« Juin 2019 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
Filtrer les éléments par date : lundi, 10 juin 2019

Les travailleurs de l’ETRHB Haddad intervenant sur le chantier de l’autoroute Chlef-Ténès, observent une grève pour «réclamer le versement de leurs salaires non-payés depuis plusieurs mois». Le projet de réalisation de la pénétrante autoroutière Chlef-Ténès sur 25 kilomètres a été confié, il y a cinq ans, au groupement algéro-portugais ETRHB-Teixeira Duarte pour un montant de 20 milliards de dinars et un délai de réalisation de deux ans. Face à ces difficultés, l’ETRHB Haddad risque d’abandonner le chantier qui était déjà à la traîne sur un tronçon de 11 kilomètres. Près de quatre ans après le lancement du chantier de cette première tranche de la pénétrante, le taux de réalisation ne dépasse pas les 35% sur le tronçon géré par le groupe algérien. Les protestataires sont inquiets pour l’avenir du groupe privé de BTP en proie à d’énormes difficultés de trésorerie. « Nous avons 20 milliards de factures impayées auprès de l’administration. D’habitude, le paiement de situations facturées intervient au mois de mars de chaque année. Cette année, il y a un retard considérable sans aucune explication. Cette situation impacte négativement la trésorerie de l’entreprise qui ne peut ni verser les salaires, ni approvisionner les chantiers en matériaux nécessaires pour leur fonctionnement », indique une source de la direction du groupe fondé par Ali Haddad. En fait, les difficultés financières de l’ETRHB, qui emploie 7000 travailleurs, ont commencé avec la disgrâce de son patron, incarcéré à la prison d’El Harrach depuis début avril. Ali Haddad a été arrêté le 31 mars dernier au poste frontalier d’Oum Tboul alors qu’il se rendait en Tunisie. Il était en possession de deux passeports, de 4550 euros et de 400.000 dinars. Il avait été placé sous mandat de dépôt mercredi 3 avril par le juge d’instruction du Tribunal de Bir Mourad Rais. Le 3 juin, le procureur de la République du même Tribunal avait requis une peine de 18 mois de prison et 100.000 dinars à l’encontre d’Ali Haddad.

Publié dans Actualité

La mise sous mandat de dépôt de Mahiedine Tahkout est, selon Khaled Bourayou, « le résultat d’un harcèlement médiatique ». Le célèbre avocat, réputé d’ailleurs pour son engagement sans failles aux côtés de la presse indépendante, à chaque fois que des journaux sont trainés devant la Justice, a qualifié le verdict d’ « effroyable ». Pour lui, il ne fait aucun doute : l’homme d’affaires a été « jeté en pâture ». Venant d’une des figures emblématique du barreau, ces propos soulèvent de nombreuses questions, qui ne doivent en aucun cas passer sous silence. Khaled Bourayou ne se serait jamais aventuré à défendre un homme accusé de « blanchiment d’argent », de « détournements » et d’ « accès à des privilèges », sans avoir été sûr et certain que son client n’est qu’une pièce d’un mécanisme, dont le système de commande est non seulement sophistiqué mais puissant, au sens le plus large du terme. L’avocat, qui a dénoncé cette justice expéditive, sait que son client n’est ni un enfant de chœur, ni un homme exempt de tout reproche ; il a surtout voulu exprimer son refus de le voir endosser le costume du bouc émissaire alors que ceux qui ont fait de lui « le plus riche vulcanisateur du pays », demeurent hors d’atteinte. Mahiedine Tahkout n’est pas devenu ce qu’il est de par la grâce d’une baguette magique, dont lui seul connait les vertus. L’  « homme au mille bus », qui se permettait le luxe d’entrer sans frapper dans le bureau d’Abdeslam Bouchouareb, l’ancien ministre de l’Industrie, ne s’est pas retrouvé propriétaire d’un jet privé, en gagnant au loto ou à la suite d’un héritage providentiel. C’est en jouant le rôle ô combien rémunérateur mais ingrat, d’homme-lige, à la solde de ses véritables sponsors, qu’il a pu ramasser une fortune, dont la grande partie prend la direction de comptes numérotés en Suisse et ailleurs. Khaled Bourayou sait exactement dans quelles circonstances, Mahiedine Tahkout est devenu miraculeusement le partenaire exclusif de Hyundai, au moment où Issad Rebrab allait décrocher le contrat avec le constructeur coréen. C’était clair. Son client a été utilisé par des cercles influents afin de servir un agenda politique. Selon lui, il est inconcevable qu’aujourd’hui, on l’incarcère sans aucune forme de procès, alors qu’il aurait pu bénéficier d’un traitement conforme à sa position sur l’échiquier des corrupteurs et des corrompus. L’avocat semble avoir une idée précise concernant l’identité de ceux qui ont l’intention de sacrifier Mahiedine Tahkout. Il est apparu en colère, non pas parce qu’il estime que son client est innocent, mais surtout pour dénoncer une certaine volonté à tout mettre sur le dos d’un seul homme. Pour Khaled Bourayou, il s’agit d’ « une décision politique », traduisant un parti-pris flagrant et une situation de fait accompli, dont le but est de servir de diversion pour occuper l’opinion publique. Pour rappel, Mahiedine Tahkout a été refoulé le 31 mars dernier au niveau de l’aéroport Houari Boumediene d’Alger, alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays. Depuis, son jet privé est cloué au sol, au moment où les véritables barons d’un empire, qui pèse plus de deux milliards de dollars s’affairent à dissimuler toutes les preuves les impliquant directement.

Mohamed Mebarki

Publié dans Actualité
mardi, 11 juin 2019 00:00

Les Tahkout en prison

Mandats de dépôts en série, des mises sous contrôle judiciaire et des interminables auditions ; l’ouverture du dossier de l’homme d’affaires Mahiedine Tahkout et ses proches s’est avérée être une vraie boîte à Pandore. A l’aube du deuxième jour du traitement de l’affaire, les premières décisions sont tombées. Très tôt dans la matinée d’hier, le juge d’instruction près le Tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, a décidé de mettre sous mandat de dépôt quatre membres de la famille Tahkout. Il s’agit, en plus du patron Mahiedine, de son fils Bilal et de deux de ses frères, Rachid et Hamza. La Justice les soupçonne d’avoir perçu « d’indus avantages », d’être des corrupteurs et d’avoir dilapidé l’argent public. « On a décimé toute une famille », a dénoncé, dans la foulée, l’avocat de la famille Khaled Bourayou. Pour lui, le juge aurait pu se suffire de contrôles judiciaires pour ne pas bloquer le fonctionnement des entreprises Tahkout qui emploient plus de 14000 personnes. En plus des membres de la famille Tahkout, l’ancien Pdg de l’ETUSA, l’entreprise des transports urbains et suburbains d’Alger, l’ancien Directeur général de l’ONOU, l’office national des œuvres universitaires et l’ancien Pdg de Mobilis ont également été écroués. Ces responsables sont notamment poursuivis pour avoir notamment offert des marchés publics aux Tahkout. Cette société a acquis le monopole sur les transports universitaires dans une dizaine de villes universitaires du pays et est présente dans la quasi-totalité des établissements de l’Enseignement supérieur dans le pays. Dans certaines villes comme Alger, la société des transports perçoit de l’argent sur un nombre de bus mis à disposition supérieur à la réalité du terrain. Jusque tard en soirée, les auditions se poursuivaient avec une centaine de cadres représentant les départements des Transports, de l’industrie, de l’Enseignement supérieur, de la wilaya d’Alger et de l’ANDI, l’agence nationale de développement de l’Investissement. Ce sont ces départements et services qui ont permis à l’homme d’affaires de se constituer une fortune colossale en l’espace de quelques années seulement. En plus de ces cadres, d’anciens ministres et anciens walis ont également été entendus par les juges. Il s’agit de Ahmed Ouyahia, de Abdelmalek Sellal, Youcef Yousfi, Boudjemaa Talaï. D’autres responsables, anciens et actuels, suivront. Mais ces anciens ministres sont sortis libres parce qu’ils bénéficient du privilège de la juridiction. Leurs dossiers seront transmis à la Cour suprême qui les traitera. Le groupe Tahkout, jadis présent dans les transports, s’est élargi à la concession automobile. Depuis 2016, il assemble les véhicules de la marque sud-coréenne Hyundai. Il a également construit une usine de fabrication de plaquette de freins, lancé une chaîne de télévision et acquis des terres agricoles à Saïda, El-Bayedh et Sétif. Des acquisitions qui font l’objet aujourd’hui d’enquêtes judiciaires.

Akli Ouali

Publié dans À la une
mardi, 11 juin 2019 00:00

Le Sénat tranchera le 19 juin

La plénière du conseil de la Nation devant se prononcer sur la levée de l’immunité parlementaire à deux de ses membres du tiers présidentiel, Djamal Ould-Abbes et Said Barkat se tiendra le 19 juin prochain.  C’est ce qu’a indiqué, hier, dans un communiqué, le bureau de la chambre haute du parlement, qui informe de la tenue, mercredi 19 juin, d’une plénière à huis-clos,  pour trancher sur la demande du ministère de la Justice relative à la levée de l’immunité parlementaire des sénateurs Said Barkat et Djamel Ould Abbès. Cette décision a été prise après examen du rapport de la Commission des affaires juridiques, administratives, des droits de l’Homme, de l’organisation locale, de l’aménagement du territoire et du découpage territorial du Sénat sur le sujet. Une levée d’immunité qui vient suite à la demande du ministre de la Justice, Garde des Sceaux conformément à l’article 127 de la Constitution, pour permettre, ainsi, à la justice de s’acquitter de ses missions constitutionnelles et d’activer les dispositions de l’article 573 et suivants du code de procédures pénales contre les deux sénateurs après une enquête qui a été, en effet, menée par le défunt Office central de répression de la corruption (OCRC) dans le cadre des enquêtes menées contre plusieurs hauts responsables. Par ailleurs, le même communiqué annonce la reprise des travaux du Bureau du Conseil de la Nation à partir de lundi 17 juin, en présentant le projet de loi modifiant et complétant la Loi n° 06-01, relative à la prévention et à la lutte contre la corruption. Ce projet de loi sera soumis à approbation dans une séance plénière jeudi 20 juin, précise-t-on. Par ailleurs, il est attendu que le conseil de la Nation soit saisi, tout prochainement, pour la levée de l’immunité parlementaire à Amar Ghoul, poursuivi par le parquet près la Cour Suprême et en même temps que deux ex-premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, sept de ses anciens collègues au gouvernement Abdelghani Zaalane, Amar Tou, Boudjemaa Talai, Karim Djoudi, Amara Benyounes, Abdelkader Bouazghi, Abdesselam Bouchareb, et deux walis, Abdelkader Zoukh et Mohamed Djamel Khanfar, pour «des faits condamnables par la loi dont la signature de transactions et de contrats non conformes à la réglementation et organisation en vigueur».

A.K.

Publié dans Actualité

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Chérif Omari, a affirmé hier à Alger que les négociations en cours entre l’Algérie et la Russie autour de certificats sanitaires vétérinaires ont pour objectif de promouvoir les échanges commerciaux mutuels en produits agricoles entre les deux parties.» La Russie est un partenaire important pour l’Algérie et des discussions sur les certificats sanitaires avec ce pays sont toujours en cours afin de permettre à l’Algérie de diversifier ses fournisseurs en produits alimentaires et de placer ses produits agricoles sur le marché russe», a-t-il précisé dans une déclaration à la presse en marge d’une cérémonie de signature d’un accord avec la FAO. Le ministre a, par ailleurs, rappelé que l’Algérie a adopté plusieurs certificats sanitaires vétérinaires avec de nombreux pays et compte le faire avec d’autres pays asiatiques tels la Chine et le Vietnam. Les discussions sur l’état d’avancement des certificats sanitaires avec la Russie ont été relancées en mai dernier à Paris en marge des travaux de la 87e session générale des délégués de l’Organisation mondiale de la santé animale dont l’Algérie est membre fondateur, a-t-il rappelé dans sa réponse à une question sur la véracité d’une information sur l’importation de viande et de lait de Russie, annoncée par la direction de surveillance du ministère russe de l’agriculture et relayée par des médias nationaux.»Nous sommes en train de mettre le cadre officiel conforme aux standard international de travail de certification sanitaire et phytosanitaire pour promouvoir les échanges entre les deux pays à l’import comme à l’export», a-t-il insisté, en assurant que ces certificats sanitaires que l’Algérie a adoptés avec plusieurs pays, sont indispensables pour promouvoir les exportations et sécuriser les importations dans le cadre de la promotion des échanges. Il a assuré dans ce sens que son département accompagne les opérateurs nationaux qui souhaiteraient placer leurs produits sur les marchés internationaux où importer des produits de qualité répondant aux normes internationales. «Nous ciblons les pays asiatique qui représentent des marchés prometteurs pour les exportateurs nationaux», a-t-il encore affirmé, en assurant que son département travaillait en étroite collaboration avec le ministère du Commerce pour accompagner ces opérateurs économiques sur les marchés internationaux. Pour rappel, les services vétérinaires algériens ont adopté plusieurs certificats sanitaires vétérinaires avec de nombreux pays, sans que cela se traduise systématiquement par des échanges, a-t-on appris auprès du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Au mois de mai dernier, le directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture avait rencontré à Paris son homologue russe pour discuter de l’état d’avancement de ces pourparlers entre les deux pays, a précisé la même source. C’était en marge des travaux de la 87e session générale des délégués de l’Organisation mondiale de la santé animale, tenue à Paris du 26 au 31 mai 2019, que la partie russe avait remis au directeur des services vétérinaires algérien, «deux propositions de certificats sanitaires vétérinaires. L’un concernant les viandes et l’autre le lait et les produits laitiers». Les deux certificats, non encore validés, sont en cours d’examen par les services vétérinaires algériens, a précisé la même source.

Publié dans Actualité

L’Etablissement public de santé de proximité  (EPSP) de Annaba a enregistré un deuxième décès  d’un enfant de trois mois, hier soir probablement non vacciné ou vacciné de façon insuffisante. La première victime a été signalée en janvier dernier. Réapparue avec force, la rougeole a durement frappé certaines localités dans la wilaya d’Annaba, ce qui pousse les autorités à mettre en place un dispositif de lutte contre cette pathologie évitable, mais potentiellement mortelle.  Il s’agit en effet d’une caravane médicale mobile, composée de médecins généralistes et spécialistes à destination de plusieurs localités reparties au niveau de la wilaya, parmi elles El Sarouel, sise dans la région d’ El Bouni, initiée par l’Etablissement public de santé de proximité  (EPSP) de Annaba en coordination avec le service de prévention relevant de la direction de la santé et de la population (DSP). En effet, le staff médical mobilisé dans le cadre de cette action se chargera d’effectuer une large vaccination contre la rougeole au profit des enfants des communes programmées. Ces actions de sensibilisation de proximité sont menées dans le but de mettre l’accent sur la nécessité d’agir collectivement pour accroitre la couverture vaccinale et protéger les enfants, en exhortant les familles à y adhérer, pour le bien de leurs enfants et de contribuer à la réussite de cette action qui est considérée comme l’un des programmes permettant l’éradication des maladies transmissibles et de la mortalité infantile. Il convient de rappeler que la rougeole est souvent considérée à tort comme une maladie virale extrêmement contagieuse, à transmission interhumaine, alors qu’elle peut entraîner de sévères complications dans tout le corps, parfois tardives, éventuellement très graves, d‘où l’importance du vaccin. Pour ce qui est de l’âge des malades atteints de rougeole, le virus a été diagnostiqué chez les enfants de moins de 2 ans, qui, particulièrement, risquent des complications, et qui, en raison de leur jeune âge, ne peuvent être protégés que par la vaccination. Cette pathologie qui reste une cause mondiale très importante de décès chez les enfants se transmet par les sécrétions nasales ou pharyngées mais peut aussi se propager par une simple poignée de main. La maladie dure environ deux semaines et se manifeste en premier lieu par de la fièvre, une conjonctivite, de la toux, un écoulement nasal... L’éruption, faite de nombreuses tâches rouges, apparaît ensuite. La rougeole peut s’accompagner de graves complications : otites, pneumonies, parfois encéphalites aiguës. De plus, elle fragilise l’enfant et le rend vulnérable à de nombreuses autres maladies.

Hanine Boucenna

Publié dans Annaba

Le drame vécu par la famille du jeune garde frontière de la Gendarmerie nationale assassiné samedi passé a été partagé par tout le pays. Ce jeune gendarme Sebihi Abdenacer originaire de Chlef, âgé d’à peine de 21 ans et qui venait de terminer son stage avait été agressé par des voyous qui voulaient le délester de son téléphone portable à hauteur de la porte Caracalla à Tébessa. Devant sa résistance l’un des agresseurs lui avait carrément planté un poignard dans le thorax. Transporté à l’EPH Alia Salah le jeune gendarme devait rendre son dernier souffle après avoir subi deux interventions chirurgicales. Son assassin est un jeune qui avait purgé une peine de 7 années de prison et qui avait été libéré juste avant le mois sacré de Ramadhan. Réalisant la gravité de son geste, il s’était enfui pour rejoindre la ville d’Annaba dans la ferme intention de traverser clandestinement la mer et rejoindre par là l’Italie. Mais sa photo ayant été diffusée sur les réseaux sociaux, il a été identifié et signalé aux services de sécurité qui l’ont appréhendé. Le sang qui a coulé du corps du jeune Abdenacer le poursuivra éternellement si, bien sûr, ce genre d’individu a une conscience.

Ahmed Chabi

Publié dans Annaba

Placée sous le patronage du wali d’Annaba, une importante journée d’études et de sensibilisation a été organisée au siège de l’Assemblée Populaire de Wilaya en présence d’une assistance nombreuse. Cette dernière est composée de tous les responsables impliquées dans la prévention, la santé et les services de l’hygiène ainsi que celle des ressources en eau. Le wali, dans son intervention d’ouverture des travaux, a insisté sur l’obligation de tous à veiller sur la santé des citoyens et de dire que l’État consacre des milliards de dollars dans le domaine de la santé. Tout comme il a remarqué que les bureaux de l’hygiène communaux ne jouent pas leurs rôles. Et de citer les maladies à transmission hydriques qui planent sur la tête des citoyens lorsqu’on ne fait pas attention à la pollution de l’eau potable ou de ne pas laver soigneusement les fruits et légumes à consommer. Le Directeur de wilaya de la Santé et de la Population, M. Damèche, s’est largement étendu sur les causes des MTH mais aussi sur les zoonoses. Des chiffres sont avancés qui démontrent le sérieux du travail fourni par les services de la santé ; Des bilans éloquents tels qu’aucun cas de typhoïde n’a été constaté depuis 2017 jusqu’en 2019 où 3 cas sont déclarés. L’hépatite virale fait cependant rage puisqu’on a enregistré 32 cas. Les maladies les plus fréquentes sont dues à des intoxications alimentaires.  Le nombre important de puits à Annaba qui est de 254 n’ont pas subi d’analyses et en effet 250 n’ont pas été visités. Le DSP attire l’attention sur la source d’Aïn Khrouf qui est polluée mais qui est cependant fréquentée par un nombre important de personnes qui viennent y puiser de l’eau capable de causer des maladies. On a certes placé une plaque mais on l’a vite descellée. Les canalisations représentent également un danger lorsque l’eau n’y coule pas régulièrement ainsi que les infiltrations d’eaux usées. En matière de zoonoses on n’a eu qu’un cas de rage depuis ces trois années. Mais les morsures au nombre de 1353 en 2018 ont nécessité la somme astronomique de 2 milliards et 600 millions de centimes de soins. Les chiens errants qui ont proliféré dans les villes en sont la cause. L’abattage faisant défaut, on remarque de véritables meutes qui s’en prennent aux personnes, notamment aux enfants et aux vieillards. Actuellement la wilaya d’Annaba dispose d’une polyclinique pour 29 134 citoyens, le but est d’arriver à moins de 20 000 habitants, 15 salles de soins pour 8 847 habitants et l’on veut arriver à 6 000 habitants. Notons que le Directeur de l’environnement et la directrice des ressources en eau ont succédé à M. Damèche et apporté des précisions chacun dans son domaine.

Ahmed Chabi

Publié dans Annaba

Les conducteurs de bus de transport urbain, relevant du secteur privé,  assurant le service sur  les lignes reliant l’ensemble des communes de la wilaya de Constantine vers la nouvelle ville Ali Mendjeli, ont déclenché, avant-hier, dés les premières heures de la journée, une grève pour protester contre le changement de l’arrêt de bus qu’ils utilisent depuis plusieurs années. La grève est intervenue  après  l’entrée en service  du tramway,  dénonçant, ainsi ,ce qu’ils considèrent comme une concurrence imposée par les bus de transport urbain public, lesquels transportent les voyageurs à partir de la nouvelle station du tramway vers les différentes unités de voisinage avec une tarification réduite, surtout que ces bus travaillent depuis cinq heures du matin et ne s’arrêtent qu’après 23h , depuis l’entrée en service de l’extension du tramway, tout en exigeant  une solution rapide et définitive. La grève  lancée par les conducteurs,  coïncide avec le début des examens du cycle moyen, où les parents d’élèves et leurs, enfants ont éprouvé les pires difficultés à trouver les moyens de transport pour arriver, à l’heure , aux centres d’examen . Cette forme de revendication, a soulevé le mécontentement des habitants de Ali Mendjeli, lesquels dénoncent avec fermeté  le moment choisi, pas du tout innocent, des conducteurs de bus pour entrer en grève, où la seule victime se trouve être   le citoyen.

M.A  

Publié dans Constantine
Page 1 sur 3

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85