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mardi, 25 juin 2019 00:00

Le hirak fait peur au maréchal Sissi

Le mouvement de contestation algérien s’est invité en Egypte où se déroule la Coupe d’Afrique des nations de football. Un supporter algérien aurait, en effet, été interpellé par les services de sécurité égyptiens pour avoir brandi un slogan appelant à l’éviction des symboles du régime Bouteflika. L’information a été rapportée par le quotidien arabophone Ennahar. Les règlements de la Fifa interdisent tout message politique lors du déroulement des compétitions internationales. Mais il paraît évident que les autorités égyptiennes veulent surtout éviter que les événements qui ont lieu en Algérie ne déteignent sur la CAN-2019 à laquelle prennent part les Verts et que de nombreux supporters algériens suivent à partir des tribunes. Les supporters algériens ont pour habitude de chanter des slogans politiques et ont même participé au déclenchement du hirak à travers des hymnes chantés par les fans de certaines équipes, de la capitale notamment, dénonçant le régime Bouteflika, avant que le mouvement de contestation ne gagne l’ensemble du pays et que les Algériens eurent décidé de manifester chaque vendredi depuis le 22 février dernier. La situation en Algérie est similaire à celle qui prévaut en Egypte, selon les observateurs. Et le pouvoir égyptien, tenu d’une main de fer par le maréchal Abdelfattah Sissi après le renversement du président Mohamed Morsi veut éviter toute contagion, d’autant que la mort en plein procès de l’ancien chef de file des Frères musulmans a provoqué une vague de colère dans le pays. Le mouvement de contestation pacifique algérien diffère du «printemps arabe» dont l’étincelle est partie de Tunisie mais qui a connu son apogée en Egypte, avant que d’autres pays du Moyen-Orient et du Maghreb suivent, notamment la Libye, la Syrie et le Yémen, en proie à des guerres civiles désastreuses. Le hirak algérien a été marqué par un large soutien de la communauté internationale qui a applaudi son caractère non-violent et qui, de ce fait, risque de se propager à d’autres pays où les soulèvements brutaux de 2011 ont échoué.

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mardi, 25 juin 2019 00:00

Mohamed Sami Agli nouveau président

Mohamed Sami Agli, seul candidat, après le retrait de Hassan Khelifatia a été élu hier, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) lors d’une Assemblée générale ordinaire élective, a annoncé l’organisation dans un communiqué. Agé, de 38 ans, M. Agli est le P-dg du groupe familial AGLI, qui active principalement dans l’industrie agroalimentaire, la promotion immobilière, la construction, la distribution automobile, la logistique et le tourisme.  Il  succède à Ali Haddad qui a quitté la présidence de l’organisation le 28 mars dernier, un peu plus d’un mois après le début des marches populaires pacifiques pour le changement et la démocratie.  Le président par intérim du Forum, Moncef Said Othmani, avait annoncé, pour sa part, sa démission le 21 mai 2019, dans une lettre adressée aux membres de l’organisation patronale.  S’exprimant lors d’une conférence de presse, qu’il a animée le 28 mai dernier, au siège de son entreprise, M. Agli avait indiqué que son premier engagement était de rendre le Forum «apolitique», recommandant, dans ce sens, que «l’exercice de la politique devrait se faire en dehors de l’organisation et sans l’utilisation des moyens de cette dernière».  Selon lui, le FCE a commis des «erreurs de fonds» en affichant dans le passé des positions politiques, ce qui a, a-t-il estimé, «nui à l’image» de de cette organisation patronale qui regroupe près de 4.000 chefs d’entreprises.  Dans son programme de campagne, M. Agli s’engage aussi à lancer une «profonde réflexion», en concertation avec l’ensemble des membres du Forum, dans une quête de transformation durable.  Il prévoit, à ce titre, de créer un comité pour mener des consultations inclusives sur les moyens permettant de développer l’organisation. Le comité se chargera aussi d’étudier la question de la transformation du FCE en syndicat.  Le programme de M. Agli comporte également plusieurs engagements visant «la valorisation des grandes entreprises», «la décentralisation et l’amélioration de la collaboration avec les délégations locaux du Forum», ainsi que «l’accompagnement des PME/TPE et la redynamisation de Jil FCE, considéré comme l’a appris l’APS auprès de cette organisation patronale, regroupant un grand nombre d’entreprises privées. M. Agli, était le candidat unique aux élections de la présidence du FCE, suite au retrait du deuxième candidat, Hassen Khelifati, le 21 mai dernier.

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mardi, 25 juin 2019 00:00

L’APN examine la demande

La Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN) a examiné, avant hier la demande de levée de l’immunité parlementaire du membre Boudjemaâ Talaï, dont le nom figurait sur la liste d’anciens responsables au Gouvernement qui font l’objet d’enquêtes par la Cour suprême, pour leur implication dans des faits à caractère pénal. Selon un communiqué de l’APN, la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés, a repris ses travaux aujourd’hui avec la tenue d’une réunion présidée par M. Ammar Djilani, président de la commission, consacrée à la “validation de la qualité de nouveaux membres à l’APN et l’examen de la demande de levée de l’immunité parlementaire du membre Boudjemaâ Talaï”. “La commission a examiné toutes les procédures juridiques relatives à la question, auditionné le député concerné et examiné avec les membres des différentes mesures législatives et réglementaires relatives à la question dans le but de les introduire dans son rapport, conformément aux dispositifs de l’article 72 du règlement intérieur de l’APN”. L’article stipule que “la demande de levée de l’immunité parlementaire est introduite auprès du bureau de l’APN par le ministre de la Justice. Cette demande est soumise à la commission chargée des affaires juridiques qui élabore un rapport dans un délai de deux mois à partir de la date de la saisine. La commission auditionne le député concerné, lequel peut se faire assister par un de ses collègues. L’APN tranche dans un délai de trois mois à partir de la date de la saisine. L’APN se prononce au cours d’une séance à huis clos, au scrutin secret et à la majorité de ses membres, après audition du rapport de la commission et de l’intéressé qui peut se faire assister par un de ses collègues. Les périodes d’intersession sont déduites pour le décompte des délais susvisés”. Le bureau avait entamé le 16 juin en cours, les procédures de la levée de l’immunité parlementaire du député Boudjemaâ Talaï, et avait approuvé lors d’une réunion présidée par M. Mouâd Bouchareb, Président de l’APN, la demande de levée de l’immunité parlementaire de ce député et sa présentation devant la commission juridique de l’APN. Pour rappel, en application des dispositions de l’article 573 du code de procédure pénale, le parquet général près la Cour d’Alger avait transmis au procureur général près la Cour suprême, le dossier d’enquête préliminaire instruite par la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’Alger, pour des faits à caractère pénal, à l’encontre de douze (12) hauts responsables, dont l’ancien ministre des transports Boudjemaâ Talaï. Concernant la validation de la qualité des nouveaux membres, la commission des affaires juridiques”, a validé la qualité de membre des nouveaux membres à la majorité écrasante, après avoir examiné les décisions du Conseil constitutionnel relatives aux remplacements, dont le nombre est estimé à 13 décisions.      

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Qui ne connait pas Abdelaziz Rahabi ? Il est l’un des rares ministres à oser faire face courageusement et dignement à l’arrogance du président déchu. Doté d’une forte personnalité, il ne s’est pas laissé impressionner par l’attitude hautaine d’un « Raïs », qui n’hésitait pas à mépriser ses ministres, même en public. Ce n’est donc pas par hasard, que l’ex-ministre de la communication soit aujourd’hui au centre d’une dynamique sans précédent, dont le but est d’amorcer une sortie de crise concertée et acceptée par l’ensemble des acteurs politiques. En sa qualité de coordinateur des partis regroupés au sein des «forces du changement», Abdelaziz Rahabi, s’attend à ce que le pouvoir fasse dans les prochains jours «des concessions» importantes, en vue de mettre un terme à une crise, qui n’a que trop duré. Réputé pour être un homme, qui ne parle pas pour ne rien dire, la déclaration qu’il a faite hier au site russe, Spoutnik, vaut réellement son pesant de crédibilité. En effet, il vient d’exprimer son appui à une transition démocratique, qui devrait se faire sans les «les responsables actuels et ceux qui sont impliqués dans les affaires de corruption» Abdelaziz Rahabi, qui n’est pas du genre à s’aventurer dans des spéculations à l’emporte-pièce, serait peut-être celui qui sera désigné prochainement pour présider le dialogue national, à la place d’Abdelkader Bensalah, rejeté par la majorité des Algériens. Sa sortie médiatique, en ce moment même, n’est ni fortuite, ni anodine. En évoquant la constitution d’un nouveau gouvernement «consensuel» qui aura l’assentiment du «peuple et de la classe politique», l’homme a du recevoir des garanties de la part du pouvoir réel pour agir de la sorte. Abdelaziz Rahabi, qui considère que le peuple algérien réclame une solution «dans l’esprit de la constitution» et non pas un dialogue sur l’autorité de l’instance indépendante d’organisation de l’élection présidentielle, est pressenti fortement pour être le futur Premier ministre. Il ne le dit pas, mais tout indique que c’est lui la personnalité consensuelle, autour de laquelle pouvoir réel, syndicats et partis se sont mis d’accord, pour diriger une période de transition, durant laquelle seront préparées les prochaines élections présidentielles. Le choix d’Abdelaziz Rahabi rassure, dans la mesure où l’homme s’est toujours maintenu à l’écart de tout ce qui pourrait nuire à sa personnalité. Sa mise au devant de la scène se rapproche beaucoup plus à une réponse à l’appel du devoir qu’à une quelconque opération promotionnelle, initiée par un cercle de l’ombre. Peut-on donc dire que le « Hirak » a eu le dernier mot ? Pourquoi pas, dans la mesure où toutes les parties sans exception ont fini par se rendre à l’évidence, en faisant des concessions salutaires.

M.M

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La conférence nationale rassembleuse à laquelle a appelé les forces du changement pour  « forces du changement pour le respect du choix du peuple » se tiendra finalement le 6 Juillet prochain et non pas le 29 Juin comme initialement annoncé. C’est ce que la commission chargée de la préparation de ce rendez-vous d’un pan de l’opposition a retenu comme date «de principe» pour cette rencontre qui verra la participation de partis politiques, de personnalités nationales, d’acteurs de la société civile et de représentants du mouvement populaire du 22 février 2019. Une date qui sera, ceci dit, proposée à «l’appréciation» des invités à ce conclave pour une approbation collective à l’effet d’entamer les démarches de réquisition et de demande d’autorisation, précise une source proche de cette commission. Cette dernière affirme que le «consensus pour faire sortir le pays de la crise politique qu’il traverse depuis le 22 février dernier est impératif et ce, à travers la tenue de cette conférence dans les meilleurs délais».  Par ailleurs, on apprend de même source, que la commission chargée des contacts a pu convaincre le RCD de la participation à cette rencontre. Ce qu’on dément au sein du parti que préside Mohcine Belabbas qui s’en tient à une «transition de rupture totale d’avec le système en place». D’où son implication dans l’appel aux forces de l’alternative d’il y a quelques jours à l’issue de plusieurs jours de concertation avec les partis politiques dans le but d’adopter une démarche commune, aux côtés du   FFS, PT, PST, PLD, MDS, de l’UCP et de la LADDH (aile que préside Noureddine Bénissad). Un conglomérat qui tiendra, demain,  «une première rencontre de dialogue et de concertation», probablement au siège national du RCD au vu du nombre plus élevé de participants attendus puisqu’on annonce l’accord de principe de nombre de syndicats, SATEF, CNAPEST, SNAPEST, SNPSP et de personnalités nationales comme Mokrane Ait-Larbi et Nacer Djabi,… «La transition démocratique une nécessité» Soulignant que «la transition démocratique n’est pas un choix» et qu’elle relève de «l’ordre de la nécessité», les signataires de l’appel ajoutent que «l’urgence est d’élaborer une solution politique ambitieuse, raisonnable et réalisable, loin des règlements de comptes et des calculs étroits. Elle vise à mettre fin à ce régime dictatorial et à changer radicalement le système en vue de propulser le pays d’un ordre constitutionnel obsolète vers un ordre démocratique». «Nous sommes allés vers des partis politiques qui épousaient notre vision, par rapport à la transition surtout – même si chacun de nous voit cette transition sous un autre angle – mais le plus important c’est que nous avons trouvé un terrain d’entente.  Nous sommes contents au FFS que tous ces partis aient adhéré à notre initiative. Tous ces partis, qui sont vraiment dans l’opposition, activaient chacun de son côté pour une solution de sortie de crise, et je pense qu’il fallait un déclic pour fédérer tous ces efforts», affirme le premier secrétaire national du FFS.

A.K.

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Le coût des médicaments remboursés par la Caisse nationale d’assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) va dépasser les 260 milliards de dinars à l’horizon 2022, a indiqué hier  à Blida le directeur du contrôle médical auprès de cet organisme public, Djamal Matari. «Le coût des médicaments remboursables est en constante hausse», a indiqué M. Matari en marge du 10e forum régional des médecins pratiquants et médecins conseils de la CNAS.M. Matari a fait cas d’une facture de 148 milliards de médicaments remboursée en 2013, avant d’atteindre les 226 milliards en 2018, avec une prévision de dépasser les 260 milliards de dinars de médicaments remboursés à l’horizon 2022. A l’origine de cette «hausse sensible de la facture de remboursement des médicaments», qui selon Matari,»a impacté sur l’équilibre financier de la Cnas», une étude réalisée par des médecins et experts du domaine, a cité principalement «le problème des ordonnances + extravagantes+ , comportant plus de 11 médicaments», a-t-il signalé.La même étude, d’une durée de six mois, ayant englobé plusieurs wilayas a également fait le constat de nombreux dépassements imputés aux médecins pratiquants, à l’origine de pertes financières considérables subies par la Cnas, citant notamment la prescription de médicaments à la demande du patient et la prescription d’ordonnances sans aucune relation avec l’état de santé de l’assuré social.«Nous œuvrons, de concert avec le ministère de la Santé et le Conseil national de l’ordre des médecins algériens, en vue de mettre un terme à ces dépassements, dans un cadre légal, à travers notamment la sensibilisation des médecins sur l’importance de la responsabilité qui leur incombe en matière de prescriptions de médicaments«, a souligné, à ce propos, le directeur du contrôle médical auprès de la CNAS.Parmi les médicaments remboursés par la CNAS, 54% concernent le diabète et l’hypertension qui sont remboursés à 100%, a-t-il fait savoir. Sachant qu’une commission interministérielle (englobant les secteurs de la Santé, du Travail et de l’Emploi et de la Sécurité sociale) est chargée «chaque mois d’actualiser la liste des médicaments remboursables, sur la base de critères scientifiques et médicaux», précisé le même responsable.«Les arrêts maladie fictifs sont l’autre facteur à l’origine du déséquilibre financer de la CNAS», a relevé Djamal Matari, qui a fait part de la prise d’une batterie de mesures légales pour faire face à ce phénomène, avec pour résultat «une réduction de l’ordre de 3% constatée en la matière, parallèlement à une baisse de 50% dans les congés maladies faisant suite aux congés de maternité», a-t-il expliqué.Il a cité, entre autres, mesures prises pour faire face à ce phénomène des arrêts pour maladie, et dont les résultats commencent à se faire ressentir, a-t-il dit, «le contrôle de l’état du travailleur le lendemain du jour suivant l’introduction de son arrêt maladie, outre la mise en œuvre de la mesure de contrôle administratif qui permet à la Caisse de se rendre, à l’improviste, au domicile de l’assuré social pour vérifier sa présence, sur place, de 10H00 du matin jusqu’à 16H00».Des médecins généralistes et des spécialistes des deux secteurs, étatique et privé, des wilayas de Blida, Djelfa, Médéa et Tipasa ont pris part à cette rencontre scientifique, abritée par l’Ecole technique de Sonelgaz de Blida, dans un objectif d’engager un débat sur l’économie de la santé et examiner les moyens les plus à même d’améliorer la prise en charge médicale des citoyens.

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Le ministre des Relations avec le Parlement, Fethi Khouil, a indiqué, hier à Alger, que le projet de loi relatif aux activités spatiales vient combler un vide juridique pour permettre à l’Etat algérien de contrôler ses activités, qui pourraient engager sa responsabilité internationale. Répondant, au nom du Premier ministre, aux questions des membres du Conseil de la Nation, M. Khouil a déclaré que le projet de loi en débat «vient combler un vide juridique pour permettre à l’Etat de contrôler ses activités, qui pourraient engager sa responsabilité internationale», tout en assurant la faisabilité et la pérennité de cette activité, devenue «un outil incontournable pour garantir sa sécurité et son développement». Le ministre a rappelé, dans ce sens, le rôle de l’Agence spatiale algérienne (ASAL), créée en 2002, et le lancement de plusieurs satellites dans le cadre du programme spatial national (206-2020) à l’image de Alcomsat-1, lancé en décembre 2017. Dans le même sillage, le ministre a évoqué les différentes activités de l’ASAL, particulièrement au niveau africain, précisant qu’elle contribuait à «la promotion du développement continental en coopérant avec l’observatoire du Sahara et du Sahel et certains pays africains en vue de l’exécution du projet relatif au groupe de satellites d’observation de la terre et de gestion des ressources africaines. En réponse à une autre question sur la détermination des responsabilités et les modalités de l’identification des dommages pouvant se produire à cause des objets spatiaux, M. Khouil a fait savoir que ce genre de problèmes est traitée, au cas par cas, conformément aux traitées internationaux. A la question de savoir pourquoi l’Agence n’était pas rattachée au ministère de la Défense au vu de son rôle dans la préservation de la sécurité nationale, le ministre a expliqué que le Conseil d’administration de l’ASAL regroupe des représentants de tous les secteurs y compris le ministère cité et qui peuvent tous émettre des avis et apporter une contribution directe et effective. Pour rappel, l’ASAL, est un établissement national à caractère spécifique, chargé de la conception et de la mise en œuvre de la politique nationale pour la promotion et le développement de l’activité spatiale nationale», afin de «contrôler les activités qui lui incombent une responsabilité internationale». L’Agence «met en œuvre le Programme spatial national (PSN), adopté par le gouvernement en 2006, définissant la stratégie nationale de développement de l’activité spatiale en Algérie». Ce programme s’appuie sur «un plan d’actions qui identifie les projets d’applications spatiales, les projets de systèmes spatiaux les mieux adaptés aux préoccupations nationales, les projets de réalisation d’infrastructures spatiales, l’acquisition d’équipements spécifiques, et l’ensemble des moyens et ressources susceptibles de mener à bien sa mise en œuvre». Le Conseil des ministres avait mis en avant, en décembre 2008, la détermination de l’Algérie à poursuivre son programme spatial à travers l’élaboration d’études pour le lancement d’autres satellites de dernière génération dans le cadre d’un nouveau programme spatial national 2020-2040.La maîtrise et le développement des outils spatiaux, notamment des algorithmes de traitement d’images et de positionnement permet ainsi à l’Algérie, qui prévoit le lancement de plusieurs autres satellites de dernière génération, dont Alcomsat 2 -devant être réalisé exclusivement par des compétences algériennes-, de poursuivre son PSN à l’horizon 2040. Le projet de loi relatif aux activités spatiales, qui sera soumis demain au vote à la Chambre haute du Parlement, consacre «le monopole exclusif» de l’Etat, et prend en charge également les questions liées à sa responsabilité en cas de dommage ainsi que les mesures à prendre en cas de retombée d’objets spatiaux sur le sol national». Le projet de loi consacre également «l’obligation d’instituer un registre national pour l’immatriculation des objets spatiaux lancés dans l’espace extérieur», et couvre «les aspects liés à la prévention des risques spatiaux et en cas de sinistre». Ces aspects qui n’étaient pas prévus dans la législation nationale, complèteront ainsi les dispositions de la loi 04-20 du 25 décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable. L’activité spatiale est exercée, tel que prévoit l’article 2 du projet de loi, dans le cadre de «l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique au service du développement durable et du bien être de la communauté, de la sécurité des personnes et des biens, de la protection de la santé publique et de l’environnement pour un développement socio-économique national durable, outre le respect des engagements internationaux de l’Algérie». Les activités spatiales incluent, selon l’article 3 du même texte, «les activités d’étude, de conception, de fabrication, de développement, de lancement, de vol, de guidage, de maîtrise et de retour d’objets spatiaux».

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Le wali d’Annaba accompagné du Président de l’APW, du Directeur des Services Agricoles, du président de la Chambre de l’Agriculture et du responsable de la CCLS a donné le coup d’envoi à la campagne de moisson battage hier 23 juin à partir de la ferme pilote Hémil Boubaker dans la commune de Aïn Berda. Au programme comme nous l’avons annoncé dans notre édition du 22 juin la visite d’un agriculteur de la commune d’El Bouni, en l’occurrence Gouasmia Brahim et les silos de l’OAIC à El Hadjar. Les prévisions pour la campagne de récoltes de blé dur, de blé tendre, d’orge et d’avoine sont de 498 082 quintaux à raison d’une moyenne de 29  quintaux à l’hectare. La superficie emblavée est de 16 642 hectares. Quant au nombre global des agriculteurs, il est de 1570. La différence de céréales collectées s’explique par le fait que les producteurs gardent une partie pour les semences et offrent une bonne partie dans le cadre du « aâcchour » soit le dixième de leur récolte. Une tradition qui est respectée par les algériens depuis la nuit des temps. Notons que 13884 hectares ont été consacrés à la culture du blé dur, 1157 hectares au blé tendre, 1393 à l’orge et 208 hectares à l’avoine. Les légumes secs occupent pour les pois chiches une superficie de 1036 hectares, les fèves et fèveroles 892 hectares, les lentilles 54 hectares et enfin les haricots et petits pois 4 hectares. Il faut enfin remarquer que ces derniers jours on connait une grande animation au niveau de la DSA, particulièrement par la campagne de la récolte de la pomme de terre, la rencontre des ingénieurs agronomes de l’Est du pays, le lancement de la campagne moisson battage, hier encore une rencontre de la firme Bayer avec les agriculteurs maraichers. Tout cela sera suivi par le lancement de la campagne de la tomate industrielle et des piments.

Ahmed Chabi

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mardi, 25 juin 2019 00:00

Une campagne prometteuse

L’Entreprise régionale du Génie rural « Babors » (ERGR Babors) procède actuellement à la récolte du liège au niveau de la wilaya de Annaba. Le coup d’envoi de la campagne de récolte pour la saison 2019 a été donné par la Conservation des forêts de la wilaya de Annaba et concerne les communes d’oued-Laneb, Chétaïbi et Séraïdi qui renferment une superficie dépassant les 15.000 hectares de forêts de chêne-liège. La récolte de l’année précédente, s’élevant à 7000 quintaux, sur un total national de 87.000 quintaux, est appelée à la hausse du fait de plusieurs facteurs. «La rareté voire l’absence des feux de forêts est un fait à souligner pour la saison actuelle. C’est grâce aux patrouilles des gardes forestiers et à la vigilance des habitants que ce fléau a été freiné », explique un cadre de la Conservation. À relever que l’activité-liège commence à connaître une reprise pour atteindre le niveau qu’elle avait durant les années 80 lorsque le pays produisait entre 150.000 et 200.000 quintaux par campagne. La décennie noire a déséquilibré la programmation et l’exploitation du liège dans les forêts. Le produit est utilisé essentiellement pour la fabrication de bouchons naturels, notamment dans la filière vinicole, ainsi que dans l’isolation pour le secteur du bâtiment, dans la fabrication de chaussures et d’accessoires, et même dans l’industrie aéronautique notamment aux USA. Pour ce qui est de l‘E.R.G.R « Babors», il s’agit d’une entreprise publique économique, filiale du Groupe Génie Rural «G.G.R». Elle intervient sur le territoire Nord Est algérien dans les Wilayas à savoir : Jijel, Skikda, Annaba, Guelma, El-Tarf et Souk-Ahras pour la réalisation des programmes de développement rural. L’ERGR BABORS1 s’occupe de la mise en œuvre des programmes de renouveau rural et agricole à travers la gestion et l’extension du patrimoine forestier, l’aménagement intégré des bassins versant, ainsi que la réalisation des espaces verts.

Zarrougui Abdelhak

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