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mercredi, 10 janvier 2018 00:00

N°5427 du 11-01-2018

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mercredi, 10 janvier 2018 00:00

Le bilan s’élève à 100 cas à Jijel

Au total, 100 cas d’hépatite A ont été enregistrés, à ce jour, dans la wilaya de Jijel, a affirmé, hier, le directeur de la santé et de la population M. Chaâbane Sidhoum. Sur les 100 personnes atteintes, 92 ont déjà quitté l’hôpital Mohamed Seddik Benyahia de Jijel alors que 8 autres sont toujours sous observation médicale au sein de cet établissement hospitalier, a précisé M. Sidhoum. La situation est maitrisée, a-t-il affirmé, soulignant que la commission de wilaya de lutte contre les maladies à transmission hydrique (MTH) a procédé à la fermeture des sources de Hanecha et de Boujoujou Youcef ainsi que le réservoir de Boujou Salaheddine dans la commune de Texenna, qui sont ‘’à l’origine de cette épidémie’’. Le directeur de la santé et de la population a également précisé que ses services oeuvrent en coordination avec la direction des ressources en eau et l’algérienne des eaux pour alimenter en eau potable les habitants qui s’approvisionnait auparavant des sources Hanecha et de Boujoujou Youcef et du réservoir de Boujou Salaheddine. De leur côté, les services de sécurité sont également impliqués en interdisant aux camions citernes de s’approvisionner à partir de ces sources, a-t-il ajouté, estimant que cette épidémie connaitra une ‘’baisse tangible’’ dans les dix prochains jours. A noter que le maire de la commune de Kaous a annoncé, à travers un communiqué rendu public, que l’eau des sources de Hanecha dans localité  d’El Gherienna (Texenna ) et de Boujoujou Youcef, et du réservoir de Boujou Salaheddine dans la commune de Texenna, est impropre à la consommation sur la base des analyses biologiques effectuées par les services de la direction de la santé et de la population sur des échantillons d’eau en provenance des sources et du réservoir concernés.

RC.Ag

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mercredi, 10 janvier 2018 00:00

Les habitants du lac des oiseaux en colère

La parution de l’article relatif à la prochaine distribution de 1500 logements sociaux a suscité la colère de plus d’une centaine d’habitants du lac des oiseaux, particulièrement ceux dont l’existence dans la cité bidonville ne dépassait pas les six mois. En effet, les déclarations du chef de l’exécutif rapportées a provoqué le mécontentement des nouveaux débarqués selon des témoins oculaires, cela n’a pas empêché les jeunes mariés et autres arrivistes de s’être regroupés hier après-midi afin de décider de leur sort quant à  leur recasement. Les protestataires se montrent prêts à tout pourvu qu’ils gagnent un logement,  pourtant les précédentes opérations ont été convenablement prises en charge sans incident malgré leur important nombre, donc, il serait préférable de procéder de la même manière c’est-à-dire le déménagement des plus méritants puis s’occuper des cas litigieux. En tout cas, en homme responsable et correct, le wali est en mesure de chapoter l’opérations de main de maitre d’après  le témoignage des représentants de comités de quartiers que nous avions rencontrés sur les lieux de l’attroupement. Au moment où d’autres ne sont pas de cet avis, on précise  que les occupants des 200 baraques illégales sont en train de gagner du temps pour accroitre le nombre des mécontents pour le jour J.

Djamel Dib

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mercredi, 10 janvier 2018 00:00

Une commission consultative mise en place

 Le ministre du Commerce entame la mise en œuvre de la décision visant à protéger la production nationale. Parallèlement à l’interdiction de l’importation d’une liste de 851 produits, le département de Mohamed Benmeradi, annonce la mise en place d’une Commission consultative intersectorielle chargée du suivi du dispositif de sauvegarde de l’outil national de production. Celle-ci sera mise sur pied, le 21 janvier en cours auprès du ministère du Commerce. C’est ce qu’a annoncé le Directeur général du commerce extérieur de ce département ministériel, Saïd Djellab, cité par l’agence APS. Cette Commission, qui entre dans le cadre du dispositif de l’encadrement des importations et de la protection de la production nationale, s’ajoute, selon lui, aux mesures d’élargissement de la liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC de 30%) pour 10 familles de produits finis, et de relèvement des droits de douanes (60%) pour 32 familles de produits   finis ainsi que la suspension provisoire à l’importation de 851 produits. Dans ce sens, un arrêté interministériel a été élaboré conjointement, en janvier courant, par les ministères respectivement des Finances, du Commerce, de l’Industrie et des mines et de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche. « Ce nouveau texte règlementaire porte sur l’institution d’un dispositif de gestion et de suivi des mesures de sauvegarde à travers la création d’une   Commission consultative intersectorielle chargée du suivi de ces mesures, et sur la mise en place d’un dispositif relatif à la réception et au traitement des demandes de sauvegarde », explique le même responsable.        

Les demandes de sauvegarde formulées par les opérateurs économiques
Cette commission, enchaîne-t-il, est chargée d’examiner les demandes de sauvegarde et leurs opportunités et de donner son avis concernant ces demandes de sauvegarde faites par les opérateurs économiques après examen des résultats de l’enquête prévue par la réglementation en vigueur. Il s’agit aussi pour cette Commission de proposer les mesures de sauvegarde appropriées, de donner son avis sur toute question liée aux sauvegardes comme elle peut solliciter toute information ou donnée jugée nécessaire dans le cadre de l’accomplissement de ses missions auprès des institutions et autres entités publiques et/ou privées. Se réunissant en session ordinaire une (1) fois par mois et en sessions extraordinaires en cas de besoin, cette Commission est présidée par le Directeur général du commerce extérieur et composée de représentants des ministres respectivement des Finances (Direction générale des Douanes et   Direction générale des impôts), du Commerce, de l’Industrie et des mines, de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche et d’un représentant de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci).

Samir Rabah 

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L’Algérie fait toujours partie des pays où les carburants coûtent le moins cher, et cela en dépit des dernières augmentations qui ont touché ces produits. Selon le site spécialisé globalpetrolprices.com qui prend en considération les prix pratiqués dans pas moins de 150 pays, l’Algérie occupe la quatrième place en ce qui concerne les prix de l’essence. Avec 0,37 dollar comme prix pour le litre, l’Algérie fait mieux que des pays comme le Qatar  ou encore l’Arabie saoudite, qui disposent pourtant de ressources pétrolières sans comparaison avec les nôtres dont la plupart des experts nous annoncent l’épuisement dans une dizaine d’années. Dans les pays voisins dont le niveau de vie de la plus grande partie de la population est pourtant sensiblement inférieur à ceux de la population algérienne, comme le Maroc et la Tunisie, les prix sont nettement plus élevés. Ils sont respectivement à 1,20 dollar et 0,73 dollar le litre d’essence. C’est cet écart qui explique la proportion inquiétante prise par le trafic frontalier du carburant algérien. Dans le classement établi par le site en question, il n’y a que trois pays qui appliquent des prix plus bas que ceux pratiqués en Algérie. Il s’agit du Venezuela, Turkménistan et Koweït. L’Algérie occupe la même position que l’Iran. Quant aux pays qui appliquent des prix élevés, ce sont la Chine et Hong Kong qui occupent la première place, suivis par l’Islande, la Norvège, les Pays-Bas, l’Italie, la Grèce, le Danemark, la France, le Portugal, la Suède et l’Uruguay. Même topo pour le prix du diesel. Pour ce produit, l’Algérie est dépassée seulement par le Venezuela, l’Iran et l’Arabie saoudite mais se retrouve toujours loin « devant » la Tunisie et le Maroc. Cependant, ce qu’on reproche à ce genre de classements établis sur la base de données chiffrés, c’est qu’ils ne tiennent pas comptent d’autres facteurs sociaux liés à la situation économique du pays, au niveau de vie de la population et au pouvoir d’achat. Diffusés à l’état brut, ces classements ne peuvent pas être interprétés en dehors du contexte socio-économique des pays concernés. Les prix des carburants pratiqués en Algérie depuis le 1er janvier dernier paraissent très bas comparés à ceux pratiqués au Maroc et en Tunisie, à titre d’exemple ; mais ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est que les ressources dont dispose l’Algérie sont incomparables à celles dont disposent ces deux pays qui sont largement dépendants à l’importation et au marché mondial.

Mohamed Mebarki   

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Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, «a marqué l’histoire en lettres d’or» avec la consécration de Yennayer comme fête officielle et nationale pour consolider davantage l’unité du peuple algérien, a indiqué avant-hier à Bouira le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali. «Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a pris une décision historique. Il a marqué l’histoire en lettres d’or en renforçant l’unité du peuple algérien à travers la fête nationale et officielle de Yennayer qui, désormais se célèbre chaque année dans toutes les wilayas du pays», a déclaré le ministre lors d’un point de presse tenu en marge de la cérémonie de lancement des festivités célébrant le nouvel an amazigh 2968 au village montagneux de Tassala, relevant de la commune de Taghzout (Est de Bouira). M. Ould Ali s’est dit «très content» de célébrer Yennayer cette année sous son cachet officiel à Bouira après des années de combats et de sacrifices. «Nous rendons un vibrant hommage au Président de la République pour la reconnaissance de Yennayer, et nous devons être fiers de ces acquis», a-t-il dit. Par cette décision, a-t-il ajouté, «le Président Abdelaziz Bouteflika a renforcé l’unité identitaire des Algériens.  Nous devons travailler de façon à préserver cet acquis ainsi que la stabilité et la paix dans notre pays», a souligné le ministre qui a visité les différents stands d’une exposition dédiée aux produits et objets artisanaux berbères de la localité de Tassala. M. Ould Ali a saisi cette occasion pour appeler les jeunes de tout le pays à s’unir davantage pour bâtir une Algérie forte afin de rendre hommage à nos martyrs», avant de réaffirmer sa disponibilité et sa  volonté d’écouter et de prendre en charge les différentes préoccupations des jeunes de la wilaya de Bouira et de tout le pays «afin de combler les carences existantes malgré les grandes réalisations connues dans le cadre des différents programmes quinquennaux du Président de la République». «La situation a beaucoup changé concernant le combat identitaire dans notre pays. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites, et cela restera un important acquis pour tous les Algériens», a ajouté à ce propos le ministre, estimant que «quant aux carences, nous devons travailler ensemble dans l’espoir d’arriver aux objectifs escomptés et bâtir notre Algérie forte et unie». Après la consécration de Yennayer, «nous aurons à œuvrer aussi pour la création d’une Académie algérienne de la langue et de la culture amazighes et continuer à travailler davantage pour la promotion et la généralisation de la langue amazighe», a ajouté le ministre.

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mercredi, 10 janvier 2018 00:00

Les Algériens se réapproprient Yennayer

L’officialisation de Yennayer, récemment décidée par le président Bouteflika, a «libéré» tous les Algériens, affirme l’anthropologue Ouisa Galleze, appelant les chercheurs à écrire l’histoire autour de cette fête et des mythes qui l’entourent. «L’officialisation de Yennayer a libéré tout le monde car, au-delà de la journée chômée et payée, à présent nous ne sommes plus dans la revendication, mais installés dans un fait reconnu. Yennayer est à nous et nous appartient», a déclaré la chercheure en anthropologie culturelle et docteur en philosophie, dans un entretien à l’APS. Tout en estimant que cette décision «consolidera l’unité nationale», la spécialiste des questions liées au patrimoine considère également que cette officialisation octroie à Yennayer de cette année un cachet «particulier», comme l’a été celui de 2016, avec l’officialisation décrétée de tamazight. «C’est une réconciliation, pas uniquement avec son histoire, mais avec soi-même et son identité, car on ne peut se réconcilier avec soi-même que si on reconnaît toutes les parties de son histoire. Yennayer est un de nos chromosomes qu’il faut remettre en place pour retrouver notre équilibre», a-t-elle expliqué. Elle se félicite que «depuis quelques années, les femmes sortent en robes kabyles pour marquer cette journée, et que dans les marchés une décoration spécifique à cette fête existe, rappelant celle de Noël ailleurs», alors qu’auparavant, a-t-elle ajouté, les festivités lièes à Yennayer étaient plus timides, pratiquées à huis clos et les conférences organisées à ce sujet n’étaient pas tolérées.Désormais, selon elle, il n’est pas question «uniquement de couscous et de volailles mais de savoir qu’allons-nous en faire ? Il y a lieu d’abord de commencer à expliquer Yennayer à tout le monde, ce qui a été déjà fait par le passé, mais pas suffisamment». Á présent que Yennayer est inscrit dans l’officiel, il y a lieu ensuite, selon Mme Galleze, de «commencer à écrire l’histoire des peuples à travers cette fête, de chercher les mythes qui tournent autour, et de comprendre comment il peut être un élément fédérateur» entre Algériens, relevant que cette officialisation offre «un terrain large et fertile» pour la recherche en la matière.Au-delà de la recherche à effectuer autour de Yennayer, la spécialiste recommande également de «rationaliser» l’autre acquis qu’est l’officialisation de la langue amazighe, considérant celui-ci comme étant «le résultat de nombreuses luttes dont il faut bénéficier». Tout en soulignant que «l’officialisation est quelque chose de sérieux», elle a plaidé pour que tamazight soit «réellement une 2éme langue officielle et la langue du peuple».

Une fête familiale, communautaire et populaire
 «Yennayer fête familiale, communautaire et populaire, qui existe depuis la nuit des temps, est célébrée dans les quatre coins de l’Algérie ainsi qu’au Maroc, en Tunisie, en Libye et en Egypte (Siwa)... Elle est donc nord-africaine mais aussi régionale dés lors qu’elle existe au Mali et au Niger», affirme-t-elle, ajoutant qu’elle existe même dans les Iles Canaries, et surtout en Nouvelle Calédonie grâce aux déportés Algériens. Ce qui est certain, a-t-elle relevé, est que Yennayer est une fête «très ancienne et tout à l’honneur» des habitants d’Afrique du nord, anciennement les Libyques et plus récemment les Amazighs, de la célébrer jusqu’à ce jour. Quant à la question de savoir à quand remonte précisément sa naissance, l’anthropologue est catégorique: «On ne le sait pas exactement, sans doute depuis que l’homme existe et qu’il a pris conscience de certains éléments importants dans sa vie, comme les saisons, dont l’une froide et en prévision de laquelle il faut partager les richesses». Elle a considéré cependant, que parce que «toute l’Afrique du Nord partageait les mêmes généralités de langue, il serait réducteur de dire que Yennayer est confinée à la berbérité ou à l’amazighité» car, a-t-elle expliqué, il s’agit d’un «phénomène géographique, sociologique et anthropologique et non pas historique». De ce fait, elle a jugé qu’il n’était pas important de chercher à dater cette évènement, confirmant toutefois le lien établi entre cet fête et l’activité agricole exercée jadis par des   «populations sédentaires, qui recouraient à un calendrier, ou tout au moins à un calcul des saisons pour organiser la semence, la récolte, la réserve +El aaoula+, la consommation, le nettoyage des jarres dans certaines régions, le tout en prévision d’hivers très rudes».

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mercredi, 10 janvier 2018 00:00

Des festivités officielles pour la 1ère fois

Yennayer est célébré pour la première fois en Algérie à travers un programme officiel de festivités pour célébrer le premier jour de l’an amazigh, récemment réhabilité et consacré fête nationale. Le passage à l’an 2968 du calendrier berbère, correspondant au 12 janvier, se caractérise cette année par des festivités multiples et diversifiées, assignées à un programme officiel élaboré par les ministères de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et le Haut commissariat à l’amazighité (Hca). Dans cet élan, les établissements culturels ont tracé un programme qui s’étalera sur toute l’année 2018, placée sous le signe de la célébration du patrimoine culturel amazigh dans sa diversité, la tenue de semaines culturelles à travers toutes les régions d’Algérie.  Différentes animations dont des projections de films, des représentations théâtrales et des ateliers d’apprentissage de Tamazight (langue officielle depuis 2016) font partie de ces festivités lancées officiellement le 6 janvier dernier à Ghardaïa. Dans toute l’Algérie, à l’instar de Béjaïa, Annaba, Boumerdès, Bouira ou encore Tizi-Ouzou, ce sont des conférences en rapport avec la langue et la culture amazighes ainsi que des manifestations restituant l’art culinaire ancestral, entre-autres, qui marqueront Yennayer.  Saïda a choisi d’accueillir le nouvel an berbère par la tenue d’un salon du livre dédié à la culture amazighe, alors que Alger se joint aux célébrations de Yennayer par des animations artistiques et des expositions de costumes traditionnels, notamment. Des galas artistiques sont également prévus à l’attention des Algériens établis à l’étranger.  De son côté, le ministère de la Jeunesse et des Sports a programmé du 10 au 12 janvier plusieurs festivités à Alger et Tizi-Ouzou, où un défilé de troupes folkloriques est prévu. Le programme du Hca s’étalera jusqu’au 20 janvier dans d’autres villes encore, comme Oran, Jijel, M’Sila et Touggourt qui à leur tour accueilleront Yennayer, une des plus anciennes fêtes populaires en Algérie et dans la région nord-africaine. La double dimension culturelle et historique que revêt Yennayer est mise en valeur dans plusieurs villes d’Algérie par la célébration de rites populaires, dans la tradition propre à chaque région.  Diversement célébrée, la fête de Yennayer met davantage à l’honneur des traditions culinaires ancestrales, à l’instar de «Amensi n Yennayer», soumis au rite du sacrifice (Asfel) d’un coq qui accompagnera le traditionnel couscous préparé à l’occasion avec une variété de légumes et consommé en famille, comme en Kabylie et dans les Aurès.

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Faisant face à une situation financière des plus délétères, l’Algérie est désormais « condamnée » à adopter un programme de réformes économiques qui accorde au secteur privé un rôle majeur. C’est d’ailleurs dans ce contexte, que les pouvoirs publics ont entamé une nouvelle approche en direction des Algériens porteurs de projets, établis à l’étranger. La contribution de ces derniers est aujourd’hui sollicitée et leur apport à la relance économique souhaité par les plus hautes autorités du pays. Evoquée, à plusieurs reprises, par le Premier ministre, l’implication directe de la diaspora dans le développement et la diversification de l’économie nationale ne constitue plus un tabou, comme cela a été le cas auparavant, où à l’aide de plusieurs subterfuges des projets d’investissements émanant d’Algériens établis à l’étranger ont fait l’objet de divers blocages. C’était, il y a des années, lorsque l’Algérie disposait d’un fonds de régulation des recettes qui la plaçait en 15ème position parmi plus de 65 fonds souverains dans le monde. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ; puisque le FRR a été épuisé et les réserves en devises fondent à un rythme qui fait peur. Même la hausse actuelle des prix du pétrole n’est pas en mesure d’assurer l’équilibre budgétaire. Cette situation de crise a poussé le gouvernement à revoir sa stratégie vis-à-vis des Algériens établis à l’étranger et intéressés à investir dans leur pays, en leur accordant des facilités leur permettant l’accès aux dispositifs publics d’appui à la création d’activité à l’instar de l’ANSEJ et le CNAC. En tout cas, c’est ce qu’a réitéré le ministère du Travail qui a indiqué que plusieurs secteurs comme ceux de l’agriculture, l’agro-industrie, le tourisme, l’économie numérique, l’industrie de transformation, les énergies renouvelables ou l’économie verte sont autant de domaines dans lesquels les porteurs de projets pourront investir.Pour pouvoir démarrer, ces jeunes issus de la diaspora devront se rapprocher des représentations diplomatiques, des postes consulaires ou des organismes nationaux de promotion de la micro-entreprise, lors de leur séjour en Algérie afin de se renseigner.Le ministère du Travail a, d’ors et déjà, commencé à faire la promotion des différents dispositifs publics d’appui à la création d’activité. Il s’agit bien sûr de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) pour les jeunes porteurs de projets (19-35 ans) et la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) pour les chômeurs promoteurs (30-50 ans). La communauté algérienne établie à l’étranger est soumise aux mêmes conditions imposées aux nationaux, sauf en ce qui concerne  la nature de l’apport initial. Les modalités de création de micro-entreprises par les jeunes de la diaspora sont identiques à celles imposées aux nationaux établis en Algérie. La différence, c’est que les émigrés sont tenus de verser leur apport personnel en devises et non en monnaie nationale.En clair, les candidats devront s’engager avec un apport de 1% de la valeur totale du projet si ce dernier ne dépasse pas les cinq millions de dinars. Pour les projets dont le financement dépasse les cinq millions de dinars et inférieur ou égal à 10 millions de dinars, il est exigé un apport personnel en devises de 2%.Le prêt non rémunéré ANSEJ-CNAC à hauteur de 29 % du montant global de l’investissement est octroyé lorsque ce dernier est inférieur ou égal à 5 millions de dinars et lorsqu’il est supérieur à 5 millions et inférieur ou égal à 10 millions de dinars, le prêt sera de l’ordre de 28 % du montant de l’investissement global. Le crédit bancaire est bonifié à 100 % avec 70 % du montant global de l’investissement. En théorie, l’idée est fort séduisante, mais dans la pratique, les pouvoirs publics auront fort à faire pour réussir à convaincre une catégorie d’Algériens qui a certes envie de rentrer au pays et participer à la nouvelle dynamique économique, mais qui hésite encore à s’aventurer faute de confiance.

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Environ 250.000 citoyens ont bénéficié, durant les trois dernières années, des mesures présidentielles relatives à la régularisation de la situation vis-à-vis du service national, a indiqué hier le ministère de la Défense nationale dans un communiqué, précisant que l’opération «se poursuit dans de bonnes conditions». «Le ministère de la Défense nationale informe que la régularisation de la situation vis-à-vis du service national des citoyens âgés de trente (30) ans et plus au 31 décembre 2014, à savoir ceux nés en 1984 ou antérieurement, décidée par Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, se poursuit dans de bonnes conditions», note la même source. «A ce titre, et depuis le début de cette opération jusqu’au 31 décembre 2017, le nombre de citoyens ayant bénéficié des mesures présidentielles durant une période de trois (03) ans s’élève à 248.542 citoyens, dont 3.573 résidant à l’étranger», ajoute le MDN, relevant que «dans le cadre de ces mêmes mesures, 776.789 retardataires des classes antérieures à l’année 2014 ont également été régularisés pendant cette même période». Par ailleurs, le ministère de la Défense nationale a fait savoir que les centres et les bureaux du service national, à travers tout le territoire national, «continueront de recevoir et prendre en charge, avec toute la diligence requise, les personnes concernées et ce, indépendamment des calendriers de passages fixés antérieurement».

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