« Juin 2019 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
Filtrer les éléments par date : vendredi, 14 juin 2019

La mobilisation populaire a gagné, hier, son dix-septième vendredi de protestation pour le départ du système. Et sans montrer de signes d’affaiblissement, en dépit de toutes les manœuvres entreprises par le pouvoir en vue de calmer cette ardeur populaire qui s’est emparée de tout un pays, depuis le 22 février dernier. Pour la énième fois, les manifestants ne se sont pas attardés sur les faits d’actualité, marqués cette semaine, par l’emprisonnement de ceux qui sont appelés « les gros poissons », en l’occurrence les anciens premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que l’ex-ministre, Amara Benyounes. Ces faits n’ont pas été au cœur de la mobilisation, notamment à Alger où la foule des manifestants était, une nouvelle, fois très compacte pour exiger l’essentiel : « qulna yetnahaw ga3 (nous avons dit qu’ils partiront tous) ». Brandissant des pancartes et des drapeaux, les protestataires qui ont arpenté les différents boulevards de la capitale, mise sous état de siège pour la énième fois, se sont montrés intransigeants et plus exigeants. « Mazel Bouteflika, mazal, mazal (Il reste encore Abdelaziz Bouteflika) » et « Mazel Nezzar (et aussi le général à la retraite Khaled Nezzar) », scandent-ils. Certains manifestants ont brandi, à cette occasion, des pots de yaourt pour rappeler à Ahmed Ouyahia la déclaration qui lui a été attribuée, selon laquelle, « le peuple ne doit manger des yaourts chaque jour ». Sur certaines affiches, les manifestants réclament la tête de Noureddine Bedoui qualifié de chef d’orchestre « des fraudes électorale ». Et là aussi ils réitèrent leur rejet du dialogue avec la bande, tout en exigeant le départ des trois « B » et la mise en place d’une période de transition. Gaid Salah chargé à nouveau Les manifestants n’ont pas lâché, une nouvelle fois, le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah. « Faquou ya Gaid Salah (nous ne sommes pas dupes Gaid Salah), « Gaid Salah dégage ! » et « Djeich, Chaab, Khawa Khawa, wa Gaid Salah ma3a El 3issaba (le peuple et l’armée sont unis, mais Gaid Salah est avec la bande) », lancent les manifestants. Coïncidant avec le souvenir de la marche du 14 juin 2001 et du printemps noir en Kabylie, les manifestants ont aussi insisté sur la nécessité de rester uni face au pouvoir. « Makench Djihawia, khawa, khawa (pas de régionalisme, nous sommes des frères) », crie aussi la foule. La marche qui a commencé peu avant 14 heures, s’est poursuivie jusqu’en fin d’après-midi, sans aucun incident. La marche d’Alger a été aussi marquée par la présence du père du général à la retraite, Ali Ghediri, placé sous mandat de dépôt depuis jeudi dernier. Il a brandi une pancarte demandant la libération de son fils. « Libérez mon fils Ali Ghediri, le seul à avoir osé se dresser contre le clan de Bouteflika », demande-t-il. Cette nouvelle mobilisation qui a eu lieu aussi dans différentes villes du pays témoigne, on ne peut plus clair, de la détermination des Algériens à aller au bout de leur engagement à bâtir une Algérie nouvelle.

  Samir Rabah 

Publié dans Actualité
samedi, 15 juin 2019 00:00

Retrouvailles à El Harrach

Après Ahmed Ouyahia, un autre premier ministre est en prison depuis jeudi. Abdelmalek Sellal a été mis sous mandat de dépôt dans la matinée de jeudi. Il a été suivi, en fin de journée, par Amar Benyounès, ancien ministre du Commerce et de l’industrie. Selon un communiqué du procureur général de la Cour suprême, Abdelmalek Sellal et Amara Benyounès sont poursuivis pour « attribution d’indus avantages dans le cadre de l’octroi de marchés publics et de contrats », « conformément à l’article 26, alinéa 1 de la loi 01-06 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, dilapidation de deniers publics, conformément à l’article 29 de la loi 01-06 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, abus de pouvoir, conformément à l’article 33 de la loi 01-06 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, et abus de fonction, et conflit d’intérêts, conformément à l’article 34 de la loi 06-01 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption ». Le document a précisé que ces auditions se sont produites « dans le cadre d’une enquête ouverte au niveau de la Cour suprême à l’encontre de Ahmed Ouyahia ». L’avocat de Abdelmalek Sellal a précisé, aux journalistes, que ce mandat de dépôt ne signifiait pas « condamnation ». Il a indiqué vouloir faire appel dès demain pour permettre une libération de son mandant. Selon lui, rien ne justifiait cette arrestation. Ce qui n’a pas empêché des citoyens de crier « klitou leblad ya serrakin » lorsque le fourgon cellulaire qui transportait Abdelmalek Sellal se rapprochait de la prison d’El Harrach. Le convoi de l’ancien ministre du Commerce et de l’industrie, Amara Benyounès, avait subi le même sort en fin de journée. Dès demain, d’autres ministres et walis vont se succéder devant le magistrat désigné par la Cour suprême. Toujours dans ces affaires de Ali Haddad, Amar Tou, Abdelkader Bouazghi, l’ancien wali d’Alger Abdelkader Zoukh et l’actuel wali d’El-Bayedh vont être auditionnés. D’autres auront plus de temps puisqu’ils sont parlementaires. C’est le cas de Amar Ghoul et de Boudjema Talaï. Par ailleurs, la Cour suprême a officiellement convoqué l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, pour l’auditionner dans l’affaire de la Sonatrach. Deux dossiers de poursuites à son encontre et ses complices ont été transmis à la Cour suprême pour «infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger», avait indiqué un communiqué de la Cour suprême, fin avril dernier. Selon la même source, «la conclusion de deux contrats par la compagnie Sonatrach avec deux entreprises étrangères en infraction à la loi» constitue le deuxième motif de poursuites. «Ces mesures ont été prises conformément aux dispositions de l’article 573 du code des procédures pénales, relatif au privilège de juridiction», a précisé le communiqué de la Cour suprême.

Akli Ouali

Publié dans À la une

Les événements se précipitent après que le mouvement populaire eut fait irruption le 22 février pour s’insurger contre le 5ème mandant que voulait briguer Bouteflika dans la perspective de pérenniser le système et devenir rapidement une revendication d’une refondation d’une deuxième République. La purge qui a commencé avec la démission de Bouteflika s’accélère. La justice a lancé des enquêtes et placé en détention provisoire d’anciens responsables et d’influents hommes d’affaires, notamment pour des faits présumés de corruption. Flash-back. Le 3 avril dernier, l’ex-président du FCE, Ali Haddad, richissime homme d’affaires proche de Bouteflika, est écroué, quelques jours après son arrestation nocturne à un poste-frontière avec la Tunisie. Patron du n°1 privé du BTP en Algérie, Haddad avait démissionné fin mars dernier de la présidence du Forum des chefs d’entreprise (FCE). Il a été arrêté après la découverte de devises non déclarées et de deux passeports —une infraction selon la législation— mais aussi parce qu’il était également visé par une enquête pour corruption, selon son avocat.Le 23 avril dernier, Issad Rebrab, PDG du premier groupe privé d’Algérie Cevital et considéré comme la première fortune du pays, avait été placé en détention préventive. Plutôt connu pour entretenir des relations tendues avec l’entourage de Bouteflika, qu’il accusait de bloquer ses investissements, il était soupçonné de «fausses déclarations» en matière de transferts de capitaux et d’importations.Le 24 avril dernier, trois hommes d’affaires, Karim, Noah-Tarek et Réda Kouninef, membres d’une famille proche de Bouteflika, avaient été placés en détention provisoire, après avoir été entendus dans une affaire de «trafic d’influence». Une quatrième personne, un dirigeant d’entreprise, avait également été écrouée dans cette affaire. Les frères Kouninef sont soupçonnés notamment de «non-respect des engagements contenus dans des contrats conclus avec l’Etat et de trafic d’influence avec des fonctionnaires pour obtenir des privilèges». La famille Kouninef est propriétaire du groupe KouGC, spécialisé notamment dans le génie civil, l’hydraulique et le BTP et attributaire d’importants contrats publics. Le 24 avril dernier, Hamid Melzi était limogé de son poste de directeur général de l’établissement public Sahel, gérant une luxueuse résidence réservée aux dignitaires du régime et une société hôtelière publique. Il a été inculpé le 7 mai dernier pour «espionnage économique», «atteinte à l’économie nationale», et incarcéré, selon une source proche de l’enquête. Le 10 juin dernier, un puissant homme d’affaires, Mahieddine Tahkout, patron notamment d’une usine de montage automobile et proche de M. Bouteflika, a été inculpé et placé en détention préventive dans des affaires de corruption. Le 29 avril dernier, le ministre des Finances Mohamed Loukal, ancien gouverneur de la Banque centrale, était entendu par le parquet dans des affaires de «dilapidation» de fonds publics. Il ressort libre de son audition. Il est le premier responsable gouvernemental auditionné par la Justice depuis l’ouverture médiatisée d’enquêtes judiciaires sur des affaires de malversations et de corruption.Le 29 avril dernier, l’ex-patron de la police Abdelghani Hamel, limogé en juin 2018, était entendu au tribunal de Tipaza. Selon la télévision nationale, le général Hamel et l’un de ses fils «font face à des accusations d’activités illégales, de trafic d’influence, de détournement de biens fonciers et d’abus de fonction».Le 5 mai dernier, Saïd Bouteflika, frère et puissant conseiller de l’ex-président Bouteflika, et deux ex-chefs des services de renseignements —les généraux Mohamed Mediène dit «Toufik» et Athmane Tartag alias «Bachir»— avaient été placés en détention provisoire. Ils sont poursuivis pour «atteinte à l’autorité de l’armée» et «complot contre l’autorité de l’État». Mercredi dernier, l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, proche de Bouteflika, a été placé en détention provisoire après son audition par un juge d’instruction dans des affaires «de dilapidation des deniers publics, d’abus de fonction et d’octroi d’indus privilèges». 

R.C

Publié dans Actualité
samedi, 15 juin 2019 00:00

Présence de 15 pays seulement

Plus de 500 opérateurs économiques nationaux et étrangers issus de plus de 15 pays prendront part à partir de mardi prochain à la 52ème édition de la Foire internationale d’Alger (FIA), a-t-on appris avant-hier auprès du P-dg de la Société algérienne des foires et des exportations (Safex), M. Tayeb Zitouni.  Placée sous le thème «Algérie: diversification économique et opportunités de partenariat en perspective «, cette édition de la FIA 2019 se tiendra du 18 au 23 juin courant au Palais des expositions à Alger avec les 15 pays participants comme invités d’honneur, a précisé M. Zitouni.» Une nouvelle vision du statut d’invité d’honneur de la FIA sera mise au point l’année prochaine et pour cette 52ème édition tous les pays participants sans exception seront des invités d’honneur», a-t-il tenu à préciser. Il a indiqué que parmi les 501 opérateurs nationaux et étrangers participants, il y a 361 opérateurs nationaux et 140 étrangers, ajoutant que les pays participants sont comme suit: L’Allemagne, la Turquie, la France, la Tunisie, la Syrie, le Soudan, les États Unis d’Amériques, Cuba, le Brésil, la Chine, l’Indonésie, le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie et le Mali. La participation étrangère à titre individuel regroupera, quant à elle, un nombre de firmes provenant d’Italie, de la République Tchèque, d’Allemagne, du Pakistan, de la France, de la Tunisie et de l’Égypte, selon le même responsable. S’agissant de la superficie globale des stands nationaux et étrangers réservés lors de cette FIA, elle s’étend sur près de 22.046 m2 dont 19.880 m2 seront dédiés aux exposants nationaux, et 2.090 m2 aux exposants étrangers, a ajouté M. Zitouni. Un programme d’animation économique en marge de la FIA Un programme d’animation économique appelé « les après-midi de la FIA « touchant divers aspects de l’économie se déroulera en marge de la manifestation de la FIA, les 19,20 et 22 juin courant et durant lequel des conférences et plusieurs thématiques seront présentées par des experts. «Il y a parmi ces thématiques «l’internationalisation des Start-up algériennes : challenges et objectifs», «La stratégie nationale de la promotion des exportations hors hydrocarbure et les perspectives de la zone de libre-échange africaine ZLECAF ainsi que d’autres thématiques en relation avec le monde économique», a indiqué le responsable. Une tombola sera, également organisée à l’occasion de cette 52ème édition de la FIA, a annoncé M. Zitouni assurant que beaucoup de cadeaux intéressants attendent les visiteurs de la FIA. S’agissant des horaires d’ouverture de la FIA , ils seront comme suit: de 11h00 à 19h00 du 18 au 23 juin sauf le Samedi où il sera organisé une soirée jusqu’à 21h00.

Publié dans Actualité

La Société algérienne de chirurgie (SAC) a organisé la 4ème séance ordinaire de la SAC jeudi dernier au niveau de la salle des conférences de l’hôtel « Sabri ». L’événement a été un franc succès du fait de la présence en nombre de chirurgiens venus des quatre coins du pays. La présence de sommités en chirurgie générale a contribué grandement à relever le niveau de la rencontre qui est la troisième depuis de début de l’année en cours. La journée a été inaugurée par l’intervention du wali de Annaba, Toufik Mezhoud, qui a tenu à être présent dès le début des travaux. Le chef de l’exécutif a insisté sur « l’importance du rôle des chirurgiens du public et du privé dans la santé publique et dans la couverture médico-chirurgicale de la wilaya ». Mezhoud s’est félicité du fait que Annaba est devenue, depuis des années, « un pôle incontournable de chirurgie qui attire des malades non seulement de l’Est du pays mais également des autres régions ». Par sa présence, le wali a passé un message clair de soutien et d’encouragement aussi bien à la corporation des chirurgiens qu’aux praticiens en général quant à la disponibilité de l’Etat. Le Dr. Damèche Nacereddine, Directeur de la Santé et de la Population, a évoqué les efforts de l’Etat et des chirurgiens dans la couverture efficace de la wilaya. « La disponibilité des chirurgiens, même ceux du privé, a contribué à dispenser une offre correcte au niveau des établissements publics. Les cliniques privées sont un élément principal de la réponse à la demande croissante de soins », a souligné le DSP. Cet événement se déroule à peine un mois après la tenue de la 3ème séance ordinaire de la Société à Mostaganem. Les spécialistes de la chirurgie digestive, exerçant à l’est du pays et même dans d’autres régions, ont été au rendez-vous avec cette rencontre régulière ayant pour objectif l’actualisation des connaissances et la perfection des techniques. La journée a abordé la thématique « Lithiase de la voie biliaire principale », les cancers colorectaux ainsi qu’une séance de communications libres, orales, filmées et affichées. Les sujets abordés ont été principalement le traitement des lithiases de la voie biliaire principale. Les chirurgiens du CHU de Annaba ont dressé une comparaison entre chirurgie classique et endoscopie dans le traitement des lithiases de la voie biliaire principale. « Il est primordial de maîtriser toutes les techniques chirurgicales, classiques et endoscopiques, afin de mieux répondre aux exigences de chaque cas », explique l’orateur. L’équipe de la Clinique « Bellevue Elysa » s’est penchée sur le traitement combiné de la voie biliaire en un temps. Une technique qui a fait ses preuves et qui permet un meilleur rétablissement aux patients opérés. Les chirurgiens du CHU de Sidi-Bel-Abbès ont abordé la mortalité des angiocholites associées aux pancréatites dans les urgences. Les conférenciers ont été d’accord pour signaler l’augmentation régulière des cas de lithiase de la voie biliaire principale du fait du régime alimentaire et l’hygiène de vie adoptés par les Algériens. Les participants ont eu également droit à des projections de films sur des sujets aussi divers que la chirurgie métabolique, l’hépatectomie et le cancer du pancréas. Auparavant ,un hommage marqué a été rendu à d’anciens professeurs connus dan le monde de la chirurgie tels le Professeur Hamed leur doyen, le Pr Bouchenak, le professeur Merradji, le professeur Graba… La première séance a porté sur « la prise en charge de la LVBP : sphinctérotomie première suivie d’une cholécystectomie précoce à propos de 30 cas recensés ». « Le traitement de la LVBP en un temps » et « la morbi-mortalité des angiocholites associées aux pancréatites dans les urgences » ont été suivies par le thème « LVBP : le résultat du traitement combiné ». La deuxième séance a concerné quant à elle « le traitement des cholécystites aiguës lithiasiques par la para scopie, et l’’expérience vécue à propos de 80 cas ». Notons qu’au début de l’après-midi, le Professeur Adala venu spécialement de Tunis, a présenté un film très apprécié qui reposait sur le thème de la chirurgie métabolique. A relever que la Société Algérienne de Chirurgie est représentée à l’Est par le professeur Abdelaziz Ayadi.

Z A et AC

Publié dans Annaba

Le gamin serait mort au cours de son transfert vers les urgences médicales par les éléments de la protection civile, après avoir chuté du 5ème étage du logement familial. L’enfant aurait grimpé sur le rebord d’une fenêtre et perdre ainsi l’équilibre, pour aller rebondir sur plusieurs assiettes paraboles et toucher finalement le sol. La scène macabre s’était déroulée jeudi après-midi au quartier de Zaâfrania. La nouvelle a semé l’émoi et la consternation au sein du voisinage. Les enfants font face à de nombreux dangers domestiques. Une prise de courant, un chargeur de téléphone abandonné dans la hâte branché, des bouteilles d’eau de javel, de déboucheurs de lavabos ou de toilettes etc. Tous ces  produits ne feront qu’empoisonner un enfant innocent. Les parents devraient veiller à fermer hermétiquement les accès aux fenêtres et balcons.        

Ahmed Chabi

Publié dans Annaba

Pour le 17e vendredi, la mobilisation a été au rendez-vous. Les manifestants Annabis, moins nombreux que lors des autres marches, continuent d’appeler à l’application des articles 7 et 8, « la souveraineté au peuple », pour « un changement de système et l’instauration d’une véritable démocratie ». À l’instar du 16e vendredi, hier également, ils ont tiré à boulets rouges sur le chef d’état-major, Gaid Salah. Ils n’ont pas cessé de scander «djeiech châab khawa khawa, gaid Salah mâ el-Khawana », « Gaid Salah », « ya Gaid Salah fadh elâb, el mada 7 et 8 khiar châab » (Gaid Salah fini le jeu, le peuple veut l’application des articles 7 et 8). Regroupés comme d’habitude, sur l’esplanade du cours de la révolution, les manifestants pour la plupart des islamistes, bien organisés, ont en outre scandé des slogans hostiles aux personnalités emprisonnées cette semaine, mais ils réclament plus que jamais «un état civil et démocratique ». Tout en dénonçant les corrompus, des centaines de manifestants ont battu le pavé pour réclamer une nouvelle fois notamment «la démission de Bensalah et Bedoui » et « l’enclenchement d’une transition démocratique gérée par les représentants du peuple», «non d’élections avec la bande » et « système dégage ». Mais les manifestants se sont exprimés aussi à travers des dizaines de pancartes et banderoles, conçues pour la circonstance. « Pour une Algérie démocratique », « libérez le peuple », « Bedoui, Bensalah Irhalou » (Bedoui et Bensalah dégagez) » lit-on sur des banderoles brandies par les marcheurs, durant cette manifestation pacifique.

B. Salah-Eddine

Publié dans Annaba

L’enquête judiciaire visant de hauts responsables, à Annaba, pour corruption, a été bouclée. Selon des sources concordantes, le traitement des dossiers de la corruption « dilapidation des deniers publics, d’abus de fonction et d’octroi d’indus privilèges, entre autres », qualifiés de très « lourds », c’est pour bientôt. Ainsi, précise-t-on de même source, la justice vient d’accélérer, la cadence des affaires judiciaires impliquant plusieurs ex et actuels hauts responsables au niveau de la cité des rives de la Seybouse, notamment durant cette dernière décennie. Faut-il rappeler qu’Annaba figure sans grande surprise parmi le peloton des wilayas concernées par cette action d’assainissement. Pas moins de 160 dossiers, déjà ficelés, après des investigations en profondeur exécutées par des enquêteurs hors pair, ont été transférés au pôle judiciaire spécialisé de Constantine, spécialisé dans les affaires de corruption, terrorisme et blanchiment d’argent, notamment. Toujours selon la même source, les services de sécurité, suite à un travail de « fourmi », sont parvenus à confondre des hautes personnalités corrompues, jusqu’à la moelle. Des individus qui brassent aujourd’hui d’importantes masses monétaires, et leurs « largesses » ont dépassé toutes les frontières, pour s’incruster au sein des services de l’administration locale, régionale et nationale. Les personnalités suspectes, sont, selon nos sources, des ex-ministres, des cadres de douanes, des commissaires de police, des opérateurs économiques, versés dans différents créneaux (habitat, industrie, agroalimentaire, ferraille, foncier, import et export, etc.), d’anciens et actuels élus et responsables locaux ainsi que des affairistes connus sur la place publique. La liste qui forme ce magma d’oligarques, est longue, un peu trop longue, pour la 4eme ville d’Algérie et capitale de l’acier. Des bruits de couloirs font état que les convocations des mis en cause par la justice pour auditions se feront très prochainement. 

B. Salah-Eddine

Publié dans Annaba

Des dizaines d’habitants de la cité les palmiers « ex-DNC » à la cité Zouaghi Slimane, ont tenu en fin de semaine écoulée, une action de protestation en barrant la route reliant l’aéroport international Mohamed Boudiaf et la nouvelle ville Ali Mendjeli, ainsi que la ligne du tramway, afin de demander l’accélération du lancement du projet de réaménagement et de la réfection de la route de la localité, qui a été endommagée par des travaux de raccordement au réseau d’eau potable, qui ont eu lieu il y a plusieurs années. Ces citoyens ont pointé du doigt les manipulations, que connaît le projet et le retard qui se poursuit depuis plus de 20 ans, malgré qu’on lui ait consacré un budget conséquent, en déclarant qu’ils ont appris que le budget du projet a été transféré vers un autre quartier, ce qui les a poussé à protester dans le calme. Il est à signaler que cette action a provoqué un encombrement monstre de la circulation, surtout que la route est considérée comme un axe névralgique qui relie Ali Mendjeli à la ville de Constantine et d’autres destinations de la wilaya, ce qui a provoqué le mécontentement des usagers de la route, tels que les travailleurs et les étudiants qui ont été obligés de rejoindre en retard leurs postes de travail où les bans des universités, avant que les protestataires ne se dirigent vers la wilaya, pour solliciter une audience du chef de l’exécutif, dans le but de trouver une solution à leur problème.

Rafik.S

Publié dans Constantine
Page 1 sur 3

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85