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vendredi, 03 mai 2019 00:00

N°5828 du 04-05-2019

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Le Syndicat national autonome des journalistes algériens a tenu, avant-hier à Alger, une Assemblée constitutive, qui a donné lieu à un Conseil national regroupant des journalistes de différents médias pour la défense des droits socioprofessionnels, ont indiqué des membres de la commission de préparation. Cette assemblée constitutive a vu la participation de plus de 100 journalistes, venus de différentes wilayas pour confirmer leur représentativité au sein de cette nouvelle organisation syndicale, qui a pour objectif  «la défense les droits socioprofessionnels des journalistes», a déclaré Aziz Touahar, membre du bureau constitutif.  Le débat qui a marqué cette Assemblée constitutive avait pour but de dégager «les textes fondamentaux à même de préserver la dignité du journaliste algérien», a-t-il indiqué, précisant qu’il s’agit d’»un syndicat apolitique qui «regroupe tous les journalistes des secteurs public et privé, des médias audiovisuels ainsi que ceux de la presse écrite et électronique». Les journalistes étaient réunis depuis la matinée au cercle des moudjahidines au Square Port-Saïd (Alger) jusqu’à l’obtention de l’autorisation de tenir leur rencontre, refusée à trois reprises auparavant», a-t-il encore dit. Lors de cette Assemblée constitutive,  Riad Boukhedcha a été élu président du Conseil national des journalistes algériens et Zahir Mahdaoui comme son vice-président. Le bureau du syndicat a un mandat de deux ans.

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Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam a annoncé,  avant-hier  à Alger, une revalorisation des pensions et allocations de retraite à des taux allant de 1,5 à 6%  à compter du 1er mai courant.» Dans le cadre de l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités, le Gouvernement a décidé, après examen par le conseil d’administration de la Caisse nationale des retraites (CNR), la revalorisation des pensions et allocations de retraite au titre de l’année 2019, à des taux allant de 1,5 à 6% à compter du 1er mai 2019», a précisé le ministre qui supervisait les travaux d’une Journée d’information sur la prévention sanitaire dans le milieu du travail en compagnie du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Miraoui Mohamed.» Ces augmentations qui seront versées en juin, seront calculées en fonction d’un taux variable qui tient compte du montant global des pensions et allocations de retraite, a expliqué le ministre précisant «que les augmentations seront de l’ordre de 6% pour les pensions dont le montant est inférieur ou égal à 20.000 DA, 3% pour les pensions dont le montant est supérieur à 20.000 DA et inférieur ou égal à 40.000 DA, 2,5% pour les pensions dont le montant est supérieur à 40.000 DA et inférieur ou égal à 60.000 DA, 2% pour les pensions dont le montant est supérieur à 60.000 DA ET INFÉRIEUR OU ÉGAL à 80.000 DA et 1,5% pour les pensions de plus de 80 000 DA». Par ailleurs, le ministre a affirmé que les clés des professionnels de la santé relatives au système de la carte électronique «Chifa», utilisées par les praticiens de la santé (pharmaciens) contractuels avec la Sécurité sociale étaient désormais «disponibles» et seraient distribuées graduellement aux nouveaux pharmaciens. Dans le même contexte, M. Haddam a assuré que «son département demeure toujours à l’écoute de toutes les préoccupations de ses partenaires pour offrir les meilleures prestations aux citoyens en général et aux assurés sociaux en particulier». Pour sa part, le ministre de la Santé a affirmé que son département «veille à garantir la prévention sanitaire dans le milieu du travail pour éviter les Troubles musculo-squelettiques (TMS) et leur diagnostic et contrôle médical ainsi que la mise en place des moyens et conditions nécessaires pour éviter ces troubles en vue de préserver la santé des travailleurs et booster le rendement du travail.»Compte-tenu de l’importance de ce volet, l’État a mis en place plus de 600 structures spécialisées dans la médecine du travail relevant du secteur de la santé en vue de la prévenir et la promouvoir et prendre en charge les cas touchés par les TMS», a-t-il souligné.

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Le Directeur général de la Pharmacie et des équipements médicaux au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Djaoued Bourkaib, a annoncé, jeudi à Alger, que «des mesures urgentes» ont été prises pour palier la pénurie de médicaments, notamment ceux destinés aux maladies chroniques.»Suite à plusieurs rencontres avec les différents partenaires, industriels, pharmaciens, importateurs et distributeurs, le Ministère a pris des mesures urgentes pour pallier la pénurie des médicaments, notamment ceux destinés aux malades chroniques, a précisé M. Bourkaïb, lors d’une conférence de presse animée avec les membres de la commission des cellules de veille pour la gestion des médicaments. Parmi ces mesures, le représentant du Ministère a cité le recours à l’importation complémentaire de ces médicaments, qu’il a qualifiés de «vitaux», en cas de non respect des engagements par les producteurs. Un délai de 03 mois est accordé aux producteurs pour assurer la disponibilité de ces médicaments vitaux, et s’ils ne parviennent pas à le faire, le ministère aura recours à un programme d’importation complémentaire et prendra des mesures coercitives à l’encontre des défaillants, a-t-il fait savoir. Il a fait état également de la consolidation du contrôle, en coordination avec le ministère du Commerce, de toute la chaîne nationale de production de médicaments ainsi que des transactions commerciales y afférentes, évoquant des agissements qu’il a qualifiés «d’illégaux», sans donner plus de précisions. M. Bourkaïb a souligné, en outre, un renforcement de la concertation dans le cadre de la commission des cellules de veille ainsi qu’une révision du programme d’importation, à partir de 2020, et ce, après la mise en œuvre de la décision portant libération à partir de juillet, au lieu d’octobre de l’année 2019, du programme d’importation afin de garantir tous types de médicaments. Par ailleurs, M. Bourkaïb a mis en exergue les efforts de son département pour «l’aplanissement des entraves auxquelles font face les producteurs locaux et l’amélioration du cadre juridique de gestion du marché des médicaments, conformément aux nouveaux textes». Dans le même ordre d’idées, il a rappelé les efforts déployés pour le développement de la politique pharmaceutique, l’élaboration de la liste des médicaments essentiels, selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la promotion de la production nationale». Le ministère de la Santé «apporte son appui à l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) pour la garantie et l’accréditation de produits sains et sûrs», a souligné le même responsable, faisant état de «la révision et l’actualisation des prix, qu’il a jugés, «très bas» de certains produits locaux afin d’encourager les producteurs à ne pas les abandonner. La hausse des prix de ces produits «ne touchera pas le pouvoir d’achat» a rassuré M. Bourkaïb, ajoutant que c’est la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) qui la prendra en charge. Plusieurs mesures intersectorielles (ministères des Finances, et du Travail) ont été prises pour «améliorer le domaine pharmaceutique et développer cette industrie nationale encore naissante», a-t-il soutenu. Selon M. Bourkaib, la facture du marché national des médicaments entre locaux et importés s’est élevée, en 2018, à 3,8 milliards Usd, dont 55% de production locale. De leur côté, les représentants des cellules de veille pour la gestion des médicaments ont salué les mesures d’urgence prises par le département de la Santé qui a «reconnu, pour la première fois, l’existence de réelles perturbations au niveau du marché pharmaceutique, optant ainsi à un dialogue clair avec ses partenaires». Qualifiant ces mesures de «thérapeutiques et préventives» à même de pallier les carences enregistrées, le vice-président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP), Dr. Malik Aït Saïd a fait savoir que le secteur de l’industrie pharmaceutique englobe quelques 90 producteurs locaux et plus de 100 projets en cours d’élaboration. Il a annoncé la production prochaine de certains médicaments destinés au traitement de la thrombose artérielle, du cancer et du diabète (insuline). Par ailleurs, le vice-président du Syndicat autonome des pharmaciens d’Officine privée (SNAPO), Dr. Chafik Rahem a relevé, quant à lui, la gêne dans laquelle se trouvent les pharmaciens quand ils sont dans l’impossibilité de prendre en charge les patients, notamment chroniques.

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vendredi, 03 mai 2019 00:00

Violente charge contre Gaïd Salah

 Ni manipulations, ni pollution politique…La mobilisation populaire pour le départ de tout le système reste intacte. Elle s’affirme semaine après semaine, au grand dam des tenants du régime qui font le dos rond, depuis le 22 février dernier, pour attendre l’affaiblissement de la tempête citoyenne. Au rythme d’une hymne baptisée « Khawa, Khawa (nous sommes tous des frères) », les Algériens déjouent toutes les tentatives de division de leur rangs et renvoie les artisans de cette manœuvre, un à un. Après avoir fait avorter le 5èmemandat et le départ du prétendant à la présidence à vie, le mouvement populaire maintient la pression pour chasser tous les résidus de la bande. Pour le 11ème vendredi, des millions de manifestants, plus déterminés à aller au bout de leur objectif, sont sortis sur tout le territoire national pour dire non à toutes les propositions du régime. De nouveaux slogans sont adoptés, dont celui visant directement le chef d’État-Major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, considéré désormais comme le manœuvrier du système. A Alger, les manifestants ne l’ont pas ménagé. « Gaid Salah dégage ! », « Gaïd chef de bande », « il nous a trahis », et « Gaid tu es entre les mains de Saïd et tu prétends être avec le peuple », lance la foule des manifestants qui n’a pas cessé de prendre de l’ampleur durant toute la journée d’hier. Les protestataires réaffirment aussi leur attachement à l’Armée Nationale Populaire (ANP), tout en se démarquant de celui qui parle en son nom. « L’armée est la nôtre, mais Gaid nous a trahis », « nous n’allons pas nous arrêter, jusqu’au départ de la bande », tonnent encore les manifestants qui, en s’adressant au chef d’Etat-major. « Hada Chaab la yourid, la Gaid la Saïd (Saïd Bouteflika) », « Gaïd le peuple n’est pas dupe. Tu es toujours sous l’emprise de Saïd Bouteflika », lancent-ils encore. Ces slogans résument, on ne peut plus clair, l’exaspération des Algériens qui, chaque mardi, sont déçus par le contenu du discours de Gaïd Salah qui continue ses tentatives de contourner la volonté populaire. Les manifestants dans toutes les wilayas du pays étaient unanimes à rejeter sa proposition du dialogue et la tenue d’une élection présidentielle dans les plus brefs délais. « La hiwar, la chiwara, Errahil obligatoire (ni dialogue, ni consultations, le départ est obligatoire », scandent en chœur les protestataires. Dans ce sens, ils opposent aussi une fin du non recevoir à l’élection présidentielle, prévue le 4 juillet prochain. « Il n’y aura pas d’élection », ajoutent-ils. Ces messages constituent une nouvelle disqualification de la feuille de route des tenants du régime qui tentent, par leur entêtement, à faire perdurer la crise, en dépit de tous les dangers qu’elle fait peser sur le pays. Vont-ils réagir avec sagesse cette fois-ci ? Partiront-ils en douce, en ouvrant la voie à une véritable transition démocratique, telle que réclamé par l’ensemble des Algériens et de la classe politique d’opposition ? « Il faut s’armer de patience », suggère l’avocat Mostapha Bouchachi, présent hier à la place Audin pour marcher avec les manifestants.    

Samir Rabah 

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En dépit de la fermeture de toutes les voies qui mènent à Alger, les places et boulevards de la capitale n’ont pas désempli. Ceux qui ont misé sur un fléchissement du mouvement et un recul de la mobilisation ont complètement perdu le pari. La révolution citoyenne pacifique semble s’installer pour durer. Très tôt le matin, et malgré un froid et une brume épaisse, des manifestants ont pris d’assaut le parvis de la Grande Poste, la place Audin et tous les boulevards qui y mènent. A 14h 00, heure officielle du début du 11e acte du soulèvement citoyen contre la tyrannie, tout Alger est devenu noir de monde. Les slogans hostiles au système ont évolué. Désormais, le chef d’État-Major, membre à part entière du système finissant, est au centre de la fronde populaire. Le départ nécessaire de Gaïd-Salah est sur toutes lèvres. « Le peuple ne veut pas de Gaid Salah et de Said », ou encore «L’armée est à nous, Gaid-Salah nous a trahis», l’Algérie est une République pas une caserne », scandent les manifestants à Place Audin, qui dénoncent le double discours du chef de l’Armée. La feuille de route du chef d’État-Major articulée autour de l’organisation immédiate des présidentielles est descendue en flamme par la marée humaine qui a déferlé sur Alger-Centre. «Makanch intikhabat y a nidham ilisabat » (pas d’élections, régime de bandes ), scandent à tue-tête des milliers de voix rageuses. La police a maintenu le même schéma de déploiement que celui du vendredi passé. Le tunnel des facultés est gardé fermé aux manifestants par une haie de policiers anti-émeute. Les barrages filtrants établis sur les axes routiers menant à la capitale ont été renforcée dans l’espoir de réduire le nombre de manifestant qui va crescendo. Ce dernier vendredi avant l’entame du Ramadhan a mis en échec la forte campagne de démobilisation menée par l’armée électronique du régime et ses relais médiatiques. La tentative de provoquer un schisme dans le mouvement populaire a connu un échec cuisant. Le peuple algérien a donné le signal que la dynamique révolutionnaire enclenchée le 22 février est intacte. La totalité des slogans scandés sont entièrement différents de ceux que le chef d’État-Major dit entendre. Le peuple a clairement dit pour un 11e vendredi de suite : « Système dégage, toi et tes élections » et non « Système engage des élections ». Le chef d’État-Major va-t-il enfin comprendre le message des millions d’Algériens qui étaient, hier, à leur 11e référendum à ciel ouvert. Le même décor était également de mise à travers l’ensemble des chefs-lieux de wilayas du pays Alger, Oran, Constantine, Annaba, Bordj Bou Arreridj, Bouira, Bejaia, Djelfa, Mila, El Oued, Relizane, Mostaganem, Jijel.

A.K.

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vendredi, 03 mai 2019 00:00

Un second souffle phénoménal !

Malgré toutes les tentatives de l’infecter par toutes sortes de virus, le « Hirak » a su préserver sa vigueur, après onze vendredis de lutte continue. Hier, la démonstration de force populaire dans plusieurs villes, et particulièrement dans la capitale, a rassuré les Algériens : rien ne pourra asphyxier le mouvement. Hier encore, les gendarmes ont été fortement mobilisés pour empêcher les manifestants de rallier la capitale où l’on croit que l’effet loupe opère plus qu’ailleurs. Ils ont peut-être réussi à bloquer des centaines de citoyens aux portes d’Alger, mais ils savent pertinemment qu’ils ne pourront jamais éteindre la flamme de la liberté, qui a pris dans chaque centimètre de l’Algérie. Même si la capitale possède une certaine dimension, les réseaux sociaux sont là pour amplifier l’écho des protestataires où qu’ils soient.N’est-ce pas à Kherrata, capitale d’une immense douleur historique, que le mouvement a pris naissance ? N’est-ce pas à Khenchela, que la révolte a été déclenchée ? N’est-ce pas Bordj Bou-Arréridj, dans le cœur des Hauts-Plateaux, qui en diffuse l’un des cris les plus forts ? N’est-ce pas Djelfa qui a déjoué une manipulation consistant à organiser une contre-manifestation pour casser l’unité infaillible observée depuis le début ? La capitale n’est que la vitrine, mais le tsunami vient toujours du pays profond. C’est à partir de ces villes, que les résidus ont été chassés de la manière la plus humiliante. A Tizi-Ouzou, les manifestants n’ont pas manqué d’inviter Ferhat Mehenni et le MAK, et lui renvoyer son abject projet à la figure. A Djelfa, c’est une réponse cinglante, qui a été adressée aussi à cette innommable députée blindée d’ignorance et qui croit faire de la stigmatisation son nutriment politique. Les Djelfaouis ne lui ont pas permis de faire de leur ville le sanctuaire de sa nouvelle allégeance. Ainsi, chaque vendredi qui arrive démontre que la division entre Algériens cessera par être une des assises sur lesquelles le pouvoir fonde sa domination. Ni entre régions, ni entre catégories sociales ni entre tendances politiques. L’Algérie est une et diverse. Le peuple algérien est un et divers. Ni le piège de la division qui a été déjoué, ni celui de la main étrangère ne sont en mesure de détourner la résurrection citoyenne. Politiquement parlant, même la voix de chef d’Etat-major est devenue presque inaudible ! Ses accusations dirigées contre Mohamed Mediene n’amusent personne.Le général Toufik n’a pas forcément toute cette puissance pour réactiver des réseaux dormants. Le conflit Gaïd-Toufik n’intéresse aucun algérien. Continuer à maintenir Bensalah et Bedoui, qui ne sont même pas des ombres, a mis le nouveau pouvoir face au peuple qui commence à lui demander des comptes. Le compte-à-rebours est à mi-chemin !

M.M

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L’opposition n’arrive toujours pas à parler d’une voix unifiée. Chaque parti ou chaque personnalité y va de son monologue, sans prendre la peine d’écouter les autres. Formatés durant 20 ans par un régime clientéliste, possédant des capacités énormes pour détourner ses adversaires et choisir ses partisans, selon un rite, né, en été 62, pendant les luttes fratricides pour le pouvoir, rares sont les formations qui ont su maintenir le cap selon leurs principes fondateurs, pour ne pas dire aucune. Depuis, ils trainent un grave « handicap », qu’il est difficile de « soigner ». Même la situation exceptionnelle que vit l’Algérie, depuis le 22 février dernier, n’a pas pu les rassembler autour du strict minimum. Leurs voix sont demeurées discordantes, malgré la clarté des objectifs fixés par le mouvement populaire. C’est dire tout le mal qui ronge une classe politique, qui n’a absolument rien à voir avec le militantisme authentique. Sauf quelques rares personnalités qui essaient de rester collées au « Hirak », mais sans donner l’impression de vrais leaders, opposition et ex-partis de l’alliance paraissent déconnectés et inconscients des menaces réelles auxquelles fait face le pays. En plus de leur concentration dans la capitale, n’ayant plus aucun argument valable pour « affronter » l’Algérie profonde, ils ne font aucun effort digne de ce nom, attendant que la solution finale leur provienne des Tagarins ou du ciel ! Même Talaie El Hourriyet que l’on croyait un parti ayant un certain ancrage, ne se fait entendre que par la voix de son président ou celle de son porte-parole. Derrière eux, c’est le désert. Absence de clairvoyance ou incompatibilité des objectifs ? Au lendemain de sa prise de position favorable à l’appel lancé par le chef d’État-major, au dialogue pour sortir de la crise, le onzième vendredi s’est distingué par des manifestations, qui ont ciblé Ahmed Gaïd Salah. Ali Benflis a-t-il mal lu la trajectoire du mouvement populaire ou poursuit-il sa propre démarche, dont lui seul a le secret ? « Le dialogue constitue l’essence de toute action politique responsable et constructive. Il est, aussi et surtout, l’instrument devant être toujours privilégié dans le règlement des crises. Face à la crise exceptionnellement grave que connait notre pays, cette conviction est partagée par tous et nul ne doute de sa nécessité impérieuse et urgente », a indiqué Ali Benflis dans un communiqué, ajoutant qu’« en conséquence, tout l’enjeu du moment est de permettre au dialogue de s’enclencher en réunissant les conditions les plus favorables à son bon déroulement et à son succès ». Le dialogue sera entre qui et qui ? Qui aura l’honneur de parler au nom de ces millions d’Algériens, qui apparemment n’ont pas l’intention de confier leur sort à des partis disqualifiés et à des personnalités qui ont fait partie du système bouteflikien ? Ali Benflis, qui parle de « crise politique, constitutionnelle et institutionnelle », a-t-il mesuré la portée de ses propos ? Selon lui, l’Algérie se heurte actuellement à une impasse totale qui se dresse sur le chemin du règlement de cette crise ». Une impasse, qui d’après lui, est clairement identifiée. Elle est la résultante d’une divergence profonde entre le processus actuellement conduit dans le cadre strict, intégral et exclusif de l’article 102 de la Constitution et les demandes légitimes de la révolution démocratique pacifique en marche dans notre pays ». S’agit-il d’une convergence, comme il le souligne, ou de deux positions irréconciliables ? Mais d’abord qui sont ces interlocuteurs valables et crédibles ?

Mohamed Mebarki

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vendredi, 03 mai 2019 00:00

Bedoui et Bensalah doivent partir

Des personnalités politiques ont répondu à l’appel au « dialogue constructif » lancé mercredi 1er mai par le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, en formulant plusieurs propositions supposées permettre de sortir de la crise. L’ancien ministre sous Bouteflika et président du MSP, Abdelmadjid Menasra, a proposé une feuille de route en dix points devant permettre selon lui de « fonder une plateforme de dialogue national sérieux, responsable, rassembleur, capable de sortir l’Algérie de sa crise ». On retrouve parmi ses propositions le fait de « reconnaître la difficulté d’organiser les élections présidentielles le 4 juillet dans les circonstances actuelles », la satisfaction des « revendications populaires avec le départ de ceux qui doivent partir et leur remplacement par des figures acceptées », la formation d’une « commission indépendante d’organisation des élections », ou encore la désignation par l’opposition d’un « candidat consensuel à la présidentielle pour un seul mandat ». L’ancien député FFS, avocat et militant des droits de l’Homme, Mustapha Bouchachi, a quant à lui proposé la démission du président par intérim Abdelkader Bensalah et du Premier ministre Noureddine Bedoui et l’élaboration d’une « feuille de route consensuelle » consistant en « une période de transition dirigée par des hommes et des femmes acceptés par les Algériens ». Ces dirigeants désignés auront selon Bouchachi à « adopter les législations nécessaires pour organiser des élections présidentielles ou d’autres consultations avec une commission indépendante pour organiser les scrutins et un gouvernement neutre composé de cadres honnêtes ». L’ancien chef du gouvernement sous Bouteflika, Ali Benflis, a pour sa part accepté l’idée d’un dialogue, estimant cependant que « tout l’enjeu du moment est de permettre au dialogue de s’enclencher en réunissant les conditions les plus favorables à son bon déroulement et à son succès ». Pour Benflis, l’Algérie « se heurte actuellement à une impasse totale » qui consiste en une « divergence profonde entre le processus actuellement conduit dans le cadre strict, intégral et exclusif de l’article 102 de la Constitution et les demandes légitimes de la révolution démocratique pacifique en marche dans notre pays ». Ali Benflis propose en outre que ce dialogue ait lieu en compagnie « d’interlocuteurs valables et crédibles », dans un « cadre précis et connu » ainsi qu’avec « des objectifs bien identifiés ».De son coté Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement, propose une période de transition de 8 à 12 mois, avant la tenue des élections présidentielles. « Nous avons certainement besoin d’une période de transition d’une durée de 8 à 12 mois pour préparer les conditions nécessaires pour les élections présidentielles transparentes et crédibles. La période de transition permettra de fixer une feuille route pour le prochain président », a soutenu Benbitour lors d’une réunion avec des opposants avant-hier. L’ancien chef du gouvernement pense aussi qu’il faut prendre tout le temps nécessaire pour réviser la Constitution pour ne pas la changer à chaque fois, au gré des besoins des présidents.

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vendredi, 03 mai 2019 00:00

Un hommage aux défunts journalistes

La célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse coïncidant avec le 3 mai de chaque année  a été l’ occasion une nouvelle fois pour les journalistes et correspondants de presse de la wilaya de Tizi-Ouzou  pour marquer une nouvelle halte de mémoire et rendre un hommage appuyé aux défunts journalistes dont la mémoire reste toujours vivante. n Fawzi Ali  Ainsi l’Association des journalistes et correspondants de la presse de Tizi-Ouzou (AJCTO) a organisé une cérémonie de recueillement avec dépôt de gerbes de fleurs  au niveau du  mémorial dédié à la liberté de la presse et des martyrs  avant d’effectuer une marche pour se recueillir au niveau de la stèle dédiée à Tahar Djaout. Une stèle  qui se trouve dans un état lamentable dénotant de l’intérêt porté par les autorités locales à la mémoire des journalistes qui ont sacrifié de leur vie pour que les algériens aient une information libre.  Par ailleurs  l’AJCTO a mis à profit cette journée pour  rendre publique une déclaration dans laquelle elle rappelle que « la commémoration de cette  journée intervient dans un contexte politique particulier marqué par la révolte pacifique du peuple  algérien, déterminé à récupérer sa souveraineté longtemps confisquée par les pouvoirs successifs depuis 1962. Un sursaut historique et héroïque pour exiger un changement radical du système ». Et  que  la commémoration  de cette année a pris une grande importance «c’est en ce sens que jamais la commémoration de la journée du 3 mai n’aura pris, comme cette année, une telle   importance, compte tenu des enjeux déterminants pour   l’avenir  démocratique de notre Algérie ». Et de souligner l’engagement de la corporation avec le peuple. « Partie prenante de ce combat démocratique en phase avec les aspirations du peuple, les journalistes de la wilaya de Tizi Ouzou se sont engagés avec  ce dernier  dés le début du mouvement du 22 février afin de consacrer une nouvelle république, la république des libertés » lit-on dans cette déclaration.  Comme il est rappelé que l’Algérie nouvelle à laquelle « nous aspirons tous ne peut indéniablement se dissocier des principes de la liberté d’expression et de la liberté de la presse. Des principes, jusque la, bafoués  sans cesse par un régime autoritariste et dictatorial ». Les journalistes de Tizi-Ouzou  constatent aussi en la conjoncture actuelle  «  la persistance des pratiques éculées visant l’embrigadement des médias. L’objectif étant  d’orienter l’opinion afin d’imposer le fait accompli de décisions que le peuple ne cesse de dénoncer et de rejeter ». Mais aussi regrettent « la tentative de mainmise et l’OPA sur les organes de presse  du secteur public /privé sont toujours de mise et nous alertent sur le degré de vigilance que nous devons avoir pour garantir au peuple son droit à  l’information crédible en droite ligne avec l’éthique et la déontologie qu’exige notre noble mission. Le journalisme doit s’exercer, désormais, loin de toutes les velléités de désinformation ou de propagande. Notre mission est d’informer loin de toute subjectivité, dans la neutralité mais aussi loin des conditionnements ou autres injonctions claniques ». Ils ne manqueront pas par ailleurs de saluer « à ce titre, le courage et la résistance de nos confrères et consœurs du secteur public qui bravent l’interdit et qui luttent contre la censure dans l’optique de garantir un véritable service public ». Comme ils soutiennent  que  l’avènement du 3 mai, vient pour les rappeler et  les  interpeller que « le chemin est encore long, escarpé et parsemé d’embuches. Une opportunité, pour nous journalistes et correspondants de presse de la wilaya de Tizi Ouzou de crier notre ras le bol d’un marasme qui n’a que trop duré ». Ils ont aussi mis à profit cette célébration pour exiger au nom de la liberté de la presse  que cesse « le mépris des autorités à l’égard des femmes et hommes de la presse ! Le bâillonnement de la liberté d’expression et les tentatives d’embrigadement des medias ! L’asphyxie  économique programmée dont la finalité n’est autre que l’étouffement des voix libres et par ricochet donner au peuple algérien un de ses droits constitutionnels fondamental celui du droit à l’information ». Mais aussi pour dénoncer  « les chantages par les salaires ainsi que les  intimidations que subissent, quotidiennement,  nos consœurs et confrères. La campagne haineuse visant à stigmatiser les journalistes et à les diaboliser vis à vis de l’opinion publique ». Pour ce faire, ils revendiquent «  l’impérative amélioration des conditions socioprofessionnelles des journalistes, situation qui condamne, certains d’autres nous, à subir une précarité sociale des plus contraignantes dommageable à l’exercice de leur métier d’informer ». Enfin, ils  saisissent aussi, l’opportunité  de la  célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, pour appeler la profession « à prendre la mesure des dangers, et les citoyens à se mobiliser pour leurs droits à être informés en toute liberté. Il y a urgence, sans une information libre,  il n’y a point  de démocratie réelle ». Pour conclure, les journalistes et correspondants de Tizi-Ouzou réitèrent leur  engagement « à honorer la mémoire de nos consœurs et confrères morts pour que cette liberté de dire et d’écrire soit effective et réelle ».      

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