M. Djebbar à la presse en marge du deuxième colloque algéro-français sur la monétique et les systèmes de paiement électroniques. Le développement du paiement électronique s'est également traduit par le nombre de cartes interbancaires (CIB) distribuées et dont la majorité des détenteurs ont obtenu le mot de passe pour pouvoir effectuer des opérations de paiement via internet, selon le même responsable. A cela s'ajoute l'installation de terminaux de paiement électronique (TPE) dont le nombre dépasse actuellement les 12.000, a-t-il précisé en avançant que ce chiffre devrait augmenter dans les prochains mois au niveau des commerçants. Il a également relevé que la Poste, qui est, selon lui, un autre acteur "majeur" de la monétique, était en train de convertir 5 millions de cartes  en cartes CIB: "ce qui donnera une poussée importante au développement de e-paiement en Algérie". A ce propos, il a considéré que cette avancée avait été réalisée grâce aux efforts consentis par les acteurs de la monétique dont les banques lesquelles ont offert les services les plus innovants dans le domaine du paiement électronique. Par ailleurs, intervenant lors de ce colloque, le président du GIE monétique a rappelé aux participants que le développement de la monétique en Algérie datait de plusieurs années, mais a connu des retards. Néanmoins, a-t-il poursuivi, l'utilisation de cartes pour le paiement de  proximité a connu une "poussée importante" grâce la conjugaison des efforts des instances concernées. Pour rattraper ce retard et être au diapason de ce qui se fait à travers le monde, la communauté bancaire algérienne a mis en place une stratégie de développement du paiement électronique en tirant profit des dernières technologies et avancées enregistrées au niveau international dans le domaine de la monétique, a renchéri M. Djebbar. En attendant la promulgation de la loi sur le e-commerce, actuellement au niveau du gouvernement, le service du paiement électronique se limite actuellement au paiement des factures d'électricité, de gaz et de l'eau ainsi que de certains services d'assurances notamment l'assurance voyage. "La communauté bancaire nous a autorisés de lancer ce service en attendant d'aller vers le e-commerce dont la loi est en cours d'élaboration au gouvernement. Mais a priori, la prédisposition au développement du e-commerce est déjà là", affirme le même responsable. Ce dernier a indiqué, par ailleurs, que le développement du paiement par téléphone mobile (m-paiement) faisait partie aussi de la stratégie de la communauté bancaire. "Le chantier est déjà lancé. Des discussions sont en cours avec les autorités monétaires pour mettre les jalons minimaux qui  permettraient de développer le m-paiement", a-t-il dit. "M-paiement est un moyen de paiement électronique tout comme le paiement par internet et le paiement de proximité. Au niveau du GIE monétique, nous avons commencé à travailler sur la mise en place de ce service, c'est-à-dire étudier quels sont les préalables, les moyens de sécurité et quelles sont les prédispositions à mettre en place au niveau des banques", a ajouté M. Djebbar.  Intervenant à l'ouverture de ce colloque, l'ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, a assuré que les entreprises et les banques françaises étaient disposées à accompagner les institutions algériennes pour le développement du paiement électronique. "La France met à la disposition de l'Algérie ses entreprises, sa technologie et son expérience, pour accompagner le développement des systèmes bancaires et réussir cette aventure du paiement électronique et du e-commerce", a-t-il dit. Selon lui, en France, 50% des paiements s'effectuent par carte bancaire, alors que le e-commerce a généré en 2016 un chiffre d'affaires de 72 milliards d'euros, soit le deuxième marché européen et 5ème au niveau mondial. Organisé par la mission économique business France en collaboration avec le GIE monétique, le colloque regroupe plusieurs entreprises des deux pays, l'objectif étant d'échanger les expériences et le savoir-faire dans ce domaine.

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Le président Abdelaziz Bouteflika, a adressé à ses homologues américains, Donald Trump, français, Emmanuel Macron, cubain Raul Castro Ruz, ainsi qu’à la reine d’Angleterre, Élisabeth II, et au roi Willem Alexander, des Pays-Bas, des messages de condoléances et de sympathie, suite aux ouragans qui ont causé des pertes humaines et d’importants dégâts aux États-Unis d’Amérique et aux Caraïbes. “J’ai appris avec une grande tristesse les importants dégâts, causés par des ouragans successifs à travers les États du Texas, de la Louisiane et de la Floride, catastrophes qui ont causé de tragiques pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants“, écrit le chef de l’État dans son message au président Trump, publié via l’agence officielle. Devant ces douloureuses épreuves, “je vous présente, au nom du peuple et du gouvernement algériens, ainsi qu’en mon nom personnel, nos sincères condoléances et vous assure, vous-même, ainsi que le peuple américain ami, de notre profonde sympathie“, ajoute le président de la République. “C’est avec une grande émotion que j’ai pris connaissance des dévastations causées par les ouragans successifs qui ont frappé les Iles Saint Martin et Saint Barthelemy, entraînant la perte tragique de vies humaines et la destruction d’infrastructures économiques et sociales“, souligne le président Bouteflika dans le message qu’il a adressé à son homologue français. En cette circonstance, “je tiens à vous exprimer, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes condoléances les plus sincères et à vous dire ma profonde sympathie à vous-même et au peuple français ami“, exprime le chef de l’État, ajoutant : “mes pensées vont également aux familles éprouvées par cette catastrophe naturelle auxquelles je vous prie de transmettre mes condoléances et ma compassion“. Dans son message adressé à son homologue cubain, Raul Castro Ruz, suite à l’ouragan Irma, le président Bouteflika, a tenu à faire part de sa “profonde sympathie” et de sa “solidarité sincère”. “Je suis convaincu que le courageux peuple cubain ami saura, sous votre direction éclairée, reconstruire ce qui a été détruit par cette catastrophe naturelle et continuer sa marche vers davantage de progrès et de prospérité“, ajoute le chef de l’État. Dans son message à Élisabeth II, reine du Royaume de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, et au roi des Pays-Bas, Willem Alexander, le chef de l’État a fait part de sa tristesse suite à l’ampleur des dommages causés par l’ouragan Irma qui a frappé les Iles Vierges britanniques et l’Ile Saint Martin, tenant à exprimer toute sa “sympathie et sa solidarité avec les familles éprouvées par cette catastrophe naturelle“. Le président de la République a également adressé au président mexicain, Enrique Pena Nieto, un message de condoléances et de solidarité suite au séisme qui a frappé son pays. “Je vous prie d’être aussi notre interprète auprès du peuple mexicain, auquel nous exprimons notre sympathie et notre solidarité face à cette épreuve dont il saura se relever“, écrit le président Bouteflika dans son message

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lundi, 11 septembre 2017 01:00

Alger et Caracas plus proches que jamais

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro Moros, a entamé dans la nuit de dimanche à lundi, une visite officielle 24 heures en Algérie. Ce n’est pas la première fois qu’un président du Venezuela  séjourne dans notre pays. Avant Maduro, Hugo Chavez s’était déjà rendu en Algérie à quatre reprises ; en 2000, 2001, 2006 et 2009. Membres de l’organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), l’Algérie et le Venezuela, dont les recettes en devises sont assurées à hauteur de 95% par l’exportation des hydrocarbures, souffrent depuis 2014 de la chute des prix du pétrole, et font face à une situation économique et financière assez compliquée. Confrontées à de sérieux problèmes de liquidités, Alger et Caracas, qui ont toujours entretenu des relations fortes basées sur une grande convergence dans les points de vue sur les questions régionales et internationales, ont donc décidé de lancer des concertations de haut niveau, afin d’unir leurs efforts face aux entreprises déstabilisatrices menées de l’extérieur contre les deux pays. « Cette visite offrira l’occasion aux deux parties de procéder à une évaluation de l’état des relations bilatérales d’amitié et de coopération, ainsi que les voies et moyens de les consolider ». « Elle permettra également de procéder à un échange de vues sur des questions régionales et internationales d’intérêt commun, y compris la situation du marché mondial des hydrocarbures et ses perspectives », lit-on dans le communiqué de la Présidence rendu public à cette occasion. Maduro dont le programme de la visite n’a pas été divulgué, s’est rendu en Algérie en provenance d’Astana, la capitale du Kazakhstan où il a participé à un sommet des chefs d’Etat de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), en sa qualité de président du Mouvement des pays non-alignés. Il s’agit en quelque sorte d’une escale imposée par la conjoncture internationale et les défis auxquels font face les deux pays. « Ma tournée a été couronnée par ma visite en Algérie pour renforcer la coopération entre les deux pays pour le développement de la paix et de la prospérité économique », a déclaré le président vénézuélien à l’issue de l’audience qu’il a accordée à Abdelkader Bensalah. A propos de la situation du marché mondial du pétrole, il n’a pas manqué de confirmer la poursuite des efforts pour obtenir des prix équitables. En 2009, son prestigieux prédécesseur, Hugo Chavez en l’occurrence, avait fait de même. Après Tripoli où il avait assisté au 40ème anniversaire de la révolution libyenne, Hugo Chavez avait inscrit Alger parmi les six destinations programmées dans un périple qui a duré 11 jours. En effet, après la Libye et l’Algérie, Hugo Chavez s’était rendu ensuite en Syrie, en Iran, en Biélorussie et en Russie. Le but de ce périple était de constituer une stratégie commune de résistance contre l’hégémonie capitaliste et les tentatives de reconfiguration du monde entreprises par les cartels américains et européens. Poursuivant la politique de résistance menée par son prédécesseur, Maduro, que les Américains tentent d’étouffer par tous les moyens, est venu solliciter le concours de ses amis algériens en qui il a une confiance sans limites. Même si la Présidence n’a pas précisé s’il rencontrerait Bouteflika, la visite du président vénézuélien revêt une importance capitale pour les deux pays et les deux peuples confrontés à une rude épreuve. Alger et Caracas sont donc dans l’obligation de se concerter pour mieux agir en conséquence. Alger et Caracas n’ont jamais été aussi proches l’une de l’autre que maintenant.

Mohamed Mebarki  

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Héritant d’une situation à la limite du catastrophique, léguée par son prédécesseur, Abdelmalek Boudiaf, dont le nom avait été mêlé à plusieurs scandales dont le plus médiatisé a été la campagne promotionnelle pour le complément alimentaire « Rahmet Rabbi », le professeur Hasbellaoui s’est engagé dans une vaste opération de réhabilitation du secteur de la santé. Pur produit du secteur dont il connait les forces et les moindres défaillances, le ministre de la Santé est monté au créneau pour défendre son plan de rattrapage visant à mettre fin aux multiples dysfonctionnements constatés par le personnel médical et les syndicats. «Nous préparons une nouvelle feuille de route consistant en la réorganisation du schéma de soins du patient. Il est très important d’améliorer les conditions de travail des praticiens et des paramédicaux, et par conséquent la prise en charge du malade». Le ministre s’exprimait en marge du séminaire national d’évaluation des activités des programmes de santé scolaire et universitaire. Insistant sur le fait que le malade demeurait la pierre angulaire de la politique sanitaire nationale, le professeur Hasbellaoui a estimé que le professionnel de la santé en Algérie doit exercer dans un environnement favorable, ajoutant que la principale contrainte du secteur n’était pas d’ordre financier mais liée à un déficit en ressource humaine formée.  «Lorsque vous formez un médecin spécialisé pendant 13 ans, il lui faut un minimum d’expérience et de pratique pour qu’il soit un praticien complet», a-t-il fait remarquer, avant de relever l’existence d’un déficit en personnel qualifié enregistré dans certaines spécialités cardinales comme la cardiologie, la gynéco-obstétrique et l’anesthésie-réanimation. Que faire pour y remédier ? Le ministre a lancé un programme visant à réduire l’impact de ces déficits, à travers, entre autres, la télé-radiologie pour certaines spécialités. Interrogé, par ailleurs, sur la question de la sécurité du médecin en exercice, Hasbellaoui a fait savoir que ce dossier n’incombait pas uniquement à son département, informant de l’existence d’une coopération avec celui de l’Intérieur et des Collectivités locales à ce sujet.  «Il est anormal qu’un médecin ou un paramédical soit agressé dans son lieu d’exercice. Le citoyen algérien a le droit d’être mécontent du service rendu mais des moyens légaux existent pour l’exprimer, comme le dépôt d’une plainte», s’est-il insurgé devant une telle situation.  Apparemment bien au fait des problèmes qui ont entaché la précédente campagne de vaccination, le ministre a tenu à rappeler qu’une campagne de rattrapage contre la rougeole et la rubéole, des pathologies qu’il convient de combattre, sera organisée, souhaitant que cette fois-ci, l’opération se déroulera loin du climat délétère qui a prévalu l’année dernière.

Mohamed M

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lundi, 11 septembre 2017 01:00

Plusieurs manuels non disponibles

Le salon du manuel scolaire organisé à l’Office Riadh El Feth à Alger, a connu une forte affluence des citoyens venus acquérir les livres scolaires pour leurs enfants, notamment les nouveaux manuels non disponibles dans les établissements scolaires et librairies autorisées à vendre le livre scolaire. La rentrée scolaire 2017-2018 a vu l’introduction de 30 nouveaux livres destinés aux cycles primaire et moyen en sus de 6 cahiers d’activités. La commission de suivi du livre scolaire a rejeté sept livres pour «non conformité», a déclaré la ministre de l’Education. Les nouveaux manuels qui concernent les classes de 3e et 4e années primaires s’inscrivent dans le cadre des modifications introduites depuis 2016. De nouveaux manuels scolaires du deuxième palier de l’enseignement primaire ont été publiés cette année. Il s’agit des livres de langue arabe, de mathématiques, de langue française, d’éducation technologique et d’éducation islamique. Six cahiers d’activités destinés aux élèves de troisième et de quatrième années primaires ont été également publiés. Il s’agit des livres de langues arabe et française et de mathématiques. Par ailleurs, de nouveaux livres scolaires ont été publiés au profit des élèves du deuxième palier du cycle moyen. Il s’agit pour la deuxième année du cycle moyen de cinq nouveaux livres à savoir ceux de langue arabe, de sciences naturelles, de physique, d‘éducation islamique et d’anglais, en attendant la mise sur le marché, dans les prochains jours, du livre de mathématiques, dont la publication sera assurée par une maison d’édition privée.  Interrogés, plusieurs parents d’élèves se sont dits préoccupés de la non disponibilité du manuel scolaire, particulièrement les nouveaux livres. Mohamed s’est dit soucieux quant au manque enregistré dans les manuels de langue arabe, de mathématiques, de langue française et de géographie pour les élèves de 3e année moyenne. La majorité des manuels scolaires de 4e année primaire ne sont pas disponibles, a lancé un autre citoyen, précisant  qu’il s’agit des livres de langue arabe, d’histoire, de géographie, de mathématiques et d’éducation civique. Les livres de 1e année moyenne et ceux de physique et d’éducation islamique de 2e et de 3e années moyennes sont disponibles vu que l’Entreprise nationale des Arts graphiques (ENAG) a assuré leur publication. Pour ce qui est du contenu des nouveaux manuels, le coordonnateur national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique, Meziane Meriane a souligné qu’il se conforme aux objectifs de réformes, notamment en ce qui concerne la maîtrise des langues arabe, française et amazighe. Les nouveaux manuels scolaires prennent en compte «la dimension nationale algérienne dans l’objectif d’inculquer les valeurs du nationalisme chez les générations montantes. Les responsables du secteur avaient assuré la disponibilité du manuel scolaire au niveau des centres de distribution relevant de l’office national des publications scolaires (ONPS). La ministre de l’Education nationale avait, auparavant, souligné que le manuel scolaire serait disponible au niveau des établissements scolaires, au plus tard, dix jours après la rentrée scolaire.

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Suspendue depuis cinq ans, la formule LPA, logement participatif aidé, sera relancée mais avec de nouvelles conditions, a annoncé hier Abdelwahid Temmar, le ministre de l’Habitat lors d’une visite qu’il a effectuée dans la wilaya de Médéa. Ne nécessitant pas la mobilisation de gros moyens financiers de la part de l’Etat, puisqu’elle est destinée à une catégorie sociale relativement aisée qui a la possibilité de contribuer dans une grande part à la réalisation des projets, cette formule a été appliquée pendant plus d’une décennie avant d’être bloquée. Son retour annoncé est l’aboutissement d’une longue concertation lancée par le ministère de l’Habitat avec les différents partenaires, bureaux d’études, promoteurs immobiliers et sociétés de réalisation qui ont comptabilisé une longue expérience dans ce segment. La formule LPA repose sur le principe de la participation financière du postulant que l’Etat consolide avec un montage financier grâce au concours des banques. Elle permettra à la classe dite moyenne d’accéder, à moyen terme, à la propriété d’un logement, sans engager l’Etat dans des dépenses qu’il n’a plus les moyens d’honorer aujourd’hui, dans un contexte de crise financière aggravée. En outre, la réactivation de cette formule abandonnée pour des raisons diverses permettra aussi la réduction de la tension sur les autres formules comme l’AADL, le logement social ou le logement promotionnel. Le ministre de l’Habitat qui a annoncé le retour de cette formule ne s’est pas étalé sur les nouvelles conditions exigées des futurs souscripteurs, mais il est d’ores et déjà plus que sûr que la contribution financière des futurs acquéreurs sera revue à la hausse afin de compenser le désengagement proportionnel de l’Etat. Déterminé à ne pas abandonner sa politique sociale, notamment en matière de relogement, malgré ses difficultés financières, l’Etat essaie de diversifier ses approches optionnelles afin de mieux s’adapter à la nouvelle conjoncture. Confrontée à un déficit estimé à 720 000 logements, l’Algérie compte rattraper son retard durant le plan quinquennal 2015-2019. La crise financière qui a frappé de plein fouet le secteur du bâtiment et qui a engendré l’arrêt de plusieurs chantiers et la réticence de certaines banques à s’engager financièrement, est encore présente. Le ministre de l’Habitat en est conscient, mais son annonce quant au retour de la formule LPA a dû être mûrement réfléchie et la décision a dû être prise après une étude approfondie des moyens disponibles pouvant contribuer à sa relance, en l’adaptant aux nouvelles exigences.     

M.M   

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