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Des dizaines d’enseignants de l’université 20 août 1955 de Skikda ont organisé hier un sit-in pour réclamer de hâter la livraison des 220 logements de fonction qui accusent un grand retard. Sur le site du projet, Saïd Cheridi, président du comité de logements de fonction des enseignants de cette université, a indiqué que ce sit-in intervient en application des décisions de l’assemblée générale de la fédération nationale des enseignants universitaires portant escalade de la contestation. Les enseignants contestataires, a ajouté la même, demandent au ministère de l’Enseignement supérieur «d’intervenir en urgence pour parachever les travaux des logements de fonction, en cours de réalisation, et de remettre les arrêtés d’affectation comme c’est le cas dans les autres universités. Les contestataires se sont interrogés sur «le silence des autorités locales sur ce projet, lancé en 2008, pour un délai de deux ans qui accuse un retard de plus neuf ans». Selon Djellab Medjrab, un des entrepreneurs en charge du projet depuis 2014, le retard de la réalisation est dû au «non règlement des redevances dues aux entreprises». Le retard était dû, au début, à la non-disponibilité de terrain, avant la décision de réaliser le projet à l’intérieur de l’université, ainsi qu’au non-versement par le ministère des Finances de 130 millions de DA de crédits du projet, selon le recteur de l’université Salim Heddad, qui a souligné que le dossier des crédits est actuellement à l’étude au niveau du ministère des Finances.

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Dans une interview accordée à TSA, mise en ligne hier, Me Salah Hannoun, avocat et défenseur des droits de l’Homme est revenu longuement sur la mort de Kamel Eddine Fekhar. Ayant appelé à l’ouverture d’une information judiciaire sur ce drame, estime qu’il est « inconcevable, pour lui et ses confrères, de ne pas donner de suites politico-judiciaires à la mort de Kamal Eddine Fekhar, un défenseur des droits humains et un démocrate pacifiste et humaniste ». S’appuyant sur les déclarations de Salah Debbouz, qui n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme sur le traitement inique réservé au détenu Fekhar alors en grève de la faim, Me Salah Hannoun réclame des explications de la part de l’Ordre national des médecins quant aux défaillances, constatées et dénoncées, dans la prise en charge médicale du Dr. Fekhar durant son incarcération. « Ce silence assourdissant du corps médical, mis en cause publiquement dans le décès d’un militant, médecin de surcroît, me laisse dubitatif », dit-il, avant d’accuser à son tour les autorités judicaires, « qui ont ostensiblement failli à leur devoir de protection ». Selon lui, si les alertes lancées par Salah Debbouz avaient été prises au sérieux, « ce drame n’aurait jamais eu lieu ». « À minima donc, c’est non-assistance à personne en danger. À maxima, c’est un homicide. Politiquement, volontaire est cet homicide. Judiciairement, c’est à la justice de le qualifier, de volontaire ou pas, au prorata des dramatiques faits et à la lumière des dispositions pénales », estime-t-il dans des propos, qui donnent froid au dos. À propos de la commission d’enquête installée par le ministère de la Justice, l’avocat reste sceptique ; car il sait bien qu’en Algérie, lorsqu’on veut enterrer une affaire, on lui crée une commission. Cette sentence, qui n’est pas tombée du ciel, traduit bel et bien une triste réalité, que les pouvoirs publics ne pourront pas nier. La preuve, aucune des commissions installées auparavant n’ont abouti à des résultats probants. Que ce soit au sujet de l’assassinat de Mohamed Boudiaf, où la commission avait opté d’une manière expéditive à l’acte isolé, ou le printemps noir en Kabylie où le rapport de la commission Mohand Issad fut ignoré par la Présidence et tous ceux qui prétendaient chercher la vérité sur la mort du jeune Massinissa Guermah. Concernant cette commission, Salah Debbouz, avait fait des déclarations embarrassantes pour les pouvoirs publics. Il a tout simplement affirmé avoir reçu un appel d’un gardien de la prison de Ghardaïa, lui demandant de ne pas citer son nom, l’informant qu’une centaine de détenus viennent d’être transférés vers d’autres prisons dans d’autres wilayas. Selon le témoignage de l’avocat, l’administration pénitentiaire n’a pas attendu pour procéder au maquillage de la réalité. Salah Debbouz a même demandé à être entendu par les membres de cette commission. Son témoignage pourrait enfoncer davantage Mohamed Bensalem, le procureur général, qui devrait alors s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à interner Kamel Eddine Fekhar.

M.M

 

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La société civile dans ses divers compartiments syndicats, collectifs, acteurs du mouvement populaire en cours, et autres s’impliquent activement dans la recherche d’une solution à la crise politique que vit le pays. S’étant regroupés dans l’initiative de la société civile, ils comptent tenir une conférence nationale le 15 juin prochain avec comme leitmotiv phare : la rupture avec le système en place. Pour ce faire, et à l’issue d’une réunion, la troisième de rang, avant-hier samedi au siège national du CNAPEST, l’initiative de la société civile réclame   l’accélération du processus d’une transition démocratique sereine pour mettre un terme, entre autres, au «despotisme et la corruption, la fraude électorale marque de fabrique du régime dont on réclame le départ de ses symboles et l’édification d’institutions légitimes et crédibles. Estimant que le dialogue responsable, sérieux et rationnel est seul à même de permettre une issue sereine  à la crise politique du pays, l’initiative réclame comme préalables à ce dialogue le départ des trois B (Ben-Salah-Bouchareb-Bédoui), la levée de toutes formes de restrictions qui touchent le mouvement populaire pacifique et les espaces politique, syndical et associatif, permettre à la famille médiatique dans tous ses segments (audiovisuel et presse écrite), d’accomplir ses missions loin de toute pression. Elle exige aussi la cessation des interpellations et des poursuites judiciaires contre les activistes et les participants au mouvement populaire, tout comme elle appelle à ne pas prendre des décisions économiques majeures en cette période. Autant de mesures qui traduisent fidèlement les aspirations du mouvement populaire. Les préparatifs de cette conférence nationale, ont été confiés à une commission qui a été installée et qui s’attelle d’ores et déjà à l’élaboration d’un projet de feuille de route consensuelle qui n’est, selon le président du RAJ (Rassemblement-Actions-Jeunesse),  qu’une synthèse des feuilles de route des trois composantes de l’initiative, à savoir le collectif des dynamiques de la société civil pour une transition démocratique,  la confédération des syndicats algériens et le forum civile pour le changement. Et ce projet, poursuit Abdeouahab Fersaoui,  «sera débattu et validé lors de cette conférence avant d’être soumis à la classe politique et les personnalités nationales».

A.K.

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lundi, 03 juin 2019 00:00

Bensalah reste...

La date du dimanche 2 Juin marque un nouveau tournant de la crise politique et institutionnelle que vit l’Algérie, notamment depuis le départ forcé du président Bouteflika le 2 avril dernier. En effet, le Conseil Constitutionnel vers lequel tous les regards étaient braqués a rendu en quelque sorte son verdict au sujet de la présidentielle du 4 Juillet, constatant l’impossibilité de sa tenue à la date indiquée.» Le Conseil Constitutionnel, réuni les 21, 24 et 27 Ramadhan 1440 correspondant aux 26 et 29 Mai et 1er Juin 2019, à l’effet de délibérer sur les dossiers de candidatures pour l’élection du Président de la République prévu le 4 Juillet 2019, s’est prononcé par le rejet des deux dossiers de candidature déposés auprès de lui, en vertu de deux décisions individuelles n 18/D.CC/19 et n 19/D.CC/19 datées du 1er Juin 2019, lit-on dans le communiqué qui justifie l’annulation du rendez-vous électoral par l’annulation des dossiers des deux candidats, sans donner pour autant des détails sur les raisons de cette annulation. Il est néanmoins aisé de les deviner, à savoir que ces deux candidats, en l’occurrence Abdelkrim Hamadi et Hamid Touahri, (les seuls qui ont déposé leurs dossiers, sur les 77 qui ont retiré les lettres d’intention) sont des inconnus qui n’ont pas le profil ni les épaules pour prétendre à la magistrature suprême. C’est précisément pour cette raison que l’annulation de l’élection du 4 Juillet était déjà dans l’air du temps, le Conseil Constitutionnel n’a fait qu’acter cette impossibilité qui rebat de facto les cartes. Autant cette annulation était attendue, autant la décision du Conseil Constitutionnel de prolonger indéfiniment le mandat de Bensalah, jusqu’ à l’élection du nouveau président de la République constitue une surprise qui prend de court toutes les exégèses des experts en droit constitutionnel qui ont évoqué plusieurs scénarii qui postulent tous au départ de Bensalah à la fin de son mandat le 4 Juillet. Non seulement Bensalah restera comme président de l’Etat, mais en plus son nouveau mandat n’a pas de limites dans le temps, assuré de garder le pouvoir jusqu’ à l’élection du nouveau président de la République. « Il revient au Chef de l’Etat de convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu’à l’élection du Président de la République et la prestation du serment constitutionnel», explique le communiqué du Conseil Constitutionnel. Cette institution est allée puiser ses arguments, pour justifier sa décision de maintenir Bensalah à la tête de l’Etat, d’abord dans sa réunion « du 1er juin 2019, par laquelle il déclare l’impossibilité de tenir l’élection du Président de la République, le 4 Juillet 2019, et la réorganisation de celle-ci de nouveau. » Puis de se référer dans un deuxième temps à la Constitution, plus précisément le paragraphe numéro 12 du préambule qui stipule « la Constitution est au-dessus de tous, elle est la loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs, protège la règle du libre choix du peuple, confère la légitimité à l’exercice des pouvoirs, et consacre l’alternance démocratique par la voie d’élections libres et régulières. »  L’institution présidée par Kamel Fenniche  se réfère également aux articles 7, 8, stipulant que « le peuple est la source de tout pouvoir et qu’il exerce sa souveraineté par l’intermédiaire des institutions qu’il se donne.» Référence aussi aux articles   102 alinéas 6, 182 et 193 de la Constitution qui définissent la mission  du Conseil Constitutionnel de « veiller au respect de la Constitution. »  Cette même Constitution, ajoute le communiqué « prévoit que la mission essentielle dévolue à celui investi de la charge de Chef de l’Etat est d’organiser l’élection du Président de la République, il y a lieu de réunir les conditions adéquates pour l’organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité en vue de préserver les institutions constitutionnelles qui concourent à la réalisation des aspirations du peuple souverain. » Si l’exégèse du Conseil constitutionnel a le mérite d’éloigner le spectre du vide constitutionnel et institutionnel, jusqu’ à l’élection du nouveau président, elle risque en revanche de braquer davantage le mouvement citoyen et la classe politique qui continuent de réclamer à cor et à cri le départ des deux « B », Bensalah et Bédoui.

H.Khellifi.

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Les agents de contrôle commercial ont engagé, hier, une nouvelle grève qui se prolongera jusqu’à mercredi prochain, menaçant de perturber la permanence de l’Aïd El Fitr au cas où leurs revendications professionnelles ne sont pas satisfaites. Le Secrétaire général (SG) du Syndicat national des travailleurs du secteur du commerce (SNTC), Ahmed Allali a précisé, que ce débrayage intervient dans le cadre de la poursuite du mouvement de grèves auquel a appelé le syndicat, en vue de concrétiser sur le terrain les engagements du ministère du Commerce, notamment en ce qui a trait à la sécurité, au régime indemnitaire, au statut et à la prime du Fonds de revenus complémentaires (FRC). Les agents de contrôle en grève s’abstiendront, durant l’Aïd (mardi et mercredi), d’effectuer les opérations de contrôle programmées pour s’enquérir du respect, par les commerçants réquisitionnés, de l’ouverture de leurs commerces, a ajouté le SG du SNTC qui tient le ministère «pleinement responsable de tout éventuel échec de la permanence». S’agissant du fondement juridique relatif à la poursuite du débrayage, bien que le tribunal administratif l’ait jugé illégal, le SG a fait savoir que le syndicat a pris les mesures légales nécessaires pour faire appel de la décision devant le Conseil d’Etat, en déposant une requête aux fins de référé suspension, ce qui permet la poursuite de la grève jusqu’à ce que cette dernière soit tranchée définitivement. Les agents de contrôle sont entrés en grève, la semaine écoulée (du 26 au 29 mai écoulé) pour la 2e fois consécutive, une grève qui a connu «un taux de suivi de 80%», selon M. Allali qui a appelé le ministère à «entamer un dialogue sérieux avec les fonctionnaires et prendre en charge leurs revendications légitimes». Néanmoins, le ministère du Commerce a qualifié ces taux d’» exagérés», car les adhérents au SNTC ( relevant de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) , ne représentent «que 31%» du nombre global des travailleurs, et au SNAPAP section commerce ne sont que 12% de l’effectif d’après les déclarations du Conseiller du ministre et Chargé de communication, Samir Meftah. M. Meftah a rappelé, par la même, l’illégalité de cette grève après le décision ordonnant son arrêt immédiat et à laquelle le syndicat ne s’est pas conformée, ajoutant que l’appel introduit par le syndicat comporte des vices de procédures. Il a indiqué que le ministère allait, face à cette situation, poursuivre en justice les personnes responsables de cette grève. S’agissant de la permanence de l’Aïd, le responsable a minimisé les menaces du syndicat, au vu du «faible taux de suivi de la grève précédente, par rapport au nombre global des travailleurs», affirmant que «la responsabilité de la réussite de la permanence incombe, en premier, aux commerçants eux-mêmes et non aux agents». «La permanence de l’Aïd se déroulera d’une façon ordinaire sans les grévistes, tout autant que les opérations de contrôle durant Ramadhan», a-t-il insisté. Pour rappel, 60.362 commerçants seront réquisitionnés, par le ministère du Commerce, pour assurer la permanence de l’Aïd El Fitr, et garantir un approvisionnement régulier au profit des citoyens en matières et services de large consommation, avec une augmentation de 19% par rapport à l’année 2018.

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Les deux dates principales concernées par ces événements sont : le 2O novembre, Journée Mondiale de l’Enfance, date recommandée par les Nations Unies, depuis le 20 novembre 1989, date de l’adoption par les Nations Unies de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) avec le soutien de l’UNICEF, qui reconnaît les droits fondamentaux des enfants. Le 1er juin, Journée internationale de l’enfance, date instaurée par l’ancien bloc soviétique est également retenu par notre pays pour célébrer cet évènement comme il se doit. Mezhoud Toufik a saisi cette occasion pour rendre une visite au centre de l’enfance assistée de la cité de l’Elisa où il s’est attardé longuement avec les enfants et s’est même permis d’entamer une partie de baby-foot avec ces derniers. Accompagné du directeur de wilaya de la Santé et de la Population, M. le wali a offert à chacun des enfants un présent. Il a profité de cette occasion pour faire une donation d’ambulances médicalisées à l’hôpital pédiatrique d’El Bouni et la Direction de l’Action Sociale de la wilaya d’Annaba. La veille M. Mezhoud et la délégation qui l’accompagnait composée des autorités civiles, militaires et sécuritaires s’étaient rendus à la mosquée El Houda pour commémorer la nuit du Destin (Leilat El Kadr). Des apprenants du Livre Saint du Coran, des récitants ont été honorés en présence des membres de la Direction des Affaires Religieuses et des wakfs de la wilaya d’Annaba. Ont été également honorés les meilleures voix et les meilleurs muezzins. En cette fin du mois sacré de Ramadhan, le wali avait tenu à assister à un ftour collectif à l’hospice des personnes âgées organisé par la Direction de l’Action Sociale de la wilaya d’Annaba. Au cours de cette soirée empreinte d’une grande chaleur humaine, des seniors ont été honorés ainsi que les organisateurs des restaurants de la Rahma et des associations qui sont venues en aide aux nécessiteux et prodigué une solidarité agissante envers les familles démunies.

Ahmed Chabi

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Ambiance de fête, hier, à Annaba. Et pour cause, plus d’un millier de familles rompent définitivement avec le statut de mal-logées. La joie  fut d’autant plus grande que l’heureux événement intervient la fin du mois sacré de Ramadhan. Ainsi, un nouveau quota de pas moins de 1.430 logements, dont 718 unités AADL a été attribué, lors d’une sympathique cérémonie à la salle de l’APW, présidée par le wali Toufik Mezhoud. C’est dans une ambiance bon enfant que cette cérémonie, a eu lieu, en présence des autorités civiles et militaires et à laquelle ont pris part les directeurs de l’habitat et de la construction, notamment. Intervenant à l’occasion, le chef de l’exécutif a souligné que cette opération sera suivie par la distribution d’ici la fin de l’année en cours de quelque 2.000 logements à la nouvelle ville de Drâa-Errich, en plus de 980 autres logements, implantés au niveau du nouveau pôle urbain Ain-Djebara. Il a rappelé à l’occasion que depuis janvier dernier, 1.300 logements ont été attribués aux familles nécessiteuses, un peu partout à travers les différentes communes de la wilaya. C’est incontestablement un regain de dynamisme qu’enregistre le secteur de l’habitat, à Annaba, a souligné Toufik mezhoud. Ainsi, à la veille de la fête d’Aïd El-Fitr, les autorités locales, ont procédé à l’attribution des clés au profit des postulants des logements AADL, programme 2001/2002, récemment réceptionnés au niveau d’un splendide site, implanté à la nouvelle ville de Drâa-Errich. Beaucoup de cadres du secteur estiment qu’à travers les logements AADL acquis, l’agence pour l’amélioration et le développement du logement, a réussi un double pari. Le premier, concerne la qualité de son produit considéré, à juste titre, comme le meilleur logement construit en Algérie depuis l’indépendance jusqu’à ce jour, et ce, selon un avis de spécialistes de l’urbanisme et de l’architecture, rencontrés sur les lieux. Outre l’esthétique, les logements AADL se caractérisent par une finition appréciable des travaux qui manquaient, il faut le souligner, terriblement aux promoteurs immobiliers. La compagnie chinoise de construction en est pour quelque chose, a reconnu le directeur de l’AADL.  Pour ce qui est des 712 unités de type social locatif de Drâa-Errich, le directeur de l’OPGI, dira quant à lui, qu’elles faisaient partie du quota des 7.000 logements destinés aux habitants du chef lieu de la commune d’Annaba. Nous apprenons à ce sujet que tous les bénéficiaires peuvent d’ores et déjà acquérir les contrats de location et les clés, même si cependant, les travaux d’aménagement de certaines cités d’habitation marquent un certain retard dans l’exécution des travaux. Les attributaires des ces quotas, qui se sont acquittés des frais afférents à l’appartement affecté avant le 31 mai, pourront retirer leurs clés sur les lieux mêmes de cette cité a partir d’hier. Le même responsable a rappelé que sur les 6.817 logements programmés au niveau de la nouvelle ville de Drâa-Errich, 3.308 unités ont été attribuées en quatre étapes. Il a souligné également la réception de 10 équipements, entre autres une sûreté urbaine, un groupement de gendarmerie et des infrastructures éducatives, administratives et sanitaires. Pour le directeur de l’habitat, Mâamar Boukhelfa, avec le peuplement de la nouvelle ville de Drâa-Errich, Annaba aura réussi un pari pas facile à concrétiser. La crise du logement avait été vécue, rappelle-t-on, dans toute sa dimension pour ne pas dire constituait le talon d’Achille de la wilaya, il y a seulement quelques années. Durant les années 2010, son parc étant vétuste à hauteur des 37.000 unités et la demande a atteint la barre des 70.000.  « Pour faire face à cette situation délicate, il a fallu mettre en place un plan spécial et arrêter des mécanismes exceptionnels tant du point du vue de l’envergure avérée des programmes que de l’effort de mobilisation du potentiel foncier urbanisable. Et finalement l’effort n’aura pas été vain et le programme injecté tous types de logements confondus s’élève à une capacité théorique de 77.000 unités pour 385,000 habitants, dont 55.000 unités pour 250.000 habitants à Drâa-Errich, 6.820 unités pour 34.000 habitants à Kalitoussa. » A souligné dans ce cadre Mâamar Boukhalfa. 

B. Salah-Eddine

Publié dans Annaba

Hier dimanche, la salle de l’APW de la cité Daksi Abdesslem, a été le théâtre d’ une véritable fête populaire ponctuée par les embrassades, les congratulations et les youyous des femmes, ceci au moment où les autorités de wilaya, à leur tête le wali  M. Abdessamie Saidoune, procédaient à la distribution symbolique des clés d’un quota de 1424 logements , dont   916  dans le segment logement participatif aidé (LPA).   «II n’y a pas meilleure façon que celle-ci de passer dans la joie et l’allégresse les fêtes de l’Aïd-El-Fitr », nous ont déclaré, euphoriques les membres d’une famille concernée par la distribution d’un logement. Dans le détail, ce sont 307 logements du projet Cosider, 253 unités du projet Charedib, 456 logements du projet réalisés par le promoteur Bourouag ainsi qu’un quota de 408 logements du programme dédié à la commune d’El-Khroub, et une cinquantaine d’aides à la construction rurale. Parmi tous les bénéficiaires, ceux du programme de la commune d’El-Khroub étaient les plus remarqués du fait que ces derniers ont trop longtemps attendu la distribution de leur logement. «  Cela a duré si longtemps, depuis 2010,  qu’on est arrivé à certains moment à ne plus croire à la possibilité d’entrer en possession des clés qu’on avait promis de nous remettre symboliquement aujourd’hui. En tout cas, nous ne pouvons que remercier  le wali de nous avoir donné cette joie  à la veille de la célébration de l’Aïd-El-Fitr », nous a confié un citoyen de l’ancienne capitale du roi  Massinissa.  Le wali de Constantine, dans son intervention d’ouverture de cette cérémonie, a déclaré que le programme de réalisation et de distribution du logement dans tous ses segments, se poursuivra dans les semaines et les mois à venir pour le grand bénéfice des citoyens de la wilaya.

A Mallem  

Publié dans Constantine

Face à un quotidien de plus en plus difficile, tous les moyens sont bons pour survivre.Autrement dit quand la pauvreté se greffe à l’habitat, au chômage et à la mal-vie pour dessiner une toile de fond dont la conséquence est de plus en plus grande et le taux de paupérisation de plus en plus important, il n’est pas étonnant de voir des rues et placettes peuplées d’une étrange cour où se côtoient, le mendiant, la vieille en haillons, des jeunes filles à la fleur de l’âge, des mères célibataires et des bébés allongés à même le sol. À la hausse vertigineuse des prix correspond une érosion du pouvoir d’achat. Il s’agit sans aucun doute d’un cercle vicieux ayant pour spectacle une augmentation de la mendicité, des fins de mois de plus en plus difficiles pour ceux qui travaillent bien sûr, une jeunesse en quête de n’importe quoi , un  trabendisme  galopant et depuis un certain temps le grand banditisme, vols de voiture, drogue ou encore des cercles mafieux à tous les niveaux mais aussi des suicides ( 4 durant ce mois  dont une jeune collégienne ).  Le drame est, que si le nivellement s’opère par le bas avec l’absence totale de projets dans le bâtiment et travaux publics, grand pourvoyeur d’emplois durant les dernières années, beaucoup de travailleurs sont venus grossir le lot déjà important des démunis. Les difficultés se sont répercutées sur certaines familles. Désormais handicapés, malades mentaux et personnes du troisième âge arrivant de partout et de nulle part sont rejetés.  Livrés à la rue les enfants sont tenus de participer financièrement aux charges du foyer. Après l’école, devenus ‘’commerçants ‘’  de circonstances,  ils mettent leur grain de sel pour échapper aux besoins de la famille et auxquels le père ne peut subvenir.  À la rue Émir Abdelkader au centre-ville , sous les arcades une femme attend, ses deux filles assises à même le carrelage , un bébé sur les genoux. Apparemment elle n’attend personne sauf un élan de générosité des passants qu’elle ne sollicite que du regard, en ce mois de piété et de miséricorde.   Et pourtant rien dans son aspect physique, ni dans ses habits et ceux de ces enfants ne le laisse paraître, sauf peut-être dans le regard perdu dans le passé ou encore ses enfants qui ne demandent qu’à comprendre ce monde où se mêlent le mouvement des passants avec le bruit des talons et les éclats de voix étouffées par le ronflement des voitures. « Je travaille  pour mes enfants, j’ai perdu mon mari qui était en chômage et malade sans couverture sociale, il ne m’a rien laissé pas même un toit  sauf ces trois orphelins ». Elle travaille pour ses enfants, en effet et c’est semble-t-il à voir son comportement timide, la dernière recrue qui porte le nom du premier homme d’État, chef de l’insurrection populaire l’Émir  AEK Ibn Mohiédine. Une parmi les dizaines et même les centaines qui ont échoué comme elle dans cette artère sans abri et sans sources de revenus. Une famille de plus qui se retrouve à la rue. Une pauvre de plus qui vient allonger la très longue liste des démunis, une liste qui ne risque pas d’être close. Mais la pauvreté ne s’affiche pas seulement dans une rue, sur l’asphalte, sous les arcades de la CNASAT, de la SAA ,du côté de la Maison de la culture ou la rue des Ziban, elle peut également sévir dans les foyers, les quartiers populaires et le bidonville de « Tabeg el kelb » aussi « célèbre » que le nom qu’il porte. Quand on se retrouve définitivement au banc des laissés-pour-compte, la misère vous guette pour faire de vous le visage qui se cache mais dont la main se tend, la voix qui agresse quand la main arrache, les yeux qui supplient, quand la main s’appuie sur une canne ou encore le regard qui implore quand vos pas se détournent. Mais tant qu’il y a cette générosité des femmes et des hommes  des Algériens avec un grand A ,humains avec un grand H jusqu’à la moelle épinière, l’espoir est permis. Déjà, des associations malheureusement peu nombreuses s’activent. L’administration (direction de l’action sociale, APC, ) et les bienfaiteurs offrent un filet social mais dont l’efficacité n’est pas toujours probante puisque géré à partir de fauteuils  pivotants et un ennui certain. Alors que faire ?   

A.Ghennai    

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